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  • Fusillade à New-York : l’enquête est en cours

    Fusillade à New-York : l’enquête est en cours

    Le mardi 12 avril, un homme a ouvert le feu dans le métro new-yorkais. En fuite depuis, la police est à sa recherche et une enquête est ouverte. 

    Franck James serait l’auteur de la fusillade perpétrée dans le métro qui a fait 23 blessés. D’après James Essig, le chef des détectives de la police de New-York, le suspect aurait loué une camionnette avant de passer à l’action. La clef du véhicule a été retrouvée sur la scène de crime et aurait donc permis de remonter jusqu’à lui. 

    Âgé de 62 ans, le présumé auteur a publié des vidéos sur YouTube peu de temps avant l’assaut. Dedans, il fait des laïus politiques dénonçant la situation des sans-abris dans la ville, et la politique de son nouveau maire Eric Adams. 

    Ce dernier, ancien policier et maire démocrate, a été élu en novembre dernier grâce à un programme fait de promesses pour ramener la sécurité dans la ville qui ne dort jamais. De plus, il cherche à lutter contre la prolifération des armes à feu qui font chaque année de multiples victimes aux Etats-Unis. 

    Dans une conférence de presse, il appuie qu’il ne “permettra pas que les habitants soient terrorisés, même par un seul individu”, avant de promettre que l’attaquant sera retrouvé. 

    Eric Adams, le maire de New-York – photo NYC GOV

    De leur côté, les habitants ne sont pas rassurés. Alors que certains estiment que “personne ne fait rien” pour lutter contre la violence à New-York, d’autres disent se sentir “de moins en moins en sécurité car des choses comme ça peuvent arriver à tout moment”

    Deux jours avant la fusillade, la Maison Blanche faisait connaître des mesures contre la multiplication des armes à feu. Ces dernières ont fait 45 000 victimes dans le pays l’an dernier. 

    Reportage de TV5MONDE

  • Les États-Unis, l’inflation et les taux d’intérêt

    Les États-Unis, l’inflation et les taux d’intérêt

    Depuis le mois de février, la Réserve Fédérale américaine insiste sur la nécessité de juguler l’inflation. Pour autant, est-ce réellement son objectif ? Les déclarations de ses responsables semblent indiquer dans les faits une certaine mansuétude face à la hausse des prix. Les décisions sont loin de celles prises durant les décennies précédentes. En prévoyant un train de six à sept hausses, la ligne de Réserve Fédérale semble être dure. Elle détonne avec la pratique en cours depuis 2008.

    Les annonces de Jerome Powell, le Président de la FED, ont provoqué une hausse visible des taux d’intérêt. Le taux d’intérêt sur les obligations d’État à 2 ans est passé de 0,3 à plus de 2 % et celui des obligations à 10 ans de 1,7 à 2,6 % de janvier à avril 2022. Si ces augmentations constituent des ruptures par rapport à la situation des années précédentes, elles demeurent nettement inférieures à la hausse des prix. Le taux d’inflation était de près de 8 % aux États-Unis à la fin du premier trimestre.

    Un débat au sein du Conseil de politique monétaire pour accélérer la hausse des taux

    Dans les années 1980, face à la montée des prix provoquée par le deuxième choc pétrolier, la FED avait augmenté ses taux au-delà de 15 %. En 2008, quand le baril de pétrole Brent avait atteint 140 dollars, la Banque centrale américaine avait porté ses taux à plus de 5 % afin de bloquer la reprise de l’inflation. La hausse de ses taux directeurs lui fut reprochée avec la survenue de la crise des subprimes. Compte tenu de la hausse de l’inflation en cours, en retenant les pratiques antérieures, les taux directeurs devraient atteindre près de 9%. Selon la prévision de la FED, les taux directeurs seraient portés entre 1,75 % et 2 % d’ici la fin de l’année. À l’horizon de la fin 2023, le taux directeur est désormais attendu à 2,8 %.

    Au sein du Conseil de politique monétaire, un débat existe pour accélérer la hausse des taux. Ainsi, la gouverneure de la FED, Lael Brainard, a déclaré le 5 avril 2022 que la « tâche la plus importante est de s’employer à lutter contre l’inflation », ajoutant que la banque centrale devra également s’atteler à la réduction de la taille de son bilan dès le mois de mai, et à un « rythme rapide », afin de ramener sa politique vers « une position plus neutre » dans le courant de l’année. Elle s’est prononcée en faveur d’un relèvement d’un demi-point du taux des fonds fédéraux le mois prochain. Si le débat sur un relèvement plus rapide existe, nul n’imagine qu’il puisse amener les taux à 5 ou 6%. Les investisseurs n’anticipent pas une augmentation forte des taux dans les prochains mois. Certes, ils ont ajusté leur schéma, le taux à 10 ans de l’obligation d’État américaine étant passé de 1,6 à 2,6 % du 7 mars au 7 avril 2022.

    Jerome Powell – photo de la Réserve fédérale américaine

    La persistance de taux réels négatifs

    Si la réaction des banques centrales et en particulier celle de la FED est différente en 2022 de ce qu’elle était dans les années 1980, elle s’explique par une sensibilité accrue des économies aux taux d’intérêt. L’expérience de la crise de 2008/2009 demeure prégnante. Une hausse de taux déclenche des effets dominos parfois incontrôlables.

    Le niveau d’endettement élevé des agents économiques empêche les banques centrales de se focaliser exclusivement sur le taux d’inflation. Ce dernier devrait rester élevé de nombreux mois avec en parallèle la persistance de taux réels négatifs. Pour les emprunts d’État à 10 ans, le taux d’intérêt réel aux États-Unis était de -6 % fin mars 2002, contre 0 % fin 2019. Même si la remontée des taux reste limitée, elle pourrait peser sur l’activité économique dans les prochains mois avec en particulier un recul de l’investissement résidentiel.

    Au cours du premier trimestre 2022, 1,8 million de mises en chantier étaient enregistrées en rythme annuel. Une baisse de 10 à 15 % est attendue d’ici la fin de l’année. Étant donné que l’inflation est en grande partie générée par les produits importés, matières premières, énergie, produits agricoles, la hausse des taux directeurs aura un effet limité sur celle-ci. La valeur des actions et de l’immobilier pourrait rester élevée en jouant un rôle de paratonnerre contre l’inflation et les rendements réels obligataires négatifs.

  • Parcoursup : un paradoxe pour les Français de l’étranger

    Parcoursup : un paradoxe pour les Français de l’étranger

    Après plusieurs difficultés rencontrées, le 31 mars les futurs étudiants ont clôturé leur dossier pour la rentrée universitaire prochaine.

    Le mercredi 6 avril au soir, voilà que la plateforme Parcoursup plante. Alors que les élèves ont encore un jour pour valider leur dossier, c’est la panique. Sur les réseaux sociaux, un torrent de messages d’alertes et d’agacements se déverse, initié par les parents et leurs chérubins. Si le problème est réglé rapidement et qu’une journée en plus est octroyée aux élèves pour remplir leur dossier, cette anicroche n’a été qu’une parmi tant d’autres. Les Français de l’étranger peuvent en attester. 

    Le problème lié aux notes

    Si en France les lycéens n’ont pas besoin d’entrer leurs bulletins scolaires sur Parcoursup, car c’est fait automatiquement, il n’en va pas de même à l’étranger. Effectivement, bien que la systématisation des notes a été mise à l’essai dans plusieurs établissements français de l’étranger, des problèmes ont été recensés. Véronique de Saint Sauveur, mère d’une élève inscrite au Lycée français de Barcelone, nous a confié que les notes en langues et les appréciations des professeurs n’avaient, par exemple, pas été enregistrées. 

    Cependant, plusieurs parents interrogés ont salué l’effort et se disent que “ça devrait mieux fonctionner l’année prochaine”. 

    Par ailleurs, une autre complication est apparue avec l’enregistrement des bulletins. Depuis la réforme du baccalauréat, les élèves font le choix de leurs spécialités et les classes ne sont donc plus organisées par parcours. De cette manière, dans une classe un élève peut être le seul à avoir choisi une matière en particulier, et cela se retranscrit sur les bulletins. Effectivement, dessus sont toujours renseignées la note la plus haute, la plus basse et celle de l’élève dans chaque unité d’enseignement. Grâce à cela, les universités recruteuses peuvent édifier un profil du futur étudiant. Donc s’il est seul, il est à la fois le meilleur et le plus mauvais élève, et les universités ne peuvent donc pas dresser son portrait. D’après Céline, mère d’élève du Lycée français Blaise Pascal à Abidjan, “cela est un réel problème car les dossiers sont donc souvent écartés de certaines filières sélectives”. 

    Les établissements français de l’étranger souvent mis de côté

    Sur le papier, avoir eu un parcours à l’étranger est une chance, une opportunité et un plus dans un dossier. Or, d’après un article du Monde paru en septembre dernier, les petits expatriés sont “évincés” du système Parcoursup. En effet, d’après nos confrères, ils étaient seulement 48% à obtenir l’un de leurs vœux en juin dernier, contre 89% pour les lycéens de l’Hexagone. 

    Pour Adrien Guinemer, conseiller national “Hors de France”, la notoriété du lycée est un facteur de sélection pour les universités et les écoles supérieures et “les petits établissements de l’étranger en souffrent”. Ainsi, à ses yeux, la prétendue excellence des parcours à l’international n’est donc pas prise en compte. Dans le même ordre d’idées, lui et ses confrères déplorent également que les filières internationales, telles que les OIB, ne soient pas suffisamment prises en compte dans le processus de recrutement. 

    université, études supérieures

    Des améliorations malgré tout 

    Depuis sa création, Parcoursup est vivement critiqué. Lors de la campagne présidentielle, la moitié des candidats proposaient d’ailleurs de la supprimer ou de la réformer, en raison des nombreux problèmes affrontés. Seulement, au fur et à mesure des années et des ajustements réalisés, des voix se lèvent pour dire que le système n’est pas si mauvais que cela. 

    De plus, des parents s’accordent à dire que la Covid a su jouer un rôle positif dans la transformation du processus de recrutement. Céline et Marie, des membres du groupe de l’UNAPE sur Facebook, l’affirment. Avec la libéralisation des échanges en visioconférence, les universités ont su adapter leur système de concours aux personnes établies loin. Une aubaine pour les Français de l’étranger qui devaient payer un billet d’avion, les nuits à l’hôtel et toutes les dépenses liées à un voyage afin de pouvoir venir passer les concours d’entrée en France. 

    Ainsi, comme tout nouvel instrument, Parcoursup essuie des échecs. Nous verrons le 2 juin prochain, à l’ouverture de la phase d’admission principale, si les Français de l’étranger ont été mieux pris en compte. 

  • Déclaration d’impôts française : date limite le 24 mai 2022

    Déclaration d’impôts française : date limite le 24 mai 2022

    Depuis le 7 avril 2022, il est possible de procéder à sa déclaration fiscale française. Il est impératif de la transmettre via le site impots.gouv.fr avant le 24 mai 2022 minuit. Suivez le guide…

    Vous êtes frontalier(e)

    Le formulaire principal des déclarations d’impôt françaises est le formulaire n°2042. Chaque contribuable doit obligatoirement le remplir. Les frontaliers qui perçoivent des salaires ou des pensions provenant du Grand-Duché du Luxembourg ou de Belgique (soumis au taux effectif), doivent remplir le formulaire n°2042C.

    Pour rappel, ce formulaire n°2042C se substitue au formulaire n°2047 (communément appelé formulaire « rose »). Le formulaire n°2042C concerne exclusivement les revenus, salaires et pensions provenant du Luxembourg ou de Belgique (et non ceux de l’Allemagne par exemple). Le formulaire n°2047 (rose) doit donc toujours être rempli dans les cas suivants :

    • si en plus des salaires ou pensions, le travailleur perçoit d’autres revenus de source étrangère,

    • si le travailleur perçoit des revenus d’un autre pays qui ne sont pas soumis au taux effectif (exemple : l’Allemagne)

    • s’il exerce une profession libérale.

    Vous êtes expatrié(e) et percevez des revenus issus du travail ou d’un viager en France

    Les contribuables non-résidents sont imposables sur l’ensemble de leurs revenus de source française. A ce titre, ils doivent, tout comme les résidents, déclarer leurs revenus.

    La déclaration est souvent pré-remplie avec les montants communiqués par les employeurs et les organismes sociaux. Il est nécessaire de vérifier minutieusement les montants pré-remplis. En cas d’imposition dans le pays de résidence en l’application des conventions fiscales internationales, il faut bien s’assurer que les montants imposables dans le pays de résidence n’apparaissent pas sur la déclaration d’impôts française. Pour vérifier si une pension est imposable en France ou non, le contribuable peut se référer au tableau indiquant le lieu d’imposition en fonction des conventions signées par la France.

    Si une donnée est erronée, le contribuable peut directement la modifier sur sa déclaration en ligne. Les salaires et pensions de source française perçus par les non-résidents font l’objet en principe d’une retenue à la source, prélevée directement par l’employeur ou le débiteur sur la pension ou le salaire net – sous réserve des conventions internationales.

    Bien qu’ayant déjà fait l’objet d’une retenue, ces ressources doivent être déclarées dans la catégorie « Traitements et salaires » (Case 1AF et suivantes), « Pensions, retraite, rentes » (Case 1AL et suivantes) et « Rentes viagères à titre onéreux » (Case 1AR et suivantes). Les cases sont normalement pré-remplies. Si les revenus ne sont pas pré-imprimés dans les bonnes rubriques, le contribuable doit corriger sa déclaration.

    Les rentes viagères de source française perçues par les non-résidents sont bien à déclarer en case 1AR et suivantes.

    Le détail des retenues à la source opérées par chaque organisme payeur doit être indiqué sur l’annexe n°2041 E. Il faut remplir les colonnes relatives à la nature de la ressource, à la durée d’activité ou de période concernées et au montant de la retenue à la source prélevée pour chacun des revenus. Même si aucune retenue à la source n’a été effectuée, il est obligatoire de remplir cette annexe, en indiquant 0 le cas échéant.

    Le montant total des retenues à la source prélevées par l’employeur ou la caisse de retraite calculé en annexe 2041 E (c’est-à-dire les retenues à la source pratiquées aux taux de 12% et 20%) est normalement reporté automatiquement à la case 8TA dans la section 8 « Divers » de la déclaration de revenus. Il ne faut en aucun cas modifier le montant reporté. Même si ce montant est égal à zéro, la retenue à la source prélevée a bien été prise en compte dans le calcul de l’impôt à payer.

    Il convient, en outre, de reporter impérativement en case 6DD la fraction de la rémunération soumise aux taux de 0% et 12% dans la mesure ou cette fraction est libératoire de l’impôt sur le revenu.

    Vous êtes expatrié(e) et percevez des revenus immobiliers (hors viager)

    Les revenus fonciers tirés d’immeuble situés en France ou de droits relatifs à ces immeubles (droits indivis, nue-propriété, usufruits…) ou de  parts de sociétés immobilières et les produits accessoires sont à déclarer.

    Les revenus fonciers peuvent être soumis à deux régimes d’imposition :

    • Le régime micro-foncier ;
    • Le régime réel d’imposition.

    Le régime micro-foncier est un régime d’imposition simplifié qui s’applique de plein droit aux contribuables dont le montant des recettes brutes est inférieur ou égal à 15 000 €. Les revenus sont alors à déclarer uniquement sur le formulaire n°2042, en case 4BE.

    Le régime réel d’imposition s’applique de plein droit aux propriétaires dont le montant des recettes brutes est supérieur à 15 000 €. Les revenus sont alors à déclarer sur le formulaire n°2044 et le résultat sera ensuite reporté sur le formulaire n°2042 en case 4BA (voire 4BB ou 4BC en cas de résultat déficitaire).

    Les contribuables éligibles au régime micro-foncier peuvent opter, dans le délai de souscription des déclarations, pour le régime réel : l’option est effectuée par le simple fait de remplir un formulaire n°2044 et s’applique alors pour une durée de trois ans.

    Ces revenus sont soumis à l’impôt par des acomptes prélevés par l’administration fiscale. L’administration appliquera le taux du prélèvement à la source du foyer fiscal issu des derniers revenus déclarés et imposés.

    Ces acomptes seront prélevés au plus tard le 15 de chaque mois mais il est possible d’opter pour un acompte trimestriel. En cas de cessation de perception de revenus fonciers, il est possible de demander à l’administration la suspension du prélèvement des acomptes.

    Le taux moyen, comment en bénéficier ? Est-ce bien adapté à votre situation ?

    Les non-résidents percevant des revenus de source française sont imposés au taux minimum de 20 % jusqu’à un seuil de 27 519€ de revenu net imposable et au taux minimum de 30 % au-delà.

    Toutefois, si le contribuable non résident peut justifier que le taux moyen résultant de l’application du barème progressif sur l’ensemble de ses revenus mondiaux (revenus de source française et de source étrangère) serait inférieur aux taux minimums de 20 % et 30 %, ce taux sera applicable à ses revenus de source française.

    Pour ce faire, il doit indiquer en case 8TM de la section 8 « Divers » le montant global de ses revenus de sources française et étrangère et préciser le montant de chaque catégorie de revenus sur le formulaire n°2041-TM (pour les contribuables dont le domicile fiscal est situé dans un Etat membre de l’Union européenne ou dans un Etat avec lequel la France a signé une convention d’assistance administrative de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ou une convention d’assistance mutuelle en matière de recouvrement).

    Pour les non-résidents sollicitant l’application du taux moyen, il est possible de déduire les pensions alimentaires dans le calcul de l’impôt sur le revenu, sous réserve que les pensions versées soient déclarées dans les revenus du bénéficiaire et imposables en France, et qu’elles n’aient pas donné lieu, pour le contribuable qui les verse, à un avantage fiscal dans l’État de résidence. Dans un tel cas, il convient de les mentionner dans la fenêtre de la déclaration en ligne dédiée au calcul du taux moyen et intitulée « Les pensions alimentaires versées sont déductibles ».

    Si le taux moyen est plus favorable au contribuable, il sera appliqué sur ses seuls revenus de source française et apparaîtra sur son avis d’impôt à la place des taux minimums.

    Dans tous les cas, comme l’indique le site de l’administration fiscale, vous avez tout intérêt à cocher la case pour bénéficier du taux moyen d’imposition puisque l’Administration n’applique ce taux que dans la mesure où il vous est plus favorable.

    L’impôt sur la fortune immobilière

    Les foyers fiscaux dont le patrimoine immobilier non affecté à l’activité professionnelle est supérieur à 1 300 000 € au 1er janvier de 2022 sont redevables de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) qui a remplacé l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) depuis 2018.

    Pour la déclaration d’IFI 2022, le formulaire à utiliser est celui portant le n°2042-IFI (millésime 2021 à paraître). Même s’il n’est pas nécessaire de joindre des justificatifs, il est indispensable de détailler ses biens sur les annexes 1 à 6, le cas échéant, et de reporter les montants totaux sur sa déclaration d’IFI.

    L’imprimé doit être rempli en même temps et dans les mêmes délais que la déclaration d’impôt sur le revenu 2022, qu’elle soit effectuée en ligne ou sur papier.

    Dans tous les cas, les contribuables concernés recevront un avis d’impôt pour leur IFI en août 2022 avec le montant de l’IFI à payer pour le 15 septembre 2022 (sauf cas particuliers).

    Vos comptes bancaire hors de France

    Les impôts 2022 sont une étape importante pour déclarer un compte étranger. Cela concerne vos comptes classiques aux néobanques, applications de trading ou d’achat de cryptomonnaies aussi.

    À l’occasion de la déclaration des impôts sur le revenu 2022, il est bon de rappeler l’importance de noter ces comptes dans votre dossier. Tout le monde est concerné, même si vous avez déjà effectué l’opération l’année dernière et les années précédentes. En cas de manquement, les autorités françaises disent que les particuliers sont passibles d’une amende de 750 euros par compte non déclaré, et de 125 euros par omission ou inexactitude dans les informations à leur sujet. Les montants sont doublés si les portefeuilles des comptes dépassent 50 000 euros.

    Pour bien les déclarer, il faudra se munir du certificat 3916 bis, un formulaire additionnel au document principal pour les impôts sur le revenu 2022. Avec lui, il vous sera demandé de renseigner les informations liées au compte, au gestionnaire du compte, aux dates d’ouverture ou de fermeture du compte, à sa nature (banque classique, néobanque, actif numérique, investissement, etc.) et à votre usage (professionnel ou personnel).

    Accéder au site impots.gouv.fr

    Pour un expatrié, se connecter au site impots.gouv.fr n’est pas forcément facile. Absence de code, méconnaissance de l’administration française, on vous explique comment faire !

    Avec son numéro fiscal

    Vous avez travaillé en France et vous y avez payé des impôts ? Alors c’est votre numéro fiscal à 13 chiffres qui est l’identifiant unique que vous utilisez pour toutes vos démarches fiscales. Il figure en haut de la première page de votre dernière déclaration de revenus.
    Vous pouvez également le retrouver sur les principaux documents fiscaux qui vous sont adressés (avis d’impôt sur le revenu et d’impôts locaux, etc.).
    Si vous disposez déjà d’un accès à votre espace par mot de passe et que vous avez perdu votre numéro fiscal, retrouvez-le en cliquant dans la rubrique d’aide « Où trouver votre numéro fiscal ? », puis sur le lien « recevoir votre numéro fiscal par courriel ».

    Il est important de conserver votre numéro fiscal, vous en aurez besoin pour chaque connexion. Si vous n’avez plus le mot de passe, il vous faudra le revenu fiscal de référence.

    Votre revenu fiscal de référence se trouve sur la première page de votre dernier avis d’impôt sur le revenu dans le cadre « Vos références ». Il se trouve aussi dans le détail de votre imposition à la rubrique « informations complémentaires », s’il ne figure pas dans le cadre « Vos références » (notamment si vous avez reçu un avis de dégrèvement).

    Cas particulier :

    Si vous étiez rattaché au foyer de vos parents, indiquez « 0 » dans la zone « Revenu fiscal de référence ».

    Si vous ne possédez pas de numéro fiscal

    Il y a FranceConnect ! Qui permet à chaque particulier de se connecter aux différents services en ligne d’administrations publiques proposant l’icône sur leur site en utilisant indifféremment une des « identités numériques » partenaires :

    • impots.gouv.fr ;
    • AMELI (sécurité sociale);
    • L’Identité Numérique La Poste ;
    • MobileConnect et moi ;
    • Mutualité Sociale Agricole (MSA).

    Les usagers particuliers qui souhaitent accéder aux services en ligne (déclaration en ligne de leurs revenus par exemple) peuvent utiliser leurs identifiants attribués par l’un des partenaires listés ci-dessus, sans avoir à effectuer aucune démarche complémentaire.

    Obtenir l’Identité numérique

    L’Identité numérique de La Poste est ouverte au Français de l’étranger de plus de 30 pays qui ne disposent pas de numéro de mobile commençant par un indicatif français. Ces derniers pourront se créer simplement une identité numérique en utilisant notamment le parcours dématérialisé offert par La Poste. Retrouvez les détails avec la Directrice générale de l’identité numérique dans notre podcast et son article publié sur notre site.

  • Présidentielle : vote au Royaume-Uni

    Présidentielle : vote au Royaume-Uni

    Au soir du premier tour du dimanche 10 avril 2022, 53,23% des Français au Royaume-Uni ont choisi de placer le président-candidat Emmanuel Macron en tête. La participation fut faible par rapport à 2017. 30,58% contre 46.91% il y a cinq ans. Plus de 117 000 Français au Royaume-Uni ont pu voter. Jean-Luc Mélenchon a obtenu 19,57% et Yannick Jadot est en troisième position avec 8,89%.

    Eric Zemmour a obtenu 5,19% des voix. Le candidat de Reconquête! était venu à Londres en novembre 2021 pour présenter son programme avant qu’il ne devienne candidat.
    Énorme camouflet pour Valérie Pécresse qui a obtenu 4,49%. François Fillon avait obtenu 24,8% en 2017.

    Anne Hidalgo a obtenu un mauvais score (2,86%) et Marine Le Pen a complètement disparu des radars et a fait 2,6%.

    Les résultats en Écosse

    Emmanuel Macron n’a pas réussi à obtenir le même score qu’à Londres. Il a obtenu 36% des voix. Le candidat de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a recueilli près de 32% des suffrages. Comme à Londres, Yannick Jadot est en troisième position avec 13% des voix.

    Dans d’autres villes au Royaume-Uni

    À Manchester, Alexandre nous a raconté que son bureau de vote était dans un hôtel Novotel au 1er étage et les votants étaient divisés en deux listes en fonction de leur nom de famille.

    “Il y avait une personne à l’entrée qui dirigeait les personnes vers les bureaux et les informait de la tenue du vote. Une fois dans la salle du bureau, il y avait 3 isoloirs et les personnes chargées du vote expliquaient clairement la procédure à suivre. En bref, tout était clair et bien fléché – c’était assez agréable, à tel point que nous nous sommes proposés pour aider au comptage des votes”, a ajouté Alexandre.

    Au Lycée Français de South Kensington ainsi qu’au Lycée Winston Churchill à Londres il fallait entre 5-10 minutes pour voter, contrairement aux 4h de file d’attente il y a cinq ans.
    Plusieurs personnes nous ont confié que la présence de cinq bureaux de vote dans Londres et pas un seul à l’Est de la capitale britannique posait problème. Un Français a mis 3 heures aller/retour pour y aller.

    Beaucoup de français de East London ne font pas le déplacement. On a dû s’organiser avec ma femme pour garder la petite. Je vote au premier tour, elle vote au deuxième… c’est dommage.” Certains Français faisaient part des procurations et convocations qui étaient mal organisées. Guillaume a voté au Lycée Français Charles-de-Gaulle. “Quand je suis arrivé vers midi il n’y avait pas vraiment beaucoup de queue. C’était assez rapide. J’ai pu voter sans attendre et sans délai. Par contre j’avais une procuration. Quand je suis arrivé pour voter pour la personne, ils ne trouvaient pas la procuration. Il y a un listing de noms. À côté du nom, il y a une procuration qui a été faite pour qu’on vote à sa place. Quand je suis arrivé au bureau de vote on m’a dit qu’il n’y avait pas de procuration alors qu’elle avait été faite le 3 mars. On m’a demandé d’aller au bureau de la médiation. Dans ce bureau il y avait déjà beaucoup de gens qui attendaient pour des problèmes assez similaires. C’était très compliqué pour eux de retrouver la procuration car il n’y avait pas de trace électronique. Ils ont dû fouiller dans des documents physiques pour retrouver la procuration qui avait été faite. Pendant un moment j’ai cru que je n’allais pas pouvoir voter pour mon mandant. La queue commençait à s’agrandir au bureau de la médiation avec des gens qui avaient des problèmes dont notamment le cas d’une dame âgée de 76 ans qui n’avait pas reçu sa convocation pour aller voter. On lui a dit que son bureau de vote était à Fulham, alors qu’ elle avait des problèmes de mobilité.”

    Lycée Français de Londres à South Kensington – Alexander Seale

    “On a reçu les professions de foi à la dernière minute.”

    Julie, qui est allée voter au Lycée Winston Churchill à Londres, nous a expliqué qu’elle a reçu ses professions de foi à la dernière minute. “Je les ai reçues même pas une semaine avant le premier tour.”
    Quant à Mat qui a voté à Brighton au sud de l’Angleterre, il a trouvé que le déroulement s’était très bien organisé. “J’ai même reçu les professions de foi avant mes parents qui sont à Toulouse. Le plus gros handicap c’était le marathon qui bloquait toutes les rues.”

    Il y a cinq ans, c’est Emmanuel Macron qui avait remporté ici largement le premier tour
    avec 51% des suffrages. Cette élection est en tout cas très suivie par la communauté française, la presse et le gouvernement britannique.

    Les bénévoles ne sont pas formés au code électoral

    Catherine Smadja est la candidate socialiste pour les législatives de la 3ème circonscription des Français établis hors de France, et la présidente de Français du monde UK. Selon elle, « la difficulté que rencontre le consulat est qu’il ne possède pas le personnel nécessaire pour organiser correctement les élections. Ils doivent donc faire appel à des volontaires qui ne connaissent pas forcément le code électoral. De cette manière il s’est déroulé un gros incident : dans plusieurs bureaux de vote, les opérations officielles pour procéder à l’élection, telles que le décompte des voix, l’émargement sur les listes, ou encore l’ouverture des urnes, se sont déroulées à huis clos. Or c’est strictement interdit. Du coup j’ai prévenu l’administration consulaire qui a fait le nécessaire pour que cela s’arrête. Sauf qu’entre temps, il y avait déjà plusieurs urnes qui avaient été ouvertes… Ce qu’on déplore c’est qu’il est censé y avoir obligatoirement un fonctionnaire au courant des règles électorales dans chaque bureau ; mais par manque de moyens c’était pas le cas. » Catherine Smadja pense que cela s’est produit dans quasiment tous les bureaux de vote. Si elle ne crie pas à la fraude, elle est convaincue que les règles ont été mal interprétées par les volontaires non formés. Ainsi, elle demande à ce qu’ils soient sensibilisés au code électoral.

  • Vers le retour de la logique des blocs ?

    Vers le retour de la logique des blocs ?

    Jusqu’au début de la guerre en Ukraine, la Russie avait deux partenaires commerciaux clefs : la Chine et l’Union européenne. Jusqu’au mois de mars 2022, 40 % des exportations russes étaient destinées à l’Union européenne et 12 % à la Chine. La part des exportations à destination de l’Union qui avait atteint 60 % en 2007 était en baisse régulière depuis une quinzaine d’années, celle à destination de la Chine suivant le chemin inverse. Les importations depuis l’Union sont passées de 45 % du total des importations en 2014 à 30 % en 2021 quand celles en provenance de Chine sont passées de 20 à 30%.

    Depuis le rattachement de la Crimée en 2014, la Russie a renforcé ses liens économiques avec plusieurs États d’Afrique. Elles ont doublé en sept ans. Un bloc d’échanges associant la Chine, l’Afrique et certains pays d’Amérique latine se constitue face à celui rassemblant les pays de l’OCDE. Le Brésil qui tente d’intégrer cette dernière instance semble, en revanche, hésiter sur son positionnement.

    En 2021, la Chine, la Russie et l’Afrique représentaient 27 % du PIB mondial, un quart des échanges mondiaux et 37 % de la population mondiale. Ce groupe pèsera de plus en plus en termes de population grâce à l’Afrique dont le nombre d’habitants passera de 1,4 à 2,5 milliards de 2020 à 2050. À l’échelle mondiale, ce bloc produit 23 % du gaz, 20 % du pétrole, 27 % de la production agricole et 58 % des métaux.

    Russia and China flags over blue sky background. 3D illustration

    Au niveau des réserves de change, le poids de ce bloc est passé de 12 à 35 % de l’ensemble des réserves au niveau mondial de 2002 à 2022. Il est à l’origine du tiers de l’épargne mondiale en 2021, contre 10 % en 2002. 26 % des dépenses de recherche/développement mondiales étaient réalisées par la Chine, la Russie et l’Afrique en 2021, contre 4 % en 2002.

    Un bloc dominé par la Chine et la Russie, s’étendant aux pays africains, aurait des positions dominantes dans l’énergie et les matières premières. La Chine pourrait ainsi sécuriser ses approvisionnements et fournir ses nouveaux alliés en produits industriels. Les pays occidentaux seraient contraints de maintenir un minimum de relations avec la Chine et certains pays d’Afrique pour accéder à certains biens et matières premières ainsi qu’aux énergies carbonées. La fragmentation de la planète en deux blocs – d’un côté les démocraties, de l’autre, les dictatures – ne serait pas une partition totale. Des espaces d’échanges demeureraient avec le risque d’être soumis à des rapports de force assez violents.

  • EELV et les LR appellent aux dons

    EELV et les LR appellent aux dons

    Au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, les règles de remboursement des frais de campagne empêchent le parti de droite traditionnelle et le parti écologiste d’accéder aux sommes qu’ils espéraient, mettant ainsi leur survie en jeu.

    Ayant recueilli moins de 5 % des suffrages, Europe Ecologie Les Verts et Les Républicains ne recevront que 800 000 € de remboursement des frais de campagne. Une situation d’autant plus problématique qu’ils avaient dû tous deux s’endetter pour financer la campagne électorale.

    Avec 4,78 % des voix, le score le plus bas de l’histoire pour le parti gaulliste, « on est évidemment en danger de mort », selon son secrétaire général, Aurélien Pradié.

    Début 2019, le parti avait déjà été contraint de vendre son siège historique, rue Vaugirard à Paris, pour une somme de 46 millions d’euros.

    C’est donc un nouveau coup dur pour le parti Les Républicains, qui, selon nos calculs, aurait dépensé entre 14 et 15 millions d’euros pour la campagne de Valérie Pécresse. Au lendemain du premier tour, lundi 11 avril, la candidate a lancé un appel aux dons aux « Français qui sont attachés au pluralisme politique et à la liberté d’expression », car « il en va de la survie […] de la droite républicaine ».

    Selon elle, « 7 millions d’euros » étaient attendus de la part de l’État, au titre des remboursements des frais de campagne, si le score final avait été supérieur à 5 %. Avec 800 000 euros, c’est une somme presque 10 fois moins élevée qui arrivera dans les caisses du parti.

    Valérie Pécresse, la représentante des LR appelle aux dons

    La candidate a révélé s’être « endettée personnellement à hauteur de 5 millions d’euros » pour les dépenses engendrées lors de cette élection et que « la situation financière de [sa] campagne est désormais critique ».

    Les Verts, qui avaient bon espoir de terminer la course au-dessus de 5 %, ont contracté des prêts à hauteur de 7,6 millions d’euros (dont 1,2 million directement auprès du parti EELV), selon les données publiées sur leur site de campagne.

    La somme de 800 000 euros est encore une fois largement insuffisante pour recouvrir les engagements financiers pris lors de la campagne. Le secrétaire national du parti, Julien Bayou a indiqué que les dépenses s’élèvent à environ « 6 millions d’euros », mais que « dans l’immédiat […] nous devons trouver deux millions d’euros dans les cinq semaines qui viennent », évoquant une première échéance fin mai.

    Yannick Jadot, le candidat de EELV pour cette élection de 2022, a donc aussi exhorté les Français à faire un don, dès son discours de défaite dimanche (10 avril) au soir : « l’écologie a besoin de votre soutien financier pour poursuivre ses indispensables combats ».

    Les deux partis comptent désormais sur les élections législatives de juin pour pouvoir renflouer leurs caisses, et continuer de compter politiquement.

  • Le vote des expatriés – consulat par consulat

    Le vote des expatriés – consulat par consulat

    Ce dimanche 10 avril, les Français étaient appelés aux urnes pour participer au premier tour de l’élection présidentielle. Plus de 42 millions d’électeurs étaient attendus dont 1,4 million d’expatriés. Mais comme en France, la participation fut décevante chez les expatriés avec 35,12% de participation soit 504 291 Français établis hors de France. On fait le point sur le vote des expatriés !

    Les résultats consolidés des Français de l’étranger

    Les résultats globaux sont connus. Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon caracolent en tête mais des nuances sont à faire d’un pays à l’autre.

    Liste des candidats Voix % Inscrits % Exprimés
    M. Emmanuel MACRON 224 957 15,67 45,09
    M. Jean-Luc MÉLENCHON 109 394 7,62 21,92
    M. Éric ZEMMOUR 43 252 3,01 8,67
    M. Yannick JADOT 40 774 2,84 8,17
    Mme Marine LE PEN 26 380 1,84 5,29
    Mme Valérie PÉCRESSE 20 956 1,46 4,20
    Mme Anne HIDALGO 12 489 0,87 2,50
    M. Nicolas DUPONT-AIGNAN 7 074 0,49 1,42
    M. Jean LASSALLE 5 964 0,42 1,20
    M. Fabien ROUSSEL 3 266 0,23 0,65
    M. Philippe POUTOU 3 145 0,22 0,63
    Mme Nathalie ARTHAUD 1 300 0,09 0,26

    Nous vous proposons de découvrir comment les Français de l’étranger ont voté consulat par consulat. Vous découvrirez les résultats selon l’ordre établi par le Ministère des Affaires étrangères et européennes dans le document publié sur son site et que vous pouvez télécharger en fin d’article.

    Les résultats de la circonscription Amérique du Nord

    Les résultats de la circonscription Amérique du Sud et Caraibes

    Les résultats de la circonscription Europe du Nord

    Les résultats de la circonscription Benelux

    Les résultats de la circonscription Péninsule ibérique et Monaco

    Les résultats de la circonscription Suisse et Liechtenstein

    Les résultats de la circonscription Europe Centrale

    Les résultats de la circonscription Méditerranée de l’Est

    Les résultats de la circonscription Afrique de l’Ouest et Maghreb

    Les résultats de la circonscription Afrique centrale – Est et Proche Orient

    Les résultats de la circonscription Europe Orientale – Asie – Océanie

    Résultats de la 1er circonscription

    Résultats de la 2ème circonscription

    Résultats de la 3ème circonscription

    Résultats de la 4ème circonscription

    Résultats de la 5ème circonscription

    Résultats de la 6ème circonscription

    Résultats de la 7ème circonscription

    Résultats de la 8ème circonscription

    Résultats de la 9ème circonscription

    Résultats de la 10ème circonscription

    Résultats de la 11ème circonscription

    Téléchargez le fichier officiel du Ministère des Affaires étrangères et européennes

    Les résultats consulat par consulat Télécharger

  • Présidentielle 2022 : les réactions politiques

    Présidentielle 2022 : les réactions politiques

    Le dimanche 10 avril, la rédaction Lesfrancais.press et la radio StereoChic se sont associées afin de vous livrer un Grand direct présidentielle, en lien avec les Français de l’étranger. Retour sur les réactions politiques à l’antenne. 

    L’édition spéciale dédiée au premier tour de la présidentielle sur les ondes de StereoChic, a été riche. Les correspondants et intervenants politiques se sont relayés au long de la soirée afin de vous donner leur analyse des résultats. Vous pouvez d’ailleurs retrouver les grandes tendances de la soirée dans un autre article.

    Les retours sur l’organisation du vote à l’étranger

    Se rendre aux urnes dimanche a été difficile pour de nombreux Français de l’étranger, notamment en Europe et au Canada. Cependant, dans certaines régions, les conditions étaient optimales. Effectivement, d’après Hervé Soral, conseiller des Français de l’étranger à Oman et aux Emirats Arabes Unis, notre témoin l’organisation était très bien cadrée à Dubaï. Il évoque ainsi par exemple le système mis en place sur Facebook par les équipes consulaires, afin d’indiquer le taux d’affluence dans les bureaux de vote. 

    De plus, à Hong-Kong Catya Martin, correspondante pour Lesfrancais.press, salue le travail abattu par les nombreux bénévoles tout au long de la journée. D’après elle, les mesures étaient “optimales” pour aller déposer son scrutin dans les urnes. 

    Les réactions des personnalités politiques 

    Au fur et à mesure de l’annonce des résultats, les personnalités politiques représentatives des Français hors de France, se sont succédées afin de donner les retours de leur parti. 

    Alors que la tendance donnait Marine Le Pen aux portes du second tour de l’élection, Denis Franceskin, délégué national pour l’ensemble de la Fédération des Français de l’étranger du Rassemblement national, a argumenté sur le “discours d’union nationale” de sa candidate. A ses yeux, elle se positionne comme l’unique adversaire d’Emmanuel Macron et la personne qui pourra “réparer” les cinq années passées sous un gouvernement LREM. Afin de porter ce projet, il appelle au grand rassemblement des Français. 

    De son côté Florence Poznanski, membre du Parlement de l’union populaire pour LFE, évoque la préparation de La France insoumise pour les élections législatives à l’étranger. Effectivement, les chefs de file ont d’ores et déjà été choisis dans les onze circonscriptions et devraient être investis incessamment sous peu. Ainsi, elle invite toutes les personnes se reconnaissant dans un programme d’union populaire, à rejoindre le mouvement afin d’être plus forts. 

    Dans le même temps, elle salue sa “camarade” Cécilia Gondard, responsable de la Fédération des Français de l’étranger pour le PS. Cette dernière, consternée par le (très) faible score du Parti socialiste, tant chez les expatriés qu’en France, s’interroge sur le futur du groupe. A son avis, le phénomène observé dans l’hexagone est similaire à celui à l’étranger, à savoir qu’il existe une nette différence entre les suffrages exprimés lors des élections locales (municipales, régionales etc.) et lors de la présidentielle. Elle évoque également le lancement des législatives, et nous confie que le parti de la rose appelle à l’union de la gauche. D’après elle, tous les groupes politiques attendaient de voir se dérouler le premier tour de la présidentielle avant de lancer les négociations. 

    Puis nous avons clôturé la soirée avec Samantha Cazebonne, sénatrice des Français de l’étranger pour le groupe présidentiel. Après avoir affirmé être heureuse des résultats d’Emmanuel Macron au sein de la communauté des expatriés, elle affirme que grâce à cela, elle implore tous les citoyens à aller voter au second tour. Elle explique que se rendre aux urnes permet de servir les intérêts des Français de l’étranger, car plus ils seront à le faire, plus leur place sera importante dans le débat national. 

    Ecoutez le podcast récapitulatif du Grand direct pour la présidentielle

    Un podcast à retrouver sur toutes vos plateformes préférées

    Podcast liste
  • 1er tour des élections présidentielles en Australie

    1er tour des élections présidentielles en Australie

    Ce dimanche 10 avril se tenait le 1er tour des élections présidentielles en Australie. Les Français expatriés pouvaient ainsi se rendre dans l’un des 11 bureaux de vote du pays pour déposer leur bulletin. Sans grande surprise, le taux d’abstention reste élevé à 65,8% et Emmanuel Macron sort en tête de scrutin dans cette circonscription. Nous avons échangé avec les Français sur place. 

    Une organisation en dents de scie

    La première chose que l’on remarque pour ces élections présidentielles en Australie, ce sont les différences entre les bureaux de vote à travers le pays. À Melbourne, l’ambiance est au rendez-vous, avec notamment un stand de produits français pour déguster une petite crêpe après son devoir civique.

    Bureau de vote à Melbourne – crédit photo : Ryad

    Une bonne ambiance qu’on ne retrouve pas forcément dans le Queensland, où Inès regrette le manque de sympathie : 

    « L’accueil était glacial. J’ai fait 3h de route pour venir voter, un simple « merci d’avoir voté » aurait été apprécié. » 

    À Sydney, c’est le lycée Condorcet qui accueillait les votants, avec un découpage en 4 bureaux. Cyprien était dans les premiers à aller voter : 

    « J’y suis allé dès l’ouverture, c’était assez fluide malgré le stress des volontaires. Par contre, ils pourraient améliorer l’accueil, avec des pancartes pour indiquer l’ordre alphabétique par exemple, au lieu d’avoir des volontaires qui demandent le nom de famille à tout le monde. » 

    Une remarque partagée par d’autres qui sont arrivés dans la matinée, comme Lucile qui nous dit :

    « Pour la file des noms de famille de A à C, absolument personne, alors que la file de D à G file allait jusqu’à l’extérieur de l’école … un peu de flexibilité entre les deux files aurait semblé plus malin. « 

    Bureau de vote Sydney – crédit photo Lucile

    Une remarque qui semble avoir été prise en compte, puisque les témoignages de l’après-midi indiquent que le vote était plus fluide. Elise Léger, conseillère des Français à l’étranger nous confirme :

    « Ça s’est bien passé ! Une très bonne organisation avec beaucoup d’amélioration par rapport à 2017« 

    Au total, on retrouve 11 bureaux de vote dans 7 lieux en Australie : 

    • 1 à Canberra, à l’Ambassade de France
    • 4 à Sydney, situé dans l’école Condorcet 
    • 2 à Brisbane, un dans une école à Tingalpa et l’autre à l’Alliance Française
    • 1 à Adélaïde, situé dans l’Alliance Française
    • 2 à Melbourne, à l’Auburn High School
    • 1 à Perth, à l’Alliance Française
    Bureau de vote Sydney

    Pas assez de bureaux de vote 

    Malgré les 11 bureaux de vote mis en place pour ce premier tour, beaucoup regrettent que certaines zones soient vides. Ainsi, pour les Français expatriés en Tasmanie ou ceux dans le Northern Territory, pas de bureau de vote dans l’État. Pour pouvoir voter aux présidentielles en Australie, il fallait se rendre dans un état voisin. Quand on sait que l’Australie fait plus de 7millions de km², on comprend que certains ne soient pas ravis. 

    « Je n’ai pas voté en bureau de vote, mais par procuration, car ici, c’est une vraie galère » nous confie Sarah. Elle avait la possibilité de voter, mais pour Axelle, c’est différent :

    « Je n’ai pas voté, car j’habite à Darwin et mon bureau de vote était à Perth… Pour faire une procuration, il fallait connaître quelqu’un qui aille voter à Perth ou Sydney… du coup, j’ai laissé tomber. Ils rendent les choses impossibles pour ceux qui habitent loin des villes principales. » 

    Parmi les personnes interrogées, le constat est souvent le même. Ils se sont déplacés, ou bien ont fait des procurations, mais pour leur entourage, peu d’entrain. 

    À la fin de la journée, le bilan tombe : 34,5% de participation sur la circonscription Australie, Fidji Png.

    Bureau de vote à Perth

    Les résultats du premier tour des présidentielles en Australie

    Ainsi, les résultats pour ce premier tour des élections présidentielles en Australie sont les suivants :

    • Emmanuel Macron : 46,8 %
    • Jean-Luc Mélenchon : 19,6 %
    • Yannick Jadot : 11,4 %
    • Éric Zemmour : 7,9 %
    • Valérie Pécresse : 3,7 %
    • Marine Le Pen : 3,4 %
    • Anne Hidalgo : 3 %
    • Nicolas Dupont-Aignan : 1,3 %
    • Jean Lassalle : 0,9 %
    • Philippe Poutou : 0,7 %
    • Fabien Roussel : 0,5 %
    • Nathalie Arthaud : 0,1 %

    Le taux de participation s’élève à 34,5%, soit 13 points de moins qu’en 2017.

    Ainsi, ces élections présidentielles en Australie ont placé Emmanuel Macron en tête au 1er tour, suivi de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Le taux de participation reste cependant très faible. Les électeurs sont de nouveau appelés aux urnes le 24 avril, dans les mêmes points de vote que lors du premier tour.