A deux mois des élections législatives au Sénégal, le ministère de l’Intérieur a rejeté deux listes dont celle de la coalition d’opposition.
« C’est un coup de massue pour la coalition Yewwi Askan Wi ». Ce mardi 31 mai, le ministère de l’Intérieur a rejeté la liste des titulaires qui rassemble les principaux leaders de l’opposition du pays. La cause étant la double inscription d’une candidate sur la liste des titulaires et des suppléants. Si selon l’une des têtes de liste Ousmane Sonko il s’agit d’une étourderie, elle pourrait leur coûter cher. Effectivement, la liste étant jugée incomplète, aucun leader ne pourra se présenter au scrutin du 31 juillet prochain.
Yewwi Askan Wi a vivement réagi à la suite de la déclaration. Dans un communiqué il soutient qu’il s’agit d’une « provocation inacceptable du pouvoir ». Il appelle donc à se mobiliser.
Une manifestation est d’ailleurs prévu ce vendredi 3 juin dans les rues de Dakar. Sur le plan juridique, les deux coalitions peuvent déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel afin de revenir sur cette décision.
La diplomate, ancienne directrice de l’AEFE, ancienne ambassadrice de France en Belgique, Hélène Farnaud-Defromont, a été promue le 31 décembre ministre plénipotentiaire de deuxième classe. Une belle promotion qui semblait lui ouvrir de nouvelles opportunités de carrière. D’ailleurs, Elisabeth Borne, la nouvelle Première ministre d’Emmanuel Macron, lui avait proposé de rejoindre son cabinet comme première conseillère diplomatique au sein de son cabinet à Matignon. Mais le 25 mai, le téléphone sonne, Hélène Farnaud-Defromont décroche et apprend que sa nomination n’aura pas lieu. Retour sur cet imbroglio !
Une riche carrière et à rebondissements
Ambassadrice française en Belgique de juillet 2019 à 2021, et ministre plénipotentiaire de deuxième classe depuis ce premier janvier, Hélène Farnaud-Defromont avait été auparavant directrice générale de l’administration et de la modernisation, après avoir été nommée directrice de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.
Une condamnation dans le cadre de son mandat à l’AEFE
la Cour de discipline budgétaire et financière a condamné, le jeudi 19 novembre 2020, deux anciennes directrices de l’AEFE, dont Hélène Farnaud-Defromont. Les deux fonctionnaires ont été sanctionnées pour des irrégularités relatives à la mise en œuvre des règles du code des marchés publics, commises à l’occasion d’achats de fournitures et prestations de services et de la reconduction de deux marchés informatiques.
Et pourtant les deux furent récompensées pour leurs services en obtenant des postes prestigieux alors que la Cour des Comptes alertait publiquement sur la mauvaise gestion effective de l’AEFE sous ces mandats.
Un couple au cœur du Quai d’Orsay
Issue de la gauche, elle fut directrice du cabinet du ministre délégué chargé du développement, Pascal Canfin, dans le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault, elle bénéficia de la clémence de la nouvelle équipe en 2017, surtout que son mari, Christophe Farnaud, est aussi un pilier du Quai d’Orsay, Ancien ambassadeur de France en Afrique du Sud, il a obtenu en 2018 la direction Afrique du Nord et Moyen-Orient (ANMO) du ministère des Affaires étrangères.
Mais coup de théâtre à l’automne 2021, Christophe Farnaud est évincé brusquement de son poste. Une décision prise par Emmanuel Macron en personne à la suite de persistantes tensions entre le haut fonctionnaire et la cellule diplomatique de l’Elysée sur plusieurs dossiers, notamment sur la Libye.
Emmanuel Macron a mis son véto
C’est donc avec ce passif que le nom d’Hélène Farnaud-Defromont a été proposé, par Elisabeth Borne pour être sa conseillère diplomatique à Matignon, au Président de la République.
Si aucun motif clair n’a été précisé, dans les couloirs du Quai d’Orsay plusieurs diplomates ont indiqué que le véto aurait directement été apposé par l’Elysée. L’équipe d’Emmanuel Macron, échaudée par les relations avec Christophe Farnaud, n’a pas accepté de devoir travailler avec quelqu’un qui partage, de fait, sa vision du monde. Le mandat qui s’ouvre, s’annonce long et calme pour l’ancienne ambassadrice qui va devoir se trouver un nouveau point de chute…
Après plusieurs semaines de négociations interminables, bloquées pour la plupart par la Hongrie, les dirigeants européens sont parvenus, lundi (30 mai), à un compromis politique visant à interdire les importations de pétrole russe par voie maritime d’ici la fin de l’année, sans toutefois parvenir à un embargo total.
Dans le cadre du compromis adopté par les dirigeants européens, l’embargo partiel portera sur le pétrole et les produits pétroliers, mais permettra une exemption temporaire pour le pétrole brut livré par oléoduc.
« Cela couvre immédiatement plus des 2/3 des importations de pétrole en provenance de Russie, amputant ainsi [Moscou] d’une énorme source de financement de sa machine de guerre. Une pression maximale sur la Russie pour qu’elle mette fin à la guerre », a déclaré le président du Conseil européen, Charles Michel.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que cette mesure « réduira effectivement d’environ 90 % les importations de pétrole de la Russie vers l’UE d’ici la fin de l’année », l’Allemagne et la Pologne s’étant engagées à renoncer aux livraisons transitant par oléoduc sur leur territoire.
Depuis le début de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, l’UE a envoyé un total de 56,5 milliards d’euros à la Russie en échange de livraisons de combustibles fossiles, les paiements pour le pétrole atteignant près de 30 milliards d’euros de livraisons de pétrole brut — des fonds qui ont servi à financer l’invasion de Moscou.
Néanmoins, l’accord reste en deçà de la proposition initiale de l’exécutif européen, qui envisageait d’interdire toute importation de pétrole.
Cette proposition n’a pas été acceptée en raison de l’opposition farouche de plusieurs États membres de l’UE, qui dépendent fortement de l’approvisionnement en pétrole russe transporté par oléoducs.
Garder les oléoducs hors de tout embargo pétrolier russe a été une demande clé de la Hongrie, qui craignait qu’une interdiction mette son économie en difficulté étant donné sa dépendance au pétrole livré par l’oléoduc Druzhba depuis la Russie.
La Hongrie, qui est un pays enclavé, qui importe 65 % de son pétrole de Russie par l’oléoduc Druzhba, a continué à s’opposer à une telle mesure jusqu’à lundi, et a demandé, tout comme la Slovaquie et la République tchèque, une dérogation à l’interdiction d’importation.
Le blocage de la Hongrie a suscité de nombreuses critiques de la part d’autres États membres de l’UE, notamment la Pologne, les pays nordiques et les États baltes.
Les dirigeants européens ne se sont pas mis d’accord sur la durée des dérogations concernant le pétrole fourni par oléoduc, le communiqué final du sommet indiquant qu’ils « reviendraient dès que possible sur la question de l’exception temporaire pour le pétrole brut livré par oléoduc ».
On s’attend maintenant à ce qu’ils chargent les diplomates et les ministres de l’UE de trouver une solution qui garantirait également une concurrence équitable entre ceux qui continuent à recevoir du pétrole russe et ceux qui en sont privés.
Viktor Orbán, le premier ministre hongrois (au centre) et Emmanuel Macron (à droite) lors du rassemblement des chefs européens à Bruxelles, le lundi 30 mai 2022
En outre, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, avait confié aux journalistes en arrivant au sommet de Bruxelles qu’il chercherait également à obtenir des garanties lui permettant d’acheter du pétrole par voie maritime si les livraisons de pétrole russe devaient cesser via l’oléoduc Druzhba, principale source d’importation de pétrole brut du pays.
« En cas d’interruption soudaine de l’approvisionnement, des mesures d’urgence seront mises en place pour garantir la sécurité de l’approvisionnement », ont déclaré les dirigeants européens, un clin d’œil aux préoccupations de Budapest.
L’Allemagne et la Pologne, qui pourraient bénéficier de la dérogation relative aux oléoducs, se sont engagées à fermer de facto l’oléoduc nord de Druzhba d’ici la fin de l’année, ont rapporté des diplomates européens.
Un fonctionnaire européen a déclaré que la République tchèque avait obtenu une dérogation de 18 mois à l’interdiction de revendre des produits pétroliers.
Parmi les autres mesures proposées dans le cadre du sixième paquet de sanctions figurent l’exclusion de la plus grande banque russe, la Sberbank, du système de paiement international SWIFT, l’interdiction de trois autres radiodiffuseurs publics russes et l’établissement d’une liste de personnes ayant commis des crimes de guerre en Ukraine.
L’accord final sur le sixième paquet de sanctions devra à présent être approuvé par les 27 États membres du bloc.
Peu avant l’annonce, lorsqu’il était apparu que les dirigeants ne parviendraient pas à un accord sur l’interdiction du pétrole, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait estimé que l’Union européenne se montrait trop indulgente envers Moscou.
« Pourquoi dépendez-vous de la Russie, de ses pressions, et non l’inverse ? La Russie doit être dépendante de vous. Pourquoi la Russie peut-elle encore gagner près d’un milliard d’euros par jour en vendant de l’énergie ? », avait demandé M. Zelensky aux dirigeants européens lors de son intervention.
« Pourquoi les banques terroristes travaillent-elles encore avec l’Europe et le système financier mondial ? [Ce sont] des questions sérieuses », a-t-il ajouté.
Plusieurs diplomates européens ont laissé entendre que le septième paquet de sanctions de l’UE pourrait inclure les prochaines étapes vers une interdiction totale du pétrole et inclure le pétrole russe transporté par oléoduc.
Les Jeux Internationaux de la Jeunesse (JIJ), qui se déroulent cette année 2022 du 30 mai au 04 juin à Bruxelles, sont nés de la rencontre entre l’UNSS et l’AEFE. La première est l’organisation qui fédère tous les sports pratiqués au sein de l’environnement scolaire en France, tandis que la deuxième, bien connue des expatriés, est l’agence en charge des réseaux scolaires français à l’étranger. Ensemble, ils proposent depuis 11 ans aux jeunes, français ou non, scolarisés dans les établissements dépendant de l’AEFE et de ses partenaires comme La Mission laïque française, de « s’affronter » dans le respect des règles du fairplay sportif sur des épreuves pratiquées au cours de la scolarisation. C’est surtout l’occasion de créer des liens entre ces établissements répartis sur toute la planète.
Des jeux pour le sport, la culture et le patrimoine
Comme l’indique le dossier de presse, ces Jeux Internationaux de la Jeunesse sont placés sous le signe des rencontres, du partage, de la culture, de l’histoire et du patrimoine. Ces thèmes seront au centre de cette 11ème édition.
En effet, ces jeux sont aussi un outil de promotion de la langue française et du plurilinguisme, des systèmes éducatifs des pays francophones, d’éducation aux médias et de connaissance de la culture et du patrimoine du pays d’accueil. Et quelle meilleure ville que Bruxelles pour célébrer ces valeurs ?
C’est donc le lycée français Jean-Monnet de Bruxelles qui est un établissement en gestion directe appartenant au réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, fondé en 1907, qui a le privilège d’accueillir la première édition en présentiel depuis 2019. La pandémie de la Covid-19 avait empêché les élèves de voyager et se retrouver en 2020 et 2021.
Olivier Brochet
Et cette année c’est dans un cadre boisé et privilégié, à l’hôtel Dolce à quelques kilomètres de la capitale européenne, que nos jeunes compétiteurs se retrouvent. Mais pas seulement les sportifs, comme nous le rappelle Olivier Brochet, le directeur de l’AEFE, que nous avons rencontré sur place. Car ces jeux sont pris en charge à tous les échelons par les jeunes. Encadrés par des professionnels, les élèves se transforment en médecins sportifs, en journalistes mais aussi en arbitres.
Olivier Girault
C’est le président de l’UNSS, lui aussi présent, Olivier Girault (champion olympique de handball en 2008) qui nous explique qu’à travers cette démarche globale, c’est l’équipe qui entoure le sportif qui est ainsi mise en valeur.
« Un champion ne le serait pas sans son équipe médicale, sans les journalistes pour rapporter ses performances »
Olivier Girault, président de l’UNSS
Une cérémonie comme les grands
C’est donc des élèves sportifs, mais aussi littéraires ou scientifiques, qui se retrouvent dans le complexe de l’hôtel Dolce près de Bruxelles. Ils représentent plus de 50 établissements dans le monde, sélectionnés sur dossier par l’AEFE et l’UNSS. Depuis leur création en 2011, les jeux ont réuni plus de 2500 élèves et 450 équipes. Cette année c’est plus de 2500 nuitées qui ont été réservées et 7500 repas qui seront servis.
Fin de cérémonie d’ouverture de la 11ème édition des Jeux Internationaux de la Jeunesse
Et comme tous jeux, c’est par une cérémonie d’ouverture que la première journée s’est conclue. Chorale des enfants de la section primaire du lycée Jean-Monnet de Bruxelles, parade des drapeaux, tous les codes étaient bien là avec l’ambiance en plus. En effet, dans les couloirs du centre d’affaires bruxellois, les jeunes déambulent avec joie et un petit sentiment de fierté d’avoir été sélectionnés comme nous le révèle Peter du lycée Français de New-York.
» Je suis né aux USA et j’ai peu d’occasion de venir en Europe. Et je suis là pour représenter mon lycée, c’est un peu la pression, mais je pense que je vais kiffer »
Peter, élève au lycée Français de New-York
Une programmation dense
Après la fête, c’est bien sûr le temps des épreuves. Elles sont nombreuses, riches et originales. En effet, les adolescents, des élèves de seconde qui participent à ces jeux, aux couleurs de leur pays d’accueil ou d’origine mais surtout à celles de leur lycée, vont se mesurer les uns aux autres à travers un panel de compétitions. Ils commencent donc avec un rallye culturel le 31 mai avant des manches de badminton ou de Laser Run (un biathlon avec des pistolets lasers et non des carabines) le 01 juin. Ces deux journées précéderont la course tout terrain, épreuve reine de la compétition le 02 juin, avant de conclure les jeux, le 03 juin avec des matchs de flag rugby (une version moins « violente » du traditionnel rugby).
Si vous avez envie de suivre ces épreuves, c’est possible grâce au dispositif mis en place par l’AEFE et ses équipes de jeunes reporters internationaux. Pour cela direction le site des Jeux Internationaux de la Jeunesse, vous pouvez aussi vous imprégner de l’ambiance, grâce à des reportages sur la préparation des élèves dans leurs pays de résidence ou pour suivre les résumés quotidiens des épreuves, sur la chaine Youtube de l’évènement.
Le député des Français de la VIIème circonscription de l’étranger, Frédéric Petit, se présente à sa succession. Élu dans le cadre de la majorité présidentielle, il est investi sous les couleurs d’Ensemble, réunissant le MoDem et Renaissance (l’ex LREM-En Marche).
« Mon travail n’est pas fini, j’ai encore des choses à faire et encore une valeur ajoutée en particulier avec la deuxième campagne présidentielle qui a été sur des terrains que je connais bien, et qui ont été sous tout mon mandat des fils rouges de mon action personnelle. »
Un député très actif
Au cours de son mandat, Frédéric Petit n’a pas chômé. Particulièrement présent sur le terrain et à l’Assemblée nationale, il a été sur plusieurs fronts à la fois. Europe de l’écologie, participation citoyenne, réseau électrique, sont tant de sujets qui ont guidé sa mandature et sur lesquels il aimerait pouvoir continuer son action.
Le dossier dont il est particulièrement fier est la participation citoyenne. A son arrivée à l’hémicycle, il a compris que l’un de ses travaux devrait être de faire comprendre aux citoyens que « la solennité de l’Assemblée nationale leur appartient ».
La VIIème circonscription à l’étranger est particulièrement vaste étant donné qu’elle s’étend sur l’ensemble de l’Europe centrale, de l’Est et les Balkans. De cette manière, les citoyens installés sur place peuvent présenter des sensibilités et des modes de vie différents. D’un point de vue politique, les sensibilités ont tendance à pencher autour du Parti socialiste, du MoDem et des Républicains.
Afin de mener à bien sa campagne législative, Frédéric Petit a commencé par le terrain. Alors qu’il devait rendre un rapport pour la Commission des Affaires étrangères sur l’impact des changements climatiques sur les conflits dans le monde, il a dans le même temps fait un appel aux citoyens pour que ces derniers rendent leur rapport parallèle citoyen. De cette manière, il se rend compte des préoccupations des citoyens tout en créant un réseau de personnes sur place.
Par ailleurs, dans le projet de mandat du président de la République, plusieurs idées de Frédéric Petit y ont été inscrites comme celle des résidences de repli. De nombreux Français installés hors de France ont une habitation dans l’hexagone, afin de les accueillir lorsqu’ils viennent sur leur territoire. Seulement, pour le député-candidat, il ne s’agit pas d’une résidence secondaire. Ainsi, dans ce projet de loi, il s’agirait de créer un nouveau régime pour ces « résidence de repli ». Celles-ci seraient limitées à une par foyer, ne devraient pas être ostentatoires, ne pourraient pas être louées, et pour déposer un dossier les propriétaires devront être inscrits sur les listes électorales à l’étranger.
Les problématiques des Français de la VIIème circonscription
Trois dossiers touchant les jeunes Français de l’étranger, tiennent particulièrement à cœur à Frédéric Petit. D’un côté, il souhaite que le pass Culture soit étendu à tous les jeunes Français de l’étranger. Bien que cela devrait être acté dans les mois à venir, l’élu de la République tient à veiller à ce que cela ne capote pas.
De plus, il aimerait voir la création d’un pass Education, à nouveau pour l’ensemble des jeunes Français installés hors du territoire national. Celui-ci leur permettrait d’avoir accès à une éducation à la française, quand bien même ils ne seraient pas inscrits dans un établissement français.
Catya Martin est conseillère consulaire Les Républicains installée à Hong-Kong et est candidate pour les élections législatives dans la XIème circonscription des Français de l’étranger.
La politique zéro-Covid et le virus continuent de sévir en Chine. De nombreux Français installés à Shanghai sont confinés durement depuis plusieurs mois à cause de la recrudescence de l’épidémie. Après deux ans de pandémie, un nombre conséquent de Français ont donc quitté le pays, afin de pouvoir retrouver une vie en-dehors de leur appartement. Effectivement, alors que les premières épreuves du Baccalauréat ont débuté au début du mois de mai, les élèves des lycées français sur place ne peuvent toujours pas passer leurs épreuves.
Plus à l’Ouest, la guerre continue de gronder sur le sol ukrainien et de faire des morts, tels que le journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff tué sous les feux russes ce lundi 30 mai. Si aux yeux de Catya Martin, un député n’a pas à gérer les questions diplomatiques car elles dépendent du ministère des Affaires étrangères, elle se préoccupe des ressortissants français installés dans les deux pays. Selon la candidate, « il y a beaucoup de travail à faire en termes d’accompagnement et de soutien de nos populations à l’étranger ».
Catya Martin, élue consulaire et candidate à la députation de la XIème circonscription des Français de l’étranger, en campagne à Singapour.
La montée de Reconquête ! et la baisse de la droite classique
Comme il était déjà spécifié dans le podcast avec la députée-candidate Anne Genetet, le parti d’Éric Zemmour a pris du terrain chez les Français installés hors de France. Catya Martin l’explique par l’errance politique de certaines personnes qui ne se retrouvent plus dans le paysage politique français. Cependant, à ses yeux cela n’est pas lié à la XIème circonscription étant donné que le polémiste y a réalisé quasiment le même score de 7% que dans l’hexagone. Si elle ne parlerait pas de « poussée » de Reconquête !, elle estime tout de même que les élus locaux doivent rassurer les administrés qui n’ont plus foi en leur parti d’origine comme les LR.
Par ailleurs, elle déchiffre le recul de la droite classique incarnée par Les Républicains, par la montée des extrêmes qui aurait effrayé les Français. Ces derniers se seraient donc tournés d’emblée vers Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle afin d’empêcher un second tour Marine Le Pen – Jean-Luc Mélenchon. Les électeurs auraient donc recouru au « vote utile » dès le premier tour.
Les préoccupations des Français
En Asie, en Europe de l’Est et en Océanie, la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ne convient pas aux assurés. D’après la candidate LR, la CFE déplait car elle ne prend pas suffisamment en compte le coût de la santé et ne « répond pas à toutes les demandes ».
Par ailleurs, la problématique de l’éducation française préoccupe également les citoyens de la zone Asie-Océanie. Catya Martin aimerait pouvoir accompagner davantage les petites écoles qui souhaitent obtenir une homologation auprès de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), pour avoir « un maximum de petites écoles qui gèrent nos petits enfants français » afin de scolariser davantage de personnes et de créer des ponts avec les lycées français.
De plus, elle voudrait que les critères d’attribution des bourses scolaires soient revus à la baisse et en fonction du coût de la vie des régions où sont installées les familles.
Son programme de campagne
Si la candidate ne souhaite pas attaquer, ou du moins commenter, le bilan du quinquennat de sa concurrente Anne Genetet, elle préfère se concentrer sur son programme. Catya Martin aimerait être un maximum sur le terrain pour aller à la rencontre des administrés et dans le même temps pouvoir les défendre à l’Assemblée nationale. Ainsi, elle équilibrerait son mandat entre Paris et la XIème circonscription. De plus, elle fera de la fiscalité et de l’entrepreneuriat français ses chevaux de bataille si elle est élue à la députation.
Écoutez le podcast avec Catya Martin
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Samedi 29 mai, Pierre Lescure a monté les marches du tapis rouge pour la dernière fois en tant que président du Festival de Cannes. S’il rend son costume, il n’en a pas fini d’aimer le cinéma, la culture et les lettres.
« Je viens d’une famille extrêmement curieuse », assure Pierre Lescure. Et à y regarder de près son arbre généalogique et son parcours, nous ne pouvons en douter une seconde. Lui et son frère Roland, aujourd’hui député des Français en Amérique du nord, grandissent auprès d’un père rédacteur en chef de L’Humanité et d’une mère rédactrice au sein d’un journal de la CGT. Chez les Lescure, tout est centré autour des arts et des lettres. Lecture, cinéma, théâtre, Pierre Lescure se forme dans cet environnement où la curiosité et l’ouverture au monde sont essentielles (et un brin politisées).
Après des études au Centre de formation des journalistes, le fameux CFJ, le futur président du Festival fait ses armes au sein de plusieurs rédactions telles que RTL, RMC et feu l’ORTF. Déjà plusieurs fois nommé directeur des programmes ou de rédaction, il participe en 1983 à la création de la première chaîne payante du PAF, Canal +. Directeur de la chaîne en 1986, il finit par en devenir son président en 1994.
Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, accompagné de Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Culture, et de Pierre Lescure, ancien président du festival.
Un amoureux du cinéma
Pierre Lescure est un amoureux du cinéma. En 1979, il assiste à son premier Festival de Cannes qu’il décrira plus tard auprès des journalistes de France 3, comme « une année dinguepuisqu’il y avait Apocalypse Now, Le Tambour, Les Moissons du ciel« . Trente-cinq ans plus tard, il est nommé président du Festival de Cannes. Sur la Croisette, il « checke » les plus grandes stars, leur fait la bise et les attend en haut des fameuses marches.
L’ère #Metoo, la palme d’Or pour Titane de Julia Ducornou – la seconde femme à recevoir le prestigieux prix après Jane Campion en 1993 – ou encore la polémique autour de Netflix : en huit éditions le président a vécu de grands évènements et chamboulements à Cannes. Si à 76 ans, il tire sa révérence et laisse la place à Iris Knobloch, l’ancienne présidente de la filiale française de Warner Bros, « tant qu’il sera en bonne santé et ni sourd ni aveugle », il continuera d’aimer le 7ème art, de regarder des films et de lire des journaux.
Les cryptoactifs sont les grandes victimes du printemps 2022. Un retour à la raison sur fond de hausse des taux et des prix semble prédominer sur ce marché. Les dictons boursiers, « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel », « achetez la rumeur, vendez le fait » ou « les marchés ne peuvent pas rester irrationnels plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable », reprennent tous leur sens En novembre, la valeur marchande des crypto-monnaies était de près de 3000 milliards de dollars. Ce montant est tombé à 2000 milliards de dollars à la mi-avril avant de se contracter de 35 %. L’encours ne dépasse pas désormais 1300 milliards de dollars. Un Bitcoin s’échangeait le 25 mai 2022 à 27 000 dollars, contre plus de 56 000 dollars au mois de novembre 2021.
Un tri entre bons et mauvais cryptoactifs ?
Les détracteurs des cryptoactifs soulignent que cette chute était inévitable. Ils estiment que ces actifs ne servent qu’à des opérations de blanchiment ou de spéculation. Ils ne sont adossés à aucun actif tangible susceptible de générer du rendement. Les partisans des cryptoactifs indiquent que le processus en cours permet la réalisation d’un tri entre bons et mauvais cryptoactifs.
Par ailleurs, la dépréciation des cours des valeurs technologiques a réduit le pouvoir d’achat des jeunes épargnants qui sont les plus actifs sur le marché des cryptos. Les stable coins dont la valeur est arrimée à une autre cryptomonnaie, à une monnaie fiduciaire ou à un produit négocié en bourse (comme les métaux précieux ou les métaux industriels), n’échappent pas à la crise. Ainsi le Terra, un stable coin algorithmique, dont la valeur est adossée à un autre crypto, le Luna, qui serait émise pour répondre à la demande. La baisse du prix du Luna s’est de ce fait transmise au terra. À son apogée, le Luna valait 40 milliards de dollars et soutenait 18 milliards de dollars de Terra. Maintenant, le Luna ne vaut presque plus rien et le Terra se négocie à 10 cents.
L’effondrement des cryptoactifs s’inscrit dans un ajustement financier plus large. Le retour de l’inflation oblige les banques centrales à resserrer leur politique monétaire, déclenchant une vente massive d’actifs plus risqués ou à long terme, les investisseurs privilégiant les obligations. L’indice américain des valeurs technologiques, le Nasdaq, a perdu près de 30 % par rapport à son sommet. L’indice S&P 500 est, de son côté en recul de 18 % par rapport à son dernier sommet. Des investisseurs pour solder leurs positions ont dû céder des cryptoactifs.
Le fait d’être adossés à des titres tangibles ne protège pas les stable coins de la crise
En revanche, l’Usdc, un stable coin adossé à des monnaies et à des bons du Trésor à court terme, résiste tout comme le Dai, un autre stable coin géré par des algorithmes transparents et soutenu par des supports représentant au moins 1,5 fois sa valeur. Le fait d’être adossés à des titres tangibles ne protège pas les stable coins de la crise. Ainsi, le Tether, le plus important stable coin, dont la valeur est tombée en dessous de sa valeur nominale de 1 dollar par jeton le 12 mai était pourtant soutenu par des actifs tels que des liquidités, des bons du Trésor et des dettes d’entreprise. Le refus des administrateurs du Tether de révéler la composition précise des actifs, affirmant qu’il s’agit d’un secret, a sévèrement été jugé par le marché. Les administrateurs ont déjà été condamnés à une amende par le procureur général de New York pour avoir induit des investisseurs en erreur.
Bientôt les monnaies digitales de banque centrale
Les investisseurs sanctionnent de plus en plus les cryptoactifs dont la gestion est peu transparente ou émis par des organisations peu recommandables ou mal gérées. Les autorités américaines apprécient avec attention les conséquences de la chute des cryptoactifs qui pourraient perturber les marchés financiers traditionnels compte tenu des liens tissés ces dernières années à travers les mécanismes d’adossement.
Des acteurs réclament une interdiction des cryptoactifs quand d’autres demandent l’adoption d’une réglementation. Celle-ci serait synonyme de reconnaissance de fait des cryptoactifs par les autorités officielles, ce qui n’est pas pour le moment leur souhait. La crise actuelle en réalisant un tri entre les cryptoactifs travaille de fait pour les pouvoirs publics. Elle souligne les dangers de ce marché non régulé et permet d’en réduire le poids. Ce processus facilitera l’avènement des monnaies digitales que les banques centrales préparent.
Marc Ferracci est candidat pour la VIème circonscription des Français de l’étranger sous la bannière Renaissance.Cet économiste compte s’appuyer sur sa connaissance de l’appareil gouvernemental et ses étroites relations avec les élus pour faire avancer les dossiers sur les Français de Suisse et du Lichtenstein.
Marc Ferracci est professeur en sciences économiques à l’université Panthéon-Assas, et est engagé politiquement auprès d’Emmanuel Macron depuis 2017. Il a notamment été son conseiller économique au cours de sa première campagne présidentielle. Suite à l’investiture du chef de l’État, l’universitaire entre au gouvernement afin de mettre en place plusieurs réformes, telles que celles de l’apprentissage et de l’assurance chômage. A l’été 2020, il devient le conseiller chargé du suivi des mesures de soutien à l’activité et de l’agencement du plan de relance.
Le panorama entrepreneurial suisse
La VIème circonscription des Français de l’étranger regroupe la Suisse et le Lichtenstein, deux pays qui attirent notamment pour leurs opportunités d’emplois. Selon Marc Ferracci, le marché du travail en Suisse est particulièrement dynamique étant donné qu’il est au quasi plein-emploi. Cela aurait d’ailleurs inspiré certaines des mesures du début du quinquennat d’Emmanuel Macron, à l’instar des ordonnances travail.
« Je pense qu’il y a des passerelles à la fois intellectuelles mais aussi en termes politiques qui existent et qui gagneraient peut-être à se renforcer entre la France et la Suisse. »
Marc Ferracci, candidat à la députation de la VIème circonscription des Français de l’étranger
Aux yeux de Marc Ferracci, « il y a deux attentes de la part d’un député ». Il se doit non seulement de porter un projet politique, mais également de défendre les intérêts de ses administrés. Si lui-même n’a jamais vécu en Suisse et ne connait donc pas de manière personnelle les attentes des Français y résidant, il compte s’appuyer sur sa suppléante binationale Marie-Ange Rousselot et les relais sur le terrain. De plus, il assure avoir commencé à récolter les préoccupations des citoyens installés dans la région.
Par ailleurs, il veut s’appuyer sur sa connaissance des institutions et des personnes y opérant afin de faire avancer ses dossiers.
Les défis au coeur du prochain mandat de député
Entre l’inflation, la guerre en Ukraine ou encore les accords bilatéraux avec la Suisse, de nombreux défis attendent le futur député des Français de la VIème circonscription.
Depuis le 1er juin 2002, la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’Union européenne (UE) est possible grâce aux accords bilatéraux. Seulement aujourd’hui la Commission européenne ne souhaite plus continuer dans cette voie bilatérale, à moins d’établir un accord-cadre avec le gouvernement helvétique. Si des négociations ont été lancées il y a sept ans, la Suisse les a finalement toutes rejetées en 2021. A compter de ce moment, des rumeurs ont circulé sur la la réapparition des douaniers à tous les points de contrôle, et des rumeurs sur un possible Swissexit. D’après le candidat, un député « n’a pas à se substituer au corps diplomatique« . Cependant, il peut mettre en œuvre des stratégies pour faciliter le dialogue entre les parties prenantes.
Les objectifs de Marc Ferracci
Le témoin de mariage d’Emmanuel Macron a pour objectif de mandat le plein-emploi à l’horizon 2027. Selon lui, cela permettra de créer de l’activité et donc d’investir dans les défis actuels comme la transition écologique et l’éducation, mais également de résoudre les fractures sociales qui morcellent la France aujourd’hui.
Finalement, Marc Ferracci souhaite être le candidat du savoir-faire et de la confiance entre le député et les administrés.
Écoutez le podcast avec Marc Ferracci
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Renaud Le Berre est le candidat investi par le NUPES pour les élections législatives dans la Vème circonscription des Français de l’étranger.
Professeur de Sciences économiques et sociales au Lycée français de Barcelone, Renaud Le Berre est également conseiller des Français de l’étranger depuis 2014. Réélu en 2021, il préside la Commission des finances, du budget et de la fiscalité de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE). Aujourd’hui, il est investi par la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES), pour les élections législatives dans la péninsule ibérique et à Monaco, avec le slogan « Agissons ensemble ».
Les Français de la Vème circonscription
Renaud Le Berre vit en Espagne depuis plus d’une quinzaine d’années, et depuis son emménagement il a vu la communauté des Français se modifier peu à peu. Selon lui, il y a davantage « de retraités [au Portugal]attirés par la fiscalité avantageuse », mais dans le même temps la population française rajeunit comme en Espagne. De plus, il rappelle que de nombreuses personnes ne s’inscrivent pas au registre des Français du monde, faussant ainsi les véritables chiffres.
Renaud Le Barre, candidat NUPES pour la Vème circonscription des Français de l’étranger, en campagne
Les préoccupations des citoyens
Comme l’avait indiqué Laurent Goater, candidat LR-UDI également pour la péninsule ibérique, les principales préoccupations des citoyens dans la région sont le fonctionnement des administrations consulaires et l’état de l’éducation française à l’étranger. De son côté, Renaud Le Berre ajoute les problématiques liées aux retraites et à l’environnement.
« Les gens se cassent la tête pour obtenir des papiers d’identité. »
Renaud Le Berre, candidat NUPES pour la Vème circonscription des Français de l’étranger
Par ailleurs, il revient sur la limitation de durée des détachement de professeurs à l’étranger, qui d’après lui « empêche la mobilité et la gestion par projet des établissements ». S’il est élu député, il se battra pour revenir sur ce décret.
L’impôt universel
Dans son programme pour la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon proposait un impôt universel lié à la nationalité. Pour le candidat, il s’agissait « d’une idée à l’américaine » absente du programme de la NUPES pour les législatives.
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