M. Olivier Becht, ministre délégué auprès de la ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur, de l’attractivité et des Français de l’étranger est actuellement en déplacement au Kenya, puis demain le 23 février il se rendra en Tanzanie.
Kenya, un nouvel eldorado en Afrique
Si Olivier Becht a décidé de se rendre au Kenya, c’est pour une bonne raison, le Kenya est un des moteurs économiques du continent africain. Bénéficiant d’une situation politique stable, d’une gestion moderne des problématiques et des ressources comme l’eau, les Kenyans profitent d’une croissance soutenue depuis de nombreuses années (6,6% en 2022, puis 7% en 2023).
« la France signe aujourd’hui 3 protocoles d’accord avec des entreprises kenyanes dans les secteurs de la pharmacie, de l’énergie et des ressources humaines.«
Olivier Becht sur Facebook
D’ailleurs, le Kenya attire les entreprises françaises. Selon la chambre de commerce France-Kenya, le nombre d’entreprises françaises implantées au Kenya aurait été multiplié par trois ces cinq dernières années. Mais un fait est encore beaucoup plus surprenant : le nombre de startuppers français venus tenter leur chance à Nairobi est lui aussi en constante augmentation.
Les grandes entreprises françaises sont aussi implantées. Olivier Becht a ainsi participe au lancement d’un nouveau modèle de voiture Peugeot, assemblé par Urysia, société partenaire du groupe Stellantis au Kenya et il s’est aussi rendu à Eldoret pour visiter l’unité de soins mère-enfant de l’hôpital régional qui a bénéficié d’un financement français pour l’achat de matériel médical. Enfin, il est allé à la rencontre l’entreprise Barak Fertilizer, fabricant de fertiliseurs au Kenya, puis à Nairobi, une entreprise du groupe L’Oréal, qui se développe fortement au Kenya depuis son installation en 2015.
Mais le ministre a aussi contribué au renforcement des liens économiques entre les deux pays en participant au EU-Kenya Business Forum ainsi qu’au lancement du l’antenne kenyane de la Communauté Afrique-France Entrepreneurs, la première structure anglophone.
« Avec le forum UE – Kenya, nous invitons les entreprises et investisseurs européens à choisir le Kenya comme destination commerciale. A ce titre, je suis ravi d’avoir emmené avec moi une délégation d’entreprises françaises aux expertises variées et qui souhaitent s’implanter ou renforcer leur présence au Kenya.«
Olivier Becht lors de la séance d’ouverture du Forum UE-KENYA
Hier soir, à l’ambassade de France, il a rencontré les représentants de la communauté française (2000 Français sont inscrits au registre consulaire), comme lors de chaque voyage, respectant ainsi son engagement de rencontrer les Français de l’étranger résidant dans un pays qu’il visite.
Au cours de cette soirée, il a pu constater que le profil de l’expatrié qui gagne 10 000 euros par mois en étant le VRP d’une entreprise française à l’étranger ne représente plus la majorité. La plupart sont jeunes, de moins de trente ans et ils tentent de bâtir leurs propres entreprises avec 5 000 euros de capital.
Tanzanie, un marché à défricher
Seconde étape de ce voyage en Afrique de l’Est, la Tanzanie qu’il a rejoint ce jeudi 23 février. Dans ce pays qui a plus que doublé son PIB entre 2000 et 2020, tout reste encore à faire. De nombreuses opportunités pour les 1000 Français installés sur place mais aussi et surtout pour les entreprises hexagonales qui peuvent y exporter matériaux et savoir-faire.
En Tanzanie, le ministre délégué ouvrira à Dar es Salaam le forum économique entre l’UE et la Tanzanie, aux côtés du vice-président tanzanien Philippe Mpango, avec lequel il s’entretiendra sur la relation bilatérale économique.
Il y rencontrera, là aussi, les représentants de la communauté d’affaires française. A l’heure où la Tanzanie connaît une croissance dynamique, qui devrait permettre au plus grand nombre de sortir de la pauvreté encore très présente dans ce pays, la France compte s’y faire une place.
La présidente de l’Union française de l’électricité (UFE) revient sur les recommandations de la fédération en amont de la proposition de réforme du marché européen de l’électricité de la Commission européenne à venir le 14 mars prochain. Deux objectifs : faire baisser les prix de l’électricité et offrir de la visibilité aux développeurs d’énergies décarbonées.
En 2022, les prix très élevés de l’électricité consécutives du Covid-19, de la guerre en Ukraine et de la moindre disponibilité du parc électrique français, ont révélé les failles d’un système jusqu’à alors bien rôdé, celui du marché européen de l’électricité.
Pour le rendre plus résilient, la Commission européenne présentera une proposition de réforme le 14 mars prochain.
En amont, de nombreux acteurs du marché, décideurs, entreprises et ONG, ont présenté leurs recommandations dans le cadre de la consultation publique qui s’est clôturée le 13 février denier.
Parmi les plus attendues, celles de l’Union française de l’électricité (UFE) qui fédère plus de 500 entreprises du secteur de l’électricité français, producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité ou de services d’efficacité énergétique.
Ainsi selon l’UFE, l’UE doit s’efforcer de proposer une réforme structurelle dès 2023, avec deux objectifs clés et interdépendants : « préserver les acquis du marché électrique européen » et «offrirplusdevisibilitéaux investisseurs et aux consommateurs sur les prix de l’électricité », avance la présidente de l’UFE, Mme Goubet-Milhaud, à EURACTIV France.
Contrats long terme pour le bas carbone
Le manque de visibilité n’est pas une nouveauté : « déjà lors des négociations sur le ‘Clean energy package’ comprenant des discussions sur les mécanismes de capacités, nous alertions sur l’absence de signaux prix de moyen et long terme pour les investisseurs dans les capacités d’électricité bas carbone, confie la présidente de l’UFE. Mais à l’époque, la Commission européenne ne voulait rien entendre ».
Adopté en 2019, le « Clean energy pakage » consolide les règles et objectifs de décarbonation de l’UE.
Depuis, la crise Covid-19 et la guerre en Ukraine ont poussé l’exécutif européen à accélérer ses objectifs de transition — le plan REPowerEU offre un nouveau cadre plus ambitieux.
Dans ses conclusions, l’UFE appelle donc à un élargissement de la « boite à outils » européenne pour améliorer la visibilité sur les marchés à terme, lever les freins aux contractualisations privées de plus long terme et développer des outils de régulation publique.
L’Union française de l’électricité (UFE) qui fédère 22 acteurs du marché de l’électricité français regroupant plus de 500 producteurs, gestionnaires de réseaux, fournisseurs d’électricité ou de services d’efficacité énergétique, a présenté ses recommandations pour la réforme du marché européen de l’électricité à venir le 14 mars. [swissdrone / Shutterstock]
Les marchés à terme
D’abord, sur les échanges à terme qui permettent d’acheter ou de vendre une quantité d’électricité plusieurs années en amont de sa livraison effective, la fédération propose de créer une « cotation de produits de long terme », c’est-à-dire un cadre de contractualisation qui puisse s’étendre au-delà de quatre ans.
Aussi, l’UFE recommande que les gestionnaires de réseau de transport d’électricité puissent émettre des droits d’interconnexion à un horizon plus long terme que celui d’un an, actuellement en vigueur.
Cela doit s’accompagner d’une évolution des règles sur les appels de marge pour «éviterque les acteursne se retrouventen situation de défautde paiement», propose la fédération.
Les PPA
Concernant les contrats, l’UFE préconise la généralisation des contrats d’achat d’électricité (PPA) à « toutes les technologies bas carbone ».
Un PPA est un contrat conclu entre deux parties privées avec fixation de conditions de stabilité des prix d’achat d’électricité, avec un prix de référence qui diffère du prix du marché.
Or, si ce type de contrat existe déjà, « il n’est pas adapté à tout type de consommateur », souligne la présidente de l’UFE. La fédération propose donc que certains consommateurs puissent se réunir en «groupementsd’achats»pour contractualiser, notamment les plus « petits » consommateurs.
L’UFE préconise par ailleurs d’étendre la mise en place de fonds de garanties publiques pour couvrir les cas de défaillance d’une contrepartie au contrat afin que producteurs comme acheteurs puissent y accéder.
Néanmoins, Mme Goubet-Milhaud prévient : «lesPPAnesuffirontpaspour garantir l’atteinte des objectifs français de décarbonation et de renouvellement du mix électrique » contenus dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui sera réactualisée en 2023.
Les CfD
Par conséquent, l’UFE est « très favorable » à l’élargissement des « contrats pour différence » (CfD) à l’ensemble des énergies bas carbone, capacités et flexibilités incluses.
Le CfD est un contrat similaire à un PPA dans lequel une partie publique est co-contractante.
Ce mécanisme fournit des revenus aux États membres leur permettant de compenser ou atténuer l’impact des prix pour les consommateurs en redistribuant l’écart entre le prix de référence et les prix de marché.
Pour être complètement effectif, cela demande une modification de la directive électricité de 2019 avance l’UFE, afin que puissent être restitués à l’ensemble des consommateurs français (résidentiels, collectivités, entreprises et industries) les écarts entre le prix de référence du CfD et le prix du marché.
Partie intégrante du « Clean energy package », la directive sur le marché intérieur de l’électricité arrête, entre autres, les règles relatives aux interventions publiques dans la fixation des prix pour la fourniture d’électricité.
En outre, Mme Goubet Milhaud précise que « la normalisation de ces mécanismes permettrait de ne pas recourir à la taxation hors marché comme celle en place actuellement sur les rentes des centrales infra-marginales ».
Mécanismes de capacité
En parallèle, l’UFE avance qu’il serait souhaitable d’intégrer les mécanismes de capacité, comme celui en France, « structurellement […] dans le market design [avec] processus d’approbation simplifié et automatique sous réserve de respect de critères standards ».
Ces mécanismes permettent de sécuriser l’intermittence des renouvelables en modulant la consommation électrique en fonction des usages les plus essentiels grâce à des capacités d’effacements de consommation des gros producteurs et une amélioration des conditions d’échange d’électricité.
Marché de détail et fournisseurs
Des réflexions seulement sur le marché de gros ne seraient pas suffisantes pour réduire la facture des consommateurs, ménages et entreprises.
L’UFE appelle donc à un «cadrede couvertureamélioré»des fournisseurs pour que ces derniers « puissent démontrer leur robustesse face aux variations de prix du marché », relève Mme Goubet-Milhaud.
Cela pourrait passer par des obligations de trésorerie, voire des stress tests.
La présidente de l’UFE précise également que « les fournisseurs ne sont pas responsables de la crise des prix. Un certain nombreontaussi pris la crise de plein fouet».
Leur rôle essentiel, notamment pour la flexibilité, laisse dire à Mme Goubet-Milhaud que la liberté contractuelle doit être préservée. Elle avance même que pourraient être proposées des offres qui « récompensent les clients qui consommentmoins aux heures où le système esttendu ».
Dans le même ordre d’idée, la présidente de l’UFE rappelle « le besoin d’un cadre adapté au développement des flexibilités pour une optimiser le système électrique ».
Dès lors, « il s’agit bien d’une réforme structurelle, devant laquelle la Commission ne peut plus reculer », précise-t-elle.
Néanmoins, en raison des incertitudes sur les approvisionnement en énergies fossiles, sur la disponibilité du nucléaire, la variabilité de la production hydraulique et le retard sur le déploiement des EnR, « le passage des hivers prochains restera tendu », conclut-elle.
Retrouvez le rapport complet sur le site d’Euractiv
Après deux années difficiles, le secteur du tourisme en France a connu une forte croissance en 2022. Depuis le second semestre, le nombre des nuitées a dépassé leur niveau d’avant crise malgré l’absence des touristes chinois. Pour le seul quatrième trimestre 2022, selon l’INSEE, la fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques hors campings, exprimée en nombre de nuitées, est supérieure de 2,0 % à celle du quatrième trimestre 2019. Elle dépasse son niveau de fin 2019 dans les hôtels de 1,4 % et dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) de 4,1 %.
En fin d’année, la France a accueilli une large clientèle étrangère au point qu’elle a dépassé en termes de nuitées le niveau de la fin de 2019.
Les hôtels toujours en progression
Au quatrième trimestre 2022, la fréquentation hôtelière est supérieure à son niveau d’avant la crise sanitaire pour le deuxième trimestre consécutif. Par rapport au quatrième trimestre 2019, le surplus de nuitées est de 660 000. La fréquentation de la clientèle résidant en France est supérieure à son niveau d’avant-crise (+0,4 %, soit près de 120 000 nuitées supplémentaires) et celle de la fréquentation étrangère dépasse son niveau de fin 2019 pour la première fois depuis la crise sanitaire (+3,6 %, soit 540 000 nuitées supplémentaires).
Si la clientèle des résidents constitue les deux tiers de la fréquentation hôtelière, la clientèle non-résidente devient le principal contributeur à la hausse de la fréquentation dans les hôtels.
Le haut de gamme en pointe
L’hôtellerie haut de gamme est le principal bénéficiaire de cette amélioration de la fréquentation hôtelière avec un gain de 9,9 % pour les 4 et 5 étoiles par rapport au quatrième trimestre 2019. L’offre d’hôtels haut de gamme continue à s’étoffer afin de répondre à la demande. Le nombre de nuitées augmente de 5,1 % dans les hôtels classés 3 étoiles. La fréquentation reste en deçà de son niveau d’avant la crise sanitaire dans les hôtels classés 1 et 2 étoiles (6,8 %). Elle reste également inférieure dans les hôtels non classés (14,7 %). Les résidents comme les non-résidents sont plus exigeants que dans le passé sur la qualité des services offerts.
Le nombre croissant d’hôtels 3 et 4 étoiles explique la montée en gamme de la clientèle. Le nouveau classement avec le passage des hôtels de la catégorie « Ibis » en 3 étoiles explique cette évolution.
Selon l’INSEE, la fréquentation hôtelière est en hausse de 3,7 % en Île-de-France par rapport au quatrième trimestre 2019, soit 640 000 nuitées supplémentaires. La région francilienne est le principal bénéficiaire du retour de la clientèle non-résidente (+8,6 % par rapport au quatrième trimestre 2019, soit 770 000 nuitées de plus), qui fait plus que compenser la baisse de la fréquentation de la clientèle résidente (1,6 %, soit 130 000 nuitées en moins).
Le nombre de nuitées est également supérieur à celui d’avant-crise dans les hôtels du littoral (+4,5 %, soit 290 000 nuitées de plus qu’au quatrième trimestre 2019), malgré une fréquentation des non-résidents en net recul (9,8 %). La fréquentation hôtelière est également en hausse dans les stations de ski (+3,3 % par rapport à 2019). La fréquentation est en repli dans l’espace urbain de province (2,0 %, soit 350 000 nuitées de moins qu’au quatrième trimestre 2019) et dans les départements d’Outre-mer (1,2 %).
Avec la fin des restrictions sanitaires, les touristes ont retrouvé le chemin des lieux de villégiatures classiques que ce soit Paris ou la montagne.
Le tourisme d’affaire victime des nouvelles pratiques professionnelles
Malgré la reprise des salons, le tourisme d’affaires demeure en retrait par rapport à l’avant-crise sanitaire (6,9 %). Le développement des réunions par Internet a réduit les déplacements professionnels. Ce tourisme représente néanmoins encore près de la moitié des nuitées hôtelières.
La baisse des nuitées d’affaires est importante en Île-deFrance (15,7 % par rapport au quatrième trimestre 2019), pénalisant fortement la reprise de la fréquentation hôtelière francilienne. Avec près de 1,4 million de nuitées d’affaires de moins qu’en 2019 au cours du quatrième trimestre, la région Île-de-France concentre 80 % de la diminution des nuitées d’affaires. Les déplacements entre les sièges sociaux essentiellement localisés en région parisienne et les sites en régions s’estompent. Les entreprises ont également réduit le nombre des évènements (congrès, séminaires, etc.).
Les Britanniques sont de retour, les Asiatiques se font attendre
En progression depuis le début d’année, la fréquentation de la clientèle non-résidente dans les hôtels de métropole dépasse au quatrième trimestre 2022 son niveau de 2019. Le nombre de nuitées des touristes non-résidents dans les hôtels métropolitains est ainsi supérieur de 4,0 % par rapport au quatrième trimestre 2019. Pour le seul quatrième trimestre, la progression est en revanche modérée, +0,3 %.
Les Britanniques sont revenus en France, leurs nuitées augmentant au quatrième trimestre de 16,7 % par rapport au quatrième trimestre 2019. Les clients en provenance d’Allemagne, de Belgique ou des Pays-Bas sont moins nombreux que les Britanniques mais leur fréquentation des hôtels de métropole est également plus soutenue qu’en 2019.
En revanche, celle de la clientèle extra-européenne demeure toujours inférieure à son niveau de 2019. Le déficit pour les nuitées des non-résidents en provenance d’Asie atteint près de 15 %. Pour les Américains, le déficit est plus faible mais persiste (-1,2 %) malgré un change plutôt favorable.
Les autres hébergements collectif (résidences de tourisme) en net progrès
Dans les autres hébergements collectifs de tourisme (AHCT) de France métropolitaine, la fréquentation dépasse son niveau de 2019 pour la première fois en 2022 (+4,1 %). Dans les résidences de tourisme notamment, la hausse de la fréquentation résidente (+5,4 %) compense la baisse des nuitées non-résidentes (-3,2 %).
L’année 2022 aura donc été marquée par un retour à la quasi normale du secteur touristique en France qui a contribué à réduire en partie le déficit commercial. Le retour des Chinois en 2023 permet d’envisager une nouvelle bonne année même si l’inflation pourrait éroder le pouvoir d’achat des touristes.
Le président russe Vladimir Poutine a prononcé, ce 21 février, son discours annuel à la nation russe depuis le Kremlin à Moscou. Près d’un an après le lancement de son offensive militaire en Ukraine, son allocution y était totalement consacrée.
« Moment difficile et clef pour la Russie »
Le président russe Vladimir Poutine a promis mardi de poursuivre sa campagne militaire en Ukraine, près d’un an après le début de l’offensive, lors d’un discours très attendu à la nation. « Pour assurer la sécurité de notre pays, pour éliminer les menaces venues d’un régime néonazi existant en Ukraine depuis le coup d’Etat de 2014, il a été décidé de mener une opération militaire spéciale. Et nous allons régler pas à pas, soigneusement et méthodiquement, les objectifs qui se posent devant nous », a-t-il déclaré.
« Je parle à un moment difficile et clef pour la Russie, dans une période de changements cardinaux partout dans le monde »
Vladimir Poutine, Président de la Fédération russe
L’Occident en ligne de mire
Le président russe Vladimir Poutine a aussi accusé l’Occident d’utiliser le conflit en Ukraine pour « en finir » avec la Russie, estimant que les Occidentaux portaient « la responsabilité » de l’escalade.
« Les élites de l’Occident ne cachent pas leur objectif : infliger une défaite stratégique à la Russie, c’est-à-dire en finir avec nous une bonne fois pour toutes »
Vladimir Poutine, Président de la Fédération russe
Face à l’élite politique du pays et des militaires ayant combattu en Ukraine, il a aussi remercié « tout le peuple russe pour son courage et sa détermination ».
Evoquant les sanctions internationales qui frappent la Russie, M. Poutine a estimé que les Occidentaux « ne sont arrivés à rien et n’arriveront à rien », alors que l’économie russe a résisté mieux qu’anticipé par les experts. « Nous avons assuré la stabilité de la situation économique, protégé les citoyens », a-t-il noté, estimant que l’Occident avait échoué à « déstabiliser notre société ».
Analyse du correspondant de TV5MONDE Paul Gogo à Moscou
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 22 février, aujourd’hui on parle du statut des élus consulaires, des forces françaises qui ont quitté le Burkina Faso, et de la sécheresse qui s’abat déjà sur la France.
Les élus consulaires sont-ils des élus comme les autres ?
C’est une question à laquelle un groupe d’études du Sénat a tenté de répondre. Dans un rapport publié la semaine dernière, les sages du palais du Luxembourg ont pointé des dysfonctionnements, comme les passes d’armes entre élus et personnels des consulats quant à l’utilisation des moyens du consulat, la faiblesse de la rémunération des conseillers des Français de l’étranger qui doivent couvrir un ou plusieurs pays avec le budget alloué à un conseiller municipal d’une ville de moins de 100 000 habitants, etc. Les sénateurs ont donc émis 12 propositions pour ajuster le statut des élus des Français de l’étranger à leurs fonctions. On attend la réponse du gouvernement.
La force Sabre a quitté le Burkina Faso
En janvier, le Burkina Faso a donné à la France un mois pour retirer ses troupes alors qu’il mettait fin à un accord militaire qui permettait aux troupes françaises de combattre les insurgés sur son territoire, invoquant le souhait du pays de se défendre lui-même. Ce départ marque un nouveau chapitre dans la lutte du Burkina contre les groupes islamistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui se sont appropriés de vastes étendues de terres et ont déplacé des millions de personnes dans la région élargie du Sahel, juste au sud du Sahara. La Russie via la milice Wagner s’est déjà emparé des anciens camps français.
Capture d’écran du reportage de TV5MONDE disponible sur notre site
31 jours sans pluie
Météo-France a annoncé ce mardi que le record de sécheresse hivernale de 2020 était égalé. Cette absence de précipitations compromet le rétablissement des nappes phréatiques, épuisées par la sécheresse historique de l’été dernier. Depuis le 21 janvier, même s’il a pu pleuvoir ponctuellement à certains endroits, le cumul des précipitations agrégé sur toute la métropole a été tous les jours inférieur à 1 mm.
Derniers arrivés de la cohorte d’échelons locaux, les conseillers consulaires, créés sous François Hollande sous l’impulsion de la ministre chargée des Français de l’étranger de l’époque, aujourd’hui sénatrice représentant ces derniers, Hélène Conway, ne disposeraient pas de mêmes prérogatives que leurs confrères élus en France.
C’est en tout cas ce qui ressort du rapport du groupe d’études « Statut, rôle et place des Français établis hors de France » adopté ce 8 février par le Sénat sous l’impulsion du sénateur et président de la fédération des Français de l’étranger du parti « Les Républicains » Ronan Le Gleut qui présida les travaux tout au long du processus.
Un sous-financement
Premier problème relevé par le groupe d’études du Sénat, c’est la faiblesse de l’indemnité forfaitaire qui leur est versée.
Pour rappel, les élus à l’Assemblée des Français, comme les conseillers consulaires, sont des bénévoles, ils ne reçoivent qu’une indemnité semestrielle forfaitaire pour couvrir les frais qu’ils doivent engager pour effectuer leur mandat. Les montants sont définis par un barème, publié par décret, prenant en compte la taille du pays, le coût de la vie sur place. Logiquement la fourchette est donc large de 1100 euros en Serbie à 2800 euros au Japon, qui leur sont versés tous les 6 mois.
Comme le relève le rapport, il est fréquent que ces indemnités, qui sont en fait calculées sur la base du montant de l’indemnité de fonction d’un conseiller municipal d’une ville de moins de 100 000 habitants revu à l’aune de l’indice Mercer, soient insuffisantes. A population égale, se déplacer, vaquer à ses obligations sur un territoire comme la ville de Poitiers et assurer la même fonction sur 3 pays comme au Benelux, ne représente pas, de fait, le même volume financier de frais.
« Certains conseillers à l’AFE ont dû renoncer à se rendre à la deuxième session plénière d’octobre et certains conseillers des Français de l’étranger ont décidé de ne pas participer à certaines cérémonies officielles lorsqu’elles se tiennent loin de leur domicile.«
Extrait du rapport du Sénat disponible en téléchargement en fin d’article
Ainsi les sénateurs proposent, comme c’est le cas pour les élus locaux, de garantir le remboursement intégral des frais exposés dans le cadre du mandat des conseillers des Français de l’étranger et de les distinguer clairement de l’indemnité de fonction. Une vraie révolution si la proposition est retenue. Mais plus qu’une option de confort pour nos élus, une enveloppe budgétaire adaptée permettrait de renforcer leur présence sur le terrain et de consolider le lien avec la France malgré la distance. Les Président(e)s des Conseils consulaires devraient aussi, aux yeux des parlementaires, disposer de moyens supplémentaires du fait de leurs nombreuses sollicitations tant par les Français implantés dans leur pays que par les autorités locales. Il en serait de même, logiquement, pour les élus à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Enfin, le groupe d’étude propose que leur expérience d’élu(e) soit prise en compte dans le calcul de leur retraite et puisse ouvrir le droit à une validation des acquis sous la forme d’un diplôme certifiant.
Mieux les inclure dans les dispositifs consulaires
Les parlementaires se sont aussi penchés sur le fonctionnement au quotidien en circonscription des mandats. Car s’il est prévu dans les textes que les conseillers consulaires peuvent disposer des moyens du consulat pour assurer leurs tâches, sur le terrain, c’est souvent, avec regrets, qu’on constate que les interactions entre élus et administrations consulaires sont tendues.
Les sénateurs aimeraient aussi que soit rétablie la possibilité de délivrer aux élus consulaires des « passeports de service ». Si ces derniers ne donnent pas l’immunité diplomatique à ses détenteurs, ils affirment clairement que ces derniers travaillent au service de la République française.
Renforcer l’Assemblée des Français de l’étranger
A quelques semaines de l’ouverture de la session printanière de l’AFE, le groupe d’études s’est penché sur son fonctionnement.
Les élus de l’AFE autour de sa présidente Hélène Degryse
En premier lieu, il a constaté la quasi-absence de moyens. Que ce soit la présidence ou les commissions, personne ne dispose de bureaux, et seulement un « petit secrétariat » à tiers temps est mis à leur disposition. Une fois de plus, on compte sur leur dévotion et leur budget personnel pour assurer des missions de service public.
Car comme le rappelle le rapport des sénateurs, l’AFE se doit de procéder à « la saisine des membres du Gouvernement de toute question consulaire ou d’intérêt général concernant les Français établis hors de France. » Comment le faire sans moyens, sans informations et sans capacité de suivi ? C’est pour cela qu’il est proposé de créer, en sus, une cellule d’assistance et d’informations avec une large amplitude horaire de permanence pour pouvoir répondre aux questions des conseillers des Français de l’étranger, quel que soit le fuseau horaire.
Trois ans après la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, la City de Londres a vu quelques départs de traders et de banquiers et s’est vue dépassée par ses rivaux européens en courtage d’actions. Malgré les allers et départs, le quartier de Canary Wharf reste la première place financière en Europe.
Paris devant Londres ?
On a lu récemment que Paris aurait « détrôné » Londres comme place financière mais ce n’est pas encore totalement fait. Pour autant, les ministres britanniques sont sur le banc des accusés pour avoir laissé un « record d’échecs et de promesses non tenues » alors que les prévisions internes montrent que la Grande-Bretagne aura 15 ans de retard dans la réalisation de son objectif d’exportation annuelle de £1000 milliard de livres sterling suite au Brexit.
Les projections du Département du commerce international (DIT) montrent que la valeur des exportations britanniques n’atteindra pas 1000 milliards de livres sterling avant 2035, sur la base des tendances actuelles, le total devant tomber à 707 milliards de livres sterling l’année prochaine.
Le rapport souligne à quel point les ministres britanniques ont eu du mal à répondre aux nobles prédictions que les Brexiters avaient faites sur le commerce international après avoir quitté l’UE.
En ricochet et du fait de la sortie de l’espace bancaire commun, on constate que la City est la première victime du Brexit. Tous ces jobs et tout cet argent ont été éparpillés un peu partout en Europe. Le grand gagnant est Dublin. Mais Paris est juste après : une centaine d’entreprises ont quitté Londres pour la capitale française. Parmi les grands noms il y a les assureurs AXA notamment, et dans les banques : BNP Paribas, Société générale, les américains JP Morgan, Morgan Stanley, et bien d’autres encore.
La crise du coût de la vie touche tout le monde
Trois ans après sa sortie de l’Union européenne, l’économie britannique se trouve en situation de faiblesse avec un climat social tendu. Les expatriés en ressentent aussi les effets avec la crise du coût de la vie.
La situation est pour le moins critique et nombre de Britanniques et Français sont concernés par une inflation galopante à 10,1%. C’est le plus mauvais résultat des membres du G7 et la plus forte augmentation depuis plus de 40 ans.
Si la hausse des prix est plus virulente qu’ailleurs c’est, entre autres, que faute de marges de manœuvre budgétaires, le bouclier énergétique a été moins protecteur, notamment qu’en France. Le Brexit a aussi accentué les inégalités sociales.
L’application des accords du Brexit n’est pas encore totale, de nombreux secteurs vont voir leur possibilité d’exporter ou d’importer se réduire au fil des mois. Il faudra de longues années pour redonner son dynamisme à l’économie britannique. D’ici là, est-ce qu’on verra d’autres départs de Français ? L’émigration de Britanniques n’est aussi plus un tabou !
La France et le Burkina Faso ont officiellement marqué la fin des opérations militaires françaises dans cette nation d’Afrique de l’Ouest, ont déclaré dimanche les forces armées burkinabées, après une cérémonie de descente du drapeau au camp des forces spéciales françaises un jour plus tôt.
En janvier, le Burkina Faso a donné à la France un mois pour retirer ses troupes alors qu’il mettait fin à un accord militaire qui permettait aux troupes françaises de combattre les insurgés sur son territoire, invoquant le souhait du pays de se défendre lui-même. Leur départ marque un nouveau chapitre dans la lutte du Burkina contre les groupes islamistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique, qui se sont emparés de vastes étendues de terres et ont déplacé des millions de personnes dans la région élargie du Sahel, juste au sud du Sahara. Dans un communiqué, l’état-major général des forces armées burkinabées a déclaré avoir participé avec les responsables des forces spéciales françaises Sabre à « une cérémonie solennelle de descente du drapeau marquant la fin officielle des opérations de la Task Force sur le sol burkinabé ».
Le départ des quelque 400 forces spéciales françaises du Burkina Faso fait suite à une forte détérioration des relations qui a vu Ouagadougou demander à la France de rappeler son ambassadeur.
Au cours de la semaine dernière, un petit groupe de manifestants anti-français s’est réuni chaque soir à Ouagadougou pour surveiller les signes de retrait français.
« Nous ne voulons pas que la moindre seconde soit ajoutée à la date prévue (du départ). Qu’ils partent et nous laissent notre Faso », a déclaré Amadé Maiga, qui faisait partie de ceux qui étaient parés de drapeaux burkinabés et qui agitaient un tricolore français barré d’une croix rouge.
Certains membres du groupe tenaient également des drapeaux russes – un signe des courants politiques sous-jacents compliqués qui façonnent la région.
Le Burkina Faso et le Mali voisin sont tous deux dirigés par des juntes militaires qui ont pris le pouvoir par la force au cours des deux dernières années, promettant d’améliorer la sécurité et de chercher du soutien au-delà de leurs alliés traditionnels.
La France a retiré ses forces du Mali l’année dernière après que la junte sur place ait commencé à travailler avec des entrepreneurs militaires russes. Le Ghana a accusé le Burkina Faso d’engager des mercenaires du groupe russe Wagner, ce qui a incité le président intérimaire du Burkina à nier la présence de telles forces dans le pays.
Le président français Emmanuel Macron a qualifié de « prédatrice » l’influence de la Russie dans les pays africains en difficulté, alors que la France a vu sa propre influence diminuer dans ses anciennes colonies.
« Marcher avec la Russie n’est pas un péché … La Russie est la solution », a déclaré Amadé Compaoré, un manifestant de 58 ans.
En France, l’époque n’est pas à la grande démission mais à la grande rotation des effectifs. À la différence des Américains, les Français n’ont pas décidé de se mettre, après les confinements, au bord de la route du travail. Bien au contraire, le taux d’emploi est au plus haut et celui du chômage au plus bas. Si les Français démissionnent de leur poste de travail, ce n’est pas pour « farnienter », vivre des prestations sociales ou de leur épargne, mais pour en changer et en occuper un autre plus en phase avec leurs attentes.
Après des années de chômage de masse, les Français deviennent plus sélectifs. D’ici 2040, avec plus de 800 000 départs à la retraite chaque année, près de la moitié de la population active sera renouvelée. Ce sont en effet les générations les plus nombreuses du baby-boom, celles du cœur des années 1960, qui liquideront leurs droits à la retraite ainsi que de nombreux travailleurs immigrés venus s’installer en France durant les Trente Glorieuses. Ces départs peineront à être compensés par l’arrivée des jeunes actifs, multipliant ainsi les risques de pénuries de main-d’œuvre, et favorisant les hausses de salaires.
L’appel du littoral
En parallèle au vieillissement de la population, l’appel du littoral devrait modifier également la géographie des emplois. Ces derniers seront de plus en plus nombreux sur les façades maritimes de l’Ouest et du Sud. La Corse est déjà la région qui, proportionnellement à son poids démographique, crée le plus de postes.
La digitalisation de l’économie, la transition énergétique ainsi que l’essor des services domestiques modifient en profondeur la nature des emplois proposés avec, à la clef, un risque de polarisation.
Les besoins se concentreront dans les prochaines années sur des emplois à faible valeur ajoutée, d’une part, avec par exemple les emplois à la personne, et sur des emplois très qualifiés, d’autre part. Cette polarisation est une source potentielle de montée des inégalités et des frustrations.
La grande révolution de l’emploi
Le télétravail est également une mutation de grande ampleur. En choisissant désormais leur lieu de travail voire leurs horaires, une partie des salariés se rapprochent ainsi du travail indépendant. Le fossé entre ceux qui peuvent télétravailler et les autres tend à s’accroître en créant deux populations qui se croisent de moins en moins.
La grande révolution de l’emploi en cours n’est pas sans danger sur les performances de l’économie française. Le faible taux d’emploi était jusqu’à maintenant compensé par une productivité élevée. Depuis la crise sanitaire, la productivité baisse en France quand elle est stable en Europe. L’essor des services au détriment de l’industrie explique en partie cette évolution.
L’autre facteur est la baisse sensible de la durée de travail par salarié. Le rejet des emplois à horaires décalés ou à forte pénibilité conduit les employeurs à embaucher plusieurs personnes sur un même poste, à augmenter les salaires, voire à réduire leur production par incapacité à pourvoir certains postes. Au quatrième trimestre de 2022, un cinquième des entreprises françaises déclaraient être dans cette situation. Faute d’un nombre suffisant d’actifs, la dégradation de la qualité des services publics et privés ainsi que celle de la balance commerciale ne peuvent que s’accentuer. L’économie est ainsi menacée d’attrition généralisée.
Améliorer les compétences, une nécessité
L’avenir de la France passera par une rotation réussie des effectifs d’ici le milieu du siècle. Si l’inclinaison actuelle se poursuit, la croissance s’étiolera, rendant difficile le maintien d’un haut niveau de protection sociale. L’amélioration des compétences accompagnant une montée en gamme est une ardente nécessité pour éviter une mauvaise spécialisation de l’économie sur les seuls secteurs de services domestiques.
La recherche et l’innovation que ce soit en matière de transition énergétique, de santé ou d’intelligence artificielle, constituent des priorités tant pour la France que pour l’Europe afin d’éviter une marginalisation par les deux grandes puissances économiques que sont les États-Unis et la Chine.
Le président américain Joe Biden a fait une visite surprise à Kiev lundi 20 février, une puissante démonstration de soutien à quelques jours du premier anniversaire de l’invasion russe.
« Joseph Biden, bienvenue à Kiev ! Votre visite est une marque de soutien extrêmement importante pour tous les Ukrainiens », a confirmé le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur Telegram.
Presidents @POTUS and @ZelenskyyUa are headed to honor the memory of the Heroes from the Heavenly Hundred – who died nine years ago for Ukrainian freedom and democracy.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait invité le président américain Joe Biden à se rendre à Kiev il y a plusieurs mois, estimant qu’il était important que le dirigeant américain voie la situation de près.
M. Zelensky s’était rendu à Washington en décembre pour rencontrer M. Biden et s’adresser à une session conjointe du Congrès américain, ce qui constituait son premier voyage hors d’Ukraine depuis le début de la guerre.
Les sirènes de raid aérien ont retenti dans la capitale ukrainienne lors de la visite de M. Biden à Kiev, mais aucun rapport ne fait état de missiles ou de frappes aériennes russes, alors que certains réseaux sociaux indiquent une activité des avions de chasse russes à la frontière biélorusse.
M. Zelensky a déclaré que M. Biden et lui avaient discuté d’armes à longue portée pendant la visite, tandis que la Maison-Blanche a déclaré que le président Biden annoncerait de nouvelles sanctions contre la Russie et un soutien militaire à l’Ukraine.
Les sirènes de raid aérien ont retenti dans la capitale ukrainienne lors de la visite de M. Biden à Kiev, mais aucun rapport ne fait état de missiles ou de frappes aériennes russes, alors que certains réseaux sociaux indiquent une activité des avions de chasse russes à la frontière biélorusse. [EFE/PRESIDENT OF UKRAINE VOLODYMYR ZELENSKYY / PRESIDENT OF UKRAINE]
Soutien « indéfectible » des États-Unis
M. Biden a déclaré qu’il s’était rendu à Kiev pour réaffirmer le soutien « indéfectible » des États-Unis à l’Ukraine, annonçant une nouvelle aide militaire et une nouvelle série de sanctions lors de ce voyage historique.
« Alors que le monde se prépare à marquer le premier anniversaire de l’invasion brutale de l’Ukraine par la Russie, je suis à Kiev aujourd’hui pour rencontrer le président Zelensky et réaffirmer notre engagement inébranlable et indéfectible envers la démocratie, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Lorsque M. Poutine a lancé son invasion il y a près d’un an, il pensait que l’Ukraine était faible et que l’Occident était divisé. Il pensait qu’il pouvait nous survivre. Mais il avait complètement tort»
M. Biden dans un communiqué publié par la Maison Blanche.
Il a confirmé un autre don d’équipement militaire américain et a déclaré que, plus tard dans la semaine, son gouvernement « annoncerait des sanctions supplémentaires contre les élites et les entreprises qui tentent d’échapper à la machine de guerre russe ou de la soutenir ».
M. Biden est arrivé dans la capitale ukrainienne un jour avant le grand discours du président Vladimir Poutine, qui devrait exposer les objectifs de la Russie pour la deuxième année de l’invasion entreprise le 24 février dernier.
Le président américain se rendra également en Pologne dans le courant de la semaine, à l’occasion de l’anniversaire de l’invasion russe.
Les tensions sont au plus haut et la crainte d’une offensive militaire majeure dans les prochains jours, qui pourrait marquer la phase la plus meurtrière de la guerre depuis ses débuts, se fait sentir. Selon diverses analyses militaires, Moscou envoie depuis peu des milliers de recrues et de mercenaires au front en anticipation d’une attaque.