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  • Commentaire en digital pour les expats

    Commentaire en digital pour les expats

     

    La revue Commentaire est le nec plus ultra des revues de réflexion politique.

    Fondée en 1978 par Raymond Aron et Jean Claude Casanova, qui en est toujours le directeur, elle multiplie articles de fond, études,  analyses historiques, juridiques, sociologiques ou philosophiques avec les auteurs les plus divers, praticiens de la politique ou intellectuels, français ou étrangers. Jean Claude Casanova est une figure du monde politique, intellectuel et universitaire français, que tous les étudiants d’économie et de sciences politiques connaissent, au moins par ses livres ou encore parce qu’il a présidé la Fondation Nationale des Sciences Politiques. Il a conseillé de nombreux hommes d’Etat et formé de nombreux journalistes, politiques ou universitaires. Discret, son influence est reconnue en France et en Europe.

    La revue a donc effectué sa mue digitale.  Une excellente nouvelle pour les français qui vivent à l’étranger. Qui plus est, chaque vendredi, elle présente une sélection d’articles et de dossiers, (Voir « La lettre du vendredi »), une aubaine pour les étudiants, chercheurs ou professeurs, et tous ceux qui s’intéressent aux analyses politiques de fond. D’autant que le site permet de retrouver les articles et analyses passées.

    La vie politique française est son thème majeur, mais Commentaire accompagne les évolutions politiques et institutionnelles de l’Union européenne depuis ses débuts. Voir notamment sur le site une série d’articles « historiques » su r le sujet : https://www.commentaire.fr/infolettre/l-union-europeenne-passe-present-et-avenir-ii-107

    La revue a également publié de nombreux articles sur le Brexit, les pays européens hors de l’Union européenne, comme la Suisse, ( voir « le modèle suisse »,  https://www.commentaire.fr/infolettre/le-modele-suisse-118), ou encore les pays d’Europe de l’est, https://www.commentaire.fr/infolettre/a-l-est-117 ou les problèmes de la démocratie espagnole et la Catalogne https://www.commentaire.fr/infolettre/a-l-est-117.

    Les relations de l’Europe avec les Etats-Unis ou la  Russie, l’ascension de la Chine, toutes les questions de politique internationale sont abordées dans ce qui est la référence en matière de revue politique.

    Un coup, d’œil sur le site permet de se rendre compte de la multitude des sujets abordés, et de la richesse des contributions.

    La dernière lettre du Vendredi, par exemple, sur De Gaulle et le XXème siècle, comprend des contributions, outre de Jean Claude Casanova, de Marc Fumaroli, récemment décédé, Jean Baptiste Duroselle, Raymond Aron, Alain Duhamel, Claude Pierre Brossolette, Jacques Julliard, Georges Henri Soutou, Pierre Hassner, etc…

    Les Français de l’étranger peuvent s’inscrire gratuitement à « la lettre du vendredi » sur le site www.commentaire.fr et retrouver l’intégralité des lettres du vendredi : https://www.commentaire.fr/liste-des-infolettres/2020.

  • Remaniement en France : l’écologie en seconde place

    Remaniement en France : l’écologie en seconde place

    Le remaniement post-élections municipales a été annoncé ce lundi 6 juillet par le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Le nouveau Premier ministre affilié Républicain Jean Castex confirme son ancrage à droite tout en signalant sa volonté de mettre l’écologie au centre de ses priorités.


    L’ancienne Europe Ecologie Les Verts (EELV) élue députée La République en Marche (LREM) de la Somme Barbara Pompili devient n°2 du gouvernement et se voit confier le portefeuille de la Transition écologique. Elle est la quatrième ministre en charge de l’environnement depuis le début du quinquennat. Elle succède à Elisabeth Borne qui ne sera pas restée un an à la tête du Ministère (elle fut nommée le 16 juillet 2019), qui elle-même prit la succession de François de Rugy (septembre 2018-juillet 2019) après que celui-ci ait succédé à Nicolas Hulot (mai 2017-aout 2018).

    Parmi les dossiers européens qui attendent la nouvelle ministre figurent les négociations sur la loi climat et le relèvement de l’ambition de l’UE à l’horizon 2030, ainsi que la préparation de la COP26 sur le climat et le congrès mondial de la nature à Marseille en janvier.

    La nomination de Barbara Pompili se veut un signal fort envoyé après l’envolée électorale d’EELV aux dernières élections municipales. De fait, pour sa première interview accordée au 20 heures de TF1 vendredi 3 juillet, Jean Castex a déclaré que l’écologie sera « au cœur des priorités » que le président de la République lui a chargé « de mettre en œuvre » et qu’elle sera intégrée dans le plan de relance afin de rendre la France plus économe du point de vue du respect de l’environnement. Le maire Prades (Pyrénées-Orientales) entend également faire progresser l’écologie dans les territoires, « au plus près des citoyens », soulignant qu’il s’agit là d’une dimension supplémentaire tout à fait exceptionnelle.

    Contrant les doutes émis par certaines personnalités comme l’ex Marcheur Matthieu Orphelin, ancien porte-parole de Nicolas Hulot avant que celui-ci ne devienne ministre de l’Ecologie, le nouveau premier ministre a assuré que l’écologie n’était pas une option et que celle-ci était « désormais rentrée dans toutes les têtes » et « transcende la classe politique».

  • L’éducation à l’étranger abandonnée sur l’autel de Bercy ?

    L’éducation à l’étranger abandonnée sur l’autel de Bercy ?

    Un plan, des aides, des bourses, le gouvernement semble avoir pensé à tout ! Cependant au fils des jours la réalité décrite par les parents d’élèves est bien différente. Pour lesfrancais.press, Pierre Ciric, qui mène depuis de nombreuses années des combats pour améliorer le réseau français à l’étranger malgré les attaques de Bercy, partage son analyse de la situation.

    Pierre Ciric est le fondateur d’un cabinet d’avocats spécialisé dans le contentieux commercial et le contentieux du patrimoine culturel à New York. Il est également membre du conseil d’administration de la French-American Bar Association et de la New York Law School Alumni Association. Diplômé de l’École des Hautes Études Commerciales (1986), il a occupé des postes de cadre supérieur (contrôle financier) chez Pfizer, Inc. et Sanofi-Aventis, puis est devenu avocat associé dans le cabinet américain Proskauer Rose. Diplômé de l’université de droit New York Law School, il y était membre du comité exécutif et rédacteur de la New York Law School Review.

    Historique de l’AEFE :

    L’AEFE est un établissement public national à caractère administratif créé par la loi no 90-588 du 6 juillet 1990 , placé sous la tutelle du MEAE.

    Le réseau de l’AEFE, composé de plus de 520 établissements homologués, est divisé en trois groupes :

    –          1) les établissements en gestion directe, établissements homologués constitués en services déconcentrés de l’AEFE, et qui perçoivent des subventions et dont l’AEFE assure la rémunération directe des personnels titulaires,

    –          2) les établissements conventionnés, établissements homologués gérés par des sociétés de droit privé étranger ayant passé avec l’AEFE un accord portant sur les conditions d’affectation et de rémunération des enseignants ou personnels d’encadrement titulaires et sur le versement de subventions,

    –          3) les établissements homologués simples, gérés par des sociétés de droit privé étranger, et n’ayant passé avec l’AEFE aucune convention particulière.

    Durant l’année scolaire 2014/2015, le réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger assurait la scolarisation de 330 000 élèves dont environ 124 000 Français, dans 135 pays. 

    L’objet de l’AEFE est notamment :

     « 1° [d]’assurer, en faveur des enfants de nationalité française résidant à l’étranger, les missions de service public relatives à l’éducation », (…) « 4° [d]’aider les familles des élèves français ou étrangers à supporter les frais liés à l’enseignement élémentaire, secondaire ou supérieur de ceux-ci, tout en veillant à la stabilisation des frais de scolarité » et « 5° [d]’accorder des bourses aux enfants de nationalité française scolarisés dans les écoles et les établissements d’enseignement français à l’étranger dont la liste est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation nationale, du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé de la coopération. » (Article 2, loi no 90-588 du 6 juillet 1990). 

    Pierre Ciric
    Pierre Ciric

    Lesfrancais.press : Bonjour et merci d’accepter de nous recevoir pour cette interview. Vous êtes avocat au barreau de New-York mais aussi un expatrié depuis 33 ans aux Etats-Unis. Vous avez été particulièrement attentif à la gestion du réseau scolaire à l’étranger. Pouvez-vous nous rappeler rapidement les combats que vous avez déjà menés contre l’AEFE ?

    Pierre Ciric : Parent d’élève au lycée français de New York de 1999 à 2016 (mes 3 enfants y ayant fait toute leur scolarité), j’y fus Président de l’Association des Parents d’Elèves (« APL ») de 2002 à 2004.  Depuis 2003, j’ai effectivement mené, au titre de Président de l’APL, de parent d’élèves, et de mandataire pour d’autre familles, plus d’une dizaine de procédures administratives et pénales concernant le mode de fonctionnement de l’AEFE.   Ces procédures ont notamment impliqué le fonctionnement du barème des bourses scolaires, les règles d’attribution établies par l’AEFE concernant le programme de Prise En Charge des Frais de Scolarité (en place de 2009 à 2012), ou l’imposition de diverses redevances par l’AEFE sur les établissements scolaires.  Certaines de ces procédures sont toujours en cours.

    Ces procédures m’ont permis d’appréhender la réalité complexe et diverse de l’ensemble du réseau et de son évolution, dans la mesure ou les règles de fonctionnement administratives françaises impactent toutes les écoles françaises dans le monde.

     

    Lesfrancais.press : Vous avez été parmi les premiers à réaliser l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur notre réseau scolaire à l’étranger ? Avez-vous été convaincu par le plan proposé par le gouvernement ?

    Pierre Ciric : L’expérience de ces contentieux a permis de réaliser la grande fragilité financière de ces établissements à peu près partout dans le monde. Cette sous-capitalisation générale est notamment due à la présence de plusieurs systèmes de redevances et ponctions financières, suivant le type d’établissement, faisant remonter des sommes colossales à Bercy, et ce sans aucune base juridique.  Cette sous-capitalisation chronique est à contraster avec la situation du système universitaire français, soutenu directement ou indirectement par l’Etat, ou du système américain, souvent sécurisé par les donateurs privés (et le système des « endowment funds. »).  La pandémie ne pouvait que précipiter certains établissements dans une crise financière aigue, avec un risque significatif de faillites dans certains pays (Asie, Liban, etc.).  Il aura fallu de nombreuses semaines pour que les élus consulaires et les parents d’élèves fassent remonter les informations à un MEAE (« Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères ») sceptique concernant la gravité de cette situation.  Les annonces du MEAE (communiqué de presse du  30 avril 2020, disponible ICI et celles du Parlement par l’intermédiaire des votes du PLFR (« Projet de Loi de Finances Rectificatives ») 2 et des propositions inclues dans le PLFR 3 démontrent certains points.

    Tout d’abord, la machine administrative française, du fait de sa centralisation au niveau de l’AEFE et du MEAE, et à la merci de tous les chantages de Bercy, est clairement mal calibrée pour amener une réponse rapide et agile dans les zones où les établissements sont le plus en danger. La multiplication des usines à gaz dans les dispositifs d’aide, combinée avec la priorité mise sur des prêts remboursables (avance France Trésor) risque fort d’achever l’affaiblissement, voire la destruction de la présence scolaire française dans certains pays.

    De plus, la réponse parlementaire provenant de l’assemblée nationale démontre, non seulement une ignorance hallucinante des députés concernant le fonctionnement du réseau, mais également un abandon manifeste de sa responsabilité concernant le contrôle financier de l’AEFE (voir exposé des motifs de l’amendement N°CF924 ).  Le sénateur Leconte a d’ailleurs eu bien raison de relever ce point dans un récent post Facebook.

     

    Lesfrancais.press :  Alors que de nombreux parents d’élèves sont actuellement en conflit avec de multiples lycées et collèges pour le règlement du 3ème trimestres 2019-2020, quelle est votre analyse de professionnel sur les plaintes qui ont déposées ? Quels moyens pour ces parents pour résister à la pression de certains directeurs menaçant d’exclure l’enfant pour les années à venir ?

    Pierre Ciric : le passage de l’enseignement présentiel à l’enseignement en ligne dans des établissements payants entraine obligatoirement une attente de la part du client concernant une modification des termes associés au contrat qu’il a signé, nonobstant le fait que le parent devient le professeur bis, voire le professeur principal ! Ni l’AEFE, ni la MLF ne peuvent éluder cette question pour de multiples raisons.

    Tout d’abord, ni l’AEFE, ni la MLF, n’ignorent que les augmentations considérables des frais de scolarité durant les dernières années ont achevé de transformer les parents d’élèves en consommateurs exigeants d’un produit commercial soumis au droit contractuel !  Ensuite, il est impossible de distinguer l’enseignement en ligne « forcé » du produit CNED, dont le prix est bien évidemment très inférieur !  Ensuite, il est évident que les refus répétés de l’AEFE et de la MLF de modifier les termes financiers ont bien moins à voir avec la gestion des soi-disant couts incompressibles des écoles qu’avec l’impact significatif que ces modifications auraient sur les rentrées financières dont bénéficient ces deux operateurs sous la forme des redevances et autres ponctions qu’ils imposent indument ! Pour finir, vous observerez que plus d’une centaine de collèges américains, publics ou privés d’ailleurs, ont été poursuivis en justice devant les tribunaux américains (sous la forme de procédures de type « class action ») précisément pour les mêmes raisons, à savoir l’absence d’un quelconque remboursement partiel alors que la modification de l’offre éducative était considérable du fait de la pandémie.

    Enfin, les décisions d’exclusion sous peine de non-paiement, techniquement justifiées dans un univers parfait, revêtent un caractère particulièrement absurde, alors que les réductions d’effectif pour la rentrée pourraient se révéler destructrices pour les établissements dans un certain nombre de pays.

    Pour finir, on voit bien que les refus répétés de l’AEFE et de la MLF aux attentes des parents ont rompu de façon durable le lien de confiance avec eux, si tenté que ce lien existait avant la pandémie.  Les considérations financières des opérateurs rendent donc aveugles les décideurs prêts à sacrifier la viabilité à long terme du réseau sur l’autel des caisses de Bercy !

     

    Lesfrancais.press :  Un nouveau gouvernement se prépare à relever ces défis ? Pour vous quels sont les chantiers prioritaires et quelles seraient les solutions à mettre en place rapidement ?

    Pierre Ciric : un nouveau gouvernement, surtout avec le même casting au Quai d’Orsay, ne changera hélas rien à la situation.  Les parents paient aujourd’hui 30 ans de trahison de l’esprit et de la lettre de la loi de 1991 fondant l’AEFE.   Toutes les conditions nécessaires à l’équilibre et à la croissance du réseau y étaient présentes (bourses scolaires permettant l’accès aux élèves français, continuité du système éducatif au bénéfice des expatriés français, stabilisation des frais de scolarité, etc.).  Tous ces éléments ont été progressivement abandonnés ou carrément sapés par l’Etat, avec la bienveillance des législatures successives : bourses scolaires inaccessibles, frais de scolarité en plein explosion, destruction de la continuité éducative.

    Enfin, concernant les solutions à la crise du réseau, au lieu de s’évertuer à inventer des nièmes usines à gaz aux fins de distribuer des aides dont on sait très bien qu’elles ne seront jamais demandées par ou accordées aux écoles, il suffirait tout simplement à Bercy de rembourser intégralement les 5 dernières années de redevances prises à chaque école ! Plus simple, plus équitable, et meilleur ciblage que les tribulations et marchandages sans fin entre les fonctionnaires de Bercy/MEAE d’une part, qui n’ont aucun problème de sécurité de l’emploi, et des écoles qui aujourd’hui, jouent véritablement leur survie !

     

     

     

     

     

     

  • Le gouvernement de campagne d’Emmanuel Macron

    Le gouvernement de campagne d’Emmanuel Macron

    L’Elysée a annoncé ce soir la composition du nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Jean Castex. 

    Au total, 31 noms ont été annoncés hier soir : 16 ministres (huit hommes et huit femmes), 14 ministres délégués (neuf femmes et cinq hommes) ainsi que le porte-parole (un homme). Les secrétaires d’État seront connus dans les prochains jours.

    Plusieurs ministres du gouvernement précédent sont maintenus à leur poste: Jean-Michel Blanquer reste en charge de l’Éducation nationale, Bruno Le Maire conserve le portefeuille de l’Économie et des Finances, Jean-Yves Le Drian est reconduit aux Affaires étrangères tandis que Florence Parly reste ministre des Armées. Olivier Véran conserve quant à lui le portefeuille de la Santé.

    Gérald Darmanin, jusqu’alors ministre de l’Action et des comptes publics, a été nommé hier ministre de l’Intérieur du gouvernement Castex. Issu de la droite LR mais rallié à Emmanuel Macron depuis 2017, M. Darmanin avait déjà été pressenti à Beauvau en octobre 2018, lors du dernier remaniement d’ampleur.

    Pour les Français de l’étranger, Franck Riester serait en charge du portefeuille. La nomination éventuelle d’un Secrétaire d’Etat reste hypothétique.

    Enfin, Gabriel Attal devient porte-parole du gouvernement, à la place de Sibeth Ndiaye.

    De nouvelles têtes

    Parmi les nouveaux visages, l’avocat Eric Dupont-Moretti sera en charge de la Justice. Barbara Pompili devient ministre de la Transition écologique et Roselyne Bachelot aura le portefeuille de la Culture.

    Barbara Pompili, 45 ans, ancienne membre du parti écologiste EELV passée au parti présidentiel LREM, a été désignée à ce poste clé. Elle aura pour tâche de “verdir” la politique environnementale d’Emmanuel Macron. Troisième dans l’ordre protocolaire, elle se retrouve poids lourd du gouvernement.

    “Nous aurons peu de priorités: la relance de l’économie, la poursuite de la refondation de notre protection sociale et de l’environnement, le rétablissement d’un ordre républicain juste, la défense de la souveraineté européenne”, avait déclaré en fin de semaine Emmanuel Macron pour définir sa feuille de route.

    La nomination la plus surprenante est celle d’un ténor du barreau, le célèbre avocat Eric Dupond-Moretti, au poste de Garde des Sceaux, ministre de la Justice.

    Éloquence et stature hors-norme, il était jusqu’ici célèbre pour ses plaidoiries redoutées en cour d’assises et ses coups d’éclat lors de procès particulièrement médiatiques.

     Roselyne Bachelot, une ancienne ministre de droite qui commanda les masques pour la crise liée au H1N1, retraitée de la politique et désormais chroniqueuse TV, amatrice reconnue d’opéra, sera désormais en charge de la Culture.

    Cette équipe sera donc chargée de mettre en musique la deuxième partie du quinquennat d’Emmanuel Macron.

  • Franck Riester, Ministre délégué au commerce extérieur, devrait avoir la charge des expatriés!

    Franck Riester, Ministre délégué au commerce extérieur, devrait avoir la charge des expatriés!

    Arrivé dans l’indifférence Rue de Valois, après l’échec de l’éditrice Françoise Nyssen, ce professionnel de la politique, qui a fait toutes ses classes au sein de la droite et a été réélu le 15 mars, dès le premier tour, maire de Coulommiers (Seine-et-Marne), a du mal à exister médiatiquement. Il a été remplacé lundi 6 juillet par Roselyne Bachelot.

    Une nouvelle mission s’annonce pour lui.

    Il vient d’être nommé Ministre délégué au commerce extérieur, en charge de l’attractivité de la France, et comme nous vous l’annoncions dès le 3 juillet dans notre article,  le secrétariat d’Etat dédié aux Français hors de France, serait donc, selon nos informations, bien attaché à ce nouveau ministère.

    Certains regrettent, déjà,  que le titre de Franck Riester ne comporte pas de référence aux Français hors de France.. C’est peut être une porte ouverte pour une ou un secrétaire d’Etat qui viendrait compléter la nouvelle équipe du Quai d’Orsay.

    Jean-Yves Le Drian conserve le Quai d’Orsay

    Celle ci est toujours menée par Jean-Yves Le Drian. Ce Ministre d’Etat a toujours été présent, en arrière cour, sur chaque grande décision qui a touché les Français de l’étranger. Le soutien au renforcement des prérogatives et des fonctions des élus locaux, la genèse d’un plan pour surmonter la crise sanitaire de la Covid-19 et ses conséquences, l’ombre du ministre des Affaires étrangères a toujours été présente sur Jean-Baptiste Lemoyne, l’ancien secrétaire d’Etat.

    Est ce que Franck Riester essaiera d’imprimer sa marque sur la réforme du réseau consulaire qui est en cours depuis maintenant presque une décennie ?

    Plus de 3 millions de Français vivent hors de France,  prêts à accueillir chaleureusement le ministre qui sera à l’écoute de notre communauté et qui saura déployer le plan imaginé par Jean-Yves Le Drian et Gérald Darmanin.

    Premier grand sujet pour le nouveau Ministre, accompagner ou s’opposer à la création d’un fonds permanent  de soutiens aux expatriés proposé par le sénateur Le Gleut et voté à l’unanimité au sénat ce 30 juin. 

  • Enquête sur le réseau consulaire (aides, bourses, accueil, etc.) – Participez

    Enquête sur le réseau consulaire (aides, bourses, accueil, etc.) – Participez

    Sur le fondement d’un engagement du président de la République, le Gouvernement a décidé de développer la transparence sur la qualité et l’efficacité de l’ensemble des services publics de l’État.

    Pour obtenir des résultats à l’échelle du réseau consulaire, une enquête a donc été effectuée du 15 octobre au 30 novembre 2018, pour recueillir l’avis des Français(es) établis(es) hors de France. Le questionnaire qui leur a été adressé par voie électronique, comportait 4 indicateurs de satisfaction déterminés conjointement avec la Direction interministérielle de la transformation publique et 12 autres, avec un choix de 5 niveaux de réponse possibles et un traitement anonyme. 102 693 compatriotes ont participé à cette enquête.

    Dans son ensemble, cette enquête laisse apparaître des résultats satisfaisants. Les 4 questions arbitrées par la direction interministérielle de la transformation publique ont obtenu les taux de réponses positives (« très ou tout à fait satisfait(e) ») les plus élevés.

    Une enquête désormais annuelle

    Nous avons décidé de reprendre l’expérience à partir de cette année, et nous vous proposerons donc chaque mois de septembre une enquête qui sera réalisée au cours de l’été.

    Cette année, évidemment, nous avons particulièrement été attentifs à la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19. Aides, bourses, communication, donnez votre avis sur les dispositifs mis en place par le gouvernement et leur accessibilité réelle. En effet, à ce jour, les fonds mis à disposition des expatriés n’auraient été utilisés que très très partiellement.

    Mauvais câblage des aides, difficulté d’accès, procédures trop complexes. Votre avis compte pour un retour d’expérience complet au service de nos élus et de notre administration consulaire.

    Ensemble, mobilisons nous pour une meilleur gestion des fonds publiques et pour renforcer le lien avec notre nation !

    PARTICIPEZ, REPONDEZ EN 3 MINUTES (top chrono)

    Créez votre propre sondage de satisfaction des utilisateurs

     

  • Crise sanitaire : L’argent ne fait pas le bonheur mais…

    Crise sanitaire : L’argent ne fait pas le bonheur mais…

    Depuis l’irruption de la crise sanitaire, près de quatre Français sur cinq souhaitent ralentir leur rythme de vie

    (enquête Crédoc – mai 2020).

    Que ce soit à travers les réponses apportées à de multiples enquêtes ou par leurs votes, les Français mettent en avant comme éléments fondateurs du bonheur, la protection de l’environnement, les loisirs, la liberté, la nourriture, l’air pur, la randonnée et le vélo. Les notions de « bien-être », de « calme », de « zénitude » apparaissent désormais comme des priorités.

    Si l’argent reste un élément déterminant du bonheur, en revanche, la notion de promotion sociale et celle de réussite professionnelle disparaissent du vocabulaire des Français.  Si la promotion sociale n’est pas une valeur porteuse, la question du niveau de vie l’est bien plus. Avec la crise du coronavirus, la question de la revalorisation de certains emplois pénibles ou faiblement rémunérés se pose avec acuité. Les termes «professions invisibles », « l’armée des ombres » « les salariés au front » et « les salariés à l’arrière » ont été avancées pour souligner à tort ou à raison un pays à plusieurs vitesses et segmenté.

    Une volonté constante de réduire les écarts de salaire

    L’idée sous-jacente est qu’une partie de la population est tout à la fois mal considérée et sous-payée au regard de la dureté de son travail et de l’exposition potentielle au virus. Il a été ainsi avancé que les invisibles avaient tenu la France quand les cadres étaient à l’arrière en télétravail. Ces propos sont l’expression d’un réel malaise qui traverse le pays. Une enquête du Crédoc du mois de juin souligne que ce débat n’est pas sans conséquence sur l’appréciation du niveau des rémunérations. Ainsi, les Français estiment qu’il faudrait augmenter les caissiers de 271 euros par mois et baisser les salaires des cadres de 415 euros. Cela reviendrait à relever la rémunération des premiers de 21 % et de baisser celle des seconds de 10 %.

    Les Français voudraient que le rapport entre le salaire d’un caissier et d’un cadre passe de 3,2 à 2,4. Cette volonté de réduire les écarts de salaire est une constante en France. Sur ce sujet, en 1998, le Crédoc avait réalisé la même enquête qui avait induit le même résultat. Il convient de noter que les Français, en vingt ans, évaluent mieux le niveau des rémunérations.

    La question d’une meilleure rémunération de certains emplois concerne en premier lieu les femmes. Elles sont surreprésentées dans le personnel soignant (88 % des soignants et des infirmiers et 93 % du personnel des EHPAD). Les caissiers de magasin sont à 88 % des caissières et 94 % des aides à domicile sont des femmes.

    Dans cette période de déconfinement, l’épargne demeure une priorité pour les Français. La crise sanitaire a renforcé les tendances à la frugalité déjà présentes depuis de nombreux mois. Selon l’OFCE, les ménages ne veulent pas consommer la totalité de la poche d’épargne de précaution constituée depuis le mois de mars et qui s’élève à 75 milliards d’euros même s’ils veulent en utiliser une partie pour améliorer le quotidien de leurs vacances.

    Par ailleurs, la crise de la Covid-19, selon une étude récente du Crédoc (Consommer plus sobre, une tendance que la crise de la Covid-19 pourrait amplifier – étude juin 2020) a conforté les Français dans l’idée de lutter contre le gaspillage. Dans le prolongement des habitudes prises lors du confinement, ils souhaitent réduire les achats de viande au profit des légumes et fruits issus des filières écologiques.

    Une envie de consommation locale et équitable

    Le concept de consommation locale et équitable est celui qui a le plus progressé au niveau des intentions relevées par le Crédoc. En avril, durant le confinement, 75 % de consommateurs indiquaient avoir placé l’origine de la production en tête des priorités. Ce taux n’était que de 54 % en 2008. Le fait que le produit soit issu de circuits courts est un atout pour 76 % de consommateurs.

    De plus en plus de Français se déclarent favorables à l’acquisition d’objets d’occasion. Ils sont également une majorité à estimer que la course à l’innovation n’a aucun intérêt. Toujours selon le Crédoc, la proportion de consommateurs jugeant l’usage d’un bien ou d’un service plus important que sa possession est passée de 65 % en 2010 à 76 % en 2019. Cette allégation doit toutefois être relativisée.

    À la sortie du confinement, la demande en biens technologiques et notamment téléphoniques a connu une très forte croissance. Il en a été de même pour les chaines d’habillement qui jouent sur les effets de mode (Zara, H&M, etc.). Pour autant, pour le Crédoc, seulement 16 % des Français prendraient du plaisir en réalisant des achats contre 18 % en 2019. 48 % des sondés déclarent que les achats sont réalisés autant par nécessité que par plaisir.

  • Gouverner pour quoi faire ?

    Gouverner pour quoi faire ?

    Il y a une chance dans notre malheur : cet argent facile que nous inventons comme un ticket de loto gagnant chaque semaine, 200 milliards de dettes programmées, grâce au parapluie de l’Euro. Qu’en faire ? Les dépenser comme avant, pour boucher les fuites ? Choix de gouvernement, choix d’avenirs.

    Le Président Macron a choisi : changer de Premier ministre. La Vème République n’est plus vraiment un régime parlementaire, si elle l’a jamais été. Le Premier ministre, parmi les collaborateurs du Chef de l’Etat, n’est que le plus en vue, pas forcément le plus influent. C’est dire que critiquer celui-ci avant qu’il ait administré quoi que ce soit est de la vaine polémique. Mais le choix est bien celui-ci : administrer ou gouverner?

    Cette coronacrise a révélé un déclassement général de l’état de la France, et de son Etat en particulier.

    Ce n’est pas faute d’administrations, elle n’en a que trop. A l’hôpital 150.000 emplois administratifs pour 150.000 médecins. Heureusement 800.000 aides soignants viennent épauler les médecins. Et les administrateurs, puisque les infirmières font autant de papiers que de pansements. Blocages dans les urgences.

    La Justice semble abandonnée à elle-même, si l’on écoute avec un peu d’oreille ce qu’avouent juges et procureurs à la Commission de l’Assemblée nationale. Ici lenteur suspecte (Tapie), là hâte suspecte (Fillon), suspicion partout : des magistrats mettent sur écoute des avocats pour coincer d’autres magistrats. Crise de confiance dans la justice.

    8.000 délinquants mis en liberté pour cause de menace covidienne, mais 7.800 contrevenants, qui menaçaient l’ordre public à déambuler sans attestation, mis en garde à vue. Ainsi le covid provoqua-t-il un krach des libertés publiques, plus grave que le krach boursier, sans que le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat ou qu’un juge des libertés ne s’en émeuve. Alertes sur le droit.

    La police, toujours en pointe, accusée de racisme, manifeste devant le Bataclan pour recueillir, comme pompiers et infirmiers, quelque considération à défaut d’applaudissements. On la comprend.  Mais elle aurait dû le faire dans le respect des lois, sans armes ni uniforme, elle aurait ainsi montré qu’elle avait de la tenue, ce qui, avouons-le, n’est pas toujours le cas. Lire certaines de ses feuilles syndicales devrait inquiéter un gouvernement qui n’a plus de prise sur elle. Elle n’était pas là pendant trois jours lors des affrontements de bandes tchétchènes et maghrébines de Dijon. Carences dans la police.

    Bref, la crise fait apparaitre, dans les fonctions traditionnelles de l’Etat, des « dysfonctionnements », dit-on en termes administratifs.

    Santé, justice, police, éducation, faut-il ajouter diplomatie ? Hélas. Le bilan de l’action extérieur de l’Etat, avec la paupérisation du réseau diplomatique et les incertitudes du réseau d’enseignement à l’étranger ne sont que les symptômes d’une politique extérieure sans prospective. Les impasses diplomatiques à l’OTAN, au Moyen-Orient, en Méditerranée et au Sahel en témoignent.

    Il semble que la bureaucratie a dévoré l’Etat. L’essentiel tient par l’habitude, parfois par les mauvaises. L’Etat n’est plus vraiment dirigé par des ministres, il n’est même pas laissé aux mains des administrateurs, seulement aux pointillés des règlements.

    Serait-ce parce qu’une politique de rigueur excessive aurait paupérisé l’administration ? Pas vraiment. Les dépenses publiques sont les plus élevées des pays du monde, les prélèvements aussi. Malgré ces records, la dette explose, le chômage aussi. Des entreprises qui étouffent n’embauchent pas.

    Nous avons un problème d’état de l’Etat. Et les 200 milliards d’emprunts nouveaux peuvent nous aider. Pas seulement à augmenter les infirmières. Pas seulement à sauver Renault, Airbus, Air France, la Sncf. Tout cela, c’est  l’urgence, l’ancien monde. Il faut bien le sauver, en attendant, mais cela ne suffit pas.

    200 milliards d’euros à rembourser

    Les 200 milliards – qu’il faudra bien, quoiqu’on dise, payer– doivent être investis dans ce qui permettra justement de rembourser plus tard. Dans l’Etat ? Pourquoi pas ? L’Etat coûte. Il est un atout quand il est performant, un boulet quand il entrave. Investir dans l’allègement bureaucratique.

    Par exemple, investir dans la justice, ce n’est pas perdre de l’argent. C’est restaurer de la confiance.  Investir dans les universités non plus. Plusieurs universités françaises sont entrées dans le fameux classement de Shanghai, qui nous a tant rabaissés. En mathématiques Saclay se classe première au monde. Les succès sont à portée de main.

    Investir dans le « réseau France » n’est pas non plus perdre de l’argent. Comment vendre et renforcer le commerce extérieur sans des milliers de points d’appui hors de France?

    L’application stop covid, téléchargée par 3% de la population, a permis de dénombrer 14 cas pour un coût de 200.000 euros par mois. Un investissement qui vient trop tard, cher, franco-français, non  compatible avec les autres. L’exemple de ce qu’il ne faut pas faire.

    Gouverner n’est pas administrer.

    Administrer revient à augmenter les contrôles, les rapports, c’est nécessaire. Gouverner consiste à fixer ses priorités. La priorité est de changer l’Etat. La centralisation à Paris, la concentration du pouvoir au sommet est un drame qui se compte en retard et parfois en vies.

    Ensuite à redonner du souffle à la création en France. Ce monde chaotique et révolutionnaire ouvre des capacités de savoir et de confrontations inconnues. C’est une question d’état d’esprit, de mentalité, d’envie, de culture.

    Se débarrasser des structures administratives handicapantes, des mille-feuilles territoriaux, des procédures, copier ce qui se fait de mieux dans le monde, étudier l’hôpital coréen, la sécurité sociale néerlandaise, la justice suédoise, l’école finlandaise, l’administration islandaise, etc… devenir ces Japonais qui prenaient tout en photos dans les années cinquante pour le refaire chez eux.

    Se réinventer dit le Président ? Avec Castex ? S’il faut un Sumo pour renverser un Sumo, pourquoi pas un techno pour renverser la technocratie. Le Président Mao, qui s’y connaissait en révolutions, en bureaucraties, et en échecs disait «Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent », communisant une formule très libérale du fabuleux et sympathique Tchouang-Tseu. L’uniformité, voilà l’ennemi. Si vous ne voulez pas subir une révolution mondiale, faites-là.

     

    Laurent Dominati

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Pdg de la société éditrice du site « lesfrancais.press »

     

  • L’UE lance une action en justice contre 10 pays qui enfreignent les droits des passagers dont la France !

    L’UE lance une action en justice contre 10 pays qui enfreignent les droits des passagers dont la France !

    La Commission européenne a annoncé jeudi 2 juillet qu’elle lancerait une procédure d’infraction contre 10 États membres de l’UE qui ne se conforment pas aux règles de l’Union en matière de droits des passagers, dont la France.

    Selon la Commission, les législations nationales en Croatie, en République tchèque, à Chypre, en Grèce, en France, en Italie, en Lituanie, en Pologne, au Portugal et en Slovaquie contreviennent toujours aux règles de l’UE en matière de droits des passagers.

    Au sein de l’UE, les passagers ont droit à un remboursement en cas d’annulation de leur voyage – un scénario courant à l’heure actuelle en raison du coronavirus – et sont supposés recevoir la somme dans les deux semaines qui suivent la demande de remboursement.

    Mais dans les dix pays précités, la Commission a conclu que les autorités permettaient toujours aux compagnies de ne proposer qu’un bon de voyage aux passagers, ou de prolonger la procédure de remboursement au-delà de 14 jours.

    Des pratiques qui entrent en contradiction avec la directive sur les voyages à forfait de l’Union, qui régit certains aspects des droits des passagers et des consommateurs. La Grèce et l’Italie ont également fait l’objet d’une procédure d’infraction distincte pour manquement à la réglementation sur les transports aériens, ferroviaires et par autocar.

    Les 10 pays disposent deux mois pour répondre et convaincre Bruxelles qu’ils ont remédié aux lacunes de leur cadre juridique. Si la Commission constate encore des manquements, elle pourrait émettre des avis motivés, l’étape qui précède une éventuelle action en justice.

    En mai, l’exécutif européen a rappelé leurs obligations légales aux 27 États membres, après le tollé général suscité par le fait que les compagnies aériennes ne proposaient que des bons d’échange.

    Douze pays – la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, la France, la Grèce, l’Irlande, la Lettonie, Malte, les Pays-Bas, la Pologne et le Portugal – ont demandé à la Commission de suspendre la réglementation sur les droits des passagers afin que les compagnies en difficulté puissent offrir des bons d’échange comme principal moyen de remboursement.

    Mais la Commission a décidé de ne pas autoriser les dérogations au remboursement, encourageant plutôt les compagnies à rendre l’option des bons d’échange aussi attrayante que possible pour les passagers.

    « Tout au long de cette crise, la Commission a invariablement indiqué que les droits des consommateurs restaient valables dans le contexte inédit que nous connaissons actuellement, et que les mesures nationales de soutien au secteur ne devaient pas les restreindre », a déclaré l’exécutif européen dans un communiqué.

    Afin d’aider les acteurs du secteur des voyages à surmonter la crise économique provoquée par la pandémie, la Commission a cependant accepté de considérer l’épidémie comme une « circonstance exceptionnelle », libérant ainsi les entreprises de toute obligation d’indemniser les passagers.

    Monique Goyens, du Bureau européen des unions de consommateurs, qualifie de « bonne nouvelle » le lancement de procédures d’infraction, en insistant sur le fait que « les consommateurs ne devraient pas être utilisés comme des pourvoyeurs de crédits bon marché pour renflouer l’industrie du voyage ».

    Elle souligne toutefois que les pays qui ne respectaient pas les règles de l’UE au début de l’épidémie, et qui n’ont commencé à les appliquer correctement que plus tard, ne sont pas inclus dans l’action lancée par la Commission.

    « Tous les consommateurs de l’UE qui ont été contraints d’accepter des bons d’achat pendant l’application des mesures nationales temporaires liées au COVID-19 devraient pouvoir bénéficier d’un remboursement intégral s’ils le souhaitent », plaide-t-elle.

    Les Pays-Bas en sont un exemple. Au début de la pandémie, le gouvernement a demandé à son autorité de régulation de ne pas appliquer les règles de remboursement. Ce n’est que lorsque la Commission a menacé de lancer des procédures d’infraction que le Premier ministre, Mark Rutte, a rectifié le tir.

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