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  • Le retour aux fondamentaux

    Le retour aux fondamentaux

    L’épidémie de covid-19 aura été une parenthèse marquée par un arrêt sur image de l’économie avant son redémarrage rapide. Durant près de deux ans, les États ont compensé intégralement ou presque les effets économiques et sociaux de la pandémie. Les règles comptables, budgétaires et financières ont été suspendues au nom du « quoi qu’il en coûte ». Craignant la persistance de la récession, les gouvernements ont multiplié les plans de relance quand bien même les revenus des ménages aient été maintenus et l’épargne soit au plus haut. Le souvenir de la crise financière de 2008 dont les stigmates ont perduré durant près d’une décennie explique, sans nul doute, ce choix.

    Le retour aux fondamentaux économiques est brutal

    Cette politique de soutien sans limite a réarmé l’inflation ; le dopage artificiel de la demande est intervenu au moment où, en raison des confinements successifs, l’offre était à la peine. Les milliers de milliards d’euros de liquidités injectés par les banques centrales constituent un puissant réservoir pour l’inflation qui est, avant tout, un phénomène monétaire. Le conflit ukrainien sonne la fin de cette période « anormale », atypique.

    Le retour aux fondamentaux économiques est brutal. En quelques jours, les prix de l’énergie, des matières premières et des produits agricoles connaissent des hausses sans précédent depuis 1979, provoquant une onde de choc. Si ces hausses sont en grande partie anticipatives, elles érodent le pouvoir d’achat des ménages, contraints de réduire leur consommation.

    Après avoir connu un rebond en 2021, l’activité est en déclin depuis le début de l’année que ce soit aux États-Unis, en Europe ou en Chine. Cette rupture est d’autant plus nette que, depuis 2020, les populations ont eu l’impression qu’il n’y avait pas de limite à l’argent facile, et que les déficits publics comme les dettes n’étaient plus un problème. Leur sensibilité face aux crises semble plus forte que dans le passé, le ressenti l’emportant bien souvent sur la raison.

    Le temps est à l’adaptation en temps réel avec le risque de surréaction

    Par crainte de réactions violentes de l’opinion, les gouvernements sont enclins à prendre rapidement des mesures de soutien. L’information en direct et les réseaux sociaux influent sur les comportements des uns et des autres. En 1929, les effets de la crise ont mis de nombreux mois voire plusieurs années pour être ressentis. En France, le choc de 1973 donna lieu à une plan de relance en… 1975. Ce plan tardif ne fit qu’alimenter l’inflation. Depuis la crise de 2008, le temps est à l’adaptation en temps réel avec le risque de surréaction.

    En euros constants, le prix de l’essence est le même en 2022 qu’en 1980

    Au-delà de l’émotionnel, il convient de ne pas oublier que le prix du carburant en France, n’est pas plus cher aujourd’hui qu’en 1973 ou en 1980 lors des deux précédents chocs pétroliers. En 1973, une heure de payée au SMIC permettait d’acheter 2,5 litres d’essence, contre 5 litres en 2022. En calculant en euros constants, c’est-à-dire en prenant en compte, l’inflation cumulée, le prix de l’essence est, malgré la hausse des taxes, le même en 2022 qu’en 1980. À cela, il faut ajouter que les véhicules sont devenus plus économes en carburant.

    Déresponsabilisation sur fond d’individualisme et défiance à l’encontre des pouvoirs publics

    Ces dernières années, l’accumulation des crises n’a pas accru la résilience des ménages qui demandent de plus en plus de protection de leur situation sociale et de sécurisation de leurs revenus. Lors de ces quarante dernières années, les pouvoirs publics en France ont répondu à cette demande par les dépenses sociales passant de 24 à plus de 30 % du PIB. Les ménages estiment que les crises, quelle qu’en soit la nature, doivent les affecter a minima. Les effets de ces chocs doivent être pris en charge par la collectivité.

    Cette évolution est le produit de la rencontre de la déresponsabilisation et de la défiance : déresponsabilisation sur fond d’individualisme croissant et défiance à l’encontre des pouvoirs publics. La mutualisation des risques est justifiable. C’est le principe même de l’assurance mais elle suppose au préalable un provisionnement. Elle doit également reposer sur des modèles de probabilités afin d’évaluer le montant des cotisations et le niveau de couverture.

    Pour éviter une nouvelle génération perdue sur le plan économique, la sortie du monde des faux semblants est indispensable

    Le retour à l’orthodoxie budgétaire ou financière est récusé par un grand nombre de Français. Or, dans l’histoire, toute dérive inflationniste, toute création monétaire débridée débouche à un moment ou un autre sur la rigueur ou la banqueroute. Dans le passé proche, la France de la fin de la Seconde Guerre mondiale a mis une vingtaine d’années pour sortir de l’inflation. Vingt ans furent également nécessaire pour mettre à la stagflation des années 1970.

    Pour éviter une nouvelle génération perdue sur le plan économique, la sortie du monde des faux semblants est indispensable. Les villages de Potemkine ne font illusion qu’un temps. Les transferts de déficits sur la Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale ou leur financement par la Banque centrale européenne ne sont que des cautères sur une jambe de bois.

    Pour restaurer les équilibres financiers, les marges de manœuvre sont faibles en matière fiscale, la France se caractérisant par un niveau élevé, voire très élevé, de ses prélèvements obligatoires.

    La réalisation d’économies, un concept tabou pourtant incontournable

    Le président a, en outre, promis des baisses d’impôt, en particulier ceux dits de production, qui pénalisent la compétitivité des entreprises. En période d’inflation, l’augmentation de la TVA, le premier impôt en termes de rendement, est difficile. L’accroissement des prélèvements sur le patrimoine est une voie également évoquée, mais les Français sont favorables à la baisse des droits de succession. La remise en état de l’impôt sur la fortune serait avant tout symbolique, son rendement n’étant que de quelques milliards d’euros quand les besoins s’élèvent en dizaines de milliards d’euros.

    En économie de guerre, le temps est aux choix difficiles, aux arbitrages et peut-être à la réalisation d’économies, un concept tabou pourtant incontournable.

  • Mais que fait la droite française ?

    Mais que fait la droite française ?

    Lors du Conseil stratégique de mardi (26 avril), le parti de droite Les Républicains a décidé qu’ « aucune alliance ne serait scellée avec Emmanuel Macron avant les élections législatives ». Depuis, les apparitions des cadres du parti sont très rares.

    Pourtant, l’une des raisons de l’étrange silence de la droite semble être la composition du futur gouvernement d’Emmanuel Macron. Le Premier ministre devrait être plutôt d’une sensibilité de gauche, mais le président nouvellement réélu a assuré vouloir rassembler largement. Donc y compris à sa droite.

    Plusieurs personnalités du parti gaulliste sont ainsi citées comme pouvant intégrer ce nouveau gouvernement, de Damien Abad, chef des LR à l’Assemblée nationale, à Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire.

    Plusieurs ténors du parti plaidaient déjà pour un pacte de gouvernement avec la majorité présidentielle, comme Guillaume Larrivé ou Jean-François Copé, ancien président du parti – en plus de ceux qui ont rallié M. Macron avant l’élection.

    Si le communiqué de presse diffusé après le Conseil stratégique assure que « Les Républicains ne sont ni fongibles dans le macronisme ni dans le lepénisme », la discrétion des différentes personnalités pourrait précisément être due à la tentation de rejoindre le camp du président – ou même le parti d’Éric Zemmour pour les plus radicaux.

    Une ancienne élue de droite, désormais retirée de la vie politique, mais toujours attentive et bien informée, a partagé avec EURACTIV France son analyse : « [Les Républicains] ont besoin de digérer la défaite et ils ne sont pas en mesure d’afficher une ligne politique claire et unique pour les législatives et leur participation au futur gouvernement […] ce silence est compréhensible, voire salutaire ».

    Se taire plutôt qu’afficher une division ultérieure, après la cuisante défaite à l’élection présidentielle (4,78 %) et la dissonance sur les consignes de vote avant le second tour, qui a vu Emmanuel Macron sortir gagnant.

    LR
    Christelle Morancais – Le Pouliguen (Loire-Atlantique), 26 mars 2018 © Région Pays de la Loire – Ouest Médias

    Valérie Pécresse, la candidate à la présidentielle, avait indiqué qu’elle voterait pour Emmanuel Macron sans pour autant donner de consigne de vote à ses électeurs. Mais plusieurs personnalités fortes ont refusé d’apporter leur suffrage au président sortant, qui pourtant faisait face à la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. C’est le cas d’Éric Ciotti, numéro deux de la campagne de Mme Pécresse, ou encore de Nadine Morano, eurodéputée LR.

    Mais, comme pour la gauche, il ne s’agit pas uniquement de l’adhésion idéologique à l’un ou l’autre des camps alternatifs aux LR. La question de la réélection des députés sortants entre aussi en compte.

    Les élus LR qui siègent aujourd’hui à l’Assemblée – une centaine – ont conscience qu’ils ne seront vraisemblablement pas tous reconduits faute d’accords avec d’autres formations politiques. Les premiers sondages sur les élections législatives indiquent que le groupe pourrait être réduit de moitié, voire plus dans le pire des cas.

    Les résultats aux élections présidentielles de M. Macron ou des candidats d’extrême droite pourraient alors être un facteur déterminant de leur décision personnelle.

  • Isabelle Frej, la nouvelle présidente de la Caisse des Français de l’étranger – interview – podcast

    Isabelle Frej, la nouvelle présidente de la Caisse des Français de l’étranger – interview – podcast

    Alain-Pierre Mignon ne se présentait pas à sa succession à la présidence de la Caisse des Français de l’étranger. Les 18 nouveaux membres de son conseil d’administration, élus le 17 mars 2022, ont procédé à l’élection le 12 avril 2022 de la nouvelle présidente Isabelle Frej. Nous sommes allés à la rencontre de cette élue au conseil consulaire des Français de Rabat (Maroc).

    Isabelle Frej, une femme engagée pour les autres

    Isabelle Frej

    Isabelle Frej est une Française du Maroc qui officie au quotidien au sein du service des ressources humaines du Lycée Descartes à Rabat, la capitale du royaume chérifien. Elle s’engage, rapidement, dans la vie associative au sein de l’ADFE de sa circonscription. Elle s’intéresse depuis de nombreuses années à la CFE, elle participa via le conseil consulaire à l’établissement de la politique de solidarité de la CFE. Depuis déjà 2 mandats, elle avait rejoint le conseil d’administration de la Caisse des Français de l’étranger, avant donc d’en prendre la tête ce 11 avril 2022.

    Une gouvernance à 21 membres

    La CFE est née, en 1978, de l’ambition d’offrir aux expatriés français une protection sociale équivalente au régime général français, en particulier dans les pays n’ayant pas conclu avec l’Etat de convention bilatérale de sécurité sociale, dans un contexte où les systèmes de protection sociale obligatoire étaient alors insuffisants ou inexistants. Elle facilite la mise en œuvre du maintien des garanties sociales qui est prévu dans de nombreuses conventions collectives au bénéfice de salariés expatriés.

    Pour la diriger, un conseil d’administration est constitué avec :

    • 15 membres représentant les assurés, élus par l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) ;
    • 3 membres représentant l’AFE, élus par l’AFE ;
    • 2 représentants du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) ;
    • 1 représentant de la Mutualité.

    Parmi ses membres, les administrateurs élisent leur président(e).

    En évoquant son élection, c’est l’occasion d’aborder la position de La République en Marche qui conteste l’alliance entre Les Républicains et le Parti socialiste qui a porté Isabelle Frej à sa tête. A découvrir dans le podcast ci-dessous. On revient aussi en détails sur le rôle et les prérogatives de cette présidence.

    Des ambitions pour les assurés

    Pour Isabelle Frej, la relation avec les assurés est la priorité de son mandat. Elle reconnait, en effet, que tant au niveau des réclamations, de la pédagogie mais aussi du traitement des remboursements, des efforts doivent être faits pour remettre l’assuré au coeur du dispositif.

    « Il doit avoir des relations personnalisées avec les assurés »

    Isabelle Frej, Présidente de la Caisse des Français de l’Etranger
    Alain-Pierre Mignon

    Mais la nouvelle présidente de la CFE voit plus loin. Elle déplore que souvent pour les expatriés la CFE se limite à la couverture santé. Elle désire ainsi voir une communication plus intense se déployer pour mettre en avant les autres produits de la gamme de la Caisse des Français de l’étranger.
    Couverture du risque professionnel, alignement de la retraite sur le barème français, etc., les dispositifs sont nombreux et permettent de couvrir tous les risques de la vie privée et professionnelle.

    Isabelle Frej veut aussi faire évoluer la Caisse des Français de l’étranger dans certains pays vers une complémentaire qui viendrait compléter la protection sociale obligatoire dans l’Etat concerné. Une vraie mutation de la CFE qui verrait son périmètre d’action élargi et son potentiel de clients exploser. Actuellement, tous les expatriés en Europe sont assujettis obligatoirement au régime local, ils ne peuvent donc souscrire à l’offre CFE, avec un tel système de complémentaire ils pourraient bénéficier d’une couverture française, qui est le plus souvent la meilleure du continent.

    Une caisse de solidarité

    Isabelle Frej, si elle veut conduire la Caisse des Français de l’étranger sur le chemin de la modernité, n’oublie pas ses racines idéologiques, et réaffirme en fin de podcast sa volonté d’ancrer la CFE dans la solidarité tout en en faisant la référence de la protection des risques de la vie pour les expatriés.

    Bonne écoute !

    A retrouver sur toutes les plateformes

    Podcast liste
  • Les expatriés français migrent pour l’emploi

    Les expatriés français migrent pour l’emploi

    Le site InterNations a publié son étude sur les expatriés français. Référence internationale de la mobilité mondiale, le cabinet s’intéresse à la communauté française dont la croissance, pour les pays occidentaux, fut la plus importante depuis le début du siècle. Mais pourquoi donc les Français quittent-ils la France ?

    Les opportunités professionnelles

    Dans l’étude, on découvre que ce sont les opportunités de carrière qui sont les premiers moteurs du départ de France. Ainsi 56 % des expatriés français citent leur carrière comme la raison la plus importante de leur déménagement dans un autre pays, soit neuf points de pourcentage de plus que la moyenne mondiale des expatriés (47 %).

    En sus, ces expatriés français sont souvent très qualifiés. Ils ont tendance à gagner plus que la moyenne générale des expatriés. Près de deux sur cinq (38 %) ont un revenu annuel brut de 50 000 à 100 000 dollars par an, soit cinq points de plus que la moyenne mondiale (33 %).

    Extrait du rapport sur les expatriés français ©InterNations

    Les pays limitrophes en priorité

    On constate logiquement que les pays frontaliers sont des destinations de choix pour l’expatriation. Les liens culturels permettent une intégration plus facile.

    «  J’ai choisi Genève pour deux raisons  : la première était que c’est là où j’avais trouvé un boulot (on n’entre pas en Suisse sans avoir démontré que l’on peut subvenir à ses propres besoins), et la seconde était que j’avais délibérément conçu mon passage par Genève comme une étape, un sas de décompression entre Paris et la vraie Suisse (l’agglomération est 10-20 fois plus petite que celle de Paris tout en restant démesurément internationale, ce qui était censé atténuer le choc culturel). »

    Benoît, expatrié en Suisse

    Les pays qui attirent les Francais sont :

    1. Suisse
    2. États-Unis d’Amérique
    3. Royaume-Uni
    4. Belgique
    5. Allemagne
    6. Canada
    7. Espagne
    8. Maroc
    9. Israël
    10. Italie

    La quête d’un équilibre vie privée – vie professionnelle

    Pour finir, on note que 72 % des expatriés français jugent positivement leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, contre 68 % des expatriés à l’échelle globale, comme le fait remarquer le site InterNations. Il est intéressant de noter qu’aucun des quatre pays de résidence les plus courants parmi les répondants français ne se classe particulièrement bien pour ce facteur.

  • Bienvenue en « Mai des langues »

    Bienvenue en « Mai des langues »

    En France, la 7e édition de la Semaine des langues a eu lieu du 4 au 8 avril 2022 sur l’ensemble du territoire, cette manifestation était articulée sur le thème de « Vivre l’Europe, s’ouvrir au monde ». De son côté, le réseau d’enseignement français à l’étranger lance la deuxième édition du « Mai des langues » dont l’objectif est lui aussi de faire découvrir et vivre les langues étrangères. Avec des établissements immergés le plus souvent dans des environnements non-francophones, cet évènement vient naturellement renforcer l’ouverture des Lycées, collèges et écoles sur leur environnement extra-scolaire.

    Une prolongation de la Semaine des langues

    En 2020, alors que de nombreux établissements devaient mettre en place l’enseignement à distance dans le contexte de pandémie, les élèves et les enseignants ont souvent été conduits à poursuivre leurs projets liés à la Semaine des langues au-delà du calendrier initial. Le résultat final ayant été à la hauteur de l’effort collectif, et cela a donné l’idée à la direction de l’AEFE d’aller plus loin, dès 2021, en ajoutant à l’évènement national, une déclinaison propre aux établissements hors de France : le « Mai des langues ».

    Exemple créations Mai des Langues 2021 © AEFE

    Profitant de cette amplitude mensuelle, les corps enseignant et administratif peuvent permettre encore plus de créativité et de partage entre langues et pays du réseau. Pour rappel, les établissements homologués AEFE sont présents dans 138 pays, une richesse qu’Olivier Brochet a décidé de partager avec tous les 138 000 élèves du réseau.

    « L’AEFE inaugure cette année (2020) « Le mai des langues » pour célébrer la richesse linguistique du réseau d’enseignement français à l’étranger et permettre encore plus de créativité et de partage.
    L’enseignement des langues et l’éducation plurilingue sont portées par une politique volontariste de l’Agence. En effet, l’enseignement du français et d’une langue du pays hôte, complété par l’apprentissage d’au moins deux autres langues vivantes sont au cœur du projet d’enseignement français à l’étranger. Ils participent à l’excellence des établissements, contribuent à l’ouverture d’esprit des élèves, et leur ouvrent les portes des meilleures études supérieures, répondant ainsi aux attentes des familles.(…)

    Olivier Brochet sur le site de l’AEFE en mai 2020

    Pour tenir ces ambitions, des enseignants-formateurs ont réalisé un support numérique interactif pour proposer des projets et exposer les productions au sein de son établissement mais aussi via le net les partager avec les autres élèves ou découvrir les idées de leurs camarades dans un autre pays.

    Stimuler les enfants

    Comme à son habitude, l’Agence a impliqué les élèves dans l’élaboration de l’évènement qui s’étalera sur l’ensemble du mois de mai.

    Ainsi, pour lancer officiellement cette édition 2022, les organisateurs ont proposé aux élèves un concours d’affiche inédit pour illustrer au mieux ce que représente l’esprit du « Mai des langues ».
    Les élèves ont été créatifs et ont laissé libre court à leur imagination pour exprimer ce que leur inspire le plurilinguisme dans le réseau. 283 affiches, issues de 38 établissements, ont ainsi été soumises au vote du jury, composé d’une commission interne de l’AEFE. Ils ont sélectionné la création d’une élève, pleine de talents, en classe de 3e au Collège Saint-Exupéry à Rabat, au Maroc.

    Affiche Mai des langues 2022 ©AEFE

    En plus de remplir tous les critères du concours, comme l’utilisation du kit graphique mis à disposition et le respect de la thématique du spectacle, le jury a particulièrement apprécié le dessin réalisé à la main, son atmosphère baignée de douceur, grâce à la lumière et aux petits personnages souhaitant la bienvenue.

    En attendant de découvrir les contributions des petits expatriés et de leurs camarades durant tout le mois de mai, vous pouvez consulter ci-dessous quelques témoignages tirés de l’édition 2021.

    Regardez les vidéos AEFE

  • Charnier de Gossi : la France réagit

    Charnier de Gossi : la France réagit

    La semaine dernière, l’armée française a révélé la mise en scène d’un charnier à Gossi et accuse les Russes de Wagner d’être à l’origine de l’opération. Le gouvernement malien a violemment réagi mercredi 27 avril en accusant l’armée française d’espionnage, de subversion ou encore d’avoir violé l’espace aérien malien. 

    La France a rejeté, jeudi, les accusations de violation de l’espace aérien et d’espionnage formulées à son encontre par Bamako après la diffusion d’images de drone visant à démontrer, selon elle, une mise en scène de crime de guerre afin de salir son image. De nouvelles tensions sont à craindre alors que les forces armées françaises commencent leur retrait.

    Des mercenaires russes ?

    L’armée française a diffusé le 21 avril des images de ce qu’elle affirme être des mercenaires russes en train d’enterrer des corps de civils près de la base de Gossi, dans le centre du Mali. La junte malienne a accusé l’armée française d’espionnage et de « subversion ». Elle a déclaré avoir « constaté depuis le début de l’année plus de cinquante cas délibérés de violation de l’espace aérien malien par des aéronefs étrangers, notamment opérés par les forces françaises ».

    « Quand on nous accuse de violation de l’espace aérien et de survol illégal de la zone de Gossi, le 19, le 20 et le 22 avril, on était dans notre bon droit puisque Gossi n’était pas dans la zone d’interdiction temporaire (ZIT) » de survol.

    Le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Pascal Ianni, au cours d’un point de presse à Paris, le 28 avril.

    Il ajoute que toute une zone, incluant celle de Gossi, avait été initialement interdite de survol le 13 janvier parce que les mercenaires du groupe privé russe Wagner y opéraient aux côtés des forces armées maliennes (FAMa). 

    Mercenaires engagés par la société russe Wagner à Bamako le 21 avril 2022 – ©Armée française et AFP

    Selon le colonel Pascal Ianni, après l’attaque de Mondoro (centre) au cours de laquelle les FAMa ont perdu plusieurs dizaines d’hommes le 4 mars, la zone a été réduite « de manière à ce qu’on puisse conduire des missions de réassurance au profit des forces armées maliennes ».

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Un appel pour les États-Unis d’Europe

    Un appel pour les États-Unis d’Europe

    L’Appel pour les États-Unis d’Europe a été rédigé par Roberto Castaldi, Yves Bertoncini, Anna Diamantopoulou, Ulrike Guerot et Daniel Innerarity. Il a été signé par plus de 200 intellectuels et personnalités de différentes orientations politiques provenant de 20 pays européens. Plus de 100 sites et journaux l’ont publié ce 29 avril 2022.

    Le texte des 200 signataires

    Nous, citoyens européens, sommes inquiets par le retour de la guerre au cœur de l’Europe. L’invasion russe en Ukraine révèle les faiblesses et l’état de dépendance de l’Union européenne et de ses États membres, ainsi que leur incapacité à assurer la paix et la stabilité. Les citoyens européens, et spécialement les citoyens ukrainiens, paient le prix de l’absence d’Europe dans les domaines de la politique étrangère, fiscale, de l’énergie et de la défense.

    Les États membres de l’Union ont ensemble des dépenses militaires plus de deux fois plus élevées que la Russie, sans avoir de capacité de dissuasion significative. L’augmentation des dépenses militaires à hauteur de 2% ne va qu’amplifier le gâchis si elle n’est pas subordonnée à la création d’une véritable Union de la défense. Celle-ci pourrait commencer par la création d’une Force de déploiement rapide de 60 000 personnes (comme cela avait été décidé lors du Conseil européen d’Helsinki en 1999), la communautarisation de l’Eurocorps afin de fournir au Comité militaire de l’Union européenne l’embryon d’une structure intégrée de commandement et de contrôle, essentielle pour créer et diriger cette Force de déploiement rapide sous le commandement permanent de l’UE, et la création d’un Centre européen de formation pour que les cadres militaires développent une culture stratégique européenne commune.

    Ceci pourrait être financé en mettant en commun, au niveau européen, les augmentations de dépenses militaires qui viennent d’être décidées par les États membres, ou par un certain pourcentage des dépenses militaires nationales – de même que 20% des réserves nationales avaient été mises en commun lors de la création de l’Union monétaire – ou en excluant du calcul du déficit structurel les contributions nationales au Fonds européen de la défense (FED) et à la Facilité européenne pour la paix (FEP), à l’instar de celles qui sont destinées au Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).

    Soldiers of the Eurocorps hold the European Flag during a ceremony to mark the start of the plenary session at the European Parliament in Strasbourg, France, July 1, 2019. REUTERS/Vincent Kessler – RC1FF3A95B40

    La même chose pourrait concerner la part de dépenses militaires nationales qui est consacrée aux projets européens, tels que ceux qui sont mis en place dans le cadre de la Coopération structurée permanente ou pour des missions européennes. Une défense européenne doit être au service d’une politique étrangère et de sécurité européenne, et elle requiert, par conséquent, une Union politique avec une représentation unique de l’Union européenne sur la scène et dans les institutions internationales.

    Une solution structurelle à la crise énergétique repose sur une Union de l’énergie et sur l’accélération de la transition écologique par le biais d’investissements supplémentaires dans les ressources renouvelables et dans l’efficacité énergétique. Le prix de l’énergie pourrait être divisé par deux grâce à un réseau européen unique de l’énergie et du gaz, l’achat mutualisé d’énergie à des pays tiers (comme pour les vaccins) et une réserve stratégique européenne comme aux États-Unis.

    Une politique européenne de l’énergie et de défense implique des investissements européens et par conséquent une Union fiscale – qui attribuerait à l’UE des compétences fiscales et une capacité d’emprunt grâce à un Trésor européen – ainsi qu’une politique étrangère commune. Et cela suppose une véritable Union politique, la Commission, en tant qu’organe exécutif fédéral responsable devant le Parlement européen, étant en charge des nouvelles politiques fiscales, étrangères, de l’énergie et de défense, accompagnée par la procédure de codécision du Parlement et du Conseil et par l’abolition complète de la règle de l’unanimité pour tout le système de prise de décision au sein de l’UE.

    Lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, les panels citoyens et les propositions de la plateforme numérique convergent vers l’exigence d’une Europe plus unie, plus efficace, plus sociale et plus démocratique, reposant sur une véritable Constitution.

    Nous, citoyens européens, croyons que le moment de vérité de l’Union européenne est arrivé. En conséquence, nous appelons :

    • La Conférence sur l’avenir de l’Europe – impliquant les institutions européennes et nationales, la société civile et les citoyens – à exiger une nouvelle Constitution européenne afin d’établir (comme l’accord de coalition en Allemagne le mentionne) une République fédérale européenne, incluant une politique étrangère, fiscale, de sécurité, de défense et de l’énergie,
    • Le Parlement européen à proposer un projet de réforme globale des traités ou une nouvelle Constitution européenne prenant acte des résultats de la Conférence et de la nouvelle situation engendrée par l’invasion russe en Ukraine,
    • Le Conseil européen à lancer une nouvelle Convention qui s’appuiera sur le projet du Parlement européen.
  • La réélection de Macron vue de Belgique

    La réélection de Macron vue de Belgique

    Dernier épisode de notre série consacrée à la soirée électorale du second tour au Champ-de-Mars au « QG » à ciel ouvert d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, on profite de la présence du député des Français de Belgique (circonscription du Benelux), Pieyre-Alexandre Anglade, et du présentateur vedette de la RTBF, Quentin Warlop, pour évoquer le vote des expatriés dans le « plat pays » et l’intérêt certain que portent nos voisins à l’élection du Président de la République française.

    Un député qui a l’Europe chevillée au corps

    Elu en 2017, après avoir été assistant parlementaire pour des députés européens pendant 5 ans, Pieyre-Alexandre Anglade est député des Français du Benelux (Belgique-Luxembourg-Pays-Bas) pour La République en Marche. Dans le cadre de son mandat à l’Assemblée nationale, il est vice-président de la Commission des Affaires européennes et membre de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Il est aussi rapporteur sur l’Europe de la défense et son articulation avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, un sujet au cœur de la géopolitique des dernières semaines avec l’invasion russe en Ukraine. En pleine période de renouvellement du gouvernement, certains lui prêtent l’intention de briguer le secrétariat d’Etat aux Français de l’étranger.

    Pour Pieyre-Alexandre Anglade, les votes des Français et encore plus ceux des expatriés renforcent la ligne européenne d’Emmanuel Macron. Celui-ci n’avait-il pas appelé à un « référendum pour ou contre l’Europe » pour ce scrutin de second tour face à Marine Le Pen ? Le député des Français détaille avec nous dans la vidéo son analyse du résultat de cette élection, sans oublier celle qui le concerne directement, car comme tous les députés, il remettra en jeu son mandat en juin.

    Pieyre-Alexandre Anglade – Député des Français du Benelux

    La Belgique, 300 000 Français et des liens transfrontaliers

    L’histoire de la Belgique et de la France se sont souvent entre-mêlées. Ils sont nombreux nos compatriotes à vivre dans ce pays, près de 300 000 selon les dernières estimations, et une grande partie disposent de la double nationalité. Du côté des Belges, la France est le pays de référence, en tout cas pour la partie francophone. Des deux côtés de la frontière linguistique, on s’accorde par contre facilement sur le lieu des vacances, la France…

    Quentin Warlop

    C’est donc tout naturellement que la télévision publique francophone a déployé un dispositif conséquent pour suivre cet évènement politique. Avec Quentin Warlop, journaliste vedette du journal du soir de la première chaine belge, Jérémy Michel décrypte aussi la mécanique qui permet à la RTBF de publier en amont, dès 19h30, le nom du vainqueur de l’élection.

    Un dernier épisode qui met en lumière l’imbrication des pays européens et le rôle majeur de l’Union européenne dans le développement de la communauté des Français établis hors de France.

    Regardez le reportage de notre rédaction

  • Quels ministres pour les Français de l’étranger ?

    Quels ministres pour les Français de l’étranger ?

    Emmanuel Macron va bientôt nommer un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement. Quelques noms se murmurent pour le choix du Premier ministre, alors même que chacun confesse qu’il n’en sait rien et que le Président réélu se tait. On parle beaucoup d’Elisabeth Borne, polytechnicienne de formation, actuelle ministre du Travail, qui avait été directrice de cabinet de Ségolène Royal,  préfète  et présidente de la RATP. On parle aussi de Julien Denormandie, actuel ministre de l’Agriculture et directeur de campagne du Président réélu, mais aussi de Richard Ferrand, le Président de l’Assemblée nationale. Voilà pour les favoris, tous issus de l’aile gauche du macronisme. A droite, restent Bruno Le Maire, ministre de l’économie durant cinq ans, et Gérald Darmanin, qui tous deux, dans leur domaine respectif, ont eu à surmonter crises et turbulences. Le nom du Premier ministre fait l’objet de toutes les supputations, mais il pourrait surprendre, comme avait surpris la nomination de Jean Castex. A aussi été avancé le nom d’une expatriée, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a quitté la politique il y a cinq ans et qui s’était installée au Etats-Unis. Ancienne ministre de l’écologie de Nicolas Sarkozy, elle « coche toutes les cases », comme disent les pronostiqueurs. Avoir quelqu’un, au sommet, qui a vécu cette l’expérience serait une bonne nouvelle pour les Français de l’étranger. 

    Deux ministres pour les expatriés

    Deux postes ministériels comptent particulièrement pour les Français de l’étranger : le Ministre des Affaires étrangères, et le Secrétaire d’Etat, qui a directement en charge les Français de l’étranger. 

    Jean Yves Le Drian est sur le départ. Il a battu les records de longévité ministérielle : cinq ans à la Défense, cinq ans au Quai d’Orsay. Il aura marqué son temps par les succès de ventes d’armes et les liens tissés avec les pays du Golfe. Pour le reste, le bilan est plus mitigé. La France recule en Afrique, subit des déconvenues en Asie-Pacifique, ne concrétise aucun lien solide en Amérique latine, entretient une relation chaotique avec les alliés américains, butte au Royaume-Uni, échoue en Méditerranée, hésite en Afrique du nord,- sauf l’Egypte-, et reste sur des positions ambigües au Moyen-Orient, n’ayant jamais pris la mesure des accords d’Abraham.

    L’écart croissant entre ses ambitions en Europe et sa faiblesse financière contrarie un leadership qu’elle ne peut assumer. L’épilogue de la guerre russo–ukrainienne vient clore une séquence diplomatique assez grise, qui, il est vrai, avait déjà commencé sous Fabius. Quant à la gestion du ministère, Jean-Yves Le Drian a réussi, mais seulement grâce à la crise Covid, à stopper la lente dégradation budgétaire qui rognait non seulement les moyens des ambassades et consulats à l’étranger, mais aussi ceux des lycées et de l’enseignement à l’étranger. Symboliquement, il quitte le Quai d’Orsay en signant la disparition du corps diplomatique. 

    Qui pourrait lui succéder ? Le profil le plus évident est certainement celui de Bruno Le Maire, s’il devait quitter le ministère de l’Economie. Issu du corps diplomatique, il connait déjà les dirigeants de beaucoup de pays, notamment les Allemands, et a été ministre des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy. On peut aussi évoquer le nom de Manuel Valls, l’ancien Premier ministre tente un retour en politique et il se murmure qu’il pourrait être candidat dans une circonscription des Français de l’étranger, sans doute pas pour rester à l’Assemblée, de laquelle il avait démissionné pour se présenter à Barcelone. Chez les anciens Premiers ministres, on cite toujours Jean-Pierre Raffarin, qui a créé son think tank « Leaders pour la paix» et a des liens personnels avec les dirigeants chinois. 

    Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux Français de l’Etranger de 2017 à 2022

    Mais ce qui intéresse plus encore les Français de l’étranger est le nom du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, celui qui suivra le dossier des expatriés. Jean-Baptiste Lemoyne cumulait cette mission avec la Francophonie, le tourisme et même, in fine, les PME. Il accomplissait aussi des missions discrètes au nom du Président dans quelques pays, notamment en Afrique. Pourtant, beaucoup le donnent sur le départ, soit pour une promotion, soit pour siéger au Sénat. En tout cas, le changement parait acté. Qui serait sur les rangs ? 

    Cazebonne, Genetet, Lescure, Anglade, de nombreux candidats

    Déjà, il est probable que le cumul de ces fonctions ne soit pas reconduit. Le tourisme, à lui seul, comme les PME, a traditionnellement un Ministre ou un Secrétaire d’état à temps plein. Il est donc possible d’envisager plusieurs noms, avec cette remarque préliminaire : ceux qui connaissent le sujet ne sont pas forcément ceux qui ont le plus de chance d’être choisis. 

    Comme la recherche de la parité est un impératif pour le premier ministre quel qu’il soit, Samantha Cazebonne et Anne Genetet, toutes les deux parlementaires des Français de l’étranger, sont sur les tablettes. D’autant que Cazebonne s’est fait élire sénatrice et coordonnait la campagne de Macron pour les Français de l’étranger. Mais il y a des hommes bien placés en « Macronie » : Roland Lescure qui a animé le groupe de travail « Economie »  pour le programme avec un autre député des Français de l’étranger : Alexander Holroyd. Pieyre-Alexandre Anglade, le député du Benelux, est proche de Stéphane Séjourné, qui a l’oreille du Président. Si le Président cherche un ministre Modem, Frédéric Petit est au front avec la guerre en Ukraine et connait parfaitement l’Allemagne. Mais pour ceux-là, il faudra passer par les législatives. 

    Un ministre qui n’a aucune expérience des expatriés pourrait tout aussi bien être désigné. Ce fut d’ailleurs toujours le cas… 

    Quel serait le meilleur profil pour les expats ? Celui ou celle qui saura imposer ses choix à une administration qui semble agir de façon autonome. Jean-Baptiste Lemoyne expliquait qu’il fallait désormais appliquer la méthode des « électrochocs ». Défendre les Français de l’étranger, ce n’est pas défendre une catégorie, c’est, la plupart du temps, réparer des injustices et faciliter le rayonnement de la France. Un ministre électrochoc ? A voir.

  • Centrafrique : le Bitcoin devient monnaie officielle

    Centrafrique : le Bitcoin devient monnaie officielle

    La République centrafricaine a adopté le Bitcoin comme monnaie officielle, a annoncé mercredi la présidence, devenant le premier pays d’Afrique à prendre cette décision et seulement le deuxième au monde.

    En dépit de ses réserves d’or et de diamants, la Centrafrique est l’un des pays les plus pauvres et l’un des moins développés au monde, théâtre par ailleurs de violences depuis des années.

    Faustin-Archange Touadera – Président de la République centrafricaine

    Unanimité pour le Bitcoin

    Un projet de loi encadrant le recours à la cryptomonnaie a été adopé la semaine dernière à l’unanimité par le Parlement, a fait savoir dans un communiqué le secrétaire général de la présidence, évoquant un « pas décisif vers de nouvelles opportunités pour notre pays ».

    Le président Faustin-Archange Touadera soutient le texte car cela « va améliorer les conditions de vie des citoyens », a déclaré Obed Namsio à Reuters, sans élaborer.

    Le Salvador est devenu l’an dernier le premier au monde à adopter le Bitcoin comme monnaie légale, une décision dont la mise en œuvre s’accompagne toutefois de scepticisme depuis lors.

    Regardez le reportage de TV5MONDE