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  • Déconfinement, de nouvelles annonces.. Retour à la normale pour Juillet et Aout

    De nouvelles décisions du gouvernement sont attendues jeudi en vue de la seconde phase du déconfinement, prévue le 2 juin. Actuellement, la France demande aux voyageurs provenant des destinations hors Schengen d’appliquer une quarantaine (tous les détails en cliquant ICI). Tandis que pour accéder à son territoire, vous devrez vous munir d’une attestation justifiant votre entrée. Une fois sur place d’autres règles s’appliquent. Lesfrancais.press fait le point sur la situation.

    Alors que le long week-end de l’Ascension a été marqué par la reprise des cérémonies religieuses, le gouvernement doit trancher cette semaine sur la possibilité de la réouverture de nouveaux espaces à l’approche de la deuxième phase du déconfinement.

    Les bars et les restaurants en zone verte

    La réouverture dans la restauration et l’hôtellerie, très attendue par le secteur, avait été suggérée pour le 2 juin en zone verte mais, pour l’instant, le gouvernement n’a pas donné son accord officiel. Elle se fera si les indicateurs sanitaires le permettent, ont prévenu les ministres. Selon une information de RTL, un accord était en passe d’être trouvé entre les représentants du secteur et le gouvernement : d’après la radio, les clients devraient être espacés d’au moins un mètre, et non pas de deux mètres, comme initialement prévu.

    Les cinémas, théâtres et salles de sport

    Les grands musées, les salles de sports et autres lieux de loisir attendent également de voir leur sort fixé cette semaine. Vont-ils pouvoir rouvrir début juin dans les zones vertes ? Rien n’est encore sûr, le ministre de la Culture Franck Riester a indiqué à Franceinfo mercredi 20 mai que le gouvernement travaillait « à une réouverture début juillet » des cinémas.

    Les destinations possibles pour cet été et la règle des 100 km

    Les Français de métropole sont eux aussi inquiets de leur possibilité de circulation en France.

    « On annoncera les nouvelles règles dans le courant de la semaine. Dès maintenant, on peut réserver ses vacances pour le mois de juillet, pour le mois d’août. Pour le mois de juin, on précisera des choses dans le courant de la semaine », a expliqué Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, dimanche au micro de France Inter.

    La date de début des vacances scolaires est bien maintenue au 4 juillet, a confirmé le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, mais les restrictions de déplacement sont toujours en vigueur. Pour l’instant, les Français ne peuvent pas se déplacer à plus de 100 km de leur domicile pour des raisons touristiques et de nombreuses frontières intérieures de l’espace Schengen sont toujours fermées. Vous pouvez télécharger l’attestation vous permettant de dépasser cette limite, ce qui peut être facilement le cas si vous atterrissez à Paris pour rejoindre, pour exemple, la Bretagne.

    Le gouvernement a donc, à plusieurs reprises, incité les Français à prévoir des vacances locales. Pour les Français de l’Etranger, ceux situés dans l’Espagne Schengen sont assurés de pouvoir se rendre en France, pour les autres, la situation devrait être éclaircie début juin.

     

  • Hors virus, rien à signaler.

    Le coronavirus est un trou noir. Il aspire tout. Toute l’information mondiale a disparu derrière des chiffres que personne, jusqu’à présent, n’arrive à bien interpréter, si tant est qu’ils correspondent à ce qu’on leur fait dire.

    La guerre en Syrie, oubliée. Celle du Yémen aussi. Les résurgences de Daech en Irak, au Mozambique, au Sahel, invisibles. Les incursions d’Erdogan à Chypre, en Grèce, en Lybie minorées. La guerre d’Israël contre l’Iran, la répression en Algérie, à Hong Kong, les manœuvres de Poutine, d’Orban, la faillite de l’Argentine, de Cuba, du Liban, la catastrophe annoncée dans plusieurs pays africains, la suspension des droits sociaux en Inde, les expulsions  en Afrique et au Moyen-Orient, les migrations, les attentats religieux au Nigeria, ce désordre du monde, trop banal, est absorbé par la contemplation du virus qui n’est rien d’autre qu’un nombrilisme viral.

    En dehors du virus, rien. Etrange de constater à quel point un phénomène mondial ramène à un tel rétrécissement moral, à la seule préoccupation de soi. Pendant que l’on ausculte sa propre (in)capacité à supporter l’isolement, à contempler son angoisse, regarder ses écrans, s’inventer des vies tragiques dans son cocon, le monde, en silence, poursuit sa route.

    Pour la première fois dans l’histoire récente, lors d’une crise mondiale, les Etats-Unis n’ont rien à dire, ne disent rien, d’ailleurs personne n’attend rien d’eux. La Chine séduit et se durcit, envoie ses diplomates, surnommés « les loups-guerriers » sur la route de la soie et tente, comme avant la crise, de faire main basse sur Hong Kong, en attendant Taïwan. Son allié nord-coréen, l’ami de Trump, annonce le renforcement de son arsenal nucléaire. La Russie de Poutine rêve toujours de voir l’Union européenne se disloquer, objectivement alliée cette fois aux Américains et aux Britanniques, orphelins du Brexit. La géopolitique, malgré le virus, continue de jouer la musique des plaques tectoniques impériales, vieilles et nouvelles.

    L’Europe, par la France et l’Allemagne, comme il se doit, (parce que la Commission n’est que le noeud de l’Alliance, mais l’Alliance européenne c’est d’abord la France et l’Allemagne) a décidé de rester elle-même, aussi désespérément lente que résiliente : elle fera front, unie, face à la récession, au chômage, aux risques de faillites, celles des entreprises, grosses et petites, celles des Etats.

    (Pour la centième fois en dix ans, ceux qui ont annoncé la fin de l’Europe se sont trompés, comme ils se tromperont toujours. Parce que malgré tous ses défauts, l’UE est nécessaire. Ce n’est pas parce qu’on critique la Sécu qu’on la supprime. Surtout quand on est malade.)

    Quoique l’on dise, jusqu’à présent, la mondialisation des échanges a sorti des centaines de millions de gens de la pauvreté. En Europe, en Asie, en Orient, en Amérique. Et même en Afrique. Sa régression produira l’effet inverse. Surtout en Afrique. Le recul de la pauvreté a coïncidé avec des progrès du droit et de la liberté.

    Quoique l’on dise, à chaque fois que les peuples ont eu le choix entre des modèles libéraux et des régimes autoritaires, ils ont fait le choix des démocraties. Y compris  en Asie. (C’est bien ce que Xi Jinping ne supporte pas). Tout le monde s’extasie sur la Chine, mais Taïwan, la Corée, le Japon, Hong Kong, Singapour ont réalisé des performances bien avant elle, bien supérieure à elle. En construisant des démocraties.

    Aujourd’hui, si les Etats-Unis démissionnent, si l’Europe se bloque, qui ira vanter les mérites des régimes de liberté  contre l’empire de Xi Jinping et sa société de surveillance ?

    Avoir comme seule ambition le retour (illusoire) des industries délocalisées revient, au moment où la planète est de plus en plus petite, à oublier toute ambition d’ordre mondial, et à perdre. L’enfermement n’est ni une politique de santé publique, ni une politique économique, parce qu’une politique nationale ne peut être imaginée qu’au niveau mondial.

    Vous voulez exporter ? Implantez-vous à l’étranger. Vous voulez être entendu ? Ouvrez des écoles partout dans le monde. Vous voulez des vaccins ? Envoyez des chercheurs étudier dans le vaste monde. Vous voulez vous défendre ? Faites une armée capable d’intervenir loin de chez vous. Produisez des armes avec vos alliés. Vous voulez lutter contre le crime organisé, celui des faux médicaments, de la drogue, de la traite, des cyberattaques ? Renforcez la diplomatie judiciaire. Lutter pour la biodiversité ? Parcourez les mers !

    Le virus est dans la tête. Focalisant l’attention des dirigeants et des citoyens sur la maladie, il a les a enfermés mentalement. Les rêveries sur le monde d’après ne changent rien : aucune crise n’a disparu, elles se sont aiguisées. Il faut en prendre sa part. Les pays riches, même en crise, sont beaucoup plus forts qu’ils ne le croient. Ils ne s’affaiblissent qu’en baissant la tête, en refusant de voir le monde tel qu’il est : un monde toujours en lutte, toujours souffrant. Comme s’il n’y avait qu’un virus qui puisse être mortel, qu’il ne se passait, hors de son spectre, rien.

    Les Français qui vivent à l’étranger doivent être les premiers à faire savoir à ceux qui sont en France que le monde bouge plus vite qu’ils ne le croient.

  • Les « quatre frugaux » présentent un contre-projet au plan de relance Merkel-Macron

    L’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont envoyé leur propre projet de fonds de relance de l’UE aux capitales européennes samedi 23 mai. Point central du document : l’argent devra être remboursé. Un article d’Euractiv Allemagne.

    Le document dévoilé par les « quatre frugaux » le 23 mai constitue une contre-proposition au plan de relance franco-allemand présenté le 18 mai par la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron. D’une valeur de quelque 500 milliards d’euros, celui-ci devra être alimenté par des fonds provenant des marchés des capitaux.

    La Commission européenne prendrait en charge cette dette sous la forme d’obligations conjointes à longue échéance, les pays de l’UE en assumeraient la responsabilité, et l’argent de ce fonds ne devrait pas être remboursé.

    S’exprimant au nom des « quatre frugaux », le chancelier autrichien Sebastian Kurz avait rejeté cette proposition via Twitter quelques heures seulement après sa présentation. Le lendemain, mardi 19 mai, il avait annoncé une contre-proposition commune, qui a désormais vu le jour.

    Pas de mutualisation de la dette

    Les éléments fondamentaux du nouveau projet sont très similaires au plan Merkel-Macron : les « quatre frugaux » prônent également la création d’un un fonds commun, dont l’argent serait destiné aux secteurs économiques qui sont particulièrement affectés par la crise du coronavirus.

    Les investissements viendraient soutenir la recherche, l’innovation et la santé, ainsi que la transformation verte et l’agenda numérique.

    Contrairement à ce que prévoit le plan Merkel-Macron cependant, l’argent doit être remboursable. Selon le principe « des prêts pour des prêts », les fonds provenant des marchés des capitaux doivent être redistribués sous forme de prêts, qui doivent être bon marché mais pas gratuits. Car les « quatre frugaux » ne veulent pas d’une mutualisation de la dette.

    Autre différence avec l’initiative franco-allemande : des délais plus courts. Angela Merkel a évoqué des versements d’argent sur trois ans, alors que les « quatre frugaux » veulent fermer le robinet au bout de deux ans.

    Compatible avec les idées de la Commission

    L’Italie, qui a été durement affectée par la pandémie et se débat avec ses finances publiques depuis des années, a déjà vivement critiqué le projet alternatif. Le ministre des Affaires européennes, Enzo Amendola, l’a qualifié de « défensif et inapproprié ».

    La balle est désormais dans le camp de la Commission. Depuis le dernier sommet européen qui a eu lieu fin avril, l’exécutif européen travaille sur un concept de fonds de relance qu’il présentera mercredi 27 mai, en même temps que sa nouvelle proposition de budget à long terme de l’UE.

    La Commission avait anticipé le plan Merkel-Macron dans certains domaines, et celui-ci est compatible avec un grand nombre de ses propres idées, a déclaré la présidente Ursula von der Leyen dans un communiqué. Mais elle a également souligné que sa proposition « tiendra[it] compte des points de vue de tous les États membres et du Parlement européen ».
  • l’hystérisation d’une crise

    La crise économique enfantée par le coronavirus est sans précédent par sa nature, son caractère mondial et l’ampleur des moyens mis en œuvre pour la juguler. Aux États-Unis comme en Europe, les sommes en jeu se chiffrent en milliers de milliards d’euros et de dollars quand sont mis bout à bout les interventions des banques centrales et celles des administrations publiques locales, nationales ou supranationales. Ce volontarisme hors norme n’est-il dicté que par des considérations liées à la crise sanitaire ?

    Effets dominos

    En pleine période de déconfinement, les annonces catastrophiques sur l’état de tel ou tel secteur ou de telle ou telle entreprise se multiplient. À en croire certains spécialistes, l’aéronautique mettrait plus de trois ans avant de retrouver son niveau d’avant crise. Elle pourrait même ne jamais le retrouver. Pour les banques, il faudrait au minimum quatre ans. L’industrie de l’automobile serait sinistrée. Des plans de sauvetage sont montés à la hâte, en quelques jours.

    Nul ne peut nier que la crise du Covid-19 a provoqué une réduction drastique de l’activité, de 30 à 50 % selon les pays. Quelques secteurs comme ceux du tourisme ou de la restauration sont à l’arrêt quasi-total. Les chiffres d’affaires seront plus faibles que les années précédentes. Compte tenu des restrictions imposées par les pouvoirs publics, la reprise ne peut être que progressive et ne permettra pas de compenser le manque à gagner des derniers mois. Pour autant, est-ce que les effets directement supportés sont incommensurables ?

    Les Etats prennent la crise en charge

    Le coût de la crise a été, en grande partie, transféré sur les États. Ainsi, en France, les 12,4 millions de salariés placés en chômage partiel ont vu leur rémunération prise en charge par les pouvoirs publics à hauteur de 79 milliards d’euros. Les allègements de charges et d’impôts, les aides directes aux entreprises ainsi que les prêts garantis atténuent l’ampleur du choc économique. L’État et la Sécurité sociale s’endettent pour empêcher la destruction de nombreuses entreprises. La crise du Covid-19, comme celles qui l’ont précédée, joue le rôle d’accélérateur, de catalyseur et de révélateur.

    Des entreprises fragiles avant le mois de mars sont acculées à la faillite avec la disparition de leurs clients. Cependant, de nombreuses sociétés bénéficiaires des mesures de soutien décidées dans l’urgence par la puissance publique, étaient déjà en difficulté avant crise. Le secteur de l’automobile, celui des transports, ou encore de la presse, étaient confrontés à des problèmes structurels majeurs liés à la transition énergétique ou à la digitalisation. Les banques traditionnelles doivent, depuis plusieurs mois, faire face à la problématique des taux négatifs et à l’essor de concurrents en ligne.

    Mutation économique

    Toute crise donne lieu, par ailleurs, à des effets d’aubaine. Les cordons de la bourse se relâchant pour endiguer la spirale récessive, les investisseurs, les entrepreneurs ont tout intérêt à accélérer les restructurations, les mutations, les réorientations de leurs activités. En période exceptionnelle, ces transformations sont plus faciles à imposer et à conduire, les résistances sont moindres. Une entreprise a, en outre, intérêt à passer par la case « subventions publiques » de peur que ses concurrents ne le fassent avant elle.

    Cette période de confinement et d’arrêt de l’activité voulue par les pouvoirs publics au nom de la santé publique, est due à l’origine à un phénomène d’hystérisation dans un contexte de surmédiatisation mondiale. Après la crise en temps réel de 2008, celle du Covid-19 est celle de toutes les émotions et de tous les fakes news, il serait peut-être temps de remettre un peu de sagesse et de raison.

  • En France, un « Ségur de la Santé » pour remettre l’hôpital sur pied

    Sous pression après la crise du coronavirus, le gouvernement français a promis d’ouvrir plusieurs chantiers afin d’améliorer la prise en charge des malades et les conditions de travail des soignants. Les discussions devraient durer sept semaines, jusqu’à la mi-juillet. Quels sont les sujets brûlants et les propositions faites ? Tour d’horizon.

    Ce lundi 25 mai 2020 marque une nouvelle étape pour l’hôpital public, en France. Alors que les nombreuses manifestations et les longues grèves de 2019 n’avaient pas produit la réponse politique attendue par les professionnels de la santé, la crise du coronavirus a mis en lumière les réelles difficultés du secteur hospitalier. Manque d’effectif, carrières peu attractives, salaires insuffisants et pénibilité du travail… Voici quelques-unes des thématiques abordées lors des concertations du « Ségur de la Santé », du nom de la rue où est implanté le ministère.

    Un format inédit

    Comme lors des concertations avec le monde de la culture en début de mois, les discussions ont lieu une fois encore par visioconférence, crise du Covid-19 oblige.

    Face aux quelque 300 participants réunis en visioconférence pour le lancement du « Ségur de la Santé »,Edouard Philippe, a assuré que l’Etat allait investir « massivement » dans le secteur hospitalier, jugeant nécessaire d’ »accélérer les projets » portés par les hôpitaux et de les accompagner « dans leurs démarches de désendettement« . Le Premier ministre a également annoncé une « revalorisation significative » des salaires pour le personnel soignant.

    La question de la dette des hôpitaux, aujourd’hui proche de 30 milliards d’euros, est au coeur de multiples discussions entre l’exécutif et les fédérations hospitalières. Dans le cadre du « plan hôpital » décidé à l’automne 2019, le gouvernement avait annoncé une reprise de dettes « massive » de 10 milliards d’euros sur trois ans. Lors du Conseil des ministres du 20 mai, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a évoqué un « effort de 13 milliards d’euros ».

    Manifeste des « jours heureux »

    A la veille de l’ouverture des négociations, un collectif de soignants et diverses personnalités rappellent, dans une lettre ouverte adressée au président Emmanuel Macron, l’inquiétude exprimée depuis des mois voire des années « quant à l’évolution extrêmement préoccupante du système de santé… sans réponse à la hauteur des problèmes soulevés« . « Et ce que nous craignions tous est advenu : un cataclysme. L’épidémie de Covid s’est abattue sur la nation, plaçant l’hôpital public fragile, démuni, désossé, en première ligne« , disent-ils.

    Par ailleurs, ce collectif a rédigé un ensemble de propositions détaillées sur le site du quotidien Libération. Un manifeste des « jours heureux » qui prévoit une revalorisation des carrières pour les soignants, un égal accès aux soins pour tous, un rattrapage pour la psychiatrie, la réforme de l’assurance maladie, la refonte des études de médecine…

    La question qui fâche  : la hausse des salaires

    Emmanuel Macron avait promis de « mettre fin » à la « paupérisation » des personnels soignants, en engageant une hausse des rémunérations, parallèlement aux primes annoncées face à la crise du Covid-19. Ce lundi, Edouard Phlippe a assuré que la hausse envisagée serait « significative« , sans plus de précisions.

    Ce geste est attendu depuis des années par les syndicats, qui pointent la faiblesse des  salaires hospitaliers, notamment pour les infirmiers : ces derniers touchent 1 500 euros net en début de carrière. La France se hisse péniblement à la  28ème place du classement des 32 pays de l’OCDE : les infirmiers français sont moins bien payés que leurs collègues espagnols ou grecs.

    Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a d’ailleurs assuré que l’objectif est d’atteindre un « niveau de rémunération » équivalent « à la moyenne européenne« . Ces augmentations devraient concerner à la fois les hôpitaux et les Ehpad (résidence médicalisée pour personnes âgées en situation de dépendance).

    Selon les syndicats, le différentiel est d’environ 300 euros par mois. Ces derniers mettent toutefois en garde contre une mesure limitée aux seuls infirmiers. « Il faut un geste rapide pour l’ensemble des personnels hospitaliers« , a prévenu Julie Ferrua, du syndicat SUD Santé.

    Temps de travail

    Olivier Véran dit vouloir « revoir le cadre d’organisation du temps de travail à l’hôpital« , estimant nécessaire de remettre en cause les « carcans qui empêchent ceux qui le souhaitent de travailler davantage« .

    Une annonce qui a fait bondir plusieurs syndicats, attachés aux 35 heures. Ces derniers rappellent que de nombreux salariés n’ont jamais pu accéder à la réduction du temps de travail, faute d’embauches suffisantes dans les hôpitaux.

    La question n’est pas de « déréglementer le temps de travail« , a toutefois précisé Olivier Véran. Cette réforme correspond à une demande de longue date de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui préconise un « dispositif d’autonomie avancée » pour les hôpitaux, désorganisés selon elle par la réforme des 35 heures.

    Manque d’effectif et carrières peu attractives

    L’exécutif a promis de mettre sur la table des discussions la « question des montées en compétences« , pour « mieux valoriser toutes les carrières, tous les métiers et développer de nouveaux parcours professionnels« .

    L’objectif est de renforcer l’attractivité des hôpitaux, qui peinent pour beaucoup à recruter et à fidéliser leurs salariés en raison des conditions de travail mais aussi, selon les syndicats, d’une gestion inadaptée des ressources humaines.

    Chez les infirmiers, « 30% des nouveaux diplômés abandonnent la profession dans les cinq ans« , souligne ainsi Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI. Dans les hôpitaux, des milliers de postes restent par ailleurs vacants.

    Organisation des soins

    « Notre système de santé n’est pas encore assez centré sur le patient, sur son parcours« , estime le ministre de la Santé qui dit vouloir améliorer sa gouvernance. A ce stade, le gouvernement français n’a pas précisé les réformes concrètes qu’il entendait mettre en oeuvre. Mais il pourrait réformer un peu plus la tarification à l’activité, instaurée en 2003. Ce système, qui fixe les ressources des hôpitaux en fonction des actes effectués, est souvent accusé de pousser à la « course au volume« .

    Aussi, le gouvernement pourrait mettre un coup d’arrêt aux fermetures de lits, très critiquées par les hospitaliers : en l’espace de 20 ans, près de 100.000 lits ont été supprimés dans les cliniques et hôpitaux.

  • Un Picasso à 100 euros pour aider le Cameroun, le Maroc et Madagascar – VIDEO TV5 MONDE

    Un tirage au sort pour remporter un tableau de #Picasso s’est déroulé ce mercredi soir chez #ChristiesParis. Cette tombola a permis à une joueuse italienne de repartir avec une toile du célèbre maître espagnol, estimée à un million d’euros, pour seulement 100 €… soit le prix du ticket

     

  • Quarantaine mise en place en Europe ! Ce qu’il faut savoir. France, Irlande, Royaume-Uni, Espagne, Portugal.

    Alors que l’Union européenne  privilégie un retour rapide à la normale pour faciliter le tourisme, l’Espagne, l’Irlande mais aussi la France et le Royaume-Uni ont mis en place ces derniers jours de nouvelles mesures de quarantaine à l’arrivée sur leur sol. Lesfrancais.press font le point pour vous.

    L’Irlande

    Les voyageurs arrivant en Irlande seront à partir de jeudi prochain légalement tenus d’informer les autorités de l’endroit où ils observeront leurs 14 jours de quarantaine, pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé vendredi le ministre de la Santé. Le gouvernement réfléchit à rendre obligatoire la quarantaine elle-même, qui pour l’heure est fortement recommandée, a précisé Simon Harris.

    A partir de jeudi et au moins jusqu’au 18 juin, les voyageurs arrivant en Irlande devront remplir un formulaire précisant l’adresse du lieu où ils s’isoleront.

    « Il s’agit de mesures extraordinaires, mais elles sont nécessaires lors de cette crise se santé publique », a-t-il déclaré. Les contrevenants risqueront jusqu’à 2.500 euros d’amende voire jusqu’à six mois de prison.

    Le document, déjà disponible dans les terminaux ferry et aéroportuaires, mais jusqu’alors non-obligatoires, permettront d’assurer un « traçage plus précis et rapide » consécutif à de nouveaux cas.

    « Le formulaire servira à faciliter le suivi des contrôles pour s’assurer que les gens qui arrivent dans le pays restent effectivement là où ils ont dit qu’ils le feraient », a ajouté le ministre lors d’une conférence de presse.

    Toutes les nationalités sont concernées, y compris les voyageurs venant du Royaume-Uni, qui a exempté les arrivées depuis l’Irlande de ses mesures de quarantaine qui entreront en vigueur le 8 juin.

    Le Royaume-Uni

    Alors que les Français devaient être exemptés des quatorze jours d’isolement sur le sol britannique, ils vont malgré tout y être contraints. Ceux qui ne respectent pas cette règle risquent jusqu’à plus de 1 100 € d’amende.

    La mesure, dans les tiroirs depuis dix jours, n’a été confirmée que ce vendredi soir par le ministre de l’Intérieur Priti Patel. Tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni devront rester 14 jours en quarantaine stricte avant de pouvoir circuler librement dans le pays. Et ils devront télécharger une application de traçage. Le gouvernement Johnson espère ainsi limiter de nouvelles infections au coronavirus par le biais de voyageurs.

    La mesure entrera en vigueur le 8 juin et elle concernera aussi les Britanniques de retour de voyage. Ces derniers pourront effectuer cette quarantaine chez eux. Les visiteurs n’ayant pas de lieu où s’isoler devront rester, à leur frais, dans des logements prévus par le gouvernement. Selon plusieurs sources, dont l’ambassade de France à Londres et le cabinet du Premier ministre, les Français auraient dû être exemptés de cette mesure dans le cadre d’un accord réciproque. Cette option a été abandonnée.

    À leur arrivée dans le Royaume, les visiteurs devront remplir un formulaire avec leurs coordonnées et des vérifications ponctuelles seront organisées par les autorités sanitaires pour s’assurer du respect du confinement. Ceux qui ne s’y plient pas pourraient être punis d’une amende de 1 000 £ (plus de 1 100 €).

    Certains voyageurs, considérés comme des travailleurs essentiels, ne seront toutefois pas concernés. C’est le cas des transporteurs routiers, des responsables médicaux et des personnes qui circulent dans la zone de voyage commune entre l’Irlande du Nord et les îles Anglo-Normandes.

    L’Espagne

    Jusque là, l’Espagne limite les entrées dans le pays. En ce moment :

    « l’entrée sur le territoire espagnol demeure limitée aux ressortissants espagnols, aux personnes résidant en Espagne, aux travailleurs transfrontaliers et aux personnes pouvant prouver un cas de force majeure ou une situation d’impérieuse nécessité. »  Ministre Espagnol de l’intérieur

    Une quarantaine de 14 jours est appliquée  à tous les étrangers qui se rendent sur le territoire espagnol.

    Le débat autour de la réouverture des frontières est suivie de près : de leur côté, les maires d’Espagne se sont montrés inquiets, car l’économie de nombreuses villes côtière dépend du tourisme. Tandis que certaines informations laissaient présager une fermeture des frontières espagnoles jusqu’en octobre 2020, finalement il s’avère que le gouvernement d’Espagne a bien l’intention d’accueillir de nouveau les touristes pour les vacances d’été et le concrétisé en annonçant ce samedi la fin de la quarantaine pour tous les arrivants européens à partir du 1 juillet.

    En parallèle, le Portugal négocie un couloir de circulation pour relier le Portugal et la France pour permettre l’arrivée des touristes dès le premier juin. 

    France

    Le gouvernement français a affirmé samedi souhaiter que les voyageurs arrivés d’Espagne en avion, du Royaume-Uni ou d’un pays situé hors de l’espace européen, se plient à une quarantaine volontaire.

    Dans un communiqué diffusé par le ministère de l’Intérieur, le gouvernement annonce qu’il a décidé d’introduire un système de «quarantaine volontaire» pour les voyageurs en provenance de certains pays.

    Il s’agit notamment des personnes arrivant d’Espagne en avion ou des voyageurs, qu’importe leur nationalité, en provenance du Royaume-Uni. Cette mesure fait suite à la décision «non-coordonnée» de ces deux pays d’introduire des quarantaines obligatoires pour les arrivées sur leur sol.

    Sont également concernés les voyageurs en provenance de l’extérieur de l’espace européen, soit «l’ensemble des pays du monde sauf les États membres de l’Union européenne, Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Saint-Marin, Suisse, Vatican».

  • Ces artistes qui nous divertissent en ligne pendant le confinement!

    Le confinement, la crise liée au Covid-19 ne veut pas dire la fin des activités culturelles !

    La chaîne européenne Arte propose 600 concerts en ligne, gratuitement. Ils vont de ZZ Top et les Rolling Stones à Beethoven ou les spectacles de Bartabas.

    Parmi les artistes moins connus, la créativité fait également foison!

    Les artistes de tout genre se mobilisent en ligne pendant le confinement

    ZZ Top, les Stones et les autres sont comme tout le monde confinés

    Citons notamment Oliver Lord, jeune artiste belge qui pendant des semaines a fait des « lives » depuis son appartement londonien avec notamment des standards de la chanson française et francophone comme Charles Aznavour et Céline Dion.

    Autres artistes qui égayent la toile, Steve et Heather. 

    Les deux chanteurs de country, basés au Portugal, ont, comme tous les artistes, dû annuler leurs dates de concerts mais réjouit leurs fans avec leurs lives sur Facebook.

    De très nombreuses initiatives de cet ordre existent, comme par exemple, toujours sur Facebook, la page Live en ligne.

    Patrick Bruel, Jean-Louis Aubert, Pascal Obispo parmi d’autres font également partie des artistes qui continuent à exprimer leur créativité sur la toile en cette période compliquée pour tous.

    Une situation particulièrement complexe pour le secteur de la culture

    Paul Mccartney comme beaucoup d’autres a dû reporter la suite de sa tournée

    La situation est, il faut le dire, très compliquée pour le secteur de la culture. Du fait de l’impossibilité de faire des tournées d’une part, des spectateurs de toute façon de se déplacer dans des régions autres que les leurs également.

    Les plus grands artistes sont eux-même touchés: Paul McCartney a été forcé à annuler ou en tout cas retarder sa tournée qui devait notamment passer par Lille, Britney Spears et les artistes qui habituellement font salle comble à Las Vegas sont aussi de fait au chômage technique et tous les musiciens habitués à jouer dans des salles de toutes tailles sont également confinés.

    Cela n’empêche pas la créativité, l’art, comme le reste de la société, survivra au Coronavirus!

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