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  • Bienvenue en « Mai des langues »

    Bienvenue en « Mai des langues »

    En France, la 7e édition de la Semaine des langues a eu lieu du 4 au 8 avril 2022 sur l’ensemble du territoire, cette manifestation était articulée sur le thème de « Vivre l’Europe, s’ouvrir au monde ». De son côté, le réseau d’enseignement français à l’étranger lance la deuxième édition du « Mai des langues » dont l’objectif est lui aussi de faire découvrir et vivre les langues étrangères. Avec des établissements immergés le plus souvent dans des environnements non-francophones, cet évènement vient naturellement renforcer l’ouverture des Lycées, collèges et écoles sur leur environnement extra-scolaire.

    Une prolongation de la Semaine des langues

    En 2020, alors que de nombreux établissements devaient mettre en place l’enseignement à distance dans le contexte de pandémie, les élèves et les enseignants ont souvent été conduits à poursuivre leurs projets liés à la Semaine des langues au-delà du calendrier initial. Le résultat final ayant été à la hauteur de l’effort collectif, et cela a donné l’idée à la direction de l’AEFE d’aller plus loin, dès 2021, en ajoutant à l’évènement national, une déclinaison propre aux établissements hors de France : le « Mai des langues ».

    Exemple créations Mai des Langues 2021 © AEFE

    Profitant de cette amplitude mensuelle, les corps enseignant et administratif peuvent permettre encore plus de créativité et de partage entre langues et pays du réseau. Pour rappel, les établissements homologués AEFE sont présents dans 138 pays, une richesse qu’Olivier Brochet a décidé de partager avec tous les 138 000 élèves du réseau.

    « L’AEFE inaugure cette année (2020) « Le mai des langues » pour célébrer la richesse linguistique du réseau d’enseignement français à l’étranger et permettre encore plus de créativité et de partage.
    L’enseignement des langues et l’éducation plurilingue sont portées par une politique volontariste de l’Agence. En effet, l’enseignement du français et d’une langue du pays hôte, complété par l’apprentissage d’au moins deux autres langues vivantes sont au cœur du projet d’enseignement français à l’étranger. Ils participent à l’excellence des établissements, contribuent à l’ouverture d’esprit des élèves, et leur ouvrent les portes des meilleures études supérieures, répondant ainsi aux attentes des familles.(…)

    Olivier Brochet sur le site de l’AEFE en mai 2020

    Pour tenir ces ambitions, des enseignants-formateurs ont réalisé un support numérique interactif pour proposer des projets et exposer les productions au sein de son établissement mais aussi via le net les partager avec les autres élèves ou découvrir les idées de leurs camarades dans un autre pays.

    Stimuler les enfants

    Comme à son habitude, l’Agence a impliqué les élèves dans l’élaboration de l’évènement qui s’étalera sur l’ensemble du mois de mai.

    Ainsi, pour lancer officiellement cette édition 2022, les organisateurs ont proposé aux élèves un concours d’affiche inédit pour illustrer au mieux ce que représente l’esprit du « Mai des langues ».
    Les élèves ont été créatifs et ont laissé libre court à leur imagination pour exprimer ce que leur inspire le plurilinguisme dans le réseau. 283 affiches, issues de 38 établissements, ont ainsi été soumises au vote du jury, composé d’une commission interne de l’AEFE. Ils ont sélectionné la création d’une élève, pleine de talents, en classe de 3e au Collège Saint-Exupéry à Rabat, au Maroc.

    Affiche Mai des langues 2022 ©AEFE

    En plus de remplir tous les critères du concours, comme l’utilisation du kit graphique mis à disposition et le respect de la thématique du spectacle, le jury a particulièrement apprécié le dessin réalisé à la main, son atmosphère baignée de douceur, grâce à la lumière et aux petits personnages souhaitant la bienvenue.

    En attendant de découvrir les contributions des petits expatriés et de leurs camarades durant tout le mois de mai, vous pouvez consulter ci-dessous quelques témoignages tirés de l’édition 2021.

    Regardez les vidéos AEFE

  • Charnier de Gossi : la France réagit

    Charnier de Gossi : la France réagit

    La semaine dernière, l’armée française a révélé la mise en scène d’un charnier à Gossi et accuse les Russes de Wagner d’être à l’origine de l’opération. Le gouvernement malien a violemment réagi mercredi 27 avril en accusant l’armée française d’espionnage, de subversion ou encore d’avoir violé l’espace aérien malien. 

    La France a rejeté, jeudi, les accusations de violation de l’espace aérien et d’espionnage formulées à son encontre par Bamako après la diffusion d’images de drone visant à démontrer, selon elle, une mise en scène de crime de guerre afin de salir son image. De nouvelles tensions sont à craindre alors que les forces armées françaises commencent leur retrait.

    Des mercenaires russes ?

    L’armée française a diffusé le 21 avril des images de ce qu’elle affirme être des mercenaires russes en train d’enterrer des corps de civils près de la base de Gossi, dans le centre du Mali. La junte malienne a accusé l’armée française d’espionnage et de « subversion ». Elle a déclaré avoir « constaté depuis le début de l’année plus de cinquante cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises ».

    « Quand on nous accuse de violation de l’espace aérien et de survol illégal de la zone de Gossi, le 19, le 20 et le 22 avril, on était dans notre bon droit puisque Gossi n’était pas dans la zone d’interdiction temporaire (ZIT) » de survol.

    Le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Pascal Ianni, au cours d’un point de presse à Paris, le 28 avril.

    Il ajoute que toute une zone, incluant celle de Gossi, avait été initialement interdite de survol le 13 janvier parce que les mercenaires du groupe privé russe Wagner y opéraient aux côtés des forces armées maliennes (FAMa). 

    Mercenaires engagés par la société russe Wagner à Bamako le 21 avril 2022 – ©Armée française et AFP

    Selon le colonel Pascal Ianni, après l’attaque de Mondoro (centre) au cours de laquelle les FAMa ont perdu plusieurs dizaines d’hommes le 4 mars, la zone a été réduite « de manière à ce qu’on puisse conduire des missions de réassurance au profit des forces armées maliennes ».

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Un appel pour les États-Unis d’Europe

    Un appel pour les États-Unis d’Europe

    L’Appel pour les États-Unis d’Europe a été rédigé par Roberto Castaldi, Yves Bertoncini, Anna Diamantopoulou, Ulrike Guerot et Daniel Innerarity. Il a été signé par plus de 200 intellectuels et personnalités de différentes orientations politiques provenant de 20 pays européens. Plus de 100 sites et journaux l’ont publié ce 29 avril 2022.

    Le texte des 200 signataires

    Nous, citoyens européens, sommes inquiets par le retour de la guerre au cœur de l’Europe. L’invasion russe en Ukraine révèle les faiblesses et l’état de dépendance de l’Union européenne et de ses États membres, ainsi que leur incapacité à assurer la paix et la stabilité. Les citoyens européens, et spécialement les citoyens ukrainiens, paient le prix de l’absence d’Europe dans les domaines de la politique étrangère, fiscale, de l’énergie et de la défense.

    Les États membres de l’Union ont ensemble des dépenses militaires plus de deux fois plus élevées que la Russie, sans avoir de capacité de dissuasion significative. L’augmentation des dépenses militaires à hauteur de 2% ne va qu’amplifier le gâchis si elle n’est pas subordonnée à la création d’une véritable Union de la défense. Celle-ci pourrait commencer par la création d’une Force de déploiement rapide de 60 000 personnes (comme cela avait été décidé lors du Conseil européen d’Helsinki en 1999), la communautarisation de l’Eurocorps afin de fournir au Comité militaire de l’Union européenne l’embryon d’une structure intégrée de commandement et de contrôle, essentielle pour créer et diriger cette Force de déploiement rapide sous le commandement permanent de l’UE, et la création d’un Centre européen de formation pour que les cadres militaires développent une culture stratégique européenne commune.

    Ceci pourrait être financé en mettant en commun, au niveau européen, les augmentations de dépenses militaires qui viennent d’être décidées par les États membres, ou par un certain pourcentage des dépenses militaires nationales – de même que 20% des réserves nationales avaient été mises en commun lors de la création de l’Union monétaire – ou en excluant du calcul du déficit structurel les contributions nationales au Fonds européen de la défense (FED) et à la Facilité européenne pour la paix (FEP), à l’instar de celles qui sont destinées au Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

    Soldiers of the Eurocorps hold the European Flag during a ceremony to mark the start of the plenary session at the European Parliament in Strasbourg, France, July 1, 2019. REUTERS/Vincent Kessler – RC1FF3A95B40

    La même chose pourrait concerner la part de dépenses militaires nationales qui est consacrée aux projets européens, tels que ceux qui sont mis en place dans le cadre de la Coopération structurée permanente ou pour des missions européennes. Une défense européenne doit être au service d’une politique étrangère et de sécurité européenne, et elle requiert, par conséquent, une Union politique avec une représentation unique de l’Union européenne sur la scène et dans les institutions internationales.

    Une solution structurelle à la crise énergétique repose sur une Union de l’énergie et sur l’accélération de la transition écologique par le biais d’investissements supplémentaires dans les ressources renouvelables et dans l’efficacité énergétique. Le prix de l’énergie pourrait être divisé par deux grâce à un réseau européen unique de l’énergie et du gaz, l’achat mutualisé d’énergie à des pays tiers (comme pour les vaccins) et une réserve stratégique européenne comme aux États-Unis.

    Une politique européenne de l’énergie et de défense implique des investissements européens et par conséquent une Union fiscale – qui attribuerait à l’UE des compétences fiscales et une capacité d’emprunt grâce à un Trésor européen – ainsi qu’une politique étrangère commune. Et cela suppose une véritable Union politique, la Commission, en tant qu’organe exécutif fédéral responsable devant le Parlement européen, étant en charge des nouvelles politiques fiscales, étrangères, de l’énergie et de défense, accompagnée par la procédure de codécision du Parlement et du Conseil et par l’abolition complète de la règle de l’unanimité pour tout le système de prise de décision au sein de l’UE.

    Lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, les panels citoyens et les propositions de la plateforme numérique convergent vers l’exigence d’une Europe plus unie, plus efficace, plus sociale et plus démocratique, reposant sur une véritable Constitution.

    Nous, citoyens européens, croyons que le moment de vérité de l’Union européenne est arrivé. En conséquence, nous appelons :

    • La Conférence sur l’avenir de l’Europe – impliquant les institutions européennes et nationales, la société civile et les citoyens – à exiger une nouvelle Constitution européenne afin d’établir (comme l’accord de coalition en Allemagne le mentionne) une République fédérale européenne, incluant une politique étrangère, fiscale, de sécurité, de défense et de l’énergie,
    • Le Parlement européen à proposer un projet de réforme globale des traités ou une nouvelle Constitution européenne prenant acte des résultats de la Conférence et de la nouvelle situation engendrée par l’invasion russe en Ukraine,
    • Le Conseil européen à lancer une nouvelle Convention qui s’appuiera sur le projet du Parlement européen.
  • La réélection de Macron vue de Belgique

    La réélection de Macron vue de Belgique

    Dernier épisode de notre série consacrée à la soirée électorale du second tour au Champ-de-Mars au « QG » à ciel ouvert d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, on profite de la présence du député des Français de Belgique (circonscription du Benelux), Pieyre-Alexandre Anglade, et du présentateur vedette de la RTBF, Quentin Warlop, pour évoquer le vote des expatriés dans le « plat pays » et l’intérêt certain que portent nos voisins à l’élection du Président de la République française.

    Un député qui a l’Europe chevillée au corps

    Elu en 2017, après avoir été assistant parlementaire pour des députés européens pendant 5 ans, Pieyre-Alexandre Anglade est député des Français du Benelux (Belgique-Luxembourg-Pays-Bas) pour La République en Marche. Dans le cadre de son mandat à l’Assemblée nationale, il est vice-président de la Commission des Affaires européennes et membre de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Il est aussi rapporteur sur l’Europe de la défense et son articulation avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, un sujet au cœur de la géopolitique des dernières semaines avec l’invasion russe en Ukraine. En pleine période de renouvellement du gouvernement, certains lui prêtent l’intention de briguer le secrétariat d’Etat aux Français de l’étranger.

    Pour Pieyre-Alexandre Anglade, les votes des Français et encore plus ceux des expatriés renforcent la ligne européenne d’Emmanuel Macron. Celui-ci n’avait-il pas appelé à un « référendum pour ou contre l’Europe » pour ce scrutin de second tour face à Marine Le Pen ? Le député des Français détaille avec nous dans la vidéo son analyse du résultat de cette élection, sans oublier celle qui le concerne directement, car comme tous les députés, il remettra en jeu son mandat en juin.

    Pieyre-Alexandre Anglade – Député des Français du Benelux

    La Belgique, 300 000 Français et des liens transfrontaliers

    L’histoire de la Belgique et de la France se sont souvent entre-mêlées. Ils sont nombreux nos compatriotes à vivre dans ce pays, près de 300 000 selon les dernières estimations, et une grande partie disposent de la double nationalité. Du côté des Belges, la France est le pays de référence, en tout cas pour la partie francophone. Des deux côtés de la frontière linguistique, on s’accorde par contre facilement sur le lieu des vacances, la France…

    Quentin Warlop

    C’est donc tout naturellement que la télévision publique francophone a déployé un dispositif conséquent pour suivre cet évènement politique. Avec Quentin Warlop, journaliste vedette du journal du soir de la première chaine belge, Jérémy Michel décrypte aussi la mécanique qui permet à la RTBF de publier en amont, dès 19h30, le nom du vainqueur de l’élection.

    Un dernier épisode qui met en lumière l’imbrication des pays européens et le rôle majeur de l’Union européenne dans le développement de la communauté des Français établis hors de France.

    Regardez le reportage de notre rédaction

  • Quels ministres pour les Français de l’étranger ?

    Quels ministres pour les Français de l’étranger ?

    Emmanuel Macron va bientôt nommer un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement. Quelques noms se murmurent pour le choix du Premier ministre, alors même que chacun confesse qu’il n’en sait rien et que le Président réélu se tait. On parle beaucoup d’Elisabeth Borne, polytechnicienne de formation, actuelle ministre du Travail, qui avait été directrice de cabinet de Ségolène Royal,  préfète  et présidente de la RATP. On parle aussi de Julien Denormandie, actuel ministre de l’Agriculture et directeur de campagne du Président réélu, mais aussi de Richard Ferrand, le Président de l’Assemblée nationale. Voilà pour les favoris, tous issus de l’aile gauche du macronisme. A droite, restent Bruno Le Maire, ministre de l’économie durant cinq ans, et Gérald Darmanin, qui tous deux, dans leur domaine respectif, ont eu à surmonter crises et turbulences. Le nom du Premier ministre fait l’objet de toutes les supputations, mais il pourrait surprendre, comme avait surpris la nomination de Jean Castex. A aussi été avancé le nom d’une expatriée, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a quitté la politique il y a cinq ans et qui s’était installée au Etats-Unis. Ancienne ministre de l’écologie de Nicolas Sarkozy, elle « coche toutes les cases », comme disent les pronostiqueurs. Avoir quelqu’un, au sommet, qui a vécu cette l’expérience serait une bonne nouvelle pour les Français de l’étranger. 

    Deux ministres pour les expatriés

    Deux postes ministériels comptent particulièrement pour les Français de l’étranger : le Ministre des Affaires étrangères, et le Secrétaire d’Etat, qui a directement en charge les Français de l’étranger. 

    Jean Yves Le Drian est sur le départ. Il a battu les records de longévité ministérielle : cinq ans à la Défense, cinq ans au Quai d’Orsay. Il aura marqué son temps par les succès de ventes d’armes et les liens tissés avec les pays du Golfe. Pour le reste, le bilan est plus mitigé. La France recule en Afrique, subit des déconvenues en Asie-Pacifique, ne concrétise aucun lien solide en Amérique latine, entretient une relation chaotique avec les alliés américains, butte au Royaume-Uni, échoue en Méditerranée, hésite en Afrique du nord,- sauf l’Egypte-, et reste sur des positions ambigües au Moyen-Orient, n’ayant jamais pris la mesure des accords d’Abraham.

    L’écart croissant entre ses ambitions en Europe et sa faiblesse financière contrarie un leadership qu’elle ne peut assumer. L’épilogue de la guerre russo–ukrainienne vient clore une séquence diplomatique assez grise, qui, il est vrai, avait déjà commencé sous Fabius. Quant à la gestion du ministère, Jean-Yves Le Drian a réussi, mais seulement grâce à la crise Covid, à stopper la lente dégradation budgétaire qui rognait non seulement les moyens des ambassades et consulats à l’étranger, mais aussi ceux des lycées et de l’enseignement à l’étranger. Symboliquement, il quitte le Quai d’Orsay en signant la disparition du corps diplomatique. 

    Qui pourrait lui succéder ? Le profil le plus évident est certainement celui de Bruno Le Maire, s’il devait quitter le ministère de l’Economie. Issu du corps diplomatique, il connait déjà les dirigeants de beaucoup de pays, notamment les Allemands, et a été ministre des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy. On peut aussi évoquer le nom de Manuel Valls, l’ancien Premier ministre tente un retour en politique et il se murmure qu’il pourrait être candidat dans une circonscription des Français de l’étranger, sans doute pas pour rester à l’Assemblée, de laquelle il avait démissionné pour se présenter à Barcelone. Chez les anciens Premiers ministres, on cite toujours Jean-Pierre Raffarin, qui a créé son think tank « Leaders pour la paix» et a des liens personnels avec les dirigeants chinois. 

    Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger de 2017 à 2022

    Mais ce qui intéresse plus encore les Français de l’étranger est le nom du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, celui qui suivra le dossier des expatriés. Jean-Baptiste Lemoyne cumulait cette mission avec la Francophonie, le tourisme et même, in fine, les PME. Il accomplissait aussi des missions discrètes au nom du Président dans quelques pays, notamment en Afrique. Pourtant, beaucoup le donnent sur le départ, soit pour une promotion, soit pour siéger au Sénat. En tout cas, le changement parait acté. Qui serait sur les rangs ? 

    Cazebonne, Genetet, Lescure, Anglade, de nombreux candidats

    Déjà, il est probable que le cumul de ces fonctions ne soit pas reconduit. Le tourisme, à lui seul, comme les PME, a traditionnellement un Ministre ou un Secrétaire d’état à temps plein. Il est donc possible d’envisager plusieurs noms, avec cette remarque préliminaire : ceux qui connaissent le sujet ne sont pas forcément ceux qui ont le plus de chance d’être choisis. 

    Comme la recherche de la parité est un impératif pour le premier ministre quel qu’il soit, Samantha Cazebonne et Anne Genetet, toutes les deux parlementaires des Français de l’étranger, sont sur les tablettes. D’autant que Cazebonne s’est fait élire sénatrice et coordonnait la campagne de Macron pour les Français de l’étranger. Mais il y a des hommes bien placés en « Macronie » : Roland Lescure qui a animé le groupe de travail « Economie »  pour le programme avec un autre député des Français de l’étranger : Alexander Holroyd. Pieyre-Alexandre Anglade, le député du Benelux, est proche de Stéphane Séjourné, qui a l’oreille du Président. Si le Président cherche un ministre Modem, Frédéric Petit est au front avec la guerre en Ukraine et connait parfaitement l’Allemagne. Mais pour ceux-là, il faudra passer par les législatives. 

    Un ministre qui n’a aucune expérience des expatriés pourrait tout aussi bien être désigné. Ce fut d’ailleurs toujours le cas… 

    Quel serait le meilleur profil pour les expats ? Celui ou celle qui saura imposer ses choix à une administration qui semble agir de façon autonome. Jean-Baptiste Lemoyne expliquait qu’il fallait désormais appliquer la méthode des « électrochocs ». Défendre les Français de l’étranger, ce n’est pas défendre une catégorie, c’est, la plupart du temps, réparer des injustices et faciliter le rayonnement de la France. Un ministre électrochoc ? A voir.

  • Centrafrique : le Bitcoin devient monnaie officielle

    Centrafrique : le Bitcoin devient monnaie officielle

    La République centrafricaine a adopté le Bitcoin comme monnaie officielle, a annoncé mercredi la présidence, devenant le premier pays d’Afrique à prendre cette décision et seulement le deuxième au monde.

    En dépit de ses réserves d’or et de diamants, la Centrafrique est l’un des pays les plus pauvres et l’un des moins développés au monde, théâtre par ailleurs de violences depuis des années.

    Faustin-Archange Touadera – Président de la République centrafricaine

    Unanimité pour le Bitcoin

    Un projet de loi encadrant le recours à la cryptomonnaie a été adopé la semaine dernière à l’unanimité par le Parlement, a fait savoir dans un communiqué le secrétaire général de la présidence, évoquant un « pas décisif vers de nouvelles opportunités pour notre pays ».

    Le président Faustin-Archange Touadera soutient le texte car cela « va améliorer les conditions de vie des citoyens », a déclaré Obed Namsio à Reuters, sans élaborer.

    Le Salvador est devenu l’an dernier le premier au monde à adopter le Bitcoin comme monnaie légale, une décision dont la mise en œuvre s’accompagne toutefois de scepticisme depuis lors.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Résilience

    Résilience

    Depuis une dizaine d’années, nous avons connu quatre crises majeures qualifiées, pour certaines d’entre elles, de centennales : la crise financière de 2008, la crise des dettes souveraines en 2011, la crise sanitaire de 2020, puis la crise ukrainienne. À chaque fois, nous avons été mis en garde sur une possible implosion de notre système économique. Grâce aux décisions prises par les autorités, par le travail des uns et des autres, nous avons résisté et rebondi même s’il a fallu plus de sept ans pour effacer les stigmates de la crise des subprimes.


    Les États ont avant tout profité de la pandémie pour engager des dépenses qu’ils n’arrivaient pas à financer

    La reprise après l’épidémie de covid-19 a surpris par sa vitalité. À la différence des crises financières, l’économie s’est arrêtée non pas en raison d’un dérèglement interne mais par décision des pouvoirs publics. Le soutien massif des pouvoirs publics a préservé le capital comme l’emploi, autorisant un rebond rapide. Compte tenu de l’épargne contrainte constituée durant les confinements, l’utilité de ces plans successifs peut se discuter. Les États ont avant tout profité de la pandémie pour engager des dépenses qu’ils n’arrivaient pas à financer. Avec une économie mondiale désorganisée par les confinements, les plans de relance ont accentué les tensions inflationnistes sur fond d’abondantes liquidités. 

    La guerre en Ukraine qui a commencé deux ans après l’épidémie de covid provoque une série de chocs d’offre. Pour la première fois, l’ensemble des pays de la planète subissent des augmentations massives des prix de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles ainsi que de certains biens intermédiaires. Les prix de ces biens continueront-ils d’augmenter ? Tout dépend de l’évolution du conflit entre l’Ukraine et la Russie et des possibilités de substitution. La réduction des importations du gaz et du pétrole russes amènera à une réorganisation du marché de l’énergie. La Russie vendra davantage à la Chine et à certains pays émergents ou en développement ; les États occidentaux trouveront de leur côté de nouveaux fournisseurs et accéléreront leur transition énergétique. Le problème pèse sur le court terme et l’éventuelle transmission de la hausse des prix sur les salaires.

    Les périodes d’inflation sont cruelles pour les rentiers, pour ceux qui ne sont pas ou ne peuvent pas être agiles 

    À moyen et long terme, le marché de l’énergie devrait se normaliser. Quoi qu’il en soit, les entreprises et les ménages devront faire preuve de résilience. Pour échapper à la spirale des coûts et maintenir leur rentabilité, les entreprises n’ont d’autre voie que de réaliser des gains de productivité et de se positionner sur du haut de gamme ou sur des niches. 

    Les périodes d’inflation sont cruelles pour les rentiers, pour ceux qui ne sont pas ou ne peuvent pas être agiles. Le déclin de l’aristocratie à partir du XVIIe siècle est en partie imputable à la vague de hausses des prix générée par l’or espagnol. Les bourgeois, vivant du fruit de leur travail, ont ainsi émergé. 

    Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, l’inflation pénalisera les entreprises ne pouvant pas suivre en matière de rémunérations. La bataille des compétences ne fait que commencer. Comme le répétait l’économiste français du XVIe siècle, Jean Bodin « il n’y a de richesse que d’hommes » et de « femmes » soulignant que la monnaie n’est pas synonyme de richesse. 

  • La gauche se fracture sur l’union autour de Jean-Luc Mélenchon

    La gauche se fracture sur l’union autour de Jean-Luc Mélenchon

    Pendant que se déroulent les négociations de La France insoumise avec les Verts, les socialistes et les communistes, en vue des élections législatives, les états-majors sont divisés sur la forme que prendrait une telle union.

    Le parti de Jean-Luc Mélenchon prône l’idée d’un regroupement naturel autour de son leader, qui a dominé l’élection présidentielle par rapport aux autres partis de gauche, bien qu’il ait échoué à atteindre le second tour de l’élection présidentielle pour la troisième fois consécutive.

    En effet, avec presque 22 % de voix, M. Mélenchon a largement devancé le candidat écologiste Yannick Jadot (4,63 %), le communiste Fabien Roussel (2,28 %) et la socialiste Anne Hidalgo (1,75 %).

    Mais si La France insoumise propose une alliance basée sur les résultats à l’élection présidentielle pour la répartition des circonscriptions, les derniers arrivés font valoir que M. Mélenchon a bénéficié d’un effet « vote utile », qui aurait biaisé les rapports de force dans le bloc de gauche.

    Des rapports de force comparables à ceux de la présidentielle se retrouvent dans les premiers sondages pour les élections législatives. 19 % des électeurs affirment vouloir voter pour un candidat de La France Insoumise, 8 % pour un écologiste, 5 % pour un socialiste et 3 % pour un communiste. La domination de LFI se confirme, mais les ordres de grandeur ne sont pas les mêmes.

    Les Verts tentés par l’alliance, Yannick Jadot freine sur Jean-Luc Mélenchon

    Julien Bayou, le patron du parti écologiste, est tenté par la proposition des Insoumis, et reconnaît, dans un entretien à Libération mercredi (27 avril), leur « rôle prépondérant » au vu des résultats de la dernière élection, mais avertit que « refaire le match de la présidentielle, c’est se condamner à la défaite […] La représentation de chacun doit être juste. C’est une condition de la victoire ».

    « Jean-Luc Mélenchon veut-il être Premier ministre ? Nous disons chiche ! Gagnons ensemble », poursuit M. Bayou, dans la lignée des positions exprimées par Sandrine Rousseau et Grégory Doucet, deux personnalités influentes des Verts, qui représentent une ligne plus radicale que celle de M. Jadot.

    À l’inverse, Yannick Jadot refuse l’idée d’un leadership de M. Mélenchon et plaide pour une « coalition très ouverte […] autour d’un projet »« Si, à un moment donné, cette coalition ne respecte pas la diversité et l’identité de ses partenaires, ce sera sans moi » a-t-il tranché lors de sa première interview après la défaite, sur France Inter mardi.

    Le Parti socialiste au bord de l’implosion

    Les tensions sont d’autant plus vives dans le Parti socialiste, où une rupture serait en train de se consommer entre ceux qui sont favorables à un rapprochement avec La France insoumise et le courant minoritaire qui craint de se faire phagocyter par l’organisation de Jean-Luc Mélenchon.

    Pierre Jouvet, porte-parole du Parti socialiste et chef de la délégation responsable des négociations avec le mouvement de M. Mélenchon, a indiqué mercredi matin sur Sud Radio que « le rassemblement est possible et nécessaire ». Dans la foulée du Premier secrétaire du PS Olivier Faure, M. Jouvet a invité ceux qui s’opposent à cette ligne à « partir » et quitter le parti.

    Il tacle ainsi les voix dissonantes, comme celle d’Hélène Geoffroy, membre du Bureau national du parti, selon qui « ce n’est pas une négociation ou un accord qui est proposé […] c’est une reddition ».

    L’ancien Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis tient des propos similaires, et demandait il y a une semaine la démission d’Olivier Faure. Selon M. Cambadélis, le but de M. Mélenchon est « l’intégration [du PS] dans l’Union populaire », son mouvement.

    Des divergences sur des sujets de fond

    Aussi bien pour les écologistes que pour les socialistes, des désaccords de fond sont à l’origine des tensions aussi bien internes qu’avec le mouvement de M. Mélenchon.

    Notamment, la « désobéissance aux règles européennes » prônée par Manuel Bompart, eurodéputé LFI, qui constitue un point de friction important.

    « Hors de question d’organiser une Europe à la carte. […] Hors de question de mettre un doigt dans un engrenage qui sortirait la France de l’Europe » a mis en garde M. Bayou pour Europe Ecologie-Les Verts, sur le même ton que Yannick Jadot.

    M. Cambadélis, irrité par « la manière plébiscitaire de concevoir l’alliance » de la part des Insoumis, dont il rappelle les faibles scores lors des élections intermédiaires, se dit en désaccord avec « l’orientation du programme de Jean-Luc Mélenchon, que ce soit sur les questions européennes ou économiques ».

    Le rapport à la laïcité et la proximité avec des « personnages anti-républicains » sont aussi mis en cause par Boris Venon, un responsable socialiste, dans sa lettre de démission du Parti.

    Et sur la difficulté d’aboutir à un compromis, l’écologiste Julien Bayou résume ainsi la situation dans Libération : « Reconnaissons d’abord que la tâche n’est pas aisée : nous cherchons à faire en quelques semaines ce que nous n’avons pas pu ou pas voulu construire en cinq ans ».

  • Voyager : attention, des mesures Covid sont toujours valables

    Voyager : attention, des mesures Covid sont toujours valables

    Si les passes sanitaires ou vaccinaux ne sont plus indispensables pour voyager en train ou en avion sur le territoire français, ils peuvent être nécessaires pour voyager depuis ou à destination de la plupart des pays. On fait point pour vous à quelques semaines des départs pour les vacances estivales. Dans tous les cas, Il est conseillé de se renseigner au préalable sur le site France Diplomatie. Cependant, il est à noter que pour les citoyens français et leur famille, des motifs impérieux ne sont plus exigés.

    Pour accéder à la France

    Les personnes âgées de 18 ans ou plus souhaitant entrer sur le territoire national doivent avoir reçu une dose de rappel au plus tard 9 mois suivant l’injection de la dernière dose du schéma de primo-vaccination (une dose du vaccin Janssen ou deux doses des vaccins Moderna ou Pfizer). 

    « Pour les voyageurs non vaccinés, l’obligation de présenter un test négatif pour se rendre en France demeure, mais les mesures à l’arrivée (test, isolement) sont levées lorsqu’ils viennent de pays de la liste verte, caractérisée par une circulation modérée du virus », précise le ministère. « Lorsque les voyageurs non vaccinés viennent d’un pays de la liste orange, ils doivent continuer de présenter un motif impérieux » et seront toujours soumis à « un test aléatoire à leur arrivée ». « Les voyageurs qui seraient testés positifs devront s’isoler, conformément aux recommandations de l’Assurance maladie », ajoute le site du ministère.

    Pour rappel, voilà la liste des pays dits verts pour les autorités françaises, c’est à dire que tous les voyageurs provenant d’un des Etats de cette liste, n’ont aucune démarche à effectuer ou test à présenter.

    États membres de l’Union européenne ainsi que Andorre, l’Islande, le Liechtenstein, Monaco, la Norvège, Saint-Marin, la Suisse et le Vatican.

    S’y ajoutent les pays et territoires suivants : l’Afrique du Sud, l’Albanie, l’Angola, Antigua-et-Barbuda, l’Arabie Saoudite, l’Argentine, Aruba, Azerbaïdjan, les Bahamas, le Bahreïn, le Bangladesh, Barbade, le Belize, le Bénin, la Birmanie, la Bolivie, Bonaire, Saint-Eustache et Saba, la Bosnie-Herzégovine, le Botswana, le Bhoutan, le Burkina Faso, le Burundi, le Brésil, le Cambodge, le Cameroun, le Canada, Cap Vert, le Chili, la Colombie, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, la Corée du Sud, le Costa-Rica, Cuba, Curaçao, Djibouti, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Équateur, Eswatini, les États-Unis, l’Éthiopie, les Fidji, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée équatoriale, la Guinée Bissau, Grenade, le Groënland, le Guatemala, le Honduras, Hong-Kong, les Îles Féroé, l’Île Maurice, les Îles Salomon, les Îles Turques-et-Caïques, les Îles Vierges britanniques, les Îles Vierges des États-Unis, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, la Jamaïque, le Japon, la Jordanie, le Kazakhstan, le Kenya, Kiribati, le Kosovo, le Koweït, le Laos, le Lesotho, le Liban, le Libéria, la Macédoine du Nord, Madagascar, la Malaisie, le Malawi, les Maldives, le Maroc, la Mauritanie, le Mexique, la Moldavie, la Mongolie, le Monténégro, Montserrat, le Mozambique, la Namibie, le Népal, le Nicaragua, le Niger, le Nigeria, la Nouvelle-Zélande, Oman, l’Ouganda, le Pakistan, le Panama, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay, le Pérou, les Philippines, Porto-Rico, le Qatar, la République démocratique du Congo, la République dominicaine, le Royaume-Uni, le Rwanda, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Salvador, les Samoa, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, la Serbie, les Seychelles, le Soudan, le Soudan du Sud, le Sri Lanka, Taïwan, la Tanzanie, le Tchad, le Timor oriental, le Togo, la Tunisie, la Turquie, Trinité-et-Tobago, l’Ukraine, l’Uruguay, le Vanuatu, le Venezuela, le Vietnam, la Zambie et le Zimbabwe.

    Union Européenne

    Comme dit plus haut, si votre trajet s’effectue en France, le passe vaccinal n’est plus exigé pour prendre l’avion, un train ou un car de longue distance depuis le 14 mars 2022. Mais si vous voyagez depuis ou à destination de l’étranger, les règles sanitaires sont différentes en fonction des pays.

    Au sein même de l’Union européenne, certains pays continuent d’exiger un test négatif, une preuve de vaccination ou un certificat de rétablissement à la Covid-19. Pour se rendre dans les pays de l’Union Européenne comme le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Italie, il est encore obligatoire de présenter un certificat COVID numérique de l’UE.

    Pour rappel, si vous avez un schéma de vaccination français (une dose de vaccin Janssen ou deux doses de Moderna ou Pfizer), le certificat COVID numérique de l’UE est valable du 14e jour au 9e mois (270 jours exactement) « suivant l’administration de la dernière dose du schéma de primovaccination » précise le site officiel de l’Union Européenne. Si vous avez effectué une dose de rappel (pour les voyageurs de plus de 18 ans en complément du schéma de vaccination initial), votre certificat COVID numérique de l’UE n’a alors aucune limite de validité pour l’instant.

    Si vous avez été vacciné dans votre pays de résidence avec l’un des vaccins cités dans ce paragraphe, il faut simplement faire reconnaitre votre preuve de vaccination par une autorité sanitaire ou consulaire compétente. Si vous avez été vacciné avec les injections russes ou chinoises, vous serez considéré comme non-vacciné.

    Et le reste du monde ?

    Trouver où voyager avec une seule dose de vaccin, savoir si le passe vaccinal ou sanitaire est requis dans le pays dans lequel on souhaite se déplacer ou encore s’informer sur les derniers changements des règles et restrictions liées à la Covid-19 dans le monde… Autant de recherches qui peuvent s’avérer être de véritables casse-tête depuis le début de la pandémie. C’est pour faciliter le travail aux voyageurs que Samuel, un Toulousain qui travaille dans le secteur de l’aéronautique, a créé le site Le Voyageur Masqué.

    Le principal atout du site Le Voyageur Masqué est la carte actualisée des pays ouverts aux Français, vaccinés ou non, avec plusieurs filtres possibles. Il y a d’abord les filtres au départ : voyager vacciné ou non, sans test PCR au départ, sans test à l’arrivée, sans assurance voyage, ou encore sans motif impérieux ou quarantaine. Il y a ensuite les filtres sur place : bars et restaurants ouverts, sans confinement ni couvre-feu avant minuit, mais aussi sans passe sanitaire ou vaccinal.

    Une fois les filtres sélectionnés, les destinations apparaissent, classées par couleurs : verte pour les pays ouverts à tous, jaune pour les pays ouverts avec restrictions, rouge pour les pays ouverts avec quarantaine, noir pour les pays fermés, sauf motifs impérieux.

    Toutes ces informations ne sont bien évidemment pas exclusives, et il est possible de les trouver ailleurs, mais l’outil se révèle être un concentré de conseils aux voyageurs, très pratiques pour anticiper un séjour à l’étranger. L’on peut par exemple trouver des lieux où effectuer des tests à l’étranger, ou lire des retours d’expérience d’autres voyageurs.

  • Education et Justice, les plans des ministres pour les expatriés

    Education et Justice, les plans des ministres pour les expatriés

    Deuxième volet de nos interviews glanées au fil de la soirée électorale du 24 avril 2022. Dans les coulisses du meeting célébrant la victoire d’Emmanuel Macron, nous sommes allés à la rencontre des Ministres qui ont inventé le programme du Président de la République. Avec eux, nous abordons les sujets propres aux expatriés. Dans ce second épisode, on évoque l’Education et la Justice.

    Des bourses mieux dotées

    Avec Jean-Michel Blanquer, on aborde le soutien massif des Français établis hors de France à Emmanuel Macron lors de ce second tour. Dans un deuxième temps, il répond à notre question sur le coût pour les familles de l’enseignement à l’étranger. Il y répond franchement sans détour, évoquant la situation du pays mais aussi un plan de revalorisation de l’enveloppe dédiée aux bourses scolaires sur les 5 années à venir. Est-ce que le nouveau gouvernement gardera ce cap ? A suivre…

    Jean-Michel Blanquer – Ministre de l’Education Nationale

    Généraliser le transfèrement

    Au gré des allées du Champ-de-Mars, nous avons rencontré Eric Dupond-Moretti, le Garde des Sceaux, soit le ministre de la Justice de la République française. Comme tous nos invités, il est revenu longuement sur le rôle d’Emmanuel Macron en France et à l’étranger, ne manquant pas de souligner un bilan qu’il juge exemplaire.

    A la fin de cette courte séquence, nous évoquons avec lui le cas de Fabien Azoulay, Français de New-York incarcéré en Turquie dans des conditions difficiles du fait de sa confession et de son orientation sexuelle. Notre compatriote a pu bénéficier d’une mesure de transfèrement. Cette mesure permet à un Français condamné dans un pays d’effectuer la peine en France et, cela a tout son importance, de l’adapter au droit français. Une disposition qui fut peu utilisée avant l’arrivée de Dupond-Moretti place Vendôme et qu’il désire voir se généraliser. Une bonne nouvelle pour ceux emprisonnés pour des motifs non-condamnables en France ou au moins dans des proportions moindres.

    Eric Dupond-Moretti – Garde des sceaux

    Regardes les interviews des ministres

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