La Chine connaît un vieillissement démographique significatif. Celui-ci est la conséquence de la politique de l’enfant unique décidée sous le règne de Mao afin de lutter contre les famines. Son abandon n’a occasionné qu’une très légère remontée du taux de fécondité qui est passé de 1,6 à 1,7 de 1999 à 2020, soit un taux inférieur à celui de la France (1,9). Le taux de natalité est en Chine de 8 pour mille, contre 11 pour mille en France. Le non-renouvellement des générations provoque une forte augmentation des personnes de plus de 60 ans qui représentaient 19% de la population totale, contre 9% en 1995. Les séniors devraient représenter 30 % de la population en 2040.
Petites impasses sur les retraites et la santé
La proportion de personnes d’âge actif a commencé à baisser depuis le début des années 2020. En Chine, les pouvoirs publics ont peu anticipé les conséquences de ce vieillissement démographique. Le pays se caractérise par la très faible taille des systèmes de retraite et de santé. Les dépenses publiques de retraite s’élevaient à moins de 6 % du PIB en 2020, contre plus de 11 % pour la zone euro. Il convient néanmoins de noter qu’elles ont été multipliées par près de trois en Chine lors de ces vingt dernières années. Les dépenses de santé représentaient dans ce pays moins de 4 % du PIB en 2020, contre plus de 7 % de PIB en zone euro. Elles ne sont en réelle augmentation en Chine que depuis les années 2010.
Faute de disposer d’un système de retraite et de santé développé, les Chinois sont contraints d’épargner des sommes importantes. Le taux d’épargne des ménages progresse depuis 2005 en passant de 25 à plus de 30 % du revenu disponible brut. Cet effort accru d’épargne conduit à un affaiblissement de la consommation.
Réduction de la croissance
Toute réduction de la population active est susceptible d’amener une érosion de la croissance potentielle. Celle-ci peut être endiguée par une hausse des gains de productivité. Depuis la fin des années 2000, ces gains sont en baisse. Ils sont passés de 9 % à moins de 5 % par an. La croissance potentielle du pays décline et se rapproche de 2,5 % quand elle dépassait 6 % il y a quelques années.
Faiblesse des investissements
Cette chute est également la conséquence de la faiblesse des investissements des entreprises. Cette faiblesse s’accompagne du recul des investissements étrangers en Chine. Ils sont passés de 5 % du PIB dans les années 2000 à moins de 2 % ces dernières années. Ce recul est lié aux tensions croissantes entre Occident et Chine et au moindre intérêt économique à investir en Chine du fait de la montée des coûts.
La multiplication des déséquilibres financiers en Chine freine également les investissements. La dette totale est passée de 90 à près de 300 % du PIB de 1995 à 2020. Elle est en partie liée aux investissements immobiliers peu rentables.
Comme le Japon ou l’Allemagne, la Chine n’a pas d’autre solution que de jouer la carte des exportations pour financer les dépenses générées par le vieillissement de sa population qui affaiblit la demande intérieure. Cette dépendance au commerce extérieur exige l’amélioration permanente de sa compétitivité.
La Chine ne peut pas s’exposer à d’importantes rétorsions commerciales de la part des pays importateurs sans risquer de remettre en cause sa croissance. Cette situation pourrait inciter les autorités chinoises à être plus conciliantes sur le terrain de la géopolitique.
Après un rassemblement à Paris samedi 12 février, les convois ont fait escale à Lille dimanche 13. Avant de prendre la route pour Bruxelles. Quel fut l’accueil du convoi de la liberté ?
Des manifestations redoutées par les autorités belges
Ce lundi 14 au matin, le mouvement faisait la une de la presse belge. Les matinales des radios étaient majoritairement consacrées à l’événement. Le bourgmestre (maire) de la ville de Bruxelles était interrogé sur la radio de service public, et détaillait le dispositif policier mis en place, indiquant son inquiétude concernant la gestion de manifestants français à la culture contestataire bien éloignée des Belges, et citant à l’appui de ses dires le mouvement passé des Gilets jaunes, qui n’a jamais véritablement essaimé au plat pays.
La manifestation de ce lundi, qui n’avait pas fait l’objet d’une demande d’autorisation, a été interdite, et les différents niveaux de pouvoir, très complexes, se sont pour une fois accordés. Ainsi des voitures de police étaient disposées aux différentes portes d’entrée de la ville. Tandis que les camions, interdits d’entrer, étaient invités à rejoindre un grand parking au nord de Bruxelles, près du stade du Heysel, tristement célèbre pour le drame qui s’y produisit dans les années 80.
Cap sur l’Europe
Un journaliste du célèbre quotidien francophone Le Soir présent sur place indiquait que les manifestants prenaient le métro pour rejoindre le quartier Européen, où siègent les institutions.
Deux endroits y sont emblématiques : le parvis du Parlement européen, place du Luxembourg, et le quartier Schuman avec son rond-point qui mène au Conseil, et au bâtiment principal de la Commission, le Berlaymont, un grand paquebot dont le visuel est bien connu car servant de toile de fond aux interviews des télévisions des quatre coins de l’Europe.
Profitant de la pause déjeuner, un important dispositif policier fut déployé : des camions autopompes, des policiers quadrillant l’espace, des barbelés, un hélicoptère et même un drone survolant un ciel bleu. Et au final, des journalistes étaient présents sur le rond-point, mais encore aucun manifestant… Une ambiance quelque peu surréaliste. Mais à 14h, environ 200 personnes sont arrivées et se sont postées devant l’entrée du parc du Cinquantenaire, où est érigée une arche qui n’est pas sans rappeler l’arc de Triomphe à Paris.
En parallèle, une centaine de manifestants se sont regroupés dans le bas de la ville, dans le quartier historique, autour de la célèbre place Sainte-Catherine, où il y eut quelques échauffourées.
Les drapeaux français présents en masse
Alors que les convois arrivaient d’autres pays européens, beaucoup de participants se réclamaient du mouvement des Gilets jaunes, et arboraient des drapeaux bleu-blanc-rouge, parfois frappés de la croix de Lorraine, ainsi que des drapeaux de régions de France.
“Je viens de France, de Clermont-Ferrand, j’ai pris le convoi jusqu’à Paris, et je suis monté à Bruxelles, pour défendre nos libertés, pour militer contre l’installation du passe vaccinal partout en Europe, contre la dictature qui s’installe, pour défendre nos droits, pour défendre aussi le pouvoir d’achat qui baisse, et surtout vraiment contre la dictature qui est à nos portes, et les gens ne s’en rendent pas compte. C’est important d’être là aujourd’hui à Bruxelles devant les institutions européennes, pour défendre nos droits, nos libertés, à tous, à nos enfants, on ne veut pas que nos enfants soient piqués, attention je ne suis pas contre la vaccination, je suis contre ce soi-disant vaccin qui est en réalité une thérapie génique dont les tests ne sont pas terminés, mais je ne suis pas une “antivax”.
Karine, manifestante française
Français arrivés à Bruxelles avec le convoi de la liberté le 14 février 2022
Quelques Belges étaient aussi présents. Mais certainement bien peu voire aucun Français de Belgique, ceux-ci ayant auparavant globalement exprimé sur les réseaux sociaux leur désaccord envers ce mouvement à quelques exceptions près.
“J’ai 33 ans, je suis expatrié français en Belgique depuis 2 ans et contrairement à la majorité de mon entourage je soutiens passivement (je n’irai pas manifester) le mouvement des convois de la liberté. Surtout sur la revendication contre le passe sanitaire ou Covid Safe Ticket (CST) en Belgique qui est une mesure liberticide injustifiable. On entre dans une société du contrôle permanent. Je pense que le gouvernement Macron instrumentalise le passe alors qu’aujourd’hui il est considéré comme inutile et abandonné par de nombreux pays. Mais comme il a été difficile à mettre en place, Macron ne souhaite pas se désavouer en le retirant. Il le retirera en avril avant l’élection ce qui est là encore une instrumentalisation. Je tiens à préciser que je ne suis pas anti vax que je suis vacciné moi même avec CST à jour, que j’ ai un master en business et que je suis chef d’ entreprise. Car d’après le gouvernement si on pense ça alors on est soit pas assez éduqué soit anti vax. Je pense être ni l’un ni l’ autre. Concernant les différences entre les 2 pays, je constate que la Belgique qui était plus souple et flexible sur les mesures au début, s’est hélas progressivement alignée sur la France.”
Témoignage de Fabien, recueilli sur Internet, via le plus important groupe Facebook de Français de Belgique « L’Union des Français de Belgique »
A 16 heures la police bruxelloise annonçait sur Twitter la dispersion des regroupements et la levée des barrages filtrants alors que le dernier cri (le plus régulièrement scandé) “Liberté” résonnait encore.
Au final, cette journée aura eu fort peu de succès, surtout en regard de la manifestation du dimanche 23 janvier, qui quant à elle rassembla des dizaines de milliers de personnes à Bruxelles.
Mais certains manifestants ont décidé de ne pas abandonner aussi vite, ainsi de nombreux véhicules ont décidé alors de quitter Bruxelles pour se rendre à Strasbourg, l’autre capitale de l’Union européenne.
Le Ministre des Affaire étrangères, Jean-Yves Le Drian, déconseille aux Français de voyager en Ukraine. Pour les expatriés, les Français d’Ukraine, sans pour autant leur recommander de quitter le sol ukrainien contrairement à plusieurs autres pays européens, le ministère demande, depuis ce lundi 14 février au matin, à nos compatriotes de stocker des vêtements chauds, de la nourriture, de l’eau et du carburant.
La France espère encore éviter la guerre
Pourquoi la France ne suit pas les autres pays occidentaux comme les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Canada, la Norvège, l’Estonie, la Lituanie, l’Australie, le Japon, Israël, l’Arabie saoudite ou encore les Émirats arabes unis qui ont appelé leurs concitoyens à quitter le territoire ?
Car appeler les ressortissants français à quitter le territoire ukrainien reviendrait à admettre que la guerre est inévitable et ainsi mettre en échec la voie diplomatique qu’Emmanuel Macron a choisi d’emprunter. Le président de la République est en pleine position de négociation et il ne veut pas céder à la panique, dès lors qu’il considère qu’il y a une place pour la diplomatie. Même le président ukrainien a dit qu’on en faisait trop, et la Russie a qualifié la position de Biden d’hystérique. Mais que se passera-t-il en cas de conflit ? La France pourra-t-elle mettre en place un pont aérien pour évacuer ses ressortissants ?
Les Français gardent la tête froide
Suivant le Président de la République française comme celui d’Ukraine, les Français expatriés en Ukraine restent sereins. Ils sont 1000 inscrits au registre consulaire, on estime qu’ils sont 2000-2200 à vivre dans le pays.
Ils habitent majoritairement dans la ville de Kiev, capitale du pays et centre des négociations. Et au coeur de celle-ci personne ne montre de signes de panique, rapportent des ressortissants français installés sur place.
« Il n’y a pas de soldats, pas de chars dans les rues, pas de barricades devant les portes, les banques fonctionnent, le cours de la monnaie est stable. Tout le monde continue à vivre comme si de rien n’était. »
Jérémy, un Français de 38 ans installé à Kiev depuis cinq ans au journal Ouest-France
Mais ce calme est-il réel où est-ce simplement une façon d’exorciser le risque ?
« Hier, je suis allé au restaurant avec des amis, on en a parlé trente secondes. Avec ma femme qui est ukrainienne, dès que je lui en parle, ça crée une tension. »
Jérémy, un Français de 38 ans installé à Kiev depuis cinq ans au journal Ouest-France
Car en y regardant de plus près, les premiers signes se font voir. Les habitants ont commencé, discrètement, sans hystérie, à évacuer la capitale ukrainienne.
« Le seul changement, c’est qu’il y a moins de bouchons. Certains habitants ont préféré quitter la ville pour aller dans leur datcha à la campagne ou dans leur famille »
Pascal Boiteux, un ressortissant français âgé de 62 ans vivant également dans la capitale ukrainienne depuis sept ans
Calmes mais précautionneux
S’ils restent calmes, les Français se pressent à l’ambassade auprès du service consulaire pour faire renouveler leur passeport et mettre à jour leurs coordonnées dans le pays.
« Nos recommandations générales et de bon sens demeurent plus que jamais d’actualité : comme avoir ses papiers d’identité à jour et s’inscrire au registre. Vous êtes d’ailleurs nombreux à être venus au Consulat pour faire renouveler vos passeports ou cartes d’identité.«
Message de l’Ambassadeur aux Français d’Ukraine du 13 février 2022
Etienne de Poncins, Ambassadeur de France en Ukraine depuis 2019
En parallèle, le dispositif des îlotiers a été activé depuis plusieurs semaines. En cas de conflit, ces Français expatriés bénévoles auront en charge un petit groupe de familles résidantes dans leur quartier ou ville. Grâce à un téléphone satellite, l’ambassade pourra alerter les îlotiers et ainsi dès les premiers signes de guerre réelle les en informer. En cas d’évacuation, ce sont ces derniers qui devront rassembler les citoyens dont ils ont la charge pour faciliter le départ sous la protection des services de sécurité français.
Mais à ce jour pour tous les Français sur place, pas question pour eux de quitter l’Ukraine, même si la France le leur conseillerait. Leur vie est ici, confient-ils.
En 2020, selon l’OCDE, en France, 49 % des 25-34 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur, dont 14 % du supérieur court (niveau Bac +2) et 35 % du supérieur long (Bac +3 et plus). Dans les années 1990 et 2000, la France a rattrapé son retard en la matière.
Au sein de l’Union européenne, 46 % des 25-34 ans sont diplômés de l’enseignement supérieur ; aux États-Unis, ce taux est de 50 %. La proportion de diplômés « supérieur long » est, en revanche, plus élevée au sein de l’Union Européenne (40 % en moyenne).
Réalisée en quelques années, la massification de l’enseignement supérieur s’accompagne d’un taux d’échec élevé pour l’obtention d’un diplôme. Par ailleurs, faute d’une réelle sélectivité, les jeunes suivent des études aux débouchés parfois incertains et n’aboutissant pas sur des situations professionnelles enrichissantes. De nombreuses inégalités existent entre les étudiants en fonction des filières choisies.
Une massification de l’enseignement supérieur à la recherche de la qualité
En 1960, la France ne comptait que 310 000 étudiants, contre 2,8 millions en 2020. Cette massification est liée à la montée en puissance à compter des années 1990 du nombre de bacheliers. De ce fait, il y a une véritable rupture entre les générations. Si 32 % des personnes âgées de 55 à 64 ans ne sont pas ou très peu diplômées (avec un diplôme correspondant au maximum au brevet des collèges), ce taux n’est plus que de 13 % parmi les 25-34 ans. La part des bacheliers passe de 37 % parmi les plus âgés à 69 % parmi les plus jeunes.
Depuis les années 1990, une augmentation du nombre annuel de diplômes décernés à tous les niveaux de l’enseignement supérieur est constatée à l’exception des DUT (depuis 2000) et des doctorats. Cette augmentation a d’abord concerné les diplômes de premier cycle (en particulier BTS et licence dont le nombre a augmenté de 150 % sur la période). Elle est plus forte pour les diplômes de niveau master, et les grandes écoles dont le nombre a, respectivement, triplé et doublé en 30 ans.
Plus d’étudiants, moins de professeurs
En 2018, les dépenses allouées à l’enseignement supérieur en France s’élevaient à environ 1,2 % du PIB pour la part publique et à 1,5 % en ajoutant la part privée selon l’OCDE.
La France se situe en la matière dans la moyenne des principaux pays européens. Elle dépense en revanche moins que les pays nordiques comme la Norvège ou le Danemark où la part des dépenses publiques s’élève respectivement à 1,8 et 1,5 % du PIB.
En matière de dépenses totales d’enseignement supérieur rapportées aux effectifs d’étudiants, une baisse tendancielle s’est amorcée depuis les années 2010. La baisse des dépenses est plus marquée pour les étudiants à l’université. Si les effectifs étudiants ont augmenté de 20 % à l’université entre 2010 et 2020, le nombre d’enseignants a diminué de 2 %.
Le diplôme, un atout pour des revenus plus élevés
L’obtention d’une formation de qualité et de haut niveau est une garantie pour l’emploi et pour l’accession à des revenus plus élevés. Selon l’INSEE, à 30 ans, les individus ayant étudié plus de deux années après le baccalauréat ont un salaire d’environ 35 à 40% plus élevé que les titulaires du baccalauréat que ce soit pour les générations nées en 1950 ou celles nées en 1980.
Selon une étude de l’OCDE, en France, parmi les personnes âgées de 25 à 64 ans travaillant à temps complet, le revenu des titulaires d’une licence est de 36 % plus élevé que celui des personnes n’ayant que le baccalauréat (toutes sections confondues). Cet écart correspond à l’écart moyen observé dans l’Union européenne ; il est beaucoup plus faible (6 %) en Norvège et beaucoup plus fort (66 %) aux États-Unis.
Selon les travaux du Conseil d’Analyse Économique, une année supplémentaire d’enseignement supérieur générait 5 à 15 % de revenus en plus.
Si l’obtention d’un diplôme est un gage d’un revenu supérieur lors de la vie professionnelle, ce gain est fonction de la spécialité choisie par l’étudiant. Un diplôme de sciences (sciences physiques, informatique, mathématiques, ingénierie) est associé à un salaire 15 à 30 % plus élevé en moyenne qu’un diplôme de même niveau en sciences humaines et sociales. Les élèves de grandes écoles arrivent en tête en matière de revenus mais pour un coût d’études plus élevé que la moyenne.
Les diplômes spécialisés dans les domaines des mathématiques, ingénierie, sciences et techniques de l’information et de la communication sont plus rémunérateurs que les diplômes équivalents en sciences de la matière et du vivant, pour des coûts relativement similaires.
En termes d’efficience, il convient de souligner que les IUT arrivent en tête en raison d’un taux de réussite élevé, 68 % des étudiants ont leur diplôme, contre 29 % pour la licence.
Les études et espérance de vie, une corrélation
Plusieurs études ont également démontré que l’éducation entraînait une hausse des indicateurs de santé et d’espérance de vie, ce qui se répercute sur le bien-être et la satisfaction dans la vie. Un nombre élevé d’étudiants crée des externalités positives. Il favorise la diffusion du progrès technique et l’innovation.
Il y a un lien direct entre le niveau de compétences et la croissance potentielle d’un pays. Une étude2 sur l’ensemble des régions européennes entre 1950 et 2010 a souligné qu’une augmentation de 10 % du nombre d’universités dans une région donnée a augmenté le PIB par tête de 0,4 % dans cette même région.
La hausse de la productivité générée par une population plus diplômée permet également d’assurer la croissance des salaires pour tous. Un nombre plus élevé de diplômés améliore également les rentrées fiscales en lien avec l’augmentation des revenus. Il conduit à une compétitivité accrue et donc sur de potentiels excédents commerciaux.
Pour le Conseil d’Analyse Économique, les dépenses d’enseignement supérieur s’autofinanceraient.
Les étudiants pas tous égaux
L’accès à l’enseignement supérieur est près de trois fois plus fréquent chez les jeunes de milieu aisé que pour ceux dont les parents figurent parmi les plus modestes : parmi les 20 % les moins aisés, environ 1 jeune sur 3 est inscrit ou a été inscrit dans un cursus de l’enseignement supérieur, contre 9 jeunes sur 10 parmi les 10 % les plus aisés.
5 % des jeunes dont les parents font partie des 50 % les moins aisés accèdent aux classes préparatoires, aux études de médecine, aux grandes écoles et doctorats contre 30 % des jeunes dont les parents appartiennent au dernier décile. 80 % des jeunes dont les parents appartiennent au dernier décile de revenu envisagent d’obtenir un diplôme de master ou un doctorat, contre moins d’un jeune sur trois parmi ceux dont les parents sont les moins aisés.
La France se caractérise par un taux d’échec important dans l’enseignement supérieur. Cette situation concerne en premier les bacheliers professionnels. Le taux d’obtention de la licence en trois ou quatre ans n’est que de 16 % pour les détenteurs de baccalauréats technologiques et de 6 % pour les bacheliers professionnels.
Young students of chemistry working together in laboratory
La dépense par étudiant diffère en fonction des filières
D’après les chiffres du Compte de l’éducation du ministère de l’Education nationale, la dépense par étudiant en France s’élevait, en moyenne, à 11 530 euros en 2019, avec des disparités entre les types de formation. Elle est de 10 110 euros à l’université, de 14 270 euros pour les sections de techniciens supérieurs et de 15 710 euros pour les classes préparatoires aux grandes écoles. Ces données reflètent imparfaitement la dépense par étudiant car elles englobent les dépenses liées à la recherche, à l’organisation du système éducatif, et la plupart des aides financières directes et indirectes octroyées aux étudiants.
Le Conseil d’Analyse Économique a retraité les statistiques du Ministère de l’Education Nationale pour déterminer les coûts réels de formation. Ils s’élèveraient en moyenne à 5 250 euros par an et par étudiant. Ce coût moyen annuel varierait de 3 700 euros pour une année de licence à près de 13 400 pour une année en classe préparatoire soit un rapport de 1 à 4. Les disparités entre spécialités sont marquées, allant d’un coût moyen annuel de 3 100 euros dans le domaine « normes et institutions » à 8 700 euros dans le domaine « maths, informatique, sciences de l’ingénieur ». En conjuguant la durée de la formation (sans redoublement) et le coût annuel selon le niveau et la spécialité du diplôme, les disparités d’investissement total entre différentes formations sont très importantes, 11 000 euros pour une licence en langues étrangères, 15 700 euros pour un master en droit, plus de 31 000 euros pour un master en informatique et près de 60 000 euros pour un diplôme d’ingénieur. Les écarts de coûts s’expliquent par le poids des rémunérations de personnels.
Le niveau d’encadrement diffère selon les filières. Il y a 3,5 enseignants-chercheurs pour 100 étudiants en licence contre 8,9 en DUT et 9 dans les écoles d’ingénieurs, soit un taux d’encadrement plus de deux fois supérieur. Concernant la somme de toutes les heures de cours pour l’ensemble des enseignants rapportée au nombre d’étudiants, le ratio est de 16 heures par étudiant en licence contre plus de 40 en DUT.
Révolution quantitative
En une trentaine d’années, la France a réalisé une révolution quantitative de grande ampleur en permettant à une majorité des jeunes d’effectuer des études supérieures. Cette mutation ne s’est pas accompagnée d’une réorganisation de l’enseignement supérieur et notamment des universités qui ont dû gérer l’afflux d’un grand nombre d’étudiants.
Le manque d’investissement et d’encadrement a conduit au maintien d’un fort taux d’échec dans l’obtention des diplômes. L’absence de sélection à l’entrée à l’université ne facilite par l’orientation des étudiants en fonction de leurs compétences. Cette absence qui est devenue un principe intangible a pour corollaire l’existence de filières très sélectives représentées notamment par les grandes écoles. Ce système dual aboutit au maintien d’importantes inégalités.
La tentation de la banalisation des grandes écoles revient périodiquement au cœur des débats. Sciences Po a ainsi supprimé les épreuves de culture générale et a mis un terme à ses examens écrits à l’entrée. Par ailleurs, un dispositif de discrimination positive a été institué pour favoriser l’accès à l’école de jeunes issus des quartiers en difficulté. L’autre solution proposée est de transformer les grandes écoles en pôles d’excellence placés au cœur des grandes universités.
Au-delà des aménagements, un effort en faveur des universités suppose une amélioration des conditions de travail des étudiants avec une augmentation des effectifs afin de réduire le nombre de jeunes sortant de l’enseignement sans diplôme et sans emploi.
1Zimmerman S.D., The Returns to College Admission for Academically Marginal Students, Journal of Labor Economics, 2014
2Valero A. et J. Van Reenen, The Economic Impact of Universities, Evidence from Across the Globe, Economics of Education Review, 2019
Traversés par le sentiment de l’Amour nous avons un besoin irrépressible de le comprendre et de le faire évoluer au gré de nos expériences.
Quelle est la source de ce sentiment pour lequel un jour calendaire est dédié ?
L’évolution des relations a débuté, entre autres, chez les mammifères qui à l’inverse des reptiles ou des poissons avaient le souci de leur progéniture. Par la suite, l’apparition du primate a représenté une évolution cérébrale manifeste en intégrant la sociabilité. Quant au développement humain, il a contribué à l’évolution du corps et du cerveau avec « un espace dédié au traitement social, émotionnel, linguistique et conceptuel ».[1]
Eurêka! Nous sommes dotés de neurones qui sur le plan relationnel, permettent une intelligence sociale et émotionnelle.
La recherche en neurologie et neuropsychologie nous révèle que nos ancêtres, pris dans un système social organisé en tant que chasseurs-cueilleurs et par souci de sauvegarde et de reproduction, fonctionnaient en groupes. Leurs coopérations et compétences relationnelles ont prédominé dans le patrimoine génétique humain.
Alors est découvert que le cerveau et l’esprit sont deux choses différentes qui fonctionnent de façon interdépendante.
L’esprit d’équipe a permis au cerveau de produire des circuits et substances assez puissants pour générer l’Amour et l’Attachement. C’est pourquoi l’Amour ne peut essentiellement s’adresser à notre partenaire. Apparait l’empathie également.
Non seule, l’ocytocine est probablement l’hormone la plus importante dans la création de sentiments d’affection et de tendresse.
Devinez … La femme en possède le plus!
À quoi cela nous mène ?
L’apparition de l’Amour avec la chimie associée nous a rendu conscients que cela pouvait avoir une fin. La douleur physique ou sociale ressentie ne vient pas par enchantement mais répond en partie à une chimie du système limbique mis en alerte.
Nos expériences sociales nous montrent que si l’amour existe, d’autres difficultés peuvent surgir.
Pourquoi l’histoire des relations et de l’humanité est-elle marquée par de la cruauté et de la violence ?
Le loup de la haine.
Je reste positive pour cet écrit en ce jour romantique. Cette appellation renvoie à l’anthropologie et à la logique. Si auparavant des êtres se regroupaient pour survivre en cultivant l’Attachement et l’Amour, ils devaient se montrer agressifs et bestiaux envers ceux qui les menaçaient. Ici c’est le système nerveux qui s’active.
Sans plus développer, nous sommes donc dotés de deux loups dans notre coeur, celui de l’Amour et celui de la Haine.
Mais puisque notre esprit permet l’évolution de voies neuronales, et ce dès plusieurs mois de pratique, il ne tient qu’à nous de nourrir le loup !
Comment cela se pratique ?
Des recherches montrent que verbaliser des choses positives permet l’entrainement de connexions cérébrales associées au bonheur et donc a des effets sur le corps et le bien-être.
La bienveillance pour l’autre, et ce peu importe ses actes, vous permet de maintenir une bienveillance à votre égard et vous permet d’atténuer voire éviter (par le schéma neuronal) de ressentir le sentiment d’insécurité.
Une communication efficace est de maintenir le contact avec mes sentiments et désirs. Écoutez-vous car vous seul avez les réponses !
Ne pas tenter d’obtenir une quelconque réaction chez votre interlocuteur. Parlez de ce qui vous concerne, la personne que vous avez en face sera plus ouverte s’il sent que vous ne l’obligez pas !
Pensez votre façon de dire les choses, c’est souvent ce que l’on retient en premier.
Personne ne contestera votre expérience, alors sécurisez-vous en parlant de vos émotions, sensations corporelles et ce dont vous auriez besoin plutôt que de reprocher à l’autre votre état ou ses actions.
Soyez attentifs à vos sensations corporelles et tenter de les détendre.
Dernière chose, dans le désaccord, établissez les faits. Souvent cela permet d’introduire des informations nécessaires à toute résolution et de laisser l’autre s’apercevoir de votre réalité.
Ces conseils ne sont pas une simple façon de percevoir la communication et le bon maintien de l’Amour. Ils sont des outils verbaux, situationnels et gestuels qui répondent à des besoins chimiques produits inconsciemment et par votre propre cerveau.
Ils sont aussi la possibilité de moduler nos connexions cérébrales afin que le mode de pensée positif, associé à ses sentiments, puisse vous gagner un peu plus chaque jour afin que vous ne souffriez plus de la simple idée que l’Amour puisse s’arrêter.
La campagne a bien démarré. Les parrainages s’accumulent, déclarations, meetings et commentaires aussi. Pourtant, quelque chose dérange. Selon l’IFOP, 54% des Français estiment que la démocratie fonctionne mal en France. De son coté, The Economist dans son index annuel de la démocratie, basé sur soixante critères, attribue à la France une modeste 24ème place, derrière le Costa Rica, juste devant Israël, l’Espagne le Chili et les Etats-Unis, toutes, comme la France, « démocraties imparfaites ».
Dans l’étude de l’IFOP, 84% des personnes interrogées estiment que les citoyens devraient prendre une part plus importante dans les décisions. Les solutions ? Enseigner la démocratie et la participation pour 49%, recourir aux référendums locaux et nationaux (49%), adapter la prise de décision locale à la spécificité de chaque territoire (48%). Ce qui revient à dire que la démocratie ne souffre donc pas d’un désintérêt, mais d’un manque de pratique.
54% des Français estiment que la démocratie fonctionne mal
Une autre pratique démocratique est elle possible en France ? Aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, en Belgique, Espagne, les gouvernements sont issus de coalitions, ce qui oblige à des compromis, permet une plus grande représentativité et contraint aux responsabilités. En France, la majorité repose sur un socle étroit, bien plus étroit que les votes contestataires de partis, à l’extrême droite et à l’extrême gauche, qui n’ont jamais été associés à la gestion des affaires publiques.
Le centralisme jacobin se double d’un millefeuille de pouvoirs locaux recouvert d’un manteau préfectoral inédit dans le monde, tandis que le dirigisme économique fait curieusement consensus. L’aspiration démocratique telle qu’elle apparait dans les études de l’IFOP, de la Fondapol ou The Economist sur les carences de la « gouvernance » à la française tendent au même constat : Le pouvoir est trop concentré, les citoyens trop éloignés. Et le résultat n’est pas très efficace.
Dans cette élection présidentielle, chacun va de sa dernière mesure, espérant qu’elle va attirer le regard, gommant la différence entre Président, gouvernement, parlement. Erreur : le Président ne devrait pas avoir de programme, seulement des principes, des priorités, et une ambition, ce qui est très différent d’une prime au travail ou d’un taux d’imposition. D’autant que l’avenir étant ce qu’il est -imprévisible- personne ne peut proposer un « programme » sérieusement.
Rendre la démocratie plus proche, plus efficace, est-ce possible ?
La verticale du pouvoir est à ce point tendue que l’élection ressemble plus à un concours de personnalités qu’à un débat d’idées, dans un pays pourtant réputé aimer les débats et les idées. Ce n’est pas la faute des candidats, mais de ceux qui croient que le Président décide des salaires autant que des programmes scolaires.
Rendre la démocratie plus proche, plus efficace, est-ce possible ? En ce moment, les Suisses votent sur quatre sujets : subventions aux médias, publicité sur le tabac pour les mineurs, suppression du droit de timbre pour les entreprises, interdiction de la recherche sur les animaux. Des questions qui ne sont pas simples, qui touchent au pluralisme, à la fiscalité, à la recherche, à la santé, à la liberté… Dernièrement, ils ont approuvé le mariage pour tous, la PMA, rejeté la taxation des plus-values, accepté les lois d’urgence sur la Covid (en France, le Parlement a validé les lois d’urgence jusqu’en juillet prochain). Lutte contre le changement climatique, négociations européennes, temps de travail, tout cela se discute à coups de référendum.
A regarder les résultats, les propositions les plus démagogiques (sur les retraites, le temps de travail, les impôts, le droit des étrangers par exemple) sont systématiquement rejetées. La maturité du citoyen est plus solide que celle de bien des faux tribuns.
Le métier de citoyen en Suisse
Plutôt que de disserter sur le charisme, la stratégie, la personnalité des candidats, les Suisses votent sur des propositions. Voter pour qui ou voter pour quoi ?
En France, le prochain président pourra compter sur un quart des suffrages exprimés, et de trois quarts d’opposants. Il aura tous les pouvoirs, et presqu’aucun. 7000 Gilets jaunes pourront menacer Paris, 3000 zadistes rejeter un aéroport approuvé par tous les élus et autres institutions. (A la fin, les zadistes convainquent le Président).
Imagine-t-on, en France, voter sur la PMA, les taux d’imposition, le nucléaire, les plans d’urbanisme? Les maires, comme les Présidents de région, ont été élus avec moins de 50% des inscrits. A chaque fois, le vainqueur prend tout. Est-ce logique ? La proportionnelle n’obligerait-elle pas à s’entendre plutôt que d’accuser les différences?
Ne peut-on reprendre le chemin de la décentralisation, tenter, enfin, de vrais pouvoirs locaux ? Le mille-feuilles administratif pèse et paralyse. L’Etat se réserve la part du maître en divisant les pouvoirs et en tenant la bourse.
La démocratie est un tout. Elle est locale et transversale : peut-on changer l’école sans modifier son mode de fonctionnement, sa gouvernance, y faire jouer un autre rôle aux parents ? Les Français de l’étranger le savent bien, eux qui sont soumis à des diktats obscurs, à des ponctions arbitraires, mais qui bénéficient aussi de modèles différents, plus autonomes, plus divers.
Les Français de l’étranger votent peu. Les élus consulaires, aussi actifs puissent-ils être, sont peu écoutés. L’Assemblée des Français de l’étranger a peu de moyens. Même les subventions sont décidées unilatéralement par le ministère.
Enseignement, fiscalité, CSG, l’élection présidentielle est donc le vrai moment pour interpeller le « sommet ».
Pour interpeller le sommet, une mobilisation spéciale
Comment améliorer la démocratie, si ce n’est par l’interpellation? Lesfrancais.press a mobilisé des journalistes pour interroger les candidats ; des interviews exclusives avec des questions précises pour les Français de l’étranger.
Nous avons également créé une consultation auprès des seuls Français de l’étranger, renouvelée vague par vague. Vous êtes invités à y participer et à la consulter : + de 3000 réponses. Vous pouvez recevoir les premiers résultats dans le bulletin spécial « n°2 » pour les Présidentielles, avec un dossier sur les propositions des candidats concernant la fiscalité.
France, démocratie imparfaite ? Elle peut donc s’améliorer. Si Norvégiens, Néo-zélandais, Finlandais, Suédois, Islandais, Danois, Irlandais, Taïwanais, Suisses, Australiens, Néerlandais, Uruguayens, Luxembourgeois, Allemands, Coréens, Japonais, Britanniques, Mauriciens, Autrichiens sont mieux gouvernés, c’est que nous pouvons faire des progrès.
Ces pays sont généralement plus riches que leurs voisins. Ce n’est pas parce qu’ils sont riches qu’ils sont libres, c’est parce qu’ils sont libres, qu’ils sont bien gouvernés, et qu’ils deviennent plus riches.
Faire grandir la démocratie, c’est l’enjeu le plus important de cette élection présidentielle.
Nous y contribuons à notre façon. Et si vous ne pouvez pas voter pour nous, vous pouvez toujours vous abonner. Pour la 200ème édition, ce serait une bonne idée !
La fiscalité des Français de l’étranger, un serpent de mer qui revient à chaque grande élection. Emmanuel Macron n’avait pas fait l’impasse, dès le début de son mandat, il avait exigé la création d’un pôle de réflexion sur les impôts payés par les expatriés. Sans parler d’imposition au passeport, terme qu’on a retrouvé dans la bouche de nombreux politiques de Nicolas Sarkozy à Jean-Luc Mélenchon, la députée des Français d’Europe orientale, d’Asie et d’Océanie, Anne Genetet, s’était essayée à l’exercice. Avec à la clé, un grand échec : votée en 2018, mise en pause en 2019 et annulée en 2020, la réforme de la fiscalité des Français de l’étranger n’avait pas abouti. Que nous réserve le prochain mandat présidentiel ? On ne le sait pas encore mais on vous propose un petit récapitulatif des positions des candidats à l’élection de 2022.
On commence par le candidat le plus radical ! Et c’est une constante chez Jean-Luc Mélenchon. En effet, « l’imposition au passeport » est une proposition récurrente au candidat de la France Insoumise. En réalité, elle ne vise pas les expatriés de tous les jours, mais bien ceux qui fuient la France pour des raisons fiscales. Un phénomène qui s’est atténué au fil des ans mais que la politique fiscale nationale, voulue par Jean-luc Mélenchon, relancerait à ne pas en douter. Et donc afin d’éviter la fuite des capitaux, il désire faire payer les impôts sur les revenus mondiaux en France à tous les citoyens français, même vivant hors de France.
A ceux qui lui rétorquent que les conventions fiscales ne le permettent pas, le leader de la gauche radicale évoque l’exemple américain.
« Aux Etats-Unis, pays notoirement communiste, on traque les contribuables dans le monde entier s’ils ne paient pas leurs impôts »
Jean-Luc Mélenchon sur C8 le 27 janvier 2022
Il oublie cependant que les USA arrivent à imposer cette disposition car ils bénéficient d’une force militaire et économique dont ne dispose pas la France.
Yannick Jadot : une allocation universelle
Par la voix de la nouvelle sénatrice EELV Mélanie Vogel, on découvre que Europe Ecologie Les Verts désire inclure tous les Français, donc les expatriés aussi, dans leur proposition d’allocation universelle.
La création d’un revenu de base minimum versé à tout le monde arrive en tête des solutions plébiscitées par les Français pour aider les gens dans leur vie quotidienne, selon une étude réalisée par l’Ifop pour le forum Solutions solidaires, publiée le 28 janvier 2021. Près d’un tiers des personnes interrogées (31 %) citent le revenu universel dans leur trio de solutions.
C’est donc tout naturellement que le parti écologiste a repris cette proposition et fidèle à ses valeurs universalistes, il n’imagine pas discriminer les Français établis hors de France. Une belle idée qui risque de se heurter à la réalité comme avec la prime Covid dont une toute petite fraction du budget a été distribuée aux expatriés.
Valérie Pécresse : l’entreprise et la solidarité
La candidate LR reprend les propositions des sénateurs issus de son parti. Elle évoque ainsi la proposition de M. Ronan Le Gleut de mettre en place un fonds de solidarité pérenne en cas de crise majeure dans un pays afin d’apporter un soutien immédiat sans passer par la case Assemblée nationale aux Français démunis après une catastrophe naturelle ou autre. Son financement passerait par une nouvelle taxe sur les passeports.
Autre point que les sénateurs de droite, dont l’ancienne sénatrice Jacky Deromedi, ont mis en avant tout au long des cinq années qui viennent de s’écouler : le soutien à l’entreprenariat français à l’étranger. Alors que la balance du commerce extérieur a atteint en 2021 son plus bas historique, les élus de droite proposent de faciliter la création d’entreprises par des Français à l’étranger. Pourquoi, car ils sont souvent les premiers importateurs et VRP des produits « Made in France » dans leur pays d’accueil. Cependant des difficultés de droit international pourraient entraver ce projet.
Zemmour : sus à la CSG !
Le candidat surprise de cette campagne, Eric Zemmour, a, dès ses vœux en janvier 2022, annoncé la couleur, la CSG pour les expatriés, c’est stop. Rappelons que la CSG permet de financer la protection sociale des résidents en France. Logiquement, les Français établis hors de France devraient en être exemptés sur leurs revenus français car ils ne bénéficient pas de la couverture sociale.
Une logique que la Cour européenne a suivi, après une longue bataille juridique, l’instance judicaire a contraint la France à renoncer à ce prélèvement pour les Français inscrits à un autre système de protection sociale au sein de l’Union européenne. Cependant, le gouvernement d’Emmanuel Macron n’a pas étendu cette nouvelle règle à ceux expatriés hors de l’UE, créant une disparité de traitement entre Français. C’est cette inégalité que le candidat du nouveau parti Reconquête, Eric Zemmour, veut supprimer dès sa prise de fonction.
Emmanuel Macron : un sujet épineux
Après l’échec de la réforme portée par la députée Anne Genetet, la fiscalité des Français établis hors de France n’est pas le sujet phare du projet en gestation du parti présidentiel. Leur champion n’étant pas encore officiellement candidat, aucune proposition ne filtre. Même si Anne Genetet nous confiait il y a quelques semaines qu’elle remettra le sujet de la CSG (ses électeurs sont frappés par cette disposition) sur la table. Espérons qu’elle sera entendue.
Et les autres ?
Que ce soit chez Taubira, Hidalgo ou Marine Le Pen, les volets fiscaux liés aux expatriés n’ont toujours pas été révélés… à moins qu’ils soient simplement oubliés. Au Rassemblement national, on promet juste que la fiscalité nationale ne créera pas de nouveaux expatriés… toujours ce réflexe que le Français établi hors de France quitte son pays juste pour ne plus payer ses impôts ! (sic)
La 9ème circonscription des Français de l’étranger, soit d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest, est celle de tous les records.
Aux législatives de 2017 vingt-sept candidats se présentaient, un record absolu alors que la moyenne hexagonale était de 14 candidats par circonscription.
En 2012 on disait la 9ème imperdable pour la gauche, le secrétaire d’Etat Alain Marleix qui avait réalisé le découpage électoral de 2010 l’avait taillée sur mesure comme concession à une gauche théoriquement peu avantagée sur les autres circonscriptions de l’étranger. La victoire de Pouria Amirshahi, le champion du PS sur la 9ème faillit d’ailleurs se régler au premier tour dans la foulée de l’élection de François Hollande.
En 2017 la 9ème vit deux candidats issus de la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron s’affronter au deuxième tour. Un cas de figure quasi unique ! Leila Aichi fut battue par M’jid El Guerrab, lui même élu avec le plus faible taux de participation électorale des 577 députés de l’assemblée. Nouveau (triste) record pour cette circonscription objet de toutes les convoitises mais où plus de trois quarts des inscrits restent à la maison les jours de vote.
Cette circonscription est également un OVNI géopolitique :
La 9ème compte des pays plongés dans la guerre contre le terrorisme, dirigés par une junte militaire au Mali, ou gouvernés par des régimes autoritaires confrontés au terrorisme islamique. Nos compatriotes d’Afrique subsaharienne y sont soumis à une insécurité réelle qui empêche notamment que soient communiquées les listes électorales aux candidats pour éviter que l’identité de nos compatriotes ne soit connue et utilisée par des esprits malveillants. Les opérations électorales risquent d’être perturbées par la situation sécuritaire.
La circonscription est également profondément clivée entre le Maghreb et l’Afrique noire, deux ensembles géopolitiques culturellement très différents, et marquée par de profondes tensions entre l’Algérie et le Maroc au sujet du Sahara occidental, situation qui a mené ces deux pays aux portes d’un conflit armé l’année dernière.
En 2017 la campagne des législatives s’est largement jouée autour de ce conflit territorial : le candidat El Guerrab a posé en défenseur des positions marocaines pendant que Leila Aichi, la candidate officiellement investie par LREM, se voyait accuser d’avoir organisé un colloque avec le Front Polisario alors qu’elle était sénatrice. La tempête médiatique au Maroc fit perdre du crédit à la candidate et lui coûta la victoire finale alors qu’elle était pourtant arrivée en tête du premier tour.
Où en est là pré-campagne des législatives 2022 ?
Les législatives se tiendront les 5 et 19 juin sur la 9ème circonscription. Mais une date risque d’être regardée de près : le 7 avril aura lieu le procès du député sortant accusé d’avoir porté deux violents coups de casque à Boris Faure, alors 1er secrétaire de la Fédération des Français de l’étranger du PS. Opéré en urgence, placé en réanimation et ayant été contraint à trois mois d’arrêt de travail, le socialiste est passé près de la mort le 30 août 2017. Le député El Guerrab a donc été logiquement mis en examen pour violence volontaire avec arme par destination et risque plusieurs années de prison et une lourde amende. Sans compter une éventuelle inéligibilité. Le procès qui devait se tenir en octobre dernier a été repoussé à la demande de l’avocat du parlementaire. Ce procès constituera un des événements de la campagne à venir, d’autant qu’il interviendra trois jours seulement avant le premier tour de la présidentielle en France. Son écho médiatique risque donc d’être maximal.
Les forces en présence parmi les candidats :
LREM : la nécessité d’un choix
M’jid El Guerrab
Le parti du président semble donc confronté à un dilemme cornélien : soutenir le député sortant, M’jid El Guerrab, malgré sa mise en examen et son contrôle judiciaire ? Des arguments politiques solides peuvent le laisser penser : Le député est bien implanté au Maroc auprès de la principale communauté de Français de la circonscription et a multiplié les interventions parlementaires favorables au Maroc, que ce soit pour l’ouverture d’un consulat au Sahara occidental ou pour faciliter la politique d’attribution des visas aux personnes voyageant vers la France. Et ce sont les votes de l’électorat binational qui pourraient décider de l’élection à nouveau. Mais il existe aussi une autre voix, celle de la raison : Emmanuel Macron a le choix pour trouver un candidat de substitution et régler le sort de la 9ème : l’écrivain Karim Amellal, Ambassadeur à la Méditerranée au sein du Quai d’Orsay, fait figure de favori parmi les prétendants. Il a pour lui d’être engagé dans l’initiative « pluriel », ce mouvement lancé par des proches du Président pour unir les diasporas africaines des deux côtés de la Méditerranée. L’entrepreneur Ahmed Eddarraz fait valoir quant à lui sa jeunesse, sa fougue et la précocité de son soutien à Emmanuel Macron en 2017. Il bénéficierait d’appuis solides auprès de l’Élysée. Rachida Kaaout s’est quant à elle illustrée aux dernières municipales à Ivry où elle est courageusement partie à l’assaut de cette mairie bastion communiste. Elle possède des liens avec la circonscription où elle veut faire entendre sa voix.
Une gauche qui cherche le rassemblement :
S’il n’a pas été possible de connaître absolument tous les candidats qui seront en lice, on peut déjà savoir qu’à gauche des discussions auront lieu pour aboutir au rassemblement derrière un candidat unique. Nécessité fait loi. Les principaux candidats de la gauche aux présidentielles ne sont pas en position de se qualifier si l’on en croit les sondages, et le réalisme électoral oblige à serrer les rangs. Au sein du Parti socialiste Ali Soumaré est candidat à la candidature. C’est un spécialiste de l’Afrique de l’Ouest qui possède des réseaux solides au Mali et qui a exercé des responsabilités au Conseil régional d’Ile de France dans le domaine de la coopération. Le Bureau national du PS a décidé de geler la circonscription empêchant la Féderation des Français de l’étranger du Parti socialiste de désigner rapidement un candidat. Il faudra donc attendre pour connaître officiellement le candidat d’une formation affaiblie en quête d’un second souffle. Pareil pour les écologistes qui n’ont pas encore fait connaître leur candidat(e) à ce stade.
Karim Ben Cheikh
Pour LFI on murmure en coulisse que Christophe Courtin serait peut-être sur les rangs. Ce coopérant spécialiste de l’Afrique a déjà occupé plusieurs postes en Afrique subsaharienne et pourrait être tenté par l’aventure. Karim Ben Cheikh se prépare, lui aussi. C’est un diplomate de gauche, ancien consul général de France au Liban qui mise sur sa connaissance des dossiers des Français de l’étranger pour atterrir sur une circonscription où il a déjà été en poste comme conseiller de l’Ambassade de France au Maroc. Indépendant de tout appareil, ce qui fait sa force peut aussi apparaître comme un défi pour mener une campagne qui s’annonce rude. Enfin, Boris Faure veut simplement animer la pré-campagne interne et porter notamment les sujets de coopération éducative et culturelle dont il est un spécialiste en tant que membre de l’AEFE et responsable syndical UNSA. Il n’est donc pas formellement candidat à ce stade mais jouera sans aucun doute un rôle dans le débat public ou dans les discussions en coulisse entre candidats. Il publiera un essai consacré à la violence politique intitulé « Coups de casque » (VA Édition) dans le courant du mois d’avril dans la foulée du procès de son agresseur.
À droite, les grandes manœuvres ont commencé :
Valérie Pécresse et les LR ont lancé une convention nationale d’investiture juste après la victoire à la primaire de la candidate de la droite républicaine.
Naïma M’Fadel
Naïma M’Fadel, ancienne adjointe au maire de Dreux et membre du cercle Eugène Delacroix des élus franco-marocains, a été désignée comme candidate de la droite et du centre sur la 9ème. Cette spécialiste de la politique de la ville devra désormais mener une campagne de terrain pour réussir son atterrissage.
Tout ne s’est pas décanté à ce stade mais on annonce possiblement un candidat qui serait soutenu par le sénateur Jean-Pierre Bansard, lui qui est originaire d’Oran et possède un attachement émotionnel à cette circonscription sur laquelle il rêve de jouer les faiseurs de roi ou de reine.
Le sénateur Cadic pousserait également à une candidature de centre-droit sur la 9ème circonscription mais rien n’est fait pour l’heure.
Et l’extrême droite et la droite extrême alors ?
Sur une circonscription majoritairement peuplée de binationaux, où la question de l’immigration et des liens avec les diasporas en France et en Europe sont des priorités, difficile d’imaginer que les thèses d’Eric Zemmour ou de Marine Le Pen feront florès. Le FN en 2012 et 2017 avait d’ailleurs fait des scores marginaux, inférieurs au seuil de 5%, ce qui avait entraîné le non remboursement des dépenses de campagne des candidats aux législatives.
La partie s’avère donc à nouveau difficile pour l’extrême droite d’autant qu’on se souvient qu’en 2019 Eric Zemmour avait été au centre d’une polémique qui avait fait grand bruit au Maroc. Il avait accusé les immigrés marocains en France d’être responsables de l’antisémitisme dans l’hexagone. Un sociologue franco-marocain, Driss Ajbali, a d’ailleurs publié en librairie début février « Eric Zemmour, un outrage français » simultanément au Maroc, en Tunisie, Algérie et en France. L’essai, une charge documentée contre les thèses du polémiste français, ne facilitera pas l’entrée en campagne d’un candidat aux législatives qui se réclamerait de ses couleurs.
9ème circo, qui aura le mot de la fin ?
Circonscription hors norme où l’influence de la présidentielle sur la législative se vérifiera à n’en pas douter, la 9ème risque de voir s’affronter des candidats qui feront des deux bastions électoraux du Maroc et de l’Algérie leurs cœurs de cibles. Etienne Smith, enseignant à Sciences Po, avait souligné la mise en avant du « capital d’autochtonie » des candidats sur la législative de 2017 après avoir analysé les mécanismes électoraux dans son étude « Voter au loin » publiée par le CERI de ScPo Paris. Nul doute que la mise en avant des origines de chacun jouera encore pleinement, tout comme les propositions de fond sur les sujets éducatifs culturels ou consulaires qui forment habituellement l’axe principal de campagnes où l’abstention massive reste le principal adversaire de chacun.
La rédaction des Français.press souhaite une bonne campagne à tous.
Toute la journée, cela ressemblait au jeu du chat et de la souris entre la police et les manifestants. Forces de l’ordre qui étaient en nombre pour essayer de bloquer les quelque 400 camions et autres véhicules du « Convoi de la liberté » qui arrivaient à Paris.
Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes en début d’après midi pour disperser des manifestants issus des convois anti-passe, autoproclamés « de la liberté » qui s’étaient donnés rendez-vous sur les Champs-Élysées à Paris, selon un journaliste de l’AFP.
Un convoi pour les libertés ?
Des milliers d’opposants au passe vaccinal, sous le nom de « Convoi de la liberté » et venus de toute la France, ont rejoint Paris samedi dans le but de manifester malgré l’interdiction de la préfecture de police, déterminée à empêcher tout blocage.
Parmi elles, une figure emblématique des « gilets jaunes » Jérôme Rodrigues, en tant qu’organisateur d’une manifestation interdite par le préfet de police de Paris, selon une source policière.
Rassemblement hétéroclite d’opposants au président Emmanuel Macron, au passe vaccinal et de « gilets jaunes », ceux qui se font appeler « Convoi de la liberté » se sont constitués sur le modèle de la mobilisation qui paralyse actuellement la capitale canadienne Ottawa.
Voitures, camping-cars et camionnettes sont partis de Nice, Lille, Strasbourg, Vimy (Pas-de-Calais) ou encore Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) pour rejoindre la capitale à vitesse réduite sur des routes secondaires.
« Il y a eu quelque chose d’extraordinaire sur la route (…) Des gens nous ont fait des signes, on a même vu un maire avec son écharpe nous faire de grands signes. Une ambiance de folie!«
Jean-Pierre Outrequin, Perpignanais de 65 ans à l’AFP
Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que 337 verbalisations et 54 interpellations ont été réalisées ce samedi à Paris dans le cadre du « convoi de la liberté ».
Dans le même message, le ministre a remercié les « policiers et gendarmes mobilisés ce week-end à travers la France, pour faire respecter l’ordre républicain et la liberté de circulation ».
Merci aux policiers et gendarmes mobilisés ce week-end à travers la France, et notamment à Paris, pour faire respecter l’ordre républicain et la liberté de circulation. A Paris, 337 verbalisations et 54 interpellations.
Les participants ont pris la route ce dimanche 13 février à destination de Bruxelles pour une autre opération avec les convois européens à Bruxelles, capitale de l’Union européenne.
Mobilisation en hausse
Les manifestations autorisées contre les mesures sanitaires, elles, ont rassemblé 32.100 personnes en France samedi, dont près de 7600 à Paris, selon des données communiquées par le ministère de l’Intérieur.
À 19h00, le ministère a décompté au total 149 actions pour près de 32.100 manifestants (162 actions et 29.000 participants la semaine dernière). L’opération autoproclamée « Convoi de la liberté », qui était interdite, n’est elle pas comptabilisée.
La Saint-Valentin est bien ancrée dans nos traditions et ce alors que la plupart des Français savent que c’est une fête commerciale. Mais l’amour n’a pas de prix ! Qu’en est-il dans le monde ? La rose est-elle à l’honneur partout le 14 février? Les traditions, ce jour-là, varient d’un pays à l’autre. Voici comment la fête des amoureux est célébrée à travers le monde.
La Saint-Valentin aux USA : un business de 20 milliards de dollars
Chaque année, les Américains dépensent 20 milliards de dollars en bonbons, cartes, chocolats, fleurs et bijoux. Les cartes de vœux représentent le cadeau le plus commun, mais pas seulement au sein des couples. Parents, amis, élèves s’offrent également des cartes contenant des petits mots d’amitié, d’affection et d’appréciation.
La Saint-Valentin au Japon : les femmes offrent des cadeaux
L’éclosion de la Saint-Valentin remonte aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale lorsque des industriels de la confiserie ont l’idée de faire du 14 février un jour où les femmes offrent des chocolats. Un demi-siècle plus tard, la tradition est bien ancrée. Des millions de Japonaises offrent à la Saint-Valentin, pralinés ou ganaches en signe d’affection, d’amitié ou de respect professionnel, avec des codes bien précis. Les « giri-choko », chocolats d’obligation, sont réservés aux collègues et aux patrons. Les « honmi-choko », chocolats de qualité supérieure, sont, quant à eux, le signe d’un « amour véritable ».
La Saint-Valentin en Corée : fête en couple et aussi entre célibataires
On y retrouve également la coutume japonaise décrite ci-dessus. Mais dans ce pays, il existe aussi une fête des célibataires, célébrée le 14 avril. On l’appelle le Jour Noir, car les célibataires se rassemblent pour manger des nouilles noires!
La Saint-Valentin aux Philippines : on s’embrasse à minuit
Comme dans beaucoup d’autres pays, les fleurs et les chocolats sont les cadeaux de prédilection de tous les amoureux. L’évènement le plus connu aux Philippines pour la Saint-Valentin, c’est « dovapalooza ». Des milliers de couples se rejoignent aux abords de la Baie de Manille et, à minuit, tous ces couples s’embrassent et gardent les lèvres jointes pendant plusieurs secondes. Aux Philippines, la Saint-Valentin est également l’occasion pour beaucoup de couples de se marier gratuitement en profitant des « mariages de masse » organisés par certaines églises et divers organismes gouvernementaux.
La Saint-Valentin au Danemark : le jour de Pâques
On ne fête pas la St Valentin le 14 février mais à Pâques. Cette fête se célèbre sous forme de jeu : le Gaekkebrev (les bonnes lettres). Le but est simple : les personnes qui le souhaitent écrivent une lettre d’amour à la personne de leur choix, mais pour signer cette carte, elles mettent un point par lettre de leur prénom. La personne qui reçoit la carte doit deviner qui lui a envoyé et si elle trouve, elle reçoit un œuf de Pâques !
La Saint-Valentin en Thaïlande : se marier
La St Valentin est une fête très importante pour les locaux. La symbolique rose rouge est mise de côté au profit d’un adorable ours en peluche. Il n’est pas rare de voir plusieurs couples se marier ce jour-là, jour porte-bonheur selon les Thaïlandais. Bang-Rak, quartier de Bangkok, dont le nom peut se traduire par « le district de l’amour » voit défiler de très nombreux couples le 14 février. Certains n’hésitent pas à faire la queue pour officialiser leur union. Les célibataires partent au temple prier Trimurati pour trouver l’amour.
La Saint-Valentin au Brésil : au mois de juin !
Comme en Colombie et au Mexique, on ne fête pas la Saint-Valentin le 14 février. Les Brésiliens suivent la tradition portugaise en célébrant St Antoine de Padoue, saint patron et protecteur des âmes qui s’aiment. C’est donc le 12 juin, « Jour des amoureux », que les Brésiliens déclarent leur flamme en s’offrant des petites attentions. Au Brésil, le jour des amoureux est une occasion de plus pour faire la fête !
En Chine : la Saint-Valentin chinoise
La Saint-Valentin chinoise est célébrée le 7ème jour du 7ème mois du calendrier lunaire chinois. Aussi appelé Festival Qixi (« soirée du Festival des Sept »), cette célébration unique de l’amour est profondément enracinée dans le folklore chinois et est basée sur la légende romantique de Zhinu et Niulang. Lors de cette fameuse nuit, les femmes de chaque maison qui sont célibataires ou jeunes mariées, sortent dans la cour accrocher une guirlande de fleurs. Elles font ensuite une offrande à la fée et à son mari, composée de fruits, de fleurs, de thé et de poudre de riz.
La Saint-Valentin au Vietnam : le plus long baiser
Pour la Saint-Valentin, la petite ville d’Hai Phong a eu l’idée d’organiser le concours du plus long baiser. Tous les ans, une centaine de participants se rendent au palais culturel et d’amitié de Viêt-Tiep pour se disputer le titre tant convoité. « Ngày Gần Tinh Nhan » est une fête relativement récente au Vietnam. La tradition veut que ce soit les hommes qui offrent à leur bien-aimée un bouquet de roses.
La Saint-Valentin en Inde : la famille avant tout !
L’amour étant assez secret et surtout interdit avant le mariage en Inde, la Saint-Valentin n’y a pas la même signification. Si les jeunes générations commencent à oser célébrer cette fête romantique en couple, beaucoup d’Indiens passent généralement la Saint-Valentin en famille. Elle est davantage vue comme un moment convivial avec les gens que l’on aime, qu’une fête commerciale comme on la connaît dans bien d’autres pays.