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  • Suisse : suicide collectif d’une famille française

    Suisse : suicide collectif d’une famille française

    Cinq membres d’une famille française, les David-Feraoun, installée à Montreux en Suisse, ont chuté de 25 mètres depuis le 7e étage de leur résidence, jeudi 24 mars. Le père de famille de 40 ans, son épouse, sa soeur jumelle ainsi que la fillette du couple âgée de 8 ans, sont décédés. Le fils, adolescent de 15 ans, est toujours hospitalisé. Il est actuellement dans le coma mais dans un état stable.

    Les uns après les autres… !

    Les raisons de ce drame familial, qui s’est produit tôt dans la matinée, restent à éclaircir. Même, si on évoque un comportement quasi sectaire de la famille. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière. La police a annoncé, ce mardi 29 mars, privilégier la piste du suicide collectif. L’enquête « laisse supposer que toutes les victimes ont sauté du balcon les unes après les autres« , selon les inspecteurs de la police du canton de Vaud.  Les enquêteurs, qui ont trouvé un escabeau sur le balcon d’où ont sauté les membres de cette famille, n’ont décelé aucune trace de lutte.

    ©AFP

    Scolarisation à domicile des enfants

    La famille vivait en quasi-autarcie, retirée de la société. Seule la soeur jumelle de la maman travaillait à l’extérieur du domicile, précisent les enquêteurs. Ni la maman, ni la fillette n’étaient enregistrées auprès des autorités et cette dernière n’allait pas à l’école. Son grand frère était pour sa part censé être scolarisé à domicile et c’est une procédure de vérification au domicile par deux policiers, peu avant le drame, qui semble avoir poussé à l’acte. Selon le journal Le Temps, trois des cinq pièces étaient ­entièrement remplies de nourriture et de médicaments, la famille vivant dans les deux pièces restantes. Les déclarations d’un habitant de l’immeuble confirment cet amoncellement curieux des occupants du 7e étage à 24 Heures.

    Complotisme et survivalisme

    « Avant ou pendant les faits, aucun témoin, y compris les deux gendarmes présents sur place dès 06h15 et les passants se trouvant au bas de l’immeuble, n’a entendu le moindre bruit ou cri en provenance de l’appartement ou du balcon », souligne le communiqué. « Les investigations techniques ne montrent aucun signe avant-coureur d’un tel passage à l’acte », souligne la police, notant toutefois que « depuis le début de la pandémie, la famille était très intéressée par les thèses complotistes et survivalistes ». Les auditions des membres de la famille David-Feraoun devraient en apprendre plus sur les disparus qui, depuis quelques années déjà, avaient coupé les ponts avec leurs proches. 

    « L’ensemble de ces éléments suggère, chez les membres de cette famille, la crainte d’une immixtion de l’autorité dans leur vie », souligne le communiqué, qui ne donne pas l’identité des victimes. Selon le quotidien régional français Nice Matin, le père, Éric David, a grandi à Marseille dans une des résidences les plus favorisées de la ville et les deux soeurs jumelles, Nasrine et Narjisse Feraoun, ont grandi au sein d’une fratrie de cinq enfants qui ont tous été scolarisés au prestigieux lycée Henri-IV à Paris.

  • Droit au compte bancaire : simplification dès le 13 juin

    Droit au compte bancaire : simplification dès le 13 juin

    Depuis juin 2017, normalement, toute personne physique, domiciliée en France ou tout Français où que soit sa résidence peut bénéficier du droit au compte bancaire en France, s’il est en dépourvue. Dans les faits, ouvrir un compte en France quand on n’y réside pas reste une galère... Face à ce constat, le gouvernement a publié un décret le 13 mars 2022 qui devrait simplifier la démarche. Son exécution sera pleine et entière dès le 13 juin 2022. On vous explique tout !

    Réduire les délais

    Un décret publié le 13 mars 2022 au Journal officiel a simplifié le recours à la Banque de France pour les personnes dépourvues de compte de dépôt et qui ne peuvent en obtenir un auprès des établissements qu’elles ont sollicités. L’objectif est de modifier les délais de la procédure de droit au compte et d’améliorer son suivi.

    Sans réponse de la banque contactée, dans les 15 jours suivant leur demande, une personne dépourvue de compte peut ainsi saisir la Banque de France, en fournissant la preuve de la démarche entreprise (accusé de réception de la lettre recommandée adressée à l’établissement bancaire, récépissé de dépôt en main propre de la demande).

    Ce système de refus implicite entrera en vigueur le 13 juin 2022. Il remplace l’attestation de refus d’ouverture de compte que devait produire la banque concernée. Celle-ci est parfois difficile voire impossible à obtenir, alors qu’elle est actuellement nécessaire pour saisir la Banque de France afin de faire valoir son droit au compte.

    Dans le délai d’un jour ouvré suivant sa saisie, la Banque de France désigne un établissement bancaire proche du domicile du demandeur ou du lieu de son choix. Dans les trois jours suivant sa désignation, cet établissement doit indiquer au client les documents nécessaires à l’ouverture du compte.

    Quels sont les services auxquels vous auriez le droit ?

    Le décret précise que la banque désignée doit fournir les services de base suivants :

    • ouverture, tenue et clôture du compte ;
    • délivrance à la demande de relevés d’identité bancaire ;
    • domiciliation de virements bancaires ;
    • envoi mensuel d’un relevé des opérations effectuées sur le compte ;
    • réalisation des opérations de caisse ;
    • encaissement de chèques et de virements bancaires ;
    • dépôts et retraits d’espèces au guichet de la banque ou à ses distributeurs automatiques ;
    • paiements par prélèvement, titre interbancaire de paiement ou virement bancaire ;
    • moyens de consultation à distance du solde du compte ;
    • carte bancaire dont chaque utilisation est autorisée par la banque ;
    • 2 formules de chèques de banque par mois ou moyens de paiement équivalents offrant les mêmes services.

    En tant que non-résident et pour prévenir les risques de défaillance, les services couverts par ce décret n’incluent donc pas :

    • Un découvert ou facilité de caisse
    • Carte à débit différé
    • Crédit à la consommation
    • Crédit hypothécaire

    Cependant, si vous avez la possibilité d’apporter des garanties comme un placement financier logé dans la banque ou un bien situé en France et libre de toute hypothèque ou gage, il sera possible d’obtenir ces facilités bancaires. Tout dépendra de la relation instaurée avec l’établissement bancaire.

    Ouverture à tous les citoyens européens

    L’Etat français prend peu à peu en compte la fin de l’espace bancaire national qui est remplacé depuis le premier février 2014 par l’espace bancaire européen en application du règlement européen 260/2012 du 14 mars 2012.

    Logiquement, le droit au compte est donc étendu à tous citoyens ou résidents de la zone Euro où que soit sa résidence. Le décret précise donc :

    « Le droit au compte bancaire est ouvert à toute personne physique ou morale résidant en France, à toute personne physique sollicitant un compte hors besoin professionnel et résidant dans un État membre de l’Union européenne, à tout Français résidant à l’étranger. Les demandeurs interdits bancaires, inscrits au fichier des incidents de crédit aux particuliers ou au fichier central des chèques, ou en situation de surendettement peuvent faire valoir ce droit. »

    Extrait du décret du 13 mars 2022

    Concrètement, si vous habitez aux Pays-Bas, vous avez le droit à un compte en France mais aussi votre ami(e) ou copain(ine) y ont le droit comme tout autre citoyen d’un pays membre de l’Union européenne.

    A retenir

    La grande avancée de ce décret est la prise en compte du refus implicite. Plus besoin d’attendre que la banque sollicitée vous transmette sa lettre de refus. Désormais, il vous suffira de présenter la preuve de la démarche entreprise (accusé de réception de la lettre recommandée adressée à l’établissement bancaire, récépissé de dépôt en main propre de la demande) au service concerné de la Banque de France. Dès réception de votre demande, l’établissement désignera une banque en 24h et celle-ci aura 3 jours pour vous soumettre un contrat qui inclut obligatoirement les services de base cités plus haut.

    Contacter la Banque de France

    Pour contacter la Banque de France, le moyen le plus simple est d’utiliser les formulaires en ligne que propose l’établissement public.

    Notez bien que le décret ne sera applicable qu’à partir du 13 juin 2022. Il ne sert à rien de faire valoir ces droits avant.

  • La naturalisation au sein de l’Union européenne

    La naturalisation au sein de l’Union européenne

    En 2020, 729 000 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union européenne (UE) où elles vivaient, soit une augmentation de 3 % par rapport à 706 400 en 2019. Cette augmentation est principalement due aux augmentations enregistrées en Espagne (+27 300 nationalités espagnoles accordées par rapport à 2019), viennent ensuite les Pays-Bas (+21 800), la Suède (+16 000) et le Portugal (+11 000). 

    La France accueille moins d’étrangers au sein de la Nation

    En revanche, les plus fortes baisses pour l’acquisition de la nationalité ont été observées en France (-23 300 nationalités françaises accordées par rapport à 2019), suivie par l’Allemagne (-20 800), la Belgique (-6 700) et la Roumanie (-4 000). 

    Comme en 2019, la majorité (85 %) de ceux qui ont obtenu la citoyenneté d’un État membre de l’Union en 2020 étaient auparavant citoyens d’un pays non-membre de l’Union ou apatrides. Les anciens citoyens d’un autre État membre de l’Union représentaient 13 % du nombre total de nationalités acquises. 

    Marocains, Syriens et Albanais

    Les Marocains, les Syriens et les Albanais sont les principaux bénéficiaires de la nationalité. En 2020, les Marocains constituaient le groupe le plus important parmi les nouveaux citoyens de l’Union (68 900 personnes, dont 86 % ont acquis la nationalité espagnole, italienne ou française), devant les Syriens (50 200, 49 % ont acquis la nationalité suédoise), les Albanais (40 500, 70 % ont acquis la nationalité italienne), les Roumains (28 700, 40 % ont acquis la nationalité italienne), les Brésiliens (24 100, 72 % ont acquis la nationalité italienne ou portugaise), les Turcs (23 700, 49 % ont acquis la nationalité allemande), les Ukrainiens (18 100, 48 % ont acquis la nationalité polonaise, allemande ou italienne), les Indiens (16 400, 34 % ont acquis la nationalité italienne), les Pakistanais (16 000, 35 % ont acquis la nationalité italienne) et les Britanniques (16 000, 60 % ont acquis la nationalité allemande, française ou suédoise). Les Roumains (28 700 personnes), les Polonais (12 500) et les Italiens (8 200) sont, comme en 2018 et 2019, restés les trois principaux groupes de citoyens de l’Union acquérant la citoyenneté d’un autre État membre de l’Union. 

    La plupart des nouvelles nationalités ont été accordées par l’Italie (131 800 ou 18 %), l’Espagne (126 300 ou 17 %), l’Allemagne (111 200 ou 15 % du total de l’Union), la France (86 500 ou 12 %) et la Suède (80 200 ou 11 %), représentant 73 % des nouvelles nationalités accordées dans l’Union en 2020. 

    En 2020, les taux de naturalisation les plus élevés ont été enregistrés en Suède (8,6 nationalités accordées pour 100 non-ressortissants résidents), au Portugal (5,5) et aux Pays-Bas (4,8), suivis de la Finlande (2,9), de l’Italie (2,6), de l’Espagne et de la Belgique (les deux 2.4). La France se situe juste au-dessous de la moyenne. Ce taux correspond au rapport du nombre de personnes ayant acquis la nationalité d’un pays au cours d’une année sur le stock de résidents non nationaux dans le même pays au début de l’année.

  • Les voitures autonomes : maîtrise de l’énergie et sécurité routière pour tous

    Les voitures autonomes : maîtrise de l’énergie et sécurité routière pour tous

    Le déploiement des voitures autonomes pourrait réduire le trafic de 90 % et ramener le nombre de morts sur les routes à zéro, mais de sérieux obstacles technologiques subsistent, a déclaré Mark Boris Andrijanic, ministre slovène de la transformation numérique.

    Un large passage de la société à la mobilité électrique, autonome et partagée transformera l’Europe, en réduisant les coûts des ménages et en renforçant la sécurité, selon M. Andrijanic, ancien conseiller politique de la société américaine de covoiturage Uber.

    « Les véhicules autonomes fourniront une mobilité abordable pour tout le monde, redonnant un temps précieux, désengorgeant nos rues et, espérons-le, sauvant des vies », a-t-il déclaré, s’exprimant lors d’une conférence organisée par EURACTIV sur les véhicules à conduite autonome.

    M. Andrijanic a déploré la lenteur du développement technologique en Europe, qui est selon lui à la traîne par rapport aux États-Unis.

    « Si vous regardez les 10 premières entreprises en matière de mobilité autonome, vous ne trouverez qu’une seule entreprise européenne — c’est inacceptable », a-t-il déclaré.

    Le ministre slovène a exhorté les responsables politiques européens et nationaux à copier l’approche américaine en accordant des subventions et des incitations fiscales aux entreprises travaillant sur les technologies autonomes.

    « Nous devons nous assurer que les entreprises européennes sont suffisamment innovantes pour rattraper leur retard », a-t-il déclaré.

    Environ 500 millions d’euros sont réservés à la recherche sur les véhicules autonomes dans le cadre d’Horizon Europe, le programme de financement de la R&D de l’UE.

    Problèmes de sécurité

    Malgré les progrès réalisés en matière d’automatisation, des problèmes de sécurité subsistent dans certains scénarios, ce qui rend peu probable que les conducteurs humains puissent quitter le volant dans les années à venir.

    Il s’agit notamment de la capacité des voitures à interagir dans des situations de circulation complexes et à réagir de manière appropriée à des événements aléatoires, comme un enfant qui se précipite dans la rue.

    Aux États-Unis, des tests de véhicules à conduite autonome ont entraîné des décès, Uber ayant vendu son département de véhicules autonomes après le décès d’un piéton.

    Selon le Dr Maciej Wielgosz, chercheur à l’Universitat Autònoma de Barcelona, les véhicules autonomes nécessitent des environnements de simulation et de formation plus diversifiés pour faire face à l’imprévisibilité du comportement humain.

    « Nous avons tous été enfants, donc nous savons comment les enfants se comportent. Ainsi, lorsque nous conduisons, nous pouvons anticiper comment se comportent les enfants. Mais les véhicules sont privés de ces informations multi-domaines », a expliqué le Dr Wielgosz.

    Ce besoin de données plus variées a été soutenu par Geert van der Linden, expert en transports intelligents auprès de la Commission européenne.

    « Pour les véhicules automatisés, ils ont peut-être beaucoup plus d’yeux, de caméras, de radars que nous, et ils ont peut-être une meilleure vision, mais ils ne sont pas aussi bons pour comprendre ce qu’ils regardent », a-t-il déclaré.

    Pour l’instant, il est nécessaire d’introduire des limites, a déclaré M. van der Linden, notamment en limitant la vitesse et en veillant à ce que les humains puissent prendre le relais dans les situations compliquées.

    À la question de savoir si des infrastructures distinctes rendraient les véhicules autonomes plus viables, M. van der Linden a rejeté cette approche.

    « Si nous devons créer un réseau routier parallèle pour que cela fonctionne, alors cela ne fonctionnera pas, car nous n’avons ni le temps, ni l’espace, ni les ressources pour construire un tel réseau routier parallèle », a-t-il déclaré.

    « Je ne pense pas que nous serons en mesure de séparer les véhicules automatisés du trafic traditionnel, pas entièrement. »

    Un système partagé

    Selon M. van der Linden, l’un des changements de mentalité les plus importants consiste à ne plus penser aux voitures individuellement, mais à les considérer comme faisant partie d’un système. Cela signifie que les voitures doivent être capables d’absorber les informations de leur environnement, mais aussi de communiquer avec les autres véhicules qu’elles rencontrent.

    Pour y parvenir, les infrastructures routières, telles que les feux de circulation et les panneaux de signalisation, doivent être numérisées. Cela fournira aux voitures des ensembles de données beaucoup plus importants, ce qui est crucial pour atteindre une autonomie complète, a expliqué Johannes Springer, le directeur général de la 5G Automotive Association.

    « La prise de décision est une question de connaissance de la situation. Nous devons donc fournir au véhicule autant d’informations que possible », a-t-il ajouté.

    Pertes d’emplois

    Plutôt que des véhicules entièrement sans conducteur partageant la route avec des voitures pilotées manuellement, il est plus probable que l’automatisation soit un processus progressif, a déclaré M. Springer, expliquant que l’automatisation sera probablement limitée à court terme, mais qu’elle se développera au fil du temps.

    « Le véhicule entièrement autonome qui nous conduit partout, à tout endroit où nous voulons aller, c’est vraiment quelque chose qui serait très ambitieux », a-t-il dit.

    « Mais avoir une conduite automatisée dans des domaines limités, par exemple pour le stationnement à l’aéroport, ou pour les transports publics afin de retirer le chauffeur de bus de l’équation des coûts de l’organisation des transports publics, c’est quelque chose qui, je le crois vraiment, se produira dans un délai prévisible. »

    Selon M. Springer, ce type d’automatisation pourrait être disponible d’ici deux à cinq ans.

    La question de l’impact de l’automatisation sur les conducteurs professionnels a été abordée par M. Andrijanic, qui a déclaré que les craintes autour de cette technologie sont « déplacées ».

    « Cette transition sera progressive, ce qui signifie que même les personnes qui conduisent pour gagner leur vie auront largement le temps de s’adapter fondamentalement, de se recycler et de trouver d’autres emplois. »

  • Au second tour, les expatriés choisissent Macron

    Au second tour, les expatriés choisissent Macron

    Quelles sont les intentions de vote des électeurs expatriés pour le second tour de l’élection présidentielle ? Nous avons réalisé une consultation du 20 au 26 mars et vous avez été plus de 5000 à y répondre. Cette fois, nous avons essayé de nous projeter avec vous au second tour. Pas de surprise, Emmanuel Macron arrive toujours en tête.

    Emmanuel Macron / Marine Le Pen

    Emmanuel Macron est en tête chez les expatriés en cas de duel, fort probable, avec Marine Le Pen. Par contre, surprise, le score est très serré. Marine Le Pen, dont le mouvement n’a jamais réussi à réellement émerger chez les expatriés, bénéficie du report de voix de tous ceux qui ont été séduits par le discours d’Eric Zemmour mais aussi tous ceux qui n’ont toujours pas digéré les motifs impérieux obligatoires pour rejoindre le territoire national lors de la pandémie.

    Ce qu’on note, c’est que ce duel provoquera une forte mobilisation, 80% des répondants iront voter dans le cas d’un tel second tour.

    Emmanuel Macron / Jean-Luc Mélenchon

    La gauche a-t-elle trouvé son sauveur ? Pas vraiment, car si le score de Jean-Luc Mélenchon frôle les 20%, il est loin de bénéficier du report des voix EELV, PS, etc. Emmanuel Macron serait donc le choix franc des expatriés. Mais la vraie gagnante d’un tel duel serait l’abstention avec près de 40% des Français établis hors de France qui n’iraient pas voter.

    Emmanuel Macron / Valérie Pécresse

    L’abstention règne sans partage en cas de duel entre le Président de la République et la candidate du parti Les Républicains, Valérie Pécresse. En effet, plus de 40% des participants à notre consultation déclarent ne pas vouloir participer à ce choix. Comme si pour les expatriés, Emmanuel Macron était déjà le candidat de droite, ne laissant pas de place à Valérie Pécresse pour émerger malgré son programme complet et partiellement repris par le candidat de La République en Marche.

    Et pourquoi pas ? Marine Le Pen – Eric Zemmour

    Dans notre consultation, nous nous sommes essayés à un exercice de politique fiction. Et si les Marcheurs, sûrs de la victoire à venir, ne se mobilisaient pas le 10 avril ? Il serait alors possible de voir un duel improbable opposant Marine Le Pen et Eric Zemmour.

    Sans surprise, vu la dynamique du parti Reconquête à l’étranger, c’est Eric Zemmour qui remporterait le maximum de suffrages. L’abstention se maintiendrait.

    L’abstention : ce risque pour la démocratie

    Face à la mobilisation générale des écuries présidentielles, c’est l’indifférence généralisée qui s’impose ! La photographie électorale du moment est contrastée. 48,7 millions d’électeurs sont inscrits sur les listes dont 1,5 millions hors de France. Un record, tant à l’étranger qu’en France avec 4 millions de personnes ayant fait la démarche volontairement, pour pouvoir voter. Mais le feront-ils ? Si rien ne change, l’autre chiffre mirobolant sera le taux d’abstention, estimé autour de 30%. C’est plus qu’en 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen accédait au second tour. C’est plus que le niveau actuel du président-candidat dans les sondages.

    N’oubliez pas que chaque voix compte, alors votez à l’urne ou par procuration.

  • Ukraine-Russie : pourquoi la Chine est-elle déjà la grande victorieuse ?

    Ukraine-Russie : pourquoi la Chine est-elle déjà la grande victorieuse ?

    Longtemps député au Parlement européen, le président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale Jean-Louis Bourlanges (Modem) estimait au début du conflit que l’UE ne devait pas renoncer aux sanctions contre la Russie, et « accepter d’en payer le prix ». Depuis, Jean-Louis Bourlanges alerte sur les conséquences de ces sanctions qui renforcent, in fine, les liens entre la Chine et la Russie, sans oublier l’insécurité qui en découle pour Taiwan.

    « Les Chinois vont en tirer tous les bénéfices et deviendront les grands leaders ! »

    Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française
    L’équipe de présentation du magazine Internationales de TV5MONDE

    Ce week-end, Jean-Louis Bourlanges fut l’invité d’Internationales, l’émission dédiée à la géopolitique de TV5MONDE.

  • Les nouvelles dimensions de la raison d’État 

    Les nouvelles dimensions de la raison d’État 

    La guerre en Ukraine efface-t-elle plus de cent ans d’histoire ? Va-t-elle redéfinir la raison d’Etat en nous ramenant aux temps immémoriaux des traités issus de la Conférence de la paix de Paris de 1919 qui dessinèrent les frontières de l’Europe, frontières à bien des égards encore les nôtres aujourd’hui ? La victoire des alliés en 1918 se traduisit alors par la reconnaissance du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes avec l’émergence de sept nouveaux États souverains. Deux de ces États ont depuis disparu : la Tchécoslovaquie qui s’est scindée en deux, dans la paix, grâce à Vaclav Havel, et la Yougoslavie qui a explosé au prix de guerres sanglantes. La chute de l’URSS en 1991 a donné lieu à une renaissance du fait national avec l’apparition de 25 nouveaux États.

    Un conflit de civilisation et un conflit économique 

    Le principe de l’intangibilité des frontières issues de la Seconde Guerre mondiale avait été alors posé et respecté tant par l’Allemagne que par la Russie. L’invasion russe en Ukraine remet en cause ce principe tout en s’inscrivant dans la politique traditionnelle de refus de l’encerclement et de protection des populations russophones. Elle est tout à la fois un conflit de civilisation entre les régimes démocratiques et les régimes autoritaires, et un conflit économique pour l’accès aux énergies et aux matières premières. 

    La Russie qui possède le plus grand territoire de la planète, entre Asie et Europe, a toujours souhaité peser sur le cours de l’Histoire. Si ce pays a connu de nombreux déboires militaires, il peut s’enorgueillir d’avoir résisté à de nombreux envahisseurs comme Napoléon ou Hitler. Si son immensité et ses richesses naturelles lui ont permis de maintenir son indépendance, elles n’ont jamais jeté les bases d’un véritable essor économique. Des Tsars à Vladimir Poutine, la puissance économique russe a toujours été un mirage à l’image des villages de Potemkine. 

    Carte évolution territoriale de la Russie ©LesjeunesaveclaRussie

    La soumission de l’Ukraine à l’ordre russe devait sans nul doute revivifier une économie anémiée et déjà ostracisée par l’Ouest depuis l’annexion de la Crimée. Les dirigeants russes ont, par ailleurs, sans doute considéré que les responsables occidentaux ne pouvaient pas se permettre une crise économique deux ans après le début de l’épidémie de covid-19 et parié qu’ils seraient enclins à fermer les yeux ou du moins à réagir avec modération. La hausse du cours de l’énergie qui a commencé au milieu de l’année 2021 était-elle censée dissuader une montée aux extrêmes en matière de sanctions ?

    La transition énergétique rebat les cartes économiques et géopolitiques.  

    Cette attaque intervient en début de transition énergétique entraînant la substitution progressive des énergies renouvelables aux énergies fossiles. Cette substitution rebat les cartes économiques et géopolitiques. Depuis le XXe siècle, le monde tourne autour du pétrole dont l’accès conditionne les victoires tant militaires qu’économiques. La vente du gaz et du pétrole représente plus de 30 % du PIB russe et assure plus de 50 % des recettes publiques. Même si la Russie détient d’importantes réserves de métaux indispensables pour les énergies renouvelables, sa position de force actuelle pourrait être à terme battue en brèche. 

    La volonté d’exploiter son avantage comparatif pourrait aboutir à accélérer la transition et la décarbonation des sources d’énergie. Sur ce sujet, un doute existe, certains estimant que les Occidentaux pourraient recourir au charbon pour compenser le manque de pétrole et de gaz. Après la chute de l’URSS, la Russie n’a rejoint le concert des nations occidentales que de manière éphémère en intégrant le G7 devenu G8 entre 1998 et 2014. En raison de son histoire et de son poids militaire, ce pays a toujours inspiré de multiples peurs.

    La diplomatie est désormais soumise au pouvoir des moyens de communication moderne 

    Avec un régime politique tout aussi voire plus autoritaire, la Chine n’inspire pas les mêmes craintes. L’éloignement, la taille de son économie, l’absence de confrontations militaires directes lors de ces cent cinquante dernières années expliquent sans nul doute cette relative mansuétude. Le regard des Occidentaux est néanmoins en train de changer à son encontre. Les opinions sont de plus en plus sensibles aux questions des droits humains et imposent des politiques éthiques au gouvernement. Avec l’accès généralisé à l’information, la diplomatie qui auparavant relevait du bon vouloir du Prince est désormais soumise au pouvoir des moyens de communication moderne. Ce changement de dimension des relations internationales n’est pas sans conséquences sur le concept de la raison d’État. 

  • L’Europe va encadrer les géants du numérique dès 2023

    L’Europe va encadrer les géants du numérique dès 2023

    Le nouveau règlement de l’UE visant les géants du numérique sera pleinement applicable en 2023, suite à un accord conclu entre les colégislateurs de l’UE jeudi (24 mars).

    Le Conseil européen, le Parlement et la Commission ont aplani leurs divergences sur la loi sur les marchés numériques (DMA), une proposition visant une poignée de plateformes considérées comme ayant une position dominante sur le marché au point de jouer un rôle de contrôleur d’accès (« gatekeeper »), représentant un filtre entre les autres entreprises et les internautes.

    Négociateurs français pour le DMA ©euractiv

    Par le passé, les autorités de la concurrence ont eu du mal à suivre le rythme rapide de la concurrence en ligne. Le DMA repose donc sur une approche totalement différente. Le texte comprend une liste de choses à faire et à ne pas faire qui devraient s’appliquer par anticipation et renvoie la charge de la preuve aux géants de la technologie.

    « Les avocats spécialisés dans la concurrence ont essayé de traiter les questions de contrôle d’accès dans le passé. Mais les affaires de concurrence peuvent prendre des années et, dans l’intervalle, les PME et les innovateurs sont lésés. Nous avions besoin d’une réponse innovante. Et nous avons réussi, contre toute attente et malgré tout le lobbying », a déclaré Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur.

    Qui sont les contrôleurs d’accès ?

    Plusieurs responsables européens ont soulevé la question « géopolitique » au cours des négociations, en soulignant que les entreprises désignées comme « contrôleurs d’accès » sont pour la plupart américaines, notamment Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (GAFAM).

    En revanche, le négociateur principal du Parlement, Andreas Schwab, a insisté pour que le champ d’application soit plus restreint afin de concentrer les ressources sur les véritables « fauteurs de troubles ».

    M. Schwab a réussi à faire passer le seuil quantitatif permettant de désigner un gardien à 7,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et à 75 milliards d’euros de capitalisation boursière, rendant ainsi plus lointaine la possibilité que des entreprises européennes telles que Booking et Zalando tombent un jour dans le champ d’application.

    La liste initiale des services numériques comprenait les services d’intermédiation, la publicité en ligne, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, les plateformes de partage de vidéos, les services de messagerie et les systèmes d’exploitation. Sur demande des députés européens, les navigateurs web et les assistants virtuels ont aussi été ajoutés.

    Ce qui va changer avec le DMA

    Les contrôleurs d’accès devront se conformer à des obligations visant à rendre le marché plus équitable, à élargir le choix des consommateurs et à donner aux entreprises la possibilité de contourner les plateformes pour atteindre leurs clients.

    Les géants de la technologie seront empêchés de pratiquer le « bundling », c’est-à-dire de regrouper des services en un seul paquet. En outre, il sera interdit aux contrôleurs d’accès de combiner les données de différents services, par exemple Facebook et Instagram, à moins d’obtenir le consentement explicite de l’utilisateur.

    Les législateurs ont obtenu l’interopérabilité des services de messagerie, ce qui signifie que les utilisateurs pourront envoyer des messages, des images et des vidéos chiffrés et passer des appels à partir d’applications comme WhatsApp vers des services comme Signal et Telegram. Les conversations de groupe ont également été incluses, mais dans ce cas, il faudra jusqu’à trois ans pour garantir le cryptage.

    Les députés ont également réussi à introduire des dispositions sur les paramètres par défaut. Lors de l’achat d’un nouvel appareil, comme un smartphone, un « écran à choix multiples » apparaîtra pour offrir aux consommateurs la possibilité de choisir le type d’assistant virtuel et de navigateur web qu’ils souhaitent, au lieu de les avoir par défaut. Les utilisateurs auront également la possibilité de supprimer les applications préinstallées.

    Il sera interdit aux contrôleurs d’accès de favoriser leurs services, de forcer les entreprises à les utiliser ou de les empêcher d’utiliser d’autres canaux offrant des conditions plus intéressantes. Ils devront également assurer gratuitement l’interopérabilité avec leurs équipements et logiciels.

    Les utilisateurs pourront demander à déplacer gratuitement les données qu’ils ont contribué à générer ou demander à un tiers de le faire pour eux.

    De même, les entreprises pourront accéder à leurs données et à celles de leurs clients en temps réel et sans frais supplémentaires. En ce qui concerne les données personnelles, les entreprises devront obtenir le consentement de l’utilisateur, comme l’exigent les règles européennes en matière de protection de la vie privée, et les contrôleurs d’accès devront faciliter ce processus.

    Les réseaux sociaux, les app stores et les moteurs de recherche, en particulier, devront appliquer des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires aux autres entreprises. En outre, les systèmes d’exploitation devront autoriser les app stores alternatifs, même s’ils pourront mettre en place des exigences en matière de cybersécurité.

    Les négociateurs ont convenu de déplacer l’interdiction de la publicité ciblant les mineurs vers la proposition sœur du DMA, la loi sur les services numériques (DSA). L’accord politique doit être attesté par une déclaration politique vendredi matin, a déclaré à EURACTIV un fonctionnaire européen familier de la question.

    Les annonceurs pourront accéder à toutes les données liées à leurs publicités en temps réel et gratuitement afin de s’assurer qu’ils obtiennent le meilleur rapport qualité-prix.

    La mise en application est essentielle

    Comme le DMA commencera à s’appliquer au début de 2023, une période de transition suivra pour désigner les contrôleurs d’accès et définir comment leur appliquer au mieux les nouvelles règles.

    « Il faut maintenant passer de la théorie à la pratique. Et pour voir si cela fonctionne, nous devons constamment nous rappeler les deux principaux objectifs du DMA : la contestabilité et l’équité », a déclaré à EURACTIV Tommaso Valletti, ancien économiste en chef de la concurrence à la Commission européenne.

    Alors que la Commission pourrait imputer les revers passés dans le domaine de la concurrence à l’inadéquation du cadre réglementaire, une fois que le DMA sera en place, elle sera soumise à une énorme pression pour répondre aux fortes attentes.

    Dans sa proposition initiale, l’exécutif européen prévoyait que jusqu’à 80 personnes travailleraient à l’application du DMA d’ici à 2025. Dans une lettre datant de février, l’eurodéputé M. Schwab a demandé qu’au moins 220 personnes soient affectées à la force opérationnelle chargée du DMA.

  • Le programme d’Emmanuel Macron pour les expatriés

    Le programme d’Emmanuel Macron pour les expatriés

    Nous recevons dans ce podcast dédié au programme d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle des 10 et 24 avril 2022, Samantha Cazebonne, ancienne députée des Français de la Péninsule ibérique et actuelle sénatrice, mais surtout en charge du programme du Président de la république pour les expatriés. Ce week-end le Président a publié une vidéo à destination des Français de l’étranger, que vous pouvez d’ailleurs retrouver sur notre site, nous allons la décortiquer avec celle qui anime la campagne pour Emmanuel Macron hors de France.

    Samantha Cazebonne

    Une communauté ou un outil de la politique étrangère ?

    Dans la vidéo de ce week-end, le Président commence son message en rappelant les avancées qu’il considère avoir menées avec succès en France et en Europe. Il revient aussi longuement sur les actions de son gouvernement au niveau international, il remercie d’ailleurs les Français de l’Etranger pour l’avoir aidé dans ces missions. S’il est vrai qu’une poignée d’expatriés sont des acteurs majeurs de leur pays de résidence, la grande majorité des 1,5 millions d’électeurs hors de France, sont des Français comme tout un chacun, qui ont quitté le pays soit pour suivre leur amour, soit par curiosité, mais souvent car ils ne trouvaient pas d’emploi en France ou les conditions optimums pour créer des technologies ou des richesses. Avec Samantha Cazebonne, on revient sur les attentes des Français établis hors de France, marqués par la pandémie et les crises qui ont ponctué ce mandat.

    La résidence de repli ?

    Le député Modem Frédéric Petit ou le sénateur LR Ronand Le Gleut avaient proposé la création d’une « résidence principale délocalisée ». L’idée est de proposer aux Français de conserver une résidence en France qui leur permettrait d’accéder à de nombreuses dispositions dont certaines fiscales. La sénatrice Samantha Cazebonne nous détaille ce projet.

    L’accès au service public

    Le Président de la République évoque dans sa vidéo l’accès aux services publics. Sujet ô combien sensible après la difficile période liée à la pandémie. Il revient sur la création de France Consulaire, dont le déploiement commence à peine, pour nous annoncer France Service public des Français de l’étranger. Que pourra-t-on faire avec cette nouvelle plateforme, qui sera accessible, elle, 7/7 et 24/24 à la différence de France consulaire actuellement en test ? Samantha Cazebonne nous répond dans le podcast.

    L’Education à l’étranger

    En fin de vidéo, Emmanuel Macron partage avec nous sa vision du réseau éducatif à l’étranger. Ils sont nombreux à ne pas avoir la même vision en tout cas chez les syndicats de professeurs ou certaines associations de parents d’élèves. Le Président de la République évoque de nouveaux moyens et un nouveau fonctionnement. Qu’en est-il ? La loi qu’a portée Samantha Cazebonne et dont l’application est déjà contestée était-t-elle la première pierre de ce chantier ? Les équipes de LRME prévoient-elles de renforcer le poids des parents d’élèves face à l’administration ? Comment donner plus de moyens aux établissements sans augmenter les coûts ? Samantha Cazebonne, ancienne proviseur en Espagne et au Maroc, nous répond dans le podcast.

    Le Président de la République fait aussi des annonces concrètes comme le Passe pour la langue française. On devine derrière cette expression un accroissement du soutien aux programmes FLAM mais aussi d’autres initiatives qui seront soutenues par ce fameux Passe. Ce dispositif sera renforcé aussi par l’extension du Passe culture bien connu des jeunes Français en métropole.

    Le Service National Universel

    Samantha Cazebonne dévoile les intentions d’Emmanuel Macron pour que tous les jeunes expatriés puissent, s’ils le désirent, réaliser leur Service National Universel. On retiendra surtout l’annonce de la prise en charge du billet d’avion pour rejoindre la France et ainsi réaliser son SNU.

    Les associations

    Emmanuel Macron conclut son programme pour les expatriés avec les associations… Après la passe d’armes à l’AFE de la semaine dernière entre élus consulaires et administration, il faudrait repenser le mode d’attribution. C’est l’engagement du parti présidentiel ! Pour cela le poids des élus locaux devrait être renforcé dans la prise de décision d’attribuer une subvention à une association de Français établis dans un autre pays.

    Dans le podcast disponible, ci-dessous, on évoque aussi le vote en ligne et de nombreuses autres problématiques. Bonne écoute à tous !

    Regardez le message du Président de la République

    Ecoutez le podcast avec Samantha Cazebonne

    A retrouver sur toutes vos plateformes préférées

    Podcast liste

  • Une famille française d’expatriés se suicide en Suisse

    Une famille française d’expatriés se suicide en Suisse

    Une famille française d’expatriés qui résidait en Suisse depuis 7 ans dans le très chic quartier chic de Montreux s’est jetée dans le vide du 7ème étage de leur immeuble, ce jeudi 24 mars 2022. Selon la police, alors que des gendarmes venaient de frapper à la porte, les 5 membres de la famille ont fait le choix de sauter ! Un drame qui a fait quatre morts.

    Une famille repliée sur elle-même

    Selon la Tribune de Genève, la mère, dentiste, avait exercé dans le nord-ouest de Paris. Sa sœur, aussi présente lors des faits, était ophtalmologue, formée à Paris et à Nancy, et une ancienne cheffe de clinique universitaire aux Hôpitaux universitaires de Genève. Selon des témoignages recueillis par le journal, le père travaillait à la maison, « visiblement dans le commerce ».

    Interrogé par l’AFP, le porte-parole de la police a indiqué que la famille était « établie en Suisse depuis un certain temps »« On sait qu’on a affaire à une famille qui était plutôt renfermée, qui avait peu de contacts avec l’extérieur mais on ne peut pas en dire plus en l’état » a t-il ajouté. 

    Tellement peu de contacts avec le monde que les enfants n’étaient pas scolarisés. Logiquement, la non scolarisation des enfants a entrainé des procédures de contrôle dont une a conduit à l’émission d’un mandat d’amener à l’encontre du père.

    Un mandat d’amener contre le père

    Selon les premières investigations, deux gendarmes se sont rendus dans l’appartement de cette famille française « pour exécuter un mandat d’amener délivré par la préfecture en lien avec la scolarisation à domicile d’un enfant« , a indiqué la police cantonale vaudoise dans un communiqué.  

    Après s’être annoncés, les gendarmes n’ont alors plus entendu de bruit dans l’appartement. Ne pouvant entrer en contact avec les éventuels occupants, ils ont quitté les lieux, mais dans l’intervalle, un témoin a appelé la police pour signaler que des personnes étaient tombées depuis le balcon d’un appartement.  

    Un adolescent comme seul survivant !

    Les corps ont été retrouvés vers 07h00 (05H00GMT) au pied de l’immeuble, situé à environ 20 mètres du célèbre Casino Barrière de Montreux et du Restaurant Le Fouquet’s.  Le père, son épouse de 41 ans, la sœur jumelle de celle-ci et la fille du couple, âgée de 8 ans, sont les quatre personnes décédées. Le fils, âgé de 15 ans, est hospitalisé dans un état grave.

    Police officers talk near the scene, after five people appeared to have jumped from an apartment in Montreux, Switzerland, March 24, 2022. REUTERS/Denis Balibouse

    Une enquête a été ouverte par le procureur de service, qui a confié les investigations aux enquêteurs de la police de sûreté, afin de déterminer les circonstances exactes et les raisons de ce drame. La présence d’une autre personne dans l’appartement au moment des faits a pu être exclue en l’état de l’enquête. « Les faits se sont déroulés en huis clos. Les personnes étaient dans l’appartement dans lesquels les faits se sont passés et puis sont tombées du balcon. Est-ce qu’il s’agit d’une chute ou d’autres circonstances, ça c’est l’enquête qui devra le déterminer pour autant que l’on puisse le faire« , a souligné le porte-parole de la police cantonale vaudoise à la radio. « Il y a toute une enquête de voisinage qui va être faite, d’environnement pour essayer de comprendre comment vivait cette famille, dans quelles circonstances », a-t-il dit.