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  • Ukraine : Kiev tente de rassembler à l’ONU

    Ukraine : Kiev tente de rassembler à l’ONU

    Un an après l’invasion massive de la Russie et la guerre en Ukraine, Kiev a tenté ce jeudi de rallier les pays membres de l’ONU autour du principe de respect du droit international. Mais Moscou compte sur ses alliés pour faire bloc contre cette nouvelle résolution.

    L’invasion russe, historique des réactions de l’ONU

    • La Russie a lancé dans la nuit du 23 au 24 février 2022 une offensive militaire sur l’Ukraine. L’ONU considère que cette attaque est une violation de l’intégrité du territoire et de la souveraineté de l’Ukraine. Elle est contraire aux principes de la Charte des Nations Unies.
    • Le Secrétaire général de l’ONU nomme le 25 février Amin Awad au poste de Coordonnateur des Nations Unies pour la crise en Ukraine.
    • Le procureur de la Cour pénale internationale ouvre une enquête pour crimes de guerres et crimes contre l’humanité le 28 février.
    • Le 2 mars, l’Assemblée générale adopte une résolution déplorant « l’agression » commise par la Russie contre l’Ukraine (141 voix pour, 5 contre et 35 abstentions).
    • Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU adopte le 4 mars une résolution appelant au retrait « rapide et vérifiable » des troupes russes et des groupes armés soutenus par la Russie de la totalité du territoire de l’Ukraine.
    • Le Conseil des droits de l’homme décide le 5 mars d’établir d’urgence une commission d’enquête internationale indépendante sur toutes les violations présumées des droits de l’homme dans ce conflit.
    • Le 24 mars, l’Assemblée générale de l’ONU adopte une résolution exigeant  un arrêt « immédiat » des hostilités par la Russie contre l’Ukraine (140 voix pour, 5 contre et 38 abstentions).
    • Les Nations Unies nomment le 30 mars trois experts des droits de l’homme devant mener une enquête sur d’éventuelles violations du droit international commises pendant le conflit en Ukraine.
    • L’Assemblée générale adopte le 7 avril une résolution par laquelle elle suspend la Russie du Conseil des droits de l’homme.
    • Fin avril, le Secrétaire général de l’ONU s’est rendu en Russie et en Ukraine.
    • L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 26 avril 2022 une nouvelle résolution demandant aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de justifier leur recours au veto
    • Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 6 mai 2022 une déclaration dans laquelle il apporte son ferme soutien aux efforts déployés par le Secrétaire général pour parvenir à une solution pacifique en Ukraine.
    • Le Conseil des droits de l’homme a approuvé le 12 mai  une résolution demandant l’ouverture d’une enquête sur les atrocités reprochées aux troupes d’occupation russes.
    • Un accord a été obtenu le 22 juillet sous l’égide de l’ONU afin de permettre la reprise des exportations de céréales ukrainiennes. Ce plan vise à stabiliser la flambée des prix des denrées alimentaires dans le monde et à éviter la famine, qui touche des millions de personnes.
    • L’ONU a estimé le 27 septembre 2022 que les « soit disant » référendums organisés par la Russie dans les régions de  Donetsk, Luhansk, Kherson et Zaporizhzhia ne pouvaient pas être considérés comme « légaux ».
    • La Russie a opposé son veto le 30 septembre à une résolution du Conseil de sécurité qui qualifie d’illégales ses tentatives d’annexion de quatre régions de l’Ukraine.
    • L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 12 octobre une résolution dans laquelle elle demande à la Russie de revenir sur sa « tentative d’annexion illégale » de quatre régions ukrainiennes (143 voix pour, 5 contre et 35 absentions).
    • L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 15 novembre 2022 une résolution appelant la Russie a verser des réparations de guerre à l’Ukraine.
    • L’UNESCO, en partenariat avec l’Union nationale des journalistes d’Ukraine (NUJU) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), a lancé un programme de soutien aux journalistes ukrainiens.
    • Martin Griffiths, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, s’est rendu en Ukraine du 12 au 15 décembre 2022.
    • Le Secrétaire général s’est adressé dans un message vidéo à la conférence internationale de soutien pour l’Ukraine qui s’est tenue à Paris le 13 décembre 2022.
    • L’UNICEF a prévenu que la poursuite des attaques contre des infrastructures énergétiques critiques ont condamné presque tous les enfants en Ukraine, soit près de 7 millions d’entre eux, à vivre sans accès régulier à l’électricité, au chauffage et à l’eau.
    • Le Secrétaire général condamne fortement le tir de missile sur un immeuble résidentiel survenu le 16 janvier 2023, dans la ville de Dnipro qui a fait 40 morts . Les attaques contre les civils et les infrastructures civiles sont des violations du droit international humanitaire.
    • Un an après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté jeudi 23 février 2023 une résolution exigeant de nouveau le retrait des forces russes d’Ukraine (141 voix pour, 7 contre et 32 abstentions). Dans sa résolution, l’Assemblée générale souligne « la nécessité de parvenir, dans les meilleurs délais, à une paix globale, juste et durable en Ukraine, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies 
    A Photo by Ed JONES / AFP

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La France va dévoiler un nouveau plan pour lutter contre les fraudes fiscales

    La France va dévoiler un nouveau plan pour lutter contre les fraudes fiscales

    Le ministère des Comptes publics a indiqué, jeudi (23 février), que 14,6 milliards d’euros ont été mis en recouvrement par les services fiscaux au titre de l’année 2022.

    La mise en recouvrement indique la somme que l’administration fiscale enjoint au contribuable de verser après la procédure de redressement fiscal. Autrement dit, il s’agit des sommes que les services fiscaux considèrent comme étant de la fraude fiscale, dûment identifiée et dont ils demandent le remboursement au contribuable.

    Entre 2016 et 2019, remarque le site spécialisé dans les finances publiques Fipeco, ces sommes s’établissaient autour de 12 milliards d’euros. Après une baisse due à la crise sanitaire en 2020 (8,2 milliards d’euros), c’est un nouveau record battu par l’administration fiscale en 2022.

    Le ministre chargé du Budget Gabriel Attal s’est en effet félicité de la mise en recouvrement de 14,6 milliards d’euros, soit 1,2 milliard de plus que le précédent record, établi en 2021.

    Les fraudes liées au travail détaché et au travail dissimulé sont notamment dans le viseur de Bercy. [Shutterstock/HJBC]

    TVA, impôts sur les sociétés, impôts sur le revenu

    Selon les données publiées par le ministère jeudi, près de 9 milliards d’euros concernent les entreprises. En plus de la fraude fiscale (TVA, impôts sur les sociétés, impôts sur le revenu), le ministère se réjouit des résultats en matière de lutte contre la fraude sociale, à savoir celle qui concerne les allocations et les cotisations sociales. Les fraudes liées au travail détaché et au travail dissimulé sont notamment dans le viseur de Bercy.

    Les fraudes douanières participent aussi de l’augmentation des montants récupérés par l’État. En particulier, les saisies de tabac ont explosé (+ 59 %), atteignant presque 650 tonnes. Plus de 100 donnes de produits stupéfiants ont été saisies par les Douanes françaises en 2022, qui estiment leur valeur à plus d’un milliard d’euros.

    Malgré cela, les sommes qui seront effectivement encaissées par l’État seront moindres que les montants mis en recouvrement. En 2021, par exemple, sur 13,4 milliards d’euros mis en recouvrement, 10,7 milliards avaient effectivement été encaissés. Selon Fipeco, cet écart est dû aux problèmes d’organisation ou liés aux systèmes d’information internes au ministère, à la mise en liquidation des sociétés visées par les sanctions, ou tout simplement aux recours des contribuables devant la justice.

    Le ministre Gabriel Attal compte monter en puissance le dispositif de lutte contre les fraudes, et a annoncé qu’un plan serait présenté « à la fin du premier trimestre » 2023.

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 24.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 24.02.23

    Bonjour à tous, je suis Lison, et je suis heureuse de vous retrouver pour ce dernier flash quotidien des expatriés de la semaine. En ce jour particulier qui marque les « 1 an » de l’invasion russe en Ukraine, on fait le point avec le Président du Conseil Consulaire de Kiev, on s’interroge sur la place de l’Inde au cours des prochaines décennies et on s’inquiète pour nos compatriotes en France après la publication d’une étude révélant que près d’un Français sur deux est en surpoids. 

    1 an à Kiev avec les Français d’Ukraine

    Dans un podcast exclusif avec David Franck, le Président du Conseil Consulaire de Kiev, que vous pouvez retrouver sur nos sites ainsi que sur toutes les plateformes, on fait le point sur la situation au quotidien, les difficultés rencontrées pour rejoindre la France. Mais malgré la guerre, on s’arrête sur la mobilisation du consulat de retour depuis juillet et on admire le personnel du Lycée Français qui parvient à tenir le programme scolaire entre deux alertes aux bombardements. Un podcast franc et riche en émotions. 

    The wreckage of a car is seen following a Russian missile strike in Kharkiv, on February 5, 2023, amid the Russian invasion of Ukraine. (Photo by Sergey BOBOK / AFP)

    L’Inde première puissance mondiale ? 

    Alors que longtemps les regards étaient tournés vers la Chine, ses difficultés économiques et la baisse de sa population changent la donne. Selon les économistes, c’est l’Inde qui va s’imposer face à la Chine et aux USA. Retrouvez l’analyse de Philippe Crevel et les opportunités à saisir sur place sur le site Lesfrancais.press.

    Les Français en surpoids 

    Alors que la France a été longtemps prémunie de ce mal occidental, une nouvelle étude des services sanitaires révèle que 47% des Français sont en surpoids. Plus inquiétant, ce pourcentage monte à 63% chez les mineurs. Les raisons, trop de sucre et de sel dans l’alimentation, moins d’activité physique, les mêmes causes qui étaient identifiées chez nos amis outre-Atlantique. Un plan d’action devrait être annoncé dans les prochains mois par le gouvernement. 

    C’est tout pour aujourd’hui, vous retrouverez Mathieu lundi pour une nouvelle édition. Bon week-end à tous !

    Ecoutez le Flash des Français de l’étranger

  • Le quotidien en guerre avec un Français d’Ukraine

    Le quotidien en guerre avec un Français d’Ukraine

    Alors que depuis le 24 février 2022, les forces russes bombardent, pillent et envahissent le territoire ukrainien, certains Français sont restés, soit par choix, soit par absence de solution en France, au coeur de la guerre. David Franck, Président du Conseil Consulaire des Français d’Ukraine, est resté à Kiev tout au long de ces 12 mois, il nous raconte son quotidien et celui de ses « frères » dans un podcast exclusif.

    Ecoutez le podcast avec David Franck

    Retour sur un conflit

    Le 24 février 2022, les forces armées russes envahissaient le territoire ukrainien sur trois fronts : au nord, à l’est et au sud du pays. Moscou rêvait d’une guerre éclair mais se heurte à la résistance farouche des Ukrainiens, puissamment soutenus par le camp occidental.

    Un an après, l’armée russe a dû reculer sur tous les fronts et a subi des pertes considérables. Côté ukrainien, le pays est meurtri par les destructions, les pertes humaines et l’exil de près de cinq millions de personnes. Mais le pays résiste et croit en sa victoire.

    Dans le podcast, David Franck partage avec nous le quotidien des Ukrainiens et des Français sur place, qui par chance ont bénéficié d’un climat bienveillant avec des températures bien plus douces qu’à l’accoutumée. Mais surtout, c’est la résilience des habitants qui nous étonne avec une vie qui coûte que coûte continue avec les boutiques et restaurants ouverts. La reconstruction a d’ailleurs commencé alors que les bombardements continuent.

    Sur place, depuis juillet, le consulat a repris son activité avec l’arrivée d’un nouveau consul. Le début d’un retour à la normale alors que tous se demande comment l’avenir va pouvoir se dessiner. Le Président du Conseil consulaire nous explique les scénarios possibles pour demain qui s’échafaudent autour de la notion de « dôme de fer » à l’israélienne.

    « Moins de 30% des missiles passent, on espère que bientôt aucun ne passera »

    David Franck, Président du conseil consulaire des Français d’Ukraine
    Voiture touchée par un missile à Kiev le 03 février 2023. (Photo de Sergey BOBOK / AFP)

    Une guerre qui frappe les civils

    Si demain est déjà dans la tête de tous, comme un phare qui éclaire chaque jour d’un espoir, la guerre est présente. Pas que chez les militaires, mais aussi chez les civils qui sont souvent en première ligne comme nous l’explique avec émotion David Franck.

    « Ce ne sont pas des crimes de guerre, ce sont des crimes contre l’humanité. Quand vous dites que vous voulez exterminer l’Ukraine, quand vous déportez des enfants, quand vous massacrez et que vous tuez des gens qui ont les bras attachés dans le dos, il n’y a pas d’autres mots. Ce n’est pas la solution finale de la deuxième guerre mondiale mais le résultat est exactement le même. On avait dit plus jamais ça.« 

    David Franck, Président du conseil consulaire des Français d’Ukraine

    Pour David Franck, l’Ukraine est le « bouclier de l’Europe » face à la barbarie qui s’abat sur son peuple et peut-être bientôt sur les autres. Pour l’élu consulaire, l’ampleur des massacres justifie en soi le soutien des Occidentaux qu’il souhaite voir se renforcer rapidement. Comme l’OTAN et la présidente de son assemblée parlementaire, aussi sénatrice des Français de l’étranger, Joëlle Garriaud-Maylam, il souhaite que la communauté internationale mette en place un tribunal spécial dédié à ces crimes qu’il qualifie de « crimes contre l’humanité ».

    Rupture définitive avec les Russes

    L’ampleur du conflit a eu aussi raison du lien historique qui unissait le peuple ukrainien et le peuple russe.

    « Aujourd’hui, on ne peut plus dire que ce sont des peuples frères »

    David Franck, Président du conseil consulaire des Français d’Ukraine

    David Franck nous explique que pour les Russes, ils ne sont pas en guerre, c’est une opérations spéciale, dont Vladimir Poutine clame la légitimité. L’élu des Français de l’Ukraine ne croit pas à un soulèvement russe qui conduirait le chef d’Etat devant les tribunaux russes.

    Pour lui, le seul espoir de voir la justice rendue, c’est un tribunal international. Mais par delà les frontières de ces deux Etats, David Franck nous explique que chaque pays, anciennement membre de l’URSS, a dû prendre position. Ainsi les pays baltes comme la Pologne ont renforcé leur ancrage dans l’Union européenne et se tiennent au côté des Ukrainiens, alors que des pays comme la Hongrie semblent vouloir larguer les amarres et prendre place aux côtés de la Russie.

    500 Français encore sur place ?

    Du côté français, les choses sont claires, malgré notre amitié historique avec la Russie et la volonté affichée de ménager l’ours russe, la France se tient aux côtés de l’Ukraine. Nos concitoyens étaient 1700 début 2022 sur place, un décompte officiel établit la population française à désormais environ 500 personnes. Mais pour David Franck, la population française est en fait bien inférieure, « autour d’une centaine » qui sont encore résidents, le solde correspondant aux managers et directeurs des entreprises françaises qui font des allers-retours entre la France et l’Ukraine.

    Cette segmentation on l’a retrouve aussi dans l’éducation, comme nous l’avions découvert dans le podcast avec la proviseure du Lycée Français de Kiev, avec les professeurs français en distanciel depuis la France et un corps professoral ukrainien présent sur place. Ensemble, ils font le maximum pour garantir un suivi pédagogique aux enfants, que ce soit en classe ou dans les abris lors des attaques.

    La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam lors de son déplacement le 02 février à Kiev dans l’abri au Lycée Français lors d’une attaque russe

    Sur le plan administratif, comme on l’a dit plus haut, le consulat est de nouveau opérationnel depuis juillet. Il est même possible de faire refaire ses papiers d’identité et dans des délais assez courts.

    L’écueil principal auquel sont confrontés les Français d’Ukraine, c’est la circulation entre l’Ukraine et la France. Aucun avion, peu de trains, des routes sécurisées à l’Ouest mais dangereuses si on vient de plus à l’Est, des contrôles aux frontières tatillons.

    « On peut mettre 3-4 heures voire plus pour sortir selon le point de passage »

    David Franck, Président du conseil consulaire des Français d’Ukraine

    Cependant, David Franck prend le contre-pied du Quai d’Orsay. Ce dernier classe l’ensemble du pays en zone rouge. Le Président du Conseil consulaire appelle à une modification en coupant le pays en deux entre la zone de conflits et la zone sécurisée. Aujourd’hui, un tel classement empêche les entreprises françaises d’envoyer leurs équipes pour participer aux marchés liés à la reconstruction et ce alors que les besoins comme les opportunités sont énormes.

    « Il faut aider l’Ukraine car elle seule n’y arrivera pas »

    David Franck, Président du conseil consulaire des Français d’Ukraine

    Ne pas oublier les Français d’Ukraine

    David Franck

    Après une aparté sur les moyens mobilisés par les Etats au profit de l’Ukraine, avec David Franck on s’intéresse à l’accueil des Ukrainiens en France.

    En tout, ce sont 106 000 ressortissants ukrainiens qui ont été accueillis en France en 2022, la plupart sous le statut de la protection temporaire et pour un budget de 600 millions d’euros. Un accueil que salue le Président du Conseil consulaire de Kiev mais qui ne l’empêche pas de souligner les oubliés de ce dispositif, les Français d’Ukraine. Nous y avons d’ailleurs consacré un podcast complet que vous pouvez découvrir ICI.

  • Salon de l’agriculture 2023

    Salon de l’agriculture 2023

    Français de l’étranger, vous êtes de passage à Paris, pour les vacances ou en mission professionnelle ? Vous ne pouvez pas louper le Salon de l’agriculture 2023 à la Porte de Versailles.

    Pour vous aider dans la découverte de ce salon incontournable et immense, on vous donne les 10 stands indispensables que vous pourrez découvrir lors de cette édition qui se tient du 25 février au 5 mars 2023.

    Animaux et dégustations

    C’est encore une édition exceptionnelle qui se prépare pour le Salon de l’Agriculture 2023. On aurait tort de rater cela. Que ce soit pour approcher les animaux, découvrir les fabuleux stands qui redoublent d’inventivité, participer aux nombreuses animations ou bien déguster les spécialités du terroir, il y a toujours de quoi se faire plaisir. 

    D’ailleurs, il y a tellement à faire qu’un petit briefing s’impose pour être sûr de ne pas rater les découvertes les plus intéressantes à faire à cette occasion. On fait donc le tour des 10 incontournables du Salon de l’Agriculture 2023. Selon le président du Salon, Jean-Luc Poulain, cette expérience sera une occasion de découvrir toutes les facettes de l’agriculture, de rencontrer des gens, d’avoir des idées et de vivre des émotions.

    Un des espaces dégustation du salon 2022 ©AFP

    Rencontrer Ovalie

    La vache égérie 2023, et ses jumelles, Utopie et Utopia, au pavillon 1. Ovalie, une vache de race Salers de cinq ans, sera accompagnée de ses deux génisses. Les noms des jumelles ont été choisis par les followers du Salon International de l’Agriculture sur les réseaux sociaux.

    Concours général agricole

    Sur ce stand, vous pourrez découvrir les huit espèces présentées au Concours Général Agricole dans les pavillons 1, 2.1 et 6. Ce concours prestigieux attire les plus belles espèces d’ânes, de bovins, de caprins, d’équins, d’ovins, de porcins, de chiens et de chats. Le concours est un incontournable pour les visiteurs professionnels et le grand public.

    Emerveiller son palais

    Déguster les produits et saveurs gourmandes des régions de France, d’outre-mer et du monde dans les pavillons 3, 7.1, 5.1 et 5.2. Rencontrez les producteurs, découvrez les savoir-faire et dégustez leurs meilleurs produits. Ce marché de produits et de saveurs venus des cinq continents offre un véritable dépaysement.

    Emerveiller les enfants

    Amuser les enfants au salon de l’Agriculture. Ferme pédagogique, traite et ateliers attendent les petits à l’occasion du salon de l’Agriculture. Ils vont adorer y aller pour rencontrer les animaux et profiter des animations dédiées.

    Agri’Tech : la technologie au service du bien-être animal et de notre alimentation

    Tout savoir sur les nouvelles technologies au service de l’agriculture avec Agri’Tech dans le pavillon 4. Le Salon International de l’Agriculture réunit à chaque édition un écosystème dynamique d’entreprises et de start-ups innovantes dans le domaine des technologies, y compris l’intelligence artificielle, les robots et les drones.

    Se reconvertir et revenir au pays

    Envie de rentrer en France ? Vous pourrez vous renseigner sur les opportunités d’emploi ou de formation grâce à Agri’Recrute dans le pavillon 4. Ce lieu est idéal pour les visiteurs en quête d’informations et d’un accompagnement personnalisé dans leur parcours professionnel. Agri’Recrute est également l’endroit où les métiers agricoles de demain prennent forme.

    Repenser l’agriculture de demain

    Rencontrer les acteurs majeurs des filières agricoles et identifier des fournisseurs avec le dispositif Agri’Pro dans les pavillons 1, 2.2, 4 et 6. Ce dispositif permet d’accueillir toujours plus de visiteurs professionnels venus de France et de l’étranger, afin de stimuler la croissance de l’industrie agricole.

    Le Val d’Oise à l’honneur

    Connaissez-vous les fruits, légumes, fromages et les bières du Val d’Oise ? Le département d’Ile-de-France vous attend au salon de l’agriculture pour des dégustations, des ventes de produits et des ateliers !

    La première édition du festival Flexival

    Pendant le Salon, le festival Flexival propose, pour sa première édition, des animations pour en savoir plus sur la viande française. Pour l’occasion, un éleveur et une diététicienne seront même présents sur le stand. Profitez d’un parcours pédagogique autour des engagements de la filière élevage et viande pour découvrir comment est produite la viande française, quelles sont les conditions de vie des animaux, comment se passe la vie à la ferme… Avec le « Game Arena », élaboré tout spécialement pour les enfants de 6 à 12 ans, le jeu se déroule toute la journée, de 9h à 18h30, toutes les 45 minutes. 

    L’art aussi

    Découvrir un totem géant. Pour cette édition 2023, le stand de l’ADEME se pare d’une oeuvre réalisée par le Collectif de boue : un totem fait à partir de terre du Grand Paris et de bois d’une hauteur de 4 mètres. Constitué de matériaux biosourcés, celui-ci sera, à l’issue du salon, recyclé en assises qui seront installées dans la ville d’Angers (siège de l’ADEME).

    Billets, dates, tarifs

    • Samedi 25 février 2023 de 9h à 19h
    • Dimanche 26 février 2023 de 9h à 19h
    • Lundi 27 février 2023 de 9h à 19h
    • Mardi 28 février 2023 de 9h à 19h
    • Mercredi 1er mars 2023 de 9h à 19h
    • Jeudi 2 mars 2023 de 9h à 19h
    • Vendredi 3 mars 2023 de 9h à 19h
    • Samedi 4 mars 2023 de 9h à 19h
    • Dimanche 5 mars 2023 de 9h à 19h

    Les tarifs pratiqués pour les entrées au Salon de l’agriculture varient selon l’âge du visiteur ou sa situation pendant la visite. Les tarifs valables en 2023 sont les suivants (billetterie classique accessible en ligne) :

    -Adulte – Plein tarif : 16€

    -Enfants de 6 à 12 ans : 9€

    -Enfants de moins de 6 ans : Gratuit

    -Groupes de 15 à 49 adultes : 14€

    -Groupes de 50 adultes et plus : 13€

    La billetterie pour les groupes est également accessible sur le site du salon, avec d’autres offres adaptées.

    Paris, Parc des Expositions

    1, place de la Porte de Versailles

    75015 PARIS

  • Près de 50 % des Français sont en surpoids, les taux d’obésité explosent

    Près de 50 % des Français sont en surpoids, les taux d’obésité explosent

    47 % des Français sont en surpoids, soit une augmentation de près de 10 % sur les 25 dernières années, selon une étude de la Ligue contre l’obésité. Le taux d’obésité a doublé au cours de la même période, passant de 8,5 % à 17 %.

    La proportion de personnes en surpoids, mais non obèses — avec un indice de masse corporelle (IMC) compris entre 25 et 30 — oscille autour de 30 % de la population générale depuis 1997, tandis que l’obésité (IMC supérieur à 30) est montée en flèche, selon l’étude Obépi-Roche, publiée tous les trois ans pour suivre les évolutions du poids moyen des Français.

    Les chiffres sont encore plus alarmants chez les 18-24 ans, avec une augmentation de 400 % des taux d’obésité au cours des 25 dernières années, pour atteindre 9,2 % de l’ensemble de la classe d’âge en 2020.

    L’étude, basée sur un échantillon aléatoire de 10 000 Français qui ont mesuré eux-mêmes leur taille et leur poids en suivant des instructions spécifiques, a également révélé que le surpoids et l’obésité étaient particulièrement prévalents dans les Hauts-de-France et en Normandie. Les chiffres les plus bas sont à trouver en Ile-de-France, avec 14,5 % de la population générale.

    Bien que l’étude n’établisse pas de lien de causalité, la région des Hauts-de-France a l’un des PIB par habitant les plus bas de France, à 27 000 €/an en moyenne en 2020, contre 29 200 €/an pour l’ensemble du pays (sauf les territoires d’outre-mer), selon l’INSEE. Il s’élève à 57 600 €/an pour Paris et sa région.

    Les chiffres sont encore plus alarmants chez les 18-24 ans, avec une augmentation de 400 % des taux d’obésité au cours des 25 dernières années, pour atteindre 9,2 % de l’ensemble de la classe d’âge en 2020. [Frank Middendorf/Shutterstock]

    « Les Européens ne bougent pas assez »

    L’étude exhorte le gouvernement français à renforcer « les politiques publiques et les actions de prévention contre l’obésité, en mettant l’accent sur les jeunes » — mais la situation n’est pas aussi mauvaise que dans d’autres pays de l’UE.

    Les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) montrent une moyenne européenne plus élevée pour toutes les tranches d’âge : 59 % des Européens sont en surpoids, dont 23 % obèses.

    Conformément aux conclusions de l’étude Obépi-Roche, les résultats de l’OMS montrent également que les taux de surpoids tendent à être plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Une réalité qui change du tout au tout avec l’obésité, qui touche d’abord les femmes.

    Vendredi dernier (17 février), l’OMS, en partenariat avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a publié un rapport qui estimait que l’augmentation de l’activité physique chez les Européens pourrait faire économiser aux pays de l’UE 8 milliards d’euros par an.

    Un adulte européen sur trois ne respecte pas les niveaux d’activité physique recommandés, selon la dernière enquête d’Eurobaromètre menée auprès de plus de 25 000 Européens et publiée en septembre 2022.

    « Les Européens ne bougent tout simplement pas assez », a déclaré Ulrik Knudsen, secrétaire général adjoint de l’OCDE.

    L’OMS recommande de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, ce qui pourrait éviter plus de 10 000 décès prématurés dans l’UE chaque année.

  • L’Inde peut-elle remplacer la Chine comme moteur de l’économie mondiale ?

    L’Inde peut-elle remplacer la Chine comme moteur de l’économie mondiale ?

    De 1999 à 2014, la Chine a été le moteur de l’économie mondiale, sa croissance représentant presque 2 points de la croissance mondiale, soit la moitié de celle-ci. La progression de ses exportations expliquait à elle seule la moitié de celle du commerce international. Cette période semble s’achever. Au profit de l’Inde ?  

    La Chine est confrontée à un ralentissement structurel de sa croissance. Ce fléchissement tient notamment au vieillissement de sa population, à l’essor de l’épargne de précaution des ménages et à la crise de l’immobilier avec le probable ralentissement des gains de productivité. Le rôle de locomotive de l’économie mondiale peut-il être repris par l’Inde qui est devenu le pays le plus peuplé de la planète ?

    Risques de Chine 

    La croissance potentielle de la Chine est passée de 8,5 % dans la période de 2001 à 2011, à 3 % aujourd’hui, et à 1,8 % dans les années 2025-2030. Depuis 2020, la population active de ce pays diminue de 0,5 % par an. La productivité qui progressait de plus de 5 % par an se situe désormais autour de 1 %. Le taux d’épargne des ménages qui était de 25 % au début du siècle dépasse désormais 30 % du revenu disponible brut. Cette hausse résulte de la faiblesse des dépenses publiques en faveur des retraites et de la santé. La première n’absorbe que 5 % du PIB, contre 13,8 % en France. La seconde représente 2,2 % du PIB contre plus de 8 % au sein de la zone euro. 

    Pour préparer leur retraite, les ménages chinois ont investi dans l’immobilier provoquant une bulle immobilière. Plus de 60 millions de mètres carrés sont construits chaque année depuis une dizaine d’années contre moins de 20 millions en 1998. Les Chinois qui partent à la retraite sont conduits à vendre leurs biens immobiliers, ce qui devrait entraîner une chute des prix. Cette dernière pourrait être accentuée par le fait que de nombreux logements sont inoccupés.

    La croissance de l’Inde dépasse celle de la Chine 

    La population de l’Inde a récemment dépassé celle de la Chine et compte plus de 1,4 milliard d’habitants. La croissance de l’Inde qui était jusque dans les années 2012 inférieure à celle de la Chine la dépasse désormais. Elle lui était même en 2022 deux fois supérieure. 

    Malgré une tradition protectionniste, l’Inde tend à s’ouvrir au commerce mondial. Les importations représentent désormais 30 % de son PIB mais son économie demeure de taille modeste, 30 à 40 % de celle de la Chine. Les importations indiennes représentent 3 % de celles du monde (11 % pour celles de la Chine).

    Fragilités indiennes

    L’Inde devrait conserver un fort taux de croissance durant de nombreuses années. La croissance indienne est tirée à la fois par l’investissement et la consommation. Les exportations commencent par ailleurs à progresser. Le taux de croissance de ces dernières dépasse désormais 10 %. 

    Production en usine en Inde en 2022 ©AFP

    En revanche, l’Inde demeure fragilisée par des problèmes structurels récurrents. La proportion des diplômés du secondaire et de l’enseignement supérieur demeure modeste, moins du quart de la population active. En dix ans, ce ratio a néanmoins gagné 10 points. Le taux d’emploi des femmes reste faible, moins d’un tiers d’entre elles ont un emploi. Ce taux était de 18 % en 2002. Le taux d’emploi des hommes est en revanche correct à 77 %. Le taux de chômage reste malgré tout élevé autour de 8 %. 

    Les infrastructures indiennes demeurent en grande partie absentes ou défaillantes. La production d’électricité par habitant est six fois plus faible qu’en Chine. 

    L’Inde est engagée dans un processus de réel rattrapage économique avec des gains de productivité élevés, autour de 5 % par an, ce qui lui permettrait de jouer un rôle de plus en plus important au sein de l’économie mondiale, sous réserve de réduire les inégalités qui minent la société et d’opter pour un développement ouvert, ce qui ne fut pas toujours le cas dans le passé.

  • Sanctions contre la Russie : « Les européens se sont tiré une balle dans le pied ! »

    Sanctions contre la Russie : « Les européens se sont tiré une balle dans le pied ! »

    La guerre en Ukraine a provoqué des sanctions contre la Russie, sans précédent. Cependant, celles-ci n’étaient pas les premières. Dès 2014, à la suite des événements de Crimée, les États-Unis avaient décidé des sanctions qui visaient les investissements dans les infrastructures pétrolières russes, et ciblaient la construction des pipelines et gazoducs. L’Union européenne avait suivi, sanctionnant des personnes et des entités financières russes. Ces sanctions furent régulièrement prolongées jusqu’en 2022. Néanmoins, ce qui a été fait depuis la fin de février 2022 est allé très au-delà et a visé à paralyser l’économie russe. Cela constitue l’éventail le plus large de sanctions prises en temps de paix, un éventail qui fut même qualifié le 1er mars 2022 de « guerre économique » par le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire.

    Ces sanctions ont été prises en collaboration avec une coalition qui comprend naturellement l’Union européenne, les États-Unis mais aussi le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, le Japon et la Corée du Sud. Elles constituent, à ce jour, le système de sanctions le plus complet appliqué contre un pays. Mais, elles ne sont pas reprises par tous les pays. Que ce soit en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, de nombreux pays – qui par ailleurs, pour certains, dénoncent la guerre menée par la Russie à l’Ukraine – se refusent à les appliquer. On citera à cet égard la Chine, l’Inde, et la Malaisie, mais aussi le Mexique, les pays du Golfe Persique, et la Turquie, pays pourtant membre de l’OTAN. Cela en affaiblit la portée.

    Le but de ces sanctions était de forcer la Russie à arrêter ses opérations militaires en en augmentant progressivement le coût économique. L’échec est sur ce point patent. Un second objectif était d’affaiblir durablement l’économie russe. Là aussi, même si l’échec est moins voyant, il semble indubitable.

    Un échec prévisible

    Cet échec était prévisible. L’histoire des sanctions, une histoire qui remonte en réalité aux mesures prises par la SDN dans l’entre-deux-guerres et qui se continue avec les diverses sanctions prises par l’ONU, montre que les cas de succès sont en fait assez rares. Pour être efficaces, des sanctions économiques doivent être appliquées par une grande majorité de pays et frapper une économie de relativement petite taille. Même quand ces conditions sont remplies, cela ne suffit pas nécessairement pour garantir un succès de ces sanctions. Or, on a beaucoup glosé sur la taille, réelle ou supposée, de l’économie russe, comparant même son PIB à celui de l’Espagne. Les faits sont cependant différents.

    Si l’on utilise le PIB calculé sur la base de la Parité de Pouvoir d’Achat, on constate que l’économie russe est de la taille de l’économie allemande. Si l’on pondère, de plus, le PIB par la taille du secteur productif (industrie, agriculture, construction), la taille de l’économie russe est supérieure à l’économie allemande. Par ailleurs, la Russie est aussi un gros producteur mondial de matières premières. En 2019, le pays était le 2e producteur mondial de platine, de cobalt et de vanadium, le 3e producteur mondial d’or mais aussi de nickel, le 4e producteur mondial d’argent mais aussi de phosphates, le 5e producteur de minerai de fer et le 6e d’uranium et de plomb. La Russie est aussi le premier exportateur mondial de blé et le plus grand producteur d’orge, de sarrasin, d’avoine et de seigle ainsi que le deuxième producteur de graines de tournesol. Naturellement, la Russie est le 1er exportateur de gaz (et détient les réserves les plus importantes au monde) et le 2e exportateur de pétrole. Toute interruption, ou forte réduction, des échanges commerciaux avec ce pays est susceptible d’engendrer des vraies perturbations du commerce des matières premières où ce pays joue un rôle important sur les marchés mondiaux. On l’a vu sur les marchés du pétrole et du gaz où les pays occidentaux ont été confrontés à un fort « effet boomerang » des sanctions.

    La sous-estimation de la taille et de l’importance de l’économie russe, mais aussi de ses relations internationales, a constitué un facteur important dans l’inefficacité des sanctions. Les dirigeants occidentaux ont ignoré les effets de vingt ans de développement de l’économie russe. Ils ont aussi sous-estimé les capacités de résistance et d’adaptation de cette économie. Dans de très nombreux cas, l’économie russe a diversifié ses sources d’approvisionnement, voire en a créé de nouvelles, afin de contourner les sanctions. L’aide du gouvernement a aussi largement contribué à cette adaptation.

    (FILES) In this file photo taken on June 12, 2022 an employee stands in front of the new logo of the Russian version of a former McDonald’s restaurant before the opening ceremony, in Moscow. – Former McDonald’s restaurants in Russia are facing a shortage of French fries due to a poor harvest and Western sanctions over Ukraine, a business newspaper report said on July 8, 2022. The US fast-food giant announced in May that it would exit Russia in the wake of Moscow’s offensive in Ukraine. A Russian businessman bought the 850-restaurant operation, with the brand now known as « Vkusno i Tochka » (« Delicious. Full Stop »). (Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

    Une économie qui résiste

    Les sanctions n’ont donc pas empêché la Russie de commercer. Si les importations ont baissé au 2e trimestre, passant de 111 milliards de dollars à 95 milliards, elles se sont progressivement redressées au 3e trimestre avec 116 milliards. Les exportations, elles, ont explosé. L’excédent commercial a donc atteint des niveaux inégalés atteignant en 2022, sur deux trimestres, 126 milliards de dollars alors qu’il n’avait atteint pour les quatre trimestres de 2021 « que » 122 milliards. Le système financier de la Russie a bien résisté, que l’on regarde le taux de change du rouble ou la solidité des banques. Avec l’aide de pays comme la Chine et l’Inde, la Russie a pu diminuer sa dépendance aux devises occidentales. L’inflation, qui avait brutalement augmenté au 2e trimestre du fait des sanctions, a baissé lors des 3e et 4e trimestres et se situe, sur l’année, à 12,5 %. Les revenus réels de la population, après avoir connu une chute brutale au 2e trimestre, se sont progressivement redressés. Le salaire réel a augmenté à partir du mois d’octobre 2022. Il devrait croître à hauteur de 2,8 % en décembre. Le commerce de détail s’est cependant replié d’environ 6 % sur l’année et il semble bien que les ménages, inquiets de la situation, aient largement augmenté leur épargne.

    La production, au travers du PIB, a subi un choc important au 2e trimestre. Mais ce choc a été loin de ce qu’espéraient les promoteurs de ces sanctions. Jamais l’économie russe n’a été menacée d’effondrement. En ce début de 2023, l’économie est en voie de récupération et les prévisions quant aux résultats de l’année 2022 varient entre -2 % pour la banque Alfa, -2,7 % pour le ministère du développement économique et -2,3 % pour l’Institut des Prévisions Économiques de l’Académie des Sciences. Ce choc a largement épargné l’industrie, sauf dans le cas de l’industrie automobile. Les estimations convergent vers un recul de -0,5 % de la production industrielle. La construction a continué à progresser ainsi que l’agriculture.

    Si les résultats pour 2022 sont globalement convenables dans ce contexte, ils devraient être meilleurs en 2023. En effet, les investissements ont continué d’augmenter (de 5,5 % à 5,9 % suivant les évaluations), ce qui est de bon augure pour le mouvement de la production en 2023 et 2024. De fait, l’Institut des Prévisions Économiques annonce entre -1,3 % et 0 % pour 2023 et une croissance de 2,5 % à 3,5 % pour 2024. Aujourd’hui, l’économie russe semble bien plus freinée par le manque de main-d’œuvre (le taux de chômage est tombé au mois de décembre à 3,7 %) que par les effets des sanctions.

    Les sanctions occidentales n’ont donc pas atteint leurs objectifs, qu’ils aient été de contraindre le gouvernement russe à arrêter la guerre en Ukraine ou de fragiliser durablement l’économie. Elles ont bien eu un effet, indéniable et que traduit le recul du PIB. Mais cet effet semble largement transitoire – on peut penser qu’il fut concentré sur les mois d’avril à juillet 2022, et d’une ampleur en réalité moindre que le choc provoqué en 2020 par la covid. Par contre, ces sanctions ont provoqué une réorientation profonde de l’économie vers les marchés asiatiques et une coupure des relations de l’économie russe avec les économies européennes.

    Analyse sur TV5MONDE de Pierre Lorrain, journaliste spécialiste de la Russie

  • Flash quotidien des expatriés – Edition du 23.02.23

    Flash quotidien des expatriés – Edition du 23.02.23

    Bonjour à tous, ce jeudi 23 février 2023 dans le flash quotidien des expatriés, aujourd’hui, alors que la guerre d’Ukraine a débuté il y a presque un an jour pour jour, on écoute le cri d’alarme du Président du conseil consulaire de Kiev, on fait le point sur la visite d’Olivier Becht au Kenya et en Tanzanie et on finit avec le meurtre d’une professeure au Pays basque en plein cours. 

    David Franck en appelle à la solidarité nationale 

    Dans un podcast à découvrir sur le site Lesfrancais.press, sur votre radio et sur toutes les plateformes, vous pourrez écouter un extrait de notre interview du Président du Conseil consulaire de Kiev, David Franck. Avec émotion, il nous décrit les difficultés qu’ont les Français à rejoindre la France. Non que les routes soient coupées mais tout simplement car à la différence des Ukrainiens aucun dispositif n’est prévu pour rentrer en France, ni aide à la réinsertion ou soutien au logement. Pour lui, les Français d’Ukraine sont oubliés par la France. 

    The wreckage of a car is seen following a Russian missile strike in Kharkiv, on February 5, 2023, amid the Russian invasion of Ukraine. (Photo by Sergey BOBOK / AFP)

    Olivier Becht en Afrique de l’Est 

    Le ministre des Français de l’étranger et du commerce extérieur continue sa tournée mondiale. Après l’Asie, l’Afrique de l’Ouest, c’est à l’Est du continent que le VRP de choc de la France a posé ses valises dès mardi. Au menu, le Kenya où il a pu annoncer la signature de contrats, assister au lancement de la production d’une nouvelle Peugeot et renforcer les liens avec les officiels. Comme d’habitude, il n’a pas oublié la communauté française, peu nombreuse mais particulièrement dynamique. Ce mercredi il était en Tanzanie où les opportunités pour les entreprises françaises sont nombreuses dans un pays où il y a tout à construire. 

    Olivier Becht lors du lancement d’une nouvelle ligne de production de Peugeot au Kenya le 21 février 2023 ©Olivier Becht

    Une enseignante tuée à Saint-Jean-de-Luz 

    Leur zone n’était pas en vacances, les élèves du lycée catholique Saint-Thomas d’Aquin étaient donc en cours ce mercredi matin. Mais la matinée fut vite interrompue suite à l’agression au couteau au sternum par un élève de 16 ans de sa professeure d’espagnol. L’adolescent est placé sous le régime de la garde à vue comme un adulte pendant 48h, le temps pour les policiers d’interroger son entourage pour comprendre les raisons de cet acte. Le ministre de l’Education nationale s’est rendu sur place. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier bulletin de la semaine ! Bon jeudi à tous !

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français d’Ukraine en péril, le coup de gueule de leur élu consulaire

    Les Français d’Ukraine en péril, le coup de gueule de leur élu consulaire

    Dans l’interview exclusive de David Franck, conseiller des Français d’Ukraine, que nous avons pu enregistrer depuis Kiev, l’élu consulaire sonne l’alarme pour les Français encore présents en Ukraine et qui souvent n’ont pas d’autre choix que d’y rester. Les lignes aériennes coupées compliquent la sortie du territoire ukrainien. Mais pire, si par hasard ils arrivent à fuir, en France aucun dispositif n’est prévu pour eux à moins d’avoir aussi la nationalité ukrainienne.

    « Si je voulais rentrer en France, je ne le pourrais pas »

    David Franck, conseiller des Français d’Ukraine

    Face à l’urgence de la situation, nous avons décidé de mettre en relief cette partie du podcast, que vous pourrez découvrir jeudi 23 février sur notre site, consacré aux besoins de nos compatriotes en Ukraine.

    « On est le pays des droits de l’homme ! Et les Français de l’étranger doivent aussi pouvoir en profiter. »

    David Franck, conseiller des Français d’Ukraine

    Ecoutez le podcast avec David Franck

    Où est la solidarité nationale ?

    David Franck déplore, dans le podcast qui sortira demain et dont vous trouverez un extrait ci-dessus, l’absence de prise en charge et de structure dédiée aux Français rentrant d’une zone en conflit. Car l’élu consulaire ne pense pas qu’à ceux qui sont en Ukraine, mais il pense aussi aux Français de Biélorussie, de Russie voir de Turquie .

    « Aucune structure d’accueil pour les Français qui veulent rentrer. »

    David Franck, conseiller des Français d’Ukraine

    Il en appelle à la solidarité nationale, pour lui les cas vont se multiplier dans les prochains mois. Et s’il applaudit l’accueil qui fut réservé aux Ukrainiens, il s’étonne que les Français soient oubliés.

    « Si on n’a pas de passeport ukrainien, on n’a rien. Nous sommes frères et nous vivons la même chose. On devrait avoir la même aide. »

    David Franck, conseiller des Français d’Ukraine
    David Franck avec la sénatrice des Français de l’étranger et Présidente de l’Assemblée des parlementaires de l’OTAN,
    Joëlle Garriaud-Maylam lors de sa visite à Kiev le 04 février 2023 ©JGM

    Aucune aide en France

    En effet, pour nos compatriotes, en cas de retour en France, la seule aide qui leur est concédée c’est l’absence de carence pour la couverture médicale. Pas d’aide au logement, pas de soutien à la reprise d’une activité professionnelle, sans opposer Ukrainiens en France et Français en Ukraine, David Franck réclame juste le même niveau de protection. Une situation qui ne peut s’expliquer que par une variable budgétaire vu le faible nombre de personnes concernées. Mais au lieu d’être un avantage, le faible effectif est plutôt un frein à la prise en compte de la situation par l’Etat.

    « On n’est pas assez nombreux, on a été oublié. »

    David Franck, conseiller des Français d’Ukraine

    Pour lui, comme pour d’autres, à l’instar du Président de la fédération des Français de l’étranger du parti Les Républicains, Ronan Le Gleut, il faut mettre en place un fonds d’urgence pérenne pour palier à ce genre de situations. Ces dernières risquent en plus de se multiplier en Europe de l’Est, on l’a vu en Russie ou en Biélorussie, mais aussi en Afrique, avec les départs chaotiques de nos troupes souvent suivies par une cohorte d’expatriés forcés au retour. Mais lors de l’étude de la proposition de loi du sénateur Ronan Le Gleut, le gouvernement s’est opposé au dispositif jugeant que les possibilités de soutien étaient suffisantes. David Franck nous a démontré que non !

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