Un vent de liberté souffle au Royaume-Uni malgré un niveau d’infection élevé surtout chez les enfants et les adolescents. Les Français y habitant sont les premiers expatriés qui vivent sans restrictions.
En effet, le mercredi 19 janvier 2022, le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé mettre fin cette semaine à l’essentiel des restrictions anti-Covid imposées pour lutter contre le variant Omicron en Angleterre, et prévoit en mars la fin de l’isolement pour les cas positifs. Ainsi, depuis ce jeudi 27 janvier, le port du masque n’est plus obligatoire, le télétravail n’est plus recommandé officiellement et le Pass sanitaire n’est plus imposé pour l’accès aux boîtes de nuit et certains grands rassemblements, comme l’avait annoncé Boris Johnson.
Cette liberté tombe à pic pour le Premier ministre Boris Johnson, plus que jamais affaibli par le scandale des fêtes à Downing Street au mépris des règles anti-coronavirus. Mais le Maire de Londres, Sadiq Khan, souhaite rendre le masque obligatoire dans les transports londoniens.
Nous avons voulu demander aux Français habitant au Royaume-Uni ce qu’ils pensaient de ces nouvelles mesures.
Dans des boîtes de nuit londoniennes
Tim, qui travaille au Soho Zebrano et au Tiger Tiger, des lieux où de nombreux expats se retrouvent pour boire et danser, estime que “c’est une bonne nouvelle pour l’événementiel. En espérant que cela dure.
” Concernant le Pass Sanitaire, il ajoute “tout le monde l’avait donc ça ne nous changera pas grand-chose. Nous perdrons moins de temps à l’entrée, ça, c’est bien.”
“Je ne suis pas vaccinée”
Mercedes, qui habite à Londres depuis 2019, est très contente de la fin des restrictions en Angleterre.
“Déjà il n’y en avait pas beaucoup donc il ne fallait pas trop se plaindre. Concernant le Pass Sanitaire, à la base je suis entrepreneuse de mode. Avec la crise de la Covid, j’ai dû basculer en tant qu’entrepreneuse dans un petit métier d’hospitalité comme bar tender. Fin décembre 2021 nous avons eu un Pass Sanitaire pour les boîtes de nuit et les stades. Sachant que j’ai travaillé dans ces lieux-là, le Pass a vraiment réduit la clientèle surtout par rapport au business.”
Mercedes ajoute qu’elle est contente que les restrictions soient finies “ car les business ont vraiment été affectés dans les embauches pour tout ce qui est barmaids, soirées et hospitalités. La fin des restrictions c’est que nous commençons à avoir une vie normale. La Covid est là depuis deux ans et c’est très fatigant dans le sens où nous ne pouvons rien planifier. Je suis créatrice de mode et ça fait deux ans que je n’ai pas de collections. Quand je vois certains de mes confrères créateurs de mode sortir quelque chose, je sais très bien qu’ils n’ont rien vendu de colossal et c’est juste pour dire que j’ai sorti une collection. «
Magasins fermés
Mercedes nous a confié qu’à Londres tout a été affecté au niveau banques et mode.
“J’ai vu Top Shop fermé. C’est celui d’Oxford Circus. Pour moi c’était le coup de massue. Top Shop c’était le quartier général des fashions stars. J’allais là-bas pour acheter des vêtements. Quand Top Shop a fermé, je me suis dit que la crise avaiit vraiment affecté Londres. Ensuite il y a Debenhams qui a fermé, après c’était le tour d’House of Fraser de mettre la clé sous la porte. Nous pouvons nous projeter vers 2022 pour des soirées, des sorties de collections dans le monde et la fin du test Covid positif en mars c’est bien. Ce que j’aime bien à Londres c’est que nous n’avons pas d’obligation vaccinale. Je ne suis pas vaccinée et je ne suis pas pour le vaccin. Du coup nous avons vraiment cette liberté à Londres sans qu’on nous demande d’être vacciné. Nous pouvons aller dans des restaurants. Je suis vraiment dans cette liberté. Je suis de Paris à la base. Je préfère être à Londres avec les restrictions de Boris Johnson qui ne sont pas trop strictes qu’à devoir payer des faux Pass comme ils le font à Paris.”
Une majorité de Français sont heureux, car ils peuvent commencer à voyager normalement entre la France et le Royaume-Uni. Mais cette levée des restrictions inquiète certains scientifiques, alors que près de 100.000 nouvelles contaminations sont toujours comptabilisées chaque jour au Royaume-Uni.
Le 26 janvier, les Australiens se retrouvent en famille ou entre amis à l’occasion de l’Australia Day. Ce jour férié, célébré dans l’ensemble du pays, fait l’objet de revendications de la part de la communauté aborigène. En effet, il est aussi le symbole de la colonisation pour toute une partie de la population. Depuis quelques années, le débat a évolué et Australia Day semble de plus en plus controversé. On vous explique tout.
L’origine d’Australia Day
Australia Day est une fête nationale. Comme de nombreuses fêtes nationales dans le monde, elle met à l’honneur une date clé de l’histoire d’un pays. Bien que l’Australie ait été découverte par James Cook en 1770, c’est le 26 janvier 1788 qui est à l’origine de la fête nationale. En effet, il s’agit ainsi de l’arrivée du capitaine Arthur Phillip à Sydney Cove. Avec ses onze navires, cette Flotte Royale a installé la première colonie pénitentiaire britannique. Pour la petite histoire, une Flotte française, qui avait les mêmes intentions, arriva peu de temps après.
Quelques dates clés
C’est la Nouvelle-Galles du Sud qui inaugure les festivités en 1838. En effet, pour célébrer le 50ème anniversaire de la colonie, la date est déclarée jour férié.
L’appellation Australia Day interviendra quant à elle en 1946. c’est cette année que le Commonwealth et les gouvernements de tous les États australiens se mettent d’accord pour unifier leurs célébrations. La date du 26 janvier devient officiellement Australia Day.
Enfin, en 1994, tous les États et territoires australiens s’unissent pour faire d’Australia Day un jour férié. Depuis, c’est une journée festive, avec de nombreuses célébrations à travers le pays, ou des barbecues sur la plage.
Une date controversée
Cependant, depuis la création de ce jour férié, des voix s’élèvent de toutes parts pour remettre en cause ce choix. En effet, le 26 janvier marque également le début des massacres des populations aborigènes et de la colonisation. Les membres de la communauté aborigène demandent régulièrement un changement de date. La première manifestation a eu lieu à Sydney en 1988 et depuis, d’autres voix se sont élevées pour rejoindre la cause.
Une évolution des mentalités
Chaque année, Australia Day a son lot de célébrations en tout genre. À l’image de notre 14 juillet, les événements à travers le pays sont nombreux. De plus, il s’agit d’un jour férié pour l’ensemble des Australiens, une manière de célébrer la fin de l’été. Rappelons en effet que les saisons dans l’hémisphère sud sont inversées par rapport à l’hémisphère nord.
Ainsi, les Australiens se retrouvent pour un barbecue sur la plage ou bien, pour de grandes parades en centre ville.
Australia Day – Credit wikicommons
Cependant, au fil des années, les avis concernant cette fête nationale ont évolué.
Elise, expat en Australie depuis 7 ans et mariée à un Australien, nous explique :
« La population est extrêmement divisée sur le sujet. Ce n’est plus un jour d’insouciance sur la plage ou à faire un barbecue. Il y a des gens qui le célèbrent, d’autres qui le prennent comme un jour férié. Et d’autres qui refusent de la célébrer, parce que cela signifie la mort de milliers d’aborigènes. »
Pour 65% des répondants, Australia Day doit continuer d’exister en tant que tel. Cependant, quand on y regarde de plus près, les avis divergent fortement selon la tranche d’âge des interrogés. Ainsi, les Australiens de moins de 25 ans sont 64% à estimer qu’il s’agit d’un «Jour de l’invasion» contre 36% le «Jour de l’Australie». Pour leurs homologues de 25 à 34 ans, le constat est le même. 54% d’entre eux ne souhaitent plus célébrer « Australia Day ».
Vers la fin de l’Australia Day ?
L’opposition à l’Australia Day ne se limite donc plus aux communautés aborigènes. Les mentalités ont beaucoup évolué et chacun peut prendre parti à son niveau. Certaines entreprises ont ainsi choisi de ne plus imposer cette journée comme un jour férié, comme nous l’explique Déborah, expat en Australie :
« Je travaille actuellement à La Croix rouge australienne où cette journée a fait l’objet de discussions. Ils nous permettent de travailler si on le souhaite le 26 janvier et de poser un jour de congé à une autre date, si cela n’est pas en accord avec nos valeurs. Je ne sais pas si cela se pratique de façon majoritaire dans les entreprises australiennes. »
La ville de Fremantle, à côté de Perth, a également choisi de déplacer ses célébrations au 30 janvier 2022 avec le « One day in Fremantle ». L’événement se veut « une alternative culturellement inclusive aux célébrations traditionnelles de la fête de l’Australie ».
Enfin, des manifestations se déroulent un peu partout dans le pays, afin de protester contre Australia Day.
Crédit : Flickr / HRKAC
Alors que le débat se limitait aux populations aborigènes, il y a encore quelques années, les Australiens semblent prendre conscience de l’ampleur des actes du passé. Australia Day est toujours d’actualité pour une majorité des Australiens. Cependant les festivités qui y sont associées semblent être amenées à évoluer. Australia Day ne sera peut-être bientôt plus une célébration nationale.
La société de conseil anglaise Henley & Partner a dévoilé son classement annuel des passeports les plus puissants, ceux qui permettent de voyager dans le plus de pays sans visa pour l’année 2022. Le passeport français est classé à la 4ème place cette année.
Un classement réalisé avec l‘IATA
Cet indice « Henley Passport », publié chaque année depuis 2006, se base sur des données fournies par l’Association du transport aérien international (IATA). Si l’indice pour 2022 ne prend pas en compte les restrictions de déplacement temporaires liées à la pandémie, revenues en force avec l’arrivée du variant Omicron, le rapport souligne que le coronavirus a entraîné les plus grands obstacles à la mobilité mondiale sur ces deux dernières décennies.
Liberté de voyager
La liberté de voyager ne reste donc pas la même selon les pays, estime le cabinet de conseil anglais. Si en 16 ans, le nombre de pays accessibles a quasiment doublé (57 pays accessibles en 2006, contre 107 en 2022 en moyenne), cette liberté de circuler s’applique principalement pour l’Europe, l’Amérique du Nord et les pays asiatiques les plus riches.
Le rapport 2022 pointe le fossé croissant entre les pays riches et les pays pauvres, aggravé par l’apparition du variant Omicron . Les restrictions de voyages annoncées à la suite de la découverte de ce dernier, envers des pays majoritairement africains, avaient d’ailleurs été qualifiées par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « d’apartheid de voyage ».
Les passeports européens ont la côte
Dans le détail, l’Europe domine assez nettement… Même si la première place est codétenue par le Japon et Singapour, avec un score de 192 pays accessibles sans visa. Suivent ensuite l’Allemagne et la Corée du Sud (190 pays), la Finlande, l’Italie, le Luxembourg et l’Espagne (189), puis la France, les Pays-Bas, la Suède, l’Autriche et le Danemark (188). D’autres pays européens complètent le top 10, comme l’Irlande, le Portugal, la Belgique ou encore la Grèce et la Pologne. CNN note que les États-Unis et le Royaume-Uni (186), cette année à la 6e place, étaient en tête en 2014.
Ailleurs, l’Australie est septième (185), tout comme le Canada. La différence entre les pays du nord et du sud est flagrante. À la dernière place, on retrouve l’Afghanistan. Ses citoyens ne peuvent accéder qu’à 26 pays sans visa. Juste au-dessus, l’Irak, la Syrie, le Pakistan, le Yémen ou encore la Somalie. Les bons élèves se situent souvent en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays riches d’Asie à l’inverse, par exemple, de l’Afrique ou du Moyen-Orient.
Indépendants des Nations Unies, les vérificateurs externes et internes réalisent des audits financiers et de performance. La présidence du groupe en charge du contrôle est élue par les pays. Pour la session 2022 dont la mission commencera en juillet, c’est la Cour des comptes française et son président Pierre Moscovici qui ont été élus. La France n’avait plus occupé cette fonction depuis l’année 2000.
Vincent Isore/IP3 ; New York, USA June 26, 2018 – Illustrative picture at the United Nations headquarters in Manahttan – (MaxPPP TagID: maxnewsfrfour095121.jpg) [Photo via MaxPPP]
Vérifier les comptes de l’ONU
Le Groupe est un forum unique pour l’échange d’informations et de méthodologies en vue de développer et améliorer les processus de contrôle externe. Il cherche à fournir une garantie de haute qualité, fondée sur des normes, pour que les informations financières rendues publiques constituent une base transparente et précise pour les décisions financières prises par les Nations Unies, ses institutions spécialisées, ainsi que l’AIEA.
Regardez l’interview du Président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici
Depuis le 20 Janvier 2022, le portail Parcoursup est ouvert à tous les lycéens, et aussi à ceux étudiant dans un établissement français à l’étranger ou dans le secondaire de leur pays d’accueil. Cette année, c’est aussi la mise en place des enseignements de spécialité, de quoi y perdre son latin. Mais le site Lesfrancais.press vous donne le mode d’emploi.
Parcoursup : pour quels élèves ?
Les lycéens de Terminale, les redoublants de première année de l’enseignement supérieur en quête d’une ré-orientation ainsi que les lycéens français scolarisés dans un établissement secondaire étranger, désireux de faire leurs études supérieures en France, pourront, une fois inscrits, y formuler jusqu’à 10 voeux et 20 sous-voeux maximum d’orientation auxquels ils pourront rajouter 10 autres voeux en apprentissage (ou alternance).
Un voeu est un choix de formation fait par un candidat, pour une formation proposée par un établissement. Un sous-voeu permet à l’étudiant d’augmenter le nombre de ses demandes en postulant dans plusieurs établissements pour une même formation, pour augmenter ses chances de réussite (c’est fortement recommandé). Une fois les voeux et sous-voeux exprimés, les diverses formations supérieures procèdent à l’examen des dossiers de candidature les concernant.
Pour vous inscrire sur la plateforme Parcoursup, vous aurez besoin d’une adresse mail valide et de connaître votre numéro INE (Identifiant National Étudiant). C’est votre identifiant unique pour le Ministère de l’Éducation Nationale. Tout votre dossier scolaire et vos résultats y sont associés. Vous verrez qu’une partie des informations vous concernant sera déjà pré-saisie (scolarité, résultats aux examens etc.) Ce numéro n’est pas nécessaire pour les jeunes Français de l’étranger étant scolarisés hors AEFE.
La fiche avenir
La fiche avenir est un document essentiel à fournir pour chaque candidature sur Parcoursup. Les professeurs et le chef d’établissement vont émettre un avis sur les choix d’orientation, qu’ils soient positifs ou négatifs. Cela peut être une bonne ou une mauvaise nouvelle en fonction des notes et des appréciations données au candidat. C’est un travail collectif, mobilisant l’ensemble de l’équipe pédagogique qui accompagne le lycéen.
Ouvert dès le mois de février, le module “fiche avenir” permet aux professeurs, professeurs principaux et chefs d’établissements de renseigner et de vérifier les éléments portés au dossier de candidature. L’étudiant a accès aux fiches avenir avant l’envoi de son dossier. Il pourra consulter ses notes, les éléments de classement dans la classe et appréciations des professeurs ainsi que ses notes obtenues aux épreuves anticipées de première. Cependant il n’aura pas accès aux appréciations globales du professeur principal ni à l’appréciation du chef d’établissement.
Clôture des choix le 29 mars 2022
Le 29 mars sera le dernier jour pour formuler les vœux. L’étudiant ne pourra plus ajouter de nouvelles formations à votre dossier. Néanmoins il pourra encore finaliser son dossier d’inscription (CV, lettre de motivation etc.). Si les examens du baccalauréat de mars sont maintenus (le Ministère de l’Education doit se prononcer d’ici vendredi 28 janvier), les notes seront ajoutées automatiquement au dossier de l’élève.
Il pourra aussi consolider son projet d’orientation en participant aux Journées Portes Ouvertes dans les établissements (les dates sont indiquées sur chaque fiche de présentation des formations). Pour les consulter, cliquez-ici.
A partir du 7 avril, il ne sera plus possible de modifier son dossier, il faudra avoir bien validé ses choix avant cette date et avoir complété les données demandées. Si les éléments ne sont pas complets, les établissements n’examineront pas les candidatures.
Réponse entre le 2 juin et le 15 juillet
A partir du 2 juin, les établissements répondront sur l’interface Parcoursup aux demandes des élèves. Au plus tard, la réponse doit être communiquée le 15 juillet. Cependant, dès le 2 Juin 2022, si vous n’avez reçu aucune réponse positive de la part des formations sélectives (BTS, BUT, classe prépa, IFSI, écoles, etc.), vous pourrez demander un accompagnement individuel ou collectif dans votre lycée (auprès du service orientation si vous êtes étudiant et que vous souhaitez vous réorienter) ou dans un CIO pour envisager d’autres choix de formation et préparer la phase complémentaire.
Si l’élève n’a pas pu s’inscrire sur Parcoursup ou n’a pas validé ses choix, une session de rattrapage sera ouverte le 15 juillet. Mais les choix possibles seront déterminés par le taux de remplissage des établissements. Les meilleurs établissements ne seront donc pas forcément disponibles.
Alors que l’Ukraine se prépare au pire, à savoir une éventuelle invasion russe, des diplomates européens ont expliqué, lundi (24 janvier), qu’ils regrettaient que la décision américaine d’évacuer les familles des diplomates de Kiev puisse être interprétée comme un signe que l’Occident approuve un tel scénario.
« Tout est sous contrôle, il n’y a aucune raison de paniquer », a assuré le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité et de défense du pays, lundi (24 janvier) à Kiev.
Il a fait écho aux commentaires des responsables ukrainiens et occidentaux, qui ont tenté de donner l’image d’un semblant de normalité, soulignant le fait que l’invasion avait commencé en 2014, lorsque Vladimir Poutine a annexé la Crimée et donné le coup d’envoi d’un violent soulèvement séparatiste dans la région du Donbass, à l’est du pays.
En effet, le climat qui règne dans la capitale ukrainienne reste serein : les magasins et les cafés sont animés et il y a peu de signes visibles de panique, et ce en dépit de la décision des ambassades américaines et britanniques d’évacuer tout le personnel « non essentiel » en raison des avertissements d’une attaque russe.
Les Ukrainiens interrogés par EURACTIV ont expliqué que la guerre se déroule depuis huit ans dans le pays, même si certains ont reconnu avoir pensé à des plans d’urgence en cas d’invasion.
Selon une récente enquête menée par l’Institut international de sociologie de Kiev (KIIS) réalisée en début de semaine, quelque 48,1 % des Ukrainiens perçoivent le renforcement des troupes russes à la frontière comme une menace réelle d’invasion cet hiver ou ce printemps. Un tiers des Ukrainiens se disent en outre prêts à prendre les armes pour affronter la Russie.
Les services de renseignement occidentaux assistent avec inquiétude au déplacement d’un nombre croissant de troupes russes vers la frontière avec l’Ukraine, notamment via la Biélorussie et la mer Noire. Moscou nie avoir l’intention d’envahir le pays et accuse l’Occident de faire preuve d’hystérie.
Si la menace d’une guerre à grande échelle est plausible, on s’attend toutefois à ce que les forces russes présentes sur le terrain « ne fassent pas le poids » pour une invasion, a confié une source diplomatique de premier plan à EURACTIV à Kiev, qui a préféré garder l’anonymat afin de pouvoir s’exprimer plus librement.
Dans le même temps, le président russe Vladimir Poutine ne peut pas se retirer de la région à moins d’obtenir quelque chose qu’il pourrait présenter comme une victoire dans son pays puisqu’il a pris des engagements publics, affirme la source.
Des mesures « importantes », mais pas plus de détails
À Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont déclaré, lundi (24 janvier), que le bloc « condamne les actes d’agression et les menaces continues de la Russie à l’encontre de l’Ukraine et appelle la Russie à la désescalade ».
« Les notions de “sphère d’influence” n’ont pas leur place au 21e siècle (…), et toute nouvelle agression militaire de la Russie à l’encontre de l’Ukraine aura des conséquences importantes et un coût élevé », ont-ils indiqué dans un communiqué.
Cependant, les 27 semblent toujours avoir du mal à opposer un front uni à la Russie.
Encore une fois, aucun détail précis sur les « conséquences » auxquelles peut s’attendre Moscou n’a été donné, ce qui, selon certains observateurs, explique pourquoi la cohésion a jusqu’à présent prévalu sur les désaccords ouverts.
D’autres estiment que le secret sur la stratégie constitue le principal facteur de dissuasion dans l’impasse actuelle vis-à-vis de Moscou.
« Une partie de la dissuasion réside dans le fait de ne pas donner d’informations », a déclaré le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, aux journalistes après la réunion. « Ne vous inquiétez donc pas, les mesures seront prises et appliquées au moment opportun, s’il se présente », a-t-il ajouté.
Toutefois, lorsqu’ils ont été interrogés ces dernières semaines sur la cohésion des futures sanctions envers la Russie, les diplomates de l’UE n’ont pas caché leurs craintes que certains éléments potentiels de ces sanctions — comme l’arrêt de Nord Stream 2 ou l’exclusion de la Russie du réseau mondial de paiements interbancaires SWIFT — ne divisent certains États membres.
La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré, en référence à cette dernière option, que tenter de se montrer menaçant n’était pas toujours le meilleur moyen de faire face à une telle situation.
Un haut fonctionnaire de l’UE a rappelé qu’en septembre 2014, il n’a fallu à l’UE « que trois jours » pour compléter ses mesures coercitives après que la Russie a commencé à bombarder la ville portuaire de Marioupol, dans l’est de l’Ukraine.
« Nous parlons de ce qui pourrait être le changement le plus important dans la situation sécuritaire en Europe depuis la fin de la Guerre froide », a déclaré le haut fonctionnaire européen. « Notre réponse sera à la hauteur du défi posé. »
L’UE et les États-Unis divisés sur l’évacuation
Alors que le Royaume-Uni et l’Australie ont suivi les États-Unis en ordonnant aux familles des diplomates de quitter Kiev, l’UE et le gouvernement ukrainien ont déclaré que toute mesure de retrait du personnel des ambassades étrangères semait la panique.
La France et l’Allemagne, entre autres, ont demandé à leurs citoyens d’éviter tout voyage non essentiel dans le pays, mais n’ont pris aucune mesure supplémentaire.
M. Borrell a déclaré, à l’issue des entretiens des 27 États membres de l’UE avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, que rien ne laissait présager une attaque russe « imminente ».
« Le secrétaire américain Antony Blinken nous a dit qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation », a indiqué M. Borrell. « Ceux qui ne font pas partie du personnel essentiel sont libres de décider de quitter le pays s’ils le souhaitent, (…) ce n’est donc pas une évacuation », a-t-il ajouté.
Tout retrait de personnel diplomatique semble « prématuré », a-t-il ajouté, alors qu’il cherchait manifestement à apaiser les craintes occidentales liées à leur perception des tensions en Ukraine. « Nous connaissons très bien le degré des menaces et la manière dont nous devons réagir, et il ne fait aucun doute que nous devons éviter les réactions alarmistes », a déclaré M. Borrell. « Il faut rester calme en faisant ce que l’on a à faire », a-t-il ajouté.
Plusieurs diplomates européens de l’ensemble du bloc ont ouvertement exprimé leur agacement face au retrait américain annoncé. « C’était très mal venu et, franchement, si nous voulons donner une image d’unité face à la Russie, c’était aussi un mauvais signal à envoyer aux Ukrainiens, qui vont maintenant penser que nous allons quitter le navire si les choses tournent mal », a estimé un diplomate européen.
Lors d’un appel téléphonique avec le Président du Conseil européen, Charles Michel, le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a tenu à le remercier, de même que les dirigeants de l’UE « dont les diplomates restent dans notre pays et nous soutiennent dans notre travail », a également indiqué son bureau.
Il est « important de maintenir l’unité de tous les États membres de l’UE pour protéger la souveraineté et l’intégrité territoriale » de l’Ukraine, a-t-il ajouté.
L’OTAN se tient prête
Les États-Unis, le Royaume-Uni et les États baltes ont répondu aux appels de l’Ukraine à renforcer leurs capacités de défense en acceptant d’envoyer des armes, notamment des missiles antichars et antiaériens.
L’OTAN a pour sa part déclaré lundi (24 janvier) que les troupes de ses membres étaient prêtes et qu’ils envoyaient des navires et des avions à réaction pour renforcer la défense de l’Europe de l’Est, citant les récentes mobilisations du Danemark, de l’Espagne et des Pays-Bas.
Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui s’exprimait aux côtés du ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, et de la ministre suédoise des Affaires étrangères, Ann Linde, a déclaré que l’Alliance « continuera de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger » ses membres et soutenir ses partenaires.
« Le risque de conflit reste réel », avait indiqué M. Stoltenberg aux journalistes à Bruxelles. « Et nous continuons à appeler la Russie à la désescalade et à choisir la voie de la diplomatie », avait-il ajouté.
Le Kremlin a quant à lui accusé l’OTAN d’« hystérie » face à son renforcement militaire en Ukraine. Il a également avancé que les troupes ukrainiennes combattant les séparatistes soutenus par la Russie dans l’est du pays pourraient lancer une offensive, ce qui a incité le bureau du président Volodymyr Zelensky à annoncer que l’Ukraine ne « cèdera pas aux provocations ».
Récemment, Washington avait averti que la Russie pourrait planifier un incident « sous un faux drapeau » en Ukraine afin de pouvoir ensuite présenter une invasion comme une réponse justifiée.
Avec la crise sanitaire, à lire ou en croire certains, l’État serait de retour. Est-ce à dire qu’il serait parti ? Décryptage d’un faux come-back !
Depuis la Seconde Guerre mondiale, de part et d’autre de l’Atlantique, sous des formes diverses, l’État, de manière plus globale les administrations publiques, jouent un rôle clef sur le terrain de l’économie et du social, rôle à peine écorné durant la période des années 1980/1990 avec l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan et Margaret Thatcher. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, face à la menace soviétique, les économies capitalistes ont maintenu un effort important de défense et ont développé un important système d’État providence. En Europe, et tout particulièrement en France, la reconstruction s’est effectuée en ayant recours à la planification voire à des nationalisations. Aux États-Unis, l’interventionnisme associé à une certaine forme de protectionnisme n’a pas cessé avec la guerre. Les programmes des agences notamment ceux de la Nasa ou concernant la défense ou la santé ont financé l’effort de recherche de nombreuses entreprises. Au Japon, un gouvernement classé libéral a utilisé le ministère du Commerce international et de l’Industrie pour promouvoir des champions nationaux sur l’ensemble de la planète.
Depuis 1945, les dépenses sociales ont constamment augmenté au sein des pays de l’OCDE au point de représenter, en France, un tiers du PIB. Certes, la Chine, à compter de 1978, et la Russie à compter de 1991, se sont ouvertes et ont accepté certaines règles de l’économie de marché mais en prenant soin de maintenir un fort secteur public. Les quatre plus grandes banques du monde en termes d’actifs sont entièrement ou partiellement détenues par le gouvernement de Pékin.
Les Etats contrôlent 10% de la capitalisation boursière mondiale
La période la moins favorable à l’État en tant qu’acteur public correspond aux années 1990 marquées par une dérégulation des marchés. Les privatisations se sont multipliées. Une certaine stabilisation des dépenses publiques a été constatée, sauf en France. Pour autant, le poids de l’État au sein des économies reste élevé. Si de 1990 à 2016 les États ont vendu à l’échelle mondiale 3600 milliards de dollars d’actifs, en ayant organisé plus de 160 privatisations, ils détenaient pour plus de 11 000 milliards de dollars d’actions de sociétés cotées fin 2020, soit 10 % de la capitalisation boursière totale. Les gouvernements ont souvent laissé la gestion des entreprises au secteur privé tout en conservant des minorités de blocage ou d’influence.
En France, l’État contrôle directement ou indirectement des grandes entreprises comme EDF, la SNCF, la RATP, Air France voire Renault. Il a pu, ses dernières années, prendre des participations chez PSA ou dans les Chantiers de Saint Nazaire.
Si l’État s’est légèrement désengagé de la production, il a renforcé son poids dans la protection sociale. Ce changement de centre d’intérêt n’est pas sans lien avec la montée en puissance des dépenses sociales qui dépassent dans les pays de l’OCDE les budgets de l’État.
Le pouvoir d’influence politique est plus important en jouant sur les prestations sociales que sur la direction d’une entreprise soumise à la concurrence internationale. Si après-guerre, la possession des entreprises était le moyen privilégié pour infléchir le cours de l’économie, les pouvoirs publics ont compris qu’aujourd’hui l’édiction de normes était plus simple en transférant le risque sur l’acteur économique final. Depuis une vingtaine d’années, la multiplication des lois et règlements témoigne de ce changement de mode d’action.
Même s’il a été une illusion le cycle de recul de l’État semble avoir pris fin
Même s’il a été une illusion d’optique, le cycle de recul de l’État semble avoir pris fin avec la crise financière de 2008/2009. Cette crise a contraint ou incité les gouvernements à s’immiscer dans la vie économique plus fortement qu’auparavant. L’idée que le marché était une source de déséquilibres et d’injustices est revenue à la mode. La stagnation des salaires a conduit les pouvoirs publics à multiplier les aides, les crédits d’impôt, les exonérations de charges sociales aboutissant à une socialisation croissante des revenus. Avec les années 2000, la mondialisation est perçue comme un facteur de déstabilisation des sociétés occidentales sur fond de désindustrialisation et de destruction des classes moyennes. Les marchés sont accusés, par ailleurs, de myopie face à la question du réchauffement climatique, myopie qui légitimerait l’intervention publique.
Depuis 2020, la crise sanitaire a souligné tout à la fois les risques d’une situation de dépendance par rapport aux importations en provenance des pays émergents et de la Chine, en premier lieu. La réindustrialisation, la relocalisation sont des thèmes récurrents des débats publics au sein des pays avancés.
En Chine, au nom de la « prospérité commune », les autorités entendent contrôler les entreprises et notamment celles du digital. La résurgence de la rivalité géopolitique, opposant les démocraties libérales aux régimes autoritaires ou populistes incite les gouvernements à tenter d’aligner les intérêts commerciaux sur les intérêts stratégiques nationaux.
Réinventer le capitalisme
Les dirigeants de grandes entreprises conscients de la remise en cause du capitalisme en appellent eux-mêmes à sa refondation. Jamie Dimon, directeur général de JPMorgan Chase, s’inquiète de « l’effilochage » du rêve américain. Ray Dalio, fondateur de Bridgewater, un grand fonds d’investissement, demande « une réforme total du capitalisme » pour éviter le surendettement, la baisse de la productivité et la polarisation des emplois. Doug McMillon, le directeur général de Walmart déclare « il est temps de réinventer le capitalisme ». Paul Polman, ancien directeur général d’Unilever, considère qu’il y a urgence à « sauver le système capitaliste ». Ces déclarations peuvent apparaître surprenantes au moment où les bénéfices et la valeur des actions des entreprises atteignent des sommets.
Les résultats élevés interviennent dans un contexte de baisse des gains de productivité ce qui pourrait signifier que des situations de rente se soient installées au sein de l’économie capitaliste par manque de concurrence. Or celle-ci n’a plus bonne presse. Les gouvernements veulent renouer avec les mécanos industriels, organiser des relocalisations en particulier de productions dites stratégiques. La transition énergétique en provoquant une obsolescence accélérée de certains équipements et en nécessitant un important effort d’investissements place les États au cœur de la bataille.
Nouvelle progression des dépenses publiques
Ces derniers entendent être à la fois des planificateurs du changement énergétique, des investisseurs et des producteurs de normes. Ce retour de l’État maître des horloges se traduit par une nouvelle progression des dépenses publiques ce qui pose la question de leur financement.
Pour les économistes de la nouvelle théorie monétaire, l’augmentation du déficit public n’est pas en soi un problème tant qu’il ne débouche pas sur de l’inflation ; or, celle-ci, justement est de retour, de manière plus rapide que prévu. Le financement monétaire qu’ils prônent n’est pas sans limite. L’accroissement des dépenses publiques pourrait se traduire par des effets d’éviction au détriment du secteur privé et de la consommation en captant l’épargne et en obligeant à une augmentation des impôts.
Le nouvel étatisme
Le nouvel étatisme diffère de celui de l’après Seconde Guerre mondiale. Ce dernier s’accompagnait d’une libéralisation des échanges commerciaux mondiaux et d’une coopération internationale, du moins à l’Ouest, puissantes que ce soit à travers le Plan Marshall ou de la Construction européenne. Aujourd’hui, la tendance est à l’isolationnisme et aux politiques peu coopératives entre les zones économiques, voire au sein des zones économiques. Les dépenses publiques comme privées ne peuvent pas échapper au principe d’efficience. Toute ressource est rare et ne doit pas, par voie de conséquence, donner lieu à un gaspillage. La subsidiarité devrait être au cœur de l’action des pouvoirs publics qui devraient s’interroger sur le meilleur niveau d’intervention pour régler les problèmes.
Les Vingt-Sept ont convenu ce mardi de mieux coordonner les règles applicables pour circuler en Europe et de ne pas imposer de restrictions aux détenteurs d’un certificat sanitaire européen, comme certains pays l’ont fait face à l’émergence d’Omicron. Plusieurs pays, dont l’Italie, exigent que les voyageurs, même vaccinés ou guéris du Covid, présentent des tests négatifs pour entrer sur leur territoire.
Pas d’obligation juridique
Lors d’une réunion à Bruxelles, les ministres des Affaires européennes ont adopté une nouvelle recommandation – un acte non contraignant juridiquement – pour coordonner leurs mesures en matière de libre circulation. Cette mise à jour des règles applicables répond à l’augmentation significative de la couverture vaccinale (près de 70% de la population européenne est pleinement vaccinée, selon l’agence de santé ECDC) et au déploiement du certificat Covid numérique de l’UE (attestant d’un vaccin, d’un test ou d’un rétablissement après une infection par la Covid-19 de moins de six mois). La Commission européenne a appelé les Etats membres à « mettre en application sans délai les règles agréées ».
« C’est une recommandation, donc je ne peux pas garantir que cela aboutira à ce que tous les pays se mettent dans ce cadre commun, mais (…) tous les Etats ont signalé leur intention de s’y conformer »
Clément Beaune, secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes
Clément Beaune
Recommandation pour le premier février
La Commission européenne a appelé les Etats membres à «mettre en application sans délai les règles agréées».
«Omicron s’est désormais répandu dans toute l’Europe et il est temps d’envisager l’abandon des mesures supplémentaires qu’un certain nombre d’Etats membres ont introduites pour les voyages ces dernières semaines, rendant les déplacements plus difficiles et moins prévisibles dans toute l’UE»
Les commissaires européens à la Santé Stella Kyriakides et à la Justice Didier Reynders dans un communiqué.
Actuellement, plusieurs nations, dont l’Italie, exigent des voyageurs, même vaccinés ou guéris de la Covid, qu’ils présentent des tests négatifs pour entrer sur leur territoire. Cette recommandation entrera en vigueur le 1er février, de même que la mesure fixant à neuf mois (270 jours) la durée de validité des certificats de vaccination, faute d’une dose de rappel, pour les voyages dans l’Union. La France, elle, réduira la durée de validité à 4 mois le 15 février. Toutes les recommandations ne seront donc pas suivies…
Le Français avait été arrêté il y a un an et demi pour avoir pris des images d’une zone « interdite » d’un parc naturel iranien à l’aide de son drone.
Le Français Benjamin Brière a été condamné à huit ans de prison pour « espionnage » par un tribunal révolutionnaire iranien, a annoncé ce mardi son avocat. Le touriste lyonnais avait été arrêté pour avoir pris des images d’un parc naturel en Iran à l’aide de son drone.
Jugé depuis jeudi, le Français âgé de 36 ans a été en outre condamné à huit mois de prison supplémentaires pour « propagande » contre le régime iranien, a précisé son avocat, Me Philippe Valent, qui dénonce également une « mascarade de procès » dans un communiqué transmis à l’AFP.
Il était emprisonné depuis plus d’un an et demi dans une geôle de la prison de Vakilabad, à Masshad, au nord-est du pays.
Une famille désemparée
Depuis son incarcération, son avocat et sa famille martelaient que Benjamin Brière était innocent. Interrogée sur Stéréochic/Lesfrançais.press, sa soeur, Blandine, dénonçait « une détention complètement arbitraire ».
Le Français avait entamé une grève de la faim à la fin du mois de décembre afin de protester contre ses conditions de détention, une décision qui l’avait fortement affaibli. Comme ses proches, Benjamin Brière a toujours clamé son innocence.
Depuis décembre 2019, le monde entier connait une épidémie sans précédent. La Covid-19 s’est rapidement propagée et on dénombre au total plus de 350 millions de cas dans le monde. Récemment, le virus a même infiltré une base scientifique située en Antarctique, soit sur le continent le plus isolé du monde. Face à cette menace, certains États ont pris des mesures radicales dès le début de la pandémie. Et certains d’entre eux ont réussi à empêcher la circulation du Covid sur leur territoire, du moins pour le moment. Quels sont ces pays sans Covid-19 ? Comment ont-ils fait ? Voici un tour d’horizon des destinations qui affichent toujours zéro cas.
La Corée du Nord et le Turkménistan
Officiellement, ces deux pays n’enregistrent aucune contamination liée au Covid-19. Des témoignages d’habitants et de journalistes suggèrent cependant le contraire. Rappelons que ce sont des dictatures et qu’il est très difficile de savoir ce qu’il s’y passe vraiment. Petit retour sur ces deux pays sans Covid.
La Corée du Nord est l’un des premiers États à avoir fermé ses frontières.
Depuis le mois de janvier 2020, aucun vol n’a décollé ni atterri sur le sol nord-coréen et le pays n’a plus aucun contact avec le reste du monde. L’absence d’infections paraît toutefois peu probable : la Corée du Nord entretient des relations commerciales importantes avec la Chine. Par ailleurs, le gouvernement ne cesse de renforcer les restrictions sanitaires envers les habitants. La ville de Pyongyang a, par exemple, été confinée en début d’année 2021. Des campagnes de dépistage ont également été organisées dans tout le pays. Des mesures qui semblent étonnantes pour un pays qui annonce ne pas avoir de cas Covid. Officiellement, la Corée du Nord reste malgré tout considéré comme un pays sans Covid-19.
Crédit : Unsplash
Le Turkménistan aurait banni le mot « coronavirus » de son vocabulaire.
Cette République d’Asie centrale est pourtant entourée du Kazakhstan, de l’Iran ou encore de l’Afghanistan, autant de pays qui sont durement touchés par l’épidémie. La fermeture des frontières du pays et la prolongation des vacances scolaires laissent aussi penser que la réalité est toute autre. Cependant, les autorités ne laissent passer aucune information relative à la situation sanitaire sur place. La police turkmène serait même chargée d’arrêter toute personne portant un masque ou évoquant le virus dont il ne faut pas prononcer le nom.
Les micro-États du Pacifique ont plusieurs pays sans covid
Parmi les pays sans covid, on retrouve plusieurs îles de l’océan Pacifique. En effet, sur ces petits territoires difficiles d’accès, l’inexistence du virus semble plus réaliste. C’est le cas de l’archipel des Kiribati, des îles Cook ou encore de la Micronésie. La crise sanitaire n’en reste cependant pas moins désastreuse pour ces régions qui se retrouvent coupées du monde.
Tuvalu, au cœur de la Polynésie
Avec moins de 200 touristes par an, l’État insulaire des Tuvalu est l’un des pays les moins visités au monde. La faible population de l’île a sans doute permis de contrôler plus facilement l’arrivée du virus. Pour l’heure, aucun cas de Covid-19 n’a été enregistré. En contrepartie, la pandémie a affaibli le pays, déjà très vulnérable aux catastrophes climatiques. De plus, les exportations de poissons sont au ralenti. Le gouvernement a annoncé un plan de relance de l’économie pour faire face à ces difficultés. En attendant, l’île n’est pas accessible pour le tourisme et les vols y sont très rares.
Crédit : Unsplash – Tuvalu
Nauru, la plus petite République du monde
L’île de Nauru, large de 21 km², est l’une des plus petites îles du monde. On peut la traverser à pied en une seule journée. Sa population résiste au Covid, malgré un état d’urgence déclaré en mars 2020. Tous les habitants de Nauru sont vaccinés et c’est en partie grâce à cela que le pays est sans covid. De plus, les vols en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande ont été fortement réduits. Même si l’épidémie n’a pas bousculé la vie quotidienne sur l’île, l’économie du pays a été touchée de plein fouet. De nombreux citoyens se sont aussi retrouvés bloqués à l’étranger, faute de vol retour. Depuis 2020, les déplacements vers Nauru ne sont autorisés qu’en cas « d’absolue nécessité ».
L’île de Sainte-Hélène
Enfin, le dernier pays sans covid se situe dans l’Atlantique Sud. Il s’agit plus exactement de l’île britannique de Sainte-Hélène. En effet, elle est épargnée de la Covid-19, en raison de sa géographie particulière ainsi que l’arrêt des vols commerciaux depuis le 21 mars 2020. La situation est tristement ironique pour cette île, qui se retrouve coupée du monde même sans aucun cas de coronavirus. Sainte-Hélène connaît bien le confinement. Avant 2017, elle n’était atteignable que par bateau, au terme d’un voyage de plusieurs jours.
Depuis la mise en place de liaisons aériennes avec l’Angleterre, les autorités locales comptaient sur le tourisme pour créer de nouveaux emplois et diversifier les revenus du territoire.
Située au cœur de l’océan, à mi-chemin entre l’Afrique et le Brésil, l’île est connue pour avoir été le lieu d’exil de Napoléon Ier. Des vols spéciaux ont été mis en place jusqu’en mars 2022 pour commémorer le bicentenaire de la mort de l’empereur à Sainte-Hélène.
Si vous souhaitez vous rendre sur place, il faudra tout de même présenter une demande auprès du gouvernement anglais. À votre arrivée, vous devrez vous soumettre à un test de dépistage et effectuer une quarantaine de 10 jours, avant de pouvoir vous déplacer librement sur l’île. Plus d’informations sont disponibles sur le site de l’Office du tourisme de Sainte-Hélène.
Les pays sans Covid-19 sont donc rares, 2 ans après le début de la pandémie. Les îles ont ainsi bénéficié de leur situation quelque peu isolée pour éviter les cas. Seul le temps nous dira si ces régions isolées resteront sans cas éternellement.
Merci à Valéria Giaconia pour sa contribution à l’article.