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  • Voyager en Europe ! Rappel des règles Covid-19

    Voyager en Europe ! Rappel des règles Covid-19

    Cet été 2022 marque le retour à la normale pour le tourisme en Europe. Avec la levée des restrictions liées à la pandémie dans de nombreux pays, les Français établis hors de France ont repris le chemin du pays et en profitent parfois pour faire un petit tour du continent. Mais attention, si dans les pays les mesures contraignantes restent exceptionnelles, au passage des frontières, en particulier si vous arrivez d’un pays hors de l’Union européenne, des conditions d’accès aux différents territoires existent toujours ! On fait le point pour vous pays par pays.

    Tourisme Jardin des Tuileries Vue Arc de Triomphe , Obélisque Paris 1er Le 21/04/2022 Photo : Delphine Goldsztejn

    France

    Et on commence évidemment par notre pays qui capte la majorité du flux des expatriés en vacances cet été.

    – Si vous y allez en avion, il faut remplir un formulaire d’identification numérique.

    – Pour voyager en France, vous avez besoin d’un certificat COVID. Pour les personnes âgées de plus de 18 ans, le certificat doit reprendre l’un des éléments suivants :

    Certificat de vaccination en cours de validité :
    Soit un certificat de vaccination de base (1/1 dose ou 2/2 doses) dont la dernière dose a été administrée il y a 9 mois au maximum.
    Soit un certificat de vaccination de rappel. La vaccination de rappel est valable indéfiniment.

    OU
    Un test PCR négatif de moins de 72 heures avant le départ

    OU
    Un test antigénique négatif de moins de 48 heures avant le départ

    OU
    Certificat de rétablissement basé sur un test PCR ou antigénique positif effectué il y a au moins 11 jours. Le certificat de rétablissement est valable pendant 6 mois à compter de la date du test positif.

    Les enfants âgés de 12 à 18 ans doivent également présenter un certificat COVID (certificat de vaccination, de test ou de rétablissement). Pour eux, en revanche, la vaccination de base est valable indéfiniment. Ils n’ont donc pas besoin d’une injection de rappel pour avoir un certificat de vaccination valable.

    Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés des mesures COVID.

    Le port du masque n’est par contre plus obligatoire, sauf dans les établissements de santé ou de soins tels que les hôpitaux, les maisons de retraite, les pharmacies et les laboratoires.

    Les autres pays européens

    Maintenant, on s’intéresse aux autres pays de l’Union européenne. Pour des raisons de commodité, on a présenté les mesures pays par pays et par ordre alphabétique.

    Allemagne

    Les mesures COVID pour voyager en Allemagne ont été levées. Les obligations d’attestation, d’enregistrement et de quarantaine ne sont plus nécessaires.

    Mais attention, les mesures sont introduites au niveau des Länder et diffèrent donc d’un Land à l’autre. Des conditions et exceptions supplémentaires peuvent donc s’appliquer dans les Länder que vous visitez.

    Dans l’aviation et le trafic ferroviaire interrégional, l’obligation du port du masque (chirurgical) s’applique.

    Dans d’autres situations, le port d’un masque (chirurgical) est souvent obligatoire (p. ex. dans les hôpitaux), néanmoins cela dépend des règles imposées par le Land. La distanciation minimum de 1,5 m et les règles générales d’hygiène restent d’application pour tous, même les personnes vaccinées ou guéries.

    Autriche

    Le port du masque FFP2 n’est exigé que dans certains espaces publics fermés (transports en commun, commerces essentiels, administrations, hôpitaux et maisons de retraite). Il est recommandé dans tous les espaces clos.
    Les mesures en place peuvent varier entre les différentes régions et peuvent changer régulièrement.

    Belgique

    Plus aucune mesure n’est d’application hormis le masque en milieu médical

    Bulgarie

    Le port du masque n’est plus obligatoire en Bulgarie.

    Chypre

    Le port du masque n’est plus obligatoire en intérieur et espaces fermés, à part quelques exceptions :

    • Transports en commun (recommandé dans les taxis et les bus touristiques mais non obligatoire)
    • Hôpitaux, centres de soins et de rétablissement, maisons de retraite, etc.

    Le port du masque reste fortement recommandé dans les situations où les règles de distanciation ne peuvent s’appliquer.

    Croatie

    Les masques doivent être portés à tout moment par les employés, patients et visiteurs des institutions sanitaires et sociales.

    Pour tous les autres, il n’est pas obligatoire de porter les masques à l’intérieur, mais l’utilisation de masques est recommandée pour :
    – les chauffeurs, employés et passagers dans les transports publics

    – les employés des commerces et leurs clients

    – les employés de l’industrie hôtelière qui entrent en contact avec les clients ou participent au service et à la préparation d’aliments ou de boissons

    – les clients des établissements de restauration en intérieur, sauf lorsqu’ils sont assis et consomment de la nourriture ou des boissons

    – les employés dans les bureaux où une distance physique d’au moins 2 mètres ne peut être assurée

    – les personnes lors de cérémonies religieuses en intérieur et les spectateurs lors de compétitions sportives en salle

    – les visiteurs/spectateurs de tous les rassemblements publics en intérieur (concerts, pièces de théâtre, etc.).

    La recommandation générale est que les masques doivent continuer à être portés dès qu’il y a un grand nombre de personnes en intérieur.

    Danemark

    Il n’y a plus aucune restriction de voyage liée à la pandémie de Covid-19 pour voyager vers le Danemark.

    Espagne

    Le port du masque n’est plus obligatoire en Espagne, sauf dans les situations suivantes :
    • Les collaborateurs et visiteurs des centres médicaux, des hôpitaux et des pharmacies ;
    • Les collaborateurs et visiteurs des centres de soins résidentiels et de jour ;
    • Dans les transports en commun.

    Estonie

    Le port du masque est recommandé mais n’est plus obligatoire dans les espaces fermés accessibles au public (hôtels, restaurants, magasins, etc.). Il n’est plus nécessaire de présenter un certificat de vaccination ou de test covid pour y entrer.

    Finlande

    Les voyageurs peuvent se rendre sans limitation en Finlande à partir du 1er juillet 2022, sans restrictions Covid-19.
    MAIS Les autorités sanitaires peuvent toujours demander à tous les voyageurs de présenter un certificat de vaccination, de rétablissement ou de test après leur entrée en Finlande.

    Si un voyageur ne peut pas présenter un certificat valide à ce moment-là, deux tests PCR doivent être effectués sur place.

    Grèce

    Le port du masque n’est plus obligatoire dans les espaces fermés, à part quelques exceptions :

    • Les transports en commun type bus, métro, tram. Il l’est également dans les bateaux de tous types (de ligne, de croisière, de plaisance). A noter qu’il n’est plus obligatoire dans les moyens de transport où les passagers occupent des places attribuées numérotées (avions, bus interurbains KTEL…) mais il reste fortement recommandé.
    • Les hôpitaux, centres de soins, maisons de retraite…
    • La décision n’est pas encore prise pour les taxis (chauffeurs et passagers) mais il est fort probable que là aussi l’obligation du port du masque soit maintenue.

    Le masque, là où il est obligatoire, doit être de type FFP2 ou double masque chirurgical. Pour les contrevenants, il y a toujours le risque de se voir infliger une amende de 300 euros.

    Hongrie

    L’obligation de porter un masque a également été supprimée à l’exception des locaux de services sociaux et de santé. Il n’y a plus de restrictions sanitaires (masques ou certificats de vaccination) pour accéder aux bâtiments culturels, de loisir et à l’horeca.

    Irlande

    Le port d’un masque facial n’est plus obligatoire, mais conseillé dans les transports en commun et les établissements de santé.

    Islande

    Aucune mesure spécifique.

    Italie

    Le masque n’est plus exigé dans les cinémas, théâtres, ou avion, mais reste exigé dans les trains et autres transports en commun, et ce jusqu’au 30 septembre.

    Lettonie

    Les masques chirurgicaux ou respirateurs FFP2 doivent être utilisés :
    – Dans les établissements médicaux,
    – Dans les établissements sociaux.

    Lituanie

    Les masques faciaux ne sont plus obligatoires dans tous les espaces publics, sauf dans les établissements médicaux.

    Luxembourg

    Toutes les mesures sont levées. Dans les hôpitaux et structures d’hébergement, le port du masque reste obligatoire.

    Malte

    Les voyageurs entrant à Malte depuis la Belgique doivent présenter l’un des documents suivants :

    • Un certificat de vaccination : le certificat COVID numérique de l’UE ou un autre certificat de vaccination reconnu. Un certificat 2 doses a une durée de validité de 270 jours pour les personnes majeures et une 3e dose est donc nécessaire après ce délai. Pour les – de 18 ans, le certificat 2 doses a une durée de validité illimitée.
    • Un certificat de rétablissement (datant de moins de 180 jours) ;
    • Un résultat négatif de test antigénique (effectué dans les dernières 24 heures) ou PCR (effectué dans les dernières 72 heures).

    Chacune des preuves ci-dessus doit être présentée en anglais.

    A défaut de présenter l’un des 3 documents repris ci-dessus, vous devrez impérativement vous placer en quarantaine dès votre arrivée sur le territoire maltais.
    Les enfants de moins de 12 ans sont exemptés des exigences en matière de tests avant le départ.

    Norvège

    Il n’y a plus de mesures sanitaires en vigueur en Norvège. Les obligations d’enregistrement, de test ou de quarantaine à l’arrivée ont été supprimées, quel que soit votre statut vaccinal.

    Pays-Bas

    Il n’est plus demandé de présenter un test négatif pour entrer dans des boîtes de nuit de grande envergure ou de grands évènements de plus de 500 personnes sans place assise fixe. L’obligation du port du masque dans les transports en commun a également été levée.

    Pologne

    A l’extérieur, l’obligation de porter des masques a été levée. À l’intérieur, l’obligation de porter un masque s’applique uniquement dans les établissements médicaux par exemple.

    Portugal

    À compter du 1er juillet 2022, les passagers entrant sur le territoire national ne sont plus tenus de présenter la preuve de la réalisation d’un test de dépistage de l’infection par le SRAS-CoV-2 avec un résultat négatif ni de présenter un certificat numérique COVID-EU ou un certificat de vaccination.

    Masque obligatoire :

    • Dans les transports publics, taxis et transports similaires
    • Pour l’accès aux maisons de repos et de soins et aux établissements de santé.

    Roumanie

    Le port du masque n’est plus obligatoire, mais recommandé

    Slovaquie

    Les mesures limitant les activités sociales (réunions, messes, concerts…) ont été abrogées. Il est toutefois toujours obligatoire de porter le masque dans les espaces publics fermés.

    Suède

    Pas de mesure spécifique.

    Tchéquie

    Aucune mesure spécifique.

    Pays hors de l’Union européenne

    Enfin, on finit avec deux pays du continent mais qui ne sont pas membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni et la Suisse.

    Suisse

    Depuis le 1er avril 2022, toutes les mesures nationales liées au Coronavirus ont été levées. Les 26 cantons peuvent néanmoins prendre des mesures supplémentaires. Renseignez-vous auprès des autorités cantonales de votre destination en Suisse.

    Royaume-Uni

    Pas de mesures spécifiques


     

  • Stereochic lance sa grille estivale

    Stereochic lance sa grille estivale

    La radio des expatriés vous offre une nouvelle programmation pour cet été 2022. Leader des radios dédiées aux Français de l’étranger, Stereochic s’est réinventée pour vous accompagner tout l’été. Avec sa grille estivale, Gauthier Seys, le fondateur, vous promet plus de chansons françaises et vous dévoile un flux 100 % podcast.

    Gauthier Seys

    Musique française

    Loin de France, les expatriés sont gourmands des tubes du répertoire français. Ils seront servis en juillet et en août, mais aussi au delà. La nouvelle signature de votre web-radio c’est 40% de chansons françaises par heure et c’est garantie.

    Dans le podcast, on explore avec lui la genèse de ce catalogue conçu spécialement pour vous !

    L’information

    En vacances en France ? Le flash national lui sera présent tout l’été pour ne rien louper de l’actualité française.

    Tandis que jusqu’au 15 juillet, Lesfrancais.press livrera en exclusivité tous les matins votre flash dédié à l’actualité des Français de l’étranger. Après une petite pause, votre rendez-vous quotidien reprendra le lundi 22 août.

    L’occasion de donner un coup d’oeil dans le rétroviseur. Cet été, Stereochic, riche de plus de 2000 podcasts produits en interne ou avec Lesfrançais.press, inaugure un flux radio dédié exclusivement aux podcasts. Expérience pratique, parcours de vie, analyse des faits de l’année, vous retrouverez sur ce canal exclusif tout ce dont vous avez besoin pour réussir votre expatriation et pourquoi pas la réinventer.

    Ecoutez le flux 100% PODCAST – 100% Talk, 100% Expat

    Une radio qui garde son humanité

    Dans le podcast ci-dessous, on vous invite donc à rencontrer Gauthier Seys qui en pleine pandémie eut l’idée de cette radio. Conçue comme un outil de proximité, la web-radio a vocation à renforcer les liens entre les Français à l’étranger mais aussi avec la France. Une interview en toute transparence et sous le signe de la bonne humeur comme Stereochic sait le faire.

    Ecoutez le podcast avec Gauthier Seys

  • Les « accélérateurs » de la défense européenne

    Les « accélérateurs » de la défense européenne

    Alors que la présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) se clôturait jeudi (30 juin), les principaux acteurs et observateurs de la politique de défense européenne prennent acte des avancées majeures effectuées en la matière, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine.

    Lorsqu’il fut élu pour la première fois en 2017, Emmanuel Macron avait fait de son engagement européen le fer de lance de sa campagne électorale d’abord, et de son rôle de président ensuite.

    Dans son discours de la Sorbonne sur « la refondation d’une Europe souveraine », quelques mois après sa première élection comme chef de l’État, en septembre 2017, Emmanuel Macron avait tracé les contours de ce que devait être, selon lui, l’ambition européenne : « notre objectif, doit être la capacité d’action autonome de l’Europe, en complément de l’OTAN ».

    Le président français appelait alors de ses vœux à « une coopération structurée permanente, permettant de prendre des engagements accrus, d’avancer ensemble et de mieux nous coordonner » ainsi que la création d’un « Fonds européen de défense » visant à financer « les capacités et la recherche ».

    La présidence française comme accélérateur

    C’est donc dans l’optique d’un renforcement de la construction européenne qu’Emmanuel Macron a utilisé la présidence française du Conseil de l’Union européenne comme levier pour faire avancer ce projet, qui plus est dans le contexte de la guerre en Ukraine.

    Et ce, alors même que certaines capitales européennes étaient réticentes à cette idée — comme Berlin : « c’était tabou », résume Cécilia Vidotto-Labastie, spécialiste des questions de défense et chercheuse à l’Institut Montaigne.

    Selon elle, l’UE a pu bénéficier du dynamisme de la présidence française de l’UE pour « définir elle-même la défense européenne », alors que, il y a encore quelques mois, en parler était encore impensable.

    En revanche, aussi bien dans le cadre de la présidence française qu’auparavant, « la France a été force de proposition sur les questions de défense, pour lesquelles elle a une vision à long terme », estime Mme Vidotto-Labastie.

    La mise en place d’une défense européenne apparaît comme étant un travail qui ne peut se faire que sur le temps long. Selon Mme Vidotto-Labastie, la PFUE « ne va pas révolutionner une politique du jour au lendemain », mais elle a plutôt été un « accélérateur ».

    L’Ukraine a éveillé les consciences européennes

    Mais sans la crise ukrainienne, les évolutions n’auraient certainement pas été aussi rapides.

    La guerre a permis à l’UE, sous présidence française, de faire des avancées dans le domaine de la défense, selon l’analyse d’un diplomate européen proche de ces questions, contacté par EURACTIV. Selon lui, les livraisons d’armes à l’Ukraine ont été un « élément symbolique fort », qui a révélé une « prise de conscience » européenne.

    ©SIPA

    Une prise de conscience « collective », qui s’est manifestée lors du « sommet de Versailles, […] dans une situation géopolitique sans précédent ayant amené l’UE à activer une véritable politique de défense » a-t-il expliqué. L’UE va désormais « dépenser mieux » au lieu de « dépenser plus », résume-t-il.

    Certains pays ont pris la décision d’augmenter leur budget militaire pour atteindre l’impératif de 2 % du PIB demandé par l’OTAN comme la Belgique, la Suède ou l’Allemagne qui est passée à 200 milliards d’euros par an.

    Pour « mieux dépenser », la Commission européenne a proposé la création d’un Fonds européen de la défense doté de 7,9 milliards d’euros pour la période 2021-2027, qui devrait permettre de répondre aux défis posés par la dispersion et la multiplication des efforts en matière de défense entre les États membres.

    Selon le même diplomate européen, les livraisons d’armement à l’Ukraine par les pays de l’UE permettraient de mettre en actes la coopération industrielle européenne et de jeter les bases d’une industrie européenne concertée. Les stocks d’armements européens devront être reconstitués et ce « avec des achats réalisés à l’échelle européenne ».

    L’Élysée, sollicité par EURACTIV, partage cette ligne : « l’enjeu est de renforcer l’industrie européenne de défense pour reconstituer les stocks et moderniser le matériel ».

    Pas de concurrence à l’OTAN… et pas d’armée européenne

    Chercheurs comme diplomates européens sont de l’avis que la construction d’une sécurité européenne ne peut se faire sans l’OTAN et qu’une telle entreprise ne peut avoir pour vocation de remplacer l’Alliance atlantique par une « armée européenne » indépendante.

    Un autre diplomate européen tient à rassurer sur ce point : « il n’y a pas de volonté de créer une armée européenne qui ferait de l’ombre à l’OTAN ». Et c’est bien ce que précise la Boussole stratégique, le document adopté en 2022 du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) qui fixe les ambitions de défense et de sécurité de l’UE à l’horizon 2030.

    « Une Union plus forte et plus capable dans le domaine de la sécurité et de la défense (…) est complémentaire à l’OTAN, qui reste le fondement de la défense collective pour ses membres », peut-on lire dans le document.

    « L’Union européenne, aujourd’hui plus que jamais, est un acteur majeur pour les questions de défense », a conclu Mme Vidotto-Labastie. Selon elle, loin d’être en état de « mort cérébrale » — comme l’avait déclaré le président Macron en décembre 2021 —, l’Alliance est aujourd’hui « plus européenne que jamais », notamment avec les entrées prochaines de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN.

    Ainsi, l’Europe de la défense est perçue, y compris par la présidence française de l’UE, comme un « complément à l’OTAN », selon la même source diplomatique, qui juge nécessaire de renforcer l’UE pour renforcer l’Alliance.

    Ces propos font écho à l’intervention de la ministre des Affaires étrangères française, Catherine Colonna, qui, lors du sommet de l’OTAN de mercredi (29 juin), a mis l’accent, comme ses homologues de l’Union, sur « l’interopérabilité, la complémentarité et la non-répétition » entre les armées de l’alliance, dont la majorité sont européennes.

  • Analyse : la perpétuité incompressible pour Salah Abdeslam

    Analyse : la perpétuité incompressible pour Salah Abdeslam

    La cour d’assises spéciale de Paris a condamné mercredi soir Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie du commando qui a fait 130 morts à Paris le 13 novembre 2015, à la perpétuité incompressible. Il s’agit de la peine la plus lourde du code pénal français.

    Des commandos islamistes, en provenance de Molenbeek en Belgique, avaient ouvert le feu sur des terrasses de café et de restaurants, attaqué la salle de spectacles du Bataclan pendant un concert et trois kamikazes s’étaient fait exploser aux abords du Stade de France pendant une rencontre de football opposant la France et l’Allemagne. Le groupe État islamique avait revendiqué ces attaques.

    Patchwork des victimes des attentats de Paris en 2015

    Sanction rarissime

    Mercredi, les cinq magistrats professionnels ont suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé cette sanction rarissime à l’encontre du seul accusé du box jugé comme co-auteur des attaques de Paris et Saint-Denis, près de la capitale, qui ont « épouvanté et « sidéré » la France.

    La perpétuité incompressible, également appelée « perpétuité réelle », rend infime la possibilité pour celui qui y est condamné d’obtenir une libération. Elle n’avait jusque-là été prononcée qu’à quatre reprises.

    Les avocats de Salah Abdeslam, qui a affirmé à plusieurs reprises au cours des débats avoir « renoncé » à déclencher sa ceinture explosive le soir du 13 novembre 2015 par « humanité », avaient plaidé contre cette « peine de mort lente ».

    La cour a considéré que son gilet explosif était « défectueux », remettant « sérieusement en cause » les déclarations de l’intéressé sur son « renoncement ». C’est donc l’épilogue d’un procès fleuve. L’avocate des parties civiles, Géraldine Berger-Stenger, y était.

    Regardez l’entretien avec Géraldine Berger-Stenger sur TV5MONDE

  • Quel député dans quelle commission ? Zoom sur les 11 élus des Français de l’étranger

    Quel député dans quelle commission ? Zoom sur les 11 élus des Français de l’étranger

    La nouvelle mandature de l’Assemblée nationale s’est ouverte ce lundi 27 juin 2022. Après avoir élu le bureau de l’hémicycle et sa Présidente, les députés se sont répartis dans les 8 commissions permanentes. Elles sont toutes dédiées à un thème spécifique : les Finances, les Lois, le Développement durable, les Affaires culturelles, les Affaires étrangères, les Affaires économiques, les Affaires sociales, et la Défense. Quelle commission ont rejoint les élus des Français établis hors de France ?

    La commission des Affaires étrangères

    Cette commission suit les questions de politique étrangère. Elle examine notamment les projets de lois de ratification des traités et accords internationaux, des sujets hautement sensibles pour les expatriés. Naturellement, on retrouve un grand nombre de nos élus dans cette instance.

    M. Jean-Louis Bourlanges (MoDem et Indépendants) élu dans sur la 12ème circonscription des Hauts-de-Seine est le nouveau président de cette commission. Il est secondé par 4 vice-présidents dont Eléonore Caroit, députée des Français d’Amérique du Sud, élue sous l’étiquette Ensemble ! pour le parti Renaissance (anciennement LREM).

    Autre député des Français de l’étranger qui rejoint Olivier Faure (le président du PS) et Stanislas Guerini (le président de Renaissance), c’est Meyer Habib. Le député de la Méditerranée de l’Est, comme lors de ses précédents mandats sera très actif sur les sujets liés au Proche-orient.

    3 autres députés, eux proches d’Emmanuel Macron, seront présents dans cette commission :

    • Amélia Lakrafi – députée des Français d’Afrique centrale et de l’Est (Renaissance)
    • Roland Lescure – député des Français d’Amérique du Nord (Renaissance)
    • Frédéric Petit – député des Français d’Europe centrale et des Balkans (Modem)

    La commission des Finances

    Cette commission était au coeur de l’attention médiatique ces derniers jours. En effet, la règle veut que ce soit le principal groupe d’opposition, soit le RN dans la configuration actuelle, qui hérite de la présidence de cette commission en charge de préparer le budget et surtout de contrôler sa bonne exécution. Mais les membres de la NUPES, qui dans les autres commissions s’enregistrent sous leur propre parti (PS, EELV, LFI), ont décidé de faire front commun pour empêcher le parti de Marine Le Pen de récupérer ce poste si envié. C’est donc Eric Coquerel qui remporte la présidence de la commission des Finances.

    Coté députés des expatriés, Karim Ben Cheikh a manifesté son intérêt pour cette matière. Le député Génération.s, élu sous l’étiquette NUPES dans la IX circonscription des Français de l’étranger (Maghreb et Afrique du Nord) défendra donc les intérêts des Français établis hors de France dans cette commission. L’autre député qui rejoint cette commission c’est Alexandre Holroyd, le député Renaissance des iles britanniques, de la Scandinavie et des Pays baltes. Ce dernier était déjà membre de cette commission tout au long du mandat précédent.

    Salle de la commission des Finances à l’Assemblée nationale

    La commission des Lois

    Le champ de compétences de la commission des lois est vaste. Il recouvre notamment : le droit constitutionnel, les libertés publiques et le droit électoral ; le droit civil et le droit pénal ; l’organisation de la justice et des collectivités territoriales ; le droit commercial et le droit des sociétés.

    Malgré l’importance de la commission, un seul député des Français de l’étranger s’y inscrit. Pieyre-Alexandre Anglade, député des Français du Benelux, ancien assistant parlementaire à Bruxelles, s’installe donc dans cette commission qui devra traiter, si le projet est présenté, de l’injection d’une part de proportionnelle pour les prochaines élections législatives. Il y est personnellement favorable, en particulier pour les Français de l’étranger réunis en une seule circonscription dont les 11 députés seraient élus selon ce mode de scrutin à listes.

    La commission des Affaires économiques

    La commission des Affaires économiques est une commission permanente compétente dans les champs de l’agriculture, de la chasse, du commerce, du commerce extérieur, des communications électroniques, de la consommation, de l’énergie, de l’entreprise, de l’espace, de la forêt, de l’industrie, de l’innovation, du logement, de l’outre-mer, de la pêche, de la politique de la ville, des postes, de la recherche appliquée, du tourisme et de l’urbanisme.

    Si lors de la précédente législature, elle était présidée par un député des Français de l’étranger, Roland Lescure (désormais simple membre de la commission des Affaires étrangères), pour ce nouveau mandat, les députés des Français de l’étranger font le service minimum avec 1 seul membre issu des 11 députés. C’est donc Stéphane Vojetta, le candidat dissident face à Manuel Valls dans la péninsule ibérique, qui s’y colle en tant que député apparenté Renaissance.

    La commission des Affaires sociales

    Le champ de compétences de la commission recouvre l’aide et l’action sociales, les anciens combattants, le droit du travail, la formation professionnelle, le logement social, les outre-mer, les politiques familiale, de solidarité et du handicap, la santé, ainsi que la Sécurité sociale.

    Et sans surprise, on retrouve Marc Ferracci dans cette commission. Cet ami personnel d’Emmanuel Macron (il fut son témoin de mariage) et l’ancien conseiller à Matignon, ne cachait pas son attrait pour cette matière. C’est d’ailleurs l’attirance pour le modèle social suisse, qu’il a étudié dans le cadre de travaux universitaires, qui l’a amené à se présenter dans cette circonscription comme il nous l’indiquait dans une interview exclusive à notre site.

    La commission de la Défense nationale et des forces armées

    Alors qu’au Sénat la commission des Affaires étrangères prend en charge aussi la Défense, à l’Assemblée nationale c’est un organe spécifiquement dédié à la gestion des fonds secrets, des commandes de matériel militaire, de la formation de nos militaires, et qui contrôle les moyens attribués aux armes nucléaires, à l’Espace, etc. Une commission dont les membres doivent être habilités « Secret Défense » par le ministère actuellement dirigé par Sébastien Lecornu.

    Et c’est Anne Genetet qui y représentera les expatriés tout en assurant les fonctions, avec 3 autres députés, de Secrétaire de la commission.

    La commission des affaires culturelles et de l’éducation

    Comme son nom l’indique, cette instance travaille sur les projets de loi liés à la Culture et à l’Éducation. Deux sujets majeurs pour les expatriés. En effet, c’est à travers ces deux matières que la France base son rayonnement ou « soft power ». Et pourtant, aucun député des Français de l’étranger ne participera à ces travaux. Cependant, ces thèmes seront aussi abordés dans la commission des Affaires étrangères où 5 de nos élus sont présents !

  • Olivier Piton décrypte la décision de la Cour suprême sur l’avortement

    Olivier Piton décrypte la décision de la Cour suprême sur l’avortement

    Nous avons échangé avec Olivier Piton, élu des Français des États-Unis d’Amérique sur la circonscription de Washington. Cet avocat au barreau de la capitale américaine, fin connaisseur de la politique américaine (il a écrit des essais à succès dont celui sur Kamala Harris), décrypte pour nous le séisme qu’a entrainé dans le monde entier la décision de la Cour suprême américaine.

    Olivier Piton lors de la présentation de son livre sur la vice-présidente américaine Kamala Harris © Olivier Piton

    La première décision de la Cour suprême

    On commence ce podcast par la genèse de l’autorisation de pratiquer une interruption volontaire de grossesse sur l’ensemble du territoire américain. Alors qu’en Europe, dont en France, ce type de décision revient au pouvoir législatif, l’histoire américaine a pris un chemin différent.

    Tout commence en 1973, quand la même Cour suprême, mais avec d’autres juges, accorde le droit d’avorter à toutes les citoyennes américaines. Une décision qui allait dans le sens de l’Histoire et sur laquelle les démocrates et progressistes se sont appuyés refusant d’imaginer un retour en arrière.

    Et pourtant, rien n’était moins sûr. La Cour suprême étant constituée de juges nommés par les différents strates du pouvoir fédéral, aucune garantie à long terme n’existait. Les juges étant désignés à vie, leur renouvellement dépend donc des décès. Et le hasard a voulu que le Président Trump s’est retrouvé en position d’investir deux juges. Ce qu’il fallait pour faire basculer la cour du coté des conservateurs après 49 ans de domination progressiste.

    Un arrêt basé sur l’atteinte à la démocratie

    La Cour, désormais majoritairement conservatrice, a donc abrogé l’arrêt émis en 1973, tout en évitant l’écueil de la moralité. En effet, les juges ont considéré, en s’appuyant sur la constitution américaine, que l’avortement ne rentrait pas dans le champs d’application de l’État fédéral.

    Pour les juges, c’est un pouvoir qui revient aux électeurs de chaque État constituant les USA. C’est donc aux parlements locaux et aux gouverneurs de trancher. Un pouvoir dont s’est emparé immédiatement 6 États qui ont immédiatement interdit la pratique des IVG. Du coté des sanctions, la palette est large, de la simple amende à 15 ans d’emprisonnement tant pour la femme concernée que pour le personnel médical qui l’aurait assistée.

    Une bataille politique

    Olivier Piton dans la deuxième partie du podcast nous explique comment une telle décision a pu émerger et quelle fracture de la population américaine révèle-t-elle…

    Pour les Français, habitués à une séparation étanche entre la sphère publique et la sphère privée, l’étonnement est grand quand Olivier Piton nous explique que la fracture, si elle est politique, est surtout entre laïcs et religieux.

    Pourtant, la décision de la Cour suprême sera au cœur de la campagne électorale du « Midterm ». Les Démocrates seront ainsi tentés de mobiliser leur troupes pour obtenir une majorité écrasante au Sénat afin de faire une loi fédérale sur l’avortement. Une bonne occasion pour les partisans de Joe Biden de faire oublier les mauvais résultats économiques. Mais selon les sondages, cette approche ne prend pas, les Républicains devraient donc sortir vainqueurs des élections du 8 novembre 2022.

    Une bataille juridique

    Si les conséquences politiques sont majeures, elles le sont aussi sur le plan juridique. Comment vont réagir les cours des États fédérés ? Que se passe-t-il si une résidente d’un État va avorter dans un autre État ? Des questions auxquelles tente de répondre Olivier Piton.

    Comment réagissent les expatriés ?

    On finit le podcast en s’interrogeant sur la réaction de nos compatriotes installés aux USA. Comme en France, les expatriés sont inquiets face à cette « radicalisation », et les femmes se mobilisent alors que les Français restent, en général, plutôt discrets sur les problèmes internes. L’occasion d’évoquer la réaction française qui se traduirait par l’inscription de l’IVG dans notre constitution.

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  • Le Tour de France commence au Danemark, les expatriés à la fête

    Le Tour de France commence au Danemark, les expatriés à la fête

    La Grande Boucle démarrera vendredi par un contre-la-montre à Copenhague, tandis que deux autres étapes sont prévues avant le retour lundi prochain en France. Impatiente d’accueillir le départ vendredi du Tour de France, la capitale du Danemark y voit l’occasion de promouvoir sa profonde culture du vélo : ici les bicyclettes se sont imposées face aux voitures. Les expatriés sur place se réjouissent de voir ce bout de France venir à leur rencontre. C’est l’occasion pour nous de découvrir cette communauté.

    Les Français au Danemark

    La population française installée au Danemark est en majorité jeune : plus de la moitié des Français a moins de 30 ans et 68 % moins de 40 ans. Elle est installée en grande majorité dans la région de Copenhague. A noter que plus d’un tiers des Français sont binationaux. En tout, c’est 3500 Français installés sur place, ce qui en fait une des plus petites communautés d’expatriés au sein de l’Union européenne.

    Économiquement, c’est près de 120 filiales d’entreprises françaises qui ont des bureaux, usines ou commerces au Danemark. Ces entreprises emploient actuellement 13 000 personnes. Les secteurs les plus représentés sont les nouvelles technologies de l’information (NTIC), les services aux entreprises et aux particuliers, l’industrie (électronique, verre, BTP, transports…), l’énergie et l’environnement, et les produits alimentaires. Géographiquement, ces filiales sont dans leur grande majorité (90 %) implantées à Copenhague et sa région, beaucoup plus rarement dans le Jutland.

    La France et le Danemark

    Les relations entre le Danemark et la France remontent au Moyen-Âge quand les moines français se rendaient au Danemark et des étudiants danois à Paris. Au XVIIe siècle, il y avait beaucoup d’étudiants danois dans les domaines de la médecine, du droit, de la philosophie et de la théologie en France, tandis qu’au Danemark se trouvaient des tuteurs français.

    Opposé à la France pendant les guerres napoléoniennes, le petit État niché au nord de l’Allemagne fut neutre pendant la première guerre mondiale. En 1940, malgré la signature d’un pacte de non agression avec les nazis, le Danemark fut envahi par l’Allemagne. Cette occupation prend toutefois une tournure différente de celle des autres pays occupés lorsque le roi Christian X et son gouvernement donnent l’ordre à l’armée de ne pas opposer de résistance, et choisissent de rester dans le pays sous l’occupation qui se prolonge jusqu’au 5 mai 1945.

    Depuis, les Danois ont décidé de mettre fin à cette politique de neutralité et dès sa fondation ont rejoint l’OTAN. Enfin, le Danemark a adhéré à la Communauté économique européenne et aux autres communautés européennes (CECA et Euratom), le 1er janvier 1973. Les dernières tensions avec notre pays remontent aux essais nucléaires de 1995 auxquels les Danois étaient opposés.

    Pourquoi le Tour de France démarre-t-il à Copenhague ?

    On le voit, les liens entre ce pays et la France sont éloignés et pourtant le Tour de France prendra son départ de la capitale Copenhague ce vendredi 1 juillet.

    Tout d’abord, il faut savoir que les Danois sont fiers d’accueillir le Tour, qu’ils adorent suivre et regarder chaque été. Le Tour de France est une occasion unique de montrer le Danemark et de mettre en valeur leur culture cycliste unique. Et bien sûr aussi, de montrer ce beau pays et nos lieux emblématiques à des millions de spectateurs qui suivent partout dans le monde ce rendez-vous phare.

    Danois sur vélos dans les rues de Copenhague ©WEELZ

    Le Tour de France et le Danemark sont en effet un « match » parfait. L’un des plus grands pays cyclistes du monde accueille la plus grande course cycliste du monde ! Les autorités anticipent que des centaines de milliers de personnes applaudiront dans les rues au passage de la caravane.

    Quel est le programme ?

    Le Tour de France s’installera pendant 3 jours au Danemark. 3 journées donc 3 étapes dont voilà le programme :

    Le 1er juillet, étape 1 : Copenhague-Copenhague dans un contre-la-montre individuel de 13 km. 

    La course donnera l’occasion d’admirer la capitale danoise et ses nombreux monuments :  International House, les lacs et le pont de la reine Louisele quartier de NørrebroOster Allé, Parken, le Kastellet, la petite sirène, Amalienborg, Christianborg et l’hôtel de ville.

    – Le 2 juillet, étape 2 : Roskilde – Nyborg, 199 km, étape promise aux sprinters qui pourrait réserver quelques surprises et un final spectaculaire avec la traversée du magnifique pont qui relie la Zélande à la Fionie, long de 13 kilomètres en ligne droite et où le vent pourrait bien s’inviter ! 

    – Le 3 juillet, étape 3 : Vejle-Sønderborg, 182 km. Troisième étape et dernière étape sur le territoire danois dans les paysages champêtres du Jutland.

  • Retour sur l’élection de Meyer Habib comme député

    Retour sur l’élection de Meyer Habib comme député

    Il n’a pas que des amis. Mais il a aussi des amis. Moitié, moitié. Ou plutôt 50.4%/49.6%. Une poignée de voix qui sépare la victoire de la défaite. Il était même annoncé battu, tant dans le vote par internet l’écart était important en faveur de sa rivale. Deborah Abisror-de Lieme portait les couleurs du camp présidentiel dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger, huit pays dont la Turquie, l’Italie, la Grèce et Israël. 

    Jamais Meyer Habib n’avait été mis en danger à ce point depuis sa première candidature. Cette fois, il avait à peu près tout le monde contre lui : la gauche, le gouvernement, une partie de la droite, l’Ambassade, le Consulat, Le Monde, le Canard enchainé, Mediapart, les uns alimentant les autres. C’était peut-être un peu trop.

    Une amitié qui lui a coûté cher

    Que lui reproche-t-on ? D’être le porte-parole de Netanyahu à l’Assemblée nationale. Mais Netanyahu a mauvaise presse, de plus, il n’est plus Premier ministre. Beaucoup pensaient que c’était donc le moment de faire tomber celui qui à l’Assemblée était jugé sévèrement parce que trop marqué pour Israël, au point d’être traité par ses adversaires d’ « agent du Mossad ».  Il savait répondre aux « amis du Hamas et du Hezbollah », impitoyable avec les pro-palestiniens, intraitable sur l’antisémitisme et l’antisionisme, incollable sur les questions compliquées du Proche-Orient, notamment la lutte contre le terrorisme.  

    Meyer Habib avec Benjamin Netanyahu ©The Jerusalem post 2019

    Beaucoup d’ennemis, mais en Israël il est plébiscité : 83% contre 17% pour son adversaire. Entretemps, on lui a reproché d’organiser des cars pour faire voter les gens.

    Une Consule qui prend parti ?

    La Consule de France à Tel Aviv a écrit une note pour s’inquiéter de ces « pratiques dont la légalité pourrait être questionnable », et auxquelles Meyer Habib aurait pu avoir recours. Le quai d’Orsay se défend : une procédure normale « lorsque des éléments potentiellement constitutifs d’irrégularités sont rapportés à des agents consulaires, ils doivent être transmis à leur hiérarchie ». Et au Canard, à Mediapart et au Monde ? Le ministère a ouvert une enquête administrative pour comprendre la « fuite ». On comprend surtout que la « neutralité »  de l’État impartial pourrait être mise en cause. 

    Organiser le transport des électeurs, quelle mauvaise manière !  Vieille technique maintes fois employée par la CGT, le PC ou le RPR de Chirac. En retour, Meyer Habib reproche au Ministère d’avoir fermé trois bureaux de vote, à Eilat, Beersheva, et Ashod, trois villes où résident de nombreux expatriés.  

    La participation en Israël n’a été que de 13%, peu de bureaux, et peu de cars ?  « Malgré la fermeture de trois bureaux de vote en Israël où 19.000 Français résident, malgré la non-délivrance de 60% de SMS pour voter par internet, malgré les calomnies, je suis réélu ! Je remercie du fond du cœur les électeurs qui me font confiance. Pensée républicaine à Déborah Abisror-de Lieme. », a tweeté Meyer Habib. 

    A quoi Déborah Abisror – de Lieme a répondu : « Je prends acte du résultat qui positionne mon adversaire en tête avec 193 voix d’avance. » Elle avait auparavant dénoncé un « climat nauséabond » et des « menaces » pour lui « demander de retirer sa candidature », en exonérant son adversaire de toute responsabilité. Les menaces, Meyer Habib les connait, il vit sous protection policière depuis huit ans. 

    Politiquement, cette fois, « le coup passa si près que le chapeau tomba ». Désormais il attend un autre miracle : la Knesset ayant été dissoute, qui sait si son ami Netanyahou ne réussirait-t-il pas un retour ? Et peut-être, dans cette assemblée fragmentée, dans la nouvelle donne au Moyen-Orient, trouvera-t-il plus d’écoute auprès du gouvernement, voire du ministère ?

  • En Corée du Sud, les Français ont désormais leur UFE

    En Corée du Sud, les Français ont désormais leur UFE

    Si l’on ne recensait que 26 Français en 1937, l’ambassade de France en Corée estime aujourd’hui leur nombre entre 4500 et 5000, bien qu’officiellement, seulement 3100 sont enregistrés au registre consulaire. Une communauté assez grande et diversifiée aujourd’hui pour permettre l’installation du célèbre réseau d’associations de Français établis hors de France, l’Union des Français de l’étranger (UFE).

    En recul dans les pays européens, du fait de la proximité de la France et de l’harmonisation progressive entre les États de l’Union européenne, l’UFE se renforce sur les autres continents au rythme des arrivées. Incontournable en Afrique et au Moyen Orient, l’UFE renforce son réseau grâce à des Français bénévoles et engagés qui fondent des associations filles un peu partout dans le monde et en particulier en Asie, nouvelle terre d’émigration des Français.

    Une association fédératrice

    Le 21 juin 2022, a, donc eu lieu le lancement de la délégation sud-coréenne de L’Union des Français de l’Étranger (UFE). Cette célébration venait s’inscrire dans le programme riche de la Fête de la musique organisée par la communauté française après plus de 2 ans de Covid.

    Le bureau de l’association avait convié les représentants de l’État français, les représentants des associations françaises Pierre ORY (Président de l’Association démocratique des Français de l’étranger), Virginie GRY (Présidente de Séoul Accueil), et Aurélie ROBIN (Vice-présidente du Cercle franco-coréen), ainsi que les premiers membres de l’association à se réunir au restaurant La Tribu à Seorae Maeul pour le lancement officiel.

    Après le mot d’accueil de la Présidente, Madame Anh WARTEL, la Consule adjointe Aline NDONGO a rappelé l’attachement de Monsieur l’Ambassadeur, en voyage diplomatique ce jour-là, et des représentants de l’État français à cette association reconnue d’utilité publique, qui, elle l’espère, « permettra de répondre toujours plus aux besoins des Français en Corée du Sud et de toute la communauté francophone. ».

    Une association soutenue

    Si Monsieur l’ambassadeur Philippe LEFORT n’a pas pu être présent comme Madame la Consule-adjointe, il sera membre d’honneur de l’association. Au cours de cette soirée, sponsorisée par un des leaders mondiaux de la logistique, l’entreprise Dachser, le bureau a pu présenter l’association, ses valeurs fondatrices d’accueil, d’entraide, de convivialité et de rayonnement, ainsi que son rôle complémentaire par rapport aux autres associations. En tant qu’association reconnue d’utilité publique, l’un des objectifs de l’UFE Corée du Sud est de faire le lien entre les Français et l’État français au niveau local et national. L’UFE représente notamment les Français auprès des instances consulaires, où la présidente siège car membre de droit. Grâce à l’ancrage de l’UFE à Paris et à son histoire, l’association sud-coréenne peut dès à présent participer à la commission locale des bourses scolaires attribuant chaque année des bourses aux étudiants des lycées français de Séoul.

    L’UFE Corée du Sud constitue un point de rencontre et de convivialité pour qu’aucun Français, francophone ou francophile, ne se sente seul à Séoul. Prochain rendez-vous, le grand apéritif d’accueil qui aura lieu à la Résidence de France le jeudi 22 septembre 2022.

    Vous voulez rejoindre l’association ? Direction la page Facebook de l’association : https://www.facebook.com/UFE-lUnion-des-Francais-de-lEtranger-Coree-de-Sud-111550868185602

  • Frédéric Petit : »Je ne suis ni inquiet, ni inhibé »

    Frédéric Petit : »Je ne suis ni inquiet, ni inhibé »

    Frédéric Petit est le député de la VIIème circonscription des Français de l’étranger, soit l’Europe centrale et les Balkans. Avec près du double de participants à l’élection législative de 2022 par rapport à 2017 (près de 40 000 versus 20 000), Frédéric Petit est le député le mieux réélu avec plus de 9000 personnes supplémentaires qui ont décidé de voter pour lui cette année. Au total il obtient plus de 60% des voix exprimées. Pour ses partisans, c’est la récompense d’une campagne sobre et surtout d’un premier mandat mené sous l’angle du travail et du bien commun.

    On revient avec lui sur ces élections avant d’aborder les thèmes qui devraient rythmer ce mandat qui s’est ouvert ce lundi à l’Assemblée nationale.

    Frédéric Petit en campagne ©Frédéric Petit – publié sur Facebook

    Un député au cœur de la crise ukrainienne

    On commence ce podcast par l’actualité brûlante. La circonscription de Frédéric Petit se situe en ornière de cette région d’Europe en proie à la guerre. L’acceptation comme candidats à l’intégration européenne de la Moldavie et de l’Ukraine risque d’avoir des conséquences sur les pays où résident les Français qu’il représente.

    Frédéric Petit, très engagé dans la gestion humaine de ce conflit, partage avec nous son analyse et revient sur les conséquences à court terme comme à long terme des décisions prises actuellement à Paris et à Bruxelles.

    Le programme de Macron pour les expatriés : quel avenir ?

    Dans la deuxième partie du podcast, on revient sur les conséquences des résultats de l’élection législative. Les promesses furent nombreuses pendant ces campagnes, seront-elles réalisées ?

    M. Petit revient en détail sur la résidence de repli, une initiative qu’il a menée dès 2019, et dont beaucoup de Français attendent la mise en place. L’occasion d’aborder avec lui la situation de l’Assemblée nationale et la place des Français de l’étranger dans ce paysage politique exceptionnel.

    L’alliance Ensemble ! pourra-t-elle mener à terme ses propositions ? Pour le député Frédéric Petit, tout est encore possible et il a confiance en la volonté des nouveaux élus de vouloir travailler pour le bien commun.

    « La démocratie, c’est confronter les avis différents »

    Frédéric Petit – député des Français de la VII circonscription des Français de l’étranger

    Quel avenir pour l’Éducation des Français de l’étranger ?

    Frédéric Petit s’implique depuis 2017 dans la gestion du réseau des Lycées français de l’étranger. Sa connaissance et son expertise sur ces thèmes sont reconnues par tous. On en profite pour aborder avec lui le problème décrié depuis des mois par les syndicats de professeurs. La remise en cause des modalités de recrutement de professeurs venant de France en tant que détachés a secoué la communauté de l’éducation des Français de l’étranger.

    Frédéric Petit nous répond en nous expliquant la gestion réelle des professeurs dans les établissements à l’étranger, dont 80% ne dépendent pas du statut de « professeurs détachés ». Il ne conteste pas le mouvement et il revient en détail sur les chiffres pour redonner sa réelle envergure à cette problématique. D’ailleurs, il s’étonne aussi du « timing » qui a mené l’administration à prendre cette décision au moment où s’ouvraient les campagnes électorales, empêchant de réagir. Pour lui, c’est une attitude « un peu tordue ».

    Sans langue de bois, il en profite pour dénoncer des aberrations dans la politique de recrutement de l‘AEFE pour l’ensemble des fonctions qui font la vie scolaire. Il ne mâche pas ses mots, pour lui les fonctionnaires français en charge de cette mission d’embauche ont, par moment, une attitude de « sauvages ».

    Le podcast de Frédéric Petit

    En 30 minutes, le député des Français d’Europe de l’Est et des Balkans fait le bilan sans emphase et en toute transparence de ce semestre qui fut riche en évènements tant sur le plan européen que national.

    Un podcast à retrouver sur toutes les plateformes

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