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  • Liste noire des compagnies en 2022

    Liste noire des compagnies en 2022

    En tant qu’expatrié(e), on est souvent dans les airs soit pour le travail soit pour le loisir, à destination de la France ou de son pays de résidence. Logiquement, plus on vole, plus on est susceptible d’être du mauvais coté des statistiques. En effet, si l’avion est le mode de transport le plus sûr, plus on l’utilise, plus on risque d’être confronté à un « pépin ». Pour les éviter, il y a la chance, mais aussi le choix de l’opérateur de transport, c’est pour cela qu’on vous communique la liste noire des compagnies en 2022 établie par l’Union européenne.

    Choisir sa compagnie ?

    L’une des questions que l’on se pose toujours est « quelle compagnie aérienne vais-je prendre ? ». La sécurité fait partie des critères déterminants dans le choix. Mais certaines compagnies aériennes ne respectent tellement pas les critères de sécurité qu’elles sont placées sur la liste noire de l’Union européenne.

    Cette liste est établie tous les six mois. La Commission européenne vient d’identifier 97 opérateurs « ne répondant pas aux normes de sécurité internationales », contre 103 en juillet. Ces compagnies sont interdites d’exploitation en Europe. Et naturellement, il est fortement déconseillé de les utiliser en dehors du ciel européen.

    15 pays dans le collimateur

    15 pays voient toutes leurs compagnies interdites dans le ciel de l’Union européenne. Cela représente un total de 90 compagnies, à cause « d’une surveillance inadéquate de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces États ».

    Voici les pays concernés :

    • Afghanistan,
    • Angola,
    • Arménie,
    • Congo,
    • République démocratique du Congo,
    • Djibouti,
    • Guinée équatoriale,
    • Érythrée,
    • Kirghizistan,
    • Libéria,
    • Libye,
    • Népal,
    • São Tomé et Príncipe,
    • Sierra Leone et Soudan

    Sept autres compagnies aériennes sont bannies en raison de « graves manquements à la sécurité ». Il s’agit de :

    • Avior Airlines (Venezuela),
    • Blue Wing Airlines (Suriname),
    • Iran Aseman Airlines (Iran),
    • Iraqi Airways (Irak),
    • Med-View Airlines (Nigeria),
    • Skol Airline LLC (Russie)
    • Air Zimbabwe (Zimbabwe).

    Enfin, deux compagnies font l’objet de restrictions d’exploitation. Elles ne peuvent effectuer de vols à destination de l’Union Européenne que si elles utilisent des types d’avions particuliers :

    • Iran Air (Iran)
    • Air Koryo (Corée du Nord).

    6 compagnie de nouveau autorisées en Europe

    Si l’on regarde un peu plus dans le détail, six compagnies sont sorties de la liste noire. Parmi elles, trois sont moldaves, « suite aux améliorations apportées à la sécurité aérienne dans le pays » :

    • Air Moldova
    • HiSky
    • FlyOne

    Consulter la liste de l’UE

    Vous pouvez consulter la dernière mise à jour en date de la liste noire des compagnies aériennes de l’UE (25 novembre 2021) ci-dessous. La première partie (Annexe A) concerne les compagnies aériennes interdites d’exploitation dans l’UE, tandis que la seconde (Annexe B) vise des transporteurs faisant l’objet de restrictions en la matière mais pouvant continuer à opérer en Europe sous certaines conditions. 

  • Le Maroc, fermé jusqu’au 31 décembre… a minima

    Le Maroc, fermé jusqu’au 31 décembre… a minima

    Le 29 novembre, le Maroc prenait la décision de fermer pour une durée de deux semaines les arrivées d’avions de ligne en provenance de l’étranger. Cette décision avait entrainé un vent de panique chez les expatriés afin de regagner la France le plus rapidement possible. Jeudi 09 décembre, une rumeur annonçait la réouverture des frontières. Une fake news ! Les autorités marocaines ont, dès le vendredi 10 décembre, mis fin à celle-ci en renforçant leur dispositif. le Maroc maintient la fermeture des liaisons avec l’étranger et ce jusqu’au 31 décembre, au minimum.

    Fermeture de toutes les frontières

    Ainsi deux semaines après la mise en place des mesures restrictives, un Conseil de gouvernement marocain s’est tenu le 9 décembre au soir, et le pays a pris la décision de prolonger la suspension des vols à destination et en provenance du Maroc jusqu’au 31 décembre, selon une note de la Direction générale de l’aviation civile.

    Cette fermeture s’applique aussi aux ferries et aux accès terrestres. Hors dérogation, comme pour le transport d’aliments périssables, il est donc impossible de rejoindre ou de quitter le Maroc.

    Vols de rapatriement

    Voilà pour les mesures officielles, mais dans les faits, les dispositifs d’urgence, inventés lors des premiers confinements, ont été réactivés. En effet, entre le retour des touristes, stimulé par les offres alléchantes de cet automne, la présence d’une grande communauté française présente légalement, pressée de regagner l’hexagone pour les fêtes et tous ceux présents sur le territoire marocain sans être déclarés, les occidentaux voulant quitter le royaume étaient très nombreux.

    Lors du précédent verrouillage des frontières, les tribunaux marocains se sont retrouvés engorgés par une flopée d’Européens bloqués au Maroc et qui n’avaient plus de visas en bonne et due forme.

    En conséquence, la compagnie nationale Royal Air Maroc a indiqué sur les réseaux sociaux que des vols spéciaux soumis à autorisation spéciale sont programmés du 14 au 31 décembre 2021, au départ des aéroports du Maroc et à destination de la France, de la Belgique, du Canada, de l’Espagne, de l’Italie et du Sénégal. La RAM précisait que de nouveaux vols spéciaux sont programmés du 19 au 23 décembre 2021, au départ du Maroc et à destination du Canada, de la Côte d’Ivoire et des États-Unis.

    Air France a aussi proposé au gouvernement de mettre en place des vols spéciaux avec sa filiale Transavia. Jusqu’à hier, le 13 décembre, le programme était connu, comme pour les compagnies espagnoles ou suisses, désormais les autorisations seront délivrées au compte-gouttes. Il est donc préférable de s’appuyer sur la compagnie nationale marocaine la RAM pour regagner la France ou tout autre pays. Les consulats de France au Maroc assurent la publicité de ces vols, n’hésitez pas à les contacter.

    Français en attente d’un vol de rapatriement à l’aéroport de Marrakech le mardi 08 décembre 2021

    Conditions d’entrées en France drastiques

    Dans la panique, concentrés sur les billets d’avions, les expatriés et touristes furent nombreux à oublier les conditions d’accès au territoire national du fait de la Covid-19.

    «Je suis bloqué ici depuis une semaine. Je viens de trouver un vol, que j’ai d’ailleurs raté puisqu’il fallait un test PCR. C’est vraiment pénible. Je suis obligé de revenir ici demain pour repartir directement à Paris. C’est dur»

    Paul, Français bloqué au Maroc, rencontré à l’aéroport de Casablanca ce 13 décembre 2021

    En effet, depuis le samedi 4 décembre, les personnes affichant un schéma vaccinal complet et vaccinés par l’un des sérums reconnus par l’Agence européenne du médicament (AstraZeneca, Janssen, Pfizer et Moderna) sont tout de même tenues de présenter un test (antigénique ou PCR) négatif de moins de 48 heures.

    Pour les non-vaccinés, ou dont le vaccin n’est pas reconnu, comme celui développé par le laboratoire chinois Sinopharm, ils sont soumis au régime des motifs dits « impérieux ». En plus des documents démontrant leurs raisons d’un voyage vers la France, ils doivent présenter un test PCR négatif datant de moins de 24 heures avant le départ (le départ du premier vol est pris en compte en cas de voyage avec correspondance). Cette disposition s’applique même aux nationaux. Le caractère limité et ciblé de cette mesure échappant de fait à la décision du Conseil d’Etat qui avait supprimé les « motifs impérieux » généralisés à tous les nationaux établis hors de France.

    Pour rappel, dans tous les cas, les enfants de moins de douze ans sont dispensés de la présentation d’un test.

  • Guide pour un retour en France serein

    Guide pour un retour en France serein

    Vous avez pour projet de rentrer définitivement en France mais les multiples démarches à faire se mélangent dans votre esprit. Pour vous aider voici un (petit) guide des différentes formalités à faire. En deux articles, nous vous présentons les démarches à effectuer, en premier avant de partir puis en arrivant en France.

    Le retour en France peut s’avérer être complexe à cause des multiples facteurs à prendre en compte : famille, maison, aides sociales, douane, déménagement et bien d’autres. Face à cette montagne de démarches, il est normal que vous vous perdiez dans les méandres sombres de l’administration. Pour vous aider, nous vous proposons un guide s’apparentant aux douze travaux d’Hercule. 

    Avant tout, ayez bien à l’esprit que les démarches administratives prennent du temps et doivent souvent être réalisées plusieurs mois en amont de votre retour. D’autres, a contrario, ne peuvent être entamées avant que vous vous soyez installé en France. Pour y voir plus clair, nous vous proposons dans cet article, les démarches à effectuer avant votre retour en France. Dans un deuxième article, vous sont expliquées celles à faire une fois rentré. 

    Les formalités à ne pas oublier 

    Dans les premières démarches à réaliser avant votre départ, il y en a quatre qui vous seront utiles tout au long de votre déménagement et de votre installation.

    Signaler votre départ auprès de votre consulat pour vous retirer de la liste des Français de l’étranger, est l’un des premiers points. Auprès de lui, assurez-vous également que vos documents d’état civil sont à jour et que les différents évènements familiaux ont bien été pris en compte, comme les mariages, naissances, décès ou autre. Toujours auprès du consulat, vous pouvez demander à être inscrit sur la liste électorale de la ville où vous vous installez. Cette démarche peut être faite à votre retour en France en mairie. 

    Annoncez également votre changement d’adresse auprès des services postaux locaux et éventuellement établir une redirection des courriers vers la France. Enfin, veillez à bien avoir en votre possession tous les documents administratifs qui pourront vous être utiles une fois arrivé en France, car il est souvent difficile d’obtenir des justificatifs une fois rentré. 

    La question des visas pour les membres de la famille

    Si vous êtes marié ou pacsé à une personne et/ou avez des enfants de nationalité européenne ou suisse, ils pourront rentrer en France sans souci. Sinon, vous devrez faire des demandes de visas auprès de votre ambassade ou consulat. Attention, il faut faire toute demande de visa de longue durée au moins trois mois avant votre départ

    La douane en cinq points 

    Pour la douane vous devrez établir un inventaire détaillé de vos biens pour la compagnie de déménagement que vous embauchez. Dans cet inventaire, faites attention à ne pas transférer de marchandises interdites ou réglementées, telles que des substances illicites, des produits de contrefaçon, des armes ou munitions, certains produits alimentaires, végétaux, animaux ou médicaments. Il vous faudra également déclarer tout transfert d’argent supérieur ou égal à 10 000 € ou son équivalent en devises. 

    Pour ce qui est du déménagement, non seulement vous devrez dresser un inventaire de tous vos biens pour les déménageurs engagés, mais vous aurez aussi à remplir une attestation de changement de domicile auprès de votre consulat pour faciliter votre déménagement

    Par ailleurs, si vous revenez d’un pays hors de l’Union européenne, « vous devez vérifier que vous bénéficiez de la franchise douanière pour le transfert de vos biens et les documents à fournir à la douane ». 

    Questions fiscales 

    Si vous avez payé des impôts dans votre pays de résidence, vous aurez à demander un quitus fiscal avant de partir. Il faudra indiquer à la trésorerie de votre lieu de résidence en France votre retour. Si vous mettez des biens en location dans votre ancien pays de résidence, vous serez encore redevable des impôts locaux et de ceux sur les revenus locatifs si ledit pays en a établis.

    Si vous conservez des revenus, autre que locatifs, dans le pays que vous quittez, ils seront désormais imposés en France, sauf si la convention fiscale entre la France et le pays prévoit d’autres dispositions. Il est donc impératif de bien faire le point sur les origines de vos revenus et les conséquences fiscales de votre départ.

    En cas de rapatriement d’épargne, il est important d’obtenir les papiers justifiant de la légalité de ces derniers et des impôts qui ont été payés pour la constituer. Sans ces documents, la banque française recevant ces fonds pourra faire un signalement à Tracfin (c’est une obligation légale en France). Cet organisme pourra enclencher un contrôle s’il n’est pas satisfait des documents fournis. Aussi, certains pays, comme le Maroc, interdisent la sortie de fonds ou la conversion de leur monnaie sans accord préalable de leurs services. Pensez-y !

    Scolarité des enfants 

    Plusieurs cas de figure peuvent se présenter en fonction du niveau d’études de l’enfant, de s’il a déjà été élève en France à l’établissement dans lequel il était inscrit à l’étranger. Nous vous dressons ici une présentation des cas les plus courants, il est préférable d’anticiper ses démarches avant d’arriver en France pour éviter une rupture de scolarisation des plus jeunes.

    Premier et second degré

    La scolarité des enfants est un point primordial. L’inscription d’un enfant est obligatoire dès lors qu’il atteint l’âge de trois ans, et se fait auprès de la mairie et ensuite auprès de l’école, avant le mois de juin précédant la rentrée scolaire. Il est donc important de se renseigner sur les écoles en amont du retour et sur leurs parcours spéciaux (section sportives, sections européennes, etc.), tout en sachant que ces écoles sont particulièrement prisées. 

    Par ailleurs, deux points sont à retenir. D’un côté, si l’enfant a déjà été scolarisé en France, vous n’aurez qu’à vous rendre à la mairie pour déclarer son arrivée. Mais si l’enfant n’a jamais été scolarisé en France, il aura sûrement à passer un test d’aptitudes pour évaluer son niveau. Les résultats définiront dans quelle classe il sera placé. 

    Post BAC 

    Comme pour les élèves scolarisés en France, votre enfant devra se rendre sur le site Parcoursup pour établir ses choix d’orientation pour ses études supérieures. 

    Aides à la scolarité 

    Les aides à la scolarité se font généralement via les documents donnés par les écoles pour les établissements du premier et second degré, au moment de la rentrée. Pour les étudiants en études supérieures, les demandes auprès du Crous doivent être remplies en ligne, vers le mois de mars précédant la rentrée universitaire. 

    Ces articles sont non exhaustifs, bien que très denses en informations. Sachez qu’il existe encore d’autres aides, disponibles sur le site du service public. 

    Et en France

    Dans notre prochain article (publié le 15 décembre 2021), nous aborderons les péripéties qui attendent l’expatrié(e) à son retour en France : sécurité sociale, impôts et banques, chômage et aides sociales, scolarité, etc. Nous en profiterons pour découvrir aussi une association qui soutient les Français établis hors de France à leur retour au pays.

  • La présidence française de l’UE va tenter de concilier économie et écologie !

    La présidence française de l’UE va tenter de concilier économie et écologie !

    Porter un nouveau modèle européen de croissance, c’est l’un des axes majeurs de la Présidence française de l’UE (PFUE), dont le programme a été présenté par Emmanuel Macron le jeudi 9 décembre.

    Le président de la République a détaillé son projet visant à créer une Europe plus souveraine, plus humaine, et économiquement dynamique, tout en affichant des objectifs écologiques ambitieux.

    La réduction de moitié des gaz à effet de serre d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050 sont deux objectifs pour lesquels le président souhaite « ne pas perdre une minute ».

    Si la transition écologique n’a pas été érigée en tant que pilier du projet d’Emmanuel Macron, elle est néanmoins intimement liée à son ambition de croissance économique. Il a invité notamment les industriels à « inventer des solutions de décarbonation de notre économie compatibles avec [l’]agenda de croissance ».

    Le chef de l’Etat veut miser sur l’essor de filières industrielles innovantes, « qui vont structurer le monde de 2030 ». Il attend aussi de la création d’emplois liés à la transition énergétique et précise que les entreprises, comme les ménages, seront accompagnés « pour aller vers l’équilibre entre ambition climatique et justice sociale ».

    Dans le discours, Emmanuel Macron réussit donc à concilier développement économique et aspirations environnementales. Mais plusieurs observateurs auraient tout de même préféré « que le climat et la lutte contre la précarité énergétique et sociale soient davantage mis en avant, car ce sont deux enjeux auxquels les européens font face » estime Neil Makaroff, responsable Europe pour le Réseau Action Climat.

    Emmanuel Macron lors de la présentation de son projet européen le 09 décembre 2021 ©Euractiv

    Le MACF, un « totem électoral »

    Allant plus loin qu’un simple discours de posture, Emmanuel Macron a précisé trois actions concrètes qu’il souhaite associer à la PFUE.

    D’une part, l’instauration de clauses miroirs afin d’éviter la concurrence déloyale de produits importés dans l’UE par rapport aux producteurs européens. « Les acteurs économiques européens ne peuvent pas être les victimes de leurs efforts pour la planète » a souligné le président.

    D’autre part, Emmanuel Macron veut mettre un coup d’accélérateur sur le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) « pour préserver notre compétitivité » – un objectif qui fait consensus au sein de la classe politique française.

    « Il est indispensable que les gros émetteurs participent aux quotas carbone ; il ne faudrait pas un signal économique contradictoire » a commenté le sénateur Jean-François Longeot, président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable.

    Enfin, le président Macron a indiqué vouloir mettre en place un instrument européen de lutte contre la déforestation importée.

    « Emmanuel Macron s’est focalisé sur des législations qui visent à baisser les émissions de gaz à effet de serre en dehors du continent européen, analyse Neil Makaroff. Il a choisi en particulier de placer le MACF dans son programme car c’est un peu un totem électoral en France. »

    Jouer le rôle d’influenceur

    En revanche, aucune précision sur le green deal ou le paquet Fit for 55, qui vont faire l’objet de négociations entre les 27 Etats membres de l’UE dans les prochains mois.

    « Le discours aurait pu être complété, reconnaît le sénateur Longeot, mais si déjà on parvient à concrétiser la volonté affichée, je crois qu’on aura fait un grand pas. »

    Neil Makaroff met néanmoins en garde contre toute tentation de mettre des thématiques franco-françaises à l’agenda européen. « Il ne faudrait pas faire de la PFUE une tribune pour les intérêts nationaux, comme le nucléaire. Le risque serait d’aboutir à des blocages sur le sujet du climat » prévient-il.

    « Il faut distinguer deux niveaux dans cette présidence » analyse pour sa part Eric Maurice, responsable du bureau de Bruxelles pour la fondation Robert Schuman. D’un côté, tout le processus décisionnel du conseil de l’Europe est pris en charge par un Etat, en l’occurrence la France à partir de janvier ; un aspect dans lequel Emmanuel Macron s’inscrit de manière traditionnelle. Et de l’autre, la PFUE est l’occasion de disposer d’une tribune politique. « C’est là qu’Emmanuel Macron se démarque en disant que la PFUE n’est pas une fonction hôtelière, mais une fonction d’inspiration » poursuit Eric Maurice.

    Il y a fort à parier qu’Emmanuel Macron tentera d’influer sur l’agenda européen au travers de la PFUE. C’est à ce niveau politique que le chef de l’Etat a commencé, dès la présentation de son programme, à se distinguer.

  • Ces Rafales qui cachent la forêt

    Ces Rafales qui cachent la forêt

    Bravo : les Emirats arabes unis ont commandé 80 Rafales, preuve que l’industrie française garde des pôles d’excellence, dans le secteur le plus compétitif du monde : l’armement. Car personne ne veut des armes moins bonnes que celles de l’adversaire. Pourtant, le succès du Rafale masque trois échecs : la dépendance américaine de l’Europe, la panne diplomatique de la France, la faillite du commerce extérieur.

    Signe d’un aveuglement, quelques esprits malins ont qualifié ces contrats de « honteux ». C’est vrai que les acheteurs auraient dû acheter chinois, russe ou américain. L’idéal serait de faire du commerce entre gens de bonne compagnie répondant aux critères démocratiques, éthiques, écologiques… Mitterrand, au salon militaire du Bourget, avait fait masquer les bombes : « Cachez ces missiles que je ne saurais voir ». Ethique !

    Vendre aux Emirats, aux Indiens, aux Indonésiens, mais pas à nos voisins

    Si l’on veut une industrie d’armement, il faut vendre. A l’Egypte, au Qatar, à l’Arabie, à l’Inde, à qui veut bien acheter. Et si on n’a pas d’industrie d’armement, on achète ailleurs. Plus de la moitié de l’Europe se fournit chez les Américains. Les Finlandais ont, après les Suisses et les Belges, choisi le F35 américain. 64 avions pour dix milliards de dollars. Un avion hors de prix et fragile selon le Congrès américain. Impasse européenne : vendre aux Emirats, aux Indiens, aux Indonésiens, mais pas à nos voisins. Et dire que les Américains, voulaient encore, après l’Australie, nous prendre un contrat de vente de frégates à la Grèce !

    C’est le problème de l’Europe, encore trop américaine : l’interopérabilité des forces dépend de l’armement. Un achat de matériel militaire lie pour des décennies en raison des pièces détachées. D’où l’intérêt d’un char et d’un système de combat aérien franco-allemand. En Europe, l’oncle Sam passe les commandes. Ailleurs, certains choisissent le matériel français pour moins dépendre des Etats-Unis, qui n’ont pas apporté dans le passé récent toutes les preuves de fiabilité.

    Un travail diplomatique aussi pointu que celui des ingénieurs 

    C’est aussi ce qui inquiète les critiques : ne se marie-t-on pas avec des pays trop différents, trop loin de nos valeurs ? Notre politique étrangère est-elle guidée par les ventes d’armes ? Jean Yves Le Drian n’est-il ministre des Affaires étrangères  que parce que, ministre de la Défense, il avait enfin réussi à exporter le Rafale ? 

    Ces ventes sont de remarquables succès qui supposent un travail diplomatique aussi pointu que celui des ingénieurs. Mais ce succès diplomatique ne cache-t-il pas la forêt d’échecs flagrants ? Du Liban à l’Irak en passant par la Syrie et Israël, la France n’a atteint aucun objectif, pour autant qu’elle s’en serait fixé. Les Accords d’Abraham se déroulent sans elle, jusqu’au Maroc. Son rôle de médiateur avec l’Iran est abandonné, Bachar est bien installé, la Turquie plonge mais s’étend, le Liban, malgré les menaces ou les prières, se vide. 

    En Afrique, Barkhane est dans un chemin aussi difficile que ce convoi militaire qui eut tant de difficultés à se dégager des manifestants hostiles au Burkina et au Niger. L’annonce d’un désengagement n’a pas été des plus lumineux, sinon pour attirer les mercenaires russes. Discours et principes se contorsionnent : défendre la démocratie, l’état de droit,  n’intéresse plus personne, tant cela a peu de rapport avec la réalité. Mahamat Idriss Déby au Tchad et Paul Kagame nous aiment-ils autant que nous les soutenons ? On essaie de défendre des populations, et des intérêts, bien minces d’ailleurs.

    Les alliances stratégiques s’articulent-elles sur les ventes d’armes ?  

    En Asie, les alliances stratégiques s’articulent sur… les ventes d’armes. L’alliance avec l’Australie, fondée sur le contrat des sous-marins, sabotée par les Américains, conduirait à construire une autre alliance : avec l’Inde, et maintenant l’Indonésie- tout dépend des contrats, Rafales et sous-marins. Changement de pied peu crédible. Une alliance repose sur des bases et des intérêts communs, le temps long. Se présenter comme fournisseur et soutien relève d’une confusion nuisible, y compris pour les ventes. La livraison de navires  à la Corée ou au Pakistan n’a pas fait de nous leurs alliés.  

    Inutile de parler de l’Amérique latine, si ce n’est pour citer la tournée, enfin, du ministre du commerce extérieur, Frank Riester, -tournée remarquable- qui lui aura permis de constater le terrain perdu et l’excellent renom culturel de notre pays. Là, nous pourrions avoir de vrais amis, qui ne veulent ni de la dépendance américaine, ni de la sujétion à la Chine, comme s’y est enferré l’Equateur. Mais l’Amérique latine, qui aime la France, ne l’intéresse que par foucade. 

    En Europe, au delà d’un discours volontaire, notre politique étrangère suit des lignes brisées, toujours dépendantes de l’instant, de l’émotion, de l’invective et des menaces. L’Europe s’appuie moins sur notre rhétorique que par la volonté allemande, prudente, pragmatique, que ce soit vis-à-vis du Royaume-Uni, de la Pologne, de la Russie, ou encore de la dette ou de l’énergie.

    Panique : le constat d’une faiblesse qui sape la « puissance »  française. 

    A quoi tient cette dilution de la politique étrangère française ? Peut-on l’attribuer seulement à l’absence de ligne stratégique, à l’illusion d’une puissance déclaratoire ? A une certaine forme de panique : le constat d’une faiblesse qui sape la « puissance »  française.

    Hormis avec le Royaume-Uni, le commerce extérieur de la France est déficitaire avec tous ses voisins. En vingt ans, l’Allemagne a engrangé 3900 milliards d’excédents, et nous 900 de déficits. Cette année, le déficit extérieur devrait atteindre 86 milliards d’euros, l’an prochain, 95. Record sur record. Même l’agroalimentaire est devenu déficitaire de 22 mds. Le solde commercial était encore équilibré en 2000.

    Selon un récent rapport de France Stratégie, la France est « passée d’un modèle de production à un modèle de consommation », « dans de nombreux secteurs, la France a une économie de pays sous-développé ».

    Comment tendre la sébile et parler fort ?  

    Cette année encore la France sera le plus grand emprunteur d’Europe : 260 milliards d’euros. Comment tendre la sébile et parler fort ? Comment rassurer les partenaires européens, prétendre à un leadership ?

    Les États-Unis sont encore, selon l’OCDE, la première puissance économique : 20% du PIB mondial, devant l’Union Européenne (18%), puis la Chine (17%). Dans vingt ans, la Chine sera en tête (22% du PIB mondial) devant les Etats-Unis (16%), l’UE (12%) et l’Inde (10%) qui prendrait la troisième place en 2050. Comment la France pourrait-elle peser dans les affaires du monde et préserver son autonomie sans le vecteur européen ? Et comment pourrait-elle rééquilibrer le pilotage de l’Europe sans redresser sa situation financière et commerciale ?

    La France prend la présidence du Conseil européen. Un moment éphémère de « leadership », avec 400 rencontres, et plus de discours encore. Peut-être serait-ce l’occasion de se comparer avec humilité aux autres : notre retard est moins flagrant vis à vis de la Chine ou des États-Unis qu’avec nos voisins.

    Laurent Dominati

    a.Ambassadeur de France

    a.Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Brexit : la France se battra pour ses pêcheurs « jusqu’au bout », selon Annick Girardin

    Brexit : la France se battra pour ses pêcheurs « jusqu’au bout », selon Annick Girardin

    Alors que l’ultimatum posé par la Commission européenne en novembre, exigeant de Londres de mettre fin aux contentieux sur les licences de pêche avec Paris, a pris fin ce vendredi 10 décembre 2021, la ministre française de la Mer affirme que la France poussera pour des mesures de rétorsion si nécessaire.

    Près d’un an après la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, les contentieux sur les licences de pêche continuent. Des dizaines de licences, sollicitées par les pêcheurs français dans le cadre de l’accord post-Brexit, n’ont ainsi toujours pas été accordées par les autorités britanniques.

    Après un pic de tensions entre Paris et Londres en octobre, culminant avec l’annonce française de mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni, la Commission européenne était intervenue le 24 novembre dernier, donnant jusqu’au 10 décembre au Royaume-Uni pour régler les contentieux toujours non-résolus.

    ©AFP Annick Girardin – Ministre française de la Mer

    94 licences toujours attendues

    La veille de cette date, 94 licences étaient toutefois toujours attendues, a fait savoir la ministre de la Mer Annick Girardin, en audition devant les sénateurs français des commissions des Affaires européennes et des Affaires économiques, ce jeudi (9 décembre).

    Interrogée sur la suite de cet ultimatum, Mme Girardin a fait savoir que si les licences manquantes n’étaient toujours pas délivrées ce vendredi 10 décembre au soir, la France demanderait une réunion du conseil de partenariat (organe constitué de représentants européens et britanniques pour garantir l’application de l’accord post-Brexit) en vue de prendre des mesures de rétorsion.

    Avec les autres pays pêcheurs de l’UE, la France « poussera » alors pour que la Commission européenne ouvre des procédures de contentieux pour toutes les licences non-accordées. « Il faut y aller par principe », a affirmé la ministre, « même si des contentieux ne seront pas une bonne nouvelle pour les pêcheurs » en raison du délai important que signifieraient encore ces procédures.

    La ministre a également fait savoir que « selon le niveau de réponse que nous aurons [ce vendredi], nous demanderons que des mesures de rétorsion soient mises en place ». La France continuera à se battre « jusqu’au bout » pour que « personne ne reste au bord des quais », selon Mme Girardin.

    Le plan de sortie de flotte, recours ultime pour que « personne ne reste sans solution »

    Revenant sur son annonce de la mi-novembre selon laquelle la France préparait un plan de sortie de flotte et d’indemnisation pour les pêcheurs qui ne pourront plus travailler en raison du Brexit – annonce qui avait été interprétée comme un aveu d’échec et de renoncement par la profession -, la ministre a en outre déclaré qu’il n’y avait « pas de plan massif » de sortie de flotte.

    Mais si le but restait d’obtenir des licences pour tous les pêcheurs français, il fallait néanmoins commencer à préparer un plan d’accompagnement en vue de disposer d’un outil alternatif qui ne laisserait « personne sans solution ».

    « Tous les outils doivent être signalés à la Commission européenne deux mois avant d’être mis en œuvre », a expliqué Mme Girardin – « donc, oui, aux assises [de la mer], j’ai dit qu’il était temps de travailler sur un plan de sortie de flotte ».

    La ministre a en outre souligné sa volonté de maintenir la dynamique du secteur de la pêche. « Je crois à la pêche française », a-t-elle fait savoir, poursuivant que « c’est pour ça que j’ai souhaité lancer un plan d’action pour une pêche durable ». Ce plan remettrait « la science au service de la pêche », a annoncé la ministre : « il faut mieux connaître nos stocks pour mieux les gérer et mieux les protéger. »

    En attendant le lancement de ce plan d’action, prévu pour la mi-décembre, et l’issue de l’ultimatum envers le Royaume-Uni, la ministre de la Mer participera en outre au prochain Conseil « Agriculture et pêche » entre les ministres des 27 États membres de l’UE, à partir de dimanche (12 décembre).

    A l’ordre du jour, notamment, les limites de capture et les quotas concernant les principaux stocks de l’UE pour l’année 2022, dans les eaux européennes comme non-européennes. Affaire à suivre.

  • Les réserves de l’OCDE sur la croissance dans le monde

    Les réserves de l’OCDE sur la croissance dans le monde

    Lors de la présentation du rapport sur les perspectives économiques de l’OCDE, la chef économiste de l’organisation, Laurence Boone, a souligné que « le fort rebond que nous avons observé marque le pas et les perturbations de l’offre, la hausse de l’inflation et l’impact continu de la pandémie assombrissent l’horizon. Les risques et les incertitudes sont importants – comme le montre l’apparition du variant Omicron – aggravant les déséquilibres et menaçant la reprise».

    En quelques jours, le pessimisme se diffuse au sein de la communauté internationale. Un nombre croissant d’experts table sur un ralentissement marqué en 2022 et exprime des doutes sur le bien-fondé de la politique économique mise en œuvre depuis quelques mois. Tout en soulignant la multiplication des menaces qui pèsent sur la croissance, l’OCDE estime qu’il est trop tôt pour modifier de fond en comble son scénario central. Elle parie sur la poursuite de la reprise mondiale. Le taux de croissance de l’économie mondiale devrait être de 5,6% en 2021, de 4,5% en 2022, pour se modérer à 3,2% en 2023.

    Des plans de relance à 10.000 milliards de dollars

    La chef économiste de l’OCDE considère que le déploiement des vaccins à l’échelle mondiale est la meilleure des solutions pour endiguer l’épidémie. Le coût de la vaccination de la population mondiale est évalué à 50 milliards de dollars sachant que les plans de relance engagés depuis le mois de mars s’élèvent à plus de 10 000 milliards de dollars. Laurence Boone s’inquiète aussi du risque que la faible vaccination dans certains pays finisse par y favoriser la reproduction de souches plus mortelles du virus.

    Pour l’organisation internationale, le maintien d’une situation de crise sanitaire ne peut que favoriser la poursuite de la désorganisation des chaînes d’approvisionnement et le maintien d’un climat inflationniste. Pour l’ensemble de 2022, la hausse des prix à la consommation dans l’ensemble des pays de l’OCDE serait de 4,25%. L’inflation devrait redescendre progressivement à environ 3% dans l’ensemble des pays de l’OCDE d’ici 2023.

    Les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni pourraient connaître une phase d’inflation plus longue en raison d’une augmentation des salaires, d’une forte demande et de coûts de transports en hausse. Pour la zone euro, la vague d’inflation serait plus courte.

    La croissance des grandes zones économiques

    Pour l’OCDE, la croissance du PIB aux États-Unis devrait refluer à 3,75 % en 2022 puis être juste inférieure à 2,5% en 2023, après un rebond vigoureux en 2021 à 5,6% qui a porté le PIB nettement au-dessus de son niveau de 2019. En 2020, le recul de la production avait été de 3,4%.

    La reprise du Japon est plus progressive que celle des États-Unis, puisque le rebond de la production en 2021 devrait compenser moins de la moitié de la contraction de 4,6% enregistrée en 2020. La croissance du PIB devrait être proche de 3,25% en 2022, avant de ralentir pour s’établir juste au-dessus de 1% en 2023. La zone euro devrait connaître un fort taux de croissance malgré la résurgence des contaminations à la COVID-19. La croissance de son PIB, qui devrait atteindre 5,2% en 2021, devrait s’établir à 4,25% en 2022 et à 2,5% en 2023.

    L’orientation budgétaire devrait se durcir en 2022 et 2023, avec l’arrêt progressif des aides d’urgence aux entreprises et aux ménages. La baisse du taux d’épargne devrait compenser en partie cette diminution en favorisant la consommation. Le rebond de l’investissement devrait également se poursuivre, l’effet positif des subventions accordées dans le cadre de « Next Generation EU » s’amplifiant en 2022-23.

    La Chine a connu une forte expansion à partir du second semestre 2020 en étant sortie en premier de la première vague de l’épidémie. Cette reprise s’est poursuivie en 2021, soutenue par le dynamisme des exportations parallèlement au redémarrage des économies de ses partenaires commerciaux. Depuis quelques mois, un ralentissement est constaté avec la baisse de l’investissement dans l’immobilier et les infrastructures. Par ailleurs, la multiplication des coupures d’électricité freine l’activité. La croissance de plus de 8% du PIB en 2021 devrait ralentir pour s’établir à juste un peu plus de 5% en 2022 et 2023, renouant avec sa trajectoire de ralentissement progressif d’avant la pandémie.

    En Inde, la croissance de la production devrait être proche de 9,5% au cours de l’exercice budgétaire 2021-22, avant d’être juste supérieure à 8% sur l’exercice 2022-23 puis à 5,5% au cours de l’exercice 2023-24. Après une vague d’infections liée à la propagation du variant Delta au printemps 2021, l’activité économique a repris.

    Au Brésil, la reprise est soutenue cette année par un rebond de la croissance des exportations qui compense l’effet de la grave vague de contaminations à la COVID-19 qu’a connue le pays au premier semestre de cette année et aux perturbations au niveau de l’offre qui en ont résulté. La croissance annuelle moyenne du PIB devrait s’établir à 5% en 2021, mais cela masque un ralentissement sur l’ensemble de l’année. La croissance de la demande intérieure devrait se redresser en 2022, grâce à la poursuite des progrès accomplis en matière de vaccination et à une atténuation des perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, mais le resserrement de la politique monétaire limitera la croissance annuelle du PIB (à environ 1½ et 2% en 2022 et 2023).

    Laurence Boone

    Un rebond sur fond de soutien public en France

    Le PIB en France devrait rebondir de 6,8% en 2021 avant que la croissance modère son rythme à 4,2% en 2022 et 2,1% en 2023. La reprise sera portée par la demande intérieure. L’amélioration de la situation sur le marché du travail stimulera la consommation privée. Les plans de relance favoriseront l’investissement. Les exportations devraient progresser en parallèle avec le retour à la normale des livraisons d’avions. Pour l’OCDE, l’économie française est soutenue par les plans de relance publics mais demeure fragile, certains secteurs peinant à retrouver leur niveau d’avant crise.

    Le haut niveau d’endettement public constitue par ailleurs une faiblesse durable. L’inflation est plus faible que dans les autres pays de l’OCDE grâce à la production de l’électricité par le nucléaire et également par la décision des pouvoirs publics de geler certains prix réglementés de l’énergie. Néanmoins, l’OCDE estime que la France pourrait également être touchée par le regain inflationniste en cours au sein de la zone euro. La persistance de perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et des pénuries de main-d’œuvre pourraient, en effet, se traduire par une inflation plus tenace et supérieure aux attentes.

    L’activité dans certains secteurs comme le matériel de transport, les voyages et les services touristiques, devrait également conserver pendant longtemps des séquelles de la crise. La demande pour ces biens et services a non seulement diminué, mais son redressement futur restera aussi fortement tributaire de l’évolution de la situation sanitaire et des mesures prises en conséquence.

    L’OCDE s’inquiète de l’endettement des entreprises. Elle considère que certaines d’entre elles pourraient être confrontées à des problèmes de trésorerie et de solvabilité susceptibles de dégrader les perspectives économiques. Le redémarrage de l’activité en France pourrait également être retardé par une reprise plus lente chez ses principaux partenaires commerciaux de la zone euro. L’emploi et la population active dépassent aujourd’hui les niveaux observés avant la crise. Les emplois non pourvus n’ont jamais été aussi nombreux. En dépit de taux d’emplois non pourvus en hausse et d’un taux d’emploi d’un niveau élevé inédit, le chômage demeure supérieur à 8% au troisième trimestre de 2021.

  • La Nouvelle-Calédonie restera française !

    La Nouvelle-Calédonie restera française !

    Le non à l’indépendance l’a emporté de manière écrasante ce dimanche 12 décembre ! Lors du troisième et dernier référendum d’autodétermination en Nouvelle-Calédonie, le scrutin a été marqué par une abstention record après l’appel des indépendantistes à bouder le scrutin, selon les résultats partiels. Le non à l’indépendance de cet archipel français stratégique du Pacifique-Sud a été plébiscité par 96,49% des Français s’étant exprimé.

    Dans une allocution télévisée, Emmanuel Macron a assuré accueillir « la réponse de la Nouvelle-Calédonie avec respect et humilité ».

    « La Nouvelle-Calédonie restera donc française »

    Emmanuel Macron lors de son allocution ce dimanche 12 décembre

    Les indépendantistes n’ont pas participé

    Les indépendantistes avaient annoncé qu’ils ne se rendraient pas aux urnes, invoquant l’impossibilité d’organiser «une campagne équitable» alors que l’archipel est touché depuis septembre par l’épidémie de Covid. À noter que contrairement à la métropole, la Nouvelle-Calédonie ne recense dernièrement que très peu de nouveaux cas de Covid-19 (en moyenne 25-30 cas par jour en décembre, contre presque 500 par jour en septembre) mais les décès d’il y a trois mois ont touché à environ 70% la communauté kanak acquise à l’indépendance, comme le précise Ouest-France. C’est à cause du deuil qui en découle que les indépendantistes ont demandé le report du scrutin. Ce mot d’ordre de non-participation du FLNKS et de tous les nationalistes semble avoir été suivi à la lettre.

    Un nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie

    Dans ce contexte, la victoire des loyalistes était attendue et tous les états-majors sont déjà en train de réfléchir à leurs propositions pour la suite. En juin à Paris, les acteurs calédoniens avaient décidé avec l’État qu’après le 12 décembre s’ouvrirait «une période de stabilité et de convergence» avant un «référendum de projet» d’ici juin 2023, qui, en cas de oui dimanche, porterait sur la constitution d’un nouvel Etat et, en cas de non, sur un nouveau statut dans la République.

    Regardez l’allocution du Président de la République française, Emmanuel Macron

  • Accident tragique à Hong Kong, une Française décède

    Accident tragique à Hong Kong, une Française décède

    Un accident tragique à Hong-Kong a eu lieu dans la soirée du 10 décembre dans le quartier de Central, au croisement de Peel Street et Staunton Street. Il a impliqué une voiture et le bilan fait état de 8 victimes.

    Des membres de la communauté française sont directement affectés par ce drame, une jeune femme âgée de 27 ans est malheureusement décédée des suites de ses blessures. La deuxième femme blessée lors de l’accident est sortie des soins intensifs avec succès. La convalescence sera longue et compliquée.

    « Elle s’appelait Elodie, elle avait 27 ans, elle avait toute la vie devant elle. Elle a été percutée par une voiture laissée sans frein et sans vitesse. Elle est partie hier soir.« 

    Thibaud Sarrazin-Boespflug, Français de Canton

    Vive émotion dans la communauté française

    Le consulat général a exprimé sa profonde solidarité aux familles concernées et est mobilisé pour leur porter assistance.

    « Le consulat général exprime sa profonde solidarité aux familles concernées et est mobilisé pour leur porter assistance« 

    Le Consulat de France à Hong-Kong sur Facebook

    En cas de besoin, le consulat peut être contacté 24h sur 24 au numéro suivant : (+ 852) 9337 0595.

    Elus et dirigeants d’associations ont exprimé leur consternation sur les réseaux sociaux. Des initiatives pour soutenir la famille financièrement et moralement ont été lancées.

    Une conductrice poursuivie

    La police et les autorités judiciaires poursuivent la conductrice de 44 ans pour conduite dangereuse ayant entraîné la mort. Elle ac comparu ce lundi 13 décembre devant la Eastern Magistrates’ Court, elle a été mise en accusation pour accident ayant entrainé la mort d’une tierce personne et blessé d’autres.

    Soutenir la Famille d’Elodie

    Suite au départ brutal d’Elodie Ma le samedi 11 décembre 2021, la communauté française souhaite apporter à sa famille tout le soutien nécessaire pendant cette période difficile et les aider à couvrir les frais à venir (enterrement, commémoration, avocats, rapatriement,…). En tant qu’expatrié, vous pouvez participer à cet élan de solidarité.

    https://www.leetchi.com/c/support-for-elodie-mas-family?fbclid=IwAR2SNyhxzayw32tqu_0E8jDnAZYuikgX37HOe_BXmQcIs3SLXXDoDqL_dn4

  • Miss France 2022 : Diane Leyre

    Miss France 2022 : Diane Leyre

    Diane Leyre, Miss Ile-de-France, a été élue Miss France 2022 dans la nuit de samedi à dimanche à l’issue d’un concours organisé à Caen et retransmis sur TF1. Cette diplômée de commerce international âgée de 24 ans, qui travaille dans la promotion immobilière, a été choisie parmi 29 Miss régionales. Sa première dauphine est Miss Martinique et sa deuxième dauphine Miss Alsace. Cependant, une petite polémique a pris ce dimanche sur les réseaux sociaux… Diane Leyre n’était que troisième du classement établi par le public. On en profite pour faire le point sur la mécanique qui régit le concours de Miss France.

    50% jury – 50% public

    Sur les 29 candidates sur la ligne de départ, 15 sont choisies pour continuer l’aventure. C’est un comité de présélection, composé d’anciennes Miss, de la production, de membres de la chaîne, qui établit la liste. À partir de ce moment-là, le public est invité à voter pour ne garder que 5 concurrentes. Dans le tableau final, jusqu’à l’an dernier, seul le vote du public comptait pour élire la gagnante parmi les cinq candidates restantes. Mais depuis l’élection d’Amandine Petit, Miss France 2021, le choix du jury compte désormais à hauteur de 50%, soit autant que celui du public. Un jury qui était présidé par Jean-Pierre Pernaut et composé d’Amel Bent, d’Inès Reg, de Miss France 2012 Delphine Wespiser, d’Ahmed Sylla, de Philippe Lacheau et du nouveau juré de Danse avec les stars François Alu.

    ©AFP

    L’élection bascule

    A la fin de la soirée, on a donc recensé les votes : le public compte pour 50% et le jury pour 50%. Celui-ci a placé en tête de son classement Diane Leyre, dès la première phase de vote, en lui accordant 15 points. Quant au vote du public, il l’avait placée en deuxième position derrière Miss Martinique, Floriane Bascou. Lors du résultat du second tour, c’est une nouvelle fois Floriane Bascou qui arrive en tête des votes du public, Diane Leyre, elle, n’est qu’en troisième position. Un choix qui n’a pas été suivi par le jury qui a, lui, placé Floriane Bascou en dernière position du classement. Un vote qui a fait basculer l’élection. Une autre candidate avait également reçu les faveurs du public lors du premier tour, il s’agit de Miss Rhône-Alpes, qui était arrivée à la troisième place, mais une nouvelle fois, ce choix n’a pas été partagé par le jury qui l’a placée en douzième position, ce qui lui a valu d’être éliminée.

    Un succès télévisuel

    L’édition 2022 du concours Miss France a rassemblé près de 7,3 millions de téléspectateurs en direct sur TF1 dans la nuit de samedi à dimanche, un score écrasant la concurrence mais moindre que l’an passé, qui était marqué par des restrictions de déplacement.

    La chaîne a réalisé une part d’audience de 42% en moyenne sur l’émission, a indiqué TF1 dans un communiqué. Au plus haut, les téléspectateurs ont été jusqu’à 8,8 millions à regarder la compétition. L’an dernier, la première chaîne avait enregistré un record d’audience depuis 2006 en réunissant 8,6 millions de téléspectateurs devant l’élection de Miss France 2021, un score favorisé par le couvre-feu alors en vigueur du soir au matin.

    Diane Leyre
    Diane Leyre couronnée par Miss France 2021 ©AFP