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  • De quoi avoir peur ? 

    De quoi avoir peur ? 

    « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent », disait Caligula. Le pouvoir fait peur, la pouvoir a peur, la peur gouverne. Il y a prolifération de collapsologues (notamment en France). Le virus est tout autant un virus de la peur que biologique. Entre le climat, le plastique, le nucléaire, le pétrole, le gaz, la baisse de la natalité, la pression migratoire, le vieillissement, le rêve (cauchemar) chinois, le terrorisme, l’islamisme radical, le transhumanisme et le wokisme déconstructeur, tous aux abris ! Mais lesquels ? On resterait volontiers dans son salon à regarder la télé, si les infos n’étaient un catalogue d’horreurs, les films des massacres. Rien n’est plus laid que la télé. 

    Dans cette brume angoissante, il faut consulter les plus grands trouillards du monde, les spécialistes de la peur : les financiers.

    Que disent les spécialistes de la peur : les financiers ?

    Indispensables comme les bourreaux, ils sont jalousés par les entrepreneurs, parce qu’ils s’enrichissent sans produire. Sensibles à l’air du temps comme les grenouilles, psychologiquement fragiles, ils sont écrasés par le poids de leur responsabilité. On leur confie de l’argent, il faut qu’ils le fassent fructifier. Cela a l’air simple ? Essayez. 

    Ceux dont on parle ne sont pas les gestionnaires de portefeuilles que vous connaissez, qui prennent un pourcentage sur l’assurance-vie et vous font gagner 2% en dix ans, quand ils ne vous en font pas perdre : « Hélas, ma bonne dame, la crise, que voulez-vous ! » Non, les vrais financiers sont les spécialistes des spécialistes, ceux que suivent les institutions financières, qui les prennent, un moment seulement, pour des génies. Puis les jettent, comme étaient écartées les vierges oraculaires épuisées par les plantes psychotropes.

    Bank of America a sondé 314 financiers, 1000 milliards d’actifs.

    Bank of America a sondé 314 financiers. 314, ce n’est pas beaucoup. Un sondage, selon la méthode des quotas, nécessite 800 personnes a minima pour être crédible. Ces 314 sont les meilleurs. Ils représentent à eux seuls 1000 milliards d’actifs sous gestion.

    Pour se donner une idée, c’est le PIB des Pays-Bas. C’est aussi, en un mois, la chute des cryptomonnaies : leur cours, divisé par deux, aurait fait fondre 1000 milliards de dollars.

    1000 milliards de dollars est une somme suffisante pour orienter le marché, en tout cas selon Bank of America. Ces 314 investisseurs donnent le ton, un peu comme les grands couturiers annoncent ce que sera la mode, la fantaisie en moins. Leur guide, c’est plus la peur de perdre sa cassette que l’aventure multicolore. 

    Que disent-ils, en cet hiver? Qu’ils ont la trouille. Ils ont de l’argent et ne savent pas quoi en faire. La part de liquidités dans leur portefeuille représente 5.3%, de leurs avoirs, plus qu’en mai 2020 au moment du grand confinement : 5%. 

    Mais de quoi ont-ils peur, que diable ! Le printemps revient, le chômage baisse, les banques engrangent des profits records, que craindre ? 

    Ils ont de l’argent et ne savent pas quoi en faire 

    Une guerre avec l’Ukraine ? Poutine n’est qu’un épouvantail figé dans la boue du passé. Dans l’enquête, le risque d’un choc géopolitique n’est retenu qu’à 7%. La Covid ? Tout mou la Covid : 4%. Le risque d’une récession mondiale? Pas vraiment : 8%. L’inflation ? Ah, oui, l’inflation ! L’inflation qui ronge l’épargne, rogne les salaires, sape la monnaie, voilà le danger ! Provisoire seulement: 23% pensent que le risque est réel, mais 56% estiment qu’elle sera transitoire. 

    Le vrai risque, c’est une politique restrictive de la Banque centrale, la Réserve fédérale américaine : 41% craignent la hausse des taux. Une hausse des taux change tout. L’argent facile, c’est fini. Si cela inquiète les financiers, ceux qui ne le sont pas devraient s’angoisser eux aussi. De là à en avoir peur, plus que de la guerre ?

    La crainte des financiers, c’est qu’ils ne savent pas où va la Fed, la Réserve fédérale américaine. Ils craignent de mauvaises décisions, la boulette tragique, comme en est capable tout pouvoir disproportionné.

    Attentifs à tout battement de sourcil du Gouverneur, ils le psychanalysent en permanence. Généralement, ils savent, cette fois, ils ne savent plus. Plus de théorie sur l’inflation ou la monnaie. Inflation ou hausse des prix ? Dollar, petrodollar ou crypto dollar ? Le baril est passé de 37$ à 100$. Le nombre d’utilisateurs du Crypto-yuan a atteint 256 millions d’utilisateurs. Que vont devenir Visa, MasterCard, banques et virements? Les fausses crypto monnaies, celles des Etats, vont-elles chasser les vraies ? Vont-elles permettre la création monétaire ex nihilo ? La surveillance instantanée du consommateur citoyen? Le capitalisme d’Etat porté à son paroxysme ? Prends garde, un œil noir te regarde : Le crypto-yuan. C’en sera de même pour les futurs e-dollars et e-euros.  

    Rarement dans l’histoire de l’humanité, le pouvoir n’aura été si concentré. Bank of America prend le pouls de 314 investisseurs qui gèrent 1000 milliards de $, inquiets des erreurs d’un Gouverneur. Est-ce lui le maître ? Seulement Grand prêtre. Mais la grille de lecture des signes est déréglée. Or les financiers gèrent le crédit, c’est-à-dire les paris sur l’avenir.

    Rarement l’humanité n’aura été si sensible aux devins

    Rarement l’humanité n’aura été si sensible aux devins. Tous vivent dans l’obscurité de l’anticipation. Experts sanitaires, experts climatologues, experts monétaires, soufflent des vents peureux et planétaires. 

    Halte au pessimisme ! Il faut renverser les problèmes : les financiers ont peur de pas grand-chose, ni d’une guerre, ni d’une récession, ni même de l’inflation. Le pétrole à 100$ ? On gère. L’Iran et ses missiles ? Anecdote. Un méchant variant? Bon pour la recherche. Le climat ? L’énergie est une question de prix. Les grandes menaces ne sont, pour les trouillards du premier rang, que de petits soucis : bonne nouvelle pour l’humanité !

    La guerre « hors la loi » par la finance. Aristide Briand et Gandhi dépassés.

    A y regarder de près, par rapport aux désastres possibles, les craintes des financiers de Wall Street sont peu de choses. Voici des chars à la frontière de l’Ukraine, le G7 leur oppose non des canons, mais le bannissement de Swift, le système international d’échanges bancaires internationaux. Voici la guerre « hors la loi » par la finance. Aristide Briand et Gandhi dépassés. Ca ne marche peut-être pas, mais c’est mieux que les tranchés.

    Vue artistique d’un survivant à l’apocalypse nucléaire ©Stock Adobe

    Une période heureuse de l’histoire

    Peut-êre vivons nous au contraire une période heureuse de l’histoire. Peut-être sommes nous à l’aube, non des grandes catastrophes, mais d’horizons nouveaux.

    Jamais, par exemple, l’humanité toute entière n’eut le luxe de se cloitrer pour un virus, ni de fabriquer de l’argent magique au point de craindre un surplus de liquidités. Les financiers ne sont ni des créateurs, ni des devins, ils rendent disponibles des crédits pour de multiples essais d’innovations, qui, forcément, perturbent toute position acquise. C’est ce qui explique Licornes, Gafas, Tesla, mais aussi digitalisation médicale, e-learning, biotechnologies… 

    Caligula finit assassiné. On ne demande pas aux dirigeants de faire rêver, mais de ne pas avoir peur. Après tout, la peur gouverne moins bien que l’envie, le désir, la recherche, parfois maniaque, « à tout prix » diraient les 314, du « nouveau ». 

    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de Franced

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Les candidats à l’élection présidentielle et l’Education à l’étranger

    Les candidats à l’élection présidentielle et l’Education à l’étranger

    Alors qu’une des dernières lois du quinquennat, qui sera promulguée, concernera la gouvernance de l’AEFE, nous faisons le tour des propositions des candidats à l’élection présidentielle connues pour le réseau des écoles, collèges et Lycées français à l’étranger, l’Education à l’étranger !

    Macron, une ambition décalée à 2030

    Emmanuel Macron considère que les établissements du réseau AEFE et consorts sont « la colonne vertébrale » de l’enseignement du français à l’étranger. En 2018, fort de ce constat, il annonçait vouloir doubler le nombre de lycéens qui y sont inscrits « d’ici à 2025 ».  « Ce réseau sera consolidé et dynamisé », avait déclaré le chef de l’État lors d’un discours à l’Académie française en mars 2018. 4 ans plus tard, c’est l’heure de faire le bilan.

    Emmanuel Macron lors de son discours du 20 mars 2018 à l’Académie Française

    Avec 375 000 élèves inscrits en 2021, on est loin du doublement espéré en 2018 pour 2025. En une décennie (2010-2020), le nombre d’inscrit a progressé de 30% et aucune accélération n’a été noté e depuis les déclarations du Président de la République. Les autorités de tutelle du réseau, les ministères des Affaires étrangères et de l’Education nationale, ont ramené les ambitions présidentielles à un objectif s’il n’est plus atteignable, il est plus lointain, doubler les élèves, oui, mais pas en 2025 mais pour 2030.

    Pour cela, le gouvernement a prévu des ajustements. Menée par Samantha Cazebonne (sénatrice LREM des Français de l’étranger et ancienne proviseur d’un Lycée en Espagne), une réforme est en cours. Elle est plus motivée par les conséquences de la Covid que par l’objectif de 2030. Plus de formation pour les professeurs, plus d’accompagne des élèves, plus d’écoute des parents, mais c’est surtout l’augmentation prévue des ouvertures d’établissements créés par des capitaux privés et homologués AEFE qui devraient permettre d’atteindre le fameux doublement du nombre d’élèves.

    A gauche, comme chez les syndicats des professeurs, on dénonce la privatisation rampante du réseau et les risques de voir les inégalités se creuser.

    Pecresse, plus de bourses pour tous

    A droite, on ne reprend pas la proposition de Nicolas Sarkozy, l’ancien Président de la République voulait rendre gratuite la scolarité des Lycées (exclusivement, la Seconde, la Première et les Terminales), mais on s’en inspire.

    Dans une interview qui sera publiée le 27 février sur les site Lesfrancais.press, la candidate du parti Les Républicains, Valérie Pécresse, annonce qu’elle veut créer deux gammes tarifaires pour les élèves. En distinguant les élèves de nationalité française et les autres. Le réseau des écoles espagnoles hors d’Espagne ne fait pas différement. Les parents des petits Espagnols n’ont que 300 à 500 €/an à débourser pour la scolarité tandis que les autres nationalités se voient appliquer des tarifs plus élévés.

    Un dispositif qui a un vrai sens dans notre réseau. En effet, dans la dernière étude de la Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger publiée sur l’année 2018, les petits Français ne représentent que 35% des effectifs totaux.

    Et pour aller plus loin, elle propose de rénover les critères pour les bourses scolaires afin que les classes moyennes aient eux aussi accès à la gratuité pour l’Education française où qu’ils soient dans le monde.

    Melenchon : augmenter l’enveloppe dédiée aux bourses

    Du côté de la France Insoumise, si Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas encore exprimé sur le sujet, on connait la position du parti.

    Logiquement, le développement du secteur privé envisagé par Emmanuel Macron ne passe pas. Au contraire, la France Insoumise milite pour un renforcement de l’enveloppe budgétaire des bourses mais surtout le parti de gauche veut démocratiser l’accès à l’information. Pour eux, le problème vient surtout de la faible connaissance du dispositif boursier par les Français de l’étranger. A quand l’hologramme pour vous rappeler de remplir le dossier pour votre petit benjamin ?

    Hidalgo : reconstruire un réseau meurtri par la Covid-19

    Pour les Socialistes, le réseau des Lycées français à l’étranger a été meurtri pendant la crise de la Covid malgré les « fanfaronnades » de LREM. La priorité est donc pour eux d’assainir les comptes des établissements, redonner la priorité aux professeurs détachés et travailler, pour eux aussi, sur l’outil boursier.

    Le Parti socialiste réclame par la voix de sa fédération depuis 2020 que les seuils d’exclusion, notamment liés à l’immobilier, soient relevés et que les critères d’éligibilité soient assouplis. Là, aussi, on pense aux classes moyennes.

    EELV, réinvestir pour les services publics

    L’éducation s’inscrit dans un constat général que font les écologistes : le désengagement de l’Etat des services publics dédiés aux expatriés. Eux aussi militent pour une limitation de la création des établissements privés et désirent plutôt voir une « vraie politique d’investissement au profit des établissements à l’étranger » se mettre en place.

    Très engagés auprès des professeurs, la nouvelle sénatrice Melanie Vogel a été une des seules parlementaires des expatriés à apporter son soutien à la grève massive de novembre 2021, les responsables d’EELV désirent revenir sur les modifications statutaires et celles sur les recrutements imposées par le Ministre de l’Education National, M. Blanquer et le Ministre des Affaires étrangères M. Le Drian.

    Le Pen et Zemmour

    Le Rassemblement National n’a jamais eu de succès à l’étranger, ils n’ont pas (encore) développé un programme pour les Français établis hors de France.
    Du côté de Zemmour, le succès chez les expatriés n’avait pas été anticipé malgré la création très amont d’un pôle dédié aux Français de l’étranger.

    Que ce soit pour l’une ou pour l’autre, nous ne manquerons pas de les questionner lors de nos interviews dédiées à la présidentielle.

  • Le biathlon a porté l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Pékin

    Le biathlon a porté l’équipe de France aux Jeux Olympiques de Pékin

    Les Jeux olympiques de Pékin se sont terminés ce dimanche 20 février. Zhangjiakou, Yanqing et la capitale chinoise ont été le théâtre des exploits de 2874 athlètes, nouveaux olympiens ou participants confirmés dont 88 Français.

    Le tableau des médailles est désormais figé. Les dernières ont été distribuées ce dimanche matin et les Jeux olympiques de Pékin sont officiellement terminés pour les athlètes français. Après deux semaines de compétition, d’exploits et d’émotions, le clan tricolore peut désormais dresser le bilan des 14 médailles récoltées.

    7 médailles pour les biathlètes

    Dont 5 médailles remportées par chacun des biathlètes français, Quentin Fillon Maillet, Johannes Thingnes Boe, Marte Olsbu Roeiseland, et le fondeur Alexander Bolshunov sur ces Jeux olympiques. En tout l’équipe de France de biathlon repart de Pékin avec sept médailles dont trois d’or, son meilleur bilan comptable après les six de Vancouver en 2010.

    « Un joli bilan » en ski alpin pour Fabien Saguez

    Deuxième discipline la plus pourvoyeuse de médailles historiquement, le ski alpin a permis à la France de glaner trois médailles (or pour Clément Noël en slalom, argent pour Johan Clarey en descente et bronze pour Mathieu Faivre en géant). « Ce qui est très satisfaisant, c’est que l’équipe a répondu présent. Il y a quand même de la densité dans cette équipe, puisque Alexis Pinturault repart sans médaille alors que c’était notre leader » se satisfait Fabien Saguez. « C’est un joli bilan, je suis très content de l’équipe de France de ski. »

    Patinage artistique : l’arbre qui cache la forêt

    Grâce à la médaille d’or de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, le patinage artistique français paraît briller de mille feux aux Jeux olympiques de Pékin. Pourtant, à y regarder de plus près, une autre réalité s’impose : le patinage artistique tricolore suffoque.

    Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron lors de leur victoire le 14 février ©Phillipe Millereau / AFP

    Il suffit déjà de jeter un œil au bilan comptable des patineurs français lors des principales compétitions internationales (JO, Mondiaux, et championnats d’Europe) de ces 25 dernières années. Entre 1998 et 2010, 40 médailles ont été remportées. Entre 2011 et 2022, le bilan chute ainsi à 24 breloques, dont 13 pour le seul couple star de danse sur glace. 

  • Cambodge : la campagne de vaccination des expatriés se termine

    Cambodge : la campagne de vaccination des expatriés se termine

    Comme de nombreux pays en Asie, le Cambodge avait injecté en masse le Sinovac à sa population et aux expatriés de toutes nationalités qui le désiraient. Un vaccin chinois qui n’est pas reconnu par l’Union européenne et qui donc ne donne pas accès aux différents passes ou aux allégements des procédures pour accéder au territoire français. Depuis le 14 février, l’ambassade de France et le gouvernement cambodgien ont ouvert une campagne de vaccination des expatriés avec le vaccin produit par Pfizer et bien connu en Europe.

    Double vaccination

    Les Français, qui désiraient rejoindre la France, n’avaient qu’une seule option : la double vaccination. Pour circuler en Asie, et rentrer au Cambodge, la seule option pendant des mois était donc d’être impérativement vacciné par celui commercialisé par Sinonpharm, puis pour rejoindre le territoire national, d’effectuer de complexes et coûteux tests PCR, et une fois en France, recommencer un parcours vaccinal afin d’obtenir les 3 doses d’un vaccin reconnu par l’UE et nécessaires pour obtenir ses passes.

    Covax au chevet du Cambodge

    L’Organisation mondiale de la Santé, l’Unicef, la Banque mondiale et les fabricants de vaccins ont signé un partenariat public-privé, Covax. Tous lèvent des fonds et orchestrent la distribution des vaccins. La France finance Covax à hauteur de 100 millions d’euros, l’UE octroie 850 millions au programme et les Etats-Unis donnent 1,6 milliard. Les bénéficiaires sont Madagascar, le Cambodge ou le Ghana. L’objectif était de livrer deux milliards de doses avant la fin 2021. Un seuil que le programme de l’OMS n’atteindra qu’à la mi-2022.

    Cependant, le Cambodge a bénéficié rapidement d’un approvisionnement stable et a pu constituer des stocks. Ainsi, le royaume niché au coeur de l’ancienne Indochine française, peut désormais, à la requête de la France, procéder à une campagne spécifique dédiée aux expatriés de l’ancienne métropole.

    Dernière injection de moins de 4 mois

    Mais pourquoi donc, alors que la plupart des Français ont déjà effectué des voyages vers la France et acquis ainsi un parcours vaccinal reconnu par l’administration française, l’ambassade de France et les autorités cambodgienne lancent-elles cette campagne ?

    Ambassade de France à Phnom Penh (Cambodge) ©AFP

    Car pour continuer à accéder sans test PCR au sol français et à profiter des animations et autres activités sociales, il faut depuis le 15 février avoir reçu sa dernière dose de vaccination depuis moins de 4 mois au lieu de 7 auparavant. La plupart de nos compatriotes ayant été vaccinés en France l’été dernier, ne pouvaient plus se prévaloir d’un parcours vaccinal complet.

    Jacques Pellet

    C’est ainsi que depuis le 14 février et jusqu’à la fin du mois, les Français peuvent accéder à une vaccination Pfizer. Et ce quel que soit le schéma vaccinal et sous réserve que la dernière injection remonte à plus de quatre mois, l’ambassadeur Jacques PELLET, invite donc les expatriés présents au Cambodge à se présenter sans rendez-vous à l’hôpital Calmette de Phnom Penh, du lundi au vendredi, de 8h00 à 12h00 et de 14h00 à 15h30, munis du passeport, ainsi que de la carte de vaccination cambodgienne ou du passe sanitaire européen ou de tout autre justificatif du parcours vaccinal. Attention, la campagne s’achève le 28 février 2022.

  • Les nouveaux Emojis 2022 sur tous les téléphones

    Les nouveaux Emojis 2022 sur tous les téléphones

    Depuis le 14 septembre 2021, les nouveaux emojis 2022 validés par le Consortium Unicode ont été déployés. Parmi les 838 personnages qui ont été ajoutés dans Unicode 14 figurent 37 nouveaux emojis, ainsi que 75 tons de peau, pour un total de 112 nouveaux personnages qui seront disponibles au plus tard le 1er mars sur tous les appareils.

    Emotions, décors et accessoires

    Les nouveaux emojis officialisés par le Consortium Unicode correspondent à ceux annoncés en juillet 2021. Parmi les emojis, nous retrouvons :

    • de nombreux visages :  visage fondant, visage avec les yeux ouverts et la main sur la bouche, visage avec un oeil furtif, visage saluant, visage en pointillé, visage avec bouche en diagonale et visage avec les larmes aux yeux.
    • des emojis non-figuratifs : un corail (censé alerter sur le changement climatique), un troll, une boule à facettes, une fleur de lotus, un nid vide, des bulles de savon ou encore une radiographie.
    • de nouveaux emojis « main » : une main tendue, paume vers le bas ou vers le haut, un cœur avec les doigts ou encore une main avec le doigt pointé.

    Des Emojis plus inclusifs

    Pour cette nouvelle version d’Unicode, l’inclusivité est au rendez-vous. C’est le cas notamment avec l’apparition d’un personnage non-genré, représenté enceinte. Ce personnage, comme les emojis « main », dispose de plusieurs déclinaisons dans les cinq tons de peau, considérés comme les plus standards.

    D’autre part, Emojipedia annonce la mise à disposition de la poignée de main dans toutes ses déclinaisons et combinaisons des couleurs de peau sur les principales plateformes. Jusque-là, la poignée de main se limitait à sa version jaune.

    Un déploiement presque fini

    Si le lancement d’Unicode 14.0 a commencé en septembre, il aura fallu patienter avant de voir apparaître les nouveaux emojis sur tous les smartphones et sur les différentes plateformes. Ainsi, Google ne les a proposés qu’en décembre 2021, tandis qu’ils sont disponibles sur iPhone depuis quelques jours, les autres smartphones et les réseaux sociaux ont jusqu’à la fin de l’année 2022 pour se mettre à jour.

  • Hong-Kong affronte la pire vague épidémique

    Hong-Kong affronte la pire vague épidémique

    A Hong-Kong la situation sanitaire est à son comble, mais le gouvernement refuse d’abandonner sa politique zéro covid.

    Dans le quartier de Sham Shui Po, l’un des plus pauvres de la région administrative, les hôpitaux sont plus que saturés. Les médecins ont dressé des tentes de fortune sur le parking pour continuer à accueillir des malades de la Covid-19. Seulement, en plus de la place, les médicaments et les personnels soignants viennent à manquer également. 

    Politique zéro Covid 

    Alors qu’en parallèle, de nombreux pays commencent à abandonner les mesures sanitaires, la ville rattachée à la Chine vit la pire crise de la pandémie. Mercredi 16 février étaient dénombrées plus de 4 200 personnes testées positives. 

    Au même titre qu’en Chine continentale, Hong-Kong a adopté une politique dite de zéro covid. Si jusqu’ici la technique a réussi à endiguer la pandémie, les autorités se retrouvent submergées par le virulent variant Omicron.

    Lors d’une conférence de presse, la cheffe du gouvernement, Carrie Lam, a tout de même repoussé l’idée d’un confinement généralisé. D’après elle, le pouvoir met en place des moyens suffisants pour prendre en charge les malades. Une décision qui met en lumière les problèmes de sous-financement du secteur sanitaire dans la région. 

    Des dommages collatéraux 

    Avec la recrudescence du nombre de cas positifs au coronavirus, Hong-Kong commence à manquer de denrées. Effectivement, chaque jour des chauffeurs routiers sont mis en arrêt à cause du virus et les vivres ne peuvent arriver jusqu’à la ville. Ceci génère une augmentation des prix de base. 

    Un reportage de TV5MONDE

  • Sommet UE – Afrique : définir les contours du futur « partenariat »

    Sommet UE – Afrique : définir les contours du futur « partenariat »

    Les dirigeants européens et africains se réunissent à Bruxelles les 17 et 18 février pour un sommet UE-Afrique attendu depuis longtemps. Ils tenteront de définir le partenariat entre les deux continents voisins au moyen d’un certain nombre d’initiatives, d’accords et de promesses d’investissements.

    L’UE cherchera à accroître ses investissements et son influence en Afrique, notamment compte tenu de la présence croissante de la Chine sur le continent ainsi que de la concurrence de pays comme la Russie, le Royaume-Uni, la Turquie et les États-Unis.

    En retour, elle tentera de s’entendre sur une architecture de sécurité plus organisée en Afrique, en particulier après qu’une série de coups d’État militaires ait eu lieu récemment en Afrique occidentale. En outre, la régulation des flux migratoires figurera très certainement elle aussi en bonne place à l’ordre du jour de ce sommet.

    La question des vaccins contre la Covid-19 et plus précisément de la levée des droits de propriété intellectuelle sur ces derniers, qui permettrait aux États africains de produire leurs propres vaccins, est l’un des sujets les plus controversés, certains pays africains accusant l’UE d’hypocrisie et de « nationalisme vaccinal ».

    Les dirigeants de l’UE pourraient également tenir un mini-sommet en parallèle de celui-ci, éventuellement au cours d’un dîner, afin de discuter des tensions croissantes provoquées par la concentration de troupes russes aux frontières de l’Ukraine, ainsi que de la réponse éventuelle de l’Union en cas d’invasion militaire russe dans le pays.

    ©Euractiv

    A la recherche d’un partenariat constructif

    Deux ans après la présentation par l’Union européenne de son projet de «  partenariat stratégique  » avec l’Afrique, le sommet UE-Union africaine destiné à sceller l’accord se tiendra à Bruxelles jeudi 17 février. Une série d’initiatives et de promesses seront dévoilées, mais beaucoup de choses restent encore en suspens.

    Bien que les projets de communiqués et les résultats du sommet circulent encore frénétiquement entre les responsables de l’UE et de l’Union africaine, il existe une ébauche de plan.

    L’UE prévoit de dévoiler six initiatives lors du sommet, dont trois paquets d’investissements, dans le cadre de ce qu’elle appelle un «  partenariat prospère et durable  ».

    La première de ces initiatives s’articulera autour de l’initiative Global Gateway — lancée en septembre dernier comme la réponse de l’UE au programme chinois Belt and Road — qui promet des investissements d’infrastructures dans des projets énergétiques, numériques et environnementaux.

    «  Lors du sommet, les investissements seront au cœur des discussions car ils sont les moyens de notre ambition commune  », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, jeudi à Dakar, capitale du Sénégal, après avoir annoncé que le Global Gateway comprendrait un plan d’investissements de plus de 150 milliards d’euros pour l’Afrique.

    Le programme promet d’établir une plateforme d’investissements de l’UE dans chaque pays africain mais ne sera pas soutenu par un nouvel engagement financier de Bruxelles.

    Il est beaucoup plus important de savoir si, et dans quelle mesure, les 450 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) émis par le Fonds monétaire international l’année dernière, dont une grande partie a été allouée aux États membres de l’UE, seront réaffectés à l’Afrique pour aider à couvrir les coûts de la pandémie de Covid-19.

    Peu d’États de l’UE ont l’intention d’utiliser ces droits pour eux-mêmes — le fonds de relance de l’UE et les achats d’obligations de la BCE font qu’ils n’en ont guère besoin — et un projet de communiqué de l’UE avait initialement déclaré que les États de l’UE devraient allouer 50 % des DTS à l’Afrique. Cette proposition a toutefois été rejetée par certains pays de l’UE.

    La réorientation des DTS vers l’Afrique a été l’un des projets favoris du président français Emmanuel Macron, et les initiés affirment que la présidence française du Conseil de l’UE (PFUE) a fait une pression concertée sur les DTS, mais les progrès ont été mitigés.

    La France, l’Italie et l’Espagne ont jusqu’à présent promis 20 % de leurs nouveaux DTS, tandis que la Belgique et les Pays-Bas ont également annoncé de plus petits montants.

    Un responsable de la société civile a qualifié la lenteur des progrès de l’UE en matière d’allocation de DTS d’«  extrêmement décevante  » et d’«  occasion manquée pour l’UE d’améliorer son offre  » à l’Afrique.

    M. Macron aurait fixé un objectif de 40 à 45 milliards de dollars pour l’allocation des DTS, mais ces chiffres resteraient bien en deçà de la demande formulée par le président sénégalais Macky Sall, président de l’Union africaine, lors du sommet de l’UA la semaine dernière, selon laquelle au moins 100 milliards de dollars de DTS devraient être redirigés vers l’Afrique dans le cadre d’un «  New Deal  ».

  • La France se retire du Mali

    La France se retire du Mali

    La France, ses partenaires européens et le Canada ont annoncé ce jeudi 17 février la fin au Mali des opérations militaires antidjihadistes Barkhane et Takuba.

    Un départ d’ici juin 2022

    L’annonce est maintenant officielle. Jeudi 17 février, la France, ses partenaires européens et le Canada ont confirmé le retrait du Mali des opérations militaires antidjihadistes Barkhane et Takuba du fait de la dégradation des relations avec la junte à Bamako. « Les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies » et les pays ont décidé « le retrait coordonné » du Mali, tout en assurant de leur « volonté de rester engagés dans la région » du Sahel, en proie à la contagion djihadiste, et d’« étendre leur soutien aux pays voisins du golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest », selon une déclaration conjointe. Les « paramètres » de cette réorganisation seront arrêtés « d’ici juin 2022 », pour faire « progresser la paix et la prospérité en Afrique », a précisé Charles Michel, président du Conseil européen.

    La junte au pouvoir en cause

    Lors d’une conférence de presse à l’Élysée, tenue à partir de 9h15 GTM, Emmanuel Macron a indiqué, à l’encontre de la junte militaire au pouvoir au Mali, que « la lutte contre le terrorisme ne peut pas tout justifier, elle ne doit pas sous prétexte d’être une priorité absolue se transformer en exercice de conservation indéfinie du pouvoir« . « Nous ne pouvons rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés », a expliqué le président français, précisant que la « France n’oublie aucun des 53 soldats morts, aucune des familles touchées et l’ensemble des blessés ». Le pays maintiendra un rôle « d’appui », de « partenaire ».

    Charles Michel, président du Conseil européen ; Macky Sall, président du Sénégal et de l’Union africaine ; Emmanuel Macron, président français et Nana Akufo-Addo, président du Ghana

    Un échec français ?

    La France est militairement présente depuis 2013 au Mali, proie des groupes djihadistes qui sévissent aussi dans d’autres États sahéliens. Paris est intervenu pour enrayer la progression des groupes islamistes radicaux menaçant Bamako et a ensuite mis sur pied une vaste opération antidjihadistes régionale, Barkhane, déployant des milliers de soldats pour lutter contre les franchises locales d’Al-Qaïda et du groupe État islamique.

    Toutefois, malgré des victoires tactiques, le terrain n’a jamais été véritablement repris par l’État malien et ses forces armées. Facteur aggravant, le gouvernement malien a été renversé lors d’un double coup d’État en 2020 et en 2021, aboutissant à l’arrivée au pouvoir d’une junte qui refuse d’organiser des élections avant plusieurs années et qui surfe sur un sentiment antifrançais croissant dans la région.

    Mises au ban par les États ouest-africains, les autorités maliennes fustigent la présence militaire occidentale sur leur sol et font désormais appel, selon les Européens, aux mercenaires russes de la société Wagner. Quelque 25 000 hommes sont actuellement déployés au Sahel, dont environ 4 300 Français (2 400 au Mali dans le cadre de Barkhane), selon l’Élysée. Le pays accueille aussi 15 000 soldats de l’ONU au sein de la Minusma, dont l’avenir est désormais en suspens puisqu’elle comptait sur un large soutien de Barkhane.

    Ce matin, Emmanuel Macron a également récusé le terme « échec » dans ce contexte. À propos de la société paramilitaire russe Wagner, il a expliqué que le Mali est « libre de structurer des relations militaires avec la Russie » même s’il « embauche des mercenaires venus sécuriser leurs intérêts économiques ». « Nous avons commencé à fermer des bases au nord (du Mali) nous allons progressivement tout fermer, dans un exercice qui va prendre quatre à six mois », a ajouté Emmanuel Macron.

  • Cinéma: «H6», l’hôpital du peuple de Ye Ye, dans les entrailles de la Chine

    Cinéma: «H6», l’hôpital du peuple de Ye Ye, dans les entrailles de la Chine

    Découverte cette semaine du film de Ye ye

    La réalisatrice, dont c’est le premier long-métrage, suit cinq patients et leurs familles, rencontrés à l’occasion d’un tournage précédent pour une série documentaire chinoise.

    La caméra les accompagne dans les salles de soin, aux guichets, dans les couloirs et on passe d’un personnage à l’autre de façon naturelle, grâce aux interactions provoquées par l’hôpital, les soins du personnel, le séquençage et le montage. Une caméra discrète, qui filme les rires et les larmes sans jamais être impudique.

    Chaque groupe familial est représentatif d’une catégorie socio-professionnelle (les paysans, le bourgeois, le petit commerçant, le retraité), comme une Chine filmée en coupe, mais l’empathie et la complicité en sus. 

    Dans la famille des champs, une paysanne au regard triste dont le mari a fait une chute qui l’a laissé paralysé. Ils exploitent trois hectares et produisent des légumes sur de vertes collines. Ils ont trois enfants, dont deux petits restés à la maison. Au chevet du père, à l’hôpital, la mère et le fils aîné et les trois frères du mari se relaient. Leur souci : trouver 100 000 yuans pour payer une opération au résultat très aléatoire… Faut-il s’endetter alors que l’on vit déjà modestement, hypothéquer la maison ? Un casse-tête aussi pour les jeunes médecins qui ne savent que leur conseiller.

    D’argent, il est sans arrêt question et les billets circulent dans tous les sens ; les passages au guichet sont fréquents, les querelles aussi. L’aide-soignante privée payée par les familles suit les cours de la Bourse sur son téléphone portable, la famille dont la petite fille a été renversée par un bus et a eu la main écrasée -de modestes marchands de fruits et légumes-, s’inquiète de savoir si la compagnie de bus aidera à payer les frais d’hospitalisation. Un vieil homme, au chevet de son épouse, modèle d’amour, de dignité et de résignation, doit se résoudre à vendre son appartement (il a 79 ans) parce qu’il ne peut plus payer les frais d’hospitalisation et que son fils unique, qui vit au Japon, rechigne à l’aider. Mais les difficultés à assumer ces frais ne suscitent pas vraiment de colère, sinon une sorte de résignation.

    « Il faut avoir une énergie positive !», clame-t-il à qui veut l’entendre, un éternel sourire aux lèvres. La vie est trop belle pour qu’on s’en fasse et comme on n’a pas de prise sur ce qui nous arrive autant prendre les choses du bon côté… C’est le mantra que ce père de famille qui chante jour et nuit pour sa fille adolescente hospitalisée répète à qui veut l’entendre. Lui aussi a vendu des biens pour payer l’hôpital et il fait l’animation dans les couloirs où les proches des malades attendent l’heure de la visite ; avec un clin d’oeil complice à la caméra, il invite une femme à chanter avec lui.

    Car l’hôpital est avant tout un lieu de vie.

    Les familles qui viennent de loin vivent à demeure à l’hôpital, dorment dans les couloirs, sur des cartons pour les moins chanceux ou fortunés, sur un transat pour d’autres. Profusion de couleurs, fluo des duvets et couvertures sur les corps assoupis. On y discute de la voracité des moustiques ou de la nourriture de l’hôpital qui donne des aphtes… on sympathise, on patiente patiemment… attendant la demi-heure de visite autorisée par jour.

    Entre les différentes séquences consacrées aux familles, des pauses musicales (coup de chapeau aux Pascals, le groupe musical crédité au générique) illustrent les entrailles de l’hôpital, une fourmilière, et comment tradition et modernité se mêlent : les brancards qui entrent et sortent, la préparation des repas, des médicaments, des poches de sérum, seringues, bacs de plastique de couleur, blouses bleues des opérateurs… Choc des couleurs, rapidité des cadences, et la musique qui enfle façon Fantasia. Une autre séquence met en musique la pharmacopée traditionnelle : graines, champignons hachés, plantes séchées, petits sachets de papier, balances et étuves… et un médecin, magnifique zébulon qui raccommode les corps cassés…  

    Le dernier personnage est aussi un paysan… Comme une virgule dans le récit, il apparaît de façon récurrente, un homme en marche. Vêtu de multiples couches de vêtements comme s’il portait sa garde-robe sur son dos, chargé de sacs et d’un siège pliable en bois, il avance avec peine sur des chaussons en feutre, s’aidant d’une béquille à l’ancienne qui rappelle celles des images d’anciens combattants éclopés des grandes guerres. On le devine en route vers l’hôpital, symbole d’opiniâtreté. Il croise en chemin un petit chien, vêtu d’une doudoune rose. Un chien des villes, symbole de cette Chine nouvelle, urbaine et consumériste.

    Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons, a dit en substance Confucius. Les personnages de Ye Ye relèvent le gant.

    Bande annonce du film :

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  • Palmarès de My French Film Festival

    Palmarès de My French Film Festival

    Mardi 15 février se refermait la 12ème édition de My French Film Festival, sur la remise du prix du public. 

    Pour la 12ème édition du festival, les cinéphiles francophones étaient au rendez-vous. Avec plus de 11 millions de vues sur sa plateforme et celles des partenaires, sur plus de 200 territoires, l’événement a enregistré de beaux chiffres. 

    Durant un mois, des films et documentaires de “la jeune génération de cinéastes francophones”  étaient disponibles en ligne, voire en cinéma. Le public a ainsi pu voter pour ses coups de cœur. 

    “Un pays qui se tient sage” 

    Le documentaire de David Dufresne, Un pays qui se tient sage, est sorti grand gagnant. Réalisé en 2020, il revient sur la montée en puissance du mécontentement de la population française envers son gouvernement. Il est une plongée au coeur du mouvement des “Gilets jaunes” et de la façon dont les forces de police ont été toujours plus répressives et violentes envers les manifestants. 

    Lauréat du Grand prix du jury et du Prix de la presse internationale, le journaliste nous amène à réfléchir sur les moyens employés par la police pour faire régner l’ordre dans l’hexagone.

    “Une vie démente” 

    Le duo belge Ann Sirot et Raphaël Balboni a été doublement récompensé de la Mention spéciale du jury et du Prix du public. Ils nous font entrer dans l’intimité de Noémie et Alex. Alors que le couple désire avoir un enfant, la mère d’Alex est frappée par la maladie et régresse jusqu’en enfance. Nous entrons avec eux, sur les chemins houleux de la parentalité, mais inversée. 

    My French Festival
    My French Film Festival

    Les courts-métrages récompensés 

    Comme dans chaque festival de cinéma, les courts-métrages ont également été mis en lumière au cours du mois de My French Film Festival. 

    « Malabar »

    Le prix de la presse internationale a récompensé la création réalisée en cinq nuits, du Français Maximilien Badier-Rosenthal, Malabar

    Le temps d’une nuit, Mourad et Harrison, deux habitants de banlieue, rencontrent un vieil homme originaire du Vietnam, Marcel. Une rencontre imprévue et touchante, emplie d’humour qui a plu au jury pour son atmosphère urbaine. 

    « Erratum »

    De son côté, le prix du public a été décerné à Erratum, la première comédie de Giulio Callegari. Nous suivons ici, Florence, une enseignante-chercheuse qui tombe des nues lorsqu’elle décèle une marque anachronique sur une pièce datant de l’Antiquité. 

    Une mise en scène aussi absurde qu’entraînante qui nous laisse allègre. 

    Vous pouvez retrouver la liste complète des lauréats sur le site de My French Film Festival.

    Un reportage de TV5MONDE