Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Ce qu’on sait de l’attaque terroriste Paris du 25 septembre 2020

    Ce qu’on sait de l’attaque terroriste Paris du 25 septembre 2020

    L’attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo constitue « manifestement un acte de terrorisme islamiste », a déclaré Gérald Darmanin sur France 2, ce vendredi soir. 

    « C’est la rue où il y avait Charlie Hebdo, c’est le mode opératoire des terroristes islamistes, bien évidemment, cela fait peu de doute, c’est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays »

    Ministre de l’Intérieur. Gérald Darmanin

    Peu avant midi vendredi, un homme muni d’un hachoir a blessé deux personnes, un homme et une femme, tous les deux âgés d’une trentaine d’années, près des anciens locaux du journal Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert, dans le XIe arrondissement de Paris.

    Les deux blessés font partie de l’agence Premières Lignes, qui travaille notamment pour l’émission de France 2 Cash Investigation. « Cela s’est passé vers 11h45, un homme est arrivé et a attaqué avec un hachoir deux salariés qui fumaient devant l’immeuble, un homme et une femme », a déclaré à l’AFP Paul Moreira, fondateur et co-dirigeant de Premières Lignes.

    La vie des deux victimes « n’est pas en danger », a assuré le Premier ministre, Jean Castex, sur les lieux de l’attaque. Interrogé par les journalistes sur « l’état » des deux blessés hospitalisés, le chef du gouvernement a répondu :

    « Leurs vies ne sont pas en danger, dieu merci ».

    Jean Castex, Premier ministre

    Le terroriste et 6 potentiels complices sont en garde à vue

    Au total, sept personnes sont en garde à vue. Un homme a été interpellé à proximité de la place de la Bastille. Âgé de 18 ans, il est né au Pakistan. Il s’agit de l’auteur principal des faits. Il ne présentait « aucun signe de radicalisation et n’était pas fiché S. Peu après l’attaque, un autre homme, un Algérien de 33 ans, a également été placé en garde à vue afin de procéder à un certain nombre de vérifications sur ses relations avec l’auteur principal.

    Lors d’une perquisition en fin de journée à Pantin (Seine-Saint-Denis) à l’un des domiciles supposés du principal suspect, cinq hommes, nés entre 1983 et 1996, ont été interpellés et placés en garde à vue, selon une source judiciaire.

    Selon les informations de nos confrères de BFMTV, le principal suspect aurait reconnu les faits. Le jeune homme dit avoir 18 ans et être d’origine pakistanaise. Il se trouve en situation régulière sur le territoire français.

    Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé être saisi d’une enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », confiée brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

  • Des Libanais chantent en corse pour les victimes de l’explosion de Beyrouth

    Des Libanais chantent en corse pour les victimes de l’explosion de Beyrouth

    Le 4 août dernier, une explosion ravageait le port et la ville de Beyrouth, au Liban, et tuait 192 personnes. Pour rendre hommage aux victimes, un duo d’artistes libanais, Pascale Ojeil et Charles Eid ont repris, en corse, une chanson corse « A l’altru mondu », composée par les frères Vincenti et popularisée par Antoine Ciosi ou a Filetta. Une magnifique interprétation de ce duo d’artistes libanais, qui connaissent la Corse, puisque Pascale Ojeil avait déjà interprété « Corsica » de Petru Guelfucci.

    Un hommage

    Il s’agit des paroles qu’un jeune homme adresse à sa mère, restée sur terre, alors qu’il est mort et arrivé au Paradis. Une chanson très émouvante qui correspond, hélas, à ce que vivent bien des Libanais. 

    « Chacun aide à sa façon, à travers ce qu’il sait faire. En offrant cette chanson aux innocentes victimes de la monstrueuse explosion du port de Beyrouth, j’espère apporter, pour ma part, un peu de baume au cœur de leurs proches dévastés. Car malgré la tristesse du thème de cette chanson […] il s’en dégage un message d’apaisement et de sérénité« , a expliqué Pascale Ojeil au quotidien libanais L’Orient-Le jour

    La vidéo a déjà été vue près de 73.000 fois sur Facebook.

    Découvrez le clip ci-dessous

    Voici les paroles et leur traduction :

    À l’altru mondu, u tempu hè longu, ci stà l’eternità.

    Dans l’autre monde, le temps est long, c’est l’éternité

    È m’hà pigliatu à tempu natu ; di mè, chì n’hà da fà ?

    Je venais de naître, il m’a emporté, que va t-il faire de moi?

    O cara mamma, u paradisu hè grande cume tè,

    Oh maman chérie, le paradis est grand comme toi,

    È s’e ti chjamu à l’improvisu s’arricummanda à mè

    Et si je t’appelle à l’improviste, seule entend ma détresse

    Santa Marìa a to sumiglia ùn nu mi lascia più, Sainte Marie qui te ressemble tant, ne me lache pas d’un pas

    È mi cuntentu è mi ramentu, cume s’ell’era tù. et je m’en contente, et me souviens comme si elle était toi

    Ti mandu un fiore, u so culore, u sceglierai tù.  je t’envoie une fleur, dont tu choisiras la couleur

    Hè ind’u pratu di u Muratu ch’ellu face u più. C’est à Muratu, chez nous qu’elles fleurissent le mieux.

    S’e fussi eiu frà i più belli u cuglierebbi à tè, Si j’étais parmi elles, je te cueillerais les plus belles
    Ma stocu in celu, è i ti capelli sò luntanu da mè,
     Mais je suis au ciel, et tes cheveux sont loin de moi,
    Ma i t’allisciu cù Ghjesù Cristu chì sà quale tù sì,
     mais je les caresse avec Jesus Christ qui te connait,

    È mi cuntentu è mi ramentu, è megliu ùn possu dì. et je m’en contente et je me souviens, et que dire de plus?

    Ùn piglià dolu, u to figliolu cù l’ànghjuli stà bè. Ne porte pas le deuil, ton fils avec les anges va bien

    È ciò ch’e vogliu, u mio custodiu a sà prima cà mè. Et ce que je désire, mon ange gardien le sait bien avant moi

    Quì l’aria fine cume puntine cosge senza piantà, Ici,l’air tisse sans fin

    Ore tranquille, à mille à mille, senza calamità. des heures sereines par milliers sans calamité

    À l’altru mondu, canta un culombu è paura ùn hà, dans l’autre monde chante une colombe elle n’a pas peur

    Per cacciadore ci hè u Signore, O mà ùn ti ne fà ! car  seul ici chasse le seigneur, ne t’en fait pas, maman!

  • Le Royaume-Uni affirme sa singularité sur la scène internationale

    Le Royaume-Uni affirme sa singularité sur la scène internationale

    Le 31 décembre 2020 au soir, après 47 ans d’intégration, le Royaume-Uni sera hors de l’Union européenne et du Marché unique. Alors que les négociations commerciales engagées avec les
    différents Etats du monde pour assurer l’après Brexit auraient pu paralyser l’action du pays sur la scène internationale, ces derniers mois ont vu au contraire l’affirmation politique parfois abrupte de Londres, vis-à-vis de l’UE, de la Chine et, dans une moindre mesure, des Etats-Unis.

    Rupture dans la diplomatie

    Ces prises de positions ont pu surprendre car elles révèlent les profonds changements de paradigmes à l’œuvre Outre-manche, en rupture nette avec son passé. En effet, la défense du libre-échange, qui a constitué l’alpha et l’oméga de la Grande Bretagne durant près de trois siècles, n’est plus le principal fil conducteur de la politique étrangère de Londres. Pour le Royaume-Uni du Premier ministre Boris Johnson, il s’agit plutôt d’assurer le principe politique à l’origine du Brexit, à savoir la défense d’une pleine souveraineté politique et économique, en faisant feu de tout bois. Les conséquences sont multiples.

    Au niveau européen, un accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE a été trouvé fin 2019 et ratifié en janvier 2020 mais les négociations qui visent à définir la future relation virent désormais à la confrontation. En cause, les dispositions qui cadrent les régimes douaniers et d’aides d’état de l’Irlande du Nord, prévues pour éviter le rétablissement d’une frontière sur l’ile d’Irlande, assurer l’intégrité du Marché unique tout en maintenant Belfast dans l’Union douanière britannique. Le gouvernement britannique a ainsi annoncé vouloir revenir sur certains engagements pris il y a moins d’un an, reconnaissant être en rupture avec le droit international dont il a été le héraut durant des siècles car garantie de la bonne conduite des affaires.

    Une rupture dangereuse avec l’UE

    Peu importe que le Royaume-Uni réalise près de 50 % de ses échanges avec le Vieux continent, que les enjeux portent sur un accès à un marché de 450 millions de consommateurs. Alors que les questions politiques écrasent les données économiques, tout engagement demandé par l’UE pour assurer un commerce non faussé leur semble insupportable. Longtemps, les Européens ont été persuadés que le Premier ministre bluffait pour obtenir le meilleur accord possible. Désormais, un puissant climat d’incertitude plane à Bruxelles, où personne ne connaît le prix économique que le Premier ministre est prêt à payer en prenant le risque d’une absence d’accord, en plein crise sanitaire.

    Boris Johnson a par ailleurs renforcé sa crédibilité dans son traitement d’autres enjeux internationaux, en montrant le même souci d’indépendance du Royaume-Uni vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine. Londres refuse ainsi de s’aligner sur Washington sur la gestion du dossier iranien tout comme en matière de politique climatique, sujets sur lesquels elle est en phase avec les autres pays européens. De même, pour l’octroi de licences 5G au chinois Huawei, les Britanniques ont d’abord résisté aux injonctions de Donald Trump, jusqu’à ce que la Chine impose sa loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. C’est alors que, sous le regard médusé de certaines chancelleries occidentales, Londres s’est frontalement opposée à Pékin qui ne s’attendait pas à un tel bras de fer de la part d’un pays censé être désespérément en recherche de partenaire commercial.

    Indépendance à tout prix

    Dans la quête d’indépendance du Royaume-Uni, des journalistes anglo-saxons et français ont trouvé des parallèles avec la politique mise en œuvre par le Général de Gaulle, pendant la Seconde Guerre Mondiale puis en tant que président français. Il est vrai que le Gaullisme a permis à la France de « boxer » dans une catégorie supérieure, en figurant notamment parmi les vainqueurs de 1945 et en en tirant des bénéfices qu’elle exploite encore aujourd’hui avec sa présence au Conseil de sécurité de l’ONU. Appliqué à des nations de taille moyenne face à des superpuissances, le gaullisme semble « adapté » à l’Angleterre d’aujourd’hui.

    Dans ses Mémoires de Guerre, Charles de Gaulle retrace ses échanges tenus en 1943 avec Anthony Eden, futur Premier ministre britannique et alors très francophile Secrétaire d’Etat des Affaires Etrangères : « ‘’Savez-vous, me dit M. Eden avec bonne humeur, que vous nous avez causé plus de difficultés que tous nos alliés d’Europe ?’’ – ‘’Je n’en doute pas », répondis-je en souriant. La France est une grande puissance.’’ » Nul doute que de nombreux diplomates européens pourraient, 77 ans plus tard, reprendre à leur compte les propos du Britannique pour évoquer leur relation avec Londres. Et imaginer entendre une réponse très similaire de la part de l’actuel pensionnaire du 10 Downing Street.

    Alors, quelle posture de négociation pour l’UE ? Le Royaume-Uni que les Européens croyaient
    connaître a bien changé, avec le Brexit puis l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson. Ce changement est durable. L’UE doit donc prendre acte de cette réalité et défendre les principes sur lesquels l’unité de l’Union repose, sans toutefois hypothéquer l’avenir avec son turbulent partenaire. Car dans le vacarme d’un monde qui se recompose, un temps viendra, peut-être hélas, où nous nous rappellerons que rien ne vaut les vieilles amitiés.

    Un article de notre partenaire

  • Outil fiscalité : le simulateur du groupe des non-résidents contribuables en France

    Outil fiscalité : le simulateur du groupe des non-résidents contribuables en France

    Le Groupe des non-résidents contribuables en France fût un des premiers acteurs de la société civile a prendre conscience de l’implication de la réforme votée en 2018 avec la Loi de Finances 2019 pour les Français de l’étranger.

    Né à la frontière franco-belge, porté par de simples citoyens mais engagés, ce groupe Facebook fut rapidement le point de ralliement de tous les opposants à cette réforme. Réunissant plus de 3000 membres, ils ont su sensibiliser, le Ministre du Budget de l’époque, Gérard Darmanin, aux injustices que la réforme créeraient si les modalités votées par les députés devaient être appliquées.

    Une réforme en pause depuis 2018

    On connait la suite, un moratoire, soutenu, par les députés des Français de l’étranger (10 sur 11 sont issus des rangs de la majorité présidentielle), des rapports et des propositions.

    Tour de force ou ouverture de l’administration, ce groupe, comme d’autres collectifs (FdEiF, etc.), ont participé activement à l’émergence de 3 nouvelles pistes. C’est donc cet automne que l’Assemblée nationale devra trancher et que les expatriés imposés en France découvriront leur sort.

    Un simulateur validé par la DINR

    Sous le contrôle de la cellule du ministère dédiée à l’imposition des Français de l’Etranger (DINR), les bénévoles du groupe, ont créé un outil complet pour les Français contribuables non-résidents. En plus de vous donner le résultat pour l’exercice 2019, il vous permet de simuler les conséquences, sur votre imposition, de la réforme. En l’état ou si une des solutions préconisées dans le rapport, celle qu’ils soutiennent, est appliquée.

    Cette solution c’est la retenue à la source partiellement libératoire ! Elle serait conservée (20 ou 30%?), afin d’éviter une hausse de l’impôt grâce au bouclier créé par le statut Schumacker. Cet arrêt de la cour européenne instaure une limite à l’imposition. En effet, selon les juges européens, un expatrié français, imposé par la France, ne peut pas payer plus d’impôts que si il était résident en France, à la condition d’être installé dans un autre Etat membre de l’Union européenne.

    12 millions d’euros sur les 400 millions d’euros collectés

    Ainsi vu que le calcul du taux moyen sur les revenus mondiaux a déjà été automatisé, à condition d’avoir fourni les informations, il suffirait de rembourser le trop prélevé à la source ! Ça ne coûterait que 12 millions d’euros sur les 400 millions d’euros collectés chaque année. Sauf que le principe ne serait pas automatique, il faudra faire la requête chaque année auprès des tribunaux.

    En attendant le choix de l’Assemblée national, vous pouvez découvrir, en cliquant sur l’image ci-dessous, le simulateur du Groupe des non-résidents contribuables en France. Attention, prenez bien connaissance du mode d’emploi disponible juste sous l’image.

    Cliquez sur l’image pour accéder au simulateur validé par le Groupe des non-résidents contribuables en France – © du logiciel : Amel El Guendouz

    Note des administrateur du Groupe des non-résidents contribuables en France.

    Il est très IMPORTANT de vous rappeler que pour le confort de tous, vous :

    • devez attendre que la personne qui est en cours d’utilisation arrête sa simulation (vous pouvez voir combien de personnes sont connectés en simultané en haut à droite). Attendez votre tour!
    • devez uniquement entrer vos données dans la partie orange du simulateur (ne rien toucher aux autres parties ou onglet, vous devez rester sur l’onglet « informations » et surtout pas en ouvrir ou créer d’autres!!! ). Dans la partie orange bien sélectionner votre situation et pour le nombre de part si 1/2 part, mettre un « , » comme séparateur et PAS un « . »
    • devez effacer les chiffres que vous avez entrés dans la partie orange de l’outil quand vous avez fini (AUCUNE AUTRE PARTIE de doit être touchée et renseignez) afin de laisser la place à l’utilisateur suivant.
    • NE DEVEZ SURTOUT PAS COUPER ou COPIER ou COLLER quoique ce soit dans ce document. Si vous le faîtes ça le fera éventuellement buguer et c’est vraiment pas sympa pour ceux qui veulent ensuite l’utiliser donc AUCUN COUPER / COPIER / COLLER dans ce document sous aucun prétexte. Vous tapez dans la partie orange vos données. Vous notez les résultats sur un papier à la main mais en aucun cas vous ne faites des COUPER OU COPIER OU COLLER.
  • La commission fiscalité de l’AFE s’oppose à la réforme fiscale du gouvernement

    La commission fiscalité de l’AFE s’oppose à la réforme fiscale du gouvernement

    Depuis 2019, le serpent de mer de la réforme fiscale des Français de l’Etranger mobilise élus nationaux, locaux et groupes de citoyens.

    Voulue par l’Assemblée des Français de l’étranger, réunissant les élus locaux des Français hors de France, la réforme avait comme objectif de rendre plus équitable l’assiette d’imposition et les barèmes.

    Une commission fiscalité de terrain

    Cecilia Gondard
    Cecilia Gondard

    La Commission Fiscalité, présidée par Cecilia Gondard (élue des Français de Belgique), a, pourtant, été tenue éloignée des ajustements de la réforme fiscale prévue dans la loi de financement 2019 (la disposition est depuis sous moratoire).

    L’instance, réunissant les élus locaux, a découvert comme tout à chacun les propositions effectuées par Bercy via les Sénateurs des Français de l’Etranger et la presse !

    Composée d’élus de tous les continents, cette commission, comme l’assemblée dont elle est issue, est pourtant la seule légitime pour confronter les volontés politiques et la réalité du terrain. Surtout qu’elle était à l’origine du mouvement ayant conduit à cette réforme de la fiscalité des Français hors de France.

    La recherche de plus d’équité

    Son objectif premier était de faire converger les taux, appliqués aux revenus les plus faibles, qui grevaient le budget des familles les plus modestes. Le principe du prélèvement libératoire à 20%, dès le premier euro, était particulièrement inégalitaire, favorisant les gros revenus et motivant l’exil fiscal.

    Lors du vote de la loi de financement 2019, un nouveau système a été proposé permettant une progressivité de l’impôt. Sauf que le taux appliqué devait prendre en compte l’ensemble des revenus mondiaux sans offrir l’accès aux possibilités de déduction fiscale disponibles pour les Français en France. En sus, le nouveau barème fiscal ne prévoit plus la déduction de 10% au titre des frais liés à l’expatriation. Cette proposition n’a fait que réactiver la peur de l‘imposition au Passeport.

    Bercy a donc proposé, dans son rapport en juillet 2020, de réintroduire une taxation forfaitaire… à 30% ! Pour la Commission fiscalité de l’AFE, cette mesure augmente l’inégalité devant l’impôt au lieu de la réduire. La réponse de l’administration : le statut Schumacker

    Schumacker : un risque d’engorgement des tribunaux

    Le statut dit « Schumacker » concerne uniquement les résidents de l’UE, ce qui exclut plus de la moitié des expatriés.

    Le principe : un Français qui réside dans un pays de l’UE mais perçoit la (quasi-)totalité de ses revenus en France et aucun revenu significatif dans son pays de résidence devrait bénéficier du même traitement fiscal qu’un Français sur le territoire national.

    Ainsi, il devrait donc bénéficier des mêmes abattements, exonérations et allégements fiscaux qu’un résident. Ce principe découle de la décision de la Cour dans l’affaire Schumacker (C-279/93).

    Il se justifie par le fait qu’un expatrié français dans l’UE qui perçoit la (quasi-)totalité de ses revenus en France serait soumis à un niveau d’imposition beaucoup plus élevé qu’un Français résidant sur le sol national. Comme il ne devrait payer que peu ou pas d’impôts en France et qu’il n’a pas le droit, du fait qu’il réside hors de France, à aucun abattement permettant de compenser ce niveau d’imposition très élevé, l’arrêt lui permet de ne pas payer plus que si il y en bénéficiait, créant ainsi un plafond : le montant de l’impôt dû si il résidait en France.

    La décision de la cour européenne s’imposant à tous les Etats, la Commission de la fiscalité de l’Assemblée des Français de l’Etranger s’interroge sur l’administration et sa volonté de rester dans l’illégalité. Plus fort, Bercy invite les contribuables concernés à saisir les tribunaux afin de faire valoir leurs droits.

    A juste titre, la présidente de la commission, Cecilia Gondar, s’étonne, dans le courrier envoyé au Premier Ministre, Jean Castex, ce premier septembre, que la loi renouvelée n’intègre pas cet arrêt. On peut craindre en conséquence un engorgement des services fiscaux des Français hors de France et des tribunaux. En effet, les requêtes en justice seront, donc, nombreuses, entrainant leurs cohortes de frais et de délais supplémentaires, pour un résultat connu d’avance.

    La réforme a oublié les « récrutés locaux »

    Dans son courrier, la Commission de la Fiscalité, dans sa sagesse, a aussi alerté sur la situation de nos compatriotes recrutés, par les administrations et organismes assimilés, sous un statut de droit local.

    En effet, professeurs, personnels administratifs des consulats et ambassades, etc, sont de plus en plus recrutés avec un contrat de travail du pays de résidence. Le traitement est payé par l’Etat ou ses agences. En conséquence, la France impose ces salariés. Cependant, l’interprétation des conventions sont différentes d’un pays à l’autre.. Certains Etats ont ainsi réclamé des impôts à ces derniers. Ces Français doivent donc se plier à une double imposition ou entamer un bras de fer avec l’administration fiscale du pays de résidence.

    Décidément, Bercy veut que les expatriés soient dans l’illégalité… Le crime, avoir quitté la France ?

  • Olivier Cadic :  la réforme fiscale pour les expatriés « aura un coût politique pour le gouvernement »

    Olivier Cadic : la réforme fiscale pour les expatriés « aura un coût politique pour le gouvernement »

    Après plus de 6 mois d’interruption, le sénateur des Français hors de France Olivier Cadic (UDI) a repris cette semaine les déplacements en circonscription. Il commença par un retour en Belgique qu’il connait bien.

    Scolarité, crise économique, le sénateur a rencontré tous les acteurs

    Olivier Cadic
    Olivier Cadic avec les jeunes écoliers de l’établissement français à Bruxelles
    © Olivier Cadic

    L’occasion pour lui de visiter le Lycée français de Bruxelles alors que l’établissement connait ses premiers cas de Covid-19. Les Terminales ont du être fermées quelques jours après la rentrée.

    Au cours de sa visite, il ne manqua pas la réception au Sofitel Brussels Europe de la Chambre de Commerce Franco-belge de Bruxelles. Il pût ainsi partager son expérience d’ancien chef d’entreprise et confronter les réalités du terrain économique aux propos rassurant du gouvernement.

    Un dîner avec les élus

    Autre sujet, que les élus consulaires, comme Georges Françis Seingry (LR) ou Jérémy Michel (Agir/majorité présidentielle), présents au traditionnel dîner protocolaire, ont pu aborder avec lui : la réforme de la fiscalité des Français de l’étranger. Celle-ci rentre dans la dernière ligne droite avec le vote de la Loi de Finance 2021. Le parlement devra, en effet, s’exprimer, définitivement, sur le projet gouvernemental au cours de l’automne.

    Pour tous ces sujets, et plus encore, le sénateur Olivier Cadic, partage son analyse et ses critiques dans le podcast vidéo que vous trouverez ci-dessous.

    4 questions au sénateur

    Olivier Cadic

    Olivier Cadic à Bruxelles le 22 septembre 2020
  • ONU : la réforme impossible du Conseil de sécurité

    ONU : la réforme impossible du Conseil de sécurité

    Serpent de mer, une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, figé dans sa composition depuis la Seconde Guerre mondiale, a été réclamée comme jamais cette semaine lors de l’Assemblée générale annuelle de l’Organisation, mais sans avancée en vue.

    Avec la pandémie de Covid-19, les divisions entre les cinq membres permanents – Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni – et la paralysie qu’elles suscitent ont atteint des niveaux inacceptables pour beaucoup.

    De nouveaux membres permanents ?

    A l’issue d’une réunion à huis clos, l’Inde, le Japon, le Brésil et l’Allemagne ont revendiqué mercredi (24 septembre) un statut de membres permanents.

    En janvier 2019, dans le cadre du traité de coopération et d’intégration franco-allemand signé à Aix-la-Chapelle, la France et l’Allemagne souhaitaient renforcer leur coopération dans le domaine de la défense. Les deux alliés visaient déjà à faire de Berlin un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Un objectif alors prioritaire de la diplomatie franco-allemande.

    Le Conseil de sécurité comprend au total 15 sièges mais ses dix membres non permanents, renouvelés chaque année pour moitié, n’ont pas de droit de veto à la différence des permanents. « Si chaque pays est libre de présenter une résolution, dans la réalité elles viennent surtout des Occidentaux », orientant la gestion du monde, relève un diplomate sous anonymat.

    La gouvernance mondiale post-pandémie est, à l’initiative du Niger, le thème jeudi d’une visioconférence du Conseil de sécurité. Son élargissement devrait y être évoqué même si les « Cinq Grands » devraient s’opposer à une perte de leurs privilèges.

    « Nous savons que la relation entre les grandes puissances du monde aujourd’hui est très dysfonctionnelle, rendant les décisions difficiles pour le Conseil de sécurité »

    relevait fin avril le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

    Un constat qui devrait rester encore longtemps d’actualité.

    Sur la pandémie comme sur la Syrie, le Yémen ou la Libye, sans entente entre grandes puissances, une coopération efficace ou des sorties de conflits ne sont pas imaginables.

    De l’Amérique du Sud à l’Asie en passant par l’Afrique et l’Europe, plusieurs dirigeants ont profité de l’Assemblée générale pour souligner la nécessité « urgente » de réformer le Conseil de sécurité afin de mieux refléter le monde d’aujourd’hui.

    A l’issue d’une réunion à huis clos, l’Inde, le Japon, le Brésil et l’Allemagne ont revendiqué mercredi un statut de membres permanents.

    Il y a urgence à réformer le Conseil en l’élargissant pour le « rendre plus représentatif, plus légitime et efficace », sans quoi il risque de devenir « obsolète », ont averti les quatre pays.

    « Une seule voix »

    Il faut parvenir à une composition « qui reflète le mieux la représentativité des peuples, des nations et des continents », a dit le président angolais João Lourenço. Le monde a besoin d’un Conseil de sécurité « plus transparent, plus démocratique, plus représentatif », a renchéri le Congolais Félix Tshisekedi.

    L’instance suprême de l’ONU devrait être rebaptisée « Conseil de sécurité humaine », a réclamé Carlos Alvarado (Costa Rica), en déplorant que ses membres permanents soient les principaux producteurs d’armes. Selon lui, ce devrait être une instance « capable de dépasser ses profondes divisions internes pour travailler unie, d’une seule voix ».

    Même approche pour l’Argentin Alberto Fernandez, qui a appelé à une nouvelle « maison commune », ou son homologue chilien Sebastian Piñera, qui juge que le Conseil de sécurité « ne répond plus aux besoins ou aux défis de l’époque ».

    Mais comment faire bouger les Cinq Grands ? Un sommet comme l’a proposé le Russe Vladimir Poutine sans objectif clair ? Comment convaincre la Chine qu’une présence permanente de l’Inde n’est pas une menace ? Comment encourager la France, pro-européenne, à partager son statut avec l’Allemagne ?

    Les chances de succès d’une réforme« sont proches de zéro », affirme à l’AFP Andrew Bacevich, professeur de relations internationales à l’Université américaine de Boston.« Parce qu’elle veut dire une perte de pouvoir, de statut, pour les cinq membres permanents. »

    Officiellement, Paris, qui milite pour une limitation du recours au veto en cas « d’atrocités de masse », est en faveur d’un élargissement du Conseil. La France soutient les candidatures allemande, brésilienne, indienne et japonaise ainsi qu’une présence renforcée des Africains, jugeant que le Conseil pourrait compter jusqu’à 25 membres, permanents et non-permanents.

    Actuellement, le Conseil « sert largement les intérêts des Etats-Unis, de la Russie, de la France, du Royaume-Uni et de la Chine. Et donc ces pays n’accepteront aucune restructuration », prévient toutefois Andrew Bacevich.

    Quant à la place de l’Afrique, il faudrait que les Africains se mettent d’abord d’accord. En 2005, une « Position africaine commune » a établi que le continent africain ne devait « pas avoir moins de deux sièges permanents au Conseil avec toutes leurs prérogatives, dont le droit de veto ». Mais depuis, les discussions sont infructueuses sur quels pays occuperaient ces deux sièges.

  • Les oligopoles contre le libéralisme

    Les oligopoles contre le libéralisme

    Les marchés sont dominés par un nombre toujours plus restreint d’entreprises. Les secteurs de l’automobile, de l’informatique, des technologies de l’information et de la communication, de la pharmacie, de la grande distribution, etc. reposent sur des oligopoles qui bénéficient de rentes de situation. La multiplication des positions dominantes amène une répartition inégale des gains de productivité, une moindre progression des salaires, des prix plus élevés, un ralentissement de la diffusion des progrès technique et, par voie de conséquence, une croissance plus faible. 

    Concentration et oligopoles

    Les pères du libéralisme comme Adam Smith ont toujours mis en garde contre les méfaits des concentrations qui entraîneraient des bénéfices indus en empêchant de nouvelles entreprises d’entrer sur les marchés. De tout temps, les grandes firmes en position dominantes s’entendent entre-elles au niveau des prix et des salaires. Elles tendent à instituer de nombreuses barrières notamment en ayant recours aux brevets. Que ce soit aux États-Unis (dès 1890 avec la loi Sherman) ou au sein de l’Union européenne, des lois avaient été prises pour lutter contre la formation de situation de monopoles. Standard Oïl dans les années 1920 ou ATT et ITT dans les années 1970/1980 avaient dû passer sous les fourches caudines de lois antitrust américaines. 

    Mais, depuis une trentaine d’années, le droit de la concurrence est mis en échec par les pratiques des grandes entreprises. L’échec de la procédure antitrust au tournant du siècle dernier contre Microsoft a été un révélateur d’un changement de rapport de force. 

    Gouvernements schizophrènes

    Les pouvoirs publics qui luttaient auparavant contre la constitution de monopoles sont devenus des complices des concentrations. Ils les acceptent au nom de la constitution de champions nationaux ou internationaux et au prétexte de la protection de l’emploi, du moins à court terme. Les responsables d’entreprises ont vendu l’idée que les rendements d’échelle procurés par la détention d’une large part de marché étaient la clef de la compétitivité et de la survie. Dans les faits, ce processus a surtout avantagé les actionnaires. Les positions dominantes se sont ainsi multipliées avec l’essor du secteur des technologies et de l’information. Les entreprises dominantes de ce secteur grâce à leur trésor de guerre freinent l’accès de concurrents en les rachetant. Elles peuvent également les éliminer en vendant à perte. 

    Les gouvernements sont schizophrènes à leur égard en condamnant leurs pratiques – notamment fiscales – tout en se pliant en quatre pour les accueillir dans leur pays. La crise en cours pourrait encore favoriser la concentration économique, ce qui serait une grave erreur pour la vitalité du capitalisme et de l’économie de marchés. L’affadissement de la concurrence contribue à celle de la croissance. Il pénalise la demande et la créativité. 

    Un code international de libre concurrence

    Les pouvoirs publics devraient impérieusement lutter contre la constitution des oligopoles en s’opposant aux fusions-acquisitions et aux rachats qui ne visent qu’à limiter la concurrence. La question du démantèlement de certaines entreprises devrait être posée. Une remise en cause du droit des brevets, qui aujourd’hui avant tout utilisé pour empêcher des nouveaux entrants, ne serait pas non plus illogique.

    Compte tenu du caractère mondial des marchés et des entreprises, cette réflexion devrait être menée, comme pour la lutte contre la fraude, au sein de cénacles internationaux tel l’OCDE qui pourraient instituer un code international de la libre concurrence avec des sanctions accrues pour contre les ententes. 

  • Rencontre avec Hubert Maguin – un marcheur en Amérique du Sud !

    Rencontre avec Hubert Maguin – un marcheur en Amérique du Sud !

    Dur chemin que celui du référent LREM pour la deuxième circonscription des Français hors de France, l’Amérique du Sud et les Caraibes !

    La vie du mouvement présidentiel dans cette partie du monde a été chargée et compliquée. Pourquoi ? Une députée atypique qui a quitté en deux temps La République En Marche.

    Paula Forteza, la députée qui lâcha sa circonscription

    Première étape, la candidature de Paula Forteza aux municipales à Paris auprès du dissident Cedric Villani, qui se conclut par un échec cuisant. Rapidement, elle en a tira les conclusions : elle quitte LREM. Nouvelle posture qui n’arrange pas les affaires des 1300 militants en Amérique du Sud.

    Alors que la crise sanitaire a touché avec force le continent, Hubert Maguin, référent pour la circonscription répond à nos questions sur la situation des Français dans cette vaste circonscription et les perspectives pour le parti présidentiel.

    Ce jeune cadre d’une entreprise française à Sao Paulo (Brésil) milite aussi dans une association de soutiens aux détenus français à l’Etranger (Redeasso). Cet engagement militant, il l’insuffle dans les actions des comités LREM des différents pays, dont il a la responsabilité. Ces dernier ont créé de nombreuses chaînes de solidarité pour soutenir nos compatriotes en difficulté au pic de la Covid-19.

    A quelques mois des élections consulaires (mai 2021) et des échéances de 2022, Hubert Maguin relance la mobilisation des partisans d’Emmanuel Macron sur le continent sud-américain.


    Podcast Vidéo

    Hubert Maguin fait le point sur la situation des Français en Amérique du Sud
  • Les systèmes de santé dans le monde – Asie, Afrique, USA

    Les systèmes de santé dans le monde – Asie, Afrique, USA

    En France, notre système de santé s’appuie sur différentes structures. Les frais à la charge des patients sont moindres voire nuls grâce à la sécurité sociale. Malgré un système bien rodé, selon le dernier rapport du Legatum Prosperity Index, la France arrive en 16e position concernant son système de santé. Certains systèmes sont ainsi encore plus performants, notamment en Asie (Singapour, Japon ou encore la Corée du Sud) ou dans les pays nordiques (Norvège, Danemark et Pays Bas). Les critères pris en compte pour calculer cet indice sont variés, allant de l’état de santé général de la population à l’accès aux services nécessaires pour rester en bonne santé. Avec les exemples du Japon, des États-Unis et du Sénégal, nous allons voir 3 systèmes de santé dans le monde auxquels les expatriés peuvent être confrontés. 

    Le système de santé au Japon 

    Le Japon a aujourd’hui l’un des meilleurs systèmes de santé du monde. Classé 2e par le Legatum Prosperity Index, l’une des particularités du système est son modèle d’hôpitaux hyper connectés. 

    En effet, ces « hôpitaux du futur » permettent de simplifier les démarches pour une meilleure prise en charge. Terence du blog « Les deux crapahuteurs » a été confronté au système japonais et il nous raconte. 

    Hôpital à Tokyo

    À son arrivée à l’hôpital de Kyoto, après un premier questionnaire à remplir, on lui remet une carte avec son nom en katakana (alphabet japonais) inscrit dessus. On lui fournit également un boîtier qui n’est ni plus ni moins qu’un GPS afin de se localiser dans l’hôpital ! Ce boîtier sonne lorsqu’un médecin souhaite le contacter en lui indiquant où se rendre dans l’hôpital. La carte qu’on lui a fournie est une carte personnelle qui contient ainsi tout son dossier médical. « Tout est automatisé et relié. Vous retrouvez ainsi votre dossier médical, où que vous vous rendiez ». Avec son boîtier et son dossier médical sur sa carte, Terence arrive ainsi a passer ses examens en un temps record. Une expérience qui aura marqué notre voyageur, par sa simplicité et son efficacité !

    Boitier de santé connecté

    Les japonais sont connus pour être adeptes des dernières technologies et ce n’est pas pour rien qu’ils ont l’une des meilleures espérance de vie au niveau mondial. Une aubaine pour les expats qui s’installent au pays du soleil levant, le système de santé est vraiment efficace !

    Le système de santé aux États-Unis 

    Les États-Unis sont réputés leur système de santé, mais pour des raisons différentes ! En effet, c’est l’un des plus onéreux du monde et on ne rigole pas avec ça ! Pourtant, cette tarification élevée ne garantit pas la qualité des soins prodigués. Ainsi, les États-Unis se positionnent à la 59e place du classement de Legatum Prosperity Index. Loin derrière des pays dont on ne soupçonne pas l’efficacité du système médical. 

    Equipe des principaux médecins d’un hôpital à Los Angeles (Facebook)

    À l’inverse du système français, le système américain, s’articule essentiellement autour d’assurances privées. Cependant, ce système, qui n’est pas universel, ne couvre pas l’ensemble de la population et une partie se retrouve ainsi sans assurance santé !

    Avec ce système inégalitaire, les hôpitaux deviennent frileux lorsqu’il s’agit de prendre en charge les patients. Sans preuve d’une assurance-maladie, les hôpitaux peuvent ainsi refuser l’accès aux soins, plongeant certains dans une véritable précarité médicale. 

    Pour les expats, il est important de souscrire une assurance santé qui répond aux exigences du pays, avec des plafonds élevés afin de ne pas se retrouver avec des factures faramineuses suite à des soins, même bénins. 

    Le système de santé au Sénégal

    Les pays d’Afrique sont quant à eux généralement mal positionnés dans le rapport du Legatum Prosperity Index.

    En terme d’organisation, le système de santé repose essentiellement sur un système pyramidal. Au Sénégal notamment, il existe 3 niveaux de prise en charge médical : niveau district, niveau régional et niveau national. 

    Au premier niveau, le niveau district, il y a 3 types de lieux qui accueillent les patients : 

    Les « cases de santé »

    Ici, ce sont les petits problèmes de santé qui sont soignés. C’est un personnel communautaire qui se charge des soins, c’est-à-dire une personne qui a été formée par un personnel d’état. Les cases de santé sont courantes dans les coins reculés de l’Afrique. 

    Les « postes de santé »

    Implantés dans les communes relativement peuplée, ils sont souvent tenus par un infirmier unique, parfois aidé d’une sage femme. Ils font surtout le suivi des grossesses et les accouchements. Si le poste de santé n’a pas la capacité d’accueillir et de soigner un patient, il faut alors se rendre au « centre de santé ». 

    Les « centres de santé »

    On y retrouve généralement un médecin, une maternité et un laboratoire (ce sont les 3 postes basiques pour ouvrir un centre de santé.). Plus occasionnellement, on peut également trouver un dentiste, un ophtalmologue ainsi qu’un bloc opératoire dans les plus grands centres de santé. 

    Les hôpitaux se situent ensuite au niveau régional ou national. En général, les expatriés sont envoyés directement dans les hôpitaux, car ils ont une assurance. Mais en cas de voyage dans des zones plus reculées, il faudra se préparer à se rendre dans des établissements du niveau district. 

    Un accès aux soins qui n’est pas universel

    Ainsi, les systèmes de santé varient d’un pays à l’autre et l’accès à des soins de qualité n’est pas universel. Les expats sont généralement couverts par une assurance santé complémentaire, mais il est toujours intéressant de connaître le fonctionnement des autres pays. Retrouvez l’ensemble des articles sur le thème de la médecine et de la santé ICI

    Besoin d ‘une assurance santé, rapatriement et voyages, dédiée aux expatriés ? Contactez notre partenaire AVA

    ← Retour

    Merci pour votre réponse. ✨