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  • Epidémie, inflation, dettes: la Banque mondiale pointe les incertitudes

    Epidémie, inflation, dettes: la Banque mondiale pointe les incertitudes

    D’après la Banque mondiale, après un fort rebond en 2021, la croissance mondiale ralentira en 2023, avec le risque d’un «atterrissage brutal » des économies en développement.

    La croissance mondiale devrait ralentir à 4,1 % en 2022 et 3,2 % en 2023, contre 5,5 % en 2021, avec la fin de l’effet de rattrapage de la demande, du retrait des mesures de soutien budgétaire et monétaire.

    Selon le Banque mondiale, la pandémie continuera de perturber l’activité économique à court terme. La décélération des grandes économies (dont les États-Unis et la Chine) pèsera sur la demande extérieure dans les économies en développement. Alors que les gouvernements de nombreux pays en développement ne disposent pas d’une marge de manœuvre suffisante pour soutenir l’activité, la menace posée par de nouveau variants, des goulets d’étranglement persistants dans les chaînes d’approvisionnement, les pressions inflationnistes, ainsi que les fortes vulnérabilités financières dans une grande partie du monde sont autant de facteurs qui pourraient accroître le risque d’un atterrissage brutal pour ces économies.

    « L’économie mondiale est confrontée aux effets conjugués de la COVID- 19, de l’inflation et d’un environnement incertain, dans un contexte où les dépenses publiques et les politiques monétaires entrent en territoire inconnu. La hausse des inégalités et les problèmes de sécurité sont particulièrement préjudiciables aux pays en développement » souligne le président du Groupe de la Banque mondiale.

    Le ralentissement de l’économie mondiale s’accompagnera d’une divergence des taux de croissance entre économies avancées et économies en développement. Les économies avancées devraient voir leur taux de croissance fléchir de 5 % en 2021 à 3,8 % en 2022 et 2,3 % en 2023. Bien que leur progression marque le pas, elle sera suffisante pour rétablir les niveaux de production et d’investissement aux tendances observées avant la pandémie.

    Dans les économies émergentes et en développement, en revanche, la croissance devrait reculer de 6,3 % en 2021 à 4,6 % en 2022 et 4,4 % en 2023. D’ici à 2023, les économies avancées auront totalement retrouvé leur niveau de production pré-COVID, tandis que les économies en développement resteront à un rythme inférieur de 4 % à leur tendance pré-COVID. Pour certains, le recul est encore plus important : la production des économies fragiles et touchées par un conflit et celle des petits États insulaires seront inférieures de respectivement 7,5 % et 8,5 % à leur tendance pré-COVID.

    La montée de l’inflation entrave les mesures de politique monétaire. À l’échelle mondiale et dans les économies avancées, l’inflation est à son plus haut niveau depuis 2008. Dans les économies émergentes et en développement, elle a atteint un niveau record depuis 2011. Afin de contenir les pressions inflationnistes, de nombreuses économies émergentes et en développement procèdent au retrait de leurs mesures de soutien à la relance alors même que la reprise est encore loin d’être acquise.

    Comme la COVID-19 a fait monter la dette mondiale totale à son niveau record en 50 ans, la Banque alerte sur les difficultés accrues auxquelles se heurteront les futurs efforts d’allégement de la dette.

    Les fluctuations des prix des produits de base ont été particulièrement intenses au cours des deux dernières années, lorsque les prix des produits de base se sont effondrés avec l’arrivée de la COVID-19, avant de remonter en flèche en 2021 et d’atteindre dans certains cas des niveaux historiques. Les mouvements de balancier sur les marchés des matières premières sont appelés à se poursuivre étant donné l’évolution de la situation macroéconomique mondiale et des facteurs liés à l’offre. L’analyse montre également que l’ampleur des phases de boom depuis les années 70 a en général été plus importante que celle des phases de chute des cours. Ce qui ouvre des perspectives considérables de croissance plus soutenue et durable dans les pays exportateurs de matières premières, à condition d’adopter des politiques rigoureuses en période de hausse des prix pour tirer parti de cette manne.

    David Malpass, président du groupe de la Banque mondiale

    La pandémie a creusé les inégalités de revenus et a exacerbé les inégalités en matière de disponibilité des vaccins, de croissance économique, d’accès à l’éducation et aux soins de santé, de pertes d’emplois et de revenus, les femmes et les travailleurs peu qualifiés et informels ayant été plus durement touchés. Cette montée des inégalités pourrait laisser des séquelles durables : les pertes de capital humain causées par les perturbations dans l’éducation, notamment, peuvent se répercuter sur plusieurs générations.

    Asie de l’Est et Pacifique : La croissance devrait ralentir à 5,1 % en 2022 avant de remonter faiblement à 5,2 % en 2023.

    Europe et Asie centrale : La croissance devrait ralentir à 3 % en 2022 et 2,9 % en 2023.

    Amérique latine et Caraïbes : La croissance devrait marquer le pas à 2,6 % en 2022 avant de remonter légèrement à 2,7 % en 2023.

    Moyen-Orient et Afrique du Nord : La croissance devrait s’accélérer à 4,4 % en 2022 avant de ralentir à 3,4 % en 2023.

    Asie du Sud : La croissance devrait s’accélérer à 7,6 % en 2022, puis retomber à 6 % en 2023.

    Afrique subsaharienne : La croissance devrait s’accélérer légèrement pour ressortir à 3,6 % en 2022 et 3,8 % en 2023.

    (source : Banque mondiale)

  • Dois-je rester ou partir ? Les expatriés sont mitigés !

    Dois-je rester ou partir ? Les expatriés sont mitigés !

    Avec les problèmes liés au Brexit et à la pandémie de Covid-19, de nombreux Français du Royaume-Uni se sont posé la question d’un éventuel départ du pays.

    Le consul de France à Londres, Guillaume Bazard, nous déclarait en novembre 2021 que 140 000 Français sont inscrits au consulat. Seulement, ce nombre ne représente pas 100% de la communauté française car ils sont 210 000 à avoir “obtenu un statut, sans compter les Franco-Britanniques qui n’ont pas besoin du sésame”. Il estime ainsi, que les bi-nationaux sont de l’ordre de 250 000 environ.

    En ces temps d’incertitudes liées au Brexit, à la pandémie et aux tensions franco- britanniques, la question se pose : les Français du Royaume-Uni souhaitent-ils quitter le pays et pourquoi ?

    Le dilemme

    Ric, basé à Brighton, est dans une situation délicate. S’il aimerait retrouver sa patrie d’origine, il pense à ses enfants et petits-enfants qui sont éloignés de la culture française et ne viendront pas s’installer en France. Il ne sait pas quelle décision prendre.

    “J’ai deux enfants bi-nationaux, mais qui sont totalement british et ne parlent pas un mot de français. J’ai deux petits-enfants aussi et ne je veux pas m’éloigner d’eux. Puis je me suis remarié et même si ma nouvelle femme voulait également venir en France, je suis face à un dilemme.”

    “La France est loin d’être une référence de qualité.”

    A contrario, pour Damien la réponse est claire et nette : non il ne rentrera pas. Détenteur du settled status et également installé dans la ville au sud de Londres, il s’y sent très bien et ne troquera pas sa vie britannique pour traverser La Manche.

    “Revenir en France ? Pour quoi faire si ce n’est être jugé… Je vois déjà les contrats de travail à répétition et les refus à l’embauche car je n’ai “pas assez d’expérience ou ne suis pas assez qualifié”. À mes yeux la France est loin d’être une référence de qualité.”

    La ville balnéaire de Brighton au sud de Londres en Angleterre

    “Je reste ici car deux de mes enfants y vivent.”

    De son côté Liliane est nostalgique. Dans la ville balnéaire anglaise, elle s’ennuie de la culture française et de sa langue maternelle, mais reste car deux de ses enfants y vivent. Aussi, elle regrette le climat sec et chaud du Sud de la France.

    “Ici, le temps est pluvieux et désagréable en hiver. J’apprécierais habiter dans le Sud de la France pour son climat et pour retrouver le français.”

    Elle semble lassée du tempérament introverti des Anglais adultes mais apprécie leur côté “relax” qui se démarque du caractère “souvent arrogant et désagréable” des Français.

    Finalement, malgré les problèmes post-Brexit et liés à la crise sanitaire, les Français se sentent bien en Grande-Bretagne et comptent y rester.

  • La Belgique impose les fonctionnaires français ayant la double nationalité

    La Belgique impose les fonctionnaires français ayant la double nationalité

    Les Franco-Belges travaillant en France pour l’Etat, une collectivité locale ou une administration (hôpitaux, Education Nationale, etc.) ont eu une surprise lors de la réception de leur « extrait de rôle » (avis d’imposition belge). Alors que depuis 1964 le chemin était bien balisé, la cour de cassation belge, en novembre 2020, a remis en cause le traitement fiscal des fonctionnaires français ayant la double nationalité et résidant dans le Royaume. Ni une ni deux, le fisc belge a appliqué la décision de justice dès l’exercice 2021 mais sans en informer la France ou les personnes concernées.

    Une convention fiscale remise en cause

    Alors qu’une nouvelle convention fiscale a été signée en 2021 pour une application en 2023, celle en vigueur depuis 1964 est donc nouvellement interprétée depuis quelques mois ! En effet, l’article 10.1 de la Convention fiscale franco-belge prévoit que les rémunérations allouées sous forme de traitements, salaires, appointements, soldes et pensions par l’un des Etats contractants ou par une personne morale de droit public de cet Etat ne se livrant pas à une activité industrielle ou commerciale, sont imposables exclusivement dans ledit Etat. Elle protège donc les nationaux français d’une imposition belge. Par contre, dans le même article à l’alinéa 3, il est précisé que si un Belge est employé par la France en Belgique, c’est bien la Belgique qui sera compétente fiscalement.

    Pour ceux disposant d’une seule nationalité, le texte est limpide. Pour les Franco-Belges, un accord négocié entre les autorités belges et françaises en 2009 indique que comme par le passé, les rémunérations versées à ceux-ci restent couvertes par l’article 10 pour les « résidents d’un Etat possédant la nationalité de cet Etat tout en possédant la nationalité de l’Etat débiteur« .

    Un arrêt de la Cour de cassation surinterprété ?

    Le 17 septembre 2020, la Cour de cassation de Belgique, sous sollicitation des services fiscaux belges, a fait exploser l’accord de 2009. En effet, elle a considéré qu’il « résulte clairement de ces termes que les autorités belges et françaises considèrent que, dans l’esprit de la convention, la disposition de l’article 10, § 3, n’est pas applicable lorsque le contribuable possède la nationalité des deux États contractants et qu’elles admettent que telle a été leur interprétation antérieure ».

    La Cour va donc confirmer sa propre interprétation en indiquant dans son arrêt que « l’accord pris en exécution de l’article 24 de cette convention et publié au Moniteur belge du 9 novembre 2009 est dépourvu de force obligatoire et que les tribunaux ne peuvent l’appliquer. » Le tribunal laisse donc le champ libre à l’imposition en Belgique. Ce que font donc les services fiscaux !

    C’est ainsi que ces fonctionnaires franco-belges ont reçu un avis d’imposition belge (salé, l’imposition en Belgique, malgré le mythe présent en France, est bien plus élevée que dans l’hexagone) en plus de celui émis par la France qui n’a pas été avertie de la décision belge.

    Mobilisation chez les Français de Belgique

    Evidemment, après avoir encaissé le choc, les Franco-Belges se sont mobilisés. Dans leur malheur, ils ont la chance d’avoir un groupe Facebook dédié à la fiscalité des expatriés, bien structuré et piloté par 3 Français de Belgique : Julien Kounowski, Pierre-Antoine Mathieu et Nicolas Mariage, totalement engagés.

    Ces derniers appellent les autorités belges à faire preuve de compréhension et à suspendre le recouvrement de l’impôt belge, le temps que les deux autorités fiscales, française et belge, s’accordent. Il parait difficile au cœur de l’Europe de laisser prospérer une situation de double imposition avec comme effet « jusqu’à + de 50% d’imposition sur leur revenu français au final » comme l’indique le groupe.

    Une mobilisation qui est aussi relayée par le monde politique. On aurait pu attendre le député du Benelux Pieyre-Alexandre Anglade (LREM) sur ce sujet, mais non le salut est venu de l’élue socialiste de la circonscription consulaire, Cécilia Gondard. Elle est aussi élue à l’Assemblée des Français de l’étranger et participe aux travaux de la cellule « Fiscalité » de l’instance.

    Cecilia Gondard
    Cécilia Gondard

    « Après les « recrutés locaux » ou « contractuels » d’établissements publics ou quasi publics, ce sont maintenant les fonctionnaires franco-belges transfrontaliers qui sont concernés ! Je remercie les membres du groupe des Non-résidents contribuables en France qui m’ont alertée : j’ai immédiatement déposé une question au gouvernement via l’Assemblée des Français de l’Etranger. Cela s’ajoute à la récente signature de la nouvelle convention fiscale bilatérale franco-belge qui entérine les problèmes plus qu’elle ne les règle: aucune amélioration sur le lieu d’imposition des retraites, aucune prise en compte des mutations du travail de long terme impulsées par la crise de la Covid (télétravail), aucun changement sur l’imposition des retraites françaises en Belgique (…) Voilà un quinquennat de perdu pour les non-résidents contribuables au Benelux – 5 ans à allumer des contre-feux sur des tentatives de réformes malheureuses.« 

    Cécilia Gondard – Elue PS au Conseil Consulaire en Belgique et à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Benelux

    Quelle solution ?

    A ce jour, que ce soit du côté belge ou français, les autorités n’ont pas réagi. Les contribuables concernés sont donc seuls face au rouleur compresseur des autorités fiscales. Certains ont alors décidé de prendre les chemin de travers, à contrecœur, ils ont simplement fait rayer leur nom du registre national belge (un système de fichage de la population en Belgique, totalement illégal en France) en indiquant qu’ils avaient quitté le territoire belge. Une décision qui complique leur quotidien, car ils n’ont plus accès aux banques, assurances et autres services belges, ils sont obligés de souscrire à l’ensemble des prestations sociales, bancaires et autres en France. Ils restent, cependant, sur le territoire belge en toute légalité comme pour tout Européen mais en « mode dégradé ».

    On le voit, la décision belge a des conséquences majeures pour nos compatriotes expatriés en Belgique et qui dans un souci d’intégration avaient demandé la nationalité belge, facilement accessible à des Français résidant en Belgique depuis au moins 5 ans. Le salut viendra-t-il de la nouvelle convention fiscale ? On peut en douter, car elle reprend quasiment mot pour mot les dispositions de celle en vigueur depuis 1964, et au mieux elle sera applicable en 2023.

  • Olivier Véran présage un allégement des mesures en mars

    Olivier Véran présage un allégement des mesures en mars

    Invité sur franceinfo ce mercredi 16 février, Olivier Véran, ministre de la Santé, fait le point sur la situation sanitaire en France et sur les restrictions mises en place.

    La lumière au bout du tunnel ? En ce jour de levée de nouvelles restrictions sanitaires, Olivier Véran, est l’invité du « 8h30 FranceInfo ». Le ministre de la Santé fait état de contaminations « trois fois moins importantes qu’il y a deux semaines », ce qui laisse présager, selon lui, d’une possibilité de « sortir complètement de la vague d’ici quelques semaines ».

    Fin prochaine des restrictions en France ?

    La fin de l’obligation du masque en intérieur pourrait intervenir dans la plupart des lieux « à la mi-mars », affirme le ministre de la Santé, Olivier Véran, y compris au travail, dans les transports et dans les transports en commun.

    « Je ne dis pas qu’on allègera tout, mais probablement qu’à la mi-mars, on pourra alléger à nouveau » si « l’hôpital est en état de fonctionnement normal », précise et tempère le ministre de la santé.

    masque
    Le ministre de la Santé a laissé entendre que nous pourrions nous diriger vers une fin de l’obligation du masque en intérieur vers la mi-mars

    Fin du pass vaccinal ?

    « On pourrait alléger le pass vaccinal » en mars mais « le conserver dans les endroits les plus à risque » comme les discothèques, déclare le ministre de la Santé. « On sera toujours attaqués » sur le calendrier mais Olivier Véran défend la stratégie du gouvernement.

  • La région de l’Ontario abandonne le passeport vaccinal 

    La région de l’Ontario abandonne le passeport vaccinal 

    Lundi 14 février, lors d’une conférence de presse, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a annoncé supprimer le passeport vaccinal dans sa province, à compter du 1er mars prochain. 

    “Nous allons laisser tomber les passeports » a annoncé lundi 14 février, Doug Ford lors d’une conférence de presse. Une décision prise au dix-huitième jour de contestation du “convoi de la liberté” implanté à Ottawa, capitale fédérale et ville principale de l’Ontario. 

    Une victoire pour les camionneurs 

    Depuis fin janvier, ils étaient des centaines à bloquer la ville d’Ottawa et les principaux axes routiers reliant le Canada et les Etats-Unis. La cause étant l’obligation de présenter un passeport vaccinal pour pouvoir passer la frontière entre les deux pays. Le mouvement s’est peu à peu étendu à l’ensemble des personnes anti-mesures sanitaires au Canada, mais aussi en France.

    La nouvelle du premier ministre provincial a donc été vue comme une victoire par les chauffeurs-routiers. 

    Un discours qui n’est pas en lien avec les protestations

    Aussi, le relâchement des mesures sanitaires était prévu de longue date. 

    Doug Ford a répété à plusieurs reprises lors de son allocution, que la décision de lever peu à peu les restrictions à compter du 17 février jusqu’à l’abandon du passeport vaccinal le premier mars, n’était pas corrélée aux déploiemens des contestataires dans les rues d’Ottawa. D’après lui, suffisamment de personnes sont vaccinées et le nombre de cas positifs à la Covid-19 est en baisse constante. 

    Le convoi des libertés à Ottawa, capitale du Canada

    Les camionneurs doivent quitter les lieux 

    Toujours dans son discours, le représentant de l’Ontario a appelé les routiers et autres manifestants à quitter le centre de la ville et à mettre un terme aux attroupements. 

    Dans la soirée, le chef du gouvernement canadien, Justin Trudeau, s’est exprimé. Critiqué de tous pour son manque d’action face aux anti-passeports, il a invoqué la loi sur les mesures d’urgence. Celle-ci permet au gouvernement fédéral d’avoir un surplus de pouvoir, mais aussi de voir son champ d’action élargi sur le terrain. Ainsi, les policiers présents sur place auront plus de moyens pour arrêter et verbaliser les protestataires. Une demande émise à plusieurs reprises par la municipalité d’Ottawa envers les gouvernements fédéral et provincial. 

    En plus de deux semaines de blocus, une trentaine d’arrestations ont été réalisées.

    Un reportage TV5MONDE

  • L’euro numérique concerne la société et pas seulement la finance

    L’euro numérique concerne la société et pas seulement la finance

    Si le développement d’un euro numérique offre de nouvelles opportunités pour l’Europe, celles-ci ne peuvent être saisies que si la société civile peut prendre part à cette discussion, affirment Tristan Dissaux, Jézabel Couppey-Soubeyran et Wojtek Kalinowski dans une tribune signée par plus de 100 universitaires et ONG.

    Tristan Dissaux est chercheur à l’Université Libre de Bruxelles. Jézabel Couppey-Soubeyran est maîtresse de conférence à Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’École d’économie de Paris. Wojtek Kalinowski est le co-directeur de l’Institut Veblen pour les réformes économiques.

    Alors que l’euro fête ses vingt ans, la Banque centrale européenne (BCE) étudie actuellement la possibilité de mettre en circulation un « euro numérique » en complément des pièces et des billets que nous utilisons encore, mais de moins en moins, dans nos transactions quotidiennes.

    À la différence des cartes bancaires et des autres systèmes de paiement, l’euro numérique serait une « monnaie numérique de banque centrale », c’est-à-dire une monnaie émise et garantie directement par la BCE, accessible et utilisable par tous.

    Une telle innovation ouvre de nouvelles opportunités pour nos sociétés et pour l’euro lui-même, défié comme il est par de nombreux projets de monnaies numériques privées. Mais la BCE est-elle disposée à saisir ces opportunités ?

    L’accès à la monnaie de banque centrale dans sa forme dématérialisée est pour l’instant réservé aux acteurs bancaires et financiers ; l’euro numérique permettrait de l’ouvrir à l’ensemble des particuliers et des acteurs économiques. L’euro numérique pourrait rendre nos systèmes de paiement plus inclusifs et moins coûteux pour les catégories les plus pauvres. Il pourrait aussi permettre la mise en place de nouvelles politiques économiques, sociales ou environnementales en rendant possibles des transferts monétaires vers l’ensemble des citoyens européens. Il pourrait enfin renforcer la légitimité de la monnaie unique en la mettant plus clairement au service des citoyens européens.

    Cependant, on peut craindre une occasion manquée. La BCE semble n’envisager la nouvelle monnaie numérique que comme un simple outil technique dénué de toute dimension sociale et politique, et sa construction avance sans réelle implication des citoyens, de manière descendante et technocratique.

    Si la BCE a bien annoncé son intention de collaborer avec l’ensemble des acteurs de la société, pour l’instant, elle n’a fait que constituer un groupe de trente experts (le Digital Euro Market Advisory Group) exclusivement issus des secteurs bancaire et financier. Ceux-ci se retrouvent de fait en position privilégiée pour orienter les modalités concrètes de l’euro numérique.

    Quant à l’Euro Retail Payments Board, qui compte certes deux associations de consommateurs parmi ses vingt membres, il est seulement invité à rendre des avis sur les éléments spécifiques qui lui seront soumis par la BCE. Les citoyens ne seront quant à eux impliqués qu’à travers quelques « focus groups » dont on ignore les modalités.

    La consultation publique déjà organisée par la BCE et close en janvier 2021 ne saurait justifier de ne pas impliquer plus largement les citoyens européens. L’enjeu démocratique mérite bien plus qu’un questionnaire en ligne peu publicisé, peu accessible et ne permettant pas l’appropriation du sujet, alors que la majorité de la population en est peu familière.

    Nous appelons donc la BCE à véritablement s’ouvrir à la société pour la construction de l’euro numérique et à élargir la discussion sur les objectifs qui pourraient être poursuivis grâce à cette innovation monétaire. Cela requiert d’abord la transparence sur les activités et les réflexions menées au sein de la BCE, ainsi que la possibilité donnée aux acteurs de la société civile et du monde académique d’y prendre part. De plus, nous demandons à la BCE de lancer un véritable débat public sur l’euro numérique, qui soit informé et éclairé, au sein des États membres.

    Jézabel Couppey-Soubeyran, l’une des autrice de la tribune

    Mais surtout, c’est notre notre démocratie qui doit s’impliquer. Le sujet n’est pas seulement technique, il est avant tout politique car l’euro numérique nous concerne tous. Nous appelons donc le Parlement européen à se saisir de cet enjeu dans le cadre du dialogue monétaire qu’il mène avec la BCE. Ce dialogue est le seul principal cadre prévu par les Traités où la démocratie puisse s’exprimer sur les objectifs de la politique monétaire. Il devrait inclure les objectifs de l’euro numérique, sans que ce dialogue ne soit réduit à une pure formalité dans laquelle le Parlement acterait simplement des décisions déjà prises.

    Le futur euro numérique doit être considéré comme un bien public. Sa phase d’étude offre une occasion unique d’impliquer les citoyens, leurs représentants et les acteurs de la société civile dans une réflexion étendue aux manières dont l’euro numérique pourrait aider les pays de la zone euro à mieux faire face aux multiples crises auxquelles ils sont confrontés. Ces options dépendront fortement des choix techniques qui seront faits, qui ne doivent donc pas être préemptés par les acteurs bancaires et financiers.

  • Macron et Zemmour en tête chez les expatriés

    Macron et Zemmour en tête chez les expatriés

    Comme pour chaque élection, nous proposons aux Français établis hors de France de participer à une consultation sur les intentions de vote. Evidemment, la Présidentielle n’y échappe pas ! Du 6 au 12 février, vous avez été 2987 à valider votre participation à notre consultation, merci à tous ! Et comme souvent, les expatriés votent différemment que nos compatriotes en France, étonnement c’est Emmanuel Macron et Eric Zemmour qui remportent la majorité de vos suffrages.

    Macron, le chouchou des expatriés

    En 2017, les Français de l’étranger avaient déjà voté à 40 % pour Emmanuel Macron lors du premier tour de l’élection présidentielle. Et ils ont plus que doublé ce pourcentage lors du second tour. Sur 146 territoires, 145 ont voté pour le candidat d’En marche !, qui a enregistré un score global à l’étranger de 92,52 %.

    Et malgré la crise sanitaire et les motifs impérieux qui ont laissé de longs mois en 2020 les Français établis à l’étranger à la porte de la France, malgré l’échec de la réforme fiscale, etc., les expatriés conservent leur confiance au chef de l’Etat. Ainsi ils sont encore 30% à donner leur voix à Emmanuel Macron dès le premier tour.

    Zemmour, l’OVNI qui détonne

    Après des semaines de vrai-faux suspens, Éric Zemmour a officialisé, ce 30 novembre, sa candidature à la Présidentielle 2022 dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Le journaliste et polémiste, désormais homme politique, suscite depuis des mois des interrogations chez les Français, expatriés inclus.

    Alors que son discours, pour une France forte et sûre de ses valeurs, laissait croire à certains que ses messages ne rencontreraient pas d’écho chez les Français de l’Etranger. C’est tout l’inverse, nombreux sont ceux qui ont dû montrer « patte blanche » pour s’installer dans leur pays d’accueil et qui, finalement, aimeraient bien voir une telle rigueur dans l’analyse des dossiers et une sélection plus valorisante des profils autorisés à poser leurs valises en France. Et c’est ainsi qu’Eric Zemmour arrive à la deuxième place de notre consultation avec 20% des votes.

    Et les autres candidats ?

    Pour les autres candidats, les intentions de vote des expatriés se rapprochent des résultats rencontrés en France. Ainsi Valérie Pécresse arrive en troisième place de notre consultation avec plus de 15% des intentions de vote. Derrière, on retrouve Jean-Luc Melenchon, qui trouve toujours un certain écho en particulier auprès des Français d’Amérique du Sud et un peu en Europe, avec 6% des voix. Juste après c’est Christiane Taubira et Yannick Jadot qui tournent eux aussi autour des 6%.

    Tandis que Marine Le Pen n’arrive pas à modifier son image auprès des Français de l’étranger qui rejettent toujours son mouvement et sa personnalité, ne lui accordant que 3,41% des voix.

    Retrouvez tous les résultats

  • Expatriés et validité du passe vaccinal

    Expatriés et validité du passe vaccinal

    Quatre mois sans dose de vaccin. Votre passe n’est plus valable en France. Votre passe vaccinal est-il encore valable ?

    Dès ce mardi, les adultes n’ayant pas effectué leur dose de rappel dans un délai de quatre mois verront leur passe vaccinal désactivé en France. Jusqu’ici, l’intervalle entre les deux premières doses et le rappel était fixé à sept mois. Ce délai est toujours en vigueur dans les autres pays européens.

    7 millions de Français sans passe

    La sanction tombe pour les moins pressés à effectuer leur dose de rappel. Ce mardi, près de sept millions de Français risquent de voir leur passe vaccinal, précieux sésame pour entrer dans les bars, restaurants ou cinémas, leur échapper. En tenant compte des personnes contaminées par le variant Omicron, près de 4,7 millions de Français seraient encore concernés, a insisté, le 2 février, Olivier Véran, le ministre de la Santé.

    À partir du 15 février, tous les adultes devront, pour conserver un passe vaccinal valide, avoir effectué leur dose de rappel au maximum quatre mois après la dernière injection. Ce délai était jusqu’ici de sept mois.

    La fenêtre de tir pour effectuer sa dose de rappel est donc largement réduite. « L’injection de rappel devra être réalisée dès trois mois après la fin de son schéma vaccinal initial et dans un délai de quatre mois maximum », indique le ministère de la Santé. Autrement dit, la personne aura un mois pour réaliser son rappel.

    Les adolescents de 12 à 15 ans ne sont pas soumis au passe vaccinal. Ils restent en revanche soumis au passe sanitaire et doivent, pour accéder aux lieux recevant du public, présenter une preuve de vaccination, un certificat de rétablissement ou un résultat de test négatif. Comme pour leurs aînés mineurs, la dose de rappel n’est pas obligatoire.

    Et les expatriés ?

    Comme les autres Français, ils seront soumis aux mêmes règles. Cependant, pour ceux vaccinés dans l’Union européenne, la Commission indique que ce sont les règles du pays émetteur qui déterminent la validité du certificat européen pour circuler dans l’espace commun. Vous pourrez donc toujours accéder au territoire national. Par contre les activités sociales soumises au passe vaccinal vous seront donc interdites.

  • Franck Riester : « L’UE doit se faire respecter par la Chine pour défendre la Lituanie »

    Franck Riester : « L’UE doit se faire respecter par la Chine pour défendre la Lituanie »

    L’Union européenne doit faire preuve de fermeté pour défendre la Lituanie contre les pressions économiques de la Chine, a estimé dimanche 13 février, le ministre délégué français au Commerce extérieur, Franck Riester.

    « Ce que fait la Chine avec la Lituanie, c’est clairement une coercition. Les Chinois utilisent l’arme commerciale et économique pour nous mettre une pression politique », a déclaré le ministre à l’AFP qui présidera lundi une réunion avec ses homologues de l’UE à Marseille.

    L’UE accuse la Chine de bloquer les importation lituaniennes

    L’UE a saisi fin janvier l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre la Chine, accusée de bloquer des importations lituaniennes, sur fond de tensions diplomatiques au sujet de Taïwan.

    La Lituanie s’estime punie pour avoir permis à cette île d’ouvrir une représentation officielle dans sa capitale Vilnius sous son propre nom, suscitant l’ire de la Chine qui rejette toute utilisation officielle du mot Taïwan. Pékin ne reconnaît pas le statut d’État à cette île qu’elle considère comme une de ses provinces.

    M. Riester, qui plaide pour « plus de fermeté, moins de naïveté » de l’Europe sur les dossiers commerciaux, estime que l’UE a déjà beaucoup évolué notamment sous l’effet de la politique agressive de la Chine ou des États-Unis à l’époque de Donald Trump.

    « Continuer les échanges commerciaux, mais pas à n’importe quel prix »

    Alors que le libre-échange était « presque une fin en soi », l’Europe « veut continuer de faire des échanges commerciaux, une dimension essentielle de notre économie, mais pas à n’importe quel prix, pas au prix de la concurrence déloyale, pas au prix d’entreprises européennes exposées à des rachats vautour », a expliqué M. Riester.

    Il a souligné que la liberté des échanges commerciaux ne pouvait pas non plus se faire en sacrifiant l’environnement, ou en transigeant sur les valeurs démocratiques.

    La Commission européenne, sous l’égide d’Ursula von der Layen, a présenté en décembre dernier un outil « anti-coercition » – photo : Parlement européen

    Un outil anti-coercition

    La Commission européenne a présenté en décembre un projet d’instrument qui permettra de « punir » tout pays utilisant des sanctions économiques pour faire pression contre l’UE ou un de ses membres.

    Cet outil « anti-coercition » doit encore être négocié avec les États membres et le Parlement européen. M. Riester espère aboutir à « une position consensuelle » des 27 sous présidence française, c’est-à-dire d’ici à fin juin.

    Le ministre espère par ailleurs voir aboutir au premier semestre les négociations sur un instrument de réciprocité dans l’ouverture des marchés publics.

    « Aujourd’hui, l’Europe donne accès à 95 % de ses marchés publics au reste du monde », mais « les entreprises européennes ont accès à moins de 30 % des marchés publics des États-Unis ou du Japon, et à quasiment rien en Chine ».

    « Donc, on dit maintenant “stop, ça suffit”. On veut que les marchés publics de nos partenaires s’ouvrent à nos entreprises, faute de quoi nous refermerons nos marchés publics à leurs entreprises».

  • Les métiers du Web les plus recherchés

    Les métiers du Web les plus recherchés

    Le monde du Web ne cesse d’évoluer chaque jour et prend toujours de plus en plus de place dans nos vies. Les différentes activités du Web génèrent énormément de nouveaux métiers pour continuer à faire tourner la sphère. Cependant, gérer la concurrence sur internet est beaucoup plus compliqué et il est donc nécessaire de se faire entourer par de bonnes équipes pour se distinguer des autres. Par conséquent, voici les métiers du Web les plus recherchés, car ils détiennent la clé du succès dans le monde digital.

    Le développeur Web

    Le développeur Web joue un rôle primordial puisque c’est lui qui se charge de créer le site Web et de régler tous les détails techniques y afférent. Entre autres, c’est un développeur que vous devez solliciter pour donner vie à vos maquettes directement sur le Web. Aussi, il veille à ce que le site soit compatible avec les nombreux moteurs de recherche et, donc, qu’il soit bien visible par les internautes. C’est dans une agence de développement Web comme The Tribe qu’il trouvera sa place avec les meilleurs professionnels du Web.

    Le webdesigner

    Sur internet, l’aspect esthétique est un point crucial pour attirer les visiteurs. De ce fait, le webdesigner est très demandé, car c’est à lui que revient la tâche de gérer tout le côté visuel d’un site Web. Le webdesigner doit donc être très créatif et se mettre à la place du visiteur pour déterminer la présentation qui convient le plus au site.

    Le rédacteur SEO

    Lorsque le support est prêt (site, blog, etc.), c’est au rédacteur SEO de le remplir avec des contenus appropriés. Il sera chargé de trouver des sujets qui s’accordent avec le concept du site. Par la suite, il rédigera le contenu qui sera destiné, dans un premier temps, au lecteur. Par la même occasion, le contenu devra aussi être écrit selon les algorithmes imposés par les moteurs de recherche.

    Le copywriter

    Le copywriter est extrêmement sollicité surtout lorsqu’il s’agit de sites de e-commerce. En effet, le copywriter a également pour rôle de remplir le site en contenus. Cependant, la différence de ce métier avec celui de rédacteur Web SEO est que le copywriter a pour objectif de pousser le lecteur à l’achat après sa lecture, ce qui n’est pas forcément le cas pour le rédacteur.

    Le développeur mobile

    Le développeur mobile va surtout se concentrer sur le format mobile du monde du Web. Le plus souvent, il s’occupe de créer des applications sur Android ou iOS et de veiller à ce que toutes les fonctionnalités soient bien opérationnelles.

    Il veille également à ce que les bugs soient réglés pour une fonction optimale des applications, car les utilisateurs qui sont sur mobile sont particulièrement exigeants en termes de rapidité et de fluidité.

    Développeurs mobile en train de dessiner l’interface d’un site Web pour smartphone

    Le community manager

    Il ne faut pas oublier que les réseaux sociaux sont une grande partie de l’internet d’aujourd’hui. Étant donné que les visiteurs y sont vraiment nombreux, les marques affluent donc pour y vendre leurs produits. Seulement, il faut établir une bonne stratégie marketing pour avoir la visibilité nécessaire et c’est au community manager de s’en charger.

    Le community manager est responsable de l’identité de la marque sur les réseaux sociaux. Il doit animer, interagir, toujours attirer plus d’audience et, surtout, augmenter les ventes.

    Le Web analyst

    Les statistiques sont toujours essentielles pour les entreprises, car elles permettent de faire une évaluation pour améliorer les performances. Sur le Web, le Web analyst est le professionnel qu’il faut pour réaliser cette tâche.

    Le Web analyst procure les statistiques dont le site a besoin pour que les développeurs et ses collègues puissent identifier les éventuelles faiblesses de la plateforme. Cela permet aussi d’opter pour une meilleure stratégie selon les résultats obtenus et, ainsi, de plus se rapprocher des préférences des visiteurs.