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  • +20% de chômage en France en avril 2020 – Une hausse historique qui annonce une crise profonde

    Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 20% en avril, selon les chiffres du ministère du Travail. Conséquence du Covid-19 et des mesures prises : 4,5 millions de personnes sont désormais au chômage dans la catégorie A

    Le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a explosé en France en avril, le confinement généralisé en vigueur sur fond de crise sanitaire se traduisant par une hausse mensuelle sans précédent qui a porté les effectifs de la catégorie A à un record de plus de 4,5 millions de personnes.

    Au total, l’effectif des catégories A, B et C ne s’accroît que de 209 300, soit +3,6 %, ce qui constitue néanmoins la plus forte hausse mensuelle jamais enregistrée depuis la création de ces statistiques en 1996 et il franchit pour la première fois la barre des six millions à 6,064 millions.

    Selon les données publiées ce jeudi par le ministère du Travail et Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a bondi de 22,6 % le mois dernier, soit 843 000 personnes supplémentaires par rapport au mois de mars. 

    Il a été dévoilé aussi une chute de 35%, les sorties de Pôle emploi ont atteint «leur minimum historique» selon l’opérateur, du fait d’une chute des embauches, des entrées en stage ou en formation.

    Dans un communiqué, le ministère du Travail a jugé que cette hausse du chômage «était prévisible car avril est le premier mois intégralement marqué par le confinement» qui a conduit «à des non-renouvellements de missions d’intérim ou de contrats courts ainsi qu’à une baisse des embauches en contrats de courte durée». «Le chômage augmente donc parce que les entreprises, dans le contexte actuel, n’embauchent plus, mais pas parce qu’elles licencient massivement», en conclut le ministère.

     

     

  • Elections consulaires et sénatoriales, cap sur 2021 !

    Quand sera renouvelée l’Assemblée des Français de l’Etranger ? La rumeur a pris corps ce mercredi 27 mai avec l’adoption en Conseil des Ministres d’une loi sur les élections des Français de l’Etranger. 

    Alors que les élections des conseillers des Français de l’Etranger qui devaient se tenir dimanche 17 Mai 2020 ont été reportées une première fois en juin, suivant ainsi les municipales, elles le furent une seconde fois mais cette fois sans indiquer de date…

    Cependant des élections des conseillers consulaires dépendent le renouvellement de l’Assemblée des Français de l’Étranger mais aussi celui des sénateurs qui siègent au sein de la vénérable assemblée du parc du Luxembourg à Paris. La situation ne pouvait rester floue très longtemps.

    Des élus consulaires prolongés jusqu’en mai 2021 

    Ce mercredi 27 mai, l’affaire semble entendue.. Le bruit circulait déjà dès le matin d’Amsterdam à Hong-Kong sans oublier Marrakech ou Washington D.C :

    « Encore en attente de publication officielle……Et voilà, après moult tergiversations et rumeurs. Les élections consulaires des Français de l’étranger qui devaient avoir lieu le 17 mai 2020 sont reportées d’un an. Sage décision que nous étions nombreux à partager. »  Monique Dejeans sur son mur Facebook  – Membre du Bureau de l’Assemblée des Français de l’Étranger – Élue PS au Luxembourg

    Le soir, la nouvelle tombe, les élections auront lieu en Juin 2021.

    C’est donc une année de plein exercice en plus pour les actuels conseillers consulaires. Une année pour faire valoir un bilan de son action pendant cette crise du Covid-19, certains ont été très présents, d’autres vont devoir se justifier.. Les électeurs ont tenu les comptes.

    Les 6 sénateurs à renouveler 

    L’autre problème, dont la solution a aussi été dévoilée, est l’élection des sénateurs des Français de l’Étranger. Leurs pairs seront renouvelés en octobre 2020. Normalement, leurs élections doivent être concomitantes. Seront-ils renouvelés avec le corps électoral actuel, c’est à dire les grands électeurs élus en 2014 ? Est-ce qu’une loi organique permettra de détacher l’élection des 6 sénateurs des autres sages, pour cette fois, où le décalage sera-t-il conservé pour les futures élections ?

    Tout est un ensemble de questions auxquelles la loi, acceptée en conseil des ministre mercredi 27 mai, répond avec l’annonce d’une organisation en septembre 2021 . Une élection qui se fera donc avec les nouveaux grands électeurs, les élus et délégués des Français de l’Etranger élus en Juin 2021.  La majorité présidentielle semble les croire plus enclin à faire élire des sénateurs LREM… Ça sera indispensable pour réussir les réformes institutionnelles promises par le président Macron !

    On notera que la loi doit encore être votée par l’Assemblée Nationale, ce qui devrait être une formalité.

    En tout cas, il semblerait que pour les candidats aux élections consulaires l’heure soit au travail de terrain.. Les listes, les stratégies seront entièrement à refaire, à repenser, dans ce monde post-covid19. 

  • Macron demande aux constructeurs automobiles de revenir au « Made in France » contre une aide de 8 milliards d’euros

    Emmanuel Macron a dévoilé un plan d’aide de 8 milliards d’euros pour l’industrie automobile. Celui-ci prévoit une augmentation des subventions pour l’achat de voitures électriques et encourage les constructeurs à relocaliser leurs usines en France.

    Lors de la visite d’une usine mardi 26 mai, le président français Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures destinées à aider l’industrie automobile française à se relever de l’épidémie de coronavirus. Celle-ci a entraîné l’interruption de la production, mis en péril les 400 000 emplois du secteur, et devrait se solder par une chute drastique des achats de voitures cette année.

    « Nous avons besoin d’un objectif motivant : faire de la France le premier producteur européen de véhicules propres, en portant la production de voitures électriques et hybrides à plus d’un million par an au cours des cinq prochaines années », a déclaré le président aux médias.

    Des négociations avec des entreprises comme Citroën, Peugeot et Renault sont en cours depuis des semaines. Le plan de soutien de 8 milliards d’euros est en effet assorti de conditions : comme l’a clairement indiqué Emmanuel Macron, les constructeurs devront s’engager davantage au niveau national.

    « L’État apportera une aide de plus de 8 milliards d’euros au secteur. En contrepartie, les constructeurs automobiles se sont engagés à relocaliser la production à valeur ajoutée en France et à consolider et à maintenir toute la production industrielle sur nos sites », a indiqué le président.

    Il a ajouté que tous les modèles de voitures actuellement construits en France ne devraient pas être fabriqués ailleurs. Les trois grandes marques françaises possèdent des usines dans le monde entier pour répondre aux besoins des différents marchés. Pour l’Europe, les usines sont situées au Portugal, en Slovaquie, en Espagne, en Turquie et ailleurs.

    Au moment de l’annonce, il n’était pas possible de savoir si le plan de soutien prévoyait des conditions spécifiques concernant le rapatriement de la production en France. Il semblerait cependant que, pour d’accéder aux aides d’État, Renault s’apprête à fabriquer des moteurs électriques dans une usine située en Normandie, plutôt qu’en Asie comme prévu précédemment.

    Le gouvernement a déjà négocié un prêt séparé de 5 milliards d’euros pour Renault, qui a obtenu le mois dernier le feu vert des autorités européennes de régulation la concurrence. Mais Emmanuel Macron a révélé que l’argent n’avait pas été versé pour le moment, car les discussions sur la question du « Made in France » se poursuivent avec l’entreprise.

    Renault viendra également prêter main forte à la « Battery Alliance », une initiative industrielle paneuropéenne destinée à renforcer la production de batteries, et à accroître l’offre pour répondre à la demande croissante de véhicules électriques.

    La société mère de Peugeot, le groupe PSA, en fait déjà partie et l’adhésion de Renault à « l’Airbus des batteries » semble avoir constitué un point non négociable du plan de sauvetage.

    PSA et Renault se sont tous deux engagés à augmenter considérablement leur production de véhicules électriques. Cela devrait probablement s’avérer favorable à la fusion prévue entre la marque au losange et Fiat-Chrysler, car le groupe italo-américain espère s’implanter davantage sur le marché électrique.

    Des primes pour les consommateurs

    Le programme de 8 milliards d’euros d’Emmanuel Macron est également destiné aux consommateurs. Ils pourront bénéficier de nouveaux programmes de subventions plus généreux, d’une valeur d’1 milliard d’euros environ.

    La prime actuelle de 6 000 euros dont les particuliers bénéficient pour l’achat d’une voiture électrique passera à 7 000 euros, tandis que celle pour les hybrides rechargeables s’élèvera à 2 000 euros.

    Le président français a annoncé que d’ici à la fin juin, quelque 500 000 véhicules invendus occuperaient les parkings des usines, ajoutant qu’« en dehors d’une période de guerre, c'[était] du jamais vu ». Afin de stimuler la demande, le dispositif d’aide comprend aussi un programme limité de primes à la casse.

    Jusqu’à la fin de l’année, les ménages à faibles revenus pourront demander une aide de 3 000 euros pour abandonner leur ancienne voiture et en acheter une nouvelle. Cette aide passera à 5 000 euros s’ils optent pour un véhicule électrique. L’offre ne sera valable que pour les 200 000 premiers candidats.

    En début de semaine, le groupe environnemental Climate Action Network avait demandé à Emmanuel Macron « d’écarter l’option d’une nouvelle prime à la casse pour les véhicules thermiques ».

    Afin de favoriser la circulation de voitures électriques, le gouvernement va également avancer la date limite de son objectif d’installer au moins 100 000 points de recharge dans toute la France, de 2022 à 2021.

    Une décision qui fait écho à la volonté affichée par la chancelière allemande, Angela Merkel, de déployer davantage de points de recharge dans toute la république fédérale. L’Allemagne prévoit d’en installer au moins un million d’ici à 2030.

  • Les députés des Français de l’Etranger rejoignent les nouveaux groupes à l’assemblée… Podcast du député de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb !

    Les députés des Français de l’Etranger rejoignent les nouveaux groupes à l’assemblée… Podcast du député de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb !

    Paula Forteza, députée des Français hors de France pour l’Amérique Latine

    Un nouveau groupe parlementaire a été créé à l’Assemblée Nationale, le 10ème, record absolu sous la Vème République, le groupe Agir ensemble.

    Il suit ainsi la dynamique enclenchée par le récent groupe Ecologie Démocratie Solidarité co-dirigé par la députée des Français de l’étranger ex-LREM Paula Forteza de la circonscription d’Amérique du Sud.

    Ce dernier est composé principalement de représentants de l’aile gauche de LREM revendiquant de n’être ni dans l’opposition ni dans l’alignement systématique.

    Agir ensemble est composé de 17 députés dont 9 issus du  parti de centre-droit Macron-compatible présidé par le ministre de la culture Franck Riester, Agir,  et qui jusque là siégeait avec l’UDI, situé dans l’opposition…

    Les députés des Français de l’étranger…

    Si 10 ont été élus sur les listes de la majorité présidentielle (9 LREM et un Modem, alors que le 11ème député Meyer Habib siège à l’UDI), 2 siègent dans les nouveaux groupes :Mme Forteza chez EDS et M. M’jid El Guerrab chez Agir ensemble, et Joachim Son Forget siège désormais avec les non-inscrits.

    Et pourtant ils furent tous élus triomphalement sous l’étiquette LREM: 75% des voix pour Joachim Son-Forget, 61% pour Paula Forteza, 60% pour M’jid El Guerrab.

    Si ce dernier est particulièrement actif en cette période de confinement auprès de nos compatriotes dans sa  circonscription, l’Afrique du Nord occidental, Paula Forteza est particulièrement contestée, notamment depuis qu’elle s’est engagée auprès de Cédric Villani aux municipales à Paris.

    Quel impact peut avoir ces changements de groupe pour la représentation des Français de l’Etranger ?

    M’jid El Guerrab a répondu aux questions des francais.press concernant le nouveau groupe Agir ensemble

    Le député El Guerrab a répondu aux francais.press concernant la philosophie de ce nouveau groupe, qui se veut libéral, social, pro-européen, et attaché aux Français de l’étranger. M. El Guerrab nous a détaillé les principaux éléments entourant « Agir ensemble », mais aussi les problématiques qui lui tiennent à coeur concernant les Français de l’étranger comme la question de la CFE, celle des aides à nos compatriotes à l’étranger en difficulté et aussi bien sûr la question des bourses.

    Il reste à voir quelles seront les réactions des autres groupes et des autres députés et aussi, et surtout, des Français et notamment des Français établis hors de France qui vivent, en cette période de Coronavirus, des temps compliqués.

    Ecoutez l’interview du député El Guerrab

     

  • L’étude Discovery, un échec européen ?

    Lancé officiellement le 22 mars, « Discovery » patine. Cet essai européen portant sur quatre traitements contre le Covid-19 a pris beaucoup de retard. Sur les 3 000 candidats espérés, seuls 800 ont été recrutés essentiellement en France.

    Regardez le reportage de notre partenaire TV5 MONDE

  • Feu vert de la Cnil à l’application de traçage de contacts StopCovid

    La Cnil a donné son feu vert mardi 26 mai à la mise en place de StopCovid, l’application de traçage de contacts pour smartphones voulue par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

    Dans son avis publié mardi, la Cnil estime que l’application respecte les différentes dispositions législatives relatives à la protection de la vie privée, et formule quelques dernières recommandations pour sa mise en place.

    L’application StopCovid permettra à un utilisateur de garder la trace des autres utilisateurs croisés pendant les deux dernières semaines (à moins d’1 mètre, pendant au moins 15 minutes).

    Si cet utilisateur découvre qu’il est porteur du coronavirus, il peut prévenir les personnes croisées, en notifiant l’application de sa contamination.

    Peur sur la vie privée

    StopCovid suscite les craintes de bon nombre défenseurs de la vie privée, qui redoutent qu’elle ne marque un premier pas vers une société de la surveillance où nos faits et gestes sont épiés en permanence par des systèmes automatiques.

    Mais dans son avis, la Cnil – qui avait déjà donné un feu vert de principe le 24 avril – constate que les concepteurs de l’application ont érigé un certain nombre de garde-fous pour empêcher les dérives.

    Elle formule néanmoins quelques observations pour renforcer encore davantage la protection de la vie privée des individus.

    La Cnil souhaite par exemple une « amélioration de l’information fournie aux utilisateurs, en particulier s’agissant des conditions d’utilisation de l’application et des modalités d’effacement des données personnelles », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    La Cnil souhaite également « une information spécifique pour les mineurs et les parents des mineurs », et la confirmation dans le décret à venir sur l’application « d’un droit d’opposition et d’un droit à l’effacement des données pseudonymisées enregistrées ».

    StopCovid ne sera disponible qu’à titre strictement volontaire. L’application fonctionne sans géolocalisation mais sur la base de la technologie Bluetooth, qui permet aux appareils électroniques de communiquer entre eux à courte distance.

    L’Assemblée nationale et le Sénat débattront mercredi 27 mai du projet du gouvernement, avant de s’exprimer par un vote.

    « Sous réserve du vote au parlement », l’application pourrait être dans les magasins d’application de Google et d’Apple dès ce week-end, a indiqué Cédric O, le secrétaire d’État au numérique, dans une interview au Figaro daté de mardi 26 mai.

  • l’Amérique en lutte contre la pandémie – Podcast de Français expatriés

    Donald Trump a interdit aux visiteurs en provenance du Brésil de se rendre sur le territoire des Etats-Unis. Les deux géants partagent un triste point commun : celui d’être respectivement 1er et 2ème pays le plus touché par la pandémie.

    Leurs présidents ont également en commun d’avoir minimisé pendant un premier temps le COVID-19. Si Donald Trump a depuis changé d’attitude, Jair Bolsonaro continue lui ses bains de foule, et ce alors qu’au sein même de son équipe, certains ont été touchés par le virus.

    Très forte perturbation du trafic aérien

    Donald Trump a décidé de l’interdiction des entrées sur le territoire de personnes venant du Brésil

    Au Brésil, il n’y a pas eu de vraie fermeture de l’espace aérien, mais selon nos informations, les vols Air France au départ de Rio ont eu un taux de remplissage relativement faible. Notamment en raison de la difficulté pour certains voyageurs de se rendre dans les aéroports, du fait des confinements de certains états fédérés brésiliens, même si la situation s’améliore de jour en jour.

    De plus, la compagnie Brésilo-chilienne LATAM, première d’Amérique du Sud, vient d’annoncer se placer sous la protection du chapitre 11 aux Etats-Unis,  qui permet de travailler à la restructuration de sa dette et ce alors que l’activité est réduite depuis des semaines de 90%. C’est comparable au Redressement judiciaire en France, ce n’est pas de très bon augure.

    La couverture santé au cœur des inquiétudes

    Au-delà de la catastrophe sanitaire, il y a désormais 40 millions de chômeurs pour les seuls USA ! Un vrai désastre économique. Et sur ce point les résidants des deux pays continents ne sont pas tous égaux.

    Olivier Piton, élu des Français des Etats-Unis a répondu à nos questions

    Aux Etats-Unis, et comme nous l’a indiqué Olivier Piton, élu consulaire dans la circonscription de Washington DC, la couverture santé dépend dans une très grande mesure de l’employeur. Ainsi et  concernant un nombre considérable de nouvelles personnes au chômage, la situation risque de devenir rapidement particulièrement précaire.

    Au Brésil aussi, la situation peut être complexe. Certains, notamment parmi les Français du Brésil, ont des plans de santé, d’autres doivent entièrement dépendre du système public de santé. Les Français en situation de grande précarité peuvent, comme dans les autres pays, faire une demande auprès des consulats pour une aide, celle-ci est de 180€ pour un Français adulte au Brésil; L’aide est renouvelable chaque mois mais il faut faire la démarche systématiquement, c’est donc particulièrement lourd. Ailleurs sur le continent, les aides peuvent être supérieures, environ 300€ aux Etats-Unis mais rien ne garantie que les demandeurs pourront en bénéficier, ce n’est absolument pas automatique.

    Florence Poznanski, élue consulaire au Brésil, nous a donné des précisions notamment sur ce point :

    Les bourses scolaires, enjeu majeur

    Autre sujet central: les bourses. Comme dans les autres pays qui comptent la présence d’un lycée français, la question de la revalorisation des bourses, de solutions pour les familles en difficulté est au cœur des discussions au Brésil, au Chili, et aux Etats-Unis.

    Florence Poznanski, élue française au Brésil nous a donné des précisions concernant la couverture de santé et le système de bourses

    Le plan de soutien de l’AEFE qui prévoit un prêt de 100 millions d’euros aux établissements ne détaille pas la façon dont cela va se décliner pour les établissements. Selon Florence Poznanski, le lycée français de Rio pourrait ne pas être prioritaire car dispose encore de quelques réserves. Même si certains parents ont demandé une baisse généralisée des frais comme dans d’autres établissements dans le monde, le Conseil d’Administration privilégie pour l’instant une aide aux familles en difficulté et le maintien des salaire des employés.

    Aux Etats-Unis, les frais peuvent être considérables comme par exemple dans les très prestigieux lycées de New-York et Los Angeles. Mais de nombreux établissements, plus de 1000, aux tarifs plus modestes sont eux souvent au bord de la faillite comme l’indique Pierre Ciric, avocat français à New-York qui porte depuis de nombreuses années les combats des parents d’élève dans les tribunaux.  L’ ensemble du réseau , est fortement perturbé.

    Olivier Piton, élu consulaire aux USA, nous a donné des précisions :

     

    Ailleurs en Amérique du nord et du sud, la situation est également extrêmement complexe, c’est notamment le cas au Chili. Le pays, qui a été l’objet de nombreux troubles, qui ne sont pas entièrement réglés, est également particulièrement touché. Le président conservateur Sebastian Pinera vise l’immunité collective en ne confinant que les villes et les quartiers les plus touchés par le Covid-19. Le problème dans le pays andin est au moins autant sanitaire qu’économique. Les inégalités flagrantes dans le pays jouent aussi un rôle sur la gestion de la crise, et ce en particulier dans un pays ou la quasi entièreté du système médical est privatisé.

    Dans ces différents cas, la communauté française y est importante, et inquiète. Près de 200 000 de nos compatriotes vivent aux Etats-Unis, 25 000 au Brésil, plusieurs milliers également au Chili et dans les autres pays d’Amérique du nord et du sud.

    La communauté, dans son ensemble est inquiète. Bourses, couvertures de soins, situation économique, les sujets sont nombreux.

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