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  • StereoChic : mois spécial “Digital nomades” 

    StereoChic : mois spécial “Digital nomades” 

    StereoChic, la première radio des Français de l’étranger et partenaire de Lesfrancais.press, consacre un mois spécial aux digital nomades. 

    StereoChic est depuis 2020 la première radio entièrement vouée aux Français de l’étranger. Avec des programmes dédiés à leur actualité, à leurs modes de vie, ou encore à leur expérience, la radio vise à être au plus près des 3 millions d’expatriés. Durant un mois, elle se consacre aux digital nomades, les expatriés dont l’activité professionnelle est 100% digitalisée. 

    L’approche du travail chamboulée 

    Avec la crise sanitaire notre rapport au travail a été chamboulé. D’après Dares, une direction d’études statistiques du ministère du Travail, la pratique du télétravail est passée de 4% en 2019, à 27% en janvier 2021, et huit travailleurs sur dix souhaitent poursuivre la pratique. Un désir expliqué par les nombreux avantages liés à un tel mode de vie. Effectivement, grâce au distanciel nous pouvons nous éloigner des grandes villes, se rapprocher de notre famille et même s’installer à l’étranger. Comme le certifie Guy Brochard, élu consulaire de Grèce, “de nombreux digital nomades français se sont installés en Grèce depuis la pandémie. 

    StereoChic, digital nomade
    Logo du mois spécial « Digital nomade » sur StereoChic

    StereoChic et le mois spécial “Digital Nomades”

    Aujourd’hui, la plupart des métiers du web peuvent se faire en distanciel, à l’instar du journalisme, du web marketing, ou les web analysts ; et si le travail nomade existe depuis fort longtemps, il n’a jamais été autant démocratisé. Seulement, se lancer dans une expatriation peut en effrayer certains car cela entraîne de nombreux changements. C’est pourquoi, StereoChic se consacre à ce nouveau mode de vie durant un mois. Pour se faire, une vingtaine de podcasts, de conseils, de témoignages et de bons plans sont mis en ligne. De plus, chaque jour à midi (heure française), une interview avec une personne concernée par le nomadisme digital est diffusée en direct. 

    Grâce à ce programme riche, la première radio des expatriés vous accompagne dans votre quête d’informations et de compréhension. 

    Tous les podcasts sont disponibles sur Lesfrancais.press ou le site de StereoChic. 

  • G7 : un accord pour combler les failles

    G7 : un accord pour combler les failles

    Les dirigeants des nations les plus développées du monde ont convenu jeudi 24 mars de travailler ensemble à la mise en œuvre des sanctions actuellement en vigueur contre la Russie afin qu’elles ne puissent pas être contournées par les entités russes. Ils n’ont toutefois pas convenu de nouvelles sanctions à l’encontre de Moscou.

    Au lieu de cela, les dirigeants du G7, réunis à Bruxelles entre un sommet de l’OTAN le matin et un sommet de l’UE plus tard dans la journée, ont réitéré leur condamnation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et ont exhorté les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production et leur approvisionnement sur les marchés internationaux, qui sont perturbés par la guerre, les sanctions et la hausse des prix de l’énergie.

    Au lieu de proposer une nouvelle série de sanctions, ils ont déclaré vouloir se concentrer sur une coopération plus étroite dans la mise en œuvre de celles déjà en place« Nous avons décidé d’une mise en œuvre sans faille des sanctions », a annoncé le chancelier allemand Olaf Scholz, dont le pays préside le G7 cette année, lors d’une conférence de presse organisée à l’issue du sommet.

    Combler les failles

    Les sanctions étant désormais en vigueur depuis quelques semaines, certaines failles sont apparues.

    Par exemple, la Banque centrale de Russie a pu stabiliser le rouble après sa chute initiale, bien qu’une grande partie de ses réserves internationales soient gelées. Les prix élevés des matières premières et la demande continue d’énergie russe en Europe et dans le reste du monde ont contribué à soutenir la demande de roubles.

    En outre, la Banque centrale semble encore pouvoir utiliser ses réserves d’or pour stabiliser le rouble, ce que les dirigeants du G7 tentent d’empêcher.

    « Nous chargeons les ministres concernés d’une initiative ciblée visant à surveiller la mise en œuvre intégrale des sanctions et à coordonner les réponses liées aux mesures de contournement, notamment en ce qui concerne les transactions en or de la Banque centrale de Russie », indique une déclaration convenue lors du sommet du G7.

    La déclaration indique également que les dirigeants du G7 inciteront d’autres gouvernements à adopter des mesures restrictives similaires.

    Alors que le G7 ne s’est pas mis d’accord sur de nouvelles mesures, les États-Unis ont unilatéralement ajouté d’autres personnes russes à leur liste de sanctions et ont également visé des entreprises de défense russes.

    « J’ai perçu le G7 comme une [véritable] entité aujourd’hui », a déclaré M. Scholz après la réunion. Le gouvernement allemand est l’un des principaux opposants à des sanctions plus strictes qui concerneraient également l’énergie russe — dont son industrie est encore largement tributaire — et a donc réussi à défendre sa position également au sein du G7.

    La position actuelle de l’UE, qui consiste à ne rien faire qui puisse nuire de manière substantielle à l’économie européenne, reste inchangée.

    Les représentants des pays membres du G7, le 24 mars à Bruxelles, Belgique

    Les priorités de l’Allemagne

    Les priorités du gouvernement allemand à l’approche du sommet extraordinaire étaient claires, selon certains proches du gouvernement bien informés.

    D’une part, il voulait renforcer la condamnation de la guerre contre l’Ukraine par les nations industrielles les plus développées du monde.

    D’autre part, Berlin cherchait à obtenir des actions concrètes de la part des autres membres du G7. Premièrement un renforcement de l’aide humanitaire en faveur de l’Ukraine et des pays voisins qui croulent sous les réfugiés ukrainiens, l’accueil de réfugiés par les États du G7 et ensuite la réduction de leur dépendance vis-à-vis de l’énergie russe.

    Concernant les réfugiés, les conclusions indiquent que les États du G7 s’engagent « à accueillir, protéger et soutenir les réfugiés et les personnes déplacées en raison du conflit. Nous sommes donc tous prêts à les accueillir sur nos territoires ».

    En outre, les États-Unis se sont engagés à accueillir 100 000 Ukrainiens qui ont dû fuir leur pays en guerre.

    Les principales priorités de la présidence allemande du G7 ont donc été concrétisées, mais c’est peut-être à la fin des 19 conclusions du sommet extraordinaire que l’on peut lire le point le plus marquant de la réunion.

    « Nous appelons les pays producteurs de pétrole et de gaz à agir de manière responsable et à augmenter leurs livraisons sur les marchés internationaux, en notant que l’OPEP a un rôle clé à jouer », peut-on lire dans la conclusion, ce qui accentue encore la pression sur les pays producteurs de pétrole pour qu’ils augmentent leur production, alors qu’une crise mondiale des prix de l’énergie fait trembler les industries et les gouvernements.

    De nouvelles sanctions seront prises « si nécessaire »

    La réunion des chefs d’État et de gouvernement du G7 n’ayant pas débouché sur un renforcement des sanctions à l’encontre de la Russie, il est peu probable que les chefs d’État et de gouvernement de l’UE s’entendent sur de nouvelles sanctions lors de leur réunion à Bruxelles ce soir.

    Néanmoins, les dirigeants du G7 ont averti la Russie qu’ils n’hésiteraient pas à imposer davantage de sanctions si celle-ci devait provoquer une nouvelle escalade dans le conflit, sans pour autant définir clairement une ligne rouge dont le franchissement pourrait déclencher ces sanctions plus sévères.

    « Nous renforcerons les sanctions si nécessaire », a déclaré M. Scholz.

  • Le Salon « S’expatrier mode d’emploi » – 100% en ligne en 2022

    Le Salon « S’expatrier mode d’emploi » – 100% en ligne en 2022

    Le salon S’expatrier, mode d’emploi est la rencontre annuelle des candidats à l’expatriation. Il est proposé par les principaux acteurs institutionnels de l’expatriation (protection sociale, droit et fiscalité, emploi, retraite, etc.). Cette année, sa nouvelle édition se tiendra les mercredi 31 mars et jeudi 1er avril 2021 dans un format en ligne. La Covid-19 est passée par là.

    On remarque aussi que cette version 100% numérique facilitera l’accès à tous les visiteurs, provinciaux ou expatriés, et permettra une consultation différée grâce aux replays. Pratique quand on n’est pas sur le même fuseau horaire.

    Québec, Canada, Allemagne à l’honneur

    Fort d’un succès croissant depuis plus de 10 ans, le salon n’a pas pu se tenir en 2020 du fait de la pandémie – S’expatrier, mode d’emploi – est l’occasion d’échanger durant une journée avec de nombreux experts pour répondre aux questions liées au départ à l’étranger. Trois destinations seront à l’honneur cette année : le Québec, le Canada et l’Allemagne.

    Un salon pour qui ?

    Ouvert gratuitement après simple inscription sur le site dédié, ce salon s’adresse à tous les porteurs d’un projet à l’international : entrepreneurs, salariés, conjoints, retraités, demandeurs d’emploi, étudiants…

    Ce rendez-vous digital propose de nombreuses conférences en ligne tenues par les principaux acteurs de l’expatriation et accompagnées de sessions de questions-réponses sous forme de tchats le 31 mars et le 1er avril.

    Les participants

    Des spécialistes de l’expatriation prendront la parole sur les sujets essentiels : démarches, focus pays, PVT, prévoyance, santé, emploi, chômage, fiscalité, patrimoine , retraite… En ligne, vous pourrez accéder à des fonctionnaires de la Direction fiscale des non-résidents, des consultants issus des organismes sociaux, mais aussi des notaires.

    La plupart des partenaires de l’évènement ont préparé des guides et autres brochures pour vous accompagner. Vous les téléchargez sur le site du salon sur la page « Documentation ».

    Le programme des conférences

    Retrouvez ci-dessous le programme des conférences du salon « S’expatrier Mode d’emploi »

    Les conférences du jeudi 31 mars 2022

    9h00 – 10h00
    Du rêve à la réalité, bien préparer et vivre son expatriation
    Animée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

    10h20 – 11h20
    Imposition et gestion du patrimoine des retraités expatriés
    Animée par la Direction des Impôts des Non-Résidents et les Notaires de France

    11h40 – 12h40
    Ventes d’immeubles, IFI, donations et successions : les règles applicables aux non-résidents
    Animée par la Direction des Impôts des Non-Résidents et les Notaires de France

    14h00- 15h00
    Candidats à un départ à l’étranger : vos démarches fiscales et douanieres
    Animée par la Direction des Impôts des Non-Résidents et Info Douane Service

    15h20-16h20
    Jeunes et envie de vous expatrier : venez découvrir les PVT et les VIE/VIA !
    Animée par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les PVTistes et VIE/VIA

    16h40 – 17h40
    Les soins des retraités à l’étranger lors de séjours temporaires en France non adhérents à la CFE
    Animée par la Cnam et le Cnarefe

    18h00 – 19h00
    S’expatrier en famille
    Animée par les Notaires de France
    9h30 – 10h30
    Vivre sa retraite à l’étranger
    Animée par l’Assurance retraite, le Cleiss et Malakoff Humanis

    10h45 – 11h45
    Toutes les clés pour travailler en Allemagne
    Animée par l’ambassade d’Allemagne

    13h00 – 13h45
    Préparer sa retraite lorsqu’on travaille ou vit à l’étranger
    Animée par l’Assurance retraite et Malakoff Humanis

    14h05 – 15h05
    La protection sociale : partir couvert et serein
    Animée par le Cleiss et Malakoff Humanis

    15h25 – 16h25
    Travailler en Europe : on est là pour vous !
    Animée par Pôle emploi

    16h45 – 17h45
    Vivre et travailler au Québec
    Animée par la délégation du Québec

    18h05 – 19h05
    Focus pays : le Canada
    Animée par l’ambassade du Canada

  • Grégory Zaoui : l’expatriation en mode cavale

    Grégory Zaoui : l’expatriation en mode cavale

    Cerveau de “l’escroquerie du siècle” Grégory Zaoui s’est expatrié pendant un an et demi avant de rentrer purger sa peine. Aujourd’hui il témoigne sur cette expatriation en cavale. 

    Grégory Zaoui, actuellement en liberté, ne fait pas le coq lorsque son arnaque est évoquée. Il est considéré comme le grand instigateur de “l’escroquerie du siècle”. Entre 2008 et 2009, il a monté l’arnaque à la taxe carbone qui a coûté 1,6 milliard d’euros à l’État français. “Bien plus” selon lui. Entre ses jugements, il s’est expatrié aux États-Unis et en Israël afin de profiter de ses derniers instants de liberté. Aujourd’hui, il réside en France et rembourse sa dette. Devenu une vraie star grâce au documentaire Netflix “Les rois de l’arnaque”, il prépare actuellement un livre et un one man show. Pour Lesfrançais.press il revient sur sa vie d’expatrié en cavale

    L’élément déclencheur 

    Nous apprécions tous les histoires où les méchants se repentent à la fin. Ajoutez-y une cavale à travers le monde, une notice rouge Interpole, Eric Dupont-Moretti dans le rôle de l’avocat, et vous obtenez la folle histoire de Grégory Zaoui. 

    L’histoire de sa cavale commence en 2014. Après vingt mois passés derrière les barreaux pour sa période de détention provisoire, il a dû payer son cautionnement. Seulement, le magistrat procureur en charge de son dossier au moment du jugement décide de multiplier par quarante-sept le montant de son cautionnement. Il passe d’une amende de 125 000€ à une amende de 6 millions d’euros. Avec son avocat Eric Dupont-Moretti, actuel garde des sceaux, ils décident de faire appel. Mais la Cour d’appel de Paris est tout aussi sévère : il doit 6 millions à l’État. Gregory Zaoui prend la fuite aux États-Unis. 

    La fuite pour une vie d’expatrié

    A l’époque de sa fugue, les attentats en France n’ont pas encore eu lieu. Le système de fiches de recherche aux frontières est quasiment nul. Grâce à cela, Greg Zaoui passe tranquillement la frontière belge sans encombre, avant de poser ses valises sous le soleil de Californie aux Etats-Unis. 

    Durant son année et demi d’expatriation, la France lui a toujours énormément manqué. Si dans ses cercles d’amis, il se faisait discret quant à sa situation financière, lui et sa famille ne se sont jamais privés des plaisirs français à l’étranger. Boulangeries, pâtisseries, restaurants, fromage et charcuterie, les Zaoui mangeaient au rythme français. 

    A ses yeux, ce fut une période fabuleuse. Son entreprise créée sur place fonctionnait à merveille “et sans arnaque”, il était entouré des siens, et surtout il vivait chaque jour comme si c’était le dernier. Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête, nous pousse à regarder la vie autrement, à s’émerveiller de petits rien et à profiter des moments volés. Effectivement, l’arnaqueur savait qu’à un moment il serait rattrapé par la justice et qu’il devrait rentrer en France se rendre et terminer sa peine en prison. 

    Gregory Zaoui, arnaque, fraude, taxe carbone
    Grégory Zaoui – photo tous droits réservés

    A la fin de la période renouvelable de son visa touriste aux États-Unis, l’escroc s’envole pour Israël. Sur place, ses connaissances lui assurent qu’il n’est toujours pas fiché sur le site d’Interpol. Il peut voyager. 

    La veille il s’est octroyé un dernier plaisir avec sa femme et ses amis Johnny et Laeticia Hallyday, et Christian Audigier et sa femme : ensemble ils sont allés voir le concert de Charles Aznavour à Los Angeles. Un moment coupé du monde, avant de retourner à la réalité. 

    Une fois à Tel-Aviv, Grégory Zaoui a pour objectif de retourner aux Etats-Unis avec un visa travail. Mais la justice française s’est mise en branle et commence à le rattraper. Début janvier 2015, son visage apparaît sur le site d’Interpol, entre plusieurs terroristes. Il est choqué et bouleversé. A partir de maintenant, il ne peut plus voyager, et doit faire attention à tous ses faits et gestes. Mais la situation est intenable et il souhaite donc négocier son retour en France dans les meilleures conditions avec les autorités françaises. Malheureusement, sa femme est incarcérée pour recel et l’État propose à Grégory Zaoui d’échanger la liberté de sa femme contre la sienne. Il accepte. L’initiateur de la fraude à la taxe carbone rentre à Paris pour purger sa peine, sa cavale prend fin. 

    La reconstruction

    Aujourd’hui, Greg Zaoui est en liberté conditionnelle et continue de rembourser sa dette à l’État. Très élevée, il a conscience d’en avoir “pour plusieurs vies”, mais il n’a aucun regret. Au contraire, il estime avoir fait ce qu’il devait faire. De plus, il aime trop la France pour vivre loin d’elle. 

    Interdit de gérer ou administrer une entreprise sous quelque forme que ce soit, le repenti diversifie ses activités via le monde culturel. Entre son projet de livre, la préparation d’un one-man show et la proposition de Netflix de présenter le documentaire « Les rois de l’arnaque » à New-York au printemps prochain lors du festival du film juif séfarade, Grégory Zaoui reconstruit sa vie petit à petit. 

    S’il serait tenté de s’expatrier à nouveau, il n’est pas prêt à le faire de suite. Il a apprécié sa vie en Amérique, mais préfère profiter de la France et monter ses projets. 

    Un Facebook live avec Grégory Zaoui est prévu le dimanche 3 avril sur la page de Lesfrancais.press à 17h CET. 

    Regardez l’interview de Gregory Zaoui

  • Voter par correspondance aux législatives

    Voter par correspondance aux législatives

    Avec la pandémie de coronavirus, le vote par correspondance, abolit en 1975 en France, est revenu à plusieurs reprises dans le débat politique. Quand certains y voient un risque de fraudes, d’autres y voient un moyen de faciliter l’accès au vote et donc, un moyen de lutter contre un « abstentionnisme de circonstance ». Cette manière de voter est utilisée dans plusieurs pays, parfois depuis très longtemps, comme aux États-Unis. Pour les élections législatives, les expatriés peuvent, par exception, choisir ce mode de participation. Ce n’est pas possible pour l’élection présidentielle.

    Expatrié(e), je choisis de voter par correspondance

    Le premier tour des élections législatives se tiendra le 4 juin pour le continent américain et les Caraïbes et le 5 juin pour le reste du monde. Le second tour se tiendra le 18 juin pour le continent américain et les Caraïbes et le 19 juin pour le reste du monde.

    Les Français vivant à l’étranger sont autorisés à voter par correspondance pour les élections législatives. Pour ce faire, les électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire doivent demander à leur consulat d’activer l’option de vote par correspondance sous pli fermé, avant le 31 mars 2022. Les votes par correspondance pourront être réceptionnés au plus tard par le poste consulaire le 3 juin 2022 à 18h, heure locale (le 2 juin à 18h, heure locale si votre poste consulaire est situé dans la zone Amérique et Caraïbes).

    Quels risques de fraude ?

    Les opposants à l’instauration du vote par correspondance évoquent souvent le risque de fraude électorale. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’en 1975, le vote par correspondance a été aboli. Bourrage d’urne, faux certificats médicaux… Plusieurs incidents avaient été mis au jour. Précisons toutefois que le vote par correspondance était peu sécurisé à cette époque.

    « Il faut noter que ce système était très archaïque et ne protégeait guère des fraudes. Il était très différent de ce qui se fait aujourd’hui », avait précisé Romain Rambaud, professeur de droit public à l’Université de Grenoble, spécialiste de droit électoral, a nos confrères de France culture dans une émission consacrée au vote par correspondance, en novembre 2020.

    Comment voter par correspondance ?

    Le matériel de vote par correspondance, qui vous est adressé pour chaque tour par le consulat, avec la lettre de convocation et les professions de foi des candidats, contiendra si vous avez activé avant le 31 mars le vote par correspondance :

    • les bulletins de vote ;
    • une enveloppe de scrutin (couleur bleue) ;
    • une enveloppe d’identification (couleur blanche) à renseigner par vos soins ;
    • une enveloppe d’expédition libellée à l’adresse du poste qui recueille votre vote.
    ©MAE

    Faire parvenir cette enveloppe d’expédition au consulat – elle est déjà libellée à l’adresse de l’ambassade ou du consulat qui recueillera votre vote. Si vous choisissez de l’envoyer par la poste, n’oubliez pas d’apposer un timbre. Votre vote devra parvenir au poste consulaire avant la date et l’heure limites indiquées ci-dessous :

    1 er tour

    Continent américain jeudi 01 juin 18h00 jeudi 15 juin 18h00
    Reste du monde vendredi 2 juin 18h00 vendredi 16 juin 18h00

    2ème tour

    Continent américain jeudi 15 juin 18h00
    Reste du monde vendredi 16 juin 18h00

  • La semaine du cerveau avec la MLF 

    La semaine du cerveau avec la MLF 

    La semaine du 14 mars, le Forum pédagogique – la plateforme du réseau mlfmonde – a accueilli la Semaine du cerveau. L’occasion d’assister à des conférences et des ateliers pour comprendre le fonctionnement de cet organe. 

    Comment fonctionne notre cerveau ? Quels sont les effets du numérique sur son développement ? Nos émotions lui sont-elles favorables ou non ? Tant de questions qui peuvent nous tenir éveillés et auxquelles nous n’avons pas toujours les réponses. 

    Pour nous aider dans notre quête de savoir, la Mission laïque française a organisé sa deuxième édition de La semaine du cerveau du 14 au 18 mars dernier. Durant cinq jours, experts, chercheurs et praticiens se sont relayés afin d’échanger sur les problématiques liées au cerveau avec les professeurs du réseau. 

    Au total, 2272 personnes de l’organisme se sont inscrites et connectées à la plateforme mlfmonde Forum pédagogique, pour assister aux conférences et ateliers. 

    MLF, cerveau
    Affiche de la Semaine du cerveau organisée par la Mission laïque française

    Une semaine au service de l’éducation

    Pour le réseau d’établissements français à l’étranger, il semblait important d’inscrire les neurosciences dans le débat éducatif. Effectivement, à l’instar de toutes les sciences cognitives, connaître les tenants et aboutissants d’une telle discipline nous aide à appréhender les comportements humains. Un savoir que nous pouvons ensuite mettre au service de l’apprentissage par des méthodologies adaptées en fonction de l’évolution de la société.

    De plus, la crise sanitaire, le réchauffement climatique, la guerre en Ukraine, sont tant de sujets sources d’anxiété et de stress pour les élèves, et il font face à des émotions contradictoires difficiles à gérer. Les intervenants se sont donc questionnés sur les effets du stress sur le cerveau. Pendant cinq jours, l’équipe enseignante a pu découvrir les mécanismes du cerveau et avoir des outils pour accompagner leurs élèves dans leur développement. 

    Toutes les conférences sont à retrouver sur le site de la MLF ou sur leur page YouTube

  • Le forum mondial de l’eau : des enjeux à entrées multiples 

    Le forum mondial de l’eau : des enjeux à entrées multiples 

    Le 9ème Forum mondial de l’eau s’est ouvert le 21 mars à Dakar au Sénégal, et se clôturera le 26 mars prochain. Un évènement qui met en lumière les enjeux à entrées multiples de l’accès à l’eau dans le monde. 

    Dans le monde, plus de deux milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. Selon l’ONU, le problème touche les trois quarts de la population en Afrique subsaharienne. 

    Le réchauffement climatique, la démographie, l’urbanisation toujours plus grandissante ou encore la déforestation sont autant de causes à l’origine des inégalités pour accéder à l’eau potable. Dans ce contexte, le 9ème Forum mondial de l’eau s’est ouvert à Dakar avec pour objectif de répondre à ces problématiques, et de garantir un droit universel d’accès à l’eau. 

    Durant une semaine, les intervenants ont donc pour mission de travailler sur plusieurs thèmes, tels que l’innovation de systèmes afin de mieux et moins consommer l’eau, grâce au pompage et au dessalement. 

    ONU, eau, Sénégal, Dakar
    Logo du Forum mondial de l’eau 2022 à Dakar, Sénégal

    De plus, le Conseil mondial de l’eau est la pièce motrice de l’évènement. Créé en 1996, le Conseil vise à réunir les actions répondant aux problèmes de l’eau à tous les niveaux. Dans le même esprit d’initiative, le Conseil a créé le premier Forum mondial de l’eau en 1997. 

    Son président, Loïc Fauchon, demande l’instauration d’une “garantie d’apport minimal gratuit” de l’or bleu. De plus, il est en faveur de la suppression de la dette de l’eau pour les pays les plus démunis, en contrepartie de l’engagement des États d’investir dans des aménagements liés à l’eau. 

    Par ailleurs, le Forum a l’intention de favoriser la médiation entre les gouvernements afin de parer à quelques conflits associés au partage des grands bassins comme le fleuve Sénégal. 

    Un reportage de TV5MONDE

  • L’Italie est-elle un pays à risque pour la zone euro ?

    L’Italie est-elle un pays à risque pour la zone euro ?

    La crise sanitaire a abouti à une forte augmentation des dettes publiques au sein de la zone euro, +20 points de PIB en moyenne. Les Etats qui étaient déjà fortement endettés sont, de ce fait, encore plus exposés en cas d’augmentation des taux d’intérêt. En cas de ralentissement de la croissance, des tensions pourraient apparaître avec une possible résurgence de la crise des dettes souveraines. L’Italie apparaît pour un certain nombre d’experts comme le maillon faible de la zone euro.

    Le PIB en Italie est en 2022 inférieur à celui de 2008

    La croissance potentielle de l’Italie est l’une des plus faibles de la zone euro. Elle est ainsi inférieure à celle de l’Allemagne, de la France ou de l’Espagne. L’absence de gains de productivité en Italie et le rapide vieillissement démographique pèsent sur sa croissance. Depuis 1999, le PIB italien ne s’est accru que de 10 %, contre 50 % pour l’Espagne et 35 % pour la France ou l’Allemagne. Le PIB en Italie est en 2022 inférieur à celui de 2008. Il s’agit du seul pays de la zone euro à ne pas avoir compensé les effets de la crise des subprimes. La productivité par tête en 2021 était inférieure de 5 points à celle de 1999 quand elle est supérieure de plus de 6 points pour tous les autres États de la zone euro.

    Au niveau de l’évolution de la population active au sein de la zone euro, seule l’Allemagne connait une situation plus dégradée. Les États membres ont enregistré des progressions de 3 à 15 % de la population active lors de ces vingt dernières années quand en Italie, une stagnation est constatée et qu’en Allemagne une contraction de 5 % a été enregistrée. La croissance potentielle médiocre de l’Italie entraîne un manque à gagner en matière fiscale en lien avec la faiblesse du revenu par habitant. Si en 1999, le PIB par habitant en Italie représentait 80 % de celui de l’Allemagne, ce ratio n’est plus que de 70 % en 2021.

    Des revenus entravés provoquent un manque à gagner en matière de recettes fiscales conduisant à un déficit public élevé. Depuis 1999, il est supérieur structurellement d’au moins 2 points de PIB. Sur la période, la dette publique est passée de 120 à 160 % du PIB. Elle est la deuxième la plus élevée après celle de la Grèce. Elle est 40 points au-dessus de celles de la France et de l’Espagne et deux fois plus importante que celle de l’Allemagne.

    Du fait de son niveau élevé d’endettement, l’Italie paye des taux d’intérêt plus élevés que la moyenne des États membres de la zone euro. L’écart de taux pour les titres souverains à dix ans par rapport à l’Allemagne atteint 1,5 point pour l’Italie, 1 point pour l’Espagne et 0,5 point pour la France.

    Palais du Quirinal à Rome, lieu du pouvoir italien

    Si une crise de la dette devait survenir en zone euro, elle toucherait en premier l’Italie

    La faible croissance rend, par ailleurs, plus difficile la réduction de l’endettement public. Si une crise de la dette provoquée par un durcissement de la politique monétaire, devait survenir en zone euro, elle toucherait en premier l’Italie. Ce risque devrait conduire l’Union à prendre des mesures de soutien ciblées sur ce pays et sur ceux dont les situations financières sont semblables afin d’éviter un élargissement pernicieux des écarts de taux. Sur le plan financier, la BCE devrait poursuivre ces rachats de titres pour les pays fortement endettés. Au niveau des politiques de soutien à l’activité et d’aides structurelles, l’Italie devrait être prioritaire afin d’améliorer son taux de croissance potentielle.

  • Un débat politique sur les Présidentielles organisé par des étudiants à Londres

    Un débat politique sur les Présidentielles organisé par des étudiants à Londres

    Des étudiants des French Societies d’universités de Londres (LSE, UCL, King’s College et l’Imperial College) ont organisé un débat ce mardi 22 mars 2022. Cinq partis étaient représentés lors de cette soirée. Parmi eux, Europe Ecologie – Les Verts, le Parti Socialiste, La République en Marche, Les Républicains et Reconquête.

    La majorité des représentants habitent à Londres et sont de futurs candidats aux législatives pour la troisième circonscription des Français de l’étranger. L’eurodéputé Nicolas Bay a fait le déplacement pour ce débat. Ce transfuge du « Rassemblement National », a décidé de rejoindre Éric Zemmour récemment et son parti Reconquête.  Le média Lesfrançais.press a assisté au débat. 

    Les participants au débat

    Un débat sans le « Rassemblement National »

    Depuis plusieurs mois, Paul Rousseau avec deux amis (Basile Candelon & Tom Jungblunth) préparaient à Londres un débat pour les présidentielles françaises. Ce débat a opposé Nicolas Bay (Reconquête), Artus Galiay (LR), Charles Dequeker (LREM), Charlotte Minvielle (EELV), et Catherine Smadja (PS). 

    Pour entrer dans ce grand amphithéâtre, il fallait montrer un test Covid négatif. L’entrée était bien organisée, mais des militants du Rassemblement National étaient en colère, car leur parti n’était pas représenté. Ils ont distribué des tracts à l’extérieur. “Ce n’est pas juste que nous ne soyons pas invités”, ont scandé quelques militants. 

    “Nous avons en effet distribué des tracts à l’entrée du bâtiment de la LSE où se tenait le débat sur l’élection présidentielle. Nous avons souhaité protester contre notre exclusion de ce débat malgré le fait que nous soyons le premier parti de France (les résultats des élections européennes 2019) et que notre candidate Marine Le Pen soit en deuxième position dans les sondages.
    L’organisation du débat a tenté de s’emparer de nos tracts et de nous faire évincer par la sécurité, sans résultat. Nous savons, et nous les en remercions, que le parti Reconquête a demandé en amont notre présence aux organisateurs. Celle-ci a été sciemment refusée. Il est clair que notre exclusion témoigne d’une volonté manifeste de nuire à notre mouvement et d’une absence de neutralité, comme le démontre le choix d’inviter le Parti Socialiste, crédité de 2 % d’intentions de vote dans les sondages. De nombreux participants se sont montrés choqués lorsqu’ils ont appris notre exclusion du débat et nous sommes heureux d’avoir pu avoir un contact direct avec les Français du Royaume-Uni qui se passionnent pour cette élection présidentielle.”

    Un membre du RN UK devant la salle du débat

    Dans l’amphithéâtre tout le monde était assis par liste ou parti politique. 

    À l’origine la French Society de LSE a invité Nicolas Bay de Reconquête. Vu le profil de Monsieur Bay, la « Student Union » a dit qu’ils n’avaient pas les moyens d’assurer sa sécurité. Le débat a donc commencé sans le parti de Zemmour. Du coup les militants sont partis et quelques minutes plus tard Nicolas Bay est arrivé, ses militants sont donc revenus !

    Plusieurs thèmes abordés avec des temps impartis pour les représentants politiques 

    Les représentants politiques des partis étaient invités à discuter de leurs propositions autour de sept thèmes, définis par les étudiants organisateurs : l’économie, l’éducation et la recherche, l’environnement, l’action sociale, l’identité française, les questions internationales, les Français de l’étranger et enfin le Brexit. Chaque représentant avait un temps de parole pour présenter les grandes lignes du programme de son candidat sur chacun des sujets.

    Un débat loin des enjeux des expatriés

    Le débat avait pour thème des sujets qui se passaient en France, mais la question des Français de l’étranger fut posée à la fin. Pire, il n’y a pas eu de réponses des représentants sur les relations franco-britanniques et le Brexit. 

    Charles Dequeker pour La « République En Marche » nous a confié qu’il a trouvé ce débat absolument intéressant, inédit, « je pense qu’il y a beaucoup de thèmes qui étaient très cadrés et nous sommes allés dans le détail des points programmatiques avec des divergences d’opinions qui sont manifestes, donc au total ce fut très satisfaisant.” 

    Charles Dequeker a pensé que « le sujet sur les Français de l’étranger a fait l’objet d’un thème entier du débat, après il se trouve que c’était le dernier, mais quand nous parlons d’international et de la place de la France dans le monde c’est quand même des points qui ont été même partiellement évoqués, donc je dirai pas de regret, c’était le format du débat.”

    Quelle était l’opinion des autres représentants de ce débat ?

    Charlotte Minvielle, candidate EELV et du pôle écologiste aux élections législatives en Europe du Nord, a pensé que le débat était “brillamment monté par les organisateurs de LSE. Je suis très contente que nous ayons eu l’occasion de débattre tous ensemble, après je regrette peut-être qu’un des gros partis de gauche notamment « La France Insoumise » n’ait pas été représenté. Je pense que ça aurait été peut-être plus juste et probablement que nous n’aurions pas eu autant de place sur les questions sociétales, mais je pense que c’était une opportunité de pouvoir parler de thèmes très importants comme l’environnement et la justice sociale.”

    Ce mercredi 23 mars 2022, Julien Bayou sera en déplacement à Londres. Le secrétaire général d’Europe Ecologie-Les Verts viendra échanger avec la communauté française. À ses côtés, Mélanie Vogel, sénatrice des Français de l’étranger, qui est aussi porte-parole de Yannick Jadot, candidat EELV pour la présidentielle 2022.

    Pour Charlotte Minvielle, le message de son parti pour les Français de l’étranger c’est “qu’on veut davantage de soutien pour les Français de l’étranger, davantage de service public, nous voulons aussi en termes d’éducation qu’il y ait un accès qui soit plus équitable, mettre fin à l’augmentation des frais de scolarité, soutenir davantage les écoles FLAM et soutenir les petites et moyennes entreprises des Français de l’étranger et dans le domaine social. Nous voulions que le soutien social qui a été apporté par le Consulat soit pérennisé, on veut une meilleure reconnaissance du statut d’ handicapé d’un pays à l’autre pour que des personnes en situation là n’aient pas à refaire des demandes, des procédures longues. Nous voulons plein de procédures bilatérales au sein de l’Union européenne pour que nos concitoyens aient une meilleure facilité de bouger, voyager et vivre dans d’autres pays.” 

    “Un très bon moment pour la démocratie”

    Artus Galiay des LR a trouvé ce débat “très bien, c’était interactif, il y avait une très grande diversité d’idées, de sensibilités politiques et le résultat c’est que ce soir c’était un très bon moment pour la démocratie, notamment pour la démocratie française à l’étranger, et j’espère que tous les participants ont trouvé cela intéressant et que ça les encouragera à voter. C’est véritablement le plus important. C’est comme ça que nous mesurons la santé d’une démocratie.” 

    “J’ai eu l’occasion de présenter le projet de Éric Zemmour”

    Nicolas Bay de « Reconquête » a également commenté ce débat “organisé par des étudiants représentant plusieurs universités britanniques sur la campagne présidentielle, sur les enjeux de cette élection présidentielle ».

    « J’ai eu l’occasion de présenter le projet d’Éric Zemmour sous différents aspects, sur le projet économique, son projet pour restaurer notre identité, notre souveraineté, nos libertés fondamentales. Beaucoup de sujets ont été abordés avec des questions très importantes et d’actualité comme le pouvoir d’achat, sur l’énergie, afin de trouver une solution nucléaire avec une énergie plus abordable et avec moins de carbone, comment maîtriser les flux migratoires et même inverser la tendance en organisant la re migration de ceux qui n’ont pas vocation à rester dans notre pays. Nous avons aussi évoqué et c’était l’occasion avec les Français installés à l’étranger, toutes les questions, les difficultés qu’ils rencontrent, le fait que le réseau consulaire français à l’étranger s’est dégradé considérablement tout comme la qualité des services publics rendus aux Français installés hors de France. Tout ça ce sont des sujets très importants et Éric Zemmour apporte des solutions et c’était l’occasion d’une confrontation à la fois intéressante et républicaine.”

    Nicolas Bay de « Reconquête »

    Et concernant l’avis des personnes présentes dans la salle ? 

    Elias est en deuxième année à LSE et habite à Londres depuis deux ans.

    “Je suis plutôt un soutien dEmmanuel Macron, mais je voulais assister à ce débat, car je trouvais l’idée intéressante, d’échanger les idées, etc. Le format des réponses était un peu court, mais les sujets abordés étaient vraiment très bien. Ils recoupaient bien les thèmes actuels de la campagne. J’aurais aimé qu’on parle de l’innovation. Je soutiens Emmanuel Macron notamment pour l’innovation. Je trouve que l’innovation est très porteuse pour l’économie. C’est vraiment un sujet qu’il faut travailler en France. Nous avons vraiment des personnes qui sont brillantes dans les écoles d’ingénieures, de commerce. Il y a un problème d’innovation. Nous avons eu l’occasion de faire nos études en France et de partir à l’étranger. Je trouve ça dommage qu’il n’y ait pas eu cet aspect technologique sur l’innovation. 

    Elias est en deuxième année à LSE

    Henri estime que “le vote est assez complexe. C’est une charge lourde. Nous comprenons qu’un pays ce n’est pas juste deux trois briques mises ensemble. C’est dans les débats que nous entendons les idées et que nous comprenons ce qui peut se faire et ce que la France a fait. Si nous voulons avoir un vote éclairé, si nous voulons exercer notre droit démocratique, nous avons un devoir de nous éduquer au minimum, de participer au débat et de nous forger une opinion.” 

    Clara, une militante de « Reconquête » nous a donné son ressenti.

    “Quant à mes impressions, je pense que l’audience était plutôt hostile. La plupart sont de la gauche. Les « Verts » par exemple sont surreprésentés. Aussi c’était dommage que nous n’ayons pas consacré plus de temps à la question de l’Islam et la laïcité, mais je comprends que c’est un sujet difficile.”

    Clara, une militante de « Reconquête »

    Risque d’abstention 

    Le 10 avril 2022, il y aura un fort risque d’abstention. Artus Galiay a déclaré : “Faites vivre la démocratie ! Déplacez-vous, car la démocratie est digne de vous.”

    Catherine Smadja du PS a aussi incité les personnes à voter : “Vous avez le devoir de voter. Donnez-vous les moyens en mettant des contre-pouvoirs à Emmanuel Macron.” 

  • Près d’1,5 millions de votants hors de France

    Près d’1,5 millions de votants hors de France

    Le 04 mars se clôturait la campagne d’inscription sur la liste électorale consulaire. Sur près de 3 millions de Français établis hors de France, ils sont 1,5 millions à avoir décidé de voter en tant qu’expatriés. On estime qu’ils sont à peu près 500 000 à avoir fait le choix de rester inscrits dans leur dernière commune de résidence en France.

    Lutter contre l’absentation

    La campagne pour l’élection présidentielle française (10 et 24 avril) bat son plein. Tous les candidats comptent sur les voix des Français de l’étranger. Pourtant, ces derniers ont le sentiment d’être les grands «oubliés» des politiques publiques françaises. Éducation, santé, retraite, fiscalité… les attentes sont nombreuses. 

    Ainsi le risque est majeur de voir l’abstentionnisme des électeurs être massif. Pour rappel au premier tour de la présidentielle en 2017 il aurait battu Emmanuel Macron s’il avait été comptabilisé. Cinq ans plus tard, l’abstention menace le taux de participation d’un scrutin moins suivi qu’habituellement. 

    votants hors de France
    votants hors de France

    Voter coûte que coûte

    Pour éviter que d’autres décident pour vous, il faut donc voter coûte que coûte. Pour cela, il suffit donc de se rendre à l’urne. Vous recevrez dès la semaine prochaine votre convocation qui indiquera votre bureau de vote mis en place par le consulat à proximité de votre domicile.

    Mais il se peut que pour des raisons pratiques (éloignement) ou familiales, vous ne pouviez vous y rendre. Il est encore possible de donner procuration.

    Vous votez à l’étranger et vous y êtes, donnez procuration à quelqu’un incrit sur la même liste et dans le même bureau. Vous pouvez commencer vos démarches sur le site maprocuration.gouv.fr et il suffira de la valider auprès de votre consulat. Vous avez jusqu’au dernier vendredi qui précède le scrutin. Si vous votez à l’étranger, mais que vous êtes en France, vous pouvez faire valider la procuration dans un commissariat ou une mairie.

    Vous votez en France, et vous êtes à l’étranger, là aussi vous pouvez donner procuration à un individu inscrit dans la même commune en France que vous. Les démarches sont identiques via le le site maprocuration.gouv.fr, et il faudra après faire valider la procuration auprès du proche consulat ou agence consulaire.

    Se connecter à Maprocuration.gouv.fr

    Pour cela, il vous faut un code qui vous permette usuellement de vous connecter à un service officiel de l’Etat français, comme la Sécurité sociale ou le Fisc.

    Si vous n’en avez pas, pas de panique. Vous pouvez utiliser le service l’Identité Numérique du groupe La Poste. Simple à mettre en place, un scan avec votre smartphone de votre pièce d’identité (CNI ou passeport), une vidéo en ligne pour bien confirmer votre identité, et vous aurez accès en 24h à tous les sites du service public francais.