Bonjour à tous, dans le flash quotidien des expatriés, ce 11 mai, on parle sauvegarde de la Méditerranée mais aussi des poumons thaïlandais avant de revenir sur la sécheresse qui s’étend en France.
Un festival pour la Méditerranée
A Ajaccio, du 01 au 03 juin, les chercheurs et acteurs du domaine maritime du monde entier se donnent rendez-vous à Ajaccio pour réfléchir à la sauvegarde de la Méditerranée. Plus qu’un simple colloque, des dispositifs permettant une meilleur protection des mers et océans seront présentés. Lesfrancais.press, partenaire du festival, vous invite d’ailleurs à partager les idées que vous avez pu voir mises en place dans vos pays de résidence. Pour y participer direction le site Lesfrancais.press et remplir le questionnaire disponible sur toutes les pages.
Plastiques sur les grands fonds méditerranéens pollution aux plastiques des canyons sous-marins
En Thaïlande, la pollution atmosphérique s’invite dans les élections
En Thaïlande, un énième épisode sévère de pollution atmosphérique a rattrapé les partis politiques en campagne pour les élections législatives de dimanche, forcés de développer leurs idées pour lutter contre ce problème de santé publique majeur pour le royaume. Entre février et avril, en pleine saison sèche, les habitants ont étouffé de longues semaines sous un air toxique, en particulier dans les villes du Nord et à Bangkok, provoquant plusieurs millions de visites à l’hôpital pour des problèmes respiratoires.
Depuis ce mercredi matin, et au moins jusqu’au 13 juin, les Pyrénées-Orientales sont placées en « crise sécheresse », le plus haut niveau d’alerte que peut émettre la préfecture. Depuis plusieurs semaines, les alertes se multipliaient concernant les ressources en eau du département, qui a connu un hiver très sec. Une situation qui n’a pas permis de remplir en quantité suffisante les nappes phréatiques locales.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition ! Bon jeudi à tous
Avec plus de 14 milliards d’euros de mises en recouvrement en 2022, comme prévu, le gouvernement a annoncé hier de nouvelles mesures de contrôle contre la fraude fiscale et douanière. Gabriel Attal veut notamment augmenter de 25% les contrôles des « gros patrimoines ». Quelles sont ces mesures ? Quel impact pour les Français de l’étranger ? Sont-il visés ?
Création d’un service d’élite contre les fraudes internationales
Gabriel Attal annonce que les sanctions seront durcies à l’égard des fraudeurs, notamment « pour les fautes les plus graves » pour lesquelles une « sanction d’indignité fiscale et civique » pourra être prononcée, sous la forme d’une privation de réduction ou de crédit d’impôt ainsi que du droit de vote « pendant une certaine durée », a dit le ministre. Il a également annoncé la création d’un service de renseignement fiscal à Bercy consacré à la lutte contre les grandes fraudes internationales, doté d’une centaine « d’agents d’élite » d’ici la fin du quinquennat, qui utiliseront les techniques de renseignement comme « les écoutes, la captation de données, la pose de balises ».
La cible des plus fortunés et des multinationales est donc clairement affichée. Elle a aussi des objectifs politiques : l’exécutif prend les devants par rapport à la publication d’une étude explosive de l’Institut des Politiques publiques (Ecole d’Economie de Paris), en collaboration avec la Direction générale des Finances publiques (DGFIP). Attendue à la fin mai, elle devrait démontrer que les ultra-riches arrivent à éviter massivement l’impôt. Un évitement lié à des montages d’optimisation fiscale, parfois à la limite de la légalité. En mettant l’accent sur les grandes fortunes, Bercy veut aussi faire taire les critiques sur les « cadeaux » aux plus aisés et aux grandes entreprises, au début du premier quinquennat Macron.
Les nouvelles mesures de lutte contre la fraude fiscale et douanière
Le plan dévoilé mardi par le gouvernement précise les objectifs et les moyens qui seront mis d’ici 2027 pour lutter contre la fraude fiscale et douanière :
Les effectifs du contrôle fiscal et de la lutte contre la fraude fiscale seront augmentés de 15% d’ici la fin du quinquennat, soit 1 500 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires.
Création d’un Conseil de l’évaluation des fraudes, présidé par le ministre délégué chargé des Comptes publics et qui rassemblera les administrations compétentes, des personnalités et experts qualifiés et des parlementaires. Ils s’assureront de la fiabilité des estimations produites.
Restauration de la douane à la fois dans ses pouvoirs de constatation des infractions sur le terrain, mais aussi dans ses prérogatives d’investigation contre les trafics.
Création d’une cellule de renseignement fiscal avec plus de moyens contre la dissimulation d’avoirs à l’étranger dans les paradis fiscaux et les entités opaques comme les trusts, le recours à des cabinets de défiscalisation et l’optimisation abusive des grandes multinationales.
Création d’une initiative internationale en faveur de la transparence fiscale afin de partager plus rapidement et efficacement les informations utiles entre États.
Renforcement de la capacité de l’administration à détecter et sanctionner les prix de transfert abusifs des multinationales.
Extension du modèle de la « police fiscale » à toutes les fraudes aux finances publiques
Tout en ciblant les plus aisés, le ministre insiste parallèlement sur l’idée d’ »alléger la pression sur le petit contribuable, le petit patron, en massifiant « les régularisations plutôt que d’avoir recours aux contrôles et en instaurant « une remise de pénalité automatique pour la première erreur ». Autre geste vers le commun des contribuables : la création d’une « pénalité inversée automatique en faveur du contribuable en cas d’erreur de l’administration », a promis M. Attal.
Ce seront « 1.500 effectifs supplémentaires » qui seront dédiés à la lutte contre la fraude fiscale d’ici 2027, a-t-il encore indiqué. Gabriel Attal avait rappelé la semaine dernière qu’en matière de fraude fiscale, « on a eu l’an dernier 14,6 milliards d’euros de mises en recouvrement notifiées par la DGFiP ». Concernant la fraude sociale, « on a recouvré 800 millions d’euros de cotisations sociales non versées du côté de l’Urssaf ». Il prépare aussi des mesures de lutte contre les fraudes sociales qui seront présentées « d’ici la fin du mois » de mai, a-t-il précisé.
La publication de ces chiffres suscite des critiques de la part de l’opposition : « Je crois vraiment qu’on en fait trop avec ces chiffres, réagit Éric Bocquet, sénateur communiste auteur de rapports parlementaires sur le sujet. On ne peut que se féliciter de ces milliards récupérés, évidemment. Mais tous les ministres se félicitent chaque année de résultats mirifiques, de recouvrements extraordinaires… Je tiens à rappeler qu’entre 2010 et 2018, les résultats oscillaient entre 16 et 21 milliards d’euros », a-t-il lancé sur Public Sénat. Cela placerait l’année 2022 en dessous des années 2010. « Il y a beaucoup de communication autour de ce sujet ». A voir si le plan détaillé, présenté ce mardi, pourra convaincre les sceptiques sur cette nouvelle initiative face à la fraude fiscale.
Une cellule gouvernementale dédiée à la régularisation
Un autre changement important est qu’à l’avenir, les contribuables seront automatiquement dispensés de pénalités à la première erreur. Ils n’auront donc plus à demander une remise de pénalités auprès du service des impôts, ni même à prouver leur bonne foi pour en bénéficier.
Un changement que redoute Olivier Villois, secrétaire général de la CGT Finances publiques. « Ce qui est gênant, c’est que n’importe quelle erreur permettra la remise de pénalités automatiques », note-t-il au micro d’Europe 1. « Avec le droit à l’erreur actuel, toutes les erreurs ne pouvaient pas faire l’objet d’une dispense de pénalités. Là, il n’y a pas de différenciation », souligne-t-il, estimant qu’il s’agissait d’une « porte ouverte à la fraude » : « Certains vont se dire ‘si je me fais avoir, j’aurai une remise des pénalités et je paierai ce que je devais régler initialement’ », imagine Olivier Villois.
Face à ce risque de fraude, le gouvernement prévoit de créer une cellule dédiée à la régularisation qui sera dotée de 200 agents.
La Méditerranée est un pays, disait François Léotard. Il aurait pu dire, une patrie. Le constat est sans appel : la Méditerranée se meurt. Il n’est même plus nécessaire d’aligner chiffres et études, que ce soit l’ONU, l’Institut océanographique, les universités ou les pêcheurs, en dehors même de tout changement climatique, la Méditerranée est condamnée. Facile à comprendre, ses eaux se renouvellent en un siècle, elles se polluent tous les jours. Trop de monde. Trop de bateaux, trop de pêche, trop de fleuves qui charrient déchets, éléments chimiques et plastiques, trop de villes. Un tiers du commerce y passe. 245 millions d’habitants y vivent. Et autant de touristes. Et plus encore de conflits en germe.
Heureusement, on sait ce qu’il faut faire pour la sauver. Les solutions, elles sont partout. C’est pour cela que nous accompagnons le Festival de la Méditerranée qui se déroulera du 01 au 03 juin à Ajaccio.
Pas la sobriété : l’investissement. Pas la décroissance : la croissance bleue. Pas la punition : l’invention.
Cela ne vient pas tout seul, évidemment. Il faut déjà que chacun prenne conscience de l’ampleur des problèmes. C’est presque fait : les enfants sont mieux informés que les parents. Il faut ensuite que les responsables politiques s’accordent pour changer les règles. Cela prend du temps. Et puis que les entreprises trouvent les ingénieurs, les chercheurs, les esprits innovants, qui au premier abord, vont d’abord vers les associations. Enfin il faut mettre tout ce bruit, tous ces talents, toutes ces idées venues en vrac ensemble, faire que chacun se rencontre, et faire la part de ce qui peut marcher et ce qui ne marche pas. Le Fonds HLD pour la Méditerranée a commandé un annuaire des associations, entreprises, projets, acteurs des solutions pour la Méditerranée. Car beaucoup agissent, mais peu savent qui fait quoi. Essayer, échouer, modifier, recommencer, réussir, dupliquer.
Cela parait compliqué mais c’est assez banal : c’est la vie. Sauf que là : il faut l’appliquer dans l’urgence, pour cette chose ou cette déesse que nous connaissons peu et sans laquelle nous ne serions rien : la mer, et pas n’importe laquelle, la Méditerranée. Par où commencer ?
Plastiques sur les grands fonds méditerranéens, pollution aux plastiques des canyons sous-marins
Par se rassembler et faire la fête
Les Méditerranéens échangent des rites, des chants, des langues, des idées, des familles, et se rassemblent sur les ports. Tous différents, tous semblables. Nous avons créé l’association « Sauver la Méditerranée », à quelques-uns, avec Jean-Bernard Lafonta, qui a lui-même créé le « Fonds HLD pour la Méditerranée », pour subventionner des projets, réunir élus, associations, entreprises, et agir, concrètement, en sélectionnant et en finançant des projets soutenus par le fonds HLD. D’où la création d’un « Festival de la Méditerranée », à Ajaccio. Il y a les enfants, avec le soutien du Rectorat, les scientifiques, les inventeurs, les entrepreneurs, les pêcheurs, les photographes, les réalisateurs de films, les journalistes, les badauds, des projections, des conférences, un village où seront proposés actions et solutions, les élus, ceux de la ville et ceux de la Collectivité, et ceux d’ailleurs : le festival aura lieu les 1er, 2 et 3 juin, en même temps que la saint Erasme (la fête des pêcheurs à Ajaccio), la fête de la Méditerranée et le moment de s’en soucier.
Le but n’est pas de créer un Festival, c’est de sauver la mer. On sait ce qu’il faut faire : trois degrés d’actions.
Action au niveau international, parce que tout ce qui se passe au Nord va au Sud et réciproquement. Comme d’Est en Ouest. Bizarre qu’on l’ignore autant. L’idée de Nicolas Sarkozy de créer une Union Pour la Méditerranée était une idée forte. Elle a buté sur deux écueils. Le premier, l’Europe du Nord, notamment l’Allemagne, s’en sentait exclue, ou n’y voyait pas d’intérêt. Aveuglement stupide et criminel. Injuste aussi, puisque les pays de la Baltique se sont organisés, ont édicté des normes plus sévères que celles de l’Union Européenne en matière de pollution et développé des programmes de protection. Dernièrement encore, la création d’un gigantesque parc éolien en mer baltique, décidé par certains pays européens du nord (avec le soutien de la France) sera en partie financé par l’Union Européenne. L’Allemagne en tirera un grand profit. Ce qui est bon pour les pays du Nord est bon pour toute l’Europe. Ce qui aurait pu être fait en Méditerranée aurait été utile et bon pour toute l’Europe. Et ce qui sera fait sera nécessaire et plus utile encore. L’aveuglement de l’Europe en Méditerranée n’est pas qu’écologique ou financier, il est stratégique. La géopolitique est la deuxième raison de l’échec de l’Union Pour la Méditerranée.
Beaucoup de pays méditerranéens sont en guerre, ou en conflit. Beaucoup sont des régimes policiers, autoritaires, menacés par des islamistes radicaux, ou par un besoin de démocratie. Beaucoup souffrent des perturbations de l’économie mondiale, pour l’eau, l’énergie, le commerce, les céréales. Une entente entre tous les pays riverains de la Méditerranée, au niveau politique, était et reste illusoire. C’est pourquoi l’Union Pour la Méditerranée, embrassant tout le champ politique, était vouée à l’échec. En revanche, une Union concentrée sur ce que tous ces pays ont en commun, la mer elle-même, seulement la mer, est possible. Puisqu’aucun ne peut vivre au bord d’une mer morte. Si le Nil devenait un égout à ciel ouvert, avec bientôt 100 millions d’Egyptiens sur ses bords, l’ensemble de la Méditerranée en serait le réceptacle. C’est pourquoi les initiatives prises par la région sud, qui a créé avec Renaud Muselier le Fonds Sud, d’un milliard d’euros, avec des ONG, des fonds européens, des investisseurs privés, a pu rassembler des compétences de tous les horizons en si peu de temps. Ce fonds finance des projets en Egypte, en Tunisie, -et dans la Région sud- qui se veut, du coup, modèle. Le Rhône ne déverse-t-il pas, lui aussi, ses déchets dans la mer ? Les usines de Fos, le port de Marseille, ne sont-ils pas responsables de pollution maritime jusqu’au cap corse ? La Camargue n’est-elle pas menacée ? Aussi la Région Sud agit-elle pour elle et bien au-delà d’elle, avec raison.
(JEAN-PIERRE MULLER / AFP)
S’unir pour la Méditerranée
S’il n’est pas possible d’unir les Etats méditerranéens sur l’ensemble des questions politiques, il est possible de les unir sur les questions écologiques de la mer. S’il n’est pas possible de réunir les Etats sur les questions écologiques (encore peut-on réunir les Etats européens, puis ceux du bassin occidental), alors il est possible d’unir les régions et collectivités locales de Méditerranée.
De même que la région Sud, la Corse pourrait être en pointe sur ce sujet. Elle pourrait prendre l’initiative d’une Charte pour la Méditerranée (la Présidente de l’Assemblée y songe), qui fixerait des engagements des collectivités locales pour protéger la mer : protection du littoral, multiplication des aires marines, normes de pollution, zones de protection renforcée y compris au large, traitement des déchets, production électrique, fonds verts, facilités d’expérimentations, titrisation financière des gains futurs, car il faut aussi une nouvelle ingénierie financière pour investir dans la transition écologique.
Les sujets ne manquent pas. Chacun les traite un peu au fil de l’eau. Les communes italiennes ont de magnifiques exemples à montrer. Mais rien ne suffira si l’on ne se fixe pas des règles communes comme l’ont fait les pays de la Baltique. Tous les ports doivent avoir les mêmes règles, en s’alignant sur le plus propre. L’exemple des Baléares montre la destruction de sites envahis par des afflux incontrôlés. Bien sûr, à un moment, il faudra que les Etats s’en mêlent. Mais les initiatives doivent partir d’en bas : des citoyens, des élus des communes et des régions, des capitaineries, des chambres de commerce, des armateurs.
A la fin, au niveau international, établir un règlement de copropriété de la Méditerranée par les pays riverains. Il n’y a que deux entrées de la Méditerranée. Penser la Méditerranée comme l’Océan Pacifique, avec un droit maritime qui n’est que côtier, est devenu une aberration. On le voit dans l’irresponsabilité que se renvoient les Etats à propos des migrants et des morts. Un nouveau droit international concernant la surveillance, les règles de navigation, les règles de sauvetage, les responsabilités des Etats et les responsabilités collectives, ainsi que le partage d’informations devrait voir le jour. C’est le cas pour la mer Caspienne, mer fermée, comme en fait la Méditerranée. En attendant ce jour, agir au niveau local.
Les règles et les initiatives des communes et régions méditerranéennes suffiront-elles ? Certainement pas. Les solutions aux effets néfastes de la croissance économique, urbaine, démographique, viendront du système économique. C’est l’économie qui sauvera l’écologie, et non l’arrêt de l’économie. Il y a une nouvelle économie qui apparait tous les jours dans le monde, avec ses aspects destructeurs – et créateurs. On vit les effets de la révolution digitale, on devine ceux de l’intelligence artificielle, on espère ceux de la transition écologique. C’est-à-dire la production d’énergie autrement que par les hydrocarbures.
Un pari géopolitique
C’est le grand pari géopolitique européen : comment, en dehors de toute considération sur les émissions de CO2 et leur effet sur le climat, se rendre indépendant en matière énergétique ? Solaire, éolien, nucléaire, hydrogène vert, géothermie ? Les investissements sont considérables, parce que les besoins sont considérables et les incertitudes plus nombreuses qu’on ne l’affirme. Il y aura des échecs, coûteux. Et la Méditerranée ? Toute une branche de la nouvelle économie, l’économie verte, est bleue. Il y a la géothermie (la Guadeloupe va doubler sa production électrique géothermique, en Corse, en Sicile, en Crète, en Grèce, les eaux chaudes sont connues depuis l’empire romain), il y a la maréthermie. Pour prendre l’exemple de la Corse, non seulement il est possible, compte tenu de la géologie, d’imaginer des puits de production géothermique, mais il est aussi (c’est expérimenté à Propriano) possible d’utiliser la différence de chaleur entre la surface de l’eau et l’eau profonde. Toutes les îles sont un problème énergétique. Toutes les rives ont un problème d’eau. L’économie de l’eau n’en est qu’à ses débuts. Comme celle des biodéchets et du recyclage. L’eau est aussi essentielle aux pays de la Méditerranée que le pétrole. Le prix de l’huile d’olive espagnole, en raison des pénuries d’eau, a été multiplié par plus de deux en deux ans.
Les expériences, du côté des associations, comme du côté des groupes industriels foisonnent. Tous les ports ont des problèmes de production électrique et de propreté. Ajaccio se veut en pointe sur le sujet. Pas seulement pour nettoyer, avec des robots qui amuseront enfants et passants, mais aussi pour faire revivre les poissons et toute la chaîne de biodiversité. La Corse est le deuxième centre d’Europe d’espèces endémiques, derrière le Caucase et devant la Sardaigne. Bref, une science, une recherche, une économie nouvelle se mettent en place. Elle est la clé du futur.
Le Festival de la Méditerranée présentera deux expériences. La première, théorique, celle « des » Futurs de la Méditerranée. La nouvelle Chaire de l’Université de Corte, « Devenirs de la Méditerranée », tenue par Sébastien Quenot, créée sous le parrainage de l’Unesco, imaginera, avec les participants, quelques futurs. Prévisibles, et imprévisibles. Ni l’explosion de Santorin, ni la philosophie grecque, ni l’arrivée de la tomate n’était prévisibles.
La deuxième sera le lancement du BaroMed, à l’initiative du Fonds HLD pour la Méditerranée, avec le soutien de la ville d’Ajaccio (et de l’engagement personnel du maire, Stéphane Sbraggia), de la Collectivité de Corse et de l’ADEC (et de l’engagement personnel de Gilles Simeoni et d’Alexandre Vinciguerra). Qu’est-ce que le BaroMed ? Le baromètre de la santé de la mer. Il recueillera les données sur l’eau, comme on le fait pour les rivières, comme on le fait pour l’air dans les villes. Les données sont nombreuses, et rares à la fois. Nombreuses parce que beaucoup d’instituts et de scientifiques font des relevés. Rares parce que la mer est immense et profonde.
Y manque, dès qu’on s’éloigne de la côte, le fond marin. Aussi le BaroMed sera-t-il lancé avec un outil spécial, un bateau qui plonge en partie dans l’eau, afin de photographier les fonds marins : Le Platyplus, conçu par François-Alexandre Bernard. Un drôle de bateau, partie sous-marin, partie trimaran. L’expédition « Blue Odyssey Corsica » partira d’Ajaccio le 3 juin et y reviendra fin juin, après plusieurs escales dans les ports corses et une campagne de relevés. Ce sera une première. Au fur et à mesure du temps et des efforts, la cartographie des fonds marins et les analyses de l’eau à différentes profondeurs permettra d’évaluer la santé de la mer, en Corse, en premier lieu, puis sur toutes les côtes de la Méditerranée.
Pour trouver les bonnes solutions, il faut de bonnes évaluations et de bonnes expertises. Tel est le but de ce Festival. Trouver des solutions, à partir de la vraie vie, à partir d’initiatives qui viennent de tout bord, à partir de rêveries. Un des invités du Festival n’est-il pas Jacques Rougerie : l’architecte des » villes sous la mer », mondialement connu ? Il n’y a pas beaucoup d’endroits sur cette planète qui abrite autant de biodiversité que la Méditerranée, disent les scientifiques (en fait, il n’y en a pas). Il n’y a pas non plus beaucoup d’endroits où furent inventés tant de théories et de langues différentes, tant de monuments et croyances, tant de littératures et de sciences. Toutes œuvres d’imagination. Une fois les solutions imaginées, il suffit de les appliquer. Auparavant, regarder ce qu’a imaginé la mer elle-même : le Festival projettera, sur le port, aux yeux de tous, plusieurs films exceptionnels comme « Méditerranée, l’odyssée pour la vie », les extraits de « Mediterraneo » de Via Stella, des photos exceptionnelles prises à soixante mètres, de nuit, de Pierre-Jean Beaux… Toutes ces images qui montrent que si l’imagination du vivant est sans borne, celle des hommes devrait être capable de l’imiter, pour sauver la Méditerranée.
En Thaïlande, un énième épisode sévère de pollution atmosphérique a rattrapé les partis politiques en campagne pour les élections législatives de dimanche, forcés de développer leurs idées pour lutter contre ce problème de santé publique majeur pour le royaume.
Entre février et avril, en pleine saison sèche, les habitants ont étouffé de longues semaines sous un air toxique, en particulier dans les villes du Nord et à Bangkok, provoquant plusieurs millions de visites à l’hôpital pour des problèmes respiratoires.
En cause, les fumées dangereuses provenant de multiples feux de forêt, et une pratique très répandue et pourtant interdite: le brûlage des chaumes par les agriculteurs.
Dans la capitale, un petit groupe d’écologistes arpente les rues chauffées par le béton à la rencontre d’électeurs bien souvent fatalistes.
« Les gens sont conscients des problèmes environnementaux, mais ils n’espèrent rien des politiciens pour les résoudre », déclare à l’AFP Phongsa Choonaem, dirigeant et fondateur du parti vert.
Mais « la communication est meilleure », remarque-t-il, distribuant de grandes feuilles d’arbre en guise de tract.
Vulnérabilité
La Thaïlande, et plus largement l’Asie du Sud-Est, fait partie des régions du monde les plus vulnérables au changement climatique.
Le parti vert, qui a obtenu moins d’un pour cent lors des législatives de 2019, ne présente qu’une poignée de candidats, alors que 500 sièges de députés sont en jeu.
« Notre but n’est pas de viser le poste de Premier ministre, mais de résoudre le problème de l’environnement », assure M. Phongsa.
Pour deux tiers des Thaïlandais, le changement climatique ne fait pas partie des priorités des partis politiques, selon une étude publiée fin 2022.
« La question de la pollution est assez importante à l’échelle mondiale, mais je pense que le problème le plus important en Thaïlande n’est pas seulement la pollution », estime Wittida Payormyong, une électrice de 36 ans.
Selon elle, la gouvernance, l’économie et l’inflation sont plus importants. « C’est là-dessus que la jeune génération veut faire entendre sa voix », ajoute-t-elle.
Les élections thaïlandaises voient s’affronter un camp réformiste, avec Pheu Thai et Move Forward (« Aller de l’avant »), et leurs adversaires conservateurs pro-armée, incarnés par le Premier ministre sortant Prayut Chan-O-Cha, arrivé au pouvoir en 2014 à la suite d’un coup d’Etat.
Dans l’opposition, le parti le plus radical, Move Forward, propose de réduire les émissions de carbone, via des subventions aux agriculteurs et la promotion des voitures électriques, tandis que Pheu Thai s’est engagé à mettre fin au brûlis dans un délai d’un an.
Ces derniers, en tête dans les sondages, soutiennent également une version d’un projet de loi sur la qualité de l’air, proposée par un groupe de réflexion citoyen, le Clean Air Network (CAN).
Phongsa Choonaem (g), dirigeant et fondateur du parti vert, colle une affiche sous un poster du Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, lors de la campagne électorale, le 30 avril 2023 à Bangkok, en Thaïlande ( MANAN VATSYAYANA / AFP )
« Une crise de santé publique »
Plusieurs partis de la coalition sortante ont également assuré qu’ils soutenaient cette loi.
La qualité de l’air est « une véritable crise de santé publique », a déclaré Weenarin Lulitanonda, du CAN, pour qui nombre de promesses électorales restent « floues ».
Militante de longue date, elle se dit encouragée par le « vent de changement » mais attend de voir si une fois au pouvoir, les partis « joindront le geste à la parole » pour faire voter une loi.
Le clientélisme sur lequel repose la politique thaïlandaise empêche tout changement réel, estime Danny Marks, professeur assistant de politique environnementale à la Dublin City University.
Selon lui, derrière les petits agriculteurs à qui on fait porter le chapeau, il y a de puissantes entreprises agro-alimentaires.
« Ceux qui profitent essentiellement du fait que tout le monde respire de l’air vicié sont malheureusement ceux qui sont assez proches du gouvernement », a déclaré M. Marks.
Les grands partis, même Pheu Thai, ont « toujours été alliés aux grandes entreprises ».
Pour Rungsrit Kanjanavanit, cardiologue à Chiang Mai (nord), la classe politique « ne prend pas les choses suffisamment au sérieux ». « Les décideurs doivent comprendre les données scientifiques et réaliser l’importance de la question, puis s’y atteler et avoir la volonté politique de s’attaquer au problème », a-t-il déclaré.
En provoquant une hausse des cours de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles, la guerre en Ukraine conduit à un transfert de revenus au profit des pays exportateurs de ces produits. Elle influe donc sur le partage des revenus que ce soit pour les États, les ménages ou les entreprises. Tous les pays occidentaux ne sont pas dans la même situation. Etats-Unis et zone euro marquent leur différence.
Depuis 2018, les États-Unis dégagent un excédent extérieur pour l’énergie qui s’est amplifié depuis le début de la guerre en Ukraine. La hausse des prix de l’énergie ne provoque donc pas aux États-Unis de transfert au profit du reste du monde. Au contraire, ils bénéficient d’un apport de revenus.
Il n’en demeure pas moins que, depuis 2021, les ménages américains subissent une perte de pouvoir d’achat due dans un premier temps à la hausse du chômage, puis dans un deuxième temps à celle des prix. Les salaires n’ont augmenté que de 5 % en 2022 quand l’inflation a dépassé les 8 %. En revanche, avec l’augmentation du taux d’emploi, le revenu disponible brut s’est amélioré en 2022 sans retrouver la progression qu’il connaissait avant la crise sanitaire.
Une déformation du partage des revenus au détriment des salariés
De 2010 à 2021, les entreprises américaines ont bénéficié d’une hausse de leur taux de marge bénéficiaire. Cette évolution est imputable à une déformation du partage des revenus au détriment des salariés, aux aides publiques en forte progression depuis 2020 et à la forte hausse des profits des sociétés pétrolières et gazières. Ces derniers ont dépassé 250 milliards de dollars en 2022 contre une centaine durant la période 2011/2017.
L’État américain a-t-il accru le déficit public en augmentant ses dépenses sans relever à due concurrence les impôts ? Après être passé de 3 % du PIB à 14 % du PIB de 2019 à 2020, il est depuis revenu autour de 4 % du PIB. Les politiques de soutien de l’industrie, de la transition énergétique et les dépenses militaires expliquent le niveau élevé de ce déficit. Le partage des revenus s’effectue donc essentiellement au détriment des ménages et de l’État aux États-Unis.
Les entreprises européennes touchées par la hausse de leurs coûts
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la zone euro subit un important prélèvement lié à l’augmentation du prix des importations d’énergie. Sa balance commerciale qui était structurellement excédentaire devient déficitaire. Un transfert de plusieurs points de PIB est ainsi réalisé au profit des pays exportateurs de pétrole et de gaz naturel. Les entreprises européennes sont touchées par la hausse de leurs coûts. Leur taux de marge bénéficiaire ne retrouve qu’à la fin de l’année 2022 son niveau de 2019.
Le niveau de la production reste pour de nombreux États inférieur à celui d’avant la crise sanitaire. C’est le cas, en particulier, pour la France. Les ménages de la zone euro subissent une contraction de leur pouvoir d’achat évaluée autour de 2 %. Les salaires augmentent moins vite que les prix, à un niveau comparable à celui des États-Unis, soit respectivement 4 et 8 %.
En zone euro, les États sont les plus affectés par la succession des crises.
Depuis 2020, les États compensent tout ou partie des effets de la crise sanitaire puis de la guerre en Ukraine en soutenant les ménages et les entreprises. Le déficit public est ainsi passé de 0,5 % à 7 % du PIB de 2019 à 2020 avant de revenir à 4 %. En zone euro, les États sont les plus affectés par la succession des crises. Les ménages subissent des pertes d’achat en partie compensées. Les entreprises sont également épaulées et arrivent à retrouver des taux de marges acceptables à la fin de 2022.
Les États-Unis sont dans une situation bien plus confortable que la zone euro grâce à leur indépendance énergétique et à la force du dollar. Les entreprises américaines investissent un à deux points de PIB de plus que celles de la zone euro, en particulier dans les domaines de la transition énergétique et du digital. La zone euro enregistre un déficit commercial avec une production industrielle pénalisée par l’augmentation des coûts. Le premier producteur de véhicules, l’Allemagne, est confronté à la concurrence des constructeurs chinois et américains qui ont opté pour la motorisation électrique.
Près de quinze ans après l’entrée en vigueur des traités actuels de l’UE, de nouvelles preuves de la nécessité d’une actualisation et d’une adaptation de ceux-ci apparaissent chaque jour, écrit Guy Verhofstadt.
Guy Verhofstadt est un eurodéputé belge du groupe Renew Europe, co-président du conseil exécutif de la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFoE) et rapporteur sur les propositions de réforme des traités européens. Nous partageons avec vous, au lendemain de la journée de l’Europe, une tribune publiée sur le site de notre partenaire Euractiv, le site des acteurs de l’Union européenne.
Que voudraient les pères fondateurs de l’Union européenne pour l’Europe de 2023 ? – Tribune de Guy Verhofstadt
Il est presque certain qu’ils auraient averti de la précarité du statu quo. Il est vrai que les réalisations de notre Union jusqu’à présent sont considérables : prospérité, paix dans l’UE et coopération inégalée. La Journée de l’Europe [qui a lieu le 9 mai, NDLR] est l’occasion d’y réfléchir et de les célébrer.
Néanmoins, nous constatons et ressentons que si le soutien au projet européen est élevé, il se révèle également fragile.
La complaisance, les inégalités, les changements technologiques, la montée des autocrates, des eurosceptiques et de certains dirigeants ainsi que l’érosion des institutions démocratiques représentent une menace profonde pour nos démocraties et le projet européen.
À l’occasion de la Journée de l’Europe, nous devons nous demander en toute honnêteté si cette Europe est en mesure de relever les défis auxquels nous sommes confrontés et de répondre aux attentes de nos concitoyens. La réponse est claire : les pro-européens doivent promouvoir une vision radicale d’une Europe unie et fondée sur des valeurs réaffirmées. Et se battre pour y parvenir.
Conférence sur l’avenir de l’Europe
Les résultats de la Conférence sur l’avenir de l’Europe nous montrent la voie. La première assemblée citoyenne à l’échelle européenne a présenté des recommandations pour une véritable reconstruction du projet européen, de sorte que les institutions de l’UE soient adaptées aux réalités actuelles. Les citoyens ont établi une feuille de route pour un avenir meilleur pour l’Europe ; il ne nous reste plus qu’à la suivre.
Les sondages montrent que les citoyens croient encore au rêve européen. Ils comprennent que dans un monde incertain, les Européens sont plus forts ensemble. Cependant, nous constatons que, trop souvent, nos institutions désuètes font preuve de fragilité et sont incapables d’agir rapidement et avec détermination.
Dans un monde où l’ordre international, tel que nous l’avons connu depuis la Seconde Guerre mondiale, se fragmente, les dirigeants européens ont besoin d’une politique étrangère commune et propre à l’UE.
Comme conclu lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, cette politique est incompatible avec un Conseil européen dont les décisions doivent être prises à l’unanimité de ses Vingt-Sept États membres. La prise de décision à l’unanimité doit être supprimée une bonne fois pour toutes. Les propositions allemandes visant à recourir au vote à la majorité qualifiée (VMQ) ne suffisent pas.
En outre, l’évolution de la situation en Ukraine montre la nécessité d’une véritable union de défense et d’une capacité militaire européenne. Les fondateurs de notre Union l’avaient compris. Quelque 73 années plus tard, nous devons faire nôtres leurs convictions et nous défaire de notre naïveté.
Donald Trump sera certainement le candidat républicain à la présidence américaine l’année prochaine. La perspective d’un deuxième mandat pour M. Trump doit être prise au sérieux. [Dans ce contexte], nous devons préparer une Europe souveraine et capable de défendre ses intérêts.
Autonomie et indépendance des USA
L’Union européenne prospère, affirmée et forte que nos ancêtres envisageaient et que nos citoyens réclament aujourd’hui ne peut se construire sur des dépendances à l’égard de pays tiers.
Par ailleurs, les fondateurs de l’UE n’ont pas pu imaginer un monde dans lequel les États membres chercheraient activement à miner notre Union de l’intérieur.
Le recul démocratique, qui est une réalité, est intolérable. L’Union doit avoir le courage et la capacité de s’opposer aux comportements autoritaires et de défendre la démocratie, sur son territoire comme à l’étranger. Si nous ne formons pas un espace de liberté et de démocratie dans le monde, nous ne sommes rien.
Les pro-européens ne réussiront que s’ils plaident pour une Europe plus proche de ses citoyens. Cette approche nécessite la création d’un véritable demos européen. Renew Europe veut des partis politiques européens qui ont leur mot à dire et qui constituent la pierre angulaire d’une véritable sphère politique et publique européenne.
Des listes transnationales ?
Les élections européennes doivent devenir un véritable scrutin européen à part entière ; elles ne doivent pas se limiter à 27 campagnes nationales où, trop souvent, les luttes nationales l’emportent sur le débat européen.
Des listes transnationales permettraient d’éviter ce phénomène néfaste pour l’UE et de renforcer le sentiment d’appartenance. L’introduction du droit d’initiative législative pour le Parlement européen constitue également un élément essentiel. Ce droit renforcerait la voix des citoyens.
Un vieil adage veut que les épreuves traversées par l’UE sont autant de leçons qui lui permettent de progresser. Le fonds pour la reprise et la résilience ainsi que l’achat conjoint de vaccins et d’armes pour l’Ukraine ont montré que l’Europe peut réagir en cas de besoin. Cependant, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers.
Près de quinze années se sont écoulées depuis l’entrée en vigueur de nos traités actuels. Presque chaque jour, de nouvelles preuves de la nécessité d’une actualisation et d’une adaptation de nos textes directeurs apparaissent.
Les pro-européens doivent être honnêtes et engagés : notre souveraineté est handicapée par nos propres règles obsolètes. Le temps d’une Convention pour modifier nos traités européens est venu, car défendre le statu quo ne fonctionnera plus.
« L’Europe ne se fera pas d’un coup ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait » — ces mots, prononcés par Robert Schuman il y a 73 ans, résonnent fortement en nous, aujourd’hui plus que jamais.
Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés de ce mercredi 10 mai, aujourd’hui on fait le point sur les monuments aux morts pour la France dans le monde et on décrypte les annonces de Gabriel Attal qui lance une chasse aux fraudeurs fiscaux en France. On évoquera aussi le sort de notre confrère en Ukraine décédé ce 09 mai 2023. (MAJ le 09 mai à 21h50 – CET)
Mort d’un journaliste en Ukraine
Le coordinateur vidéo de l’Agence France-Presse en Ukraine, Arman Soldin, a été tué mardi après-midi lors d’une attaque de roquettes Grad dans l’est de l’Ukraine, selon des journalistes de l’AFP l’accompagnant.
Arman Soldin était journaliste pour l’AFP (Capture d’écran). TWITTER/@AFP
Entretenir nos monuments aux morts dans le monde
Voilà une mission digne des 12 travaux d’Hercule à laquelle le gouvernement répond avec parcimonie. Il existe plus d’une centaine d’édifices du plus modeste au plus majestueux aux 4 coins de la planète et en particulier, sans surprise, en Afrique. Dans un dossier disponible sur le site Lesfrancais.press, on vous en présente certains. Qui sont souvent dégradés, si vous désirez participer à l’entretien de ceux présents dans votre pays de résidence, il suffit de contacter l’antenne locale du Souvenir Français. Ils sont présents dans plus de 100 pays.
On avait déjà évoqué le projet du ministre du budget, il l’a dévoilé ce mardi 09 mai. Dans un dossier spécial à retrouver sur tous nos sites, vous pourrez découvrir les principales actions qu’il souhaiterait voir mises en place à travers la loi qu’il va présenter. Au menu : écoutes téléphoniques, privation du droit de vote, renforcement des équipes avec 1500 nouveaux contrôleurs et un ciblage particulier pour débusquer les « dissimulations d’avoirs à l’étranger ». Enfin, dernière proposition plus symbolique de ce plan contre la fraude fiscale : les condamnations pour fraude fiscale sans peine de privation de liberté s’accompagneraient désormais de travaux d’intérêt général. Sans le dire, une fois de plus, les Français de l’étranger sont mis sur le gril.