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  • Anne Genetet, la députée-candidate LREM pour la 11ème circonscription

    Anne Genetet, la députée-candidate LREM pour la 11ème circonscription

    Dans cette interview, Anne Genetet, la députée LREM de la 11ème circonscription des Français de l’étranger, revient sur le bilan de son mandat et présente les objectifs de son programme pour les prochaines élections législatives.

    La députée LREM a eu « un mandat très occupé et très agité », de par les différents évènements qui ont bouleversé le monde ces dernières années. Effectivement, entre le coup d’État en Birmanie, la crise Covid qui touche toujours de plein fouet l’Asie et la guerre en Ukraine, Anne Genetet a été au coeur de situations sensibles et difficiles pour ses administrés.

    Une circonscription stratégique

    Aux yeux de l’élue, la 11ème circonscription des Français de l’étranger, en plus d’être la plus grande, est particulièrement « stratégique » économiquement et géopolitiquement.

    « La croissance du monde sera en Asie dans les années qui viennent, malgré les difficultés économiques auxquelles la Chine va devoir faire face. »

    Sur le plan politique, la Chine est également au coeur des préoccupations stratégiques selon Anne Genetet. Elle revient sur la pression forte et constante du pays de Xi-Jinping dans les relations bilatérales, et estime que la France doit développer des relations « fermes et équilibrées et non gagnantes-gagnantes ».

    Par ailleurs, Anne Genetet se livre sur le scandale des sous-marins avec l’Australie, qui a quelque peu refroidi les relations avec le pays. Cependant, elle estime qu’avec l’élection d’un gouvernement fédéral travailliste le 23 mai dernier, sous l’égide d’Anthony Albanese, une bonne relation devrait pouvoir se reconstruire.

    Les remous au sein du clan LREM

    Contrairement à de nombreuses circonscriptions, Anne Genetet est la seule à se présenter sous l’étiquette de la majorité en Asie. S’ils étaient trois sur la ligne de départ pour la course aux législatives, deux des candidats ont été exclus. Selon la députée « ça s’est fait de manière automatique car ce sont les règles du parti ». Avant de dénoncer « le manque de loyauté et d’infidélité » dont ses adversaires ont fait preuve à l’égard du président de la République.

    Par ailleurs, Anne Genetet s’exprime au sujet des plaintes pour viols qui touchent Damien Abad, le nouveau ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées. Elle estime non étonnant que la première ministre Elisabeth Borne n’ait pas été informée de ces plaintes, étant donné qu’elles ont été classées sans suite il y a plusieurs années.

    Mais aussi sur la façon dont les élus doivent déballer leur vie aux citoyens pour se justifier ou se défendre de certains actes. Effectivement, dans une interview Damien Abbad a décrit la façon dont se passaient ses relations sexuelles pour se justifier du fait de n’avoir jamais agressé personne. Déballage ou transparence ? La ligne est fine. D’après la députée, il est parfois difficile de faire la distinction entre les deux. Maintenant, elle reste effarée du nombre de plaintes qui ressortent à propos d’agressions et harcèlements sexuels et souhaite que les femmes puissent porter plainte en toute sécurité et qu’elles soient entendues. 

    La montée de Reconquête !

    Le parti d’Éric Zemmour se déploie fortement dans les pays d’Asie, d’Océanie et d’Europe de l’Est. La députée LREM se rend compte que le polémiste touche particulièrement les retraités présents dans sa circonscription. Des personnes aux conditions sociales souvent modestes et qui nourrissent l’impression d’être déconsidérées. Pour l’élue de la République, il est important de prendre en compte ces ressentis et de leur présenter des solutions.

    Anne Genetet (au centre) en campagne pour les élections législatives dans la 11ème circonscription des Français de l’étranger

    CFE et éducation

    Dans les pays de l’Est du globe, les Français ne portent pas la Caisse des Français de l’étranger dans leur coeur, notamment à cause des prix de cotisation. Pour Anne Genetet il est important de rappeler qu’il s’agit d’une assurance privée, qui contrairement aux autres accepte les assurés sans conditions d’âge ni de maladie. De par son statut privé, elle est coûteuse et son montant module en fonction des risques.

    Au sujet de l’éducation française à l’étranger, rappelons que l’objectif présidentiel en début de mandat était de doubler le nombre d’élèves du réseau. Un but très loin d’être atteint cinq ans après. La députée explique les raisons de cet échec et présente ses objectifs de campagne dans le même temps.

    Le bilan de son mandat

    L’élue confie se détourner de toute forme de fierté. A ses yeux, le travail collectif est primordial et tous les dossiers traités l’ont été en équipe, à l’instar de France Consulaire.

    Cependant, un point l’a fortement marquée au cours de son mandat et elle se sent heureuse de cette réussite.

    « Désormais, suite à un courrier que je lui ai envoyé, le président de la République quand il fait une adresse à la Nation associe les Français de l’étranger».

    Quant à ses regrets, elle dénonce le fait qu’à l’Assemblée nationale trop peu de moyens sont octroyés aux députés pour mener à bien leurs missions.

    Écoutez l’interview avec Anne Genetet

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes de streaming

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  • Margaux Darrieus, la candidate du mouvement Reconquête ! à Londres

    Margaux Darrieus, la candidate du mouvement Reconquête ! à Londres

    Margaux Darrieus est la candidate de Reconquête ! pour la 3e circonscription des Français de l’étranger en Europe du Nord. Elle est arrivée à Londres en 2019 pour poursuivre ses études et faire un Bachelor en Histoire et Relations internationales. Cette jeune candidate qui soutiendra les valeurs politiques de Reconquête aux Législatives nous a accordé une entrevue.

    Elle est venue ici “afin de trouver sur son chemin un système éducatif et politique différent et comparer les politiques entre les deux pays. J’ai toujours été passionnée par le Royaume-Uni, son histoire et sa politique. Avant cela j’ai fait deux ans de classe préparatoire littéraire au Lycée Henri IV à Paris. C’était aussi une très bonne expérience. J’ai appris plein de choses. C’est toujours un système d’excellence dans l’éducation française que j’aime beaucoup. Il représente la méritocratie qui a disparu. Les deux se complètent pas mal avec un système très français et le système universitaire ici à Kings en Angleterre qui est très international. »

    “J’étais très impliquée dans la campagne de 2017”

    Margaux Darrieus, 22 ans, n’a pas pu voter pour les élections de 2017, elle était encore mineure. “J’ai suivi la Présidentielle de près. J’ai assisté aux meetings, je soutenais François Fillon dans sa campagne, mais j’ai été très déçue de la tournure de cette affaire et par la défense de François Fillon. Elle a été montée d’une façon ridicule et injuste. À partir de là j’ai quitté Les Républicains. Je n’ai plus aucun espoir dans ce parti. Il est totalement divisé. Il n’y a plus de ligne claire et plus d’accords. Il existe trois ou quatre branches au sein des LR. Si nous prenions Xavier Bertrand, Valérie Pécresse et Éric Ciotti, je pense que ce sont des personnes qui n’ont rien à voir. Il n’y a plus moyen de mener un parti ensemble. Mon rival Artus Galiay qui soutenait Bertrand, a dû se rabattre pour soutenir Valérie Pécresse. L’arrivée dans la vie politique d’ Éric Zemmour et la création du parti Reconquête est une excellente nouvelle. C’est vraiment le parti d’avenir de la droite. D’une droite authentique avec une ligne claire. J’ai pris ma carte d’adhérent de Reconquête ! début décembre et j’ai été très surprise de voir un groupe très actif à Londres. J’ai passé des appels, organisé des meetings avec les sympathisants, fait du porte-à-porte, ramené beaucoup de gens. La suggestion m’a été faite de me présenter au sein de mon groupe, et puis j’ai posé ma candidature et la commission d’investiture nationale s’est réunie le 28 avril à Paris, et j’ai été investie en présence d’Éric Zemmour.”

    Le Brexit, les tensions franco-britanniques

    Depuis quelques mois, des tensions post-Brexit existent entre la France et le Royaume-Uni sur le sujet de la pêche, le protocole nord-irlandais et les migrants. Si Margaux Darrieus est élue députée, elle estime qu’il “faudra travailler concernant ces sujets ; aux accords bilatéraux entre la France et l’Angleterre, et oeuvrer à de meilleures relations avec le Royaume-Uni. C’est fondamental. Le gouvernement Macron a eu une très mauvaise attitude avec le Brexit à ne pas respecter la souveraineté nationale et populaire qui s’est exprimée lors du référendum.”

    Réunion Reconquête ! pour les législatives en présence de Margaux Darrieus, candidate pour la 3ème circonscription des Français de l’étranger

    Une vaste future circonscription

    La candidate de Reconquête ! nous explique qu’elle a commencé à faire campagne dès son investiture. « Il faut être honnête, la circonscription est très vaste, avec des pays très étendus, si nous prenons la Suède ou la Norvège, sur des milliers de kilomètres, donc l’essentiel de la campagne va se jouer par internet. Nous envoyons des mails qui sont données par le Consulat avec l’adresse de tous les Français sur les listes électorales consulaires, des e-mails sur la liste de nos contacts et aussi de nos adhérents, beaucoup de réunions Zoom avec des intervenants divers. Sinon j’organise des réunions publiques sur Londres. C’est à peu près toutes les semaines. J’étais très heureuse l’autre jour de rencontrer des gens que je n’avais jamais vus même pendant la campagne présidentielle.”

    Margaux Darrieus ajoute qu’elle respecte le principe de souveraineté nationale, de ces peuples qui ont décidé eux-mêmes s’ils veulent rejoindre des accords tels que l’OTAN. “Cependant je pense que le moment est parfaitement mal venu et que quelles que soient les motivations pour lesquels ces pays le font. Si ces deux adhésions sont acceptées maintenant, ça sera perçu comme une menace, comme une déclaration d’hostilité de la part de la Russie. Je recommanderais au moins d’attendre. C’est pour empêcher au minimum une escalade.”

    Les services consulaires

    Beaucoup de Français continuent de se plaindre du service dans les consulats pour faire délivrer un passeport par exemple. Pour Margaux Darrieus, il faut “élargir les horaires d’ouverture des consulats. J’ai fait deux heures de queue pour faire une procuration, ça me paraît évident d’ouvrir plus de guichets pour les passeports et d’ouvrir des prises de rendez- vous adaptées au format familial. Pour avoir discuté avec des Français en Suède ou en Finlande qui sont à 500 kilomètres du consulat, si vous devez prendre un rendez-vous par enfant c’est l’enfer. Aussi ouvrir des guichets spéciaux pour le retour des Français en France, car c’est une procédure très compliquée. J’aimerais créer une plateforme sur laquelle les Français se réinscrivent dès lors qu’ils paraissent sur les listes électorales consulaires et qui permettrait de mettre tous les Français de l’étranger de la circonscription en relation pour de l’entraide et du développement à tous les niveaux, par exemple une aide à rechercher un emploi, pour rechercher un stage, pour les services au quotidien comme du baby-sitting. J’aimerais que ce soit centralisé et mis en place à travers une plateforme de l’État parce qu’il y a encore beaucoup trop de Français qui sont isolés. L’autre jour j’ai rencontré une dame de 73 ans qui habite dans le Devon, loin de tout et seule, elle a des problèmes de communication. Il faut que ces Français puissent se sentir reliés et faire partie d’une communauté.”

    Margaux Darrieus nous a expliqué qu’elle serait une élue “proche des gens de la circonscription. Elle est très riche, je veux dire en termes intellectuels, culturels et de systèmes politiques, les Français qui vivent à l’étranger sont des personnes avec beaucoup de compétences. Il s’agira d’être au plus près de ces gens pour faire remonter et s’inspirer d’idées à ce niveau-là. Nous verrons en fonction du nombre de députés ce qu’il est possible de faire. Peu importe le nombre de députés Reconquête ! élus à l’Assemblée, je porterai une voix singulière et active de l’opposition ».
    Pour séduire les abstentionnistes, la candidate de Reconquête ! souhaite montrer aux personnes que ces élections “qui paraissent très loin ou ne semblent pas les concerner sont au contraire des élections législatives fondamentales et parce que nous élisons le député qui va voter les lois pour les électeurs pendant cinq ans, donc c’est majeur.”

  • Variole du singe, l’inquiétante nouvelle maladie

    Variole du singe, l’inquiétante nouvelle maladie

    La variole du singe est la nouvelle maladie qui pourrait inquiéter les autorités sanitaires et les gouvernements.

    La variole du singe est une vieille maladie oubliée qui revient fortement à travers le monde. Reconnaissable par ses gros pustules sur l’ensemble du corps, elle est originaire d’Afrique occidentale. Essentiellement présente sur le continent, elle se diffuse depuis deux semaines à travers le reste du globe. Pour le président américain Joe Biden, « c’est une préoccupation dans la mesure où si elle se propageait, cela aurait des conséquences. »

    Le 6 mai 2022, la maladie a été détectée pour la première fois en dehors d’Afrique. Pour l’heure, dix-sept cas ont été répertoriés au Canada, un seul aux Etats-Unis et une trentaine ont été également confirmés dans huit pays d’Europe.

    Une maladie semblable à la variole humaine

    La variole du singe est une infection virale qui présente plusieurs symptômes tels que la fièvre, les maux de tête et les éruptions cutanées sur l’ensemble du corps. C’est une maladie rare et peu contagieuse qui ne devrait pas pouvoir se propager dans les mêmes mesures que la Covid-19.

    Ainsi, si elle n’inquiète pas beaucoup les autorités de surveillance épidémiologistes, elle reste surveillée de près.

    Un reportage de TV5MONDE

  • Catherine Colonna choisit l’Allemagne pour son premier entretien officiel

    Catherine Colonna choisit l’Allemagne pour son premier entretien officiel

    Catherine Colonna, la nouvelle ministre des Affaires étrangères française, a conversé dimanche (22 mai) par téléphone avec son homologue allemande Annalena Baerbock pour son premier entretien officiel à ce poste, a annoncé dimanche son ministère.

    « Cet entretien symbolise la centralité et l’importance de la relation franco-allemande au service de l’Europe », a-t-on commenté au Quai d’Orsay.

    « Les deux ministres ont la volonté commune de développer une relation étroite et de confiance », a-t-on ajouté.

    Mme Colonna, nommée vendredi, se rendra « très rapidement » à Berlin pour préparer les prochaines échéances internationales et européennes, en particulier le Conseil européen des 30 et 31 mai, qui portera sur la résilience énergétique européenne, le renforcement de la défense européenne et la réponse de l’Union européenne à la guerre en Ukraine, ainsi que la conférence sur les Balkans occidentaux qui se tiendra à la fin du mois de juin, a précisé le ministère.

    Annalena Baerbock avait félicité Catherine Colonna dès sa prise de poste vendredi. « Je sais que tu es une partenaire enthousiaste pour une Europe forte dans le monde. Je me réjouis d’avance et à très vite », avait-elle twitté.

    Annalena Baerbock, la ministre fédérale allemande des Affaires étrangères © MdB.Bundestagsfraktion Buendnis 90/Die Gruenen

    Emmanuel Macron avait choisi Berlin pour son premier déplacement international depuis sa réélection le 24 avril afin de marquer la « force du couple franco-allemand » en Europe, confrontée avec le conflit en Ukraine à la plus grande secousse géopolitique de l’après-Guerre froide.

    Le « moteur » franco-allemand reste une réalité dans la construction européenne, même s’il avait perdu de sa vigueur durant le règne d’Angela Merkel (2005-2021).

  • Artus Galiay, un candidat expatrié plein d’énergie

    Artus Galiay, un candidat expatrié plein d’énergie

    Artus Galiay est candidat pour le parti Les Républicains et ses alliés (UDI/Nouveau centre) sur la circonscription des Français établis dans les îles britanniques et en Scandinavie. Alors que les candidatures parachutées se sont multipliées dans de nombreuses circonscriptions, ici c’est un Français expatrié depuis toujours qui va solliciter les voix de ses compatriotes le 05 juin. En effet, Artus Galiay est né en Inde près de Pondichéry où il y a vécu pendant 6 ans. Ensuite, la carrière de ses parents l’a amené à rejoindre les bancs d’une école européenne à Bruxelles, où il y passa son adolescence. Doué pour les études, à 18 ans, il entame un double cursus à Sciences Po Paris et à la London School of Economics au Royaume-Uni où il s’installa en 2010.

    Un lien fort avec la France

    Malgré son parcours personnel, Artus Galiay a un vrai lien puissant avec son pays, la France. C’est d’ailleurs par patriotisme qu’il s’engage dès 2010 à l’UMP qui deviendra Les Républicains, mais pas seulement. Le jeune candidat (34 ans) est aussi animé par un ensemble de valeurs comme le travail, la méritocratie, l’équilibre entre la responsabilité collective et l’épanouissement individuel sans oublier la justice sociale.

    Dans la première partie du podcast, il détaille son parcours professionnel, à Londres, en Allemagne, etc. Il revient aussi sur un évènement qui l’a amené à s’engager pour la France, le Brexit. En 2018, il rejoint l’équipe de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, comme conseiller dédié aux conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis 2020, il représente la région Hauts-de-France auprès des autorités britanniques. Une expérience qu’il mettra au service de la Nation afin de rétablir une relation apaisée avec le Royaume-Uni. L’occasion pour lui de revenir sur les décisions prises par Emmanuel Macron et les conséquences néfastes qu’elles ont eues sur les liens tissés au fil des siècles entre les deux pays. Des conséquences qui ont touché de plein fouet les Français installés outre-Manche.

    Des crises mal gérées avec le Royaume-Uni

    Artus Galiay fait le bilan des 5 ans du mandat d’Emmanuel Macron. Il commence évidemment par la crise sanitaire et la mise en place des dispositifs aux frontières et en particulier l’imposition de « motifs impérieux » pour rejoindre la France.

    Une disposition, comme il nous le rappelle, que le Conseil d’Etat a déclaré illégale et à laquelle il a été mis fin par deux fois. Artus Galiay regrette que la contestation soit venue des citoyens mobilisés qui ont porté l’affaire devant la juridiction administrative, tandis que le député Alexandre Holroyd, issu de la majorité présidentielle, acceptait ces mesures pourtant discriminatoires.

    Autre crise pour laquelle Artus Galiay regrette la mauvaise gestion française, celle qui touche les migrants. Alors que les noyés se multipliaient, les autorités françaises et britanniques se renvoyaient la balle, il pense que le député avait comme mission de rétablir la communication entre les deux gouvernements. Artus Galiay, à travers son mandat, veut servir ses concitoyens expatriés mais aussi tout simplement la France.

    Des enjeux locaux : transports et éducation

    Si le candidat a une vision géopolitique de son mandat, il veut aussi prendre en main les problématiques locales. Dans la dernière partie du podcast, il revient sur la circulation entre les deux pays. Alors que des compagnies de transports abandonnent des lignes secondaires (sur d’autres villes que Paris et Londres) et que l’Eurostar vit une période d’instabilité, Artus Galiay s’engage à travailler avec les compagnies et les autorités compétentes au maintien d’un accès facile à tous les territoires français et à un coût maîtrisé. Pour cela, il compte soutenir et encourager de nouveaux opérateurs à circuler entre nos deux pays via le tunnel sous la Manche.

    Autre sujet pour lequel, il se passionne : la transmission du français. Le candidat Les Républicains désire démocratiser l’accès à l’éducation française, et pour cela il a mis en place des projets pilotes avec des établissements locaux afin de créer des classes bilingues au sein de l’Education britannique. Grâce à ces expériences, il veut établir un modèle qui sera facile à dupliquer dans tous les pays de sa circonscription, sans grever les budgets des familles ou de l’Etat. Une idée qui a le mérite aussi de s’inscrire dans une démarche globale pour faire rayonner la francophonie.

    Défendre les Français de l’étranger

    En fin de podcast, Artus Galiay revient sur la nomination de l’ancienne Ambassadrice de France, Catherine Colonna, au poste de ministre des Affaires étrangères. L’occasion pour lui de dévoiler sa pensée sur les liens entre les expatriés, la francophonie et le commerce extérieur qu’il voudrait voir réunis dans un même portefeuille au service de la défense des Français de l’étranger.

    Enfin, on conclut ce podcast en revenant sur la Présidentielle qui a vu la candidate des LR, Valérie Pécresse, être sanctionnée par une défaite sévère. Comment dans ces conditions exister à l’assemblée et arriver à réaliser les projets annoncés ? Avec réalisme, Artus Galiay sait qu’il devra travailler depuis les bancs de l’opposition mais pour lui l’intérêt général primera et il compte sur son expérience de « régulateur financier » pour transformer ses projets en réalisations. Et dans cette tâche, il sera aidé par Khadiatou Diallo. Artus Galiay la connait depuis près de 10 ans, cette Franco-Britannique est une vraie entrepreneuse dans l’âme, avec de beaux projets mettant en valeur le « Made in France ».

    « Je suis française et britannique, j’aime mes deux pays, et je souhaite renforcer les liens économiques entre eux, notamment à travers la promotion des produits et marques « Made in France » et « Made in UK ». Les entrepreneurs ont un rôle vital à jouer pour reconstruire l’amitié franco-britannique. »

    Khadiatou Diallo, suppléante d’Artus Galiay

    Ecoutez le podcast avec Artus Galiay

    A retrouver sur toutes les plateformes

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  • Le droit est mort, vive le droit !

    Le droit est mort, vive le droit !

    Comme il est tentant, facile, lucratif, de s’affranchir du droit. D’autant que le droit, s’immisce, s’insinue, se politise, se travestit. Le droit, on peut en faire n’importe quoi. Les juges ne sont pas toujours de bons juges. En Iran, il aide à pendre. En Russie, il ferme les journaux. Ici et là, à enfermer, briser, brimer, asservir. Le droit n’est alors que le masque transparent de la force. Et le pouvoir d’affirmer qu’il ne fait qu’appliquer la loi. C’est pourtant simple : la loi, quand elle sert le Prince, n’est qu’abus de pouvoir. Il en est d’évidents, dans les régimes « illibéraux » ; il en est mille, aussi, dans les démocraties, quand la règle sert l’administration au désavantage du citoyen.

    L’Etat de droit, contrairement à une idée simpliste, ce n’est pas la simple application du droit par l’Etat, mais la soumission, de l’Etat, du pouvoir, au droit : primauté du droit.

    Le législateur, fût-il le peuple, ne peut faire ce qu’il veut.

    Par exemple, en France, Etat de droit, un referendum ratifié par le peuple souverain, confiant tous les pouvoirs au chef d’Etat-Major des armées ou à l’archevêque de Paris, serait illégal. Parce qu’il existe un ensemble de normes, un bloc de constitutionalité -dont la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen- qui s’impose à toutes les règles de droit. Le Législateur, fût-il le peuple, ne peut faire ce qu’il veut. S’il était une définition du populisme, ce serait celle-là : le peuple peut faire ce qu’il veut, même changer les principes fondamentaux du droit. 

    Dans la hiérarchie des normes, les traités internationaux sont supérieurs aux lois. Que vaudrait un traité si une simple loi pouvait l’ignorer ? Pour sortir d’un traité, il faut le dénoncer.

    Dans le cas des violations de traités, le principe est de faire semblant de ne pas l’avoir fait. Pourtant, personne n’est dupe. Si, par exemple, la France envahissait le Val d’Aoste ou Genève et y organisait un référendum d’adhésion à la République, il ne serait pas reconnu légitime pour autant par la communauté internationale. L’invasion de l’Ukraine par la Russie viole au moins cinq traités et autant de Conventions internationales, ainsi que trois chartes (celles des Nations Unies, celle de l’OSCE, et celle du Conseil de l’Europe).

    S’affranchir du droit au nom du peuple, de la nation, de l’histoire, de mille devoirs.

    Respecter le droit, soit, quand on ne peut faire autrement. Sinon, s’en affranchir, au nom du peuple, de la nation, de l’histoire, de mille devoirs. C’est ainsi que pensent beaucoup de dirigeants, et beaucoup leur donnent raison. Poutine, bien sûr, mais pas seulement. Dans tous les pays, la tentation est permanente. Y compris aux Etats-Unis, en Europe, en France. Dans cette campagne législative, les opposants les plus radicaux proposent de désobéir au droit européen (Nouvelle alliance populaire) ou de le suspendre (Rassemblement National).

    Peut-on déroger aux règles européennes, quand on est membre de l’UE ? On peut. Comme on peut voler, tuer, ou  tout autre méfait de moindre importance. Au risque, pour l’Etat hors cadre, d’être assez mal vu et d’être sanctionné. Dans l’UE, généralement, après plusieurs mises en garde, l’Etat récalcitrant se met en règle. Ce fut le cas, par exemple, pour le paiement de la CSG par les Français de l’étranger. Finalement, la France a respecté le droit européen, qui n’était que le droit du bon sens, le droit du citoyen contre l’Etat. Normalement, un Etat respectueux de l’Etat de droit n’aurait pas eu à attendre un jugement. Comme il ne devrait pas attendre de l’appliquer aux citoyens non-européens.

    Est-il possible de déroger aux règles délibérément, sans montrer la moindre volonté de les respecter ?  

    En Europe, lorsque l’Etat en question est trop gros, comme la France, l’Allemagne ou l’Italie -voire trop faible, comme la Grèce- on trouve des délais. Les fameux accords de Maastricht, censés imposer des règles de bonne conduite budgétaires, sont dépassés depuis des lustres par plusieurs pays, dont la France. 

    Est-il possible de déroger aux règles délibérément, sans montrer la moindre volonté de les respecter ? La Pologne et la Hongrie l’ont fait. La Pologne a été sanctionnée pour une loi qui remet en cause l’indépendance des juges, ensuite pour avoir remis en cause la primauté du droit européen, enfin pour le maintien en activité d’une mine de charbon, contrairement aux engagements pris. Des sanctions budgétaires ont été décidées, avec un prélèvement direct. Idem pour la Hongrie, qui voit les fonds européens suspendus après avoir été condamnée plusieurs fois par la Cour de Justice Européenne.

    Dans le cas de la France, si un gouvernement s’affranchissait des règles de droit européen, rejetait la primauté du droit européen, ce serait sans doute la fin de l’Union Européenne, car on imagine mal l’Union Européenne sans la France. Mais imaginer la France sans l’Union européenne n’est pas un tableau très heureux. C’est pourquoi ceux qui veulent s’affranchir de l’Europe, qui ont toujours été contre, ne disent pas qu’ils veulent la quitter, seulement s’affranchir de quelques règles, de la primauté du droit européen, des traités.

    Tous les jours le droit meurt. Tous les jours, il obtient des victoires.

    A regarder de plus près encore, l’application de leur programme imposerait aussi des changements radicaux dans la hiérarchie des normes : sous couvert de libérer le peuple, commencer par outrepasser les droits des citoyens. Cela n’est pas si difficile : la crise de la Covid a montré un degré d’acceptation des contraintes, un silence des plus hautes magistratures, une inutilité des assemblées qui témoigne de cette capacité d’obéissance quand elle est présentée de façon habile et impérieuse.  Pour résoudre les problèmes de pénurie – santé, école, logement, eau, air pur, emploi- ne faudrait-il pas réquisitionner, punir les récalcitrants, imposer un droit qui serait, sous couvert d’être au service de tous, le droit de l’Etat, du pouvoir seul au nom de l’efficacité? 

    Tous les jours le droit meurt. Tous les jours, il obtient des victoires. Le principal narcotrafiquant colombien  a été expulsé vers les Etats-Unis. Le Président hondurien, qui s’était souvent assis sur la constitution, a quitté le palais présidentiel pour la prison, puis a été expulsé, pour blanchiment et narcotrafic. L’ancien Premier ministre bulgare a été condamné pour corruption.

    La Russie viole les conventions ? Un soldat russe comparait devant un tribunal pour crime de guerre. 32 enquêteurs de la CPI sont en Ukraine pour enquêter sur ces crimes. En Afrique, Alpha Condé, l’ex-Président, renversé en septembre par une junte, devait comparaitre avec trente autres responsables, pour « assassinats, tortures, enlèvements ». Pour des « raisons humanitaires » et « médicales », la junte l’a autorisé à quitter le pays, mais en conformité avec le droit : la politique a ses devoirs, le droit ses faiblesses.

    Quel type de droit l’emportera, parmi les logiques que sous-tendent les traditions juridiques ?    

    Le cimentier Lafarge est mis en examen pour complicité de crimes contre l’Humanité en Syrie. Le groupe, qui a poursuivi ses activités en Syrie pendant la guerre, aurait versé plusieurs millions d’euros à des groupes terroristes. La Californie a ouvert une enquête sur les responsabilités de l’industrie pétrochimique dans la pollution plastique. C’est reconnaitre de nouvelles responsabilités derrière celles des Etats, avec les risques et les chantages que cela comporte.

    Les batailles du droit, parfois déroutantes, sont universelles. Individuelles, locales, planétaires, il s’agit d’enjeux de civilisation. Quel type de droit l’emportera, parmi les systèmes et les logiques que sous-tendent les traditions juridiques ? Jusqu’où peuvent s’appliquer les «  extraterritorialités », le droit international ? Les compagnies maritimes connaissent bien ce jeu.  Droit de la mer, droit de l’espace, droit des données, droit bancaire…

    Evidemment, si on décide de ne pas respecter le droit, la question se pose peu. Mais on ne peut éviter qu’il revienne. Quand la Russie coupe Facebook, vingt millions de Russes utilisent un VPN ou vont sur le Darkweb. Zone hors droit. L’absence de droit ouvre la porte au non-droit, espace hors la loi, espace aussi de liberté, d’où son succès. Les Etats, afin de ne pas saper leur propre légitimité, doivent faire attention à ne pas multiplier les bandits. 

    Quand les Etats sont voyous, les citoyens ne sont pas tenus de les respecter.

    Au bord de l’eau, un des plus fameux romans chinois, met en scène une corporation de bandits, devenus tels parce qu’écœurés de la corruption des grands. Qu’est ce qu’ils inventent ? Des règles. Chassez le droit de la loi, il reviendra autrement. Quand les Etats sont voyous, les citoyens ne sont pas tenus de les respecter.

    Le pire crime des Etats voyous est d’obliger les citoyens à tricher pour leur échapper. Il ne s’agit pas de théorie ou de principes. Chaque détenteur d’une autorité, d’un tampon, devrait se poser la question de ce qu’il fait de son pouvoir : incite-il par son action au respect de la loi par le citoyen, ou à son mépris ? En matière fiscale, sociale, civile, l’application réglementaire ne suffit pas. La délivrance d’un passeport, par exemple, est un droit, non une faveur de l’Etat. La réponse, y compris au téléphone, à une inscription dans une école, un visa, une déclaration d’impôts, de même. Ou bien un logarithme remplacerait les Consulats.

    Respect des traités, droit européen, hiérarchie des normes, respect des personnes : tout se tient, il y a une chaine invisible du mépris, des affranchissements des règles, au nom d’on ne sait quelle supériorité, qui n’est la plupart du temps que celle de l’envie : Libido dominandi, du tyranneau au tyran. L’aspiration à la justice est elle aussi universelle.

    Le roi est mort, vive le roi, disait-on. Dans l’Etat de droit, rule of law, règne la loi : le droit est mort, vive le droit ! 

    Laurent Dominati
    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    a. Ambassadeur de France

    a. Député de Paris

    Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press

  • Les équations de la nouvelle inflation 

    Les équations de la nouvelle inflation 

    Après avoir connu une hausse notable du pouvoir d’achat durant la crise sanitaire, les ménages sont confrontés à sa baisse depuis la fin de l’année 2021, la guerre en Ukraine ne faisant qu’amplifier ce processus. La hausse des prix de ces derniers mois met un terme à une période de faible inflation qui avait débuté au milieu des années 1980

    Pour en finir avec la stagflation provoquée par les chocs pétroliers, les États s’étaient engagés dans la voie de la désinflation (appelée compétitive en France) en optant pour des politiques de désindexation et de croissance programmée et mesurée de la masse monétaire associée à des taux d’intérêt élevés. 

    La mondialisation, avec l’éclatement des chaînes de valeurs lié aux gains de productivité sur les produits importés, ainsi que la persistance d’un chômage élevé ont pesé depuis trente ans sur l’inflation au point que, depuis la crise financière, les banques centrales tentaient de la réanimer par tous les moyens. Elle avait à ce point disparu que des économistes prétendaient qu’il était possible de financer sans limite les déficits publics. 

    La désorganisation de l’offre provoquée par la crise sanitaire, couplée à des plans de relance sans précédent, le tout dans un contexte de liquidités ultra-abondantes, a permis de faire sortir l’inflation de sa boite. Depuis une vingtaine d’années, celle-ci s’était cantonnée aux marchés immobiliers et actions. 

    L’inflation pourrait être une aubaine pour les États. 

    Les recettes publiques, en particulier celles issues de la TVA, résistent bien à l’inflation qui par ailleurs contribue à diminuer le poids des dettes publiques par rapport au PIB. Ce moyen a eu cours durant les années d’après Seconde Guerre mondiale. 

    Au-delà de ces effets positifs pour l’État, l’inflation est une machine infernale source de tensions sociales. Les perdants sont ceux dont les revenus ne peuvent pas suivre la hausse des prix. En la matière, les Français ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ceux qui sont contraints d’utiliser leur véhicule pour travailler ou pour faire leurs courses sont évidemment plus touchés que ceux qui vivent dans des agglomérations bénéficiant d’importants réseaux de transports publics. Avec l’accroissement du prix du logement au cœur des grandes villes, de nombreuses familles ont été obligées de déménager en périphérie. Elles doivent faire face à l’augmentation du prix des carburants et des voitures. 

    Les ménages à revenus modestes sont également les plus concernés par la hausse des dépenses d’alimentation, la part de ces dépenses au sein de leur budget étant proportionnellement plus importante que celle des ménages les plus riches. Parmi les autres perdants figurent les épargnants investis sur les produits de taux. Ils supportent de plein fouet la taxe inflationniste. Le rendement réel de nombreux placements de taux est désormais négatif. L’instauration d’un blocage des loyers, de plus en plus évoqué, s’il protègera les locataires, pèsera sur la rentabilité de l’investissement immobilier locatif. 

    Les épargnants doivent privilégier des produits peu sensibles à l’inflation, exercice complexe. Les actions d’entreprises en capacité d’absorber les hausses de coûts et de verser de généreux dividendes résistent, en règle générale, à l’inflation. Si dans le passé, les actionnaires ont gagné de l’argent avant tout grâce à la valorisation des cours, dans les prochaines années, les gains passeront davantage par les dividendes, ce qui est en soi une bonne nouvelle. 

    Face à cette érosion notoire du pouvoir d’achat des ménages, les revendications de hausse des salaires se multiplient. Elles sont en soi légitimes mais potentiellement dangereuses, risquant d’entraîner une spirale inflationniste redoutée de tous. La Présidente de la BCE a annoncé qu’elle refusait toute augmentation pour les salariés de l’institution.

    À un moment ou un autre, une opération vérité des prix sera nécessaire.

    C’est toujours en raison de la crainte d’une spirale inflationniste que, en France, le gouvernement a opté pour des mesures de régulation des prix comme le bouclier tarifaire. Le contribuable national ou plutôt l’acquéreur d’emprunts publics a été appelé à prendre en charge une partie de l’inflation française. 

    Cette solution prolongeant le “quoi qu’il en coûte” est finançable tant que la Banque centrale décide de maintenir des taux bas et opère des rachats d’obligations. Quand demain, les critères budgétaires européens seront de retour, l’affaire sera tout autre. À un moment ou un autre, une opération vérité des prix sera nécessaire. 

    Il faut simplement espérer que, d’ici là, une décrue des cours des matières premières et des produits énergétiques sera intervenue. L’absorption de chocs d’offre nécessite la réalisation de gains de productivité, un effort d’imagination et d’innovation. 

    Les vagues inflationnistes obligent à changer les modes de production. Ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale avec les Trente Glorieuses mais aussi durant les années 1990 marquées par un regain de productivité grâce à la généralisation des ordinateurs de bureau

  • PSG : Mbappé reste à la maison

    PSG : Mbappé reste à la maison

    Le feuilleton est arrivé à son terme. Samedi soir, en préambule de son dernier match de championnat contre Metz au Parc des Princes, le Paris SG a annoncé que sa superstar Kylian Mbappé allait continuer de porter ses couleurs, s’engageant jusqu’en 2025.

    Le champion du monde 2018, courtisé par le Real Madrid de Thibaut Courtois et Eden Hazard, a donc préféré rester dans la capitale française. C’est le président des champions de France Nasser Al-Khelaïfi qui a fait l’annonce de la nouvelle samedi devant le public sangermanois.

    « Je suis très content de rester en France, à Paris, dans ma ville. J’espère que je vais continuer à faire ce que j’aime le plus faire, jouer au foot et gagner des trophées »

    Mbappé
    Mbappé lors de la cérémonie du Ballon d’Or 2021 ©AFP

    Engagé jusqu’en 2025

    Plus tôt dans la journée, le célèbre journaliste de SkySports, Gianluca Di Marzio, avait annoncé que Kylian Mbappé tournait le dos au Real Madrid, avec qui il avait pourtant un engagement verbal depuis « un certain temps », pour finalement prolonger son contrat au PSG ! « Cela pourrait être officialisé dès ce samedi », annonçait même le journaliste.

    Vers 15h30, le très bien informé quotidien L’Equipe confirmait l’information. « L’attaquant a accepté l’offre de prolongation des champions de France. Il en a fait l’annonce à l’état-major du club lors d’une réunion au sommet. » Et de préciser que rien n’est encore signé mais que les discussions se sont prolongées jusqu’à ce samedi. Ce nouveau contrat devrait courir jusqu’en 2025 et coûter très cher au PSG puisqu’on évoque une prime à la signature record.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La nouvelle ministre de la Santé en faveur du renforcement des systèmes de santé en Europe

    La nouvelle ministre de la Santé en faveur du renforcement des systèmes de santé en Europe

    Brigitte Bourguignon est désormais la nouvelle ministre de la Santé et de la Prévention du gouvernement d’Elisabeth Borne. Clap de fin pour Olivier Véran qui devient ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie Démocratique.

    Brigitte Bourguignon, femme politique traditionnellement issue de la gauche, est l’ex-ministre déléguée chargée de l’Autonomie auprès du ministère de la Santé et de la Solidarité sous le gouvernement de Jean Castex.

    Orpea

    Mme Bourguignon a notamment dû gérer le scandale Orpea, annonçant un vaste plan de contrôle des 7 500 Ehpad français aux côtés d’Olivier Véran le 8 mars dernier. La ministre avait alors exprimé sa « colère » et son « indignation ».

    Elue députée socialiste du Nord-Pas-de-Calais en 2012, Mme Bourguignon est réélue sous la bannière En Marche en 2017, avant d’être nommée présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

    Elle devient désormais la ministre de la Santé, selon les annonces du secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, qui a présenté la formation du nouveau gouvernement vendredi après-midi (20 mai).

    Systèmes de santé au sein de l’Union européenne

    Sur la scène internationale, Mme Bourguignon a déclaré dans un tweet à l’issue d’une réunion avec ses homologues européens le 18 janvier dernier : « En Europe, le renforcement de la résilience de nos systèmes de santé est un enjeu majeur de la #PFUE2022. Notre coopération se poursuit, pour continuer d’innover au service de la santé des Européens ».

    Alors que la France dirige actuellement la présidence française de l’UE (PFUE), il reste à la nouvelle ministre de la Santé jusqu’au 30 juin pour mettre en avant les dossiers de son choix au niveau européen.

    Damien Abad succède à Sophie Cluzel au ministère des Solidarités, de l’Autonomie et du Handicap.

  • Catherine Colonna est la nouvelle ministre aux Affaires étrangères

    Catherine Colonna est la nouvelle ministre aux Affaires étrangères

    L’actuelle ambassadrice de France au Royaume-Uni est nommée ministres des Affaires étrangères dans le gouvernement Borne. Retour sur le parcours de celle qui est désormais chargée des Français de l’étranger.

    Déjà ministre sous Jacques Chirac

    Diplomate de carrière, Mme Colonna a été Ministre déléguée aux Affaires européennes de 2005 à 2007 après avoir été porte-parole de la Présidence de la République de 1995 à 2004 sous Jacques Chirac. Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (1980), elle est titulaire d’une maîtrise en droit public (1977), d’un Diplôme d’Etudes Approfondies de droit public (1978), et est ancienne élève de l’Ecole Nationale d’Administration (promotion « Solidarité », 1981-1983).

    Elle a la réputation d’être une travailleuse acharnée, de connaître à fond ses dossiers, de détester l’imprécision et d’avoir développé une grande capacité à expliquer les questions les plus complexes. C’est sans aucun doute pour ses qualités et sur des critères purement professionnels, après son passage à la direction de la communication au Quai d’Orsay (1990 à 1995) sous Alain Juppé, que Jacques Chirac fait appel à elle pour devenir sa porte-parole à l’Elysée. Elle n’a pourtant pas caché le fait de n’avoir jamais adhéré à un parti politique comme elle n’a pas démenti sa réputation d’avoir « le cœur à gauche ». Finalement un positionnement politique, compatible avec la droite et venant de gauche, qui ne peut que plaire à Emmanuel Macron, fervent partisan du dépassement des clivages politiques.

    Une ambassadrice d’expérience

    Avant de prendre en septembre 2019 ses fonctions d’Ambassadrice au Royaume-Uni, Mme Catherine Colonna était Représentante permanente de la France auprès de l’OCDE (2017-2019). Elle avait été auparavant Ambassadrice de France en Italie (2014-2017) et Ambassadrice, Déléguée Permanente de la France auprès de l’UNESCO (2008-2010). Elle fit aussi une excursion dans le privé comme Managing Partner du bureau parisien du groupe Brunswick de 2010 à 2014.

    Depuis 2019, elle était donc à Londres où elle dû traverser les secousses du Brexit et gérer avec le Consul général la situation des Français en Angleterre. Si le consulat de Londres est sous le feu des critiques, la communauté sur place a toujours conservé une bienveillance envers Catherine Colonna, alors qu’elle va quitter la capitale britannique tous saluent son expérience et son travail.

    Catherine Colonna présentant ses lettres de créance à la Reine Elizabeth II en 2019 ©AFP

    Et maintenant, quid des expatriés ?

    La nouvelle ministre aux Affaires étrangères a un agenda chargé devant elle. Départ du Mali, relations avec la Russie, nouvelles demandes d’adhésion à l’UE et à l’Otan, les sujets ne manquent pas et la tâche s’annonce difficile. Sans oublier la grève du 2 juin de ses anciens collègues, elle qui est issue du corps diplomatique, qui s’annonce bien suivie.

    Comme toujours, un secrétaire d’Etat ou un ministre délégué aux Français établis hors de France, qui dépendra donc directement de Catherine Colonna, devrait être nommé. Quand ? Lors de l’élargissement du gouvernement après les élections législatives soit au plus tôt le 20 juin ! Sauf si c’est la NUPES de Jean-Luc Mélenchon qui remporte la majorité et alors Catherine Colonna aura fait un passage éclair au Quai d’Orsay.

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