Radio en direct
Choisissez une station puis lancez la lecture

Blog

  • Le handicap et les expatriés : le refuge est en Belgique

    Le handicap et les expatriés : le refuge est en Belgique

    Isabelle Resplendino, présidente de l’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique, dresse le bilan pour nos compatriotes au plat pays, et de la politique d’Emmanuel Macron à leur égard. 

    L’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique (AFrESHEB) vise à “informer et défendre les intérêts” de nos concitoyens installés dans le Royaume et à la frontière.

    La Belgique terre d’accueil 

    Nous décomptons quelques 10 000 familles concernées par les problèmes de handicap en Belgique. En majorité, il s’agit de personnes présentant des pathologies lourdes telles qu’un autisme sévère, un polyhandicap ou encore de profondes déficiences intellectuelles. Les familles s’installent en Belgique pour sa politique dédiée aux personnes concernées. Effectivement, entre les établissements conventionnés pour les adultes et les infrastructures alliant soins et enseignement pour les enfants, la Belgique apparaît comme une terre d’accueil. 

    Un problème structurel en France

    D’après la présidente, le départ des familles pour la Belgique est également corrélé au problème structurel observé en France. Non seulement un manque de places dans les structures est à déplorer, mais aussi son approche pour traiter et gérer les déficiences. A contrario, aux yeux d’Isabelle Resplendino, les Belges privilégient une vision éducative grâce à leur pragmatisme. 

    “En France, on a tendance à médicaliser le handicap et à plus voir la déficience de la personne que ses capacités.”

    Isabelle Resplendino, présidente de l’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique
    Isabelle Resplendino, présidente de l’Association des Français en situation de handicap en Belgique

    L’arrêt de la prise en charge en Belgique 

    Le président Emmanuel Macron a fait du handicap l’une des grandes causes de son quinquennat. Seulement, face au fort taux d’exil des Français vers le pays voisin, son gouvernement a annoncé un moratoire visant à stopper l’exode. De cette manière, de nombreux citoyens ont été confrontés à un double problème : l’impossibilité de partir se faire prendre en charge à l’étranger et ne pas pouvoir le faire en France par manque de places et de moyens donnés par le gouvernement. 

    Si l’inclusion a été un des objectifs de campagne d’Emmanuel Macron, et que plusieurs politiques ont été mises en place sous son mandat, un manque de moyens est à constater. De plus, Isabelle Resplendino estime que la politique inclusive du gouvernement ne correspond pas aux personnes présentant des handicaps lourds. Ainsi, partir de France devient une nécessité. 

    “Avant nous étions dans le bricolage, on s’est retrouvé dans le saupoudrage.” 

    Isabelle Resplendino

    Les craintes vis-à-vis du prochain mandat présidentiel

    L’Association pour les Français en situation de handicap en Belgique a envoyé un questionnaire aux candidats déclarés à la présidentielle, afin de connaître et relayer leur programme sur le handicap. S’ils sont peu nombreux à y avoir répondu, les adhérents du groupe craignent que les questions liées au handicap soient oubliées de la campagne. 

    Le déploiement des aides scolaires avec la loi Cazebonne 

    Isabelle Resplendino confie que la loi favorisant l’accès aux accompagnants scolaires, portée par la sénatrice Samantha Cazebonne, a considérablement amélioré le quotidien des enfants handicapés. Effectivement, avant l’adoption du texte, les élèves non-boursiers ne pouvaient prétendre à une prise en charge des AESH par l’État, contrairement à aujourd’hui. 

    Cependant, des problèmes persistent. Les parents ont la responsabilité de trouver l’accompagnant scolaire et rédiger son contrat de travail. De plus, la présidente remarque un manque de sensibilisation auprès des lycées français. Lorsqu’elle réalise des interventions sur le terrain, elle constate que de nombreux enfants et professeurs méconnaissent la réalité des enfants handicapés. 

    Par conséquent, elle aimerait que la France s’inspire davantage de la politique de son voisin belge et tende à faire collaborer le médico-social et l’éducation. De plus, elle milite pour la liberté des familles à se rendre en Belgique si elles le souhaitent. Enfin, la simplification des démarches administratives serait bienvenue.

    Écoutez le podcast avec Isabelle Resplendino

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes favorites

    Podcast liste
  • 10 lieux à ne pas manquer cet été en France avec Skiptax

    10 lieux à ne pas manquer cet été en France avec Skiptax

    La crise sanitaire est à peine derrière nous, celle d’Ukraine semble vouloir prendre le relais, mais cela n’empêche pas les Français de l’Etranger de se projeter et de réfléchir aux prochains séjours qu’ils vont pouvoir de nouveau effectuer dès cet été en France. Après une année 2021 encore compliquée due aux restrictions de voyages et fermetures de frontières de certains pays, c’est l’émergence du phénomène de « revenge travel » (la revanche par le voyage) qui semble s’imposer.

    Flambée des prix ?

    Autre point noir qui plane au dessus des vacances, la flambée des prix ! Après avoir déjà atteint 3,6 % en février, l’inflation pourrait dépasser les 4 % sur un an en mars. En cause, selon l’Insee : l’accélération de la flambée des prix de l’énergie avec la guerre en Ukraine. Au deuxième trimestre, l’inflation pourrait encore grimper autour de 4,5 %. Une hausse des prix que la France n’avait pas connue depuis les années 70.

    L’évolution de la situation en Ukraine sera aussi cruciale pour le taux de change EUR/USD. Une résolution du conflit permettrait la levée des sanctions contre la Russie, ce qui atténuerait les pressions inflationnistes et soutiendrait l’économie de la zone euro. Dans le cas contraire, une poursuite du conflit augmenterait les chances d’une contraction de l’économie européenne et donc d’une normalisation plus lente de la politique de la BCE.

    On le voit, les vacances en France risquent de coûter plus cher. Mais c’est là que notre partenaire Skiptax peut venir au secours de votre portefeuille !

    La détaxe, le « privilège » des expatriés

    La détaxe est un avantage fiscal existant dans tous les espaces douaniers (Etat ou communauté d’Etats) qui vous permet, en tant que résident en dehors de l’UE, d’obtenir le remboursement de la TVA sur les achats que vous effectuez au sein de l’Union (dont la France et Monaco) et que vous rapportez ensuite avec vous dans votre pays de résidence.

    Auparavant peu connue, longue et complexe, la détaxe en France se démocratise grâce à des applications innovantes comme Skiptax et à des réglementations plus souples de la part du gouvernement.

    Auparavant fixé à 175,01€ TTC, le montant minimum à dépenser pour pouvoir demander le remboursement de la TVA sur vos achats en France est désormais de 100,01€ TTC, depuis le 1er janvier 2021. Plus exactement, c’est le montant minimum requis pour pouvoir vous éditer un bordereau de détaxe sur ces achats, document officiel sans lequel vous ne pourrez récupérer votre TVA.

    Avec les opérateurs de détaxe classiques, ce seuil (100,01€ TTC) s’applique par magasin et par jour, puisque votre bordereau de détaxe est créé directement par le commerçant au moment de l’achat.

    Avec Skiptax, votre bordereau de détaxe est édité par Skiptax, et non par le commerçant,  un peu avant votre départ de l’UE, en cumulant les achats que vous avez effectués tout au long de votre séjour en France. De ce fait, vous n’êtes plus soumis à un minimum d’achat par magasin et par jour. Il suffit simplement que la somme de tous vos achats soit supérieure à 100,01€.

    C’est donc potentiellement 20% d’économies sur la plupart des achats qui vont vous suivre lors de votre retour. Que ce soit pour vous ou pour vos proches ! Et grâce à vos économies, vous allez pouvoir encore plus profiter de vos vacances et découvrir de nouveaux spots !

    Des lieux à (re) découvrir !

    L’Occitanie, la Bretagne, les Alpes ou encore la Provence : la France vous offrira des paysages enchanteurs et variés. Vous pourrez ainsi redécouvrir les régions françaises, tester la gastronomie locale. Vous profiterez des belles plages, forêts, lacs et parcs régionaux que compte notre beau pays.

    La Côte d’Azur

    Pour vos vacances d’été 2022 partez découvrir les plus belles plages de la Côte d’Azur. En effet, prenez la direction du Sud. Ici le soleil est garanti tout l’été. Vous pourrez ainsi profiter de la grande diversité des plages de la Côte d’Azur : criques, sable fin, galets, eau turquoise, etc. Cette région française plaira à toute la famille et vous pourrez y associer « détente », « découverte » et « nature ». Si vous cherchez où poser votre serviette sur une plage sublime, vous irez du côté de Villefranche-sur-Mer à quelques kilomètres de Nice. Sur place, vous pourrez vous essayer à diverses activités nautiques comme le paddle ou encore le snorkeling.

    Par ailleurs, la Côte d’Azur est également caractérisée par la présence de magnifiques villages perchés. Ainsi, si vous décidez de passer vos vacances d’été en France vous ne manquerez pas les villages de Peillon, Eze, Saorge, Gourdon, Tourrettes-sur-Loup ou encore Sainte-Agnès. Le dépaysement sera garanti.

    L’Auvergne

    Les volcans d’Auvergne, très anciens et majestueux, constituent un admirable site naturel et unique en France et sont source d’un véritable enchantement pour tous les visiteurs.

    En plus d’un vrai ravissement pour vos yeux, le site des volcans d’Auvergne, dont font partie le Sancy, les Monts du Cantal et la Chaîne des Puys, recèle de nombreux trésors à découvrir : une faune et une flore remarquables, mais aussi un savoir-faire et une culture uniques.

    La Bretagne

    Si vous recherchez un endroit agréable pour passer vos vacances d’été 2022 en France, la Bretagne sera une très bonne option. Cette région aux multiples facettes vous invite à découvrir ses belles plages, ses paysages à couper le souffle, son patrimoine architectural et sa gastronomie qui ne laisse personne indifférent. Elle vous comblera de tous ses atouts touristiques. N’hésitez donc plus ! C’est l’occasion de profiter du farniente pour vous ressourcer.

    Annecy

    La ville d’Annecy, chef-lieu du département de Haute-Savoie est un véritable bijou de la région Auvergne – Rhône-Alpes. Réputée pour son lac au pied des montagnes, la cité française offre de sublimes panoramas et un cadre de vie agréable aux visiteurs.

    Nichée au cœur des montagnes, Annecy est une destination de choix où partir cet été en France. Ses montagnes, ses eaux bleues favorisent les randonnées exceptionnelles. Aussi, sa gastronomie fait d’elle une région atypique. Ce n’est pas pour rien qu’Annecy figure parmi les plus belles villes de France. Découvrez les meilleures activités à faire à Annecy.

    La Normandie

    La Normandie vous accueille au sein d’un paysage préservé et diversifié. Vous y trouverez des forêts, des prairies champêtres et des bocages. C’est la destination parfaite si vous êtes à la recherche de découverte et dépaysement. Les campagnes verdoyantes et les falaises majestueuses font partie du décor, tout comme la baie du Mont-Saint-Michel.

    La Normandie est également une destination qui possède un patrimoine architectural riche, culturel et une excellente gastronomie. Sur place, vous prendrez le temps de découvrir les différentes saveurs des fruits de mer, le cidre ou encore les fromages du Pays d’Auge. Les spécialités du terroir feront chavirer vos papilles.

    La Provence

    La Provence incarne la douceur de vivre : cigales, champs de lavande, criques à l’eau translucide… Peu étonnant que ce soit l’une des régions les plus visitées de France. Sur place vous pourrez emprunter divers chemins de traverse pour un voyage avec la Méditerranée à l’horizon. Entre baignades, randonnées, et paysages typiques vous serez comblé par cette région du sud de la France.

    Les Gorges du Verdon

    En partant dans les Gorges du Verdon, vous entrerez dans le plus grand canyon d’Europe. Sur place, vous serez conquis par la beauté de ses canyons et ses lacs. Que vous souhaitiez découvrir cette région en rafting, en canoé, en pédalo ou même en voiture pour admirer ses belvédères vertigineux, la visite du Verdon vous laissera des souvenirs de vacances mémorables.

    Par ailleurs vous pourrez également découvrir l’eau turquoise des Gorges du Verdon en empruntant un kayak à Moustier-Sainte-Marie.

    Les Vosges

    Vous cherchez une destination où vous ressourcer en France cet été 2022 ? Alors partez découvrir le Massif des Vosges. Situées dans l’Est de la France, les Vosges vous offriront nature et paysages à couper le souffle. Sur place, vous enfilerez vos chaussures de randonnée et partirez découvrir forêts, lacs et de nombreux paysages enchanteurs. De plus, vous serez également séduit par l’accueil des locaux et leur générosité.

    Le Massif des Vosges vous propose une panoplie d’activités pour un séjour riche en émotions et des sensations fortes : vol libre, escalade, équitation, parcours aventure, plongée dans ses nombreux lacs, golfs…

    L’Alsace

    En Alsace, villes et villages concurrencent de beauté et d’élégance. Dans cette région française, vous allez découvrir des maisons à colombages, fenêtres fleuries, façades colorées, petits marchés… Une chose est sûre, vous serez séduit par ce décor typique.

    Les villages typiques du vignoble « Terre et Vin au Pays de Colmar » sont entre autres : Riquewihr, Eguisheim, Ribeauvillé, Kaysersberg, Rouffach, Ammerschwihr, Bergheim, Niedermorschwihr.

    La Gironde

    La Gironde est marquée par la présence du Bassin d’Arcachon, un monde fascinant aux multiples paysages : plages de sable fin, forêt de pins, ports ostréicoles, presqu’île renommée… Dans ce cadre enchanteur, ses 10 villes et villages : Arcachon, La Teste de Buch, Gujan-Mestras, Le Teich, Biganos, Audenge, Lanton, Andernos-les-Bains, Arès et Lège-Cap Ferret, vous accueillent à moins d’une heure de Bordeaux.

    La Gironde est également caractérisée par la fameuse dune du Pilat, qui se trouve être la dune la plus haute d’Europe. Elle se situe au sud d’Arcachon.

  • LEAK : l’UE va imposer des réserves de gaz remplies à 90 % pour l’hiver prochain

    LEAK : l’UE va imposer des réserves de gaz remplies à 90 % pour l’hiver prochain

    La Commission européenne présentera mercredi 23 mars des propositions obligeant les pays de l’UE à remplir leurs réserves de gaz à au moins 90 % avant la prochaine saison hivernale et introduisant un nouveau système de certification pour empêcher la manipulation du gaz stocké par des opérateurs étrangers.

    Le projet sera présenté avant un sommet européen de deux jours cette semaine (les 24 et 25 mars), au cours duquel les dirigeants de l’UE débattront de la sécurité énergétique dans un contexte de tensions en matière d’approvisionnement en gaz en raison de la guerre menée par la Russie en Ukraine.

    Sécuriser l’approvisionnement

    « La situation géopolitique actuelle nécessite des mesures supplémentaires à court terme pour faire face aux déséquilibres du marché de l’énergie et pour sécuriser les approvisionnements dans les années à venir », indique le projet de règlement sur la sécurité d’approvisionnement (règlement SoS), qui a été modifié pour la dernière fois en 2017.

    « Le taux de remplissage proposé de 90 % est un niveau nécessaire et approprié pour garantir la sécurité d’approvisionnement pendant l’hiver en cas de graves perturbations de l’approvisionnement », indique le projet de règlement.

    Les prix du gaz sur les marchés européens ont fortement augmenté depuis l’automne, sous l’effet d’un resserrement de l’offre de gaz par gazoduc en provenance de Russie, et de niveaux de stockage insuffisants pendant les mois d’été, inférieurs de 10 % à ceux des autres années, a indiqué la Commission.

    Le stockage fournit 25 à 30 % du gaz consommé en hiver et constitue un tampon en cas de rupture d’approvisionnement, note la Commission.

    « Les ruptures d’approvisionnement en gaz par gazoduc pouvant survenir à tout moment, des mesures introduisant une politique d’assurance relative au niveau de remplissage des installations de stockage de l’UE sont mises en place. Un stockage de gaz suffisamment rempli contribue à un approvisionnement en gaz plus sûr pour l’hiver 2022/2023 », indique-t-elle.

    La révision du règlement vise également à trouver des solutions pour les pays de l’UE qui ne disposent pas d’installations de stockage de gaz.

    Selon la proposition, « les États membres dépourvus d’installations de stockage veillent à ce que les acteurs du marché intérieur aient conclu des accords avec les opérateurs de stockage des États membres disposant d’installations de stockage », afin de leur garantir l’accès à une capacité de transport transfrontalier équivalente à 15 % de la consommation annuelle de gaz du pays.

    Certification des opérateurs de systèmes de stockage

    En outre, la Commission européenne propose d’introduire un système de certification pour les stockeurs de gaz, qui exclut toute personne ou entité susceptible de mettre en péril la sécurité énergétique de l’UE.

    Selon cette nouvelle règle proposée, les régulateurs nationaux « sont tenus de refuser la certification s’il est démontré qu’une personne qui, directement ou indirectement, contrôle ou exerce un quelconque droit sur le gestionnaire de système de stockage… peut mettre en péril la sécurité de l’approvisionnement énergétique ou les intérêts essentiels de sécurité d’un État membre ou de l’Union. »

    Le monopole d’État russe Gazprom exploite des installations de stockage de gaz en Allemagne, aux Pays-Bas et dans d’autres pays de l’UE. La société est soupçonnée d’avoir délibérément maintenu son stockage à un faible niveau pendant l’été qui a précédé l’invasion de l’Ukraine.

    En octobre, la Commission européenne a commencé à examiner les allégations selon lesquelles la Russie utilise sa position de premier fournisseur de gaz en Europe pour faire grimper le prix du gaz.

    « Il y a de plus en plus de preuves que le Kremlin continue d’utiliser l’approvisionnement en gaz comme levier politique », a déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, dans des commentaires faits début février, avant l’invasion russe.

    Télécharger la proposition complète de la commission européenne (texte en anglais)

  • Hong Kong : plus forte que la Covid ?

    Hong Kong : plus forte que la Covid ?

    65 000 expatriés auraient quitté Hong Kong en février, 43 000 lors de la 1ère quinzaine de mars. Certains journaux occidentaux affirment que « Hong Kong se meurt » à cause de la pandémie. Le constat, s’il reste préoccupant, est très loin d’être désespéré.

    Abandonner la stratégie du zéro Covid

    Les scientifiques hongkongais de haut niveau ont exhorté mardi les autorités du territoire à abandonner la stratégie chinoise du « zéro Covid » avant une nouvelle vague épidémique afin que le centre financier ne devienne pas un « port fermé à jamais« .

    Lundi, la cheffe de l’exécutif Carrie Lam a annoncé un assouplissement des restrictions à partir du 1er avril – concernant principalement les vols internationaux et la durée de quarantaine à l’arrivée sur le territoire – mais s’est refusée à donner une feuille de route pour sortir de la crise.

    Une maladie endémique ?

    Pour M. Leung, la Covid devrait être considérée comme une maladie endémique et c’est « la voie la plus sûre car nous ne savons pas si le prochain  variant sera plus faible ou plus fort que ceux que nous avons connus« . 

    Une telle approche reviendrait à s’écarter de la stratégie chinoise. Mais le président Xi Jinping a refusé la semaine dernière un assouplissement du « Zéro Covid » au moment où son pays fait face à sa pire flambée épidémique depuis 2020, préférant confiner des dizaines de millions d’habitants.

    L’équipe de M. Leung estime que quelque 4,4 millions d’habitants de Hong Kong, ville parmi les plus densément peuplées du monde, soit 60% de la population, ont été contaminés depuis le début en janvier d’une cinquième vague locale liée au variant Omicron.

    Les chiffres officiels font état de plus d’un million de cas et de près de 6 100 décès depuis janvier, principalement parmi la population âgée non vaccinée.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • L’OMS s’inquiète des levées des restrictions

    L’OMS s’inquiète des levées des restrictions

    Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni, ont levé trop « brutalement » leurs mesures anti-Covid et se retrouvent confrontés à une nette remontée des cas sous l’effet du sous-variant BA2, a déploré mardi l’OMS.

    Hausse des cas dans 18 pays

    Lors d’une conférence de presse délocalisée en Moldavie, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Europe, Hans Kluge, s’est dit « vigilant » sur la situation épidémique actuelle sur le continent, tout en affirmant rester « optimiste ». Actuellement, le nombre de cas de Covid est à la hausse dans 18 des 53 pays de la zone de l’OMS Europe, selon l’organisation sanitaire.

    « Les pays où nous observons une hausse particulière sont le Royaume-Uni, l’Irlande, la Grèce, Chypre, la France, l’Italie et l’Allemagne ». « Ces pays ont levé les restrictions brutalement de ‘trop’ à ‘pas assez’ ».

    M. Kluge, esponsable onusien

    Selon les données de l’OMS, le nombre de nouveaux cas en Europe avait nettement chuté après un pic fin janvier, mais il rebondit depuis début mars.

    Au cours des sept derniers jours, plus de 5,1 millions de nouveaux cas et 12 496 décès ont été enregistrés dans la zone OMS Europe, portant le total de cas détectés depuis le début de la pandémie à près de 194,4 millions et le nombre de décès à plus de 1,92 million.

    Le nombre d’hospitalisations ne baisse plus en France

    En France, le nombre moyen de personnes atteintes par la Covid-19, calculé sur une semaine, continue de progresser : la moyenne quotidienne s’établissait dimanche à environ 89 000 cas contre un peu plus de 65 200 une semaine plus tôt. Une remontée qui s’illustre aussi en milieu scolaire : 3 184 classes étaient fermées vendredi, contre 2 693 classes, une semaine avant.

    Plus inquiétant, le nombre de nouvelles admissions à l’hôpital s’est stabilisé. « Depuis deux jours, le nombre d’hospitalisations ne baisse plus », a noté, lundi, le ministre de la santé, Olivier Véran, dans Le Parisien. Pour autant, la fin des mesures anti-covid n’est pas remise en cause.

  • Ces trains de nuit qui circuleront en France et en Europe

    Ces trains de nuit qui circuleront en France et en Europe

    Ecologie, prix, le train de nuit a de nouveau la côte ! Et le gouvernement français a décidé de soutenir ce regain d’intérêt des voyageurs pour le voyage de nuit. Pour cela, il a lancé un réseau national et international de trains de nuit afin de réduire l’impact environnemental des voyageurs.

    Lors de sa visite à l’atelier du matériel SNCF de Périgueux en février dernier, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, en profitait pour se déclarer en faveur du retour du réseau de trains de nuit et annoncer que « 60 voitures-couchettes » étaient en cours de rénovation. 

    Le réseau en France

    Deux lignes – qui avaient été supprimées en 2017 car elles étaient jugées non rentables – sont remises en service dès 2021 : le ParisNice depuis avril et le Paris-Tarbes en décembre. Les liaisons des nouvelles lignes seront autour de quatre grands « corridors » : Dijon-Marseille (en 6 heures), Bordeaux-Marseille (en 6 heures) , Paris-Toulouse (en 6 heures) et Tours-Lyon via l’Île-de-France (en 6 heures). 

    Le réseau en Europe

    Mais aussi, au niveau européen, un développement des trains de nuit est prévu avec des lignes permettant de relier : Paris-Madrid, Paris-Florence-Rome, Paris-Hambourg-Copenhague-Malmö ainsi que Paris/Bruxelles-Berlin/Vienne. L’Autriche, la Suède, la Norvège, ou encore la Suisse s’engagent dans ce partenariat.

    Bientôt un hôtels sur rails

    Midnight Trains : tel est le nom de la 1ère start-up ferroviaire française ! Pour donner un coup de fouet à l’image des trains de nuit, Midnight Trains projette en effet de lancer de véritables « Hôtels sur rails » sur des lignes reliant Paris à plus de 10 grandes villes Européennes. Le pari de cette jeune entreprise ? Proposer aux voyageurs de nuit une expérience différente de celle proposée par la compagnie ferroviaire nationale, désirant ainsi « réenchanter les trains de nuit en Europe grâce à ses hôtels sur rails » !

    À bord de ces trains de nuit aux allures d’hôtels 5 étoiles, il vous sera possible de vous offrir un Paris-Venise. Mais ce n’est pas tout ! La start-up française prévoit aussi de construire son réseau de trains couchettes de luxe circulant entre la France, le Portugal, l’Écosse, l’Allemagne, le Danemark et… l’Espagne ! Après la première liaison Paris-Venise, Paris-Nice et Paris-Barcelone devraient être lancées quelques mois plus tard. S’endormir dans la capitale française et se réveiller à Barcelone… si ça ce n’est pas le rêve ! À nous les tapas à la Boqueria et les flâneries au Parc Güell… ¡Olé!

  • La guerre économique, une arme à multiples tranchants 

    La guerre économique, une arme à multiples tranchants 

    Le 21 novembre 1806 à Berlin, Napoléon prend un décret interdisant le commerce avec les îles britanniques. Ce décret instaure le fameux blocus continental dont l’objectif était d’asphyxier la « perfide Albion ». À défaut de pouvoir vaincre les Britanniques en débarquant sur leur sol, Napoléon avait décidé de s’engager dans une guerre économique de grande ampleur. Si ce blocus fut l’un des plus importants de l’histoire, il ne fut pas le premier. Un des plus anciens répertorié par les historiens date, en effet, de la guerre du Péloponnèse (431 à 404 avant notre ère). D’autres suivirent, du siège de Constantinople aux embargos contre l’Iran ou la Corée du Nord en passant par le blocus de l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale.

    Les trains de sanctions commerciales mis en œuvre à l’encontre de la Russie sont sans précédent 

    Les embargos et, plus largement, les sanctions économiques sont des armes à double tranchant car pénalisant les deux parties, les États subissant les sanctions et ceux qui y sont à l’origine. Ils désorganisent les circuits de production et frappent durement les populations concernées. Ils provoquent des réactions en chaine avec la prise de mesures de rétorsion. Le succès de tels dispositifs est souvent difficile à apprécier. L’efficacité d’un embargo suppose que tous les acteurs en acceptent les règles. Le blocus continental napoléonien contre l’Angleterre ne fut jamais étanche, plusieurs pays dont la Russie, surtout à partir de 1811, n’ayant pas joué le jeu. Face à l’importante baisse du chiffre d’affaires des commerçants et des industriels, à plusieurs reprises, l’Empereur fut contraint d’assouplir son décret et d’accepter la reprise des échanges avec l’Angleterre. A contrario, l’économie britannique a gagné en résilience, ce qui a facilité son décollage lors de la première révolution industrielle. 

    Les trains de sanctions commerciales mis en œuvre à l’encontre de la Russie depuis le début de l’invasion de l’Ukraine sont sans précédent même si elles n’échappent pas aux règles de la diplomatie. Celles-ci demeurent graduées afin d’éviter une montée aux extrêmes. Il ne faut pas oublier que, pour reprendre la formule de Clausewitz, « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », cela vaut évidemment pour la guerre économique et tout particulièrement pour celle qui concerne l’Ukraine et la Russie. 

    Cette dernière n’a pas décidé de pratiquer la politique de la terre brûlée en fermant le robinet du pétrole et du gaz, comme elle le fit en incendiant Moscou en 1812 après l’arrivée de Napoléon afin de le priver de toutes subsistances. Les Occidentaux pour éviter l’apparition de divisions ont prudemment exclu des sanctions ces deux produits indispensables à leur économie. 

    Au nom de la préférence donnée à la vie sur l’économie, la lutte contre l’épidémie de covid-19 a entrainé la plus grande récession de ces soixante-dix dernières années. Aujourd’hui, les pays occidentaux doivent faire face à un nouveau choc économique, conséquence de la guerre en Ukraine et des sanctions prises à l’encontre de la Russie. La hausse des cours menace la croissance de nombreux pays et en premier lieu ceux qui sont en voie de développement. Dans de nombreux pays, le pouvoir d’achat des ménages et les taux de marges des entreprises s’érodent. Les conséquences de cette guerre ne doivent évidemment pas faire oublier que cette dernière constitue une épreuve morale et physique pour les populations directement concernées, et ne doivent pas être sous-estimées. 

    Dans un passé proche, les augmentations du prix des céréales et de l’énergie ont généré de nombreuses émeutes et révolutions en particulier au sein des pays les plus pauvres. La guerre commerciale contre la Russie ne doit pas aboutir à une légitimation du protectionnisme au nom du souverainisme économique dont seraient ensuite victimes les pays émergents et en développement. Si tel était le cas, l’embargo perdrait en force rapidement et pourrait amener à une partition du monde.

    La guerre en Ukraine amène les États à ne pas désarmer les dispositifs exceptionnels institués lors de la crise sanitaire 

    S’ils doivent répondre aux problèmes conjoncturels des consommateurs et des producteurs, les gouvernements occidentaux ne peuvent pas, pour autant, se résoudre à un maintien indéfini du « quoi qu’il en coûte » sans prendre le risque, à terme, d’une implosion financière. 

    La crise sanitaire vécue comme une guerre a conduit les autorités à s’immiscer dans la gestion de l’économie privée en multipliant les aides, répondant ainsi à la demande des populations. La guerre en Ukraine amène les États à ne pas désarmer les dispositifs exceptionnels institués lors de la crise sanitaire. De temporaire, ils ont tendance ainsi à devenir pérennes. Pour les administrations, le retour aux situations antérieures, aux situations d’avant-crise a toujours été délicat. Il est difficile de se priver de moyens de pression.

    (FILES) This file photo taken on February 25, 2022 shows people queueing outside a branch of Russian state-owned bank Sberbank in Prague to withdraw their savings and close their accounts, before Sberbank closed all its branches in the Czech Republic. – The European subsidiary of Russia’s state-owned Sberbank is facing bankruptcy, the European Central Bank said on February 28, 2022, in the wake of sanctions aimed at punishing Moscow for its invasion of Ukraine. (Photo by Michal Cizek / AFP)

    La demande de soutien public tend à devenir automatique.  

    Pour les populations, être épaulées, soutenues, assistées devient rapidement une habitude dont il est éprouvant de se défaire. Leur sensibilité aux crises a augmenté ces dernières décennies, leur succession rapide ayant plutôt fragilisé qu’endurci les populations. La demande de soutien public tend à devenir automatique. Existe-il des limites au quoi qu’il en coûte ? Certainement ! Dans le passé, l’emballement des dettes a toujours amené des mouvements de correction plus ou moins violents. La mutualisation des risques pour être supportable ne peut qu’être exceptionnelle. La seule porte de sortie passe par le retour de la croissance supposant que l’épargne, abondante par ailleurs, soit affectée à des investissements réellement productifs. 

  • Les étudiants ukrainiens ou russes en France, « dommage collatéral » du conflit

    Les étudiants ukrainiens ou russes en France, « dommage collatéral » du conflit

    Incertitudes sur leur avenir, situation financière tendue, titres de séjour compliqués à renouveler… Face au conflit en Ukraine, des étudiants ukrainiens ou russes en France, inquiets, tentent de s’organiser.

    « Nous sommes un peu un dommage collatéral » de la situation, estime Ekaterina, étudiante russe en licence de géographie et aménagement à Aix-en-Provence.

    « En ce moment, nous sommes coupés des ressources envoyées par nos familles », regrette cette jeune femme, cofondatrice du compte Twitter SOS Étudiants russes, qui leur permet de parler de leurs difficultés, notamment leurs comptes bancaires bloqués. « Nous ne pouvons plus retirer d’argent dans les distributeurs, payer avec nos cartes bancaires russes, payer nos logements… »

    Au début de la guerre, Ekaterina a renfloué son compte français et dit avoir « à peu près l’argent pour financer un mois-un mois et demi maximum ». Mais après elle « ne pourra plus payer » son logement. Elle attend une aide du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de 200 euros sous forme de bon d’achat.

    Le renouvellement de son titre de séjour est aussi en question car « il faut avoir toujours la somme pour financer l’année suivante », explique-t-elle. Sur ce sujet, des étudiants russes en France ont fait une pétition pour demander un assouplissement exceptionnel de la procédure.

    Tillé, le mercredi 2 mars. Un centre d’accueil a été aménagé pour accueillir les réfugiés. Ils peuvent obtenir des informations pour leur titre de séjour, des tickets pour se rendre à Paris mais aussi les disponibilités en termes d’accueil d’urgence ou de logements disponibles.

    Alexandra, en master d’études slaves à l’université de la Sorbonne, dépeint une situation « vraiment difficile ».

    « Actuellement, les banques françaises n’ouvrent pas de comptes pour les Russes. C’est un problème », pointe celle qui se dit chanceuse d’avoir un compte français, d’être boursière et d’avoir un logement étudiant.

    Elle se félicite de « ne pas avoir eu à faire face à de la discrimination » parce qu’elle est russe. « Mais quand les Français me demandent d’où je viens, il y a toujours un blanc… », ajoute cette étudiante de 21 ans, qui voudrait rester encore au moins un an en France mais s’inquiète pour son titre de séjour.

    « Trop difficile psychologiquement »

    « Pour les étudiants déjà en France et dont le visa arrive à expiration, les instructions officielles ne sont pas encore parues, mais ils sont invités à aller en préfecture demander l’examen de leur situation », affirme Campus France.

    Selon cet organisme qui promeut le système d’enseignement supérieur français à l’étranger, 1 637 étudiants ukrainiens et 5 146 russes sont actuellement en France.

    Assuré par les universités et les Crous, le soutien pourrait devenir difficile si leur nombre augmente de façon exponentielle, comme anticipé. De nombreuses universités ont déjà mis en place des dispositifs d’aide, comme à Bordeaux, Nantes, Angers ou Lyon.

    À Paris-Saclay, au sud de Paris, l’aide sociale d’urgence est aussi mobilisée pour les Ukrainiens et Russes présents sur le campus.

    Parmi eux, Oleksandra, 19 ans, a quitté l’Ukraine juste avant le conflit pour un stage de deux mois. « Je suis partie sans me douter du tout qu’il y aurait la guerre, sans emporter beaucoup de vêtements », témoigne-t-elle.

    « Émotionnellement, c’est très difficile », reconnaît cette étudiante, inquiète pour sa famille. « Mais je suis contente d’avoir la possibilité d’étudier et de penser à autre chose ».

    Son maître de stage lui a déjà proposé de rester plus longtemps, et elle se demande maintenant « comment elle va continuer ses études ».

    Tout comme les universités, le réseau des Crous mobilise ses dispositifs d’urgence (aides, repas à un euro pour les non-boursiers en situation de précarité…).

    Il loge actuellement plus de 200 étudiants ukrainiens dans ses résidences, dont Nataliia Kyselova, 25 ans, boursière et étudiante en cinéma et arts visuels à Lyon, en France depuis 2020.

    « Quand le conflit a éclaté, c’était très inattendu pour moi, j’ai été mal, à tel point que j’ai dû être hospitalisée plusieurs jours car c’était trop difficile psychologiquement », confesse-t-elle.

    « Là je vais mieux, j’accepte la réalité. J’essaie d’être la plus forte possible pour aider comme je le peux », raconte cette étudiante, sans nouvelles de sa grand-mère à Marioupol. « C’est dur, mais je ne perds pas espoir ».

    Elle postule à une aide financière proposée par le Crous et a un titre de séjour jusqu’en janvier 2023. « Mais je cherche à le prolonger car je souhaiterais entrer en doctorat, et ce n’est pas simple du tout », soupire-t-elle.

    Un article de notre partenaire Euractiv

  • AFE : les nouveaux élus posent leurs marques

    AFE : les nouveaux élus posent leurs marques

    Les 90 conseillers de l’Assemblée des Français de l’étranger élus en septembre 2021 se sont retrouvés pour la seconde fois à Paris et en visio. Cette session fut la première faisant suite à l’assemblée constitutive tenue du 14 au 17 décembre 2021. Au cours de la semaine, l’AFE a entamé ses travaux en commission sur les sujets d’intérêt pour les Français de l’étranger. Ce fut l’occasion de tensions entre les différents groupes constituant l’Assemblée, ce qui n’est pas dans les habitudes de la vénérable institution.

    Une session d’ouverture sous le signe de la contestation

    Dès le premier jour, un premier sujet fut mis sur la table : le STAFE. Et la contestation est venue des rangs de la majorité présidentielle unie aux indépendants dans le groupe Indépendants, Démocrates, Progressistes (IDP). Son président Thierry Masson a questionné le Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, sur le résultat de la commission d’attribution des subventions aux associations dédiées aux expatriés. En effet, la plupart des dossiers présentés furent rejetés au profit de ceux de l’administration. Rapidement le message fut entendu car immédiatement, dans son introduction Jean-Baptiste Lemoyne indique : « Nous allons refaire une commission ». Les dossiers ont donc été réexaminés et représentés dans une nouvelle commission STAFE le mardi 15 mars. Les conseillers qui y siègent ont pu faire en sorte que ces dossiers soient récupérés et approuvés.

    ©AFE

    L’administration inquiète pour le futur

    Si la relation entre les élus et l’administration aurait pu être marquée par la passe d’armes sur le STAFE, rapidement ils ont trouvé une cause commune : le financement. La directrice de l’administration consulaire, Laurence Haguenauer, a sollicité les présidents des commissions lors d’un déjeuner pour obtenir leur soutien dans le cadre de la Loi de Finance 2023. En effet, le gouvernement d’Emmanuel Macron prépare, déjà, le budget de l’année prochaine et le budget des Français établis hors de France serait attaqué.

    Une élection CFE politisée

    Autre grand évènement qui a ponctué la 36ème session : l’élection des administrateurs de la Caisse des Français de l’Etranger. Les Conseillers de l’AFE sont en effet les électeurs pour désigner les représentants des assurés. Ce qui pour certains est incongru, en effet, les membres de l’Assemblée des Français de l’Etranger représentent plus de 2 millions d’expatriés alors que moins de 10% d’entre eux sont affiliés au régime de sécurité sociale des Français de l’Etranger, la CFE. Leurs intérêts sont ils identiques ?

    Au delà de cette question de gouvernance, c’est surtout les combinaisons politiques qui ont été décriées lors de ce vote. La majorité présidentielle réunie dans le groupe IDP n’a pas bien accepté l’alliance entre les Républicains et une partie de la gauche dans une liste commune qui a logiquement obtenu le plus grand nombre de représentants…

    Le débat sur l’administration consulaire repoussé à la prochaine session

    Le groupe Écologie & Solidarité ainsi que le groupe de l’Union des Républicains, des Centres et des Indépendants ont sollicité un débat d’urgence sur la nécessité de renforcer les moyens humains des services publics consulaires au bénéfice de tous les Français établis hors de France. Les élus réagissaient, enfin, aux nombreuses remontées de terrains de nos compatriotes qui n’ont plus accès aux services consulaires. La réduction des effectifs et la pandémie ayant mis à plat l’organisation des consulats.

    Mais réalisant qu’il risquait d’être mis en minorité et bien que confirmant que le problème soulevé sur le fond était d’une importance cruciale, le groupe des Indépendants, démocrates et progressistes (majorité présidentielle) a bloqué l’adoption d’une conclusion de l’Assemblée sur ce point par le biais d’une astuce de procédure renvoyant le débat à la session d’octobre 2022. Ce que n’a pas manqué de dénoncer les groupes à l’origine de la procédure comme nous l’indique Baptiste Heinz, Président du groupe Écologie & Solidarité.

    « Nous déplorons cette restriction de l’expression des élu.e.s représentant les Français.es de l’étranger et regrettons que le seul créneau accordé aux sujets au cœur des problématiques touchant les Français de l’étranger soit un point « divers » dans les dernières quinze minutes de la session. Nous sommes toutefois satisfaits que ce regret soit partagé par l’ensemble des élu.e.s et espérons qu’il en sera tiré les conséquences à la prochaine session, la trente-septième ».

    Baptiste Heinz, Président du groupe Écologie & Solidarité

    Les Républicains, eux, voient le verre à moitié vide et se félicitent d’une certaine solidarité entre les élus face à ce problème qui touche tant de nos compatriotes.

    « Nous déplorons cette restriction dans l’expression des élus représentant les Français de l’étranger. Nous regrettons que le seul créneau accordé aux sujets au cœur des problématiques touchant les Français de l’étranger soit un point « divers » dans les dernières quinze minutes de la session.« 

    Laurent RIGAUD – Président du Groupe URCI

    Un nouveau règlement intérieur

    Enfin, la vénérable institution, sous l’impulsion de sa nouvelle présidente, Hélène Degryse, indépendante et élue aux Pays-Bas, membre du groupe IDP, a décidé de rénover son règlement intérieur. Pas de grandes nouveautés, mais un écueil ! Le groupe Écologie & Solidarité, décidément très actif, voulait autoriser l’écriture « inclusive ». Ce fut un échec, la majorité présidentielle et la droite se sont opposés à cette requête.

    En route pour la trente-septième

    La prochaine session, en octobre, marquera le début d’une nouvelle relation entre les élus et le futur titulaire du portefeuille de Secrétaire d’Etat aux Français établis hors de France, si le poste existe encore. Dans une ambiance éloignée des enjeux électoraux, l’Assemblée des Français de l’Etranger devrait reprendre, cette fois dans la sérénité, ses travaux et aborder les sujets de fond.

  • Frédéric Petit : la guerre en Ukraine et son impact sur la 7ème circonscription

    Frédéric Petit : la guerre en Ukraine et son impact sur la 7ème circonscription

    Frédéric Petit, député de la 7ème circonscription des Français de l’étranger, revient dans ce podcast sur son bilan personnel de la guerre en Ukraine, et sur l’état de ses représentés. 

    Les Français de Pologne sont engagés 

    Dans sa circonscription qui comprend notamment les pays limitrophes à l’Ukraine comme la Pologne, beaucoup des habitants s’attendaient au début de la guerre. Le lundi précédant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’allocution de Vladimir Poutine laissait peu à l’interprétation. Les Français de Pologne, au même titre que les habitants, ont directement fait preuve d’une grande solidarité envers les déplacés ukrainiens, et ce dès les premiers jours de la guerre. Les institutions et les entreprises également, comme l’Alliance française de Lublin qui a organisé un concert français en faveur des réfugiés. 

    Des réunions des élus consulaires pour coordonner l’aide

    Depuis la première semaine de l’invasion russe, Frédéric Petit et les élus consulaires de sa circonscription ont mis en place une réunion hebdomadaire le dimanche afin de faire un point. Il s’est avéré indispensable de coordonner une aide entre la VIIème circonscription et les municipalités françaises. 

    De plus, les élus se penchent actuellement sur le dossier du flux des réfugiés si particulier dans ce conflit. Effectivement, plus de la moitié sont des enfants accompagnés ou non. Il est donc nécessaire de se demander comment ils peuvent intégrer un réseau scolaire. Les écoles du réseau de l’AEFE ont ouvert des places pour ces petits déplacés.

    Le rôle de député dans un moment de guerre 

    Aux yeux de Frédéric Petit, “un député c’est un Homme”. Il lui a semblé donc logique d’adapter son travail aux actions des civils. Il s’est déplacé aux différentes frontières et lieux d’accueil pour les réfugiés pour constater la situation sur place et pouvoir ajuster les opérations si nécessaire. 

    Par ailleurs, il fait en sorte de pouvoir apporter une action supplémentaire au nom de la nation française et faire le lien avec elle. C’est pourquoi il a orchestré de nombreuses actions françaises avec les personnes de sa circonscription. Cela lui permet également de prévenir Paris de la réalité sur le terrain. 

    Frédéric Petit, Pologne, Przemyśl
    Des enfants ukrainiens à Przemyśl en Pologne, lors du déplacement de Frédéric Petit

    L’aide de l’Union européenne

    Aux yeux du député, l’aide européenne est pour l’instant suffisante au vu de la situation. Il conseille, par ailleurs, aux Français souhaitant venir en aide en envoyant des colis alimentaires ou médicaux, de passer par les circuits créés par les élus consulaires. 

    Toujours d’après lui, les Ukrainiens sont reconnaissants du secours apporté par l’UE à leur égard, mais ne se sentent pas redevables pour autant. Leur dicton “pour notre liberté et pour la vôtre”, illustre d’ailleurs bien cette mentalité. Pour eux, la guerre dans leur pays est une guerre européenne et nous implique tout autant

    Une guerre culturelle et de modèle

    Frédéric Petit

    Frédéric Petit explique que Vladimir Poutine a entamé une guerre culturelle et de modèle, et pourrait réutiliser le processus avec les autres pays alentour s’il venait aux frontières de l’union. 

    De plus, la communauté des 27 est riche et solide par sa diversité mais il est donc plus facile de jouer la carte de la division car nous ne partageons pas les mêmes langues et cultures. Pour ces raisons, l’élu de la République est contre l’élargissement de l’UE et donc contre l’entrée de l’Ukraine. Cependant, il se bat pour la mise en place d’une vraie politique de voisinage où nous pourrions avoir des échanges et partenariats ensemble. 

    Écoutez le podcast de Frédéric Petit

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes favorites

    Podcast liste

    Regardez le reportage réalisé par LCP avec Frédéric Petit

    Suivre Frédéric Petit sur les routes d’Europe de l’Est

    Extrait d’une émission de la Chaine Parlementaire