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  • Quel est le bilan d’Emmanuel Macron ?

    Quel est le bilan d’Emmanuel Macron ?

    Élu en 2017 avec une étiquette progressiste et la promesse d’être « ni de droite, ni de gauche », 5 ans après, quel est le bilan d’Emmanuel Macron alors que s’ouvre son second mandat ?

    Un quinquennat marqué par les crises

    Dans un quinquennat bousculé par les crises politiques (affaire Benalla), sociales (« gilets jaunes », réforme des retraites), sanitaire (Covid-19) et désormais la guerre en Ukraine, le chef de l’Etat sortant a pu réaliser certaines promesses mais a dû en laisser d’autres sur le bord du chemin.

    Sur le plan sociétal, Il se voulait progressiste, mais s’est révélé conservateur pour certains. En économie, si on note qu’il existe plus d’entreprises et que le chômage a reculé, on ne peut que constater des comptes publics grevés par la crise de la Covid-19… 

    Regardez le reportage de TV5MONDE

    « Un populiste d’extrême-centre (…) qui détruit plus qu’il ne construit », c’est le bilan du premier mandat d’Emmanuel Macron aux yeux de Michel Wievorka.

  • Les zones rurales de l’UE sont confrontées au « moment le plus difficile du siècle »

    Les zones rurales de l’UE sont confrontées au « moment le plus difficile du siècle »

    Les zones rurales de l’Union européenne sont confrontées au moment le plus difficile du siècle, a confié le ministre espagnol de l’Agriculture Luis Planas au partenaire d’EURACTIV, EFE Agro, ajoutant que l’Espagne cherche à sécuriser l’approvisionnement alimentaire tout en conservant les ambitions écologiques de son plan stratégique national (PSN) soumis dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC).

    Le ministre espagnol de l’Agriculture Luis Planas ©Euractiv

    « Pendant quelques années, nous avons eu des marchés qui fonctionnaient comme une horloge d’un point de vue logistique jusqu’en 2020. D’abord, à cause de la Covid-19 et ensuite avec la guerre, nous vivons à présent le moment le plus difficile, et la grande question est de savoir comment nous pouvons résoudre cela ensemble, avec une volonté de se prêter main forte », a déclaré le ministre.

    Alors que la guerre en Ukraine — qui est un important fournisseur de l’Espagne — a créé un nouveau « facteur d’incertitude », M. Planas a expliqué que garantir la production agricole était une « priorité », mais que cela devait se faire « sans perdre l’orientation circulaire » des économies et, en particulier, de la production agroalimentaire.

    Par ailleurs, selon le ministre, une tendance inverse « conduirait à l’épuisement des ressources disponibles sur la planète ».

    Le ministre a souligné que son objectif est de garantir l’approvisionnement alimentaire, en tenant compte de la hausse des prix de l’énergie, de la baisse de la production et des effets de la guerre sur le blocage des exportations via la mer Noire, tout en maintenant le cap stratégique consistant à « produire davantage avec moins de ressources naturelles ».

    « Ce n’est pas un dilemme car nous savons clairement vers quoi nous nous dirigeons, et c’est le constat qu’en 2050, environ 10 milliards de personnes devront être nourries par une surface agricole qui va “à peine” croître, et un cheptel bovin qui ne va pas augmenter.»

    Le PSN, le « projet le plus important » pour l’agriculture espagnole depuis 1959

    La Commission européenne a renvoyé, le 31 mars dernier, la première évaluation du plan stratégique national espagnol pour la période 2023-2027 de la PAC.

    Par le biais de ce PSN, les États membres de l’UE exposent la manière dont ils entendent atteindre les neuf objectifs de la PAC réformée à l’échelle de l’Union.

    Selon M. Planas, il s’agit du « projet le plus important » pour l’agriculture espagnole depuis le plan de stabilisation de 1959, soit avant l’existence du programme de subventions agricoles de l’Union.

    Pour relever ce défi majeur, l’Espagne misera sur l’innovation, la numérisation et des technologies telles que l’édition génétique pour augmenter la production « de manière durable », a expliqué M. Planas.

    L’Espagne recevra 47 724 millions d’euros au titre du budget de la PAC pour la période 2023-2027, montant qui sera porté à 55 millions d’euros grâce à l’aide supplémentaire apportée par l’instrument temporaire Next Generation EU, conçu pour aider l’Union à se redresser après la pandémie de Covid-19.

    Toutefois, Bruxelles a recommandé à l’Espagne de modifier son PSN afin d’accroître les efforts en matière d’environnement et de tenir compte de la nouvelle situation résultant de la guerre en Ukraine.

    L’Espagne espère respecter les délais et demandera à l’exécutif européen d’approuver la version finale de son plan stratégique au cours du premier semestre de 2022 afin de donner aux agriculteurs des certitudes avant les plantations d’automne.

    Dernières décisions

    Lors de la dernière réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE à Luxembourg, les États membres ont convenu de communiquer des données sur les stocks privés de céréales et d’oléagineux, ce qui constitue une première étape vers la création d’une réserve agricole européenne d’urgence.

    M. Planas s’en est félicité et a souligné que, bien que l’approvisionnement alimentaire soit garanti, les consommateurs espagnols constatent une augmentation des prix.

    L’indice espagnol des prix à la consommation (IPC) pour le mois de mars a augmenté de 6,8 % en glissement annuel, avec une montée en flèche des prix des huiles comestibles (+32,1 %).

    Le gouvernement espagnol a complété les mesures prises par l’UE pour répondre à la guerre en Ukraine par un décret-loi royal dans le cadre du plan stratégique national de la PAC afin de mieux répondre aux conséquences économiques et sociales découlant de cette guerre.

    Ce plan est doté de 93,47 millions d’euros pour le secteur de l’agriculture et de l’élevage.

  • Où se créent et se développent les licornes ? 

    Où se créent et se développent les licornes ? 

    Les vagues technologiques, les ruptures économiques interviennent souvent sur des petits territoires comme la Silicon Valley ou la Route 128 à Boston. La Silicon Valley a donné au monde, entre autres, Hewlett-Packard (fondé à Palo Alto en 1939), Intel (Mountain View, 1968), Apple (Los Altos, 1976), Google (Menlo Park, 1998) et Uber (San Francisco, 2009). Durant plusieurs années, cette vallée a capté une grande partie des financements de capital-risque. San Francisco abrite 136 licornes (start-up de moins de dix ans valorisées au minimum un milliard de dollars), dont 220 dans l’ensemble de la vallée, plus que dans tout autre endroit dans le monde.

    Le monde compte plus de 1 000 licornes dont près de la moitié sont situées en dehors des États-Unis 

    Aujourd’hui, de nouveaux centres se créent tout autour de la planète. 45 pays ont des licornes qui se concentrent dans quelques villes ou territoires. En France, Paris et le plateau de Saclay sont les principaux lieux d’accueil. Au total, le monde compte plus de 1 000 licornes dont près de la moitié sont situées en dehors des États-Unis. L’internationalisation s’accélère. Le poids du capital-risque investi dans les start-up américaines est passé de 84 % il y a deux décennies à moins de la moitié en 2021. La diffusion du capital-risque reflète la croissance de la technologie ces dernières années. En Inde, Bangalore, capitale de l’État de Karnataka et plus important pôle de la haute technologie du pays, accueille un nombre important de start-up et de licornes. En 2021, les 26 licornes de la ville ont attiré pour plus de 13 milliards de dollars de financement. Parmi les lieux phares de la scène des start-up, figurent Pékin, Londres ou Tel-Aviv, dont le rayonnement est mondial. En France, le plateau de Saclay émerge comme un des principaux pôles de création de richesses en région parisienne

    Licornes soutenues par le gouvernement français en 2021 et 2022

    Une nouvelle agglomération prend forme autour des grandes écoles et des centres de recherche. Elle attire de nombreux cadres à la recherche d’emplois à forte valeur ajoutée et de conditions de vie agréables. Parmi les autres agglomérations phares pour les start-up, il faut citer également Singapour ou São Paulo. La carte de l’innovation mondiale se redessine, plus dispersée, plus diversifiée et plus compétitive. L’interconnexion de ces centres de création est importante sauf en ce qui concerne la Chine qui développe une politique de développement technologique plus écocentrée. 

    Les entreprises de la haute technologie se localisent essentiellement dans les pôles les plus dynamiques de chaque pays. Près de 40 % de ces licornes sont rassemblées dans les pôles leaders. Entre 2011 et 2021, la part de la première ville dans le financement national du capital-risque est passée de moins de 50 % à près de 70 % pour Londres, de 24 % à 60 % pour Berlin et de 15 % à 34 % pour Bangalore.

    L’arrivée de générations « Digital Natives » formées aux nouvelles technologies 

    Les start-up et les licornes se développent dans des bassins d’emploi interconnectés, ouverts sur l’extérieur et dotés d’établissements d’enseignement supérieur et de centres de recherche. Bangalore possède plus de 70 grandes écoles. Le plateau de Saclay accueille HEC, Polytechnique, l’Université d’Orsay et bien d’autres établissements renommés. La Silicon Valley bénéficie de la proximité de Stanford ou de l’Université de Californie à Berkeley. Tel-Aviv compte à la fois des universités et des centres de recherche des services de renseignement israéliens. La multiplication des centres d’accueil des start-up et licornes est facilitée par la diffusion de l’Internet à haut débit et par l’arrivée de générations « Digital Natives » formées aux nouvelles technologies. Les investisseurs sont, par ailleurs, à l’affût des opportunités de peur de manquer une bonne opération. La notion « d’économies d’agglomération » joue à plein. 

    Malgré les apports d’Internet, du cloud, la concentration sur un petit territoire demeure une voie clef du succès en raison des rendements d’échelle croissants. Il est plus facile de faire des affaires et de recruter quand les fournisseurs et les viviers de talents (universités, grandes écoles, centres de recherche) sont sur place. Les idées circulent plus facilement lorsque les employés d’entreprises rivales fréquentent les mêmes lieux (restaurants, bars, salles de sport, écoles des enfants). L’essor du télétravail ne devrait pas modifier la donne. 

    Les fondateurs ou les dirigeants de start-up et de licornes sont souvent des immigrés de plus ou moins fraîche date 

    La présence d’universités et de centres de recherche ne suffit pas pour créer un pôle d’accueil et de développement de licornes. Tokyo, malgré l’existence d’établissements d’enseignement supérieur de renom et d’entreprises technologiques comme Sony, ne figure pas parmi les villes phares pour les start-up. Le contexte économique marqué par la domination des keiretsu (conglomérats) n’est pas propice à la naissance des start-up. Par ailleurs, le pays demeure peu ouvert aux cultures extérieures. Le pays s’est classé 53e au monde en termes de maîtrise de l’anglais, moins de 8 % des Japonais le parlent couramment. Les étrangers ont du mal à s’imposer dans les milieux d’affaires tokyoïtes. Les capital-risqueurs extérieurs ne sont pas les bienvenus. 

    Les fondateurs ou les dirigeants de start-up et de licornes sont souvent des immigrés de plus ou moins fraîche date. 60 % des entreprises technologiques américaines les plus importantes ont été créées par des immigrants ou par leurs enfants. Les centres européens tels que Berlin, Londres et Paris ont d’importantes populations d’immigrants. La Chine manque de fondateurs étrangers, mais ses pôles de création de start- up comme Shanghai et Shenzhen attirent de nombreux rapatriés qui ont étudié ou travaillé à l’étranger notamment aux États-Unis. 

    Dans certains cas, les administrations publiques peuvent apporter un soutien direct pour faciliter le développement des start-up avec des résultats contrastés. En 1999, l’Allemagne a versé 1,5 milliard d’euros pour créer un cluster bavarois qui n’a pas donné naissance à des licornes. La France a lancé un grand programme national en 2005 visant à créer des pôles de compétitivité sur tout le territoire. Comme chaque région voulait son ou ses pôles, il en a résulté un saupoudrage improductif des crédits alloués. Le soutien accordé par l’État, la Caisse des Dépôts et par des régions à Qwant afin que la France puisse posséder son moteur de recherche national n’a pas été couronné de succès. Le moteur de recherche est désormais hébergé par Microsoft et la filiale destinée à concurrencer Apple Music ou Spotify a été fermée. 

    En 2009, Josh Lerner de la Harvard Business School concluait que « pour chaque intervention gouvernementale efficace, il y a eu des dizaines, voire des centaines, d’échecs, où des dépenses publiques substantielles n’ont pas porté leurs fruits ».

  • Fiscalité, double imposition, frontaliers, les engagements des ministres pour les expatriés

    Fiscalité, double imposition, frontaliers, les engagements des ministres pour les expatriés

    Une partie de la rédaction du site Lesfrancais.press était dans les coulisses de l’évènement, à Paris sur le Champ-de-Mars, marquant la victoire d’Emmanuel Macron au soir du second tour de l’élection présidentielle ce dimanche 24 avril 2022.

    Nous avons rencontré les ministres chargés des sujets au cœur de la vie des Français de l’étranger. Economie, Europe, exportation, mais aussi éducation et justice sont les thèmes que nous avons pu aborder avec Bruno Le Maire, Clément Beaune, Franck Riester, Jean-Michel Blanquer et Eric Dupont- Moretti.

    Aujourd’hui, on s’intéresse à la résidence de repli, aux problèmes liés à la double imposition, aux frontaliers et au soutien à l’export.

    « Toutes les promesses seront tenues » – Bruno Le Maire

    On commence avec une proposition phare du programme d’Emmanuel Macron, la résidence de repli. Le député Modem Frédéric Petit ou le sénateur LR Ronan Le Gleut avaient proposé, pendant la dernière mandature, la création d’une « résidence principale délocalisée ». Refusée à l’époque, la résidence de repli est désormais dans les « tuyaux ».

    L’idée est de proposer aux Français de conserver une résidence en France qui leur permettrait d’accéder à de nombreuses dispositions dont certaines fiscales. Bruno Le Maire nous en parle dans la vidéo ci-dessous.

    Bruno Le Maire – Ministre de l’Economie – 24 avril 2022 – Champ-de-Mars

    « On doit prendre en compte leur problématique » – Clément Beaune

    Avec Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, on revient sur l’attachement des expatriés à l’Europe. On en profite pour évoquer les soucis rencontrés par nos compatriotes sur le plan fiscal avec un zoom sur la situation des frontaliers, sans oublier les fonctionnaires franco-belges sévèrement doublement imposés.

    Il revient aussi sur la crise sanitaire et les dispositions prises au sein de l’Union européenne. Tous les détails dans l’interview de 3 minutes de Clément Beaune.

    Clément Beaune – Secrétaire d’Etat aux affaires européennes – 24 avril 2022 – Champ-de-Mars

    « La façon dont le président a incarné le pays fut un atout pour les expatriés » – Franck Riester

    Franck Riester, le ministre chargé du commerce extérieur, revient lui sur le rayonnement de la France, atout indispensable pour la réussite des expatriés, par Emmanuel Macron. Avec notre journaliste, est abordé le lien particulier entre les Français de l’étranger et le Président de la République. A regarder dans la vidéo ci-dessous.

    Franck Riester – Ministre du commerce extérieur – 24 avril 2022 – Champ-de-Mars

    3 interviews pour répondre aux expatriés

  • L’élection présidentielle à Londres : immersion

    L’élection présidentielle à Londres : immersion

    Ce dimanche 24 avril 2022, l’élection présidentielle à Londres et dans tout le Royaume-Uni appelait 117 000 Français à participer. Ils ne sont que 47 194 à s’être déplacés pour le second tour, soit une participation de 40,48%. Sur la circonscription d’Ecosse, qui inclut Edimbourg, Aberdeen et Glasgow, le taux de participation était de 50,54%. 

    Au Royaume-Uni, Emmanuel Macron a obtenu 92,88% des voix (92,96% sur la circonscription de Londres et 91,44% en Écosse). 

    Marine Le Pen quant à elle, a toujours du mal à convaincre les Français du Royaume-Uni. La candidate du Rassemblement National a légèrement amélioré son score par rapport à 2017, puisqu’elle a atteint les 7,12% (7,04% sur la circonscription de Londres et 8,56% en Écosse). 

    Les attentes des expatriés 

    À la sortie du bureau de vote au Lycée Français à South Kensington, Xavier Kreiss, un Français habitant à Londres depuis quelques années, nous a confié que cinq ans de plus avec Emmanuel Macron sera “une poursuite du programme qu’il avait déjà entamé depuis quelques années. Les deux candidats ont des idées radicalement différentes.” 

    Les Français de l’étranger concernés par le changement climatique

    Au Royaume-Uni, le candidat d’EELV, Yannick Jadot, a fait un bon score au premier tour. Il est arrivé 3e derrière Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. 

    Ranty nous a confié qu’elle souhaite pour les cinq prochaines années “plus de changement au niveau climatique et plus d’opportunités pour les jeunes. Il faut qu’on nous donne cette chance d’accéder à des postes malgré nos diplômes. C’est ce que j’attends du gouvernement”.

    « J’étais radié de la liste« 

    Beaucoup d’expatriés ont pu voter mais Antonio nous a expliqué qu’il a été radié de la liste électorale. “Je ne sais pas pourquoi. Je me suis réinscrit pour les législatives parce que c’était la seule possibilité. Les enjeux aujourd’hui sont très importants. Je sais que les gens critiquent Macron mais de toute façon la situation était très difficile partout dans le monde. Il faut tenir compte qu’il y a eu cette épidémie de la Covid. Ça a été difficile en France et ici en Angleterre. On ne peut pas être trop dur avec Macron parce qu’il a fait le nécessaire ».

    Choisissez Molière !”

    À la sortie du bureau de vote, Edith, une comédienne française installée au Royaume-Uni distribuait avec la metteur en scène des tracts à l’occasion du 400ème anniversaire de la naissance de Molière. La metteur en scène Marianne Badrichani, l’actrice Edith Vernes, et la productrice Nathalie Berrebi reviennent avec un montage théâtral inédit, créé à partir des plus grandes scènes de Molière (Tartuffe, Don Juan, les Femmes Savantes, le Misanthrope, etc.) en mai au Chelsea Theatre à Londres. “On a décidé de monter un spectacle avec des textes de Molière en français à Londres avec des sous-titres anglais. Comme c’est en français on s’est dit que devant le Lycée Français on trouverait une grande communauté de Français parce qu’ils allaient voter ce dimanche. On attend beaucoup de choses dans les cinq ans qui viennent. Personnellement pour la culture aussi. Il faut mettre des moyens pour que la culture puisse se développer, pour donner la chance à tous les acteurs culturels de s’exprimer. Souvent la culture c’est un peu le parent pauvre de la politique, or c’est très important. Il n’y a pas que ça. Il y a aussi l’économie et la santé. Je suis là pour défendre la culture et la faire rayonner au Royaume-Uni. 

    L’Ukraine et une Europe de la Défense 

    Emmanuel, qui venait de voter, souhaite dans les cinq ans qui viennent, “que Macron dans les médias aide l’Ukraine beaucoup plus qu’il ne l’a fait. Qu’il prouve que l’Europe de la défense est une réalité et pas quelque chose qu’il promet indéfiniment.” 

    Qu’on arrête de parler de religion”

    Comme Ranty, Kelly attend que dans les cinq prochaines années “on s’occupe un peu plus de la question du climat. J’attends qu’on s’intéresse aussi à toutes les classes sociales et j’attends aussi qu’on arrête de se focaliser sur toutes les questions qui n’ont aucun intérêt comme la religion”. 

    L’organisation était très bonne”

    Un homme qui voulait rester anonyme nous a dit que “le vote s’est très bien passé. L’organisation était très bonne. Le Consulat peut en être fier. Tout était bien géré. Il y avait juste à venir pour voter. Tout est parfait. Pour les cinq prochaines années, j’attends du progrès dans beaucoup de directions. Il faut une priorité dans le cadre économique.”

    Les Français au Royaume-Uni vont sans doute suivre les premières semaines de la réélection d’ Emmanuel Macron et de la nomination d’un nouveau Premier Ministre ou une nouvelle Première Ministre ainsi que la composition du nouveau gouvernement. En juin il y aura les législatives. Les expats pourront voter en ligne cette année. 

    Il est à noter que les médias britanniques s’intéressaient tout particulièrement à cette élection présidentielle. Pour eux c’était un référendum pour ou contre l’Europe. 

  • La nouvelle doyenne de l’humanité est française

    La nouvelle doyenne de l’humanité est française

    Sœur André, une religieuse française de 118 ans, la plus âgée de nos compatriotes, est désormais la nouvelle doyenne de l’Humanité, après la mort annoncée lundi de Kane Tanaka, une Japonaise de 119 ans. 

    Qui était Kane Tanaka ?

    Kane Tanaka était née le 2 janvier 1903 dans le département de Fukuoka (sud-ouest du Japon) : cette année-là, les frères Wright effectuaient le premier vol motorisé et Marie Curie devenait la première femme à remporter un prix Nobel.

    Elle était relativement en bonne santé jusqu’à récemment et vivait dans une maison de retraite dans son département natal, où elle aimait les jeux de société, la résolution de problèmes de mathématiques, le soda et le chocolat.

    Plus jeune, Mme Tanaka avait géré plusieurs commerces, dont une boutique de nouilles et un magasin de gâteaux de riz. Elle s’était mariée en 1922, donnant naissance à quatre enfants et adoptant un cinquième.

    Elle avait prévu de participer en fauteuil roulant au relais de la flamme des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, mais y avait renoncé à cause de la pandémie.

    Lorsque le Livre Guinness des records lui avait décerné en 2019 le titre de la personne vivante la plus âgée au monde, on lui avait demandé quel était le moment le plus heureux dans sa vie. Sa réponse: « Maintenant ».

    Sœur André, une religieuse française de 118 ans

    Sœur André, née Lucile Randon le 11 février 1904 à Alès, dans le sud de la France, et qui vit maintenant à Toulon, en bord de Méditerranée, était sa cadette de 13 mois à peine.

    Elle est heureuse, elle aime bien qu’on ait de l’attention pour elle et elle a tout de suite eu une pensée pour tout le personnel de l’Ehpad », établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, où elle vit, a indiqué à l’AFP son attaché de presse, David Tavella. « Mais ce n’est qu’une étape, sourit-il, car son objectif ultime c’est de battre Jeanne Calment (ndlr: la Française morte à 122 ans à Arles, dans le sud de la France, en 1997) ».

    Même si aucun organisme officiel ne décerne le « titre » de doyen, sœur André devient bien la doyenne, et de loin, puisque la troisième, une Polonaise, a 115 ans », a indiqué à l’AFP Laurent Toussaint, qui participe à la base internationale IDL, en lien avec l’Institut français des études démographiques (Ined).

  • Est-ce que le système politique français est à bout de souffle ?

    Est-ce que le système politique français est à bout de souffle ?

    56% des Français souhaitent une cohabitation… 64% ne veulent donc pas d’une victoire de LaRem aux législatives. La démonstration d’un système politique français en fin de course ?

    Un frein institutionnel

    Depuis la mise en place du quinquennat en octobre 2000, aucun président élu n’a essuyé de défaite aux législatives. Cette réforme constitutionnelle, venue enterrer le septennat, avait justement pour objectif d’éviter le risque de cohabitation. L’alignement des calendriers électoraux – l’élection présidentielle est désormais systématiquement suivie des élections législatives – a ainsi contribué à minimiser l’hypothèse de majorités discordantes entre l’Elysée et l’Assemblée.

    « Quand arrive le scrutin législatif, il est encore saturé par la dynamique présidentielle. Les présidents bénéficient d’une forme de légitimisme de la part de leur électorat et du découragement des électeurs des candidats qui ont perdu »

    Olivier Rouquan, politologue et chercheur associé au Centre d’études et de recherches de sciences administratives et politiques (Cersa) à l’université Panthéon-Assas.

    Si ce cadre institutionnel minimise les possibilités de cohabitation, deux sondages publiés dimanche démontrent que les Français, eux, y sont favorables. Selon l’enquête menée par l’institut OpinionWay pour Europe 1 et CNews, 63 % des sondés souhaitent qu’Emmanuel Macron « ne dispose pas d’une majorité et soit contraint à une cohabitation ». Et ils sont 56 % à exprimer le même souhait selon un sondage Ipsos Sopra-Steria. « Mais c’était déjà le cas en 2017 », tempère Olivier Rouquan. A l’époque, près d’un Français sur deux (49 %) espérait que les législatives donnent « une autre majorité à l’Assemblée » que celle qui avait élu Emmanuel Macron président, selon une étude Kantar Sofres-OnePoint, réalisée pour RTL, Le Figaro et LCI.

    Un indispensable jeu d’alliances

    Pour obtenir une majorité de députés à l’Assemblée – il faut en réunir au minimum 289 – les partis d’opposition vont devoir franchir de nombreux obstacles. « Le Parti socialiste et les Républicains se sont certes effondrés à la présidentielle, mais ils restent encore bien implantés au niveau local. Si LFI semble avoir pris le leadership auprès des électeurs de la gauche modérée et radicale, cet avantage est loin d’être consolidé localement », estime Jessica Sainty, enseignante-chercheuse en sciences politiques à l’université d’Avignon. Conscient des enjeux, le parti de Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà engagé des discussions bilatérales avec EELV, le PCF et le NPA. Plus ouverte à la discussion qu’en 2017, LFI espère aboutir à un accord avant la fin avril avec un « programme partagé » par les différents partis de gauche.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

    Dominique ROUSSEAU, juriste, professeur de droit constitutionnel, auteur du livre « Six thèses pour la démocratie continue » est avec nous ce soir pour en parler.

  • Après la présidentielle, cap sur les élections législatives

    Après la présidentielle, cap sur les élections législatives

    Avec 58,54 % des voix, les Français ont décidé de reconduire Emmanuel Macron comme chef de l’État dimanche 24 avril. Mais les oppositions sont plus déterminées que jamais à priver le président de la République tout juste réélu de sa majorité parlementaire.

    Comme EURACTIV France le rapportait il y a quelques semaines, tous les partis s’organisent pour les législatives qui se dérouleront dans moins de deux mois. Les équilibres du paysage politique français pourraient être remis en question à cette occasion.

    Quels peuvent être les scénarios ?

    Une majorité d’extrême droite ou d’extrême gauche « improbable »

    Selon Thanassis Diamantopoulos, professeur de sciences politiques à l’Université d’Athènes et spécialiste du régime français, l’hypothèse d’une majorité à l’Assemblée nationale d’extrême droite ou d’extrême gauche est « improbable », en dépit des scores historiquement hauts des partis de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.

    En France, le système électoral majoritaire uninominal à deux tours a pour conséquence que « même majoritaires, les extrêmes ne peuvent pas gagner les élections parlementaires. […] Ils n’ont pas de potentiel d’alliance », et il est plus simple pour « les forces autour du centre de s’allier », a indiqué M. Diamantopoulos à EURACTIV France.

    Mais, ces derniers jours, Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel à ses partisans : « je vous demande de m’élire Premier ministre ».

    Entre le fait « qu’il n’y aura pas de désistements » au profit du parti de M. Mélenchon et la « sous-représentation des extrêmes », l’éventualité que son appel se traduise dans la réalité des urnes demeure lointaine. Autre élément qui joue en défaveur des partis les plus radicaux : « il y a deux expressions ‘antisystème’, une qui se situent vers l’extrême droite et l’autre vers la gauche ».

    C’est pour ces raisons que huit députés ont été élus sous les couleurs du Rassemblement national en 2017, malgré une qualification au second tour de l’élection présidentielle, et que le mouvement de M. Mélenchon en avait fait élire dix-sept. Des résultats très en deçà des résultats globaux au niveau national.

    La (nouvelle) tentative d’une union de la gauche

    À gauche, l’urgence d’une union se fait sentir tant auprès des cadres que des électeurs, pour avoir à nouveau de l’influence et espérer imposer une majorité sociale et écologique à Emmanuel Macron.

    Contactée par EURACTIV France, Sylvie Guillaume, eurodéputée socialiste, espère que « les législatives [permettront] de rétablir un meilleur équilibre, car la présidentielle n’est pas un blanc-seing » au profit du président nouvellement élu.

    Même son de cloche chez les insoumis – les partisans de Jean-Luc Mélenchon –, qui veulent croire à un rassemblement de la gauche : l’eurodéputée Leïla Chaibi a déclaré à EURACTIV France que son mouvement « fait appel à ceux qui ne se sentent pas représentés, à ce troisième bloc populaire […] qui a la possibilité de prendre sa revanche » et admet être en discussion avec les autres forces de gauche, pour s’accorder sur « un socle commun ».

    L’appel de M. Mélenchon et de ses soutiens semble avoir été entendu par les autres mouvements de la gauche. L’eurodéputé Europe Ecologie Les Verts David Cormand a indiqué à EURACTIV France que « les forces politiques écologistes et de gauche doivent s’organiser pour peser ensemble si elles ne souhaitent pas se condamner à perdre séparément ».

    Léon Deffontaines, président du Mouvement des Jeunes communistes, a confié à EURACTIV France son espoir de voir « les idées d’égalité, de partage, de solidarité redevenir majoritaires ». Fabien Roussel, candidat communiste, a plaidé dimanche soir pour un « un accord global » de la gauche en exigeant que l’on « [tienne] compte des ancrages locaux et des différentes sensibilités à gauche », pour éviter que la répartition profite uniquement à La France insoumise. Pour rappel, ce parti a largement dominé la gauche lors du premier tour de la présidentielle.

    Pourtant, selon M. Diamantopoulos, même si « dans certaines circonscriptions [la gauche] pourrait faire élire certains députés » l’idée de « s’approcher de la majorité parlementaire c’est de la politique fiction ».

    Quelle majorité pour Emmanuel Macron ?

    Alors qu’il sera attaqué de toute part, l’enjeu, pour le camp présidentiel, est de s’assurer une majorité parlementaire en juin. Et il se montre confiant, par la voix de Gabriel Attal sur BFMTV-RMC lundi matin, porte-parole du gouvernement sortant et ténor de La République en Marche : « je suis convaincu que les Français donneront au président de la République les moyens d’agir pour les protéger, avec une majorité [à l’Assemblée nationale] ».

    Mais, pour y parvenir, n’ayant pas de marge de manœuvre faute d’alliances partisanes au-delà de la majorité existante, les soutiens d’Emmanuel Macron tâcheront de convaincre les électeurs d’autres sensibilités politiques ou, au mieux, de conclure des accords circonstanciels dans les territoires où cela est possible.

    Dans la lignée de la volonté affichée par le président nouvellement réélu, Thanassis Diamantopoulos juge possible la constitution d’une « majorité présidentielle qui commencerait aux anciens gaullistes et qui arriverait jusqu’à la charnière de la gauche, y compris même peut-être une partie du parti socialiste et bien sûr les écologistes ».

    Emmanuel Macron doit, selon M. Diamantopoulos, « faire un clin d’œil à l’égard des écologistes » dès le lendemain de l’élection. Sa promesse de nommer un Premier ministre « chargé de la planification écologique » irait en ce sens.

    La question est de savoir quand cette nomination interviendra… Thanassis Diamantopoulos avertit : « je ne suis pas certain que le Premier ministre soit la même personne » avant et après les élections législatives.

    Les résultats des élections législatives feront alors pencher le futur gouvernement vers la droite ou vers la gauche, en fonction du nombre d’élus par groupe parlementaire – et des choix d’alliance d’Emmanuel Macron. Pour rappel, en 2017 il avait choisi Edouard Philippe, de centre droit, même s’il n’y était pas contraint, ayant acquis une majorité solide à l’Assemblée, ainsi que plusieurs autres ministres de droite.

    Mais en analysant les scrutins des présidentielles et des législatives, M. Diamantopoulos rappelle qu’il faut toujours garder en tête la perspective historique dans laquelle s’inscrit la France, car « depuis plus de deux siècles, la France a toujours été dans une opposition radicale ». Voilà qui donne le ton des semaines et des années à venir.

  • Replay : le second tour des expatriés

    Replay : le second tour des expatriés

    Dimanche 24 avril, la radio StereoChic et la rédaction Lesfrancais.press se sont de nouveau associées afin de vous faire vivre en direct le second tour de la présidentielle. Tout au long de la soirée, les invités politiques et les correspondants se sont alternés pour décrypter le scrutin des Français de l’étranger. En parallèle, nos équipes étaient au Champ-de-Mars pour rencontrer les élus des expatriés présents, la presse internationale et les ministres chargés de sujets touchant les Français établis hors de France.

    Regardez la vidéo

    Les résultats des Français de l’étranger 

    Liste des candidatsVoix% Inscrits% Exprimés
    M. Emmanuel MACRON458 87432,1486,14
    Mme Marine LE PEN73 8305,1713,86
    Nombre% Inscrits% Votants
    Inscrits1 427 918
    Abstentions876 43261,38
    Votants551 48638,62
    Blancs15 2921,072,77
    Nuls3 4900,240,63
    Exprimés532 70437,3196,59

    Retour sur cette riche soirée

    Emmanuel Macron vient d’être réélu président de la République. Avec un score de 58,2% contre 41,8% pour Marine Le Pen, l’écart s’est fortement réduit par rapport à 2017. Denis Franceskin, représentant de la Fédération des Français de l’étranger pour le RN, et Samantha Cazebonne, sénatrice pour les Français hors de France LREM, ont réagi sur les ondes.

    Une meilleure organisation au deuxième tour 

    De manière générale, l’organisation du second tour de la présidentielle à l’étranger s’est bien mieux déroulée qu’au premier scrutin. Effectivement, après le chaos du week-end du 10 avril, les “consulats ont changé leur fusil d’épaule” comme l’a confié Mehdi Ben Lahcen, professeur au Portugal. Avant d’ajouter que “les vacances scolaires ont dû jouer un rôle non négligeable”. Effectivement, de nombreuses zones étant en période de vacances, plusieurs familles sont parties de leur pays et ont fait des procurations. Par conséquent, il y avait moins de monde dans les bureaux de vote, fluidifiant ainsi l’affluence. 

    La réaction aux résultats 

    La réaction de La République en Marche 

    Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger été invitée hier sur les ondes de StereoChic pour commenter la victoire du président réélu. Elle a félicité toutes les personnes qui ont contribué au projet du président de la République et notamment les Français de l’étranger. 

    La réaction du Rassemblement national 

    « Le résultat de ce [second tour de l’élection] représente en lui-même une éclatante victoire » a déclaré Marine Le Pen à la suite des résultats. Effectivement, avec 41,2% des scrutins en sa faveur, la candidate de l’extrême droite a réalisé le meilleur score de son parti à une élection présidentielle. Un avis qu’a partagé Denis Franceskin, représentant de la Fédération des Français hors de France pour le RN. 

    Invité également sur le plateau du Grand direct, il a partagé sa déception mais d’après lui le parti a encore de beaux jours devant lui. Il évoque ainsi les futures élections législatives, pour lesquelles son parti appelle au rassemblement « des personnes et non des partis”. 

    La perspective des Législatives 

    Comme nous l’avions notifié au lendemain du premier tour, les partis se préparent pour les élections législatives. De toutes parts, les appels à l’union se multiplient. A gauche, la France insoumise semble être la mieux placée pour demander aux autres partis de gauche à les rejoindre. Effectivement, arrivé troisième au premier tour de la présidentielle, et deuxième dans les scores à l’étranger, le parti de Jean-Luc Mélenchon est sur une bonne dynamique, contrairement au PS qui a obtenu le plus mauvais score de son histoire. 

    A droite, c’est Eric Zemmour qui a lancé le premier appel. La semaine dernière, il a réclamé “une grande union nationale”, rassemblant le RN, les LR, son parti Reconquête ! et Debout la France. Un message réitéré suite aux résultats de dimanche soir. 

    Un semblant de débat entre le RN, LFI et LREM 

    A la fin de l’émission, les représentants du Rassemblement national, de La France insoumise et de La République en marche, ont débattu sur le bilan du président réélu et sur la communauté des Français de l’étranger.

    Ecoutez le replay

  • Fête démocratique

    Fête démocratique

    Une élection est une fête. Vainqueurs, vaincus, à la fin, le vrai gagnant c’est la vie démocratique. Lors de la soirée électorale, lesfrancais.press était partout. Nous avons organisé un débat avec nos partenaires, StereoChic, également diffusé sur la French radio de Hong Kong, avec les représentants des candidats. Débat riche, direct, que nous organiserons à nouveau pour les élections législatives.

    Mars ou Boulogne ?

    A Paris, nous étions au Champ-de-Mars, avec notre équipe. Nous avions choisi ce lieu et non le bois de Boulogne pour trois raisons : la première, parce que nous avions anticipé, comme beaucoup, la victoire de Macron. 

    La deuxième, parce que les Français de l’étranger ont voté massivement en sa faveur. A noter que les consultations que nous avions organisées auprès de nos lecteurs avaient bien préfiguré leur vote. 

    La troisième parce que l’équipe de communication de Macron a répondu favorablement à nos demandes (et non celle de Le Pen). Nous avons filmé et interviewé de nombreux ministres que vous retrouverez dans les podcasts et vidéo sur notre site : Bruno Le Maire, Franck Riester, Eric Dupont-Moretti, Jean-Michel Blanquer, Clément Beaune… Fiscalité, économie, école, Europe, bureaucratie, nous leur avons posé des questions précises sur les Français de l’étranger, à vous de juger leurs réponses. 

    Où est la fête populaire ?

    Enfin l’ambiance : 1300 journalistes, une foule de jeunes militants qui agitaient des drapeaux français et européens. Mais pas de fête populaire comme il y a quelques années à la Concorde ou à la Bastille. Une ambiance plutôt tranquille. Par temps de crise, tout excès aurait été malvenu. Au loin quelques groupes d’ « antifas » qu’on assimile plutôt à des « fas », tant leur rejet du vote est aussi violent qu’affirmé. Il n’empêche : à la fin, ce sont ceux qui votent qui gagnent. 

    Un vote de raison ? Sans doute. Est-ce un mal ? Grandes idées, grandes déceptions, grandes catastrophes. Malgré la victoire, l’humilité serait un bon guide pour le prochain gouvernement, elle n’empêche pas l’ambition. 

    Le débat continue. Les législatives commencent. Lesfrancais.press y participera, en direct avec les candidats. Tous les débats et tous les résultats bientôt sur notre site. 

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