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  • En toute confidence : Thierry Masson, candidat aux élections sénatoriales – Renaissance

    En toute confidence : Thierry Masson, candidat aux élections sénatoriales – Renaissance

    podcast interview politique

    En toute confidence

    « En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.

    Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.

    Elu consulaire de Bruxelles, président du groupe « Indépendants, démocrates et progressistes » à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), Thierry Masson est administrateur du groupe Renew au Parlement européen. Pour ce scrutin, il a obtenu l’investiture Renaissance ainsi que la responsabilité de conduire la liste officielle de la majorité présidentielle. Dans « En toute confidence », Thierry Masson rappelle d’ailleurs les risques d’une division et en appelle au sens du collectif. Il aborde également les fondamentaux de son programme : la protection des Français de l’étranger face aux violences, l’éducation ou encore l’innovation à travers les défis posés par l’intelligence artificielle.

    « Il n’y a pas de divergences entre les projets politiques, seulement des divergences de projets personnels »

    Thierry Masson fait le point sur les différentes candidatures se déclarant de la majorité présidentielle. Pour lui, « il n’y a pas une seule liste au sein de la majorité, mais au sein de la majorité il y a bien qu’une seule liste qui est officiellement investie par la famille Renaissance ».
    Dans ce podcast, le candidat Renaissance rappelle que « pour faire gagner son équipe on ne peut pas jouer en solo et jouer contre son camp ». Il constate qu’« il n’y a pas de divergences entre les projets politiques, seulement des divergences de projets personnels ». Il appelle ainsi « tous les électeurs de la majorité à soutenir cette liste officielle ».

    « Ceux qui pensent à l’après 2027 maintenant mettent le projet présidentiel en péril »

    Au cours de cette interview, Thierry Masson fait référence au Président de la République et à l’appel lancé par celui-ci en faveur de « plus d’unité et de responsabilité ». Dans ce contexte, affirme l’élu consulaire en Belgique « déposer des listes dissidentes, cela est particulièrement dommageable ».
    Le candidat Renaissance souhaite « rester mobilisé » pour faire en sorte que les engagements pris en 2022 devant les Français, y compris ceux de l’étranger, soient mis en œuvre. Pour lui, « ceux qui pensent à l’après 2027 maintenant mettent le projet présidentiel en péril ».

    Thierry Masson
    Thierry Masson

    En faveur d’un « pacte nouveau départ pour les victimes des violences à l’étranger »

    Au niveau de son programme, Thierry Masson partage ses trois axes : en premier lieu la révision de la loi sur les élus consulaires pour « clarifier la compétence des élus, renforcer les prérogatives et faire en sorte que l’administration justifie ses positions quand elles divergent de celles des élus ».
    Le deuxième axe est celui de l’accompagnement des personnes en situation difficile, il souhaite ainsi l’adoption d’un « pacte nouveau départ pour les victimes des violences à l’étranger ».
    La troisième priorité partagée par le candidat dans ce podcast est celui du défi national de l’intelligence artificielle, « thématique structurante des dix prochaines années » qui, selon Thierry Masson, « conditionnera la réussite de beaucoup de choses, dont celle de la transition écologique ».

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes












  • Pleins feux sur l’Association Québec-France – Montérégie

    Pleins feux sur l’Association Québec-France – Montérégie

    Le Réseau Québec-France et son vis-à-vis, la Fédération France-Québec/ francophonie sont des associations autonomes, régionales et non partisanes. Ces particularités en font un réseau unique qui nourrit le lien entre le Québec et la France avec une spécificité locale ancrée dans le territoire. L’essence de leur mission consiste à développer une relation franco-québécoise directe et privilégiée.  Ces associations sont à l’œuvre notamment dans les secteurs culturel, social et économique.

    L’association Québec-France, un réseau engagé

    Les objectifs assumés de ce réseau sont de développer la relation citoyenne entre Français et Québécois par différents biais. Ainsi il est offert aux participants différents programmes de coopération franco-québécois afin de pérenniser leur intérêt des gens du Québec pour la France. L’idée est de promouvoir la relation franco-québécoise sur le territoire en grand avec la richesse des terroirs et régions. On mise sur la solidarité entre les deux pays fondée sur la langue et l’histoire communes. Le tissu associatif est vibrant avec des adhérents engagés. 

    Activité au Moulin.

    L’association Québec-France Montérégie

    Au Québec, 16 associations sont réparties sur tout le territoire. La Montérégie est la région située sur la rive sud de l’île de Montréal et du fleuve Saint-Laurent. Il s’agit de l’agglomération de Longueuil et de la région administrative. À l’ouest, elle touche l’Ontario et au sud les États-Unis. Cependant l’association reste toujours accueillante sans égard de la provenance des gens intéressés. La région de la Montérégie a été mise tristement aux premières loges des médias, nationaux et internationaux, lors du grand verglas de l’hiver 1998.

    Québec
    Concert orgue trompette

    Des relations privilégiées avec certaines régions

    Selon les affinités, l’engagement de certains membres il existe des liens privilégiés d’une association régionale au Québec avec certaines en France. Ainsi l’Association Québec-France – Montérégie, a signé un pacte d’amitié privilégié avec l’association Midi-Toulousain-Québec et l’association Pays de Rennes-Québec. Ce qui permet de resserrer les liens et d’entretenir un contact humain de plus grande proximité.

    Ecoutez l’interview de Suzanne Lachance

  • Florian Grill, le président de la ligue française de Rugby

    Florian Grill, le président de la ligue française de Rugby

    Florian Grill rêve d’être le premier patron du rugby français à connaître une victoire en coupe du monde ! À trois jour du match d’ouverture entre les tricolores et les All Blacks, le Président de la fédération française de rugby est l’invité de TV5MONDE, notre partenaire.

    Regarder l’interview de TV5MONDE

    France VS Nouvelle-Zélande

    France – Nouvelle-Zélande. Pas besoin d’être un expert du rugby pour savoir que c’est un énorme choc. Le XV de France, l’un des grands favoris pour sa Coupe du monde à domicile, va défier l’ogre néo-zélandais, son haka et ses trois titres de champions du monde à son palmarès, en match d’ouverture ce vendredi à 21 heures. Mais comment est-ce possible d’avoir un duel aux allures de finale dès le premier jour ?

    Il faut remonter pour cela au tirage au sort qui a eu lieu en décembre 2020. À ce moment-là, pour la composition des différents chapeaux, c’est le classement mondial au 1er janvier 2020 qui prime. La France, 7e à cette date, a donc été placée dans le chapeau 2 aux côtés de l’Irlande, de l’Australie, et du Japon. L’équipe de Fabien Galthié pouvait donc tomber dans la poule de l’Afrique du Sud, de la Nouvelle-Zélande, de l’Angleterre ou du Pays de Galles.

  • Financer son bien en France ? Le parcours du combattant

    Financer son bien en France ? Le parcours du combattant

    Un expatrié est une personne dont la résidence fiscale n’est pas en France. C’est le cas des personnes qui ont un contrat de travail local ou des expatriés ayant un statut précaire comme les digital nomads. Pour les banques, ces profils sont à risque.

    En effet, un expatrié est moins facilement accessible pour les banques. Le décalage horaire peut empêcher les communications téléphoniques. Les documents justificatifs tels que les fiches de paie, les relevés de comptes ou les avis d’imposition sont dans la langue locale. Et surtout, les banques ne peuvent pas mettre en œuvre les garanties habituelles en cas d’impayé.

    Les banques 

    Si la plupart des banques sont très réticentes, trouver un emprunt pour expatrié reste cependant possible.

    Il est préférable de s’adresser à une banque traditionnelle. En effet, les banques en ligne ne prêtent pas aux personnes qui ne résident pas en France. Même parmi les banques traditionnelles, certains établissements refusent par principe de prêter aux expatriés. 

    Limiter les risques

    Afin de limiter les risques que présente un profil d’expatrié, les banques vont proposer des conditions d’emprunt moins avantageuses aux non-résidents.

    Un taux d’intérêt plus élevé

    Lorsque vous êtes expatrié, votre taux d’emprunt est supérieur à celui d’un résident français.

    Le TAEG pour un crédit immobilier expatrié se situe entre 3,64 % et 4,10 % en août 2023 si vous empruntez sur 15 ans. Si vous empruntez sur 20 ans, le TAEG varie de 3,87 % à 4,29 %. Le taux qui vous est applicable peut, bien sûr, connaître des variations en fonction de la banque, du montant emprunté et de la durée du prêt.

    Aussi, ne pas oublier que l’assurance emprunteur reste obligatoire pour les expatriés. Tout comme le TAEG, le coût d’une assurance emprunteur sera impacté par votre situation d’expatrié. En effet, l’assurance prêt immobilier doit s’adapter aux conditions particulières du pays dans lequel vous vivez. 

    Mais un prêt immobilier consenti à un expatrié est considéré comme risqué par les banques. Or, plus le prêt est risqué, plus les banques demandent des garanties. La souscription d’une assurance emprunteur ne suffit pas. Sachez que, en contrepartie de votre crédit immobilier pour expatrié, les banques demandent souvent le cautionnement d’une société spécialisée, comme pour tout prêt immobilier. Mais elles demandent aussi en général la souscription d’une hypothèque sur le bien immobilier visé en France. 

    Comment obtenir son prêt et le meilleur taux immobilier ?

    Le profil emprunteur est défini par différents critères que les banques utilisent pour définir leurs grilles des taux immobiliers : certaines banques prêtent plus facilement que d’autres. Elles regardent notamment si vous empruntez seul ou à deux, votre niveau de revenus par emprunteur, le montant de votre apport personnel et la durée sur laquelle vous souhaitez emprunter. Tout cela est mis en commun afin d’obtenir votre capacité d’emprunt.

    Aussi, évidemment, votre niveau de revenus est un critère important pour les banques et influence directement le taux de crédit immobilier que vous pouvez obtenir et donc les mensualités que vous devrez payer. Les profils ayant des revenus élevés étant plus attrayants pour les banques, elles leur proposent donc des taux plus avantageux.

    bien
    Depuis ce mercredi 06 septembre 2023, une nouvelle rubrique est apparue dans nos colonnes : Financer votre bien ! 

    Une solution d’accompagnement ? 

    On le voit, obtenir un crédit pour acquérir un bien en France, que ce soit comme résidence secondaire ou pour un investissement locatif, est souvent difficile et nécessite une bonne connaissance du marché bancaire français. Depuis votre pays d’expatriation, un tel projet peut être difficile, voire impossible à mener. 

    Conscients de ces problèmes, le site Lesfrancais.press et le courtier leader sur le marché des Français de l’étranger s’allient pour vous faciliter la vie. 
    Depuis ce mercredi 06 septembre 2023, une nouvelle rubrique est apparue dans nos colonnes : Financer votre bien ! 

    En quelques clics, vous pouvez indiquer votre profil, détailler votre projet. Une fois le formulaire transmis à notre partenaire Carte financement, un conseiller vous contactera afin de définir avec vous la stratégie et un planning afin de concrétiser l’achat en France. 

    Pourquoi Carte financement ?

    Nous avons choisi de travailler avec et de vous proposer les services de Carte financement car leurs équipes sont capables d’intervenir sur toute la France et sur toutes les typologies d’actifs en proposant de nombreuses solutions de financement. 

    En effet, les experts de Carte financement ont construit un réseau important de prêteurs dans ce secteur dans lequel ils interviennent depuis plusieurs années (banques de détail, caisses régionales, banques d’investissement en France ou à l’international, fonds de dette…). 

    Ainsi, ils financent aussi bien des clients patrimoniaux, que des foncières, des fonds d’investissement, des marchands de biens, des promoteurs ou des aménageurs sur des opérations de court et long termes. En plus, leurs sources de financement sont variées : bancaire, obligataire, fonds propres…

    Un savoir-faire idéal pour répondre aux problématiques des Français de l’étranger en quête d’un crédit pour acheter un bien en France. 

  • L’Allemagne, touchée mais pas coulée !

    L’Allemagne, touchée mais pas coulée !

    Les années 2010 furent une décennie en or pour l’Allemagne avec, à la clef, l’absence de chômage, des excédents commerciaux sans précédent, et une croissance supérieure à celle de ses partenaires. Depuis la crise Covid, le modèle allemand qui repose sur l’industrie et les exportations s’enraye. 

    Les échanges avec la Chine qui est devenue son premier client sont remis en cause par la multiplication des sanctions commerciales et par le ralentissement de la croissance de ce pays. L’industrie est confrontée à la montée des prix de l’énergie et des matières premières. Cette dernière doit, en outre, gérer le défi de la transition énergétique. 

    Quelques années après avoir été qualifiée d’Etat malade de l’Union européenne, l’Allemagne a vécu à partir de 2003 un deuxième miracle économique après celui des années 1950/1960. La crise financière de 2008/2009 a, à peine, entravé sa croissance. Ce miracle a été imputé, en partie, aux réformes du marché du travail initiées par Gerhard Schröder, chancelier de 1998 à 2005, associées à la restauration des comptes publics.

    Le PIB allemand a progressé de 24 %, contre 22 % pour celui du Royaume-Uni et 18 % pour la France.

    L’économie allemande a profité du décollage des pays de l’Asie du Sud-Est. Sa spécialisation coïncidait avec les besoins de ces pays en biens d’équipement et en voitures de luxe. 7 millions d’emplois ont été créés pour satisfaire la demande en provenance des pays émergents. Du milieu des années 2000 à la fin des années 2010, le PIB allemand a progressé de 24 %, contre 22 % pour celui du Royaume-Uni et 18 % pour la France. 

    Cette période a été marquée par un consensus important au sein de la population avec une convergence de vue entre les employeurs et les syndicats. Angela Merkel a représenté pendant une dizaine d’années cette Allemagne qui gagne avec comme symbole la victoire de la Mannschaft à la Coupe du monde de football en 2014. C’est l’époque où l’on se plaît à définir le football comme un sport se pratiquant à onze contre onze avec un ballon, et à la fin c’est l‘Allemagne qui gagne. 

    L’Allemagne supplante tous les autres Etats de l’Union européenne au point qu’outre-Atlantique, de nombreux experts en géopolitique estiment que l’Europe est désormais allemande. Lors du début de l’épidémie de Covid, l’Allemagne, dont les finances publiques sont saines, ne connaît pas les mêmes problèmes que l’Italie ou la France. Moins touchée par la première vague, elle n’est pas confrontée au problème du manque de lits. 

    Les autorités ne décident pas l’instauration d’un confinement strict, ce qui permet d’éviter un arrêt brutal de l’économie. Le pays sera, en revanche, plus durement frappé par la Covid à l’occasion des deuxième et troisième vagues. Les confinements locaux perdureront plus longtemps que dans la moyenne des pays de la zone euro. Nul n’imagine alors que la réussite allemande puisse être rapidement remise en cause.

    Une expansion moins rapide que la France ou l’Espagne sur ces cinq dernières années

    A l’image de l’équipe d’Allemagne de football qui connaît déconvenues sur déconvenues depuis huit ans, les atouts de l’économie allemande se fissurent les uns après les autres. En 2023, cette dernière est entrée en récession et connaît une expansion moins rapide que la France ou l’Espagne sur ces cinq dernières années. 

    Une industrie fragilisée par l’augmentation des prix de l’énergie

    Avant la guerre en Ukraine, près de la moitié du gaz naturel consommée par le pays provenait de Russie et un quart du pétrole. L’industrie allemande a prospéré dans les années 2000 grâce à un accès abondant et relativement peu coûteux à des énergies carbonées. En quelques mois, elle a dû trouver de nouveaux fournisseurs au prix d’un surcoût non négligeable. La Russie était hors Union européenne le quatrième pays d’exportation pour l’Allemagne. Celle-ci absorbait 2,5 % des importations allemandes. L’industrie allemande dont l’intensité énergétique est élevée a été contrainte de diminuer sa production en 2022 en raison du doublement du prix de l’énergie. Des usines ont été forcées à fermer. Face à l’augmentation des coûts, des entreprises des secteurs de la chimie, du verre, de la céramique ou du papier ont décidé de fermer des usines. 

    Le gouvernement allemand s’est résigné à verser 2 milliards d’euros au sidérurgiste ThyssenKrupp, afin qu’il maintienne ses aciéries en activité, tout en les rendant plus vertes. Intel est en négociation avec les fournisseurs d’électricité locaux afin de stabiliser le prix à 100 euros le mwh pendant deux décennies afin de continuer à fabriquer des microprocesseurs. L’indice manufacturier des directeurs d’achats est au plus bas depuis les premiers mois de la Covid. Des enquêtes telles que l’indice IFO montrent que les chefs d’entreprise allemands ne croient guère à un renversement de tendance. Le FMI estime que l’économie du pays ne croîtra que de 8 % entre 2019 et 2028, à peu près aussi vite que la Grande-Bretagne, mais moins vite que la France (+10 %), les Pays-Bas (+15 %) et les Etats-Unis (+17 %). 

    L’Allemagne face à un nouvel ordre international

    Le premier défi auquel l’Allemagne est confrontée est d’ordre géopolitique. Les Etats-Unis et de nombreux Etats membres de l’Union européenne souhaitent repenser les chaînes d’approvisionnement afin d’être moins dépendants d’un seul fournisseur non-occidental, en particulier la Chine. Cette dernière, en réaction, entend également limiter l’accès à son marché aux entreprises occidentales. L’Allemagne risque d’être la principale perdante, à terme, de cette segmentation du commerce international. En 2022, les exportations vers la Chine représentaient 3,2 % du PIB, contre 2,2 % du PIB pour les Pays-Bas, 1,8 % du PIB pour le Royaume-Uni et 1,4 % du PIB pour la France. Le ralentissement de la croissance de l’économie chinoise freine les importations allemandes. 

    Par ailleurs, la Chine entend réduire ses achats en Occident et développe des productions de substitution. L’électrification du parc automobile qui s’effectue à grande vitesse a changé le rapport de force. La Chine qui dispose d’un quasi-monopole sur la production de batteries en profite pour imposer ses voitures à l’exportation. En parallèle, les importations de véhicules à moteur thermique, la spécialité allemande, se réduisent. 

    L’Allemagne réagit face à la concurrence chinoise. Des entreprises implantent sur son territoire des usines de microprocesseurs ou de batteries. Le fabricant américain de véhicules électriques Tesla, a déjà construit une usine près de Berlin et prévoit de l’agrandir. Intel a accepté de créer un centre de fabrication de microprocesseurs à hauteur de 30 milliards d’euros à Magdebourg, dans le centre de l’Allemagne. Le constructeur taïwanais TSMC et trois autres fabricants de microprocesseurs ont annoncé le 8 août dernier un projet de construction d’une usine de 10 milliards d’euros à Dresde. Ces implantations sont obtenues en contrepartie d’importantes subventions de la part des pouvoirs publics. L’Etat allemand a offert 10 milliards d’euros de subventions à Intel et 5 milliards d’euros à TSMC sans espoir de pouvoir les récupérer sur le terrain fiscal. 

    Le difficile virage de la transition énergétique

    L’Allemagne est une économie qui a toujours reposé sur les énergies carbonées, le charbon, le pétrole ou le gaz. Au XIXe siècle, le pays tire sa richesse de la sidérurgie et de la construction navale. Au XXe siècle, l’industrie automobile et la chimie ont pris le relais. Son empreinte carbone est élevée ; elle est supérieure de 50 % à celle de la France. Si depuis des années, des politiques d’économies d’énergie sont mises en place, elles n’ont pas réussi à changer la donne. La guerre en Ukraine a nécessité la réouverture de centrales au charbon qui ont accru les émissions de gaz à effet de serre. 

    L’atteinte de la neutralité carbone d’ici 2050 constitue pour l’Allemagne un réel défi. Le plan initial, imaginé dans les années 2010, était de remplacer l’énergie nucléaire par des énergies renouvelables et du gaz russe bon marché. Le gaz russe a disparu et les investissements dans les énergies renouvelables ont été insuffisants. L’interconnexion des réseaux électriques demeure imparfaite, les Länder d’Allemagne du Nord et de l’Est ne souhaitant pas financer ceux du Sud jugés riches et consommateurs (Bavière, Bade Württemberg). Comme dans le reste de l’Europe, les populations locales s’opposent à l’installation d’éoliennes et de panneaux solaires, et déposent de multiples recours pour retarder les projets en cours. Or, quatre à six éoliennes terrestres devraient être installées par jour pour atteindre l’objectif officiel de 80 % d’électricité renouvelable d’ici 2030. 

    Les constructeurs automobiles allemands – BMW, Mercedes, Porsche, Volkswagen – ont pris du retard en matière d’électrification de leur gamme. Ils sont concurrencés par les constructeurs chinois et par l’entreprise américaine Tesla. La capitalisation boursière combinée des quatre sociétés représente désormais moins de la moitié du fabricant américain. 

    La Chine a vendu 2,7 millions de véhicules à l’étranger en 2022, contre moins de 400 000 en 2015. Les deux cinquièmes étaient électriques ou hybrides. Les entreprises allemandes en acquièrent de plus en plus. Sixt, une société de location de voitures allemande, a récemment commandé 100 000 véhicules au constructeur automobile chinois Byd. 

    La contrainte aiguë du vieillissement démographique

    Plus que tout autre pays de l’OCDE, l’Allemagne est confrontée au problème du vieillissement de sa population. Sa population en âge de travailler représente 64% du total, soit la même proportion qu’aux Etats-Unis, mais l’âge médian y est de 45 ans, contre 39 pour les seconds. En raison des restrictions imposées après la Seconde Guerre mondiale et des décès occasionnés par celle-ci, l’Allemagne n’a pas bénéficié d’un baby-boom aussi puissant qu’au sein des autres pays de l’OCDE. 

    Depuis une dizaine d’années, à l’exception de la brève période de la Covid, l’économie allemande souffre d’un manque de main-d’œuvre. Compte tenu de la pyramide des âges, le marché du travail perdra 7 millions de ses 45 millions de travailleurs d’ici 2035.

    Le pays ne peut plus compter sur l’immigration en provenance des pays d’Europe de l’Est qui sont également confrontés à des pénuries de main-d’œuvre. L’Allemagne multiplie les lois en faveur de l’immigration extra-européenne afin de permettre aux entreprises de recruter. Le pays est devenu en quelques années le premier pays d’accueil d’immigrés en Europe, loin devant la France, l’Italie ou l’Espagne. 

    Allemagne
    En 2023, l’économie allemande est entrée en récession.

    Un retard marqué dans le numérique

    Les Allemands ne sont pas des adeptes du digital. Pour les paiements, ils préfèrent le numéraire. Ils sont nombreux à avoir demandé à Google Maps à flouter leur maison. Selon les statistiques d’Eurostat, seuls les Bulgares, les Italiens et les Roumains utilisent moins les services gouvernementaux numériques que les Allemands. Cette faible appétence au numérique est un frein aux gains de productivité. Elle est aussi une contrainte compte tenu du déficit de main d’œuvre. L’intelligence artificielle fait l’objet, dans le pays, de beaucoup de réserves. 

    Une administration à faible efficience

    Le poids de la bureaucratie est de plus en plus perçu comme un handicap. Manfred Bischoff, l’ancien Président d’Airbus, soulignait avec délice que l’administration allemande avait par rapport à celle de la France un atout indéniable : sa médiocrité. Elle n’attire pas les meilleurs étudiants et rechigne à se moderniser. Cela avait, à ses yeux, comme avantage de permettre au secteur privé de diriger l’économie quand en France, l’administration s’est emparée de cette mission. La faible efficacité de l’administration semble se retourner contre l’économie allemande. Les permis de construire prennent 50 % de plus que la moyenne de l’OCDE à être délivrés. Les essais cliniques sont presque impossibles à réaliser en Allemagne, obligeant les entreprises de biotechnologie à ouvrir des centres de recherche à l’étranger. Les demandes d’agrément d’installation produisant de l’énergie peuvent s’étaler sur plus d’une année. A raison, 70 % des Allemands pensent que l’État, faute de s’être modernisé, est incapable de répondre aux demandes des particuliers ou des entreprises. 

    L’inertie administrative devient un véritable goulet d’étranglement. L’opposition croissante entre les Länder et l’Etat fédéral pèse sur l’économie, les décisions étant lentes et pouvant donner lieu à des remises en cause. Angela Merkel a ainsi éprouvé d’importantes difficultés à imposer ses vues durant la crise sanitaire. La structure fédérale allemande a créé un patchwork de fiefs numériques farouchement gardés. Les systèmes informatiques ne sont pas interconnectés et ne facilitent pas les transferts de données.

    L’effritement du consensus

    Sur le terrain politique, l’Allemagne doit gérer la montée de l’extrême-droite au sein des Länder de l’Est. Alternative für Deutschland (AFD), a recueilli à certaines élections 20 % des voix. L’effritement du consensus, s’il est moindre que dans d’autres pays comme la France ou l’Italie, constitue une nouveauté pour l’Allemagne. Des dissensions apparaissent au sein de la majorité qui associe le SPD, les Verts et les Libéraux. Certains veulent relancer l’économie en multipliant les aides quand d’autres restent fidèles à l’orthodoxie financière. 

    L’Allemagne reste l’Allemagne 

    Les succès du pays ont longtemps masqué l’insuffisance de ses institutions et de son administration. Malgré tout, l’Allemagne dispose d’atouts indéniables. Son taux d’endettement public demeure inférieur à celui des autres grands pays européens, tels la France, l’Italie ou l’Espagne. Même s’ils ont été rognés, elle continue à dégager d’importants excédents commerciaux. Les entreprises soutenues par leurs banques et leurs actionnaires disposent de capacités d’investissement élevées leur permettant de relever le défi de la transition énergétique. L’Allemagne grâce à son industrie est capable de générer facilement des gains de productivité à la différence de la France qui est un pays tertiaire. 

    Les revenus sont Outre-Rhin bien plus élevés qu’en France. L’écart est de plus de 15 % et les prélèvements obligatoires sont de 5 points plus faibles. Si l’Allemagne est un pays blessé, elle est loin d’être défaite.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.09.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 06.09.23

    Nous sommes le mercredi 06 septembre 2023, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés, aujourd’hui, on décortique l’étude d’ Eurocontrol sur la ponctualité des vols cet été en Europe, puis on parlera taxe d’habitation des résidences secondaires, avant de s’attarder sur le procès du braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd qui s’est ouvert hier en France. 

    Ecouter le bulletin des Français de l’étranger

    Bonnet d’âne pour la France 

    L’organisme qui supervise le trafic aérien au niveau continental dresse un bilan peu élogieux de la ponctualité dans les aéroports, qui apparaît sensiblement moins bonne que les années précédentes. En particulier en France. Notre pays occupe le dernier rang sur 41 pays analysés cet été par Eurocontrol pour les départs ; et la 21e pour ce qui est de la ponctualité à l’arrivée. Les acteurs avaient pourtant sonné le branle-bas de combat. Mais la France accumule les difficultés. «Notre pays reste globalement le plus survolé d’Europe avec des aéroports parmi les plus importants» , contextualise le spécialiste de l’aéronautique et spécialiste de la sécurité aérienne Xavier Tytelman, interrogé par l’AFP. Et à cette échelle, «le moindre retard d’une minute s’amplifie avec des effets en cascade, surtout quand les moyens sont déjà saturés, comme celui d’Orly». La plateforme du sud parisien ne dispose d’ailleurs d’aucune marge, d’autant qu’elle est la seule de sa catégorie internationale à avoir un couvre-feu entre 23h30 et 6h.

    avion
    File d’attente à CDG-Roissy en juillet 2023 ©AFP

    Taxe d’habitation sur les résidences secondaires 

    Plus aucun Français résidant en France ne paie de taxe d’habitation pour sa résidence principale depuis le 1er janvier 2023. Mais la taxe d’habitation n’a pas disparu car pour les résidences secondaires et les logements vacants elle est toujours exigible. 1100 communes situées dans les zones urbaines de plus de 50 000 habitants avaient même la possibilité de surtaxer cet impôt. 255 communes ont fait ce choix en 2022, un tiers ont même appliqué le taux maximal. En plus,

    la liste des communes a été élargie à 2263 villes supplémentaires depuis un décret paru au Journal officiel le 25 août 2023. Des lieux très touristiques y figurent comme Saint-Tropez, plusieurs communes de Corse, d’Île-de-France, des Alpes du nord, du Pays basque ou encore les îles de la façade atlantique.

    taxe fonciere

    Ouverture du procès de Rédoine Faïd devant la cour d’assises de Paris

    Souvenez-vous, le 1er juillet 2018, en moins de dix minutes, ce malfaiteur chevronné s’envole avec trois complices, à bord d’un hélicoptère détourné, du centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne). Il y était incarcéré depuis novembre 2017 et y interprétait avec talent le rôle du détenu modèle. Depuis ce mardi, il est jugé pour cette évasion. Les forces de l’ordre, le roi de l’évasion prépare-t-il un nouveau coup ? Une note confidentielle de la police nationale, datée de lundi ,alerte sur « le risque important de tentative d’évasion ».. A suivre 

    Prisonnier sorti de cellule à Freine ©AFP

    C’est tout pour ce premier mercredi de l’année 2023/2024 ! Bon courage à tous 

  • En toute confidence : Olivia Richard – candidate aux élections sénatoriales – Les Indépendants

    En toute confidence : Olivia Richard – candidate aux élections sénatoriales – Les Indépendants

    podcast interview politique

    En toute confidence

    « En toute confidence » est un podcast dédié à 100 % aux Françaises et Français de l’étranger.

    Tous celles et ceux qui façonnent la France dans le monde viennent répondre à nos questions. Ils nous partagent leur vision de l’expatriation et apportent leurs idées nouvelles et concrètes pour faciliter notre vie au quotidien. « En toute confidence », c’est votre espace de débat qui relie la France à ses compatriotes vivant à l’étranger.

    Animé par Caroline Ettori.

    Olivia Richard est directrice de la publication de l’Hebdo des Indépendants et collaboratrice parlementaire depuis 2001, dans un premier temps auprès du sénateur Robert Del Picchia, puis d’Olivier Cadic. La Chambre Haute n’aurait ainsi plus vraiment de secrets pour cette juriste de formation qui franchit un nouveau cap dans son engagement en conduisant la liste « Libres et Indépendants 2023 ». Dans « En toute confidence », la candidate évoque la place et la mission des élus indépendants, son expérience au Sénat ainsi que les enjeux de la prochaine mandature.

    Indépendant ou isolement ?

    Pour Olivia Richard, sa candidature aux élections sénatoriales en 2023 est « la suite naturelle de (son) engagement ». Elle travaille au Sénat depuis plus de vingt ans et elle était numéro 2 sur la liste conduite par Olivier Cadic en 2021. Répondant à nos questions, Olivia Richard affirme qu’être indépendant n’est pas synonyme d’isolement. Si au moment de l’interview la candidate ne dévoile pas encore dans quel groupe politique elle siègerait en cas d’élection – et elle nous partage les raisons actuelles de cette position dans le podcast – en aucun cas Olivia Richard ne rejoindra les non-inscrits au Sénat.

    « Je vis, je mange, je dors, je respire Français de l’étranger »

    Olivia Richard réside en France, cependant dans le cadre de ses activités professionnelles, elle travaille avec les expatriés depuis plus de vingt ans. Elle nous confie ainsi : « je vis, je mange, je dors, je respire Français de l’étranger », ajoutant qu’on ne peut pas penser qu’elle ne connait pas « les défis, les difficultés et les opportunités que représentent les Français de l’étranger ». Olivia Richard indique également qu’à l’inverse d’une personne qui réside dans un pays, elle est en contact avec des élus du monde entier qui lui rapportent chacun des réalités très différentes avec lesquelles travailler.

    Olivia Richard
    Olivia Richard

    « Les élus de l’étranger, un mandat mal considéré »

    La tête de liste « Libres et indépendants 2023 » évoque au cours de cette interview le rôle du sénateur des Français établis hors de France : il doit, selon elle, « se pencher en priorité sur les difficultés des élus des Français de l’étranger, à commencer par le renforcement d’un mandat qui est méconnu, mal considéré et insuffisamment abouti ». Pour Olivia Richard, les élus des Français de l’étranger « méritent mieux » et « une réforme est indispensable ». Cette dernière sera sa priorité affirme-t-elle dans le podcast. Enfin, déclarant « avoir la chance d’être soutenue par Olivier Cadic », Olivia Richard souhaite pouvoir valoriser la plus-value qu’apportent à la France les Français de l’étranger.

    En toute confidence est en écoute sur plusieurs plateformes

  • Avions : toujours en retard ? Les chiffres Eurocontrol 2023

    Avions : toujours en retard ? Les chiffres Eurocontrol 2023

    Les avions n’ont jamais été aussi nombreux à voler. Le 12 juillet 2023, le site Flightradar relevait en direct 137.225 vols commerciaux zébrant le ciel. Un nouveau record qui effaçait le précédent établi… quelques jours auparavant (134.396). Beaucoup d’avions, donc, pour transporter des millions de touristes friands de vacances malgré l’inflation. Pourtant le secteur aérien et aéroportuaire a toujours autant de mal à reprendre sa vitesse de croisière après l’anémie de la période Covid.

    2022, le pire millésime de l’Histoire 

    L’été dernier, le véritable chaos signalé dans plusieurs aéroports comme Londres-Heathrow, Amsterdam ou Francfort avait sonné comme un sérieux avertissement : des milliers de vols annulés, des retards en pagaille, des bagages perdus… La France s’en était à peine mieux tirée. L’affaire des bagages de Roissy reste encore en mémoire et, au final, 1 avion sur 5 était en retard en 2022 dans l’Hexagone. Ainsi l’autorité de la qualité de service dans les transports a placé le millésime 2022 comme «l’une des pires [années]» pour la ponctualité des trains et des avions dans notre pays. Cette tendance ne va vraisemblablement pas s’inverser dans le ciel cette année, 2023, selon les derniers chiffres d’Eurocontrol.

    2023 sur la même ligne ?

    Au-delà de son fléchissement naturel lié à la hausse du trafic, notamment durant les fêtes de fin d’année ou la période estivale, la ponctualité du transport aérien en Europe a connu un niveau historiquement bas. Les chiffres des dernières semaines de juillet montrent que presque la moitié des vols partent avec au moins 15 minutes de retard. Et si une partie de ce retard est comblée durant le trajet, la tendance à l’arrivée reste proche.

    avion
    Presque la moitié des vols partent avec au moins 15 minutes de retard

    L’organisme qui supervise le trafic aérien au niveau continental dresse un bilan peu élogieux de la ponctualité dans les aéroports, qui apparaît sensiblement moins bonne que les années précédentes. En particulier en France. Notre pays occupe le dernier rang sur 41 pays analysés par Eurocontrol pour les départs ; et la 21e pour ce qui est de la ponctualité à l’arrivée. Les acteurs avaient pourtant sonné le branle-bas de combat.

    Mais la France accumule les difficultés. «Notre pays reste globalement le plus survolé d’Europe avec des aéroports parmi les plus importants» , contextualise le spécialiste de l’aéronautique et spécialiste de la sécurité aérienne Xavier Tytelman, interrogé par l’AFP. Et à cette échelle, «le moindre retard d’une minute s’amplifie avec des effets en cascade, surtout quand les moyens sont déjà saturés, comme celui d’Orly». La plateforme du sud parisien ne dispose donc d’aucune marge, d’autant qu’elle est la seule de sa catégorie internationale à avoir un couvre-feu entre 23h30 et 6h.

    Grève des contrôleurs aériens le vendredi 15 septembre 2023

    Un préavis de grève a été déposé par le SNCTA (syndicat majoritaire du contrôle aérien) pour la journée du vendredi 15 septembre 2023 « de la prise du service du matin à la fin du service de nuit”. Une nouvelle journée d’actions qui devrait plomber un peu plus les statistiques françaises. 

    Les contrôleurs aériens seront en grève le vendredi 15 septembre 2023 pour demander des augmentations de salaire en raison du contexte inflationniste. Des perturbations sont à prévoir dans les aéroports de Paris et des grandes villes de France.

  • Propriétaire en France ? Attention à la taxe foncière 2023 et à la taxe d’habitation

    Propriétaire en France ? Attention à la taxe foncière 2023 et à la taxe d’habitation

    L’expatrié, de la même façon que les non-résidents fiscaux français, demeure soumis à l’impôt français pour les biens qu’il détient en France. Ainsi, si ceux-ci sont loués, l’impôt sur le revenu locatif sera dû à la France selon les règles fiscales établies. Au niveau des taxes, l’expatrié peut être soumis, si le ou les biens ne sont pas loués, à une taxe d’habitation liée à la résidence secondaire. Dans tous les cas, loués ou non, non-résidents ou résidents, les propriétaires de biens situés sur le territoire français sont redevables de la taxe foncière. 

    Qu’est-ce que la taxe foncière ?

    La taxe foncière est payée par toute personne qui est propriétaire, au 1er janvier, d’un appartement ou d’une maison. 

    Cet impôt local est calculé en se basant sur la valeur locative du logement. C’est-à-dire sur le niveau de loyer annuel théorique que la propriété concernée pourrait produire si elle était louée.  

    Puis, il est appliqué un pourcentage d’imposition, voté par les collectivités locales (les communes essentiellement). 

    C’est pourquoi le propriétaire doit déclarer toute modification de son logement (agrandissement par exemple).

    Pour rappel, résident français ou non, tous les propriétaires d’un ou plusieurs biens immobiliers sont soumis à une nouvelle obligation déclarative. Depuis le 10 août 2023, tous les propriétaires (particuliers et entreprises) de biens immobiliers à usage d’habitation, ont dû procéder à la déclaration d’occupation de leurs biens sur l’espace « Gérer mes biens immobiliers » du site impots.gouv.fr. Si vous ne l’avez pas fait, dépêchez-vous, vous risquez une amende de 150 euros. 

    taxe fonciere
    Une augmentation de 7% est à prévoir pour la taxe fonciere 2023

    Une augmentation de 7% minimum pour la taxe foncière 

    Le montant de la taxe foncière 2023 est transmis aux propriétaires depuis ce mercredi 30 août. L’Etat a décidé d’augmenter cet impôt de 7,1% partout dans le pays pour suivre l’inflation, mais la facture peut être encore plus salée dans les communes où une hausse locale a été votée.

    Le choix des villes et villages peut donc majorer la facture, ne pas la changer ou limiter sa hausse.

    Forte augmentation de la taxe sur les résidences secondaires

    Plus aucun Français résidant en France ne paie de taxe d’habitation pour sa résidence principale depuis le 1er janvier 2023. La taxe d’habitation n’a pas disparu en revanche pour les résidences secondaires et les logements vacants. 1100 communes situées dans les zones urbaines de plus de 50 000 habitants avaient même la possibilité de surtaxer cet impôt. 255 communes ont fait ce choix en 2022, un tiers ont même appliqué le taux maximal. Il peut aller de + 5 à + 60 %.

    La liste des communes a été élargie à 2263 communes supplémentaires depuis un décret paru au Journal officiel le 25 août 2023. Des lieux très touristiques y figurent comme Saint-Tropez, plusieurs communes de Corse, d’Île-de-France, des Alpes du nord, du Pays basque ou encore les îles de la façade atlantique.

    L’Occitanie n’y échappe pas : des communes de l’Aude, de l’Hérault, du Gard, des Pyrénées-Orientales figurent dans la liste tout comme des petits villages des Hautes-Pyrénées ou une commune touristique de l’Ariège.

    Le gouvernement justifie son choix par sa volonté de « donner plus d’outils aux collectivités locales dans leur politique du logement », explique le ministre du Logement Patrice Vergriete. Entre la perte de la taxe d’habitation et la dégringolade des droits de mutation, des communes ont vu leur budget fortement baisser.

    L’économiste Olivier Babeau, président du cercle de réflexion de l’Institut Sapiens, en fait une toute autre interprétation dans le Figaro : « La taxe d’habitation correspondait logiquement aux frais de services collectifs liés à la présence de gens habitant sur place. Désormais, la taxe d’habitation est payée et même gonflée spécialement pour les gens qui n’habitent pas sur place ».

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