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  • Vues divergentes sur l’avenir de nos établissements à l’étranger

    Vues divergentes sur l’avenir de nos établissements à l’étranger

    « Regards croisés », c’est la promesse que la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves des établissements d’enseignement français à l’étranger) nous a donné au début de son webinaire organisé ce jeudi 11 mai sur le futur des EGD (Etablissements en Gestion Directe) dans le réseau des établissements français à l’étranger.

    Après plus de deux heures d’échanges, si quelques regards ont effectivement pu se croiser durant le débat, les points de vue des invités sont souvent restés divergents, englués parfois dans des postures politiciennes.

    Parmi les intervenants, Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France, Jean-Hervé Fraslin, conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, Jean-Yves Leconte, sénateur des Français établis hors de France, Jean-Paul Négrel, directeur général adjoint de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) et Frédéric Petit, député des Français établis hors de France.

    Les sujets qui fâchent

    Organisée en marge de la consultation publique organisée sur l’enseignement français à l’étranger par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), la réunion de la FAPEE a abordé certains « sujets qui fâchent », notamment sur la transparence des comptes, le statut des EGD, sur l’existence d’un marché de l’éducation, sur les capacités d’investissement des établissements, sur les éventuels partenariat public-privé ou bien encore sur le rôle réel confié aux associations de parents d’élèves, … 

    Une demande commune émerge des discussions : avoir accès plus facilement aux comptes de chaque établissement. Si tous les intervenants soulignent les importants contrôles de gestion auxquels sont soumis l’AEFE, tous regrettent que les chiffres publiés soient présentés de manière globale, empêchant ainsi d’accéder de manière transparente au budget de chaque EGD. 

    Un souhait de transparence 

    « Ne pas avoir accès directement au budget de chaque établissement empêche le développement de stratégies efficaces sur le terrain », souligne Frédéric Petit. Pour Samantha Cazebonne, « la présentation d’un budget global ne permet pas d’identifier les points de vigilance pour certains EGD, et donne aussi à Bercy une vue biaisée des capacités financières ». Jean-Yves Leconte souhaite également cette transparence qui « permettrait de mesurer la baisse du financement de l’Etat dans certains établissements ».

    Partenariat public – privé : bonne idée ou excuse ? 

    Aujourd’hui l’AEFE ne dispose pas de la capacité d’emprunter pour soutenir des projets d’investissement, par exemple dans l’immobilier. De nombreux parents regrettent la vétusté de certains bâtiments, la dégradation des salles de classes ou des commodités ou bien encore ou l’absence de salles de conférences adaptés aux besoins des établissements. Samantha Cazebonne partage alors « l’idée de développer des partenariats public-privé (PPP) pour faciliter la réalisation de ces projets ». Cette proposition inquiète Jean-Yves Leconte qui estime que les PPP seraient alors « sans contrôle et créés sous la fausse excuse du respect des deniers publics ». Frédéric Petit rappelle qu’il est « difficile pour un parlementaire de donner à l’AEFE aujourd’hui le droit d’emprunter si l’accès aux détails des investissements, établissement par établissement, reste compliqué ». 

    Une proposition intermédiaire pourrait alors venir de l’Assemblée des français de l’étranger, Jean-Hervé Fraslin fait part d’une synthèse proposée dans une résolution adoptée qui ouvre la possibilité à l’AEFE d’emprunter à la condition de pouvoir accéder aux comptes de chaque établissement et au dossier de chaque projet pour lequel un emprunt serait envisagé. 

    La co-construction : une réponse à l’avenir des EGD ? 

    Les élu(e)s appuient les associations de parents d’élèves à prendre toute leur place, Jean-Paul Négrel conseille aussi aux parents d’utiliser les moyens mis en place dans les établissements pour se faire entendre. C’est aussi le souhait d’Hugo Catherine qui lance un appel vers une évolution collective pour bâtir le futur des EGD en passant de la consultation, qui s’organise parfois quelques minutes avant la présentation des conclusions « à une véritable co-construction ». Et, ces regards croisés permettront alors, peut-être, à chacun de regarder ensemble dans la même direction pour construire l’école de demain adaptée aux besoins (et aux rêves) des élèves. 

    Quali ou quanti ?

    Devant l’offre scolaire existant à l’étranger « Les parents sont pragmatiques, ils comparent » rappelle Samantha Cazebonne, ajoutant qu’« agilité, flexibilité, et offres de services » sont aussi des axes de développement,  Jean-Paul Négrel, directeur adjoint de l’AEFE, rappelle aussi « l’importance des moyens consacrés à la formation des équipes dans les établissements », Jean-Yves Leconte s’inquiète de l’avenir des EGD « à force de donner des semelles de plombs en guide de budget aux services publics ».

    Présenté en 2019, l’objectif du Président Macron d’un doublement des effectifs dans les lycées français à l’étranger d’ici 2030 est toujours d’actualité. Hugo Catherine, le président de la FAPEE, en conclusion de ce webinaire, demande à l’Elysée un changement de braquet : « l’objectif présidentiel quantitatif met trop sous pression l’organisation de l’AEFE alors que nous souhaitons que ce pilotage opte davantage pour le qualitatif ». C’est aussi toute la place des associations de parents d’élèves qui se joue aujourd’hui avec ces perspectives.

  • Les 75 ans d’Israël : des doutes et des défis 

    Les 75 ans d’Israël : des doutes et des défis 

    Ce 14 mai 2023 marque les 75 ans d’Israël, ce qui peut apparaître comme un exploit pour un État dont les principaux voisins n’ont de cesse, depuis des années, de vouloir sa disparition. Cet exploit est d’autant plus remarquable qu’en 1948, cet État ne disposait que de peu d’atouts. 

    La startup nation 

    Doté de peu de ressources énergétiques et de matières premières, Israël a fait le pari du développement par les technologies. La vitalité de sa recherche lui a permis de se hisser parmi les États les plus innovants. Sa grande richesse a été, durant ces soixante-quinze années, son capital humain en formant de nombreux jeunes. Les besoins de l’armée ont également joué un rôle dans l’essor du secteur de la haute technologie. 

    Face aux problèmes d’accès à l’eau, l’État a créé un réseau de dessalement. 50 % de l’eau consommé en Israël est issue des usines de dessalement. Cette eau a permis le développement d’une culture de fruits et de légumes qui est exportatrice. 

    Un îlot démocratique 

    Malgré la succession de guerres et de crises, Israël est restée une démocratie dans une région qui en compte peu. La guerre du Yom Kippour de 1973 qui a failli se solder par une défaite, l’invasion ratée du Liban en 1982, l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995, l’incapacité à conclure la paix avec les Palestiniens, n’ont pas empêché le maintien d’une économie de marché dynamique reposant sur des valeurs libérales au sens politique du terme. 

    La société israélienne a longtemps mis en avant des valeurs libérales qui ont attiré de nombreux jeunes actifs et notamment des chercheurs en provenance d’Europe ou des États-Unis. Israël a réussi ces trente dernières années à sortir de son isolement géographique et à tisser des liens avec certains de ses voisins comme la Jordanie et les Émirats Arabes Unis. La menace iranienne a provoqué des mouvements diplomatiques dont Israël sort gagnante et exporte de plus en plus au Proche et Moyen-Orient, ce qui était impensable il y a quarante ans. Le pays a également renforcé ses relations économiques avec l’Allemagne, les pays d’Europe de l’Est et, avant la guerre en Ukraine, la Russie. Elle a essayé, à ce titre, de jouer le rôle d’intermédiaire dans les premières semaines de la guerre en Ukraine. 

    Une réussite économique indéniable 

    En 1980, le PIB par habitant d’Israël était d’environ la moitié de celui de l’Allemagne ; maintenant, il est de 12 % supérieur. Un Israélien a un niveau de vie supérieur de 30 % à celui d’un Français. Israël est devenue au fil des décennies une puissance économique. Elle est onze fois plus riche que l’Égypte. Elle compte plus de startups technologiques que le reste du Moyen-Orient et plus de prix Nobel que la Chine. 

    Elle a su intégrer un grand nombre d’immigrés. Après la chute de l’URSS, elle a ainsi géré l’arrivée d’un million de migrants juifs. En 1991, l’État israélien avait réussi à acheminer vers son territoire près de 15 000 juifs d’Éthiopie. 

    Une population segmentée 

    Israël n’échappe pas à la segmentation de sa population, menace qui concerne toutes les démocraties. Dans un État appelé à faire face à des attaques militaires récurrentes, cette segmentation est bien plus dangereuse que dans les autres pays. Cette segmentation politique et religieuse s’inscrit dans une période de forte augmentation de la population qui devrait passer de 10 à 20 millions d’ici à 2065. Cette progression devrait s’accompagner d’une montée en puissance des juifs ultra-orthodoxes. Ces derniers représentaient 11 % de la population totale d’Israël en 2015. En 2040, ce chiffre devrait atteindre 20 %, puis 32 % en 2065. Le pourcentage d’Arabes dans la population israélienne devrait rester constant autour de 20 %. Le barycentre de la vie politique devrait être plus à droite que dans le passé. Les valeurs libérales qui ont façonné Israël de sa création jusque dans les années 2000 sont de plus en plus fragilisées. Les jeunes informaticiens épris du modèle américain pourraient être tentés de rejoindre la Californie ou la Floride, ce qui nuirait à la croissance. 

    Le problème palestinien, un problème israélien 

    Le problème palestinien a durant des décennies été un sujet international pour lequel se mobilisaient les grandes puissances. De problème international, il s’est transformé en problème interne à Israël. Jusqu’aux années 2000, les Palestiniens dont le nombre est actuellement de trois millions en Cisjordanie dont deux millions dans la bande de Gaza, bénéficiaient du soutien inconditionnel des pays arabes du Moyen Orient. Ils avaient des relais au sein des pays occidentaux. Les présidents américains jouaient le rôle de médiateur. Après les Accords d’Oslo de 1993, négociés sous l’égide de Bill Clinton, le durcissement des positions, l’assassinat de Rabin en 1995 et le décès d’Arafat en 2004 mirent fin aux espoirs de normalisation. 

    Des policiers israéliens tentent de séparer des manifestants palestiniens et israéliens devant la porte de Damas dans la vieille ville de Jérusalem. ©AFP

    Progressivement, les pays arabes se sont détournés de la cause palestinienne, la menace iranienne étant jugée plus préoccupante. Avec la moindre acuité internationale du problème palestinien, Israël est sortie de son isolement diplomatique au niveau régional en signant en 1994 un accord de paix avec la Jordanie (accords de Wadi Araba) qui fait suite à celui avec l’Égypte de 1979. Cet accord reconnaît les droits et les frontières des deux pays, sachant que la population jordanienne est à 20 % palestinienne. 

    En 2020, les Émirats Arabes Unis, Bahreïn et Israël ont également signé des accords de paix (Accords d’Abraham). Si la cause palestinienne a moins d’échos au niveau international, elle reste un problème pour Israël d’autant plus que l’influence de l’Iran dans la bande de Gaza est de plus en plus importante. Le lancement régulier de roquettes sur plusieurs villes israéliennes rappelle l’existence de ce problème qui est tout autant politique qu’économique. Le PIB par habitant en Cisjordanie est inférieur de 94 % à celui d’Israël. La radicalisation de part et d’autre empêche tout rapprochement des positions. L’Autorité palestinienne a perdu en légitimité et n’arrive pas à organiser les élections législatives. 

    En Israël, les coalitions sont de plus en plus déportées à droite et sont otages des partis religieux qui refusent tout compromis. Au sein de la société israélienne, deux lignes s’opposent, l’acceptation d’un développement économique mutuel ou un isolement total.

    La paupérisation croissante des Palestiniens et le délabrement des structures publiques au sein de leurs deux territoires favorisent les mouvements extrémistes financés essentiellement par l’Iran.  

    L’éloignement américain

    Le troisième défi pour Israël est l’éloignement progressif de son principal allié depuis 1948, les États-Unis. Ces derniers furent le premier pays à reconnaître Israël et à lui apporter son soutien. Ils fournissent deux tiers des armes utilisées par Israël. Pour autant, les États-Unis sont de moins en moins impliqués dans la zone du Proche et du Moyen-Orient. L’Asie et, en particulier la Chine, est devenue leur principal sujet de préoccupation. Redevenus indépendants sur le plan énergétique, les États-Unis ont moins d’intérêts à défendre au Moyen-Orient. La structure de la population américaine explique également un regard distancié vis-à-vis d’Israël. Elle est plus hispanique que dans le passé. Elle a moins en mémoire la Shoah et les premières années de l’État d’Israël. L’image de ce dernier aux États-Unis s’est dégradée. Un quart des juifs de ce pays estiment que cet Etat pratique l’apartheid. Donald Trump avait néanmoins fait un geste en reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’État hébreu mais, au-delà de cet effet d’annonce, les relations étaient malgré tout compliquées.

    Le défi institutionnel 

    Le dernier défi est institutionnel. Israël est une véritable démocratie mais ne dispose pas de Constitution. Tant que les forces politiques partageaient de nombreuses valeurs, cette absence n’était pas un problème. Avec la radicalisation des positions, la donne change. La volonté du Premier Ministre Netanyahu de réformer la Cour suprême a démontré tout à la fois les tentations populistes et les divisions au sein du pays. Le Premier ministre souhaitait modifier le processus de nomination des juges et introduire une clause dérogatoire permettant au Parlement d’annuler à la majorité simple certaines décisions de la Cour suprême. Des manifestations importantes ont contraint le gouvernement à suspendre la discussion de ce projet de loi. 

    Manifestation contre Benyamin Nétanyahou et la réforme de la justice, à Tel-Aviv, le 11 février 2023. AMIR COHEN / REUTERS

    Au-delà de son contenu, la nécessité de fixer le cadre constitutionnel d’exercice du pouvoir avec une séparation des pouvoirs apparaît nécessaire. 

    Israël, depuis 1948, a réussi à concilier développement économique et respect des règles démocratiques tout en étant en état en guerre quasi permanente. Cette réussite n’en demeure pas moins fragile comme en témoignent les tensions actuelles. Le pays doit tout à la fois faire preuve de maturité tout en conservant l’esprit des pionniers. La menace de l’Iran qui contrôle une partie du Liban et des territoires palestiniens oblige Israël tout à la fois de disposer du soutien des Etats-Unis et de ses voisins. Avec la montée en puissance économique et financière de l’Arabie Saoudite, des Emirats Arabes Unis ou du Qatar, le pays doit conserver sa force d’innovation en formant et en attirant de nombreux chercheurs.

  • Retour sur la libération des deux otages français d’Iran

    Retour sur la libération des deux otages français d’Iran

    Ils sont enfin de retour en France. Deux otages français ont été libérés après une longue captivité et sont arrivés vendredi soir à Paris. Benjamin Brière, 37 ans, avait été arrêté en mai 2020, et Bernard Phelan, lui, avait été arrêté le 3 octobre 2022, tous deux accusés d’espionnage.

    Une santé fragilisée

    Sa sœur a donné des nouvelles de l’état de santé de son frère, très diminué par une grève de la faim. « Il est à bout de force et très affaibli, autant moralement que physiquement. J’espère qu’on va réussir à lui transmettre notre énergie pour reprendre une nouvelle vie, c’est heure par heure pour l’instant », a-t-elle assuré sur RTL. « Il va passer par une phase d’hospitalisation pour récupérer de l’épreuve par laquelle il est passé. Après on verra jour par jour ce qu’il se passera », a précisé Blandine Brière. 

    L’autre otage libéré, Bernard Phelan, consultant en tourisme et également malade, avait été arrêté le 3 octobre 2022 pour « atteinte à la sécurité nationale ». La sœur de Bernard Phelan, Caroline Massé-Phelan, avait récemment souligné que son frère commençait à perdre la vue et marchait difficilement. « Nous ne pouvons pas vous dire à quel point nous sommes soulagés », a-t-elle déclaré, précisant qu’il avait désormais besoin de « se reconstruire » et n’accepterait « pas de demandes d’interviews pour le moment ».

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Mésentente entre la France et l’Italie à propos de l’immigration

    Mésentente entre la France et l’Italie à propos de l’immigration

    Stéphane Séjourné, chef du parti d’Emmanuel Macron, a qualifié la politique d’immigration de la Première ministre italienne Giorgia Meloni d’« inhumaine », à la suite de critiques semblables de la part de Gérald Darmanin la semaine dernière. Ces propos ont provoqué la colère du vice-premier ministre italien Matteo Salvini, alors que Giorgia Meloni s’efforce de tourner la page.

    La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin a rouvert une crise diplomatique entre la France et l’Italie, lorsqu’il a déclaré que Giorgia Meloni était « incapable de résoudre les problèmes migratoires » dans son pays, malgré ses promesses électorales de mettre en place un « blocus naval ».

    Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani avait dénoncé « une insulte gratuite et vulgaire adressée à un pays ami, allié », ajoutant attendre des excuses de la part de Paris.

    Pour calmer le jeu, son homologue française Catherine Colonna l’a appelé à deux reprises, a relaté M. Tajani.

    Mercredi (10 mai), Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, a à son tour provoqué la colère de l’Italie, jugeant que « [Giorgia] Meloni fait beaucoup de démagogie face à l’immigration ». Il a qualifié sa politique d’« injuste, inhumaine et inefficace », selon les propos rapportés par le quotidien Le Figaro. [Parlement européen/Fred Marvaux]

    L’Italie, un partenaire essentiel

    Sur la même ligne, la Première ministre française, interrogée en conférence de presse, a rappelé vendredi (5 mai) que « l’Italie est un partenaire essentiel de la France, et que notre relation est fondée sur le respect mutuel ». La priorité doit être donnée à « la concertation et [à] un dialogue apaisé pour continuer à travailler ensemble », a ajouté Mme Borne.

    Il n’y avait « aucune volonté d’ostraciser l’Italie » de quelque manière que ce soit, a déclaré le porte-parole du gouvernement français, Olivier Véran.

    Les propos de M. Véran « vont dans la bonne direction », a déclaré M. Tajani, qui a souligné que ces dires émanent de « quelqu’un qui s’est rendu compte qu’il avait commis une sérieuse erreur » en offensant le gouvernement italien.

    « Nous ne sommes pas un gouvernement d’extrême droite. Certains tons peuvent être épargnés, et j’espère qu’il ne s’agit que des paroles d’un ministre en campagne électorale. Nous n’avons aucune envie de rompre les relations avec la France », a déclaré M. Tajani à Rai News 24.

    Toutefois, les choses ne se sont pas arrêtées là.

    Extrême droite

    Mercredi (10 mai), Stéphane Séjourné, secrétaire général de Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, a, à son tour, provoqué la colère de l’Italie, jugeant que « [Giorgia] Meloni fait beaucoup de démagogie face à l’immigration ». Il a qualifié sa politique d’« injuste, inhumaine et inefficace », selon les propos rapportés par le quotidien Le Figaro.

    Pour lui, « l’extrême droite française prend exemple sur l’extrême droite italienne. On doit dénoncer leur incompétence », a ajouté Séjourné.

    M. Salvini a réagi en qualifiant la rhétorique de M. Séjourné d’« inacceptable et offensante »« La France ne peut faire la leçon à personne. Elle doit respecter le gouvernement italien », a-t-il écrit sur Twitter.

    Selon Mme Meloni, qui s’est rendue à Prague mercredi pour rencontrer son homologue tchèque, Petr Fiala, les déclarations françaises à son encontre à propos de la migration ont été faites pour « régler des comptes internes » visant à maintenir le consensus électoral en France.

    « Je ne pense pas que ce soit idéal sur le plan politique et protocolaire, mais chacun fait les choix qu’il veut […] Je ne veux pas rentrer là-dedans, je comprends les difficultés. Je ne pense pas que ce soit un problème qu’ils ont avec nous », a-t-elle ajouté.

    En France, la crise entre la France et l’Italie est l’occasion pour la droite et l’extrême droite d’attaquer le gouvernement d’Emmanuel Macron. Mme Meloni « est plus efficace que Gérald Darmanin », a indiqué le chef du groupe Les Républicains (PPE) à l’Assemblée nationale, Olivier Marleix, sur BFMTV mercredi soir.

    Mardi, pendant la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée, la députée d’extrême droite Alexandra Masson (Rassemblement national/ID) s’est inquiétée de « propos et d’actions désastreux » et de « déclarations irresponsables » du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

    Ce dernier a d’abord indiqué que la réponse à la crise migratoire était européenne, car « il faudrait […] des contrôles externes aux frontières de l’Europe, une procédure d’asile unique, revoir le règlement de Dublin ».

    Or, a-t-il déploré, « nos amis italiens ne reprennent quasiment plus de personnes dublinées », c’est-à-dire les personnes qui devraient retourner dans le premier pays de l’UE dans lequel elles sont arrivées, comme le prévoit le règlement de Dublin sur l’immigration.

    Il a ensuite dénoncé l’attitude du Rassemblement national (ID) qui, au Parlement européen, « a voté contre le mandat de négociation pour que ces problèmes soient résolus ».

    À l’inverse, leurs alliés italiens de la Ligue ainsi que les eurodéputés du parti de Giorgia Meloni Frères d’Italie (CRE) ont, quant à eux, voté en faveur du paquet.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.05.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 12.05.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le dernier flash quotidien des expatriés de cette semaine. Ce 12 mai, on parle culture avec l’exposition Virtually Versailles à Hong-Kong, le Trophée des Savoyards depuis Dubaï et le concours de poésie de la French Heritage Society à San Francisco. 

    Versailles en réalité virtuelle 

    Conçue comme une première exploration du Château, l’exposition immersive Virtually Versailles a pour ambition de faire découvrir l’univers de Versailles grâce aux technologies les plus innovantes : réalité augmentée, réalité virtuelle, vélos connectés ou encore projections à 360°. Après avoir séduit les visiteurs à Singapour en 2018 (ION Orchard), puis à Shanghai en 2021 (Xintiandi Style), l’exposition immersive Virtually Versailles part de nouveau à la rencontre des publics internationaux en se déployant à Hong Kong, au Heritage Museum à l’occasion des 30 ans du festival French May, jusqu’au 9 juillet 2023, avant de s’installer à Macao à partir du 28 juillet 2023. 

    Savoyards expatriés ? Tentez votre chance aux Trophées des Savoyards du Monde

    Un jury, composé de plusieurs personnalités des Pays de Savoie, du président et des membres du bureau de Savoyards du Monde, examinera les candidatures et choisira les lauréats. Les personnalités savoyardes sont issues de différents milieux notamment de l’entreprise, de l’éducation, de l’associatif, du sport, de la société civile et de parlementaires. Le jury 2023 est composé de:

    • –  M. Cédric Vial, sénateur de la Savoie,
    • –  M. Jean-François Pissettaz, Président de la Fiduciaire Pissettaz,
    • –  M. Erik Valesini, directeur du développement de la Banque de Savoie,
    • –  Des membres du bureau des Savoyards du Monde.

    Pour déposer votre candidature, direction le site Lesfrancais.press et accédez aux contacts via whatsapp ou par email ! 

    Savoyards du Monde
    Savoyards du Monde

    La poésie toujours à la mode

    En effet, chers passionnés de poésie et d’héritage français, nous sommes ravis de vous informer que le jury du concours de poésie French Heritage Society 2023 a été assemblé ! L’enthousiasme, la ferveur et l’originalité des participants, de la maternelle jusqu’au lycée, ce sur toute la côte ouest des USA, ainsi que la Polynésie et Wallis-et-Futuna, marquent cette édition. Si il n’est plus possible de participer, vous pouvez vous rendre à la remise des prix pour fêter ensemble les talents qui célèbrent la beauté de notre patrimoine. Le lieu et la date seront dévoilés sur Lesfrancais.press à la fin de ce mois. 

    Concours de poésie French Heritage Society
    Concours de poésie French Heritage Society

    C’est tout pour cette semaine, passez tous un très bon week-end, pour ma part je vous dis à lundi. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Rencontre avec Catherine Pégard, Présidente de l’établissement public du château de Versailles

    Rencontre avec Catherine Pégard, Présidente de l’établissement public du château de Versailles

    Après avoir séduit les visiteurs à Singapour en 2018 (ION Orchard), puis à Shanghai en 2021 (Xintiandi Style), l’exposition immersive Virtually Versailles part de nouveau à la rencontre des publics internationaux en se déployant à Hong Kong, au Heritage Museum à l’occasion des 30 ans du festival French May, jusqu’au 9 juillet 2023 avant de s’installer à Macao à partir du 28 juillet 2023. 

    Ecoutez le podcast avec Catherine Pégard

    Virtually Versailles

    Conçue comme une première exploration du Château, l’exposition immersive Virtually Versailles a pour ambition de faire découvrir l’univers de Versailles grâce aux technologies les plus innovantes : réalité augmentée, réalité virtuelle, vélos connectés ou encore projections à 360°.

    Revivez la magie de Versailles, admiré dans le monde entier depuis des siècles et toujours l’un des symboles les plus prestigieux de la grandeur et de l’héritage de la France. Grâce à cette exposition interactive, vous pouvez désormais pénétrer dans la célèbre galerie des Glaces, les jardins à la française et même apercevoir la chambre de Marie-Antoinette.

    Alliant le passé et le présent, imaginant le patrimoine et l’avenir, renouant avec l’ancien et le nouveau, Virtually Versailles est une exposition interactive qui emmène les visiteurs dans un voyage virtuel dans l’univers du domaine de Versailles.

    Aujourd’hui plus que jamais, le château de Versailles reste un lieu vivant et pionnier grâce à son exploration d’un nouveau genre. Comme un avant-goût du château de Versailles, cette expérience ne vous laissera pas indifférent et vous donnera l’envie de venir découvrir le château, encore plus beau en vrai.

    Conçue comme une première exploration du Château, l’exposition immersive Virtually Versailles a pour ambition de faire découvrir l’univers de Versailles grâce aux technologies les plus innovantes : le parcours propose une plongée interactive, olfactive et sonore dans l’univers du Château et de son Domaine. Le château de Versailles a pour objectif de déployer l’exposition Virtually Versailles dans de nouvelles régions du monde afin de permettre au plus grand nombre de découvrir Versailles, son histoire et ses collections.

    Entrez dans l’histoire de Versailles  

    En introduction, un parcours multisensoriel accueille les visiteurs. Après quelques anecdotes sur Versailles, ils sont accueillis par la voix de Louis XIV reconstituée d’après son carnet de santé et permettant ainsi au défunt roi de s’exprimer 300 ans après sa mort. 

    Des reconstitutions 3D relatant la construction du château de Versailles, depuis le pavillon de chasse de Louis XIII au XVIIème siècle, jusqu’à la signature du traité de Versailles en 1919, permettent d’appréhender la complexité du site et la diversité des lieux en quelques minutes. 

    Pour souligner ce parcours le Maître parfumeur Francis Kurkdjian a créé en exclusivité pour le château de Versailles : « Royal Delight ». Ce parfum unique basé sur la fleur préférée du Roi Louis XIV révèle une fabuleuse odeur de fleur d’oranger. 

    La nature et Versailles 

    Le domaine de Versailles abrite l’un des plus beaux musées de sculptures en plein air. À l’aide de vélos connectés, les visiteurs sont invités à déambuler parmi ces chefs-d’œuvre et à parcourir les lieux emblématiques des Jardins et du Parc de Versailles, de la grande perspective au Hameau de la Reine en passant par les jardins à la française du Grand Trianon

    Les collections de Versailles

    Symbole de l’art français depuis le XVIIème siècle et doté d’une collection impressionnante de plus de 60 000 peintures, sculptures et œuvres d’art, le château de Versailles est le musée le plus vaste de l’histoire de France. Une galerie interactive initie les visiteurs à ces œuvres et donne à voir un aperçu historique et iconographique des grands personnages et événements qui ont façonné l’histoire du pays du XVIème au XIXème siècle.

    Versailles et l’innovation

    L’expérience de réalité virtuelle « Versailles VR : le Château est à vous » développée avec Google Arts and Culture est également proposée aux visiteurs. Munis de casques, ils peuvent flâner librement dans les Grands Appartements et la galerie des Glaces tout en profitant de contenus culturels inédits avec la possibilité de manipuler de nombreuses œuvres et pièces de mobilier d’art sous tous leurs angles.

    Splendeurs de Versailles 

    Cette section propose une vue spectaculaire à 360 degrés évoquant les lieux les plus emblématiques de Versailles. Sont ainsi recréées en immersion complète grâce à des écrans LED, les salles les plus connues de la résidence royale comme le salon de Mercure, la Galerie des Glaces, l’Opéra Royal, ou la Galerie des Batailles

    Un jour à Versailles

    Comme une invitation à se rendre à Versailles, le dernier espace propose la projection d’un film à 360° évoquant la magie d’une journée dans le Domaine. Perspectives, vues intérieures, spectacles, fontaines, et feux d’artifices ont été filmés en ultra-haute définition pour cette dernière projection panoramique.  

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    Virtually Versailles – Hong Kong Heritage Museum

    Jusqu’au 9 juillet 2023

    1 Man Lam Road, Sha Tin, Hong Kong – Galeries 3, 4 & 5, 1er étage

    Horaires d’ouverture :

    Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 10h – 18h

    Samedi, dimanche, vacances scolaires et jours fériés : 10h – 19h

    Fermé le mardi

    Tarifs :

    Plein tarif : $10

    Tarif réduit (étudiants à temps plein, personnes handicapées et un accompagnateur, personnes âgées de 60 ans ou plus) : $5

    Tarif groupe (de 20 personnes minimum) : $7

    Virtually Versailles – Macao

    À partir du 28 juillet

    Grand Lisboa Palace Resort dans le cadre de la biennale internationale Art Macao.

    Keren Ann et le quatuor à cordes Debussy

    23 juin, à 20h30 Grand Theatre, Hong Kong Cultural centre

    Le concert de clôture du 30e anniversaire du festival French May Arts verra l’alchimie pure et magnétique entre Keren Ann et le Quatuor à cordes Debussy. L’instant où la guitare électrique brute et douce de Keren Ann s’entrelace avec les cordes élégantes et stratifiées du Quatuor est vraiment majestueux – un pur délice pour les oreilles. Ensemble, ils interpréteront de toutes nouvelles versions originales des classiques de Keren Ann tels que Not Going Anywhere, Strange Weather et Jardin d’Hiver.

  • Devenez lauréat des trophées des Savoyards du Monde 2023 !

    Devenez lauréat des trophées des Savoyards du Monde 2023 !

    Les Savoyards du Monde fêteront cette année leurs quatre-vingt-dix ans d’existence. Une preuve de longévité et de dynamisme pour cette association qui réunissait au départ les Savoyards de Paris et qui s’est étendue ensuite, à travers ses différentes mutations, aux Savoyards de l’étranger.

    A l’origine, une association lancée par un homme politique fou amoureux de sa Savoie natale

    C’est en 1933 que le Sénateur Antoine Borrel crée l’Union mondiale des Savoyards. Ce natif de Moûtiers (Savoie) est d’abord journaliste avant d’embrasser une brillante carrière politique : il incarne pleinement son département en étant élu député de 1909 à 1931 puis sénateur jusqu’en 1940. Il siège sur les bancs des républicains et socialistes mais sa véritable identité politique est d’abord savoyarde : cela lui vaut de présider également le Conseil général de Savoie de 1920 à 1940. Il sera notamment un des promoteurs de l’industrie touristique de sa région et un fier défenseur de l’identité et de la culture locales. Il est vrai qu’avec le Mont Blanc, les lacs d’Annecy et du Bourget les ressources naturelles sont là. 

    Quelques lauréats de l’année 2022 ©Savoyards du monde

    Exploiter le potentiel touristique savoyard, l’obsession d’Antoine Borrel

    Antoine Borrel

    Borrel sera un des premiers à imaginer l’exploitation de ce potentiel pour en faire profiter le plus grand nombre. C’est lui qui promeut la réalisation de la route de l’Iseran qui relie les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise et qui donne un accès idéal au parc national de la Vanoise. Cette route de 29 kilomètres devient alors le plus haut col routier des Alpes françaises par son altitude et une des premières routes touristiques des Alpes. Elle est aujourd’hui un des passages mythiques du Tour de France qui l’emprunte régulièrement.

    Borrel deviendra sous-secrétaire d’Etat aux Mines et aux Forces Hydrauliques dans le gouvernement Millerand (1920) mais reviendra très vite à ses montagnes. 

    Une association dédiée au départ à l’entraide et au mutualisme et devenue un trait d’union entre Savoyards du Monde

    Il n’avait d’ailleurs pas hésité à quitter le palais Bourbon pour s’engager durant la Première guerre mondiale comme caporal chez les chasseurs alpins. Tropisme alpin et savoyard assumé encore, goût des autres, souci d’abolir les frontières sociales et de cultiver l’entraide entre soldats issus d’une même région. L’association qu’il crée en 1933 s’inspire de ces valeurs et a alors un but d’accueil, d’aide et d’entraide, dans le droit fil de ses idéaux socialistes. Elle ouvre des bureaux d’assistance et des mutuelles à vocation « philantrophique ». Aujourd’hui les Savoyards du Monde ont surtout des actions culturelles et ludiques et un évident rôle de trait d’union entre natifs de cette splendide région de France qui ont choisi l’expatriation. 

    Pour la 4ème année, l’association qui réunit des groupes actifs à Paris, Lyon mais aussi à Dubaï, en Argentine ou en Uruguay, remettra ses trophées. 

    Avis aux talents des Savoyards du Monde, candidatez pour les trophées 2023

    Comme l’indiquent les responsables actuels de l’association : « Les Trophées des Savoyards du Monde ont pour but de mettre en valeur et de récompenser des Savoyards expatriés dans le monde pour leurs talents et les actes remarquables qu’ils accomplissent dans leur pays d’accueil »

    La première édition en 2019 a rencontré un gros succès et ce sont 6 Savoyards de la diaspora qui ont été récompensés lors du rassemblement annuel de Vétraz-Monthoux la même année. La deuxième édition avait vu 5 nouveaux lauréats de talent récompensés lors du rassemblement de Grésy-sur-Isère en 2021. L’année dernière c’est à Epagny-Metz-Tessy que 7 lauréats ont reçu un trophée. 

    Les lauréats en 2022

    1er Prix : Sébastien Lathuile, originaire d’Annecy et expatrié en Chine.
    2ème Prix : Père Raymond Gonnet, originaire d’Aix-les-Bains, expatrié en Algérie. 

    3ème Prix : Sylvie Manuse, originaire d’Albertville, expatrié à Lyon.
    Trophée du jeune espoir :  Nicolas Culoma, originaire de Chambéry et expatrié au Mexique.
    Trophée Coup de Cœur du Jury : Kevin Lieti, originaire de Chambéry, expatrié en Finlande.
    Trophée du rayonnement des pays de Savoie : Rosa Maxit d’Argentine.
    Trophée de l’entreprenariat : Alix Duffour, originaire de Chambéry et expatriée aux Emirats arabes unis. 

    Les conditions de candidature

    Les Trophées sont ouverts à toute personne originaire des Pays de Savoie, expatriée, ayant plus de 18 ans et pouvant donner la preuve d’une action remarquable en faveur d’une tierce personne, d’un groupe, de sa région ou de son pays d’adoption dans des domaines aussi variés que l’entreprenariat, la culture, l’humanitaire, l’art de vivre, le sport ou la promotion des Pays de Savoie. 

    Un jury composé de responsables associatifs, politiques et économiques

    Un jury, composé de plusieurs personnalités des Pays de Savoie, du président et des membres du bureau de Savoyards du Monde, examinera les candidatures et choisira les lauréats. Les personnalités savoyardes sont issues de différents milieux notamment de l’entreprise, de l’éducation, de l’associatif, du sport, de la société civile et de parlementaires. 

    • –  Le jury 2023 est composé de:
    • –  M. Cédric Vial, sénateur de la Savoie,
    • –  M. Jean-François Pissettaz, Président de la Fiduciaire Pissettaz,
    • –  M. Erik Valesini, directeur du développement de la Banque de Savoie,
    • –  Des membres du bureau des Savoyards du Monde.

    Comment faire pour participer ?

    Pour participer aux Trophées des Savoyards du Monde il faut soumettre sa candidature personnelle en remplissant le dossier d’inscription qui sera envoyé exclusivement par mail au jury, avant le 5 juillet 2023. 

    Six trophées seront remis le 5 août 2023, lors du rassemblement des Savoyards du Monde aux Echelles (73). 

    Des trophées primés

    Les gagnants recevront un trophée, accompagné : 

    • –  D’un chèque de 1000 euros offert par la Fiduciaire Pissettaz pour le 1er prix 
    • –  D’un chèque de 500 euros offert par la Banque de Savoie pour le 2e prix 
    • –  D’un chèque de 250 euros offert par Jean Perrier et fils pour le 3e prix
    • –  D’un chèque de 500 euros pour le trophée du rayonnement des Pays de Savoie offert par Biofrais
    • –  D’un chèque de 500 euros pour Le trophée du “jeune espoir savoyard” offert par AGS
    • –  D’un chèque de 250 euros pour Le trophée Coup de Cœur du Jury offert par Stéphane Plaza Immobilier-Annecy

    Chaque lauréat recevra des lots des partenaires de l’association : Raffin, Full Sensations et La Fontaine de Siloé.

    Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter : 

    Michel-André Durand

    Laurent Rigaud

  • Concours de poésie French Heritage Society 2023 : le jury est constitué et l’évaluation des poèmes est en cours !

    Concours de poésie French Heritage Society 2023 : le jury est constitué et l’évaluation des poèmes est en cours !

    Chers passionnés de poésie et d’héritage français, nous sommes ravis de vous informer que le jury du concours de poésie French Heritage Society 2023 a été assemblé ! L’enthousiasme, la ferveur et l’originalité des participants, de la maternelle jusqu’au lycée, ce sur toute la côte ouest des USA, ainsi que la Polynésie et Wallis-et-Futuna, ont marqué cette édition. Nous exprimons notre gratitude et nos félicitations envers tous ceux qui ont présenté leurs œuvres.

    Le jury, composé de professeurs, d’éducateurs, de poètes, d’experts littéraires et de fervents défenseurs du patrimoine français, se réunit actuellement pour choisir les poèmes qui figureront sur le tableau de classement de cette édition inaugurale du Concours. Nous attendons avec impatience de dévoiler les heureux gagnants qui sauront mettre en valeur la splendeur de notre patrimoine à travers leurs écrits.

    Nous souhaitons saluer l’ardeur et la détermination de tous les participants qui ont partagé leurs vers, leurs sentiments et leur perception de la France, des Etats-Unis et de toute la francophonie. Vous avez été nombreux à relever ce défi littéraire et nous sommes fiers de vous offrir cette plateforme pour célébrer notre héritage commun.

    Ce concours témoigne de la diversité et de la richesse de notre patrimoine. Les poèmes proposés abordent un éventail de sujets, allant du voyage, aux sentiments, à l’humain, au conflit, au souvenir, à la nature et à bien d’autres thèmes touchant à notre patrimoine matériel et immatériel, nos monuments emblématiques, nos coutumes gastronomiques, en passant par les panoramas captivants et les personnages marquants de notre histoire. Chaque poème est une incitation à redécouvrir les joyaux qui font la grandeur de la France et de la Francophonie, ainsi que l’héritage et le bagage culturel multiple des Français de l’étranger.

    Restez connectés pour être informés des prochaines révélations concernant les poèmes lauréats qui seront annoncés prochainement en ligne et lors de la cérémonie de remise des prix à San Francisco. Nous vous donnons rendez-vous très bientôt pour fêter ensemble les talents qui célèbrent la beauté de notre patrimoine.

    Appel à donation pour nos jeunes artistes :

    Afin d’encourager au maximum nos jeunes poètes, merci par avance de vos donations qui seront toutes redistribuées à 100% aux lauréats, ainsi qu’à leurs classes et aux établissements participants. Cliquez sur le bouton Paypal ci-dessous pour effectuer vos donations, petites ou grandes, c’est le geste qui compte !

    Paypal

    Merci encore à tous les participants et bonne chance pour la suite du concours !

  • L’or au plus haut avec les achats des banques centrales

    L’or au plus haut avec les achats des banques centrales

    Ces derniers jours, l’once d’or s’échangeait à plus de 2 000 dollars l’once quand son cours ne dépassait pas 1 300 dollars en 2018. En période d’inflation et d’incertitudes, l’or reste une valeur refuge. 

    La volonté de certains pays de réduire leur exposition au dollar explique également la progression de son cours. Par sa rareté, sa densité, son éclat et sa pérennité, l’or a toujours occupé une place à part dans les échanges. 

    Il y a plus de 6 000 ans, les Égyptiens exploitaient déjà l’or du Nil. Les premières mines ont été ouvertes il y a plus de 5 000 ans. L’utilisation de l’or comme monnaie intervient six siècles avant notre ère, entre 561 et 546 av. J.-C. (dates de début et de fin de règne du roi Crésus sur la Lydie, pays d’Asie Mineure). Il tenait ses richesses du Pactole, la rivière qui cachait une multitude de paillettes d’or. Depuis cette époque, l’or est un symbole de richesse et de puissance. Le métal précieux est également une source de fantasmes. 

    Par sa rareté, l’or permettait, aussi, une régulation assez facile par les autorités. Sa résistance et sa densité sont deux caractéristiques clés qui lui ont permis de jouer le rôle d’étalon et de réserve. 

    177 200 tonnes extraites

    177 200 tonnes d’or auraient été extraites depuis les origines. Ce volume se répartit entre la bijouterie (85 900 tonnes), l’épargne (35 500 tonnes), les réserves des banques centrales ainsi que des autres institutions officielles comme le FMI (30 500 tonnes) et les applications industrielles (21 600 tonnes). Les réserves des gisements encore à exploiter sont évaluées à 54 000 tonnes d’or (source : World Gold Council). 

    Malgré la fin de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971, et les Accords de la Jamaïque des 7 et 8 janvier 1976 qui ont supprimé officiellement son rôle d’étalon, l’or demeure un des éléments de réserve des grandes banques centrales. Il est un marqueur de puissance. 

    Les États émergents ont, à ce titre, acquis de l’or ces dernières années afin de se mettre au niveau de leur nouveau statut économique et financier. Les réserves de change atteignent 12 000 milliards de dollars. Le stock d’or des banques centrales représente de son côté 1 850 milliards de dollars. 

    Lingot d’or ©stockadobe

    Valeur refuge

    Depuis trois ans, le métal précieux bénéficie de la succession des crises en jouant son rôle de traditionnelle valeur refuge. La hausse de son cours est avant tout la conséquence des achats opérés par certaines banques centrales. Ainsi, en janvier, selon le FMI, elles ont acquis, en valeurs nettes, 31 tonnes d’or. Depuis un an, les achats mensuels varient entre 20 et 60 tonnes, ce qui est élevé au regard de la tendance observée avant la crise sanitaire. 

    Les banques centrales mondiales ont ainsi acheté 1 136 tonnes d’or en 2022. Ce chiffre, qui représente la plus grande quantité achetée par les banques centrales en 55 ans, est supérieur de 152 % aux 450 tonnes qu’elles ont achetées en 2021. Les pays émergents continuent à être les principaux acheteurs. 

    Ils placent ainsi une partie de leurs réserves de change en or afin de crédibiliser leur politique monétaire et d’être moins dépendants du dollar qui est la première monnaie de réserve au monde (60 %). Le plus gros acheteur déclaré en 2022 a été la Turquie dont la banque centrale possède 565 tonnes d’or. La Banque populaire de Chine (BPoC) reste très présente sur ce marché, son stock d’or dépassant 2 025 tonnes. La Banque nationale du Kazakhstan est également active et possède un stock de 356 tonnes.

  • Le drapeau européen divise l’Assemblée, avec les élections en toile de fond

    Le drapeau européen divise l’Assemblée, avec les élections en toile de fond

    Faut-il rendre obligatoires les drapeaux français et européen sur la façade des mairies ? L’examen à l’Assemblée de la mesure proposée par les députés macronistes a viré mardi (9 mai) au débat pour ou contre l’UE, à un an des élections européennes.

    La proposition de loi, portée par le groupe Renaissance, a été volontairement inscrite à l’agenda le jour de l’anniversaire de la déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950, considérée comme un texte fondateur de la construction européenne.

    Mais elle est loin d’avoir soulevé l’enthousiasme au Palais Bourbon, où elle a fait face aux critiques des oppositions, et aux réticences de certains députés de la majorité, notamment au Modem, dubitatifs sur l’intérêt du texte dans le contexte politique actuel.

    La motion « de rejet préalable », déposée par LFI et soutenue par les communistes et le RN, a toutefois été rejetée en soirée, avant que le texte n’échappe de peu à des amendements de suppression de son article unique (160 voix contre 169).

    Les députés n’ont ensuite pas réussi à achever avant minuit son examen, qui a du reprendre ce mercredi 10 mai.

    « Rêve de Frexit »

    « Le vote qui sera fait tout à l’heure sera un vote en faveur ou en défaveur de la construction européenne, ni plus, ni moins », a lancé le rapporteur de la proposition de loi, le député macroniste Mathieu Lefèvre, assumant sa portée « symbolique ».

    « Ceux qui ont du mal à masquer leur malaise devant le drapeau étoilé ont tout autant de mal à masquer leurs rêves de Frexit déguisé, rouge pour les uns et brun pour les autres », a-t-il poursuivi, ciblant les insoumis et les députés RN.

    La secrétaire d’Etat chargée de l’Europe, Laurence Boone, a renchéri dans le même registre: « Je vous mets en garde sur ce que représentent les positions des deux extrêmes de cet hémicycle », a-t-elle lancé, évoquant « un danger pour le projet européen ».

    Les députés insoumis ont répliqué en raillant comme les communistes « la tentative de diversion » du camp présidentiel avec une mesure « sans aucune utilité pratique ».

    « La manière dont vous envisagez d’imposer la belle idée de l’internationalisme avec ce qu’est en train de devenir la construction libérale de l’Europe va faire détester l’Europe », a tonné le député LFI Alexis Corbière.

    Côté RN, le député Jean-Philippe Tanguy a lancé une attaque frontale contre le drapeau étoilé, qui ne porte selon lui « aucun symbole ». « Il n’y a que trois couleurs face auxquelles les Français s’inclinent », a-t-il jugé, « le bleu, le blanc et le rouge ».

    A droite, le député LR Philippe Gosselin a fustigé un débat « clivant » et « binaire », qui « crée de la discorde ». Son groupe a proposé de ne rendre obligatoire que le drapeau français.

    Le député Modem Erwan Balanant a lui assumé les doutes initiaux de son groupe sur ce texte jugé « pas utile », des hésitations qui ont créé des frictions dans le camp présidentiel. Mais il a estimé que le débat avait finalement eu le mérite de montrer « la haine de l’Europe du RN » et les « arguties » de LFI.

    Comme pris en étau, c’est au nom de leur engagement pro-européen qu’écologistes et socialistes ont annoncé qu’ils voteraient en faveur du texte de Renaissance. Tout en déplorant une initiative « opportuniste », selon la députée PS Christine Pires-Beaune, et « pas loin d’un texte politicien » pour l’écologiste Jérémie Iordanoff.

    Européennes à l’horizon

    Ce débat sur les drapeaux a remis au jour les divergences au sein de la Nupes sur la question européenne, à un an des élections européennes.

    A gauche, l’eurodéputée LFI Manon Aubry a suscité la polémique lundi (8 mai) en présentant le drapeau européen comme « une forfaiture démocratique », en allusion au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, rejetée par le peuple, mais dont la substance a été ensuite approuvée par l’Assemblée nationale.

    Partisane d’un accord pour une liste unique des partis de gauche aux européennes comme lors des législatives de l’an dernier, elle a été attaquée par ses alliés.

    « Non, l’Europe n’est ni LE problème, ni une forfaiture! », s’est emporté sur Twitter l’eurodéputé écologiste Yannick Jadot, dont le parti tient à présenter sa propre liste.

    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a lui estimé dans une tribune que l’ »Europe n’est pas par essence libérale, elle est un espace toujours en construction ». Ajoutant qu’il faut oeuvrer pour y « changer de paradigmes » sans « refuser les compromis ».

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