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  • 750 milliards d’euros qui changent l’Union européenne

    750 milliards d’euros qui changent l’Union européenne

    Dans le prolongement de la proposition franco-allemande de la semaine dernière, la Commission de Bruxelles a présenté le 27 mai, au Parlement européen, le plan de relance d’un montant de 750 milliards d’euros.

    Plus de 2000 milliards d’euros mobilisés

    Ce plan s’ajoute aux mesures d’urgence de 540 milliards d’euros (sous forme de prêts) que l’Union a d’ores et déjà décidées et aux 1 000 milliards d’euros que la BCE s’est engagée à injecter dans le système financier.

    Pour financer son plan, la Commission européenne empruntera sur les marchés 750 milliards d’euros qui abonderont le budget européen dont certains programmes seront renforcés et d’autres créés.

    Si l’Allemagne a accepté le principe de la mutualisation de la dette, d’autres pays comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède ou le Danemark y restent opposés. Le plan de la Commission prévoit que 500 milliards d’euros seront transférés, par le canal du budget européen, aux États membres qui ont été les plus affectés par le Covid-19, comme l’avaient imaginé Paris et Berlin.

    La transition écologique au coeur du plan d’action

    Pour en bénéficier, ceux-ci devront présenter un plan d’investissements et de réformes qui devra être compatible avec les priorités politiques de la Commission européenne en matière de transition énergétique (green deal). Il sera également pris en compte des objectifs de relocalisation d’activités stratégiques.

    L’Italie pourrait bénéficier jusqu’à près de 82 milliards d’euros de subventions, l’Espagne jusqu’à 77 milliards, la France 39 milliards, la Pologne 38 milliards, l’Allemagne 29 milliards. 250 milliards d’euros seront déployés sous forme de prêts, dont 91 milliards pour l’Italie, 63 milliards pour l’Espagne, 26 milliards pour la Pologne. Ni la France, ni l’Allemagne ne seraient attributaires de ces prêts.

    L’objectif est de permettre aux États européens d’accéder à des prêts à des taux inférieurs à ceux en vigueur sur les marchés. Le remboursement des 500 milliards d’euros de prêts de la Commission ne devrait intervenir qu’à compter de 2028 et sera étalé jusqu’en 2058.

    8 années pour imaginer le mode de remboursement

    D’ici huit ans, les autorités européennes devront déterminer les modalités de remboursement. Il conviendra soit d’augmenter les ressources propres de la Commission avec l’instauration d’un impôt européen qui pourrait prendre la forme d’une taxe sur le digital ou d’une taxe sur le CO2, soit de réaliser des économies sur le budget.

    Le plan européen soulève une série d’interrogations. La possibilité offerte à la Commission d’emprunter constitue un précédent permettant une évolution plus fédérale de l’Union européenne. Cette tendance serait renforcée si un impôt communautaire était créé. Face à cette évolution, les oppositions ne manquent pas. Les États d’Europe du Nord ne souhaitent pas s’engager dans cette voie, considérant qu’ils seraient potentiellement amenés à soutenir les États d’Europe du Sud. Ces derniers craignent de leur côté une mise sous tutelle budgétaire de la part de la Commission. La discussion et l’adoption de ce plan seront un nouvel marathon pour les instances communautaires.

  • Souveraineté économique, dites-vous ?

    Souveraineté économique, dites-vous ?

    « La souveraineté économique n’est plus un gros mot », entend-on répéter. Mais qu’est ce que la « souveraineté économique » ?

    Le manque de masques pendant l’épidémie aurait démontré la nécessité de conserver des industries « stratégiques » sur son territoire. Vraiment ? Faut-il, en retard d’une guerre, implanter à coups de millions de subventions des fabriques de masques ? Et les élastiques ?

    L’argent investi dans ces unités de production sera ponctionné sur les autres entreprises, celles qui paient des impôts. Et ne sera pas injecté ailleurs : dans les hôpitaux, les écoles ou la recherche.

    En retard d’une guerre

    La recherche ? Les vaccins : voilà qui est stratégique. Faire revenir les labos, un impératif. Essayons de faire en sorte qu’ils ne s’en aillent pas ! L’Europe domine outrageusement le « marché » des vaccins et représente 75% de la production mondiale.

    Si on traite les labos pharmaceutiques comme des vampires, uniquement intéressés par l’argent, comme on l’entend si fréquemment, qu’on créée des taxes spéciales pour les punir, alors les labos partent ailleurs. On ne les fera pas revenir à coups d’imprécations.

    Stratégie fiscale

    Il en est pour les labos comme pour les autres industries. La désindustrialisation française ne vient pas d’un choix « stratégique », mais du record mondial des prélèvements. Les entreprises françaises paient 100 milliards de plus par an que leurs homologues allemandes. Les promoteurs de la souveraineté économique devraient exiger une baisse radicale des impôts.

    Les entreprises françaises, à force de faire peu de marges, sont sous capitalisées. A la merci de fonds étrangers. Les défendre ? Toutes ? Seulement les « stratégiques » ?

    Quelle entreprise est stratégique? Le gouvernement vient de débloquer 18 milliards pour le tourisme, 8 milliards pour Air France 6 pour Renault. Sans doute faut-il sauver hôtels, compagnies aériennes et autres entreprises ruinées non par leurs fautes mais par les décisions prises en raison de l’épidémie. Il s’agit de compensations. Rien de stratégique là dedans.

    Industries de défense

    En revanche, les industries militaires sont stratégiques. Rares sont les pays indépendants dans ce domaine. Ces industries doivent rester compétitives sous peine de voir les armées de leur pays déphasées. La France doit conserver une industrie de défense exportatrice, parce que son budget militaire ne saurait être suffisant pour faire vivre son industrie. Avec ses alliés européens, parce que l’Europe ne gagnera son indépendance que si elle est militairement autonome. J’étais avec François Léotard, ministre de la Défense, quand il avait signé une collaboration avec Israël pour développer les premiers drones. Israël l’a fait. La France moins. Elle est dépendante, notamment au Sahel, des drones américains. Sa politique aussi.

    Autre secteur stratégique : les nouvelles technologies. Les batailles autour du Huaweï, Lucent, des semi conducteurs, de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies, des biotechnologies, des textiles et matériaux nouveaux, sont stratégiques. La Chine a développé une politique scientifique exceptionnelle. L’Europe est en retard. Aucun groupe privé français ou européen n’est en mesure aujourd’hui d’investir seul dans certains de ces domaines.

    Les patrons de Facebook, Microsoft, et autres ont décidé que le télétravail sera désormais la règle dans leur compagnie, et qu’il sera mondial. Voilà une révolution du travail. Toujours en retard de deux guerres à polémiquer sur les 35 heures et les retraites ?

    Les Américains et les Chinois ont engagé la bataille sur les technologies et le droit. L’Etat stratège devrait avoir une cellule de renseignement consacrée aux veilles internationales en matière juridique. (Voilà pourquoi la défense de la langue, entre autre, est un enjeu stratégique, elle est un outil juridique.)

    De son coté, le ministère de l’Economie doit créer une cellule de renseignement technologique et financier, à l’instar du renseignement militaire. Les entreprises françaises sont démunies. Les offensives de la Chine -et d’autres pays- sont réelles, organisées, méthodiques. Et les nôtres ?

    L’énergie, une question stratégique mal traitée

    L’énergie, voilà une question stratégique, qui prend même la forme de guerres. La France était  première dans l’industrie nucléaire. Après Areva, EDF est en déroute. Choix politiques. La fermeture de Fessenheim ne s’explique que pour des raisons d’image et d’alliances électorales. (Car si Fessenheim était dangereux, toutes les centrales le sont. Si toutes les centrales le sont, pourquoi en construit-on tant de par le monde ? Et pourquoi continuer à en vendre ?)

    Le gouvernement a publié, pendant l’épidémie, sa feuille de route sur la politique énergétique. Le nucléaire serait progressivement remplacé par l’éolien et le solaire. Cela ne diminuerait en rien l’émission de gaz à effet de serre, au contraire, puisqu’il faut compléter les énergies renouvelables par de l’énergie thermique. Sacrifier le nucléaire, ce qui est anti écologique, est-ce stratégique ? Se fournir en panneaux solaires en Chine, en batterie aux Etats-Unis et en Australie, est-ce garantir notre indépendance ? Certes, la France a beaucoup de retard en matière écologique : recyclage, économie circulaire, traitement des boues, des rivières, pollution de la Méditerranée, lutte contre le fléau du plastique, etc… Mais le nucléaire est un allié de l’indépendance énergétique, du retour d’industries propres, et de lutte contre les émissions  de carbone.

    Souveraineté financière

    Parler de souveraineté économique sans prendre en compte l’indépendance financière mène à l’isolement, puis la ruine, comme l’Argentine. Curieusement, ceux qui parlent de souveraineté économique n’exigent pas une politique financière de rigueur, qui éviterait d’aller demander aux créanciers internationaux de payer les dépenses courantes. On est toujours dépendant de son créancier.

    Quel pays a conservé sa « souveraineté » financière ? Il y en a peu. Les Etats-Unis, évidemment. La Chine, parce qu’elle est l’atelier du monde. Le Japon, parce que sa dette est nationale. L’Allemagne enfin, grâce à ses surplus budgétaire et commerciaux. Grâce à elle, l’Europe reste financièrement indépendante. Voilà pourquoi elle a pu débloquer ce plan historique de sauvetage de 750 milliards des économies européennes en berne. En tout, près de 2200 milliards. Cette fois l’Europe est à la hauteur.

    Bonne nouvelle : la France est devenu cette année, le premier pays d’Europe pour les investissements étrangers. Dépassant, pour la première fois, le Royaume-Uni (un des effets du Brexit, mais pas seulement). Bravo, c’est bon signe.

    Attractivité économique, modération fiscale, investissements technologiques, autonomie militaire, autonomie énergétique, solidité financière, alliances européennes : la souveraineté économique se gagne, peu à peu, elle ne se proclame pas.

    Laurent Dominati

    A.Ambassadeur de France

    A. Député de Paris

    Pdg de la société éditrice du site « lesfrancais.press »

  • Retour sur un quiproquo à la frontière franco-belge ! Rappel des règles

    Ce vendredi 29 mai, le gouvernement belge a annoncé la réouverture des frontières du royaume. Précisant aussi, que les citoyens français résidant sur son territoire, comme ses nationaux, vont pouvoir franchir la frontière afin d’aller voir leurs proches ou tout simplement aller s’approvisionner.

    Au cours de cette même journée, les réseaux sociaux se sont enflammés.. Associations, groupes sur Facebook, élus consulaires, tout le monde se félicita de cette grande nouvelle. Cette mesure semblait répondre aux attentes des citoyens et des entreprises des deux pays. En effet, ces deux dernières semaines, des initiatives citoyennes, des pétitions mais aussi des actions d’élus du département du Nord, se sont multipliées pour réclamer le rétablissement de la libre circulation aux frontières terrestres.

    Sur la route vers la France…

    Le samedi matin, Français et Belges se retrouvèrent donc sur le chemin de la France, pour retrouver des proches, effectuer ses courses alimentaires (les prix en France sont nettement plus intéressants), ou tout simplement pour retrouver le plaisir des routes et paysages français.  La surprise fut grande pour ces nombreux automobilistes, la police et la gendarmerie les attendaient..de pied ferme.

    Attestations, justificatifs, les règles misent en place par la France le 20 mars n’ont pas évolué. Incompréhension, colère, files d’attente, rien ne fut épargner aux résidents belges. La plupart, sans les documents adéquats, furent contraint au demi-tour.

    Information capitale que le consulat essaya de propager le plus rapidement possible ! Dès samedi matin à travers, l’équipe technique du consulat effectua une publication sur son site et sur Facebook. Elles furent largement relayées par les acteurs locaux. Cependant, c’était déjà trop tard.. L’envie de France avait pris le dessus, dès 8h les premiers embouteillages ont été signalés. Et c’est donc une très grande majorité qui repris la route retour vers Bruxelles et les autres grandes villes, créant, ainsi, une cohorte de citoyens déçus et désormais pris dans les bouchons.

    Que s’est il passé ?

    Le gouvernement belge a annoncé sa décision de ne plus procéder à des contrôles à ses frontières, le vendredi 29 Mai. Décision, qu’a prise aussi le Luxembourg, le samedi 30 mai au matin.  Il est donc désormais possible, à nouveau, de traverser librement le Benelux.

    Le même jour que la Première Ministre belge, vendredi 29 mai, Edouard Philippe annonce une série de mesures d’assouplissements des contrôles aux frontières françaises. Mais celles-ci n’entreront en vigueur que le 2 juin et elles faciliteront, uniquement, la circulation sur le territoire national et dans le cadre de conditions bien spécifiques.

    Pour bénéficier des mesures qui seront effectives le 2 juin, à la frontière franco-belge, Il faut donc être un ressortissant français domicilié en Belgique (ainsi que son conjoint, même d’une autre nationalité). Et le citoyen ainsi que sa famille pourront se rendre n’importe où en France, la contrainte des 100 km ayant été levée à la même date, et revenir en Belgique où ils ont leur résidence principale. 

    A retenir, qu’il faudra toujours se munir de l’attestation de déplacement international dérogatoire (cocher la première case). Il semblerait, donc, que la concomitance des deux annonces est créée ce quiproquo à la frontière ce samedi 30 mai 2020.

    Ce qu’il faut donc retenir de ces 24h belges !

    La Belgique n’effectue plus de contrôles à ses frontières terrestres avec les autres pays de l’espace Schengen.

    La France maintient un contrôle. Il faut donc être muni, dans tous les cas, d’une attestation et être citoyen français ou marié(e) à ce(tte) dernier(ère) ou avoir une raison impérieuse.

    A partir du 2 juin, Les citoyens français et leur famille directe (conjoint, enfants) pourront circuler librement sur le territoire du fait de la levée pour les Français de la mesure des 100km. (les autres nationalités devront se contraindre à respecter le motif impérieux qui a été indiqué lors de l’entrée sur le territoire et inscrit sur l’attestation. Celle ci est toujours obligatoire pour tous)

     

  • Départ de Guy Bedos. Salut l’artiste! Cinq sketchs à ne pas oublier – Vidéo

    Né en 1934 à Alger, décédé jeudi 28 mai à l’âge de 85 ans des suites d’une longue maladie, Guy Bedos aura marqué l’humour français.

    Artiste iconoclaste, sans concession, marqué à gauche et dans la lutte contre le racisme, Guy Bedos agaçait autant qu’il suscitait l’admiration. Père de Nicolas Bedos, dont il était particulièrement proche et fier, il aura marqué par son humour mais aussi ses sorties politiques, pour ne pas dire ses attaques, sur ceux qui considéraient comme les symboles d’une droite qu’il honnit. Il s’attaqua régulièrement ces dernières années à la famille Le Pen, Nicolas Sarkozy et Nadine Morano.

    Car Guy Bedos était un humoriste, mais avant tout un homme engagé à gauche..très à gauche.. Symbole de cette génération qui a fait mai 68, il conjuguait l’art historique de la caricature à l’heure de la petite lucarne. En retrait depuis quelques années, il ne manquait pas de se rappeler aux souvenirs de ses ennemis.. et de ses amis.

    « J’ai horreur des gens qui parlent pendant que je les interromps. »

    Tout est dit en une phrase.. Guy Bedos occupait la scène, cisaillant avec panache les travers de la deuxième moitié du XXème, portant la génération des années 90 comme Muriel Robin ou Pierre Palmade, il manquerait à l’art, il manquera aux Français.

    Lesfrancais.press vous proposent une sélection de ses meilleurs sketchs.

     

  • Le point sur les frontières en Europe !

    Alors que des pays européens commencent à lever les restrictions de mouvement imposées pour faire faire à la pandémie de Covid-19, nombreux sont ceux qui, à travers le continent, se demandent s’ils pourront prendre des vacances cet été.

    Ceux qui souhaitent partir en Europe pendant ces congés font donc face à la question suivante : quels sont les pays qui ont ouverts leurs frontières et quels sont ceux qui sont encore interdits d’accès ?

    Le bilan est mitigé en Europe, les déplacements dans l’espace Schengen restent généralement limités, et la situation évolue rapidement. Presque chaque pays a mis en place ses propres règles et son propre calendrier de réouverture aux touristes, qu’ils viennent des pays voisins de l’UE ou de pays plus lointains.

    Si vous avez l’intention de venir passer des vacances dans un État membre de l’UE, sachez que les frontières extérieures de l’Union sont fermées jusqu’au 15 juin. Mais cela ne s’applique que si vous êtes un ressortissant d’un pays non membre de l’UE et voyageant en provenance d’un pays tiers.

    Voici notre guide de la situation des frontières en Europe

    Autriche

    L’Autriche a fermé ses frontières terrestres avec l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, le Liechtenstein, la Slovaquie et la République tchèque.

    Vienne prévoit de rouvrir complètement sa frontière avec l’Allemagne le 15 juin. Le chancelier Sebastian Kurz s’est dit optimiste quant à la possibilité de conclure prochainement des accords similaires avec d’autres pays voisins.

    Pour toute personne qui arrive en Autriche, par exemple par avion, un certificat médical doit être produit prouvant un test Covid-19 négatif. Ce certificat ne doit pas dater de plus de quatre jours.

    L’entrée par voie aérienne est interdite aux citoyens provenant de pays hors de l’espace Schengen.

    Pour plus d’informations, cliquez ici.

    Belgique

    Suite aux annonces faites par le Premier ministre français hier, la situation est la suivante :
    — les frontières restent fermées jusqu’au 15 juin au plus tôt
    — les ressortissants belges qui veulent se rendre en France devront donc attendre le 15 juin et une réouverture coordonnée des frontières au sein de l’UE (sauf si la Belgique devait rouvrir ses frontières avant cette date)
    — en revanche les ressortissants français domiciliés en Belgique (ainsi que leur conjoint, même d’une autre nationalité) pourront se rendre n’importe où en France, la contrainte des 100 km ayant été levée, et revenir en Belgique où il ont leur résidence principale. Attention ne pas oublier de se munir de l’attestation de déplacement international dérogatoire (cocher la première case)
    — enfin, les frontières restant fermées, les ressortissants français domiciliés en France ne pourront pas franchir la frontière vers la Belgique avant le 15 juin, sauf motif impérieux. »

    Bulgarie

    La Bulgarie est prête à ouvrir ses frontières avec la Serbie et la Grèce à partir du 1er juin.

    Croatie

    La Croatie a fermé ses frontières très tôt. Depuis le 16 mai, elle autorise à nouveau les citoyens de l’UE à rentrer dans le pays s’ils y ont une propriété, un bateau ou pour raison professionnelle.

    Les visiteurs en provenance d’autres pays sont toujours tenus de s’isoler pendant 14 jours à leur arrivée, mais l’assouplissement des restrictions qui entrera en vigueur le 29 mai ouvrira les frontières du pays aux ressortissants de l’Autriche, de la République tchèque, de la Hongrie et de la Slovaquie.

    Chypre

    Chypre a présenté un plan pour la reprise progressive, le mois prochain, des vols commerciaux en provenance d’un certain nombre de pays ayant un faible taux d’infection par COVID-19, afin de relancer un secteur touristique vital pour l’île.

    Le ministre des transports, Yiannis Karousos, a déclaré que les vols commenceront en deux phases – les 9 et 20 juin – en provenance de deux groupes de pays sélectionnés par un organe consultatif d’experts médicaux.

    Le premier groupe comprend la Grèce, Malte, la Bulgarie, la Norvège, l’Autriche, la Finlande, la Slovénie, la Hongrie, Israël, le Danemark, l’Allemagne, la Slovaquie et la Lituanie. Le second groupe est composé de la Suisse, de la Pologne, de la Roumanie, de la Croatie, de l’Estonie et de la République tchèque.

    La liste exclut les deux principaux marchés touristiques du pays, la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale occupant l’île, et la Russie.

    Selon M. Karousos, à partir du 9 juin, les passagers en provenance des pays de l’un ou l’autre groupe devront obtenir trois jours avant leur départ un certificat de santé confirmant qu’ils ne sont pas porteurs du virus.

    À partir du 20 juin, les passagers du premier groupe de pays n’auront plus besoin de certificat sanitaire, mais ceux du second groupe devront toujours en produire un.

    République tchèque

    Les frontières avec l’Allemagne et l’Autriche ont été ouvertes le 26 mai. A partir du 27 mai, le pays a ouvert sa frontière avec la Slovaquie et la Hongrie, mais avec des restrictions.

    Les résidents des États membres de l’UE peuvent y entrer pour exercer des activités économiques, rendre visite à des parents ou étudier à l’université. Tout le monde doit fournir à l’entrée la preuve qu’il a passé un test COVID-19 et que celui-ci est négatif.

    Danemark

    Les frontières sont fermées aux voyageurs étrangers. Seuls les citoyens ou résidents du Danemark, du Groenland ou des îles Féroé peuvent actuellement y entrer, ou ceux qui ont un « motif valable ».

    À compter du 25 mai, les personnes ayant une résidence permanente dans l’un des cinq pays nordiques (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède) ou en Allemagne peuvent à nouveau entrer dans le pays si elles sont en couple avec quelqu’un au Danemark, si elles y ont des grands-parents ou si elles sont en voyage d’affaires.

    Le 29 mai au plus tard, le gouvernement danois réévaluera les contrôles frontaliers temporaires.

    Finlande

    Les frontières terrestres de la Finlande ont été fermées jusqu’au 14 juin au plus tôt. Elles ont été rouvertes aux travailleurs de l’espace Schengen à la mi-mai.

    France

    Les frontières restent fermées au moins jusqu’au 15 juin, avec des exceptions pour les citoyens de l’UE, d’Andorre, du Royaume-Uni, d’Islande, du Liechtenstein, de Monaco, de Norvège, de Suisse, de Saint-Marin et du Vatican qui ont leur domicile en France ou doivent passer par la France pour se rendre à leur domicile. Les travailleurs saisonniers et les citoyens de l’UE travaillant pour une entreprise opérant en France sont également exemptés.

    Toute personne en provenance de pays tiers ne sera pas autorisée à entrer sur le territoire français avant le 15 juin au plus tôt.

    Allemagne

    Les voyageurs doivent avoir une raison valable pour entrer en Allemagne. Toutefois, les restrictions aux frontières ont été assouplies.

    Les contrôles à la frontière avec l’Autriche, la Suisse, la France et le Danemark et pour les passagers arrivant par avion d’Italie et d’Espagne restent en vigueur jusqu’au 15 juin.

    Les citoyens de l’UE et les citoyens du Royaume-Uni, du Liechtenstein, de la Suisse, de la Norvège et de l’Islande, ainsi que les membres de leur famille, sont autorisés à retourner dans leur pays d’origine ou à rejoindre leur lieu de résidence normale en Allemagne ou à se rendre dans leur pays en passant par l’Allemagne si nécessaire.

    Grèce

    Les frontières devraient rouvrir le 15 juin, mais uniquement pour les citoyens venant d’Allemagne, d’Israël, de Chypre, des Balkans et des pays baltes.

    Les touristes seront autorisés à entrer en Grèce sans passer de test Covid-19 ni rester en quarantaine lorsque les vols internationaux reprendront le 1er juillet, mais les autorités sanitaires effectueront des tests ponctuels si nécessaire.

    Hongrie

    Les frontières sont ouvertes avec la Roumanie et, à partir de ce mercredi, avec la Slovaquie et la République tchèque, mais avec des restrictions.

    Islande

    La réouverture de l’Islande est prévue pour le 15 juin.

    Les touristes seront testés à leur arrivée. Quelques heures plus tard, ils recevront le résultat sur leur téléphone, après avoir téléchargé une application de suivi.

    Les autorités n’ont pas encore défini les procédures à suivre pour les personnes dont le test est positif.

    Irlande

    Les autorités sanitaires irlandaises exigent actuellement que toute personne entrant en Irlande, à l’exception des personnes en provenance d’Irlande du Nord, s’isole pendant 14 jours, à son arrivée, y compris les résidents irlandais.

    Les arrivants doivent remplir un formulaire de localisation des passagers, bien que des exemptions soient en place pour les fournisseurs de services essentiels aux chaînes d’approvisionnement tels que les transporteurs, les pilotes et le personnel maritime.

    Italie

    L’Italie prévoit de rouvrir ses frontières le 3 juin aux citoyens de l’UE, du Royaume-Uni, de l’espace Schengen, d’Andorre et de Monaco, suite au verrouillage national entré en vigueur le 9 mars.

    Certaines régions prennent des précautions pour éviter que la réouverture soudaine ne crée de nouveaux foyers d’infection. Le gouverneur de la Sardaigne a suggéré qu’il pourrait exiger des visiteurs de l’île qu’ils certifient avoir été testés négatifs au virus au cours de la semaine précédente, ou qu’ils se soumettent à un test à leur arrivée.

    Le gouvernement régional de Toscane indique sur son site web que tout visiteur de l’étranger ou d’une autre région italienne doit se soumettre à une quarantaine pendant 14 jours. On ignore si la Toscane va réviser cette règle d’ici le 3 juin.

  • Le Directeur-Général de la Mission laïque française répond aux francais.press en 3 podcasts – On commence avec la situation au Liban, Maroc, et aux USA

    La question de l’enseignement français à l’étranger est essentielle, et ce en particulier pendant cette période de confinement. Réductions sur les coûts de scolarisation en question, situations particulières dans certains pays, vision à long-terme. Jean-Christophe Deberre, Directeur Général de la Mission laïque française a répondu aux francais.press. La Mission laïque française (MLF) est une association à but non lucratif française, créée par Pierre Deschamps en 1902 et reconnue d’utilité publique en 1907, qui a pour objet la diffusion de la langue et de la culture françaises dans le monde, par un enseignement laïque, plurilingue et interculturel. Elle anime un réseau de 109 établissements d’enseignement français à l’étranger scolarisant plus de 60 000 élèves dans 38 pays. Jean-Christophe Deberre est un ancien élève de l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé de Lettres modernes et inspecteur d’académie, Il a été professeur en France et à l’étranger, chargé de la coopération éducative au ministère de la Coopération, puis conseiller culturel en Côte d’Ivoire et au Sénégal. Depuis le 1 septembre 2009, il est le directeur général de la Mission laïque française depuis et de l’Office scolaire et universitaire international.

    Nous commençons cette longue interview par la situation dans trois pays particulièrement concernés par le travail de la Mlf : le Maroc, le Liban, et les Etats-Unis. Nos prochains podcasts aborderont les actions menées par la Mlf et sa politique concernant les coûts scolaires, ainsi, enfin, que la vision de M. Deberre de l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et de l’avenir des ambitions présidentielles de doubler le réseau d’ici 2030.

    Le premier podcast de de l’interview avec M. Jean-Christophe Deberre:

    Les francais.press : Monsieur le Directeur-Général de la Mission laïque française, à travers certes les réseaux sociaux mais aussi la presse et via nos contacts avec par exemple le député des Français notamment présents au Maroc, il -y a le signe d’une inquiétude, comment réagissez-vous ?

    J-C Deberre : Nous avons entendu, écouté ces familles, ce serait une faute que de ne pas prêter attention à cela, j’ai d’ailleurs parlé récemment à la presse marocaine sur le sujet.

    Cette expression parentale, nous l’avons interprété comme une expression humaine, normale, issue d’un stress et même d’une angoisse pour un grand nombre de familles qui décuple la réaction que traditionnellement nous connaissons. Chaque année il y a débat sur le coût de l’école. Ce débat, il change de nature à partir du moment ou la précarité professionnelle s’inscrit dedans. Il prend une ampleur inédite et la crise économique dépasse la crise sanitaire.Les

    C’est la raison pour laquelle deux pistes de réflexion entre en collision : la critique de l’école à distance vient moins de la critique des parents mais de leur volonté de discuter des droits de scolarité. Et l’autre aspect est de travailler sur le coût de scolarité sur le prévisionnel prochain.

    Lesfrancais.press reviendront dans le prochain podcast sur les solutions qui sont proposées concernant la question du financement et de l’aide aux familles précarisées.

    Les francais.press : M. Deberre, dans l’ensemble du réseau, il-y-a t’il des établissements particulièrement en danger ?

    Jean-Christophe Deberre, directeur-général de la Mission laïque française

    J-C Deberre :  Je crois qu’il y a un dispositif global qui vaut, toute géographie confondue car le phénomène est le même car il est caractérisé par la même problématique, la rencontre entre la crise sanitaire qui a tout arrêté et ses conséquences économiques, il n’y a pas de différence de nature entre les pays.

    Ce qui apparait c’est une gradation entre les régions avec des situations plus graves que d’autres, j’en citerais une qui nous préoccupe c’est le Liban ou se conjuguent plusieurs phénomènes : la crise politique et sécuritaire et la crise économique et financière qui est accentuée par la pandémie mais préexistait au Liban. Il faut réagir de façon appropriée. Nous avons des craintes mais nous ne sommes pas les seuls.

    Les francais.press : L’avenir du grand lycée franco-libanais de Beyrouth est-il en jeu ?

    J-C Deberre :  Non nous ne sommes pas préoccupés par ce point c’est un grand lycée historique, de centre-ville, mais il s’agit plus des établissements au nord et au sud du pays, qui ont des communautés parentales plus fragiles, dans des villes très frappées, et ou la difficulté à faire face à la dépense scolaire sera beaucoup plus forte.

    Nous risquons de perdre beaucoup d’élèves et de devoir reconfigurer les établissements, comme une grande partie de l’enseignement privé au Liban, qui est très important.

    Les francais.press : Si nous restons sur l’exemple du Liban, le conseiller consulaire Ghassan Ayoub est particulièrement impliqué, avez-vous un dialogue avec les élus des Français de l’étranger ou alors est-ce que les débats sont plus internes ?

    Le grand lycée franco-libanais de Beyrouth

    J-C Deberre : Nous parlons avec tout le monde, Ghassan Ayoub fait partie des fidèles de la Mission laïque. Les élus sont des voix très importantes pour faire remonter des informations de terrain que parfois nous pourrions ne pas percevoir, ils maillent un territoire au-delà de la communauté expatriée, ils sont enracinés.

    C’est un débat qu’a soulevé la question de la résolution de cette crise, comme en France, il n’est pas possible d’agir sans la voix des élus car ils sont représentatifs, qu’ils ont la légitimité des populations qu’ils représentent.

    Les francais.press : Partons aux Etats-Unis, vous y êtes principalement partenaires d’établissements américains, comment fonctionne la coopération et l’approche face au Covid 19 ?

    J-C Deberre :  L’approche est différente de celle par exemple du Grand Lycée franco-libanais de Beyrouth, notre responsabilité vis-à-vis de ces établissements n’est pas de même nature elle est pédagogique. Ils attendent de nous que nous soyons un prestataire de service pour les accompagner dans la reconnaissance par le ministère de l’éducation nationale française, et ils attendent des services qui vont avec cela concernant par exemple la formation des professeurs. C’est aux Etats-Unis que nous avons crée le forum pédagogique, une plateforme de rencontres sur le développement professionnel.

    Les francais.press : Merci M. Deberre

    Le prochain podcast reprendra les initiatives qui ont été mises en place par la Mission laïque française ainsi que ce qui est envisagé pour les familles qui peuvent se retrouver en difficulté financière.

    ECOUTEZ LE SECOND PODCATS AVEC M. DEBERRE (Les mesures prises contre la Covid-19)

    ECOUTEZ LE TROISIEME PODCAST AVEC M. DEBERRE (Projection et avenir du Réseau)

  • Assurance Maladie et aides sociales pour les Français de l’Etranger.. Les dispositifs liés à la Covid19

    Le gouvernement approuve l’amendement voté cette semaine au Sénat prolongeant jusqu’au 30 septembre la possibilité pour les Français de l’étranger de retour en France d’avoir accès à la sécurité sociale sans délai de carence. Il sera adopté trés prochainement à l’assemblée.

    En mars dernier, une première mesure avait déjà été adoptée pour suspendre, pendant la période de pandémie, les règlementations qui instauraient un délai de carence de trois mois aux Français résidant à l’étranger avant de pouvoir bénéficier à l’assurance maladie. Cette période exceptionnelle devait se terminer fin le 1er juin 2020.

    Depuis plusieurs années, les règlementations en vigueur prévoient en effet que, sauf accords bilatéraux spécifiques entre les pays, les Français de l’étranger résidant hors de l’Union européenne (UE) n’aient pas accès, pendant trois mois, à la protection universelle maladie (Puma), lors de leur retour en France. Ce délai de carence ne concerne ni les retraités ayant cotisé depuis plus de 15 ans à la sécurité sociale, ni les bénéficiaires de la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Pour ceux restant à l’étranger, pour rappel, seuls les adhérents de la Caisse des Français de l’Etranger sont couverts par l’assurance maladie française.

    En plus de cette prise en charge sur le territoire nationale ou via la Caisse des Français de l’Etranger, le gouvernement s’appuie sur le système de solidarité préexistant pour soutenir le plus possible ses nationaux à l’étranger pendant cette crise du Covid-19 en déployant un plan de grande envergure. 

    Il faut tout d’abord comprendre l’organisation de ses assistances.

    L »aide sociale pour les Français résidant à l’étranger est dispensée par les comités consulaires pour la protection et l’action sociale (C.C.P.A.S.) créés dès 1984 auprès de chaque poste consulaire et dont la présidence est assurée actuellement par le chef de poste, la réforme institutionnelle prévoit que le Président sera élu parmi les conseillers des Français de l’Etranger à partir de la prochaine mandature. Ils sont particulièrement sollicités en cette période de pandémie mondiale.

    Ces comités proposent l’attribution de secours à nos compatriotes démunis résidant à l’étranger en pleine crise mais aussi annuellement. C’est vers le Consulat que vous devez vous tourner pour obtenir toutes les modalités prévues pour vous accompagner dans la constitution du dossier.

    Une fois, les démarches réalisées, les Conseillers des Français de l’Etranger de votre consulat transmettent ces demandes à la direction des Français à l’étranger et des étrangers en France (service des Français à l’étranger) en fin d’année, pour décision, avec leurs propositions budgétaires. Actuellement les dossiers sont étudiés mensuellement.

    L’allocation de solidarité

    L’allocation de solidarité est inspirée du principe du minimum vieillesse accordé en France, et peut être attribuée dans les conditions suivantes :

    – le demandeur doit être âgé de 65 ans ou plus ou, en cas d’inaptitude au travail, de plus de 60 ans.

    L’inaptitude au travail est constatée par le médecin conseil du poste.

    – il doit être régulièrement inscrit au registre des Français établis hors de France, auprès du poste consulaire territorialement compétent.

    – les revenus personnels de l’intéressé, et autres avantages (absence de frais au titre du logement, aides familiales…) doivent être pris en compte.

    L’allocation est par principe différentielle, les ressources éventuelles du bénéficiaire venant en déduction du « taux de base » de l’allocation fixé pour le poste consulaire de résidence. Le montant de l’allocation accordée est fixé en euros pour l’année.

    L’allocation est versée mensuellement en monnaie locale au taux de chancellerie en vigueur le jour du paiement.

    Les aides sociales régulières servies aux Français résidant à l’étranger sont comparables à celles qui sont accordées en France :

    – allocation mensuelle de solidarité ;

    – allocation mensuelle « adulte » ou « enfant handicapé » ;

    Des aides ponctuelles peuvent également être servies dans le cas de difficultés temporaires ou ponctuelles :

    – allocation à durée déterminée (allocation versée à une personne se trouvant temporairement dans une situation difficile à la suite notamment d’un décès, d’un divorce, d’une maladie…) ;

    – secours mensuel spécifique (prise en considération de l’enfance en détresse) ;

    – secours occasionnel sous forme de don ou de prêt pour permettre à une personne de résoudre des difficultés ponctuelles pour lesquelles il n’existe aucune autre possibilité d’assistance.

    Pour les allocations, le barème du montant maximum des taux est différent de celui qui est appliqué en France : il est fixé en euros pour chaque poste, en fonction, en particulier, du niveau de vie local, après avis de la commission permanente pour la protection sociale des Français de l’étranger.

    L’allocation à durée déterminée renforcée pour cause de Covid19

    L’allocation à durée déterminée (ADD) vise à porter secours à nos ressortissants temporairement dans le besoin à la suite d’événements personnels ou familiaux difficiles ou en cas de graves difficultés financières temporaires.

    Par essence ponctuelle, l’allocation à durée déterminée ne saurait en particulier être assimilée à une allocation familiale. Chaque situation fait l’objet d’un examen attentif sachant que ce type d’aide ne peut désormais être accordé qu’à titre exceptionnel, et dans la mesure où elle est destinée à favoriser l’insertion sociale et professionnelle du demandeur.

    Conditions d’attribution

    Une allocation à durée déterminée peut être accordée, sans condition d’âge, à nos ressortissants:

    – ne bénéficiant d’aucune autre allocation mensuelle versée sur les crédits d’assistance du Ministère des Affaires étrangères (allocation de solidarité ou allocation handicapé) ;

    – régulièrement inscrits au registre des Français établis hors de France, auprès du poste consulaire territorialement compétent ;

    – ne disposant que de moyens d’existence précaires d’un montant inférieur au « taux de base » des allocations.

    Une aide complémentaire continue peut être accordée, en complément de l’allocation enfant handicapé, au parent d’un enfant lourdement handicapé, qui a dû cesser son activité professionnelle ou qui rémunère une tierce personne dans le but d’assister cet enfant au quotidien.

    Le montant de l’allocation, fixé en euros, ne peut dépasser le « taux de base » des allocations.

    Il varie en fonction des ressources du foyer et de la composition de la famille.

    Dans les postes ayant plus de vingt allocataires, un barème est établi annuellement par le comité consulaire pour la protection et l’action sociale.

    L’allocation est versée mensuellement en monnaie locale au taux de chancellerie en

    vigueur le jour du paiement.

     Durée

    Cette allocation est accordée pour une durée ne pouvant excéder six mois, non renouvelable, en cette période de pandémie, les allocations pourront dépasser ce délai maximum.

    Les subventions aux sociétés françaises de bienfaisance

    Dans la mesure où elles justifient apporter leur aide à nos compatriotes qui ne sauraient prétendre, par ailleurs, à l’attribution d’allocations de solidarité ou d’handicapé, et où leur action est un complément indispensable de celui des C.C.P.A.S., les sociétés françaises de bienfaisance peuvent obtenir des subventions sur les crédits d’assistance aux Français à l’étranger. L’annulation du Stafe pour l’exercice et la réaffectation des crédits prévus aux associations de bienfaisance est une bonne nouvelle pour la trésorerie de ces associations extrêmement sollicitées en ce moment.

    De telles associations permettent souvent, grâce à leur souplesse de gestion et à leur localisation géographique, de servir de relais au poste consulaire pour son action sociale.

  • Coronavirus : la BCE pointe le risque d’éclatement de la zone euro

    Les craintes d’éclatement de la zone euro risquent de ressurgir avec l’explosion de l’endettement public dans la plupart des pays pour faire face à l’impact du coronavirus, a mis en garde mardi la Banque centrale européenne.

    Une fois la crise passée, c’est-à-dire dans le « moyen terme, nous devons être attentifs à la situation de soutenabilité budgétaire des différents pays, ainsi qu’à la qualité des finances publiques » a déclaré à la presse Luis De Guindos, vice-président de la BCE.

    « Nous pensons que cela va être un élément crucial », a-t-il ajouté.

    Le rapport semestriel de l’institution sur la stabilité financière publié mardi a lancé un pavé dans la mare.

    Si les mesures prises au niveau national ou européen « étaient jugées insuffisantes pour préserver la viabilité de la dette » dans certains pays, cela augmenterait encore « l’évaluation par le marché du risque de redénomination », en d’autres termes de sortie de l’euro des pays concernés et de retour à leur monnaie nationale dévaluée.

    Conséquence inéluctable de la crise du coronavirus et des mesures budgétaires prises pour la contrecarrer, les niveaux d’endettement parmi les membres de la zone euro devraient augmenter de manière significative : entre 7 et 22 points de pourcentage environ en 2020, explique l’institution.

    Cela devrait pousser la proportion de dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) de la région de 86 % en 2019 à près de 103 % en 2020.

    La dette de la Grèce devrait ainsi culminer à environ 160 % du PIB en Italie, 120 % en Espagne et en France, quand elle se rapprochera de 80 % en Allemagne, selon des projections de la BCE.

    De quoi risquer « de relancer des préoccupations » sur certains pays surendettés, a reconnu Luis de Guindos.

    En temps normal, la zone euro vise un niveau maximum de 60 % du PIB. Cette règle, figurant dans le Pacte de stabilité européen, a été toutefois suspendue du fait de la pandémie.

    La BCE à la manœuvre

    La BCE ne remet pas en cause les plans de soutien en centaines de milliards d’euros déjà annoncés en Europe, qu’elle-même n’a cessé d’appeler de ses vœux. Sans ces mesures, « le coût économique et l’impact sur le marché (…) auraient probablement été plus sévères », dit-elle.

    Mais désormais, « la seule façon d’éviter un risque de sortie de l’euro pour un pays tout en incitant à l’endettement, c’est que les taux d’emprunts souverains restent le plus bas possible et la BCE semble déterminée à s’en assurer coûte que coûte », affirme Ludovic Subran, chef économiste d’Allianz, contacté par l’AFP.

    Depuis deux mois, l’institut monétaire a massivement mis la main au portefeuille face à la pandémie. Il a décidé d’augmenter ses rachats de dette publique et de lancer un plan d’urgence face à la pandémie, le tout pour un volume de plus de 1 000 milliards d’euros rien qu’en 2020.

    Ses craintes nouvelles de regain des tensions sur la dette en zone euro sont une façon de « semer ci et là des petits cailloux en chemin vers un renforcement » de son jeune plan d’urgence, ajoute Ludovic Subran.

    Des décisions pourraient d’ailleurs tomber dès jeudi prochain, quand la BCE réunira son conseil des gouverneurs.

    « Trajectoire insoutenable »

    La BCE a réussi pour le moment à calmer des marchés. Problème : une contraction économique plus longue que prévu en zone euro pourrait amener à « une trajectoire insoutenable dans des pays endettés », prévient l’institution dans son rapport.

    Avec comme corollaire des difficultés pour ces pays de se financer sur le marché « si les investisseurs estiment que la viabilité de (leur) dette publique s’est détériorée » et exigent de ce fait des taux d’intérêt plus élevés.

    La BCE espère in fine que la réponse budgétaire « ne proviendra pas seulement des autorités nationales, mais également des autorités paneuropéennes », selon Luis de Guindos.

    La Commission européenne va de fait proposer mercredi un plan de relance pouvant atteindre 1 000 milliards d’euros pour surmonter la crise engendrée par le coronavirus.

    Mais les négociations s’annoncent toutefois difficiles entre des Européens divisés sur la solidarité financière. Paris et Berlin ont proposé le recours à un emprunt européen mutualisé.

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