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  • L’UE et le Royaume-Uni entament un dernier cycle de négociations tendu

    L’UE et le Royaume-Uni entament un dernier cycle de négociations tendu

    Dans une ambiance électrique, l’Union européenne et le Royaume-Uni entament cette semaine leur neuvième et dernier cycle de négociations prévu pour convenir de leurs relations post-Brexit.

    Le dernier des cycles de négociations convenus jusqu’à présent entre l’UE et le Royaume-Uni débutera mardi 29 septembre et durera quatre jours. Les intervenants reviendront sur les principales pierres d’achoppement entre les deux parties, telles que la concurrence équitable et la pêche.

    Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, et son homologue britannique, David Frost, superviseront également les discussions sur d’autres sujets comme le commerce des biens et des services, l’énergie et la coopération judiciaire.

    Chapitres en suspens

    Concernant la concurrence équitable, l’UE souhaite que le Royaume-Uni s’engage à ce que sa réglementation dans des domaines tels que les aides d’État, les normes sociales et du travail ou la fiscalité ne s’écarte pas excessivement de celle de l’UE, dès lors le Royaume-Uni aura accès au marché européen en tant que pays tiers.

    Bruxelles craint qu’un assouplissement des règles britanniques dans ces secteurs, alors même que le Royaume-Uni continuera d’échanger des biens et des services avec l’UE par le biais d’un accord commercial, n’engendre des distorsions du marché et en matière de concurrence.

    Le gouvernement britannique, en revanche, estime qu’une telle concession compromettrait sa souveraineté.

    En matière de pêche, l’objectif final pour l’UE est de maintenir une relation aussi proche que possible de celle qui existe à l’heure actuelle avec le Royaume-Uni. À l’inverse, Londres entend négocier des quotas avec les pays du bloc sur une base annuelle, un arrangement semblable à celui conclu avec la Norvège.

    Course contre la montre

    Daniel Ferrie, le porte-parole de Michel Barnier, n’a pas voulu spéculer sur l’humeur qui prévalait à Bruxelles à la veille de ce neuvième tour, mais a déclaré que, comme c’était « le cas depuis quatre ans », le négociateur français n’était « ni optimiste ni pessimiste, mais déterminé à parvenir à un accord ».

    Les deux parties déclarent viser le même objectif : disposer d’un accord pour la fin octobre, afin de permettre au processus de ratification parlementaire d’avoir lieu, tant dans l’UE qu’au Royaume-Uni. Lors des précédentes étapes du Brexit, ce processus a engendré d’importants retards en raison des réticences de la Chambre des Communes à Londres.

    L’objectif est que l’accord soit prêt à entrer en vigueur le 1er janvier, date à laquelle la période de transition actuelle prendra fin. Le Royaume-Uni se dissociera alors définitivement de toutes les structures et de la législation communautaires et deviendra un pays tiers.

    D’après les conditions convenues par les deux parties, cette période aurait pu faire l’objet d’une prolongation – beaucoup plus courte que ce qui avait été initialement prévu – mais le Royaume-Uni a finalement refusé de demander une extension avant la date butoir du 1er juillet.

    « Nous nous dirigeons comme des somnambules vers un précipice », a déclaré dimanche 27 septembre Markus J. Beyrer, le directeur général de BusinessEurope, l’association patronale européenne des employeurs. « Passer d’une intégration complète du marché à un scénario sans accord aurait des conséquences dévastatrices pour les entreprises, qui luttent déjà contre l’impact du COVID-19 », a-t-il averti.

    Il a dès lors exhorté les deux parties à parvenir à un accord et s’est dit convaincu qu’un « résultat raisonnable » était encore possible.

    Réunion sur l’accord de retrait

    Avant que le cycle de négociations sur les futures relations UE-Royaume-Uni ne débute, les membres du comité mixte consacré à mise en œuvre de l’accord de retrait de l’Union européenne se réuniront lundi. Il va sans dire qu’il sera question de la proposition législative britannique très controversée qui modifie certaines parties de cet accord.

    Le comité est présidé par le vice-président de la Commission européenne chargé des relations interinstitutionnelles, Maros Sefcovic, et par le ministre britannique, Michael Gove.

    Le vice-président de l’exécutif européen avait enjoint le gouvernement britannique à retirer d’ici à la fin septembre la loi par laquelle il entend modifier la clause de sauvegarde permettant d’éviter le rétablissement d’une frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, ce qui, selon Maros Sefcovic, met en péril l’accord de paix dans la région.

    Il est dès lors fort probable que la réunion du comité mixte se concentre sur le projet de loi portant sur le marché intérieur. Celui-ci modifie certaines règles relatives à la circulation des marchandises entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, qui avaient été spécialement conçues pour que les douanes puissent rester ouvertes entre les deux Irlandes, lorsque le territoire britannique se trouvera à l’extérieur de l’union douanière européenne.

    Pour l’heure, Londres refuse de retirer son projet de loi, bien qu’elle ait explicitement reconnu qu’il violait le droit international et qu’elle ait essuyé une pluie de critiques aussi bien au niveau national qu’international.

    Un article de notre partenaire

  • Congés paternité : comment ça se passe en Francophonie?

    Congés paternité : comment ça se passe en Francophonie?

    Le point sur les avancées en matière de congés paternité dans le monde francophone. Partant du Canada, un des premiers pays à l’instaurer, le reportage de TV5 MONDE explore le monde francophone.

    Suisse, France, des pays à la traine ?

    Zoom sur la Suisse qui vient de voter à 60% pour la mise en place du congé paternité. La France devance le mouvement avec l’annonce d’Emmanuel Macron qui désire voir le congé s’étendre à 9 semaines.

    12 minutes dédiées aux futurs papa-poules..

    Podcast Vidéo de notre partenaire TV5 Monde

  • L’élection américaine n’aura pas lieu

    L’élection américaine n’aura pas lieu

    Ou comment Donald Trump pose les bases d’un déraillement constitutionnel !

    Pendant la totalité de son mandat, le président des Etats-Unis n’a cessé de provoquer la classe politique et les institutions afin de dominer l’actualité et servir ses intérêts électoraux. Sa rhétorique élémentaire aurait pu porter fruit si ce n’était pour un imprévu de taille : la pandémie Covid-19. Profondément dérouté par cet événement, Donald Trump n’a cessé de contrarier ses propres agences et contredire publiquement les sommités médicales et scientifiques du pays. Vacillant entre provocation et déni, fortement influencé par sa gloutonnerie télévisuelle et son amateurisme à toute épreuve, il est passé de la promotion de l’hydroxychloroquine à l’idée d’une injection d’eau de Javel dans le corps puis l’irradiation par des ultra-violets avant de nier l’efficacité du masque et l’arrivée imminente d’un vaccin. 

    Trump et ses jokers électoraux

    Après avoir été copieusement ridiculisé, Trump ne s’est pas laissé dérouter après sa sortie sur l’hypochlorite de soude intraveineuse, reprenant à son compte deux nouveaux discours forgés en fonction de l’actualité. Le premier fut axé sur la répression des manifestations contre les violences policières et les tensions raciales au pays, arguant que les villes « démocrates » sont la cause du problème. Évidemment, tout étudiant de l’histoire de l’Amérique sait que les minorités raciales se retrouvent principalement, à l’exception d’anciens états sudistes, dans les centres urbains américains et que cet électorat est largement acquis au parti démocrate : des droits civiques de Lyndon Baines Johnson, il reste le parti de Barack Obama, John Lewis, Elijah Cummings pour ne citer qu’eux. Évitant de traiter le problème des violences policières à sa racine, Trump s’en sert comme joker électoral. Résultat, un nombre croissant de milices se constituent et les ventes d’armes augmentent sensiblement. 

    Une élection perdue d’avance ?

    Dans le même temps, Trump, conscient de son insurmontable retard dans les sondages, pose les jalons d’une contestation électorale qu’il imputerait à une fraude massive fantasmée. Avec une épidémie mal contrôlée, le nombre d’électeurs ayant souhaité voter par correspondance a explosé. C’est pour cette raison l’administration Trump a tenté dans un premier temps de s’attaquer au service postal avant de jeter le discrédit sur le processus électoral lui-même. Qu’importe si les agences fédérales, dont le FBI, expliquent qu’il est quasi impossible d’organiser une fraude électorale d’envergure ou coordonnée, Trump martèle les mêmes antiennes afin qu’il en reste quelque chose dans le bruit de fond que constitue l’opinion. 

    Sachant que le processus électoral américain est une élection indirecte, les juristes de l’équipe Trump ont effectué un certain nombre de démarches auprès d’états où le résultat pourrait être suffisamment serré, qu’une contestation du scrutin pourrait aboutir à son rejet et la nomination de grands électeurs favorables au candidat sortant. Ainsi, après avoir été élu par la mécanique du collège électoral en 2016, Trump pourrait remporter l’élection de 2020 par le sabotage ciblé du processus électoral et la connivence d’états comme la Pennsylvanie. 

    Souvenez-vous de la défaite électorale d’Al Gore en 2000 ? C’est la Cour suprême des Etats-Unis qui mit un terme au décompte des voix de cet état clef et permit l’élection de George W. Bush. Al Gore avait reconnu sa défaite, souhaitant éviter de plonger le pays dans une crise constitutionnelle suite à décision Bush v. Gore. Vous comprenez donc l’urgence des Républicains à nommer un nouveau juge à la Cour suprême des Etats-Unis. 

    Une campagne basée sur la provocation

    Vingt ans plus tard, Trump s’est amusé à provoquer les médias et la classe politique en refusant de reconnaître un résultat éventuellement défavorable et une transition présidentielle pacifiée. C’est peut-être la provocation de trop car depuis cette sortie, nombre de sénateurs et députés républicains ont enfin osé lever un petit doigt pour minorer cette saillie, conscients qu’ils sont devenus les passagers complices d’un déraillement constitutionnel annoncé. 

    Qu’importe ce que prévoient les sondages, qu’importe ceux qui claironnent que Joe Biden à plus de 70 % de chances de remporter le scrutin de novembre prochain, il est possible et même probable que cette élection n’ait pas lieu comme prévu, du moins pas sans heurt, sans violence et sans une pluie de recours. 

    Pendant ce temps, des agences étrangères s’en donnent à cœur joie en alimentant les réseaux sociaux avec des accusations outrancières à l’égard du candidat démocrate avec pour objectif de réduire l’écart entre les deux candidats dans quelques états clefs. 

    Découvrir le site de Marc-Albert Cormier

    Marc Albert Cormier est élu des Français de Toronto.


    Sources.

    The Atlantic : The Election That Could Break America – If the vote is close, Donald Trump could easily throw the election into chaos and subvert the result. Who will stop him?  https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2020/11/what-if-trump-refuses-concede/616424/

    Axios : The apocalypse scenario. https://www.axios.com/apocalypse-scenario-trump-transfer-power-aaf43d64-45d3-4c48-b076-c15a5396a0cc.html

    Politico : ‘Everyone sees the train wreck coming’: Trump reveals his November endgame 

    https://www.politico.com/news/2020/09/25/everyone-sees-the-train-wreck-coming-democrats-brace-for-trump-challenging-results-421468

    Vox : Yes, Russia is interfering in the 2020 election 

    https://www.vox.com/2020/9/21/21401149/russia-2020-election-meddling-trump-biden

  • « Vive la Suisse libre » et le vote par internet !

    « Vive la Suisse libre » et le vote par internet !

    « Vive la Suisse libre », crie l’Ambassadeur libéré de ses kidnappeurs, Jacques Brel et Lino Ventura, dans « l’Aventure c’est l’aventure », film prophétique qui assénait : « Le capitalisme, c’est fini. Le Socialisme c’est fini. La Cinquième (République) c’est fini. » Prophétique ? La Suisse résiste !

    Les Suisses se sont prononcés sur cinq sujets ce dimanche aussi différents que la libre circulation des travailleurs, la loi sur la chasse, l’achat d’avions de combat,  la déduction fiscales des frais de garde, le congé paternité. Les résultats leur appartiennent. La méthode, elle, est universelle. 

    Cinq votations, pas de Brexit pour la Suisse

    Pendant ce temps, le congé paternité a été allongé en France, sur décision présidentielle. Bars et restaurants ont fermé à Marseille, sur décision du ministre, sans que les élus, maire ou président de région, ne soient consultés. Centralisme démocratique.

    Pendant ce temps, l’élection américaine déploie ses outrances. Trump dénonce les irrégularités à venir, Steve Banon, son ancien conseiller, explique la stratégie de la vérole ainsi :

     « Répandez des immondices partout et vous tuez le débat ».

    Steve Banon

    Biden reste favori : il a battu tous les records de levée de fonds : 395 millions de dollars rien qu’au mois d’août. Trump, à huit semaines de l’élection, a déjà dépensé son milliard de réserve. Biden a payé 45 millions pour passer une pub de son discours dans neuf swing states. Jamais le monde n’a autant dépendu de quelques électeurs de quelques Etats (Floride, Pennsylvannie, etc…). Quelques pubs, un mot de travers. Il faut une minute pour perdre un combat, un combat pour perdre une bataille, une bataille pour perdre une guerre et changer de monde. On a aussi le droit de gagner.

    Biden plus riche que Trump 

    Pendant ce temps, les femmes manifestent en Biélorussie contre Loukachenko, « qui doit partir » selon Emmanuel Macron, des journalistes sont pourchassés en Algérie, des élus emprisonnés en Turquie, tandis que la Chine rappelle sans humour que « la démocratie et les droits de l’homme font partie de sa constitution ». 

    Pendant ce temps, enfin, une enquête conduite par le Consortium International des Journalistes d’Investigation (CIJI) et 108 medias internationaux dévoilent, à partir de documents américains du Congrès et du FinCen[1], comment les grandes banques, à commencer par la Deutsche Bank, JP Morgan, HSBC, Mellon, blanchissent l’argent du crime et du terrorisme. Les Nations unies estiment qu’à peine 1% des 2400 milliards de dollars blanchis chaque année sont détectés. 

    Les banques au service du crime

    Les banques suisses apparaissent peu dans le rapport. Peut-être ont-elles craint les représailles américaines possibles, les Etats-Unis qui ont contraint, il y a quelques années, à l’échange des données en matière d’évasion fiscale. C’est pourquoi il sera intéressant de voir si les Etats-Unis vont condamner leurs propres banques pour « financement du terrorisme », comme ils sont prêts à sanctionner les autres.

    Dans le monde post-corona, se distingueront les pays et les entreprises qui profiteront de la révolution accentuée par la crise, et, d’autre part, les perdants. En Europe, une reprise dite en « K » se profile. En Europe, Allemagne, Suisse, Suède, Pays Bas remontent plus vite qu’Italie, France, Royaume-Uni, Espagne. (Voir l’article de Philippe Crevel). 

    Dans le monde, Les Etats-Unis seront de plus en plus les maîtres du jeu : grâce au dollar et à la banque centrale américaine, grâce à leur capacités de réaction, grâce à leurs pépites de haute technologie. En 2007, la valeur des entreprises cotées européennes (y compris Suisse et R-U représentait quatre fois le secteur des entreprises de la tech américaine. Aujourd’hui ce secteur US pèse plus que toutes les compagnies cotées européennes (y compris Suisse et R-U)[2]. Ce nouveau monde est-il compatible avec la démocratie ou va-t-il la tuer ?

    Un modèle suisse ? 

    La démocratie apparait malade. (Voir l’article de François Léotard). Menacée par les flux d’argent fou, l’opacité, le crime organisé, les oligarchies déstabilisatrices, les manipulations des réseaux sociaux, le matraquage de la peur, le culte des grands hommes, le mépris des autocrates, la bureaucratie aveugle, elle peut se sauver par le bas, par la pratique : en Suisse, ce n’est pas le gouvernement qui décide du congé parental, de la politique d’immigration, de l’achat d’armement. Personne ne connait (en dehors de Suisse et encore) le nom du Chef de l’Etat. Et aucun d’entre les titulaires n’aurait l’idée saugrenue de menacer de ne pas passer le flambeau à son successeur, comme Trump. 

    En Suisse, les Marseillais auraient décidé ce que l’on faisait à Marseille. Les banques suisses ne pas toujours très propres. Sont-elles plus sales que les autres ? Pourquoi les criminels et dictateurs y planquent leurs avoirs ? Parce qu’ils ont peur de la violence qu’ils engendrent :le droit leur donne des garanties qu’ils n’ont pas dans leus pays sans droit. 

    Contre la démagogie, la démocratie directe

    Pendant que les Suisses votaient sur des questions fédérales, ils votaient aussi sur des projets communaux : construction de parcs sportifs, etc… La démocratie se meurt quand on ne l’approfondit pas. L’antidote au populisme, aux manipulations, au centralisme bureaucratique, à la démagogie, aux caricatures de démocratie, c’est la démocratie directe, à la suisse.

    Le vote direct, sur le plus de sujets possibles, oblige les gouvernants à mettre en œuvre ce que les citoyens ont décidé. Apparemment les Suisses ne manquent ni d’hôpitaux, ni de policiers, ni de crèches, leur budget est à l’équilibre, leur commerce extérieur excédentaire. Avec 25% d’étrangers, ils ne manquent pas non plus d’emplois et plébiscitent la libre circulation des travailleurs. 

    Ceux qui croient que la démocratie est un handicap doivent apprendre à devenir suisse. Le Liban se voulait la Suisse du Moyen-Orient, comme l’Uruguay pour l’Amérique latine, le Costa Rica pour l’Amérique centrale. Plus que la Banque, le modèle suisse, c’est le rôle du citoyen.

    Le vote par internet accordé aux Français de l’étranger

    Encore faut-il que les citoyens décident. Qu’ils votent. Les Français de l’étranger pourront voter par internet aux prochaines élections. Le gouvernement va revenir sur ses mauvaises décisions passées pour les élections des conseillers consulaires (Voir l’article d’Eric Victorien). Il fait bien. 

    Demain, on devrait voter non seulement pour les Conseillers consulaires, mais aussi sur les déductions fiscales, les subventions, la retraite, la gestion des lycées, etc… Ceux qui croient que la démagogie l’emporterait se trompent : les résultats des votations en Suisse montrent que les citoyens sont plus responsables que des dirigeants toujours inquiets de leur popularité, quels que soient les régimes et les continents.

    La preuve : en ces temps de fermeture des frontières, ils ont rejeté la mise en cause du principe de libre circulation des travailleurs, et confirmé leur lien avec l’UE. Pas de Brexit pour la Suisse. « Vive la Suisse libre », et le vote par internet.


    [1]  Financial Crimes Enforcement Network. Voir les « Fincent files ». 

    [2] Source : Bank of America 

  • Elections consulaires 2021 : Tous sur le net?

    Elections consulaires 2021 : Tous sur le net?

    Lors de la session de l’Assemblée des Français de l’Etranger, le gouvernement va présenter son rapport sur le « vote par internet » aux élus représentant les expatriés.

    Réunis du Lundi 5 octobre au vendredi 9 octobre 2020 à Paris, les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger devront statuer sur le rapport transmis par le gouvernement. Ils remettront, aussi, leur préconisation pour l’organisation des élections des Conseillers des Français de l’étranger les 29 et 30 mai 2021.

    Risques sanitaires

    Prévues en Mars 2020, les élections des représentants locaux des expatriés au sein des Consulats, ont été décalées en Mai 2021. Les restrictions mises en place dans la plupart des pays pour juguler la pandémie empêchaient leurs tenues. Avec des secondes ou troisièmes vagues qui se multiplient un peu partout sur la planète, certains alertent sur l’impossibilité d’organiser des élections dans de nombreuses circonscriptions consulaires au printemps prochain.

    Sur les continents américains et même en Europe, ils semblent peu envisageable que les autorités des pays de résidence autoriseront des rassemblements au sein de bureaux de vote. A Londres, à Bruxelles, et dans de nombreuses autres capitales, le nombre de convocations pour un même lieu peut être supérieur à 10 000 citoyens.

    Nouveau report? Vote électronique?

    Reporter une nouvelle fois le vote paraît impossible. Les conséquences seraient nombreuses et dépasseraient le cadre des Français de l’étranger.

    6 sénateurs n’ont pas été renouvelés hier lors des élections sénatoriales…ceux des Français, résidents hors de France. La raison ? Le non-renouvellement du corps électoral : les élus consulaires ! Décalées d’une année, les élections sénatoriales peuvent-t-elles, encore, l’être ?

    A cette problématique nationale s’ajoute l’application de la réforme des pouvoirs des élus consulaires. Elle est partiellement suspendue jusqu’à la prise de fonctions des nouveaux représentants des expatriés.

    Le rapport du gouvernement va donc alimenter le débat ! En effet, sur la papier c’est la solution miracle. Après par un test en grandeur nature au cours du mois de janvier 2020, la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire accorde toute sa confiance au système déployé par la société Scyt. Ce dernier a réussi les examens tant en terme de sécurité, d’accessibilité que d’ergonomie. Plus de bureaux de vote à gérer, une sécurité sanitaire assurée et des économies réalisées tout en facilitant le traitement, l’administration adore.

    Mais est ce que cette excellence démontrée au fil des pages du rapport pourra être garantie par la société Scyt ? Victime de la crise du Covid-19 ? Mauvaise gestion ? En tout cas, l’entreprise a déposé le bilan le 20 juin 2020 à Barcelone et cherche un repreneur. Un accord a été signé avec le juge en charge du dossier pour assurer la bonne gestion du système par le nouveau propriétaire. A ce jour, aucun candidat ne s’est déclaré. L’audience est prévue avant la fin de l’année 2020.

    L’avenir des élections consulaires, mais aussi celui des sénatoriales, sont dans les mains d’un juge catalan..

  • Industrie, pourquoi la France n’est pas l’Allemagne?

    Industrie, pourquoi la France n’est pas l’Allemagne?

    Depuis le début des années 2000, à la différence de l’Allemagne, la France enregistre d’importantes pertes de parts de marché à l’exportation et une diminution du poids de son industrie, au point qu’en vingt ans l’écart entre les deux pays est devenu conséquent.

    Avec la crise sanitaire en cours, la France est en situation de fragilité. Elle ne peut plus compter sur les recettes issues du tourisme pour effacer son déficit commercial qui, en outre, s’amplifie depuis le début de l’épidémie.

    L’écart se creuse 

    La valeur ajoutée manufacturière de l’Allemagne est relativement stable. Elle est passée de 18 à 20% de 1998 à 2019 quand en France, elle, est passée de 12 à 9%. Sur la même période, les exportations allemandes se sont accrues de 160% quand celle de la France n’ont augmenté que de 90 %. Les capacités de production manufacturière de la France ont baissé de 10% depuis la crise de 2008 quand celles de l’Allemagne ont progressé de 20%. 

    Le déclin industriel de la France a été souvent mis sur le compte du poids excessif du coût du travail. Cet argument est en partie infondé, le coût unitaire étant en Allemagne supérieur à celui de la France. De même, le temps de travail n’est pas un facteur discriminant, les Allemands ayant une durée annuelle plus faible que les Français. L’effort d’investissement productif n’est pas non plus la bonne explication, ce dernier progressant plus vite en France qu’en Allemagne (respectivement + 85% et +75% entre 1999 et 2019). L’effort de Recherche & Développement est certes plus élevé en Allemagne qu’en France, mais l’écart est faible (respectivement 3,2% du PIB et 2,4% du PIB). 

    Des causes profondes

    Parmi les facteurs mis souvent en avant figurent les prélèvements obligatoires, en particulier les impôts pesant sur la production. Dans les faits, les prélèvements plus élevés en France pèsent sur les salaires qui sont plus faibles qu’en Allemagne. 

    Le recul industriel de la France est avant tout dû à un mauvais positionnement de gamme, à la faiblesse des compétences de la population active et à la structuration du capitalisme. Ces facteurs interagissent les uns avec les autres. 

    Concernant les compétences de la population active, la France se place au 21e rang selon l’enquête PIAAC de l’OCDE loin derrière le Japon, la Finlande ou les Pays-Bas. L’Allemagne occupe la 14e place. Pour le niveau des élèves, la France se classait devant l’Allemagne jusqu’en 2003. Depuis, l’écart s’accroît en défaveur de la première.

    Production bas de gamme moyenne 

    La France se caractérise par un nombre élevé de décrocheurs et de jeunes de moins de 30 ans sans emploi et sans formation : 16 % contre 9 % en Allemagne (source OCDE). En vingt ans, la proportion de jeunes en difficulté en France est restée constante quand elle a constamment baissé outre-rhin. La France compte deux fois plus d’emplois à faible qualification que l’Allemagne, signe de la forte tertiarisation du pays et du choix d’une production bas de gamme ou gamme moyenne.

    Un problème de qualification et de manque de robots

    L’importance des emplois à faible qualification est liée au faible niveau de formation et des mécanismes d’exonération de charges sociales qui n’incitent pas à la montée en gamme par la professionnalisation accrue du personnel. Ce choix d’une production recourant à des emplois à faible qualification se traduit également par un faible recours aux robots industriels. Le stock de robots pour 100 emplois manufacturiers est de 3 en Allemagne contre 1,6 en France. L’écart a fortement augmenté ces vingt dernières années. En 1998, les ratios respectifs étaient de 1 et de 0,5. 

    Les entreprises allemandes ont joué la spécialisation internationale tout en maintenant les centres d’assemblage dans leur pays. Elles importent, en moyenne, deux fois plus de biens intermédiaires que leurs homologues françaises avec des importations en provenance d’Europe de l’Est et d’Asie. 

    Les grandes entreprises françaises ont privilégié les délocalisations en Espagne, au Maroc, en Slovénie, en Roumanie ou en Turquie. Elles ont à chaque fois emmené leurs sous-traitants. La production automobile française a décliné très rapidement depuis le début du siècle avec en parallèle une montée des importations. 

    Faible ancrage territorial des grandes entreprises

    En vingt ans le poids de la production française d’automobiles au sein de l’Union européenne a été divisé par deux passant de 14 à 7% au point que la France dégage pour ce secteur un déficit commercial. 

    Le choix des délocalisations est en partie liée à la structure du capitalisme français composé de grandes entreprises ayant un faible ancrage territorial. Une grande partie d’entre elles ont eu l’Etat comme actionnaires à un moment ou un autre de leur histoire. Les actionnaires d’origine ont bien souvent disparu. La gestion est par voie de conséquence plus technocratique et jacobine qu’en Allemagne où se pratique la participation associant les employeurs et les syndicats. 

    Outre-Rhin, les banques régionales jouent un rôle important dans le financement des entreprises et sont également des actionnaires actifs. Les liens entre les entreprises d’un même bassin d’emplois sont importants. A Stuttgart, les familles actionnaires de Porsche ou de Mercedes se retrouvent dans les conseils d’administration des sous-traitants. 

    En France, la constitution de champions nationaux souvent au nom de la défense de l’emploi s’avère contreproductive. Faute de concurrence au niveau local, les entreprises optent pour la facilité. En outre, en raison de leur taille, elles peuvent influer sur le comportement de l’Etat et faire accepter plus facilement des délocalisations.

    Concurrence plus vive en Allemagne 

    En Allemagne, la concurrence apparaît plus vive. Par ailleurs, le caractère fédéral du pays est un atout pour le maintien d’un tissu économique dense réparti sur plusieurs grands pôles. 

    Pour redresser les parts de marché à l’exportation et mettre un terme à l’érosion de l’industrie de la France, l’amélioration de l’efficacité du système éducatif et des compétences de la population active semble nécessaire tout comme la modernisation des entreprises. Une augmentation de la concurrence en particulier au niveau financier serait souhaitable. Or la tendance est inverse. Les processus de concentration s’accélèrent en raison de la crise avec, par voie de conséquence, une attrition des bassins d’emploi.

  • Le retour des barbares

    Le retour des barbares

    Le temps est venu de souligner l’extrême fluidité dans le temps et l’espace de la barbarie. Ce serait un livre à mettre entre toutes les mains (propres ou sales). Un livre qui soulignerait que la haine, tout comme l’amour, est poreuse. Elle circule… C’est un phénomène chimique que nous pourrions, si nous le voulions, analyser tous les jours. La haine, on l’enferme et elle passe à travers les murailles. On la dénonce, elle ricane. On l’examine, elle se dérobe. Il faudrait en inventer le laboratoire.

    Le Barbare s’en sort bien, c’est toujours l’autre

    Le barbare n’est pas seulement le nom de celui qui ne parle pas ma langue. Cela, c’était la conception des Grecs. Celle d’aujourd’hui est plus subtile : elle passe par les réseaux sociaux, l’argent fou, la violence de proximité, la destruction consciente de la planète, les bureaux qui chassent les légendes… Et en fin de compte le barbare s’en sort bien, car c’est toujours l’autre. 

    En France comme ailleurs l’homme n’est pas « un loup pour l’homme », il est à la fois son enfer et sa chance. Une chance à saisir lorsque le dévouement, le courage, la franchise (du mot « franc »), l’intelligence nous aident à survivre et à sourire, à comprendre et à transmettre. Cette intelligence, elle n’est jamais, quoi qu’on en dise, artificielle… Si les engagements, les serments, les promesses, les « plus jamais ça » qui ont suivi la dernière guerre sont devenus quasi exotiques, si le désir d’un fascisme ordinaire revient, c’est que sans doute le noyé pensif d’Arthur Rimbaud descend toujours son fleuve. C’est chacun d’entre nous : noyé et pensif.

    La France est tout à la fois un pays, une nation, une histoire, une République, une communauté humaine. Elle est aussi une merveille d’anthropologie. On peut y examiner l’être humain, son langage, son comportement, ses migrations saisonnières, ses peurs, son enfance… Cela est affaire de sociologues, d’historiens, de philosophes et… de voisins de palier… « Je cherche un homme », demandait en vain Diogène traversant les rues d’Athènes avec sa lanterne… 

    La négation assumée de la liberté humaine

    C’est dans ce monde, non seulement déchiré (il l’a toujours été) mais aussi en route vers sa propre destruction que l’espoir viendra d’une forme de résistance. Ce mot eut à juste titre ses heures de douleur et de gloire lorsqu’il fallut refuser les différentes versions de la même démence : le nazisme et le stalinisme, l’industrie rationalisée de la mort, la tyrannie revendiquée, l’organisation de la peur… J’appelle barbarie ce renouveau du désir (discret ou non) de revenir vers cette période sinistre qui fut la négation assumée de la liberté humaine. 

    On trouve toujours l’épouvante en soi

    En constatant que ce désir existe je voudrais faire appel à deux noms qui ont incarné ce qu’il ne faudrait jamais oublier : Primo Levi et Robert Antelme. Chacun à sa manière a répondu à la phrase terrible infligée comme une gifle à un déporté : Hier ist kein warum. Ici, il n’y a pas de pourquoi. On pourrait dire qu’ici c’est le monde d’aujourd’hui si on le laisse se défaire. Car la question du POURQUOI, sociale, métaphysique, politique, etc. est toujours ouverte. Elle est même la raison d’être de notre dignité. Anecdote : lors-qu’après beaucoup de démarches et d’efforts, Romain Gary parvient à rencontrer Charles De Gaulle à Londres, il se trouve devant un homme qu’il admire mais qui le regarde sans dire un mot, sans même lui répondre. Devant ce silence insolite, il va se retirer lorsque De Gaulle a cette phrase admirable : « Gary, surtout, n’oubliez pas de mourir… ». C’était peut-être cela, ironie et symbole, la vraie réponse au « Pourquoi? ».

    Primo Levi, né à Turin, Robert Antelme, né à Sartène, sont deux auteurs qui ne se sont probablement jamais rencontrés. Ils n’avaient sans doute pas choisi d’écrire, ce qui n’était pas un métier pour eux mais ils ont voulu transmettre – remontée à la surface de leur langage – la tragédie enfouie. C’était un travail douloureux dont ils se sentaient comptables. J’ai pu parler de Primo Levi avec Elie Wiesel et de Robert Antelme avec François Mitterrand. Dans les deux cas, comme le disait André Malraux, « on trouve toujours l’épouvante en soi ». C’est ce qu’ils m’ont appris dans cette école étrange qu’est le monde politique, avant de le fuir.

    La princesse de Phénicie, Europe

    Ainsi devant moi, face à la barrière insaisissable du POURQUOI, surgissent des visages d’acteurs, chacun avec son récit, faisant ensemble cacophonie : Trump comme Ubu Roi, Wiesel et Antelme, jouant, éperdus de tristesse, « en attendant Godot » (c’est-à-dire Dieu), Gary comme un hussard sur le toit du monde, Marguerite Duras et « la douleur », André Malraux et « la condition humaine », Diogène et sa lanterne… Et je me souviens que dans mon livre d’école c’est vers l’Ouest que Zeus, le taureau, emporte à travers la mer la petite princesse de Phénicie. Elle s’appelait Europe. Tout cela, disent les imbéciles, c’est de la littérature…

    François Léotard

    François Léotard – Homme politique français, député du Var et maire de Fréjus pendant près de vingt ans, il fut ministre de la Culture et de la Communication de 1986 à 1988 et ministre d’État, ministre de la Défense de 1993 à 1995. Depuis, il est l’auteur chez Grasset de plusieurs romans, dont La couleur des femmes (2002), La Vie mélancolique des méduses (2005), Le Silence (2007), et de récits qui furent des succès de librairie, entre autres : A mon frère qui n’est pas mort (2002) et Ça va mal finir (2008).

  • Besoin d’une traduction officielle ?

    Besoin d’une traduction officielle ?

    Lorsque vous faites une demande d’études, d’emploi, de permis de séjour et de citoyenneté dans un autre pays, il faut que les documents soient traduits. Il est très important qu’ils répondent aux exigences du consulat, de l’ambassade et d’autres institutions. Certains pays ont des accords qui acceptent les traductions faites dans les pays d’origine. Dans les autres pays, des traductions certifiées, assermentées ou notariées sont requises.

    Papiers administratifs dans le monde

    Caractéristiques de la préparation des documents

    Pour bénéficier d’un service de traduction officiel, vous devez contacter une agence spécialisée. Dans un premier temps, un spécialiste détermine la complexité du texte, précise l’urgence et les conditions d’enregistrement. C’est ainsi qu’un document officiel est certifié:

    • par le cachet de l’agence de traduction ;
    • la signature du traducteur ou du responsable de l’agence;
    • les coordonnées du spécialiste certifié;
    • par un notaire;
    • le consulat ou l’ambassade d’un pays étranger.

    Les confirmations énumérées de la légitimité de la traduction peuvent être modifiées ou combinées. Les exigences les plus sérieuses concernent les documents civils généraux et les papiers présentés pour obtenir un permis de séjour ou la citoyenneté. Le coût d’une traduction officielle varie selon le type de langue, la complexité, le volume, l’urgence, etc. Le prix d’une traduction médicale dépendra de la complexité du document et de la nécessité de faire appel à des spécialistes peu nombreux.

    Caractéristiques de la prestation de services

    Une traduction officielle des documents peut être exigée en cas de migration, de candidature à un emploi dans une entreprise étrangère ou dans un établissement d’enseignement supérieur étranger. Les documents suivants peuvent nécessiter une traduction officielle:

    • les cartes d’identité;
    • les actes d’état civil;
    • les contrats, les accords supplémentaires;
    • les rapports financiers et comptables, les relevés bancaires;
    • les certificats d’état civil ;
    • les documents de formation – diplômes, certificats et attestations;
    • les permis de sortie et de séjour, les cartes de résident, etc.

    Il est important de comprendre que le service doit être réservé après l’arrivée dans le pays de destination. La plupart des États reconnaissent les traductions effectuées par les agences nationales de traduction, et non celles qui sont apportées avec vous. La traduction officielle ne tolère pas les erreurs, les fautes d’impression, les corrections ou les données erronées. La moindre inexactitude peut avoir des conséquences désagréables. Un citoyen peut être confronté à un refus, à un retard dans la prestation de services et à une perte de temps. Le document doit être numéroté, significatif et traduit sans exception.

    Les parties de texte douteuses sont accompagnées de notes spéciales du traducteur. Par conséquent, commander une traduction officielle auprès d’une agence fiable élimine tous les risques possibles auxquels le client peut être confronté. Le traducteur assume l’entière responsabilité du travail effectué et garantit la conformité de la traduction avec le contenu original. Voici, on voit bien les avantages d’une traduction officielle dans un bureau spécialisé :

    • la garantie de la qualité des prestations de travail;
    • le respect des exigences de translittération;
    • la possibilité d’utiliser le document à différentes fins;
    • la possibilité de restituer les papiers perdus;
    • la réalisation du travail dans les délais et l’exécution conformément aux exigences.

    Il n’est pas rare que des citoyens de différents pays décident de se marier ou de divorcer. Dans de telles situations, ils devront exécuter une traduction officielle de leur passeport, de leur acte de naissance ou de divorce, etc. Les exigences définissent les institutions officielles qui sont chargées de ces fonctions. Les agences de traduction modernes disposent d’informations complètes sur les règles de traitement des documents et des formulaires. Les clients reçoivent des conseils complets sur les services fournis.

  • Elections Sénatoriales : les expatriés voteront en 2021

    Elections Sénatoriales : les expatriés voteront en 2021

    Les sénateurs ont été renouvelés ce dimanche 27 septembre 2020. Les élections sénatoriales françaises de 2020 sont un scrutin indirect.

    Selon l’article 24 de la Constitution, le Sénat « assure la représentation des collectivités territoriales ». Le collège électoral des grands électeurs est donc logiquement composé à 95% par les conseillers municipaux, ainsi que par les conseillers généraux, les conseillers régionaux et les parlementaires du département.

    Cette prééminence des conseillers municipaux explique pourquoi les élections municipales font les sénatoriales. Le scrutin découle directement des tendances politiques de l’élection des maires. Le Sénat est ainsi passé à gauche en 2011 après une poussée de cette dernière lors des municipales de 2008. À l’inverse, la vague bleue de 2014 a entraîné le retour de la Haute assemblée à droite lors des sénatoriales.

    L’originalité de l’élection est de combiner deux modes de scrutin, proportionnel et majoritaire. Le scrutin proportionnel est appliqué dans les départements élisant trois sénateurs et plus, selon la règle de la plus forte moyenne. Il s’agit des départements les plus peuplés. La liste doit respecter une alternance entre les sexes. Trois sénateurs sur quatre sont élus à la proportionnelle.

    La majorité de droite n’est pas menacée

    Aux dernières élections municipales, la percée écologiste dans les grandes villes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Bordeaux (Gironde) ou encore à Lyon (Rhône), ne devrait pas remettre en cause la majorité sénatoriale de la droite et du centre.

    Le scrutin a clos à 17 h 30. Les premiers résultats qui ont commencé à tomber, dans les départements les moins peuplés, font apparaître une prime aux sortants, avec notamment plusieurs LR et centristes, majoritaires au Sénat, réélus dès le premier tour.

    C’est le cas du président du groupe des Indépendants, Claude Malhuret, réélu dans l’Allier. Chez Les Républicains, ont notamment été réélus dès le premier tour le questeur Rémy Pointereau (Cher), Cédric Perrin dans le Territoire de Belfort, Claude Nougein en Corrèze, Alain Joyandet en Haute-Saône, Jean-Jacques Panunzi en Corse du Sud, Philippe Mouiller dans les Deux-Sèvres ou encore Daniel Gremillet dans les Vosges. Les centristes annoncent la réélection de Dominique Vérien (UDI) dans l’Yonne, Philippe Bonnecarrère (Tarn), Bernard Delcros (Cantal), Evelyne Perrot (Aube).

    Le sénat reste donc à droite !

    Répartition des sièges au Sénat – ©Yitane

    Une déroute pour le Président Macron et LREM ?

    En 2017, le groupe LREM, nouvellement constitué à partir de sénateurs élus avant sous d’autres étiquettes, avait bon espoir de se consolider au Sénat. Cette première expérience avait déjà été décevante, puisque ce groupe n’avait pas progressé. Aujourd’hui, il compte 23 membres (contre 29 à son plus fort) et n’est pas en danger immédiat puisqu’il dépassera toujours les 10 sièges après ces sénatoriales, soit le seuil nécessaire pour pouvoir se constituer.

    Avec son échec aux municipales, le parti présidentiel a en tout cas reculé sans être la Bérezina annoncée. Comme pour le chef de file des sénateurs marconistes, François Patriat, qui a été élu au premier tour alors qu’on le disait en danger dans son département la Côte d’Or. 

    Rappelons que François Patriat a été l’un des premiers élus à rejoindre le candidat Emmanuel Macron, dès 2016. En 2017, il a officiellement quitté le Parti socialiste, dont il était membre depuis 1974, après avoir avoir apporté son parrainage officiel à la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Il était élu depuis 1976 sous étiquette « PS ». Sa personnalité et sa longévité ont primé pour sa réélection.

    Emmanuel Macron avait aussi envoyés deux ministres venus de la droite sont venus en renfort : Sébastien Lecornu dans l’Eure et Jean-Baptiste Lemoyne dans l’Yonne (le Secrétaire d’Etat aux expatriés – voir plus bas).

    6 sénateurs des Français de l’étranger renouvelés en 2021.

    Normalement, l’élection des sénateurs des Français hors de France doit être concomitante. En raison de l’épidémie de Covid-19, le renouvellement de six des douze sénateurs représentant les Français établis hors de France a été reporté à septembre 2021.

    Pourquoi ? Le corps électoral en vigueur serait composé des grands électeurs élus en 2014 . Premier problème, ils ont déjà voté deux fois. Second souci, Il n’y a eu aucun renouvellement depuis le dernier scrutin consulaire. Les élections 2020 ayant été reportées en mai 2021, décaler le renouvellement des Sénateurs des expatriés était la seule solution afin d’assurer une vraie représentativité des nouveaux parlementaires.

    Le renouvellement des 6 sénateurs sur les 12 représentant les Français hors de France est donc prévu le dimanche 26 septembre 2021.

    Un secrétaire d’Etat dédié aux expatriés qui prépare l’après…

    Dans l’Yonne, comme nous l’indiquions plus haut, le secrétaire d’Etat chargé du tourisme et des Français hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, se présentait. Il était en ballottage à l’issue du premier tour.

    Volonté de soutenir la majorité présidentielle et Emmanuel Macron pour obtenir le plus grand nombre de siège à la haute assemblée ? Urgence de se ré-enraciner après l’échec du transfuge vers Biarritz ? Doute sur la pérennité de son poste ? Les questions se bousculent.. les grands électeurs de l’Yonne y ont répondu en décidant, au second tour, de confirmer l’ancrage de Jean-Baptiste Lemoyne dans ce département.

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  • Du théâtre sur la French Radio Hong Kong et Macao avec CHORUS – Episode 2

    Du théâtre sur la French Radio Hong Kong et Macao avec CHORUS – Episode 2

    2ème épisode de la pièce, « De L’Autre Côté De La Route », de Clément Koch, adaptée par Marion Demeneix.

    Enregistrée en mai, cette pièce a été jouée au Peel Fresco en juin 2020.

    On y retrouve : Marjolaine Geres, Charlotte Tahiri, Evelyne Lecoq, Emmanuel Lefort, Maud Mornet et Marie Hoellinger.

    De l’Autre Côté De La Route Episode N°2

    Eva ancienne chercheuse en physique moléculaire, s’est retirée en Suisse et habite enmaison de retraite. soixante–quinze ans, la vieille dame n’attend plus qu’une chose de la vie : qu’elle s’achève. C’est alors que surgit Michèle. La jeune journaliste (c‘est du moins ainsi qu’elle se présente…) enquête sur les effets secondaires d’un médicament produit par les laboratoires Lexo et sur lequel va a construit sa carrière. La trentenaire saura venir à bout du caractère revêche de son ainée et les deux femmes prendront, ensemble, leur revanche sur l’entreprise pharmaceutique.

    « De l’autre cote de la route » est une vraie comédie, peuplée de personnages truculents et drôles, qui traite avec délicatesse de sujets graves tels que le lobby des Big Pharma et le suicide assisté. Elle fait notamment écho au scandale du Mediator.

    Ecoutez le Podcast Audio

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    Cette pièce de théâtre a été enregistrée en mai au Peel Fresco en juin 2020. Elle fut ensuite diffusée sur la French Radio Hong-Kong en aout et septembre 2020. La pièce a été jouée par :

    Marjolaine Geres : dans le rôle de Eva Makovski, l’ancienne chercheuse en physique moléculaire.

    Charlotte Tahiri : dans le rôle de Michelle, la soi-disant jeune journaliste fouineuse.

    Evelyne Lecoq : dans le rôle de Andrée Lessieur, l’espiègle voisine de chambre d’Eva.

    Emmanuel Lefort : dans le rôle de Pierre Baudin, dans le rôle du patron des laboratoires Lexo.

    Maud Mornet : dans le rôle de Horthense, une aide-soignante.

    Marie Hoellinger : dans le rôle de Thérèse, une autre aide-soignante.

    De L’Autre Côté De La Route a été le projet de 2019-2020 de l’atelier théâtre des adultes de CHORUS.

    Contacts CHORUS :

    www.chorus.hk

    [email protected]

    WhatsApp : 67182585