Il s’agissait de la dernière catégorie de personnes à ne pas pouvoir fouler le territoire australien. Les touristes vont désormais pouvoir rentrer en Australie. Après une première annonce d’ouverture des frontières le 15 décembre, le Premier ministre, Scott Morrison, a annoncé l’ouverture complète des frontières dès le 21 février. On vous explique tout.
Les frontières sont longtemps restées fermées pour tous
L’Australie fait partie des pays avec les restrictions les plus strictes du monde depuis le début de la pandémie. Dès mars 2020, le pays avait fermé totalement ses frontières, aussi bien aux étrangers qu’aux résidents permanents. Pendant des mois, des milliers d’Australiens se sont retrouvés coincés hors de leur pays, séparés de leur famille. Pour les expats sur place, c’est également un coup dur.
Aucune possibilité de voir leur famille, car sortir du pays, c’est courir le risque de ne plus pouvoir y rentrer de nouveau. Pourtant, le gouvernement n’a pas lâché prise sur les restrictions. Pour Pauline, expat à Sydney, les temps ont été durs.
Pendant plus de 2 ans, je n’ai pas pu voir ma famille en France. Ma grand-mère est décédée l’année dernière et je n’ai pas pu me rendre aux funérailles. C’était très difficile, notamment de ne pas être entourée de mes proches pendant cette période.
Désormais, plus de problème ! À partir du 21 février, tous les touristes avec un visa valide pourront rentrer en Australie.
Les touristes de nouveau autorisés à rentrer en Australie
Lors d’une conférence de presse ce lundi 7 février, le Premier ministre australien, Scott Morrison, a annoncé :
« Si vous êtes doublement vaccinés, nous avons hâte de vous accueillir de nouveau en Australie. »
Scott Morrison
Scott Morrison en conférence de presse
Bonne nouvelle pour les expats ! En effet, les cas de COVID-19 et les admissions aux soins intensifs continuent de baisser. Le gouvernement se sent désormais prêt à ouvrir ses frontières à toutes les personnes qui souhaitent se rendre en Australie. Les expats vont ainsi pouvoir recevoir leur famille. Les touristes vont pouvoir rentrer en Australie et visiter le pays.
Pour cela, deux conditions : obtenir le visa et être doublement vacciné.
Le secteur du tourisme fortement touché
Le secteur du tourisme représente une part importante de l’économie du pays. En effet, sur la période entre 2018 et 2019, le tourisme a généré plus de 60 millions de dollars pour l’économie australienne. Une somme importante qui explique les enjeux de cette réouverture totale. Le pays souffre également d’une pénurie de main d’œuvre et tente de séduire à nouveau les internationaux. Après deux ans de fermeture complète des frontières, l’Australie se voit presque contrainte de réouvrir ses frontières pour permettre au pays de revivre.
Expats et résidents permanents se réjouissent de cette nouvelle. Pour toutes les familles séparées ou encore pour les acteurs du tourisme, c’est un espoir de pouvoir revivre comme avant. Il ne reste plus qu’à savoir si l’ouverture des frontières australiennes va susciter l’intérêt ou si le pays va continuer de souffrir de cet isolement. Les touristes désormais autorisés à rentrer en Australie vont-ils sauter le pas ?
Bientôt la fin des tests PCR pour les vaccinés se rendant en France depuis un pays hors de l’Union Européenne (C’est déjà le cas pour les voyages intra-européens) ? C’est l’annonce faite ce mardi 08 février par le ministère des Affaires étrangères à BFMTV.
Vaccination indispensable
D’ici une semaine, le gouvernement va mettre fin aux tests pour entrer en France pour les voyageurs vaccinés contre la Covid-19.
« La France va lever l’obligation de présenter un test négatif aux frontières pour les personnes complètement vaccinées »
Quel que soit le pays d’origine, il ne sera plus nécessaire de présenter un test négatif à l’arrivée en France, pour les personnes complètement vaccinées. Les motifs impérieux s’appliqueront, pour les non nationaux, encore pour certains pays qui seraient de nouveau classés en rouge, mais plus les tests.
Si aucune date n’a encore été révélée, les experts judiciaires de la chaine info pensent que le décret sera publié ce week-end pour une exécution dès le 14 février 2022. C’est un réel soulagement pour les voyageurs dont de nombreux expatriés qui rencontraient des problèmes dans certains pays à obtenir les résultats des tests PCR dans les délais impartis et à un coût raisonnable.
Pour voter en France, vous pouvez vous inscrire sur la liste électorale avec le téléservice jusqu’au 2 mars 2022, ou avec le formulaire papier jusqu’au 4 mars 2022.
Vous devez renseigner le formulaire papier, puis le transmettre, avec les documents justificatifs, à la mairie ou au consulat. Pour cela, vous pouvez :
Soit l’envoyer par courrier, en faisant en sorte que la mairie ou le consulat le reçoive le 4 mars au plus tard (la date de réception faisant foi)
Soit le déposer sur place au plus tard le 4 mars.
Inscription en ligne ou auprès de votre consulat
Pour voter depuis l’étranger, vous pouvez vous inscrire en ligne (via le registre des Français) ou en vous rendant au consulat après avoir pris rendez-vous.
Si vous êtes dans une situation particulière (jeune de 18 ans, déménagement, acquisition de la nationalité française, droit de vote recouvré), vous avez un délai supplémentaire (en France et à l’étranger) soit le 30 mars 2022.
Vérifier votre situation électorale
Vous avez un doute sur votre situation électorale ? Le gouvernement a mis en place un service de vérification de la situation électorale de tous les citoyens.
Ce service vous permettra de :
savoir sur quelle liste électorale vous êtes inscrit(e)
connaître l’adresse de votre bureau de vote
connaître votre numéro national d’électeur
savoir si vous avez des procurations en cours
télécharger votre attestation d’inscription sur les listes électorales
Vous pouvez le consulter en cliquant ICI. Aucun code où accès spécifique n’est demandé. La consultation est simple et rapide.
Voter par correspondance
C’est aussi le moment de prévoir sa disponibilité pour se rendre au bureau de vote. En effet, pour l’élection présidentielle, il n’y aura pas, pour des raisons de sécurité, de vote en ligne. Si vous avez un problème pour vous rendre à l’urne le 10 ou le 24 avril. Vous avez désormais la possibilité de voter par correspondance. Pour le mettre en place, il faut commencer les démarches sur Maprocuration.gouv.fr puis valider la démarche en se rendant une fois au Consulat dont vous dépendez.
Tous les électeurs peuvent utiliser Maprocuration. Depuis janvier 2022, la télé-procédure est accessible à l’ensemble des électeurs français inscrits sur les listes électorales communales ou consulaires ainsi qu’aux ressortissants de l’Union européenne inscrits sur les listes électorales complémentaires (pour les élections municipales ou européennes).
Etape 4 : Une fois que vous avez reçu la confirmation par courriel que votre procuration est valide, informez votre mandataire qu’il pourra se rendre dans votre bureau de vote pour voter à votre place.
Le président suisse Ignazio Cassis a appelé dimanche (6 février) au « calme » et à la « créativité » pour améliorer les relations entre la Suisse et l’Union européenne.
Rupture de l’accord de coopération
Les liens entre Bruxelles et Berne sont tendus depuis que la Suisse, non membre de l’UE, a soudainement décidé, en mai 2021, de mettre fin à des années de discussions en vue d’un vaste accord de coopération avec ce bloc d’États.
« Avec l’UE, la Suisse doit sortir des questions purement techniques et institutionnelles. « Ce n’est que lorsque nous aurons enrichi le contenu, lorsque la politique et la société reconnaîtront les gains matériels que la Suisse peut attendre, qu’un rapprochement institutionnel sera accepté »
M. Cassis au journal SonntagsZeitung.
La situation requiert « un peu de calme et de créativité », a-t-il encore dit.
La Suisse, un pays enclavé, est entourée par l’UE, qui est son principal partenaire économique.
Les années de pourparlers en vue de la conclusion d’un accord-cadre ont abouti à une impasse, l’Union européenne ayant refusé de céder aux demandes de Berne d’exclure des questions essentielles relatives aux aides d’État, à la protection des salaires et à la liberté de circulation.
Les relations entre l’UE et la Suisse sont actuellement régies par un ensemble d’accords disparates alors que, pendant plus de dix ans, des discussions ont été menées en vue d’un accord global qui aurait harmonisé le cadre juridique régissant ces liens.
Cet accord aurait également permis d’établir un mécanisme de règlement des différends.
La Suisse réticente à s’aligner
Mais la Suisse est réticente à répondre aux demandes de l’Union européenne en matière de contributions budgétaires et d’alignement sur les règles européennes pour prix à payer en vue de conserver son libre accès au marché de l’UE.
D’après M. Cassis, la Suisse ne doit pas se contenter de considérer le marché intérieur de l’UE, mais doit également coopérer dans des domaines tels que la santé, la recherche et la culture.
Il a ajouté que le gouvernement suisse était en train de définir le cadre d’un éventuel paquet d’accords avec Bruxelles ou du moins un ordre du jour pour les discussions.
Le président de la Confédération suisse Guy Parmelin et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen
La Suisse est le quatrième partenaire commercial de l’Union européenne et 1,4 million de citoyens de l’UE vivent dans ce pays de 8,6 millions d’habitants.
« Des relations instables ne sont pas une solution à long terme, ni pour nous ni pour l’UE »
Ignazio Cassis
Il juge que la Suisse devrait se rapprocher de Bruxelles pour des raisons géopolitiques, dans un monde tripolaire composé des États-Unis, de la Russie avec la Chine et de l’UE en tant que troisième puissance.
« La pression sur la Suisse pour établir des liens plus étroits avec l’Europe va augmenter. Car l’UE est la plus proche de nous sur les plans économique, idéologique et social »
Ignazio Cassis
Il pense toutefois que son pays devrait résister aux pressions de Bruxelles en faveur de relations politiques plus étroites.
« Nous ne pouvons pas simplement abandonner nos principes, prendre la protection des salaires et l’immigration à la légère et mettre ainsi en péril la paix sociale »
Chacun son drapeau. Chacun se voudrait plus enveloppé de l’oriflamme que son voisin. La confusion entre patriotisme et nationalisme s’installe. Le drapeau de l’Europe tendu sous l’Arc de Triomphe provoqua d’amères critiques, comme si, simple hommage à cette Union Européenne que la France préside, le drapeau national avait été supplanté. Ceux qui se disent les plus nationalistes critiquent pourtant ce qui caractérise la France depuis plusieurs siècles : les droits de l’Homme, l’universalisme, l’humanisme.
Le patriotisme n’est pas une idéologie, mais un sentiment, universel
Faut-il en vouloir au drapeau? Au contraire, rappeler que le tricolore unit trois couleurs de combat dans la fraternité.
Qu’est-ce que ce nationalisme, qu’il ne faut pas confondre avec le patriotisme ? Le patriotisme est l’amour que l’on porte à son pays, la gratitude vis-à-vis de ce qu’il a donné, à commencer par sa langue, maternelle, outil d’éveil et de pensée. Patrie est le pays des parents, patres. Le sentiment qu’elle inspire est du même ordre. Grande ou petite, glorieuse ou vaincue, chacun a un devoir vis-à-vis d’elle, respect filial. Le patriotisme n’est pas une idéologie, mais un sentiment, universel. Le nationalisme est une idéologie, assez récente, qui a le plus souvent pour effet de dresser les pays les uns contre les autres, réécrivant l’histoire pour nier les diversités et subtilités.
Le nationalisme est une idéologie, assez récente
La plus commune de cette réécriture est l’idée selon laquelle « les Nations feraient l’histoire ». Un atlas historique montre des centres de pouvoir qui se modifient : cités, royaumes, empires, Etats, qui ne coïncident jamais avec ce que l’on appelle les Nations. Un quart des Russes d’aujourd’hui ne sont pas « ethniquement » russes. Tous les Chinois ne sont pas Han, les Indiens sont un melting-pot plus divers que les États-Unis. Le Nigeria comme l’Ethiopie reconnaissent plusieurs peuples, nations, langues, etc.
L’Europe, qui a cru obéir au principe des nationalités, a inventé les Nations pour habiller les Etats d’autant de prestige que les royaumes anciens. La Nation est le nouveau nom du souverain, le manteau sacral des peuples.
Le fameux « droit des peuples à l’autodétermination », impossible d’application, montre plus d’exceptions que de conformités, tout simplement parce qu’il est difficile de définir la Nation, comme il difficile de définir un Peuple.
On confond peuple culturel et peuple juridique
Un mot n’a pas qu’un sens ni qu’une définition. Du point de vue politique, le Peuple, c’est l’assemblée des citoyens. Sans citoyen, pas de Cité. Pas de « Nation » sans nationalité, sans communauté nationale. La langue abuse., polis, le peuple des citoyens, ramenant la nationalité à une identité reconstruite, en fait, factice. Si la France est belle, ce n’est pas parce qu’elle a gardé son identité gauloise. Elle a fondu, par l’autorité des rois, par les principe de la révolution (ceux de la société française) des « peuples » aussi divers que les basques, auvergnats, picards, catalans, niçois, savoyards, etc. Elle a accueilli toutes les étrangetés du monde qui l’environnait, du christianisme oriental au capitalisme écossais. L’exception française serait celle là, si elle ne se reproduisait tant de fois ailleurs. Le monde est construit d’exceptions plus que de normes.
Les Néerlandais sont ethniquement allemands, comme les Alsaciens, Suisses, Autrichiens et bien d’autres. Qu’est ce que la Nation suisse ? Que n’unifie-t-on la Grande Berbèrie, de l’antique Volubilis à Cyrène, villes grecques et romaines peuplés d’Amazighs ou Garamantes? Chaque tribu libyenne, irakienne, ne feraient-elles pas des Etats ? Les Karens, en Birmanie, sont-ils un peuple ou plusieurs? Bien des peuples ont vécu, vivent, voire aimeraient vivre sans Etat.
Le Conseil Constitutionnel s’opposa à ce que le peuple corse entra dans la Constitution: il n’y a de peuple que le peuple français. Imparable, si l’on regarde en droit : la Communauté nationale est indivisible, il ne peut y avoir d’intermédiaire, de sous groupe, entre les citoyens et la nation, ce qui fonde l’égalité. Culturellement, on peut écrire l’histoire du peuple corse, comme celle du peuple breton ou alsacien. Mais de « Peuple », au sens politique du mot, il ne peut y en avoir que dans la communauté « nationale ».
On est toujours la minorité d’une majorité que l’on voit dominatrice
Les Américains, des sang-mêlés, ne connaissent qu’un Peuple, « We, the People », la nouvelle nation américaine. Les Comanches faisaient d’ailleurs pareil, ils intégraient tout le monde. Les Espagnols reconnaissent les « peuples d’Espagne », qui le leur font savoir. Que fera la Catalogne quand la minorité « castillane » demandera des droits ? On est toujours la minorité d’une majorité que l’on voit dominatrice.
L’invasion des Peuples barbares, qui hante l’imagination européenne jusqu’à la thèse du « grand remplacement », est aussi une reconstruction. Les peuples se reconstituaient et changeaient de noms au fur et à mesure des victoires, des alliances, des rois. Chattes, Marcomans, Cimbres, Teutons, sont devenus francs, burgondes, saxons, lombards, et même un brin avars, alimentant même, en bons Goths, Huns ou Alains, un peu à la façon des Turcs qui se découvrirent Mongols à moins que ce ne soit l’inverse.
L’Histoire se fait autour de centres de pouvoir
Les Nations, peuples nomades, errants ou entourés de remparts sont des constructions. L’histoire se fait autour de centres de pouvoir, Venise, Prusse, Incas, Moscovites, Romains, Sumer, Hans, Mandchous, ne sont pas des Nations, mais des Etats qui agrègent, par la force ou le prestige. Hutus et Tutsis sont un même peuple, tandis que la nation Zoulou n’avait rien de national. Les Peulhs sont un peuple, culturellement, en plusieurs Etats, comme les Dogons, ou les Kurdes.
La langue ne fait pas la Nation, encore moins l’Etat
On dira qu’il y a la langue : jusqu’à la guerre de 14, la moitié des Français ne parlaient pas français. Serbes, Croates et Bosniaques s’entretuent dans la même langue. A Miami parle-t-on espagnol ou anglais ? Quelle est la langue commune des Indiens, l’anglais ? Le Moyen-Orient, l’Afrique, montrent à quel point la langue ne fait pas la Nation, encore moins l’Etat. Elle fait la pensée, par nature multiple, mouvante, complexe, ambigüe, incertaine, comme la langue elle-même.
Que les Nations ne fassent pas l’Histoire a trois conséquences majeures. La première, interne, que le civisme l’emporte de loin sur le nationalisme. Les Nationalistes jugent souvent leur pays indigne de la haute idée qu’ils se font de lui et d’eux mêmes. La recherche de l’identité est le signe d’un mal-être, d’un malaise, qui ne se guérit que par la découverte de la complexité. En fait, ce n’est pas la Nation qui est malade, c’est la structure qui l’exprime : en ce moment, l’Etat.
La deuxième conséquence est que les « Nations » se constituent en Etats non par l’exaltation de leur propre « moi », l’affirmation de leur « indépendance nationale », mais par l’utilité qu’elles ont vis-à-vis des autres Etats. Chaque Etat n’existe, durablement, que parce que ses voisins, proches et lointains, finissent par considérer son existence plus intéressante que sa disparition. Si l’on raisonne ainsi, on comprend mieux l’existence de certains Etats, (Andorre, Malte, Luxembourg, Singapour, Dubaï, Koweït), le sort de la Catalogne et de l’Ecosse, de la Palestine ou de la Transnistrie. Il en est pour les petits comme pour les plus gros. Les gros éclatent plus souvent que les petits ne se font avaler.
La troisième est que, puisque les Nations n’ont pas fait l’Histoire (même au temps des nationalismes de 1850 à 1950, siècles de guerres « nationales » aux nationalités si mêlés), elles ne le feront pas non plus à l’avenir. Les guerres actuelles ne sont en rien nationales, celles de demain ne le seront pas non plus.
Ce sont les puissances, fortes ou malades, qui font les guerres ; pas les peuples, encore moins les Nations. La Crimée est- elle russe, ukrainienne, ou faut-il rapatrier les Tatars ? L’Ukraine est-elle russe, polonaise, petite-russe, cosaque, ou ukrainienne? Les réponses sont plus à Moscou et Washington qu’en Ukraine.
Ce qui manque le plus, c’est le citoyen. Lui seul est patriote.
Si l’histoire politique est faite par les puissances, -les centres de pouvoir- alors les revendications nationales sont seulement l’expression, ou les manipulations, d’appétits de pouvoir.
Ce qui manque le plus, c’est le citoyen. Lui seul est patriote, parce qu’il défend non la nation, mais sa liberté. C’est-à-dire sa dignité. Il ne cherche pas la conquête, mais la sécurité.
Un drapeau n’est pas un marteau, ni une enclume. C’est pourquoi, léger, il flotte.
S’il faut défendre les minorités nationales, ce qui se justifie tout simplement par la défense de la liberté, il ne faut jamais oublier la plus petite des minorités : chacun d’entre nous. L’individu a mauvaise presse, pourtant, il est, pour toute construction politique, la pierre d’angle. Ou bien il est écrasé par celle que l’on désigne à sa place.
Nation, Peuple, Roi, Révolution, idéal, souverain bien, que le drapeau jamais n’écrase celui qui le porte. Un drapeau n’est pas un marteau, ni une enclume. C’est pourquoi, léger, il flotte. Quelles que soient ses couleurs, il appelle au ralliement, pour défendre la liberté. Illusion peut-être, mais aucune autre cause ne rallie autant qu’elle. Même à travers la Nation, c’est elle que l’on cherche. D’échecs en victoires, les batailles de libération écrivent l’Histoire.
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Emmanuel Macron se rend en Russie, puis en Ukraine, après avoir discuté longuement avec Joe Biden, Boris Johnson, Andrezdj Duda, Jan Stoltenberg et bien sûr encore et toujours Vladimir Poutine et Volodomyr Zelensky. On pourrait croire qu’il cherche à conclure son mandat sur un Nobel de la paix.
Mais peut-il réussir à éviter la guerre en Ukraine ? Oui, de toute évidence. La Russie prendrait un immense risque à une action militaire. S’il avait le soutien de 90% des Russes pour occuper la Crimée, il n’aurait pas loin de là, le même assentiment pour une intervention en Ukraine, selon des instituts de sondage, pourtant contrôlés par le gouvernement.
Les Russes ne veulent pas de guerre
Il y a aussi les Ukrainiens, qui ne veulent pas de Poutine, ni d’un de ses représentants dociles, comme le fut Ianoukovytch. Une guerre ne serait pas une épreuve sans risque pour l’armée russe, sauf dans le Donbass, où elle est déjà présente sous couvert de milice et de conseillers.
Sur le terrain russe et ukrainien, Poutine se mettrait en difficulté. Sur le plan international, ce serait pire. Emmanuel Macron arrive donc au bon moment. Il faut simplement se demander quelle est la meilleure façon d’obtenir une désescalade, sans que personne ne perde la face.
Après avoir parlé à tous ses alliés, Macron peut déjà s’engager à revenir sur les menaces présentes. La France s’est dit prête à envoyer des troupes en Roumanie, un geste pour les États-Unis, qui ont déjà redéployé des forces, et la Pologne. Ensuite, revenir aux principes selon lesquels aucune troupe ne sera installée de façon permanente à proximité des frontières de la Russie. Cela peut se faire par étapes, de part et d’autre. La discussion sur le déploiement de missiles en est un des éléments.
De même, en matière commerciale, si la Russie peut tout à fait résister aux sanctions annoncées, comme tout régime autoritaire, la levée des menaces, voire, des sanctions antérieures, doit être envisagée. Ce serait une sorte de victoire pour Poutine si les sanctions européennes suite à l’invasion de la Crimée étaient levées. Ce serait aussi une bonne décision pour les Européens.
L’UE : un partenaire économique majeur de la Russie
L’UE représente encore 37% du commerce extérieur russe. Inversement le Russie ne représente que 4% de celui de l’UE. Les investissements européens représentent 75% des investissements étrangers en Russie. Mais avant les sanctions, les liens économiques et financiers entre la Russie et l’Europe étaient encore plus étroits.
Là est le véritable enjeu pour la visite d’Emmanuel Macron. La paix ne peut s’établir entre la Russie et l’Ukraine, que si se réinstalle une atmosphère de coopération avec la Russie.
L’affichage d’une entente antiaméricaine entre Poutine et Xi Jinping aux Jeux olympiques de Pékin ne peut faire illusion : la Russie est le second de la Chine, 10% de son économie à peine. Il est aussi stupide pour les Européens de pousser plus encore la Russie vers la Chine que pour les Russes de renforcer l’OTAN et de renforcer la tutelle américaine sur l’Europe. Selon les Américains, le gouvernement russe aurait dépensé, depuis 2016, 182 millions en lobbying, influence et propagande aux États-Unis. Combien en Europe ? Et pour quel résultat ? A la fin, tous contre le fauteur de troubles.
Retour en grâce du Président Macron
Ecarté il y a 15 jours, Emmanuel Macron a su revenir, grâce, il est vrai, à son statut de Président du Conseil de l’UE. Mettant en relief le fait que dans les grandes décisions, ce sont les Etats, et non les institutions européennes qui comptent, même si elles aident.
Jusqu’à présent, et depuis au moins dix ans, la diplomatie française avait rarement vu juste ni obtenu de succès : Mali, Liban, Syrie, Chine, Australie, Brésil, Venezuela, Algérie, Centrafrique, même en Europe, les discours étaient d’autant plus ambitieux, les condamnations d’autant plus fermes que les résultats étaient rétifs, voire humiliants.
Cette fois, une occasion remarquable s’ouvre. Plus que la paix, l’assise d’une sécurité collective en Europe à long terme. Construire un partenariat de confiance avec la Russie, est-ce encore possible ? Si Macron réussit cet accord de long terme, il marque sa différence avec les États-Unis, et réussit là où Européens et Russes ont échoué depuis vingt ans. Cela mériterait un prix Nobel. Quand on pense qu’Obama l’avait eu avant même de faire quoique ce soit !
Depuis la mise en place des mesures aux frontières dans le monde entier, les autorités françaises mettent à jour régulièrement une carte permettant de connaitre les conditions d’entrée en France. Ce 4 février 2022, plus aucun pays ne figure sur la liste rouge !
Une carte pour quoi faire ?
En vigueur depuis le 9 juin, la classification par couleurs des pays du monde dépend du niveau de circulation du virus et de la présence de variants de la Covid-19. Elle va du vert, le niveau plus favorable, au rouge, le plus défavorable – la majeure partie des pays étant classée en orange. Le 4 décembre, une nouvelle catégorie a fait son apparition : le rouge écarlate. Elle désigne les pays les plus à risque vers lesquels tout déplacement touristique est prohibé. Depuis le 6 janvier, aucun pays n’y figure. Et depuis le 4 février, plus aucun pays n’est classé rouge, signe de l’amélioration mondiale sur le front épidémique.
Du vert et du orange
Depuis vendredi 4 février 2022, la classification française est la suivante :
Pays/territoires « vert » : pays/territoires dans lesquels aucune circulation active du virus n’est observée et aucun variant préoccupant n’est recensé. Il s’agit des pays de l’espace européen, auxquels s’ajoutent l’Arabie Saoudite, Bahreïn, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, le Honduras, Hong Kong, l’Indonésie, le Japon, le Koweït, la Nouvelle-Zélande, le Qatar, le Rwanda, le Sénégal, Taïwan et le Vanuatu.
Pays/territoires « orange » : pays/territoires dans lesquels est observée une circulation active du virus dans des proportions maîtrisées. Il s’agit de tous les pays/territoires n’étant pas inclus dans les listes des pays/territoires « vert ».
Vaccination ou test PCR ou les deux ? Les règles changent selon la couleur du pays dont vous êtes parti(e) à destination du territoire national.
Vert ou orange : un simple test PCR
Tous les voyageurs de douze ans ou plus, indépendamment de leur statut vaccinal, en provenance de ces pays/territoires doivent présenter à l’embarquement le résultat négatif d’un test PCR ou d’un test antigénique (TAG) réalisé moins de 48 heures avant le vol. Ils pourront faire l’objet d’un test antigénique à l’arrivée.
Plus de motifs impérieux
Depuis un pays orange ou rouge, les voyageurs étaient soumis aux motifs impérieux. Depuis le 28 janvier 2022, le Conseil d’Etat a supprimé cette obligation pour les nationaux. Quelque soit votre situation, il suffit donc d’un test PCR de moins de 48h pour rejoindre la France.
En 2021, La France a connu une croissance sans précédent depuis 50 ans. Il s’agit de la réplique inversée de la contraction tout aussi historique de 2020. La progression du PIB de 7 % est en soi rassurante et témoigne de la résilience de l’économie française après le brutal arrêt sur image intervenu lors du premier confinement. Elle est avant tout le résultat de l’effort consenti par les pouvoirs publics pour préserver le niveau de vie des ménages et maintenir en état les entreprises. Elle témoigne de la validité de certaines lois économiques d’inspiration keynésienne, l’injection de liquidités permettant de soutenir l’activité.
Pour autant, il convient de rester mesuré face aux résultats économiques de l’année 2021. La consommation n’a fait que retrouver son niveau d’avant-crise. Malgré la forte amélioration du marché de l’emploi, les ménages demeurent prudents en cette période de fortes incertitudes. Ils n’ont pas réellement pioché dans leur épargne « covid », une épargne de plus de 150 milliards d’euros. Celle-ci reste en grande partie logée sur les comptes courants dont l’encours dépasse les 500 milliards d’euros et sur les livrets d’épargne réglementés ou non.
Les Français préservés des effets économiques de la crise sanitaire
La production française reste encore en-deçà de son niveau d’avant-crise. Le déficit de production de biens s’élevait à 5,6 % et il est même de 27 % pour les matériels de transport. Le commerce extérieur français reste, par ailleurs, le talon d’Achille de la France avec des exportations qui augmentent bien plus vite que les importations. Enfin, il convient de ne pas oublier que la croissance 2021 a été obtenue au prix d’un déficit public imposant qui alimente une dette publique gargantuesque. Celle-ci dépasse désormais 115 % du PIB.
Au regard du contexte, les Français peuvent se réjouir d’avoir été, pour une large majorité d’entre eux, préservés des effets économiques de la crise sanitaire, mais cela ne présage pas de l’évolution des prochaines années. Si 2022 devrait être une année de transition, il devrait en être autrement en 2023 et 2024, avec notamment la fixation de nouveaux critères budgétaires européens, nécessaires pour assurer la pérennité de l’euro.
La réduction des déficits ne sera pas indolore
La réduction des déficits ne sera pas indolore d’autant que les besoins de financement pour la retraite, la dépendance, la santé, l’éducation ou la transition énergétique explosent. Les pouvoirs publics seront contraints d’effectuer de délicats arbitrages. Pour contrecarrer les effets de l’assainissement budgétaire et ceux de l’inflation, les ménages puiseront-ils dans leur bas de laine ? Dans le passé, dans des contextes similaires, ces derniers ont plutôt eu tendance à renforcer leur épargne de précaution par crainte d’une détérioration de la situation économique et sociale.
Les crises accélèrent les mutations économiques
Les crises et en particulier celles provoquées par les épidémies accélèrent toujours les mutations économiques tout en générant une forte instabilité dont l’inflation est l’une des premières manifestations. La numérisation et la décarbonation des activités provoquent des changements rapides. Le retour de l’inflation rebat les cartes avec, à la clef, de nombreux perdants, parmi ceux dont les revenus ne sont pas indexés.
Si en 2022, année électorale oblige, les ménages ne devraient pas souffrir de mesures pénalisantes pour leur niveau de vie, rien n’est garanti pour les années à venir d’autant plus que la France devra rapidement limiter l’ampleur de son déficit extérieur. Une amélioration de la compétitivité peut passer par l’obtention de gains de productivité ou par un ralentissement de la demande intérieure et une forte maîtrise des coûts notamment salariaux. Souhaitons que la première solution s’impose !
Les ministres de l’Intérieur de l’UE se sont mis d’accord pour rendre le principe dit de « solidarité » obligatoire sur l’immigration en Europe, a annoncé le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, jeudi (3 février).
La France s’est fixé pour objectif de développer une réglementation visant à rendre la solidarité plus contraignante lorsqu’il s’agit de répartir les réfugiés entre les États membres du bloc. Ils estiment que c’est aux États membres de décider d’accepter plus de réfugiés ou de soutenir financièrement ceux qui sont prêts à les laisser entrer.
« Tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a une part importante de responsabilité et une certaine solidarité obligatoire », a déclaré M. Darmanin lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion informelle des ministres de l’Intérieur de l’UE.
Cette solidarité obligatoire « ne sera pas facultative », a-t-il souligné. « S’il n’y a pas de répartition, il y aura un plus grand soutien sur le plan financier », a également déclaré le ministre français de l’Intérieur, ajoutant que « nous avons besoin de plus de solidarité sur la question de la répartition [des réfugiés] ».
La manière dont cela se déroulera dans la pratique sera négociée en détail lors de la réunion du Conseil des ministres de l’Intérieur le 3 mars, bien que tous les États membres soient censés soutenir cette approche « en principe ».
Nous avons « le soutien le plus total des États membres », a déclaré la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, ajoutant que l’atmosphère de la réunion avait été « très positive ».
Jusqu’à présent, la répartition des réfugiés dans l’UE et le soutien financier des États désireux de les accueillir ont été purement volontaires.
Le duo franco-allemand
L’initiative française rejoint largement la position de l’Allemagne.
Début janvier, la ministre allemande de l’Intérieur, Nancy Faeser, a appelé à la formation d’une « coalition d’États membres réceptifs » pour relancer les négociations bloquées sur le paquet « migration et asile » de l’Union européenne.
Mme Faeser a également salué la proposition française, que le Président Emmanuel Macron a présentée mercredi (2 février).
En ce qui concerne la solidarité obligatoire, « nous voulons avancer ensemble avec la France », a déclaré Mme Faeser à l’approche de la réunion. « C’est ce qu’on appelle la nouvelle solidarité, et nous allons travailler très étroitement avec la France sur ce sujet », a-t-elle ajouté.
Pour l’Allemagne, la question de l’accueil des personnes ayant besoin de protection est également liée à la politique générale d’immigration du pays.
« Il s’agit d’une immigration ciblée, dont nous avons besoin partout sur notre marché du travail », a déclaré Lars Castellucci, député au Bundestag pour le parti social-démocrate (SPD), dont la nomination en tant que porte-parole de la politique migratoire de son parti devrait être confirmée la semaine prochaine.
L’objectif est de créer des voies d’immigration sûres afin que « moins de personnes aient à emprunter des itinéraires dangereux », a encore souligné M. Castellucci.
Dans les négociations à venir sur le principe de « solidarité obligatoire », l’Allemagne est également prête à faire des compromis. La solidarité pourrait également signifier que « les pays qui ne veulent pas accueillir de réfugiés devraient s’impliquer davantage dans la surveillance des frontières » ou contribuer financièrement, a également déclaré le député social-démocrate.
« Toutefois, il est clair qu’aucun État membre de l’UE ne peut rester complètement à l’écart de la politique d’asile commune, car ils ont tous signé les traités », a conclu M. Castellucci.
Qui est à bord ?
On peut toutefois se demander quels seront les États membres de l’UE qui participeront effectivement à l’initiative franco-allemande.
L’annonce allemande d’une « coalition de ceux qui sont prêts à accueillir des réfugiés » a suscité peu de réactions dans l’ensemble de l’Union.
EURACTIV a constaté que, en dehors de l’Autriche, aucun débat public sur la question n’a eu lieu dans aucun État membre de l’UE.
De plus, la plupart des ministères de l’Intérieur contactés par EURACTIV ont déclaré qu’ils n’avaient pas discuté de la proposition allemande en interne.
Selon le ministre de l’Intérieur allemand, 12 États membres font actuellement partie de ceux qui sont « prêts à accueillir » des réfugiés. Il n’a toutefois pas été possible de confirmer de quels États il s’agit malgré plusieurs demandes d’informations envoyées au ministère de l’Intérieur.
Selon certains cercles de ministres de l’Intérieur de l’UE, ce chiffre serait exagéré.
Par conséquent, la forme que prendront les négociations sur la « solidarité obligatoire » reste à voir.
Récemment, le 21 janvier, 16 États membres de l’UE ont proposé une orientation plus restrictive de la politique migratoire de l’UE. Dans une déclaration commune, les États membres ont principalement appelé à une protection plus rigoureuse de la frontière extérieure de l’UE pour empêcher la « migration illégale » ainsi qu’à une politique de retour plus restrictive.
Parmi les signataires figurent également Malte et la Grèce, qui sont favorables au principe de la répartition mais s’opposent avec véhémence à un accroissement du nombre de migrants admis dans l’UE.
Le ministre français de l’Intérieur a toutefois souligné le fort soutien dont bénéficient ces règles de solidarité obligatoires.
« La solidarité est, bien sûr, importante pour les pays méditerranéens, mais également pour les États de l’Est de l’UE. La solidarité contribuera à la répartition, et elle sera contraignante », a déclaré M. Darmanin.
Près de deux millions de Français sont inscrits sur la liste électorale consulaire. Sauf surprise, le corps électoral à l’étranger n’aura jamais été aussi important pour une élection présidentielle . La force électorale des expatriés est donc considérable, dépassant celle d’une région moyenne en France. Ainsi en 2017, Macron a remporté 93 % de nos suffrages au second tour et a obtenu dès le premier tour des scores spectaculaires, parfois plus de 50% dans certaines zones. Si Macron avait obtenu chez les Français de l’étranger son score moyen en métropole, il n’aurait pas été qualifié pour le second tour. C’est dire l’enjeu pour tous les partis qui doivent mobiliser leurs troupes pour l’élection de 2022. Mais que pensent les candidats de l’expatriation ? Nous avons glané pour vous les avis des candidats à la présidentielle.
Emmanuel Macron : celui qui voulait faire rentrer les expatriés
Emmanuel Macron avait comme ambition de faire retourner en France un maximum de Français de l’étranger, il l’avait annoncé dès le début de son mandat.
«Revenez! La terre de conquête, c’est la France»
Emmanuel Macron à New-York le 20 septembre 2017
Si les expatriés ont, pour une partie, bien pris le chemin du retour en France, ce n’est pas pour les raisons évoquées en 2017. C’est la Covid-19 qui a mis à terre de nombreux projets de vie et qui a poussé nos compatriotes à se réinstaller sur le territoire national.
Valérie Pécresse
Décidément c’est l’ambition commune de nombreux candidats, rapatrier toutes les forces de la Nation, car oui Valérie Pecresse espère que les expatriés rentreront et en particulier dans sa région. En tout cas, c’était sa volonté en 2016 alors que le Brexit pointait le bout de son nez.
« Je me tiens prête à ce que la région Ile-de-France redevienne la terre d’accueil de tous ceux qui ont eu l’idée de partir«
Valérie Pécresse, invitée de l’émission Questions d’info sur LCP avec l’AFP le 22 juin 2016
Marine Le Pen
Si Marine Le Pen ne veut pas de nouveaux immigrés en France, ce n’est pas pour que ses compatriotes en soient dans d’autres pays. Et elle est inquiète en particulier pour les moins de 30 ans qui sont trop nombreux à tenter l’aventure hors de France à son goût.
« Une perte de substance pour notre pays, une perte pour notre économie, une perte de vitalité, de richesse, du capital humain que représentent ces moins de 30 ans »
Marine Le Pen invitée du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro le 28 novembre 2021
Et pour freiner ce phénomène, elle propose même d’exonérer les jeunes d’impôt sur le revenu.
Jean-Luc Mélenchon
Le candidat de la France insoumise a une lubie et ce depuis longtemps, mettre fin à l’évasion fiscale de certains expatriés. Pour cela, il a une idée radicale, sur le modèle des USA, imposer les citoyens français où qu’ils soient, le fameux impôt au passeport.
»L’impôt sera donc universel. Qu’on ne me dise pas que ce n’est pas possible, puisque ça se pratique aux États-Unis et M. Mulliez (Auchan, Décathlon et Leroy Merlin, etc.) comme les autres, paiera ses impôts en France »
Jean-Luc Mélenchon à Tourcoing en 2016
Anne Hidalgo
Anne Hidalgo, fille d’immigrés espagnols, connait bien la problématique des expatriés qui scindent leur coeur et leur temps entre deux pays.
« L’Andalousie c’est ma terre, Paris ma ville et la France mon pays«
Anne Hidalgo dans le journal Andaluces Diaro en 2013
Si elle partage des sentiments et des expériences avec les Français de l’étranger, elle évoque peu les Français établis hors de France et n’a pas profité du Brexit pour encourager les Français à rejoindre la capitale à la différence de la présidente de sa région, l’île de France, Valérie Pécresse.
Eric Zemmour
Pour finir ce petit tour non exhaustif des candidats, nous revenons à un autre candidat qui lui aussi veut faire rentrer les expatriés en France, Eric Zemmour.
« Je suis déchiré de savoir que plus de 2,5 millions d’entre nous et autant de talents ont quitté la France »
Si la tendance générale qui se dégage et celle d’une envie commune de motiver les « expats » à rentrer au pays, ce n’est pas sûr qu’elle corresponde à l’envie de nos concitoyens à l’étranger qui veulent peut-être simplement plus de France auprès d’eux au quotidien.