Après une stratégie zéro covid, une fermeture drastique des frontières, des annonces pour faire revenir les PVTistes en Australie, de nouvelles mesures phares vont bientôt rentrer en vigueur ! À partir du 6 juillet 2022, la majorité des restrictions frontalières australiennes liées à la COVID-19 seront supprimées. Parmi elles, le gouvernement annonce la fin du vaccin obligatoire pour se rendre en Australie. Un grand pas pour faciliter l’arrivée sur l’île-continent. On vous explique tout.
Ce que le gouvernement australien n’exige plus à partir du 6 juillet
Jusqu’à présent, les restrictions pour se rendre en Australie étaient nombreuses. Remplir son DPD (Digital Passenger Declaration) et avoir son schéma vaccinal complet pouvaient être un vrai casse-tête. Cependant, à partir du 6 juillet, le gouvernement australien n’exigera plus que les voyageurs :
Déclarent ou prouvent leur statut vaccinal lorsqu’ils entrent en Australie.
Soumettent une déclaration numérique de voyageur (DPD) ou une déclaration de voyage maritime.
Demandent des exemptions de voyage pour entrer en Australie (pour les non-Australiens).
Fournissent la preuve de leur statut vaccinal lorsqu’ils quittent l’Australie.
Ce qui signifie donc qu’à partir du 6 juillet, c’est la fin du vaccin obligatoire pour se rendre en Australie. Pour un pays qui prônait la stratégie zéro covid, cette annonce est donc importante et inattendue.
Les obligations qui restent en place
La fin du vaccin obligatoire en Australie ne remet pas en cause l’ensemble des obligations sanitaires. En effet, certaines recommandations restent en vigueur :
Les voyageurs entrant en Australie sur des vols internationaux continueront à devoir porter un masque.
Le gouvernement encourage tous les voyageurs à se faire vacciner pour leur propre protection.
Tous les voyageurs entrants devront se conformer aux exigences de test de l’État ou du territoire concerné, le cas échéant. Il incombe aux voyageurs entrants de vérifier les exigences en matière de tests pour l’État ou le territoire qu’ils visitent.
Les voyageurs sont toujours encouragés à porter un masque à l’intérieur, en particulier lorsque la distance physique n’est pas possible.
Les compagnies aériennes et les croisiéristes peuvent également avoir des exigences spécifiques en matière de vaccination, de test ou de port de masque. Tous les passagers sont vivement encouragés à se familiariser avec ces exigences en contactant directement leur compagnie aérienne ou leur croisiériste.
Concrètement, que se passe-t-il à partir du 6 juillet ?
La fin du vaccin obligatoire en Australie va ainsi avoir des impacts opérationnels :
À partir du 6 juillet 2022, les passagers entrant en Australie par voie aérienne ne devront plus déclarer leur statut vaccinal à l’aide de la Digital Passenger Declaration (DPD).
À partir du 6 juillet 2022, les personnes entrant en Australie par voie maritime ne devront plus remplir une déclaration de voyage maritime.
Le portail des exemptions de voyage ne sera plus disponible, car les exemptions ne seront plus nécessaires pour entrer en Australie.
Ces mesures d’allègement vont faciliter la procédure d’entrée en Australie ! La fin du vaccin obligatoire en Australie devrait ainsi permettre d’attirer de nouveaux visiteurs, voire des backpackers, ce dont le pays manque terriblement.
Toute ressource est rare. Nous l’apprenons actuellement à nos dépens avec la hausse du cours des matières premières, de l’énergie et des produits agricoles. Même les biens collectifs comme l’air pur ou l’eau qui ont été longtemps considérés comme illimités n’échappent pas à la règle. Depuis quelques mois, en France, les employeurs prennent conscience qu’après des années de chômage de masse, la main d’œuvre se fait, elle aussi, désormais rare.
Près de la moitié des entreprises ayant des projets d’embauche rencontrerait des problèmes pour les concrétiser. Le secteur de l’hébergement et de la restauration serait particulièrement à la peine avec 200 000 postes non pourvus. Celui du bâtiment est également confronté à un réel problème de recrutement. Dans l’industrie, les ingénieurs et les techniciens sont âprement recherchés. Absence de candidats ou inadéquation entre offre et demande de travail, les entreprises sont amenées à évoluer avec un déficit de main d’œuvre croissant, au risque de réduire leurs activités.
Le taux d’emploi français est un des plus faibles
Le taux de chômage français de 7,3 % à la fin du premier trimestre reste pour autant supérieur à la moyenne de la zone euro, faisant dire à certains que le chômage structurel serait particulièrement élevé dans notre pays. Par ailleurs, la France est un des pays de l’OCDE où le rapport entre le nombre de personnes en emploi et la population active, appelé taux d’emploi, figure parmi les plus faibles. Il est de 67 %, contre 76 % en Allemagne ou 78 % au Japon.
La proportion de jeunes de moins de 25 ans sans emploi et déscolarisés dépasse 15 % en France contre 8 % en Allemagne. Si la France avait un nombre d’emplois comparable à celui de son partenaire d’Outre-Rhin, la situation de ses comptes serait bien moins dégradée.
Des emplois sous-qualifiés à faible rémunération
Aujourd’hui, la France paie au prix fort un déficit de formation et des choix économiques collectifs visant à favoriser les emplois sous-qualifiés à faible rémunération. Est-il logique que la France ait deux fois plus d’emplois de ce type que l’Allemagne ? Ce choix qui a été opéré au début des années 1990 favorise le sentiment de déclassement. Il contribue à déprécier la valeur « travail ». La multiplication des postes sous-payés, pénibles et offrant peu de perspectives conduit un certain nombre d’actifs à renoncer totalement ou partiellement au monde du travail.
Cela oblige les pouvoirs publics à accroître les dépenses sociales qui atteignent un tiers du PIB, un record en Europe. Pour les 20 % des ménages les plus modestes, les prestations sociales représentent jusqu’à 50 % de leurs revenus.
La rareté de la main d’œuvre ne peut que s’accentuer dans les prochaines années avec le vieillissement de la population qui conduit 800 000 personnes chaque année à liquider leurs droits à la retraite. Sans apport extérieur, la population d’âge actif se contractera et, par voie de conséquence, entravera la croissance. Ce schéma est également celui qui mine plusieurs pays d’Europe dont spécialement l’Italie en raison de son faible taux de fécondité. L’augmentation du taux d’emploi et la réduction du chômage structurel constituent donc des priorités.
Les entreprises devront également améliorer l’attractivité des emplois et fidéliser leur main d’œuvre. Elles devront séduire et fidéliser ainsi que former leurs salariés. Ces derniers sont de plus en plus attentifs aux questions de conditions de travail au sens large du terme, et notamment de pénibilité. La problématique du logement et des déplacements est un facteur mis en avant par un nombre croissant d’entre eux.
La valeur cardinale de toute économie
La protection sociale devra sans nul doute évoluer avec une valorisation accrue du travail, l’objectif n’étant plus d’augmenter les dépenses publiques en la matière mais de les rendre plus efficientes. Enfin, avec un temps de travail comptant parmi les plus faibles de l’OCDE, l’économie française, surtout en période d’inflation, doit être en capacité de dégager des gains de productivité afin de monter en gamme, ce qui suppose un important effort d’innovation et de recherche.
La création de richesses dépend de la combinaison magique du capital, du travail et du progrès technique, mais sans travail les deux autres facteurs sont sans intérêt ou presque. Le travail est et sera de plus en plus la valeur cardinale de toute économie.
Les divisions idéologiques entre le Rassemblement national (RN) et le parti de la Lega, en Italie, posent la question de la stabilité du groupe parlementaire Identité & Démocratie (ID), selon des sources rencontrées par EURACTIV France.
Les sources soulignent comme principaux points de division l’évolution de la Ligue vers une ligne de centre-droit, loin de ses origines d’extrême droite nationaliste, alors qu’elle participe depuis février 2021 à la coalition gouvernementale italienne dirigée par le pro-européen et ex-président de la Banque centrale européenne Mario Draghi.
Le groupe ID rassemble 10 partis européens d’extrême droite élus au Parlement européen — dont le RN en France, la Lega en Italie et le parti allemand Alternative für Deutschland (AfD).
La Ligue italienne est le plus grand parti de l’ID, avec 24 membres au Parlement européen. Marco Zanni, eurodéputé de la Ligue, est président du groupe depuis 2019.
« La Ligue est en train de passer par un processus de normalisation, et nous ne sommes plus vraiment d’accord sur quoi que ce soit », ont déclaré des sources de l’ID à EURACTIV.
Dans les années 1990, le parti présentait des caractéristiques sécessionnistes, tandis qu’au milieu des années 2010, avec le leadership de Matteo Salvini, il devient un parti ouvertement anti-européen.
Aujourd’hui, la politique de la Ligue à l’égard de l’Europe change radicalement, puisqu’elle ne fait plus campagne pour quitter l’UE, suivant le modèle britannique, mais s’engage plutôt en faveur d’États membres plus souverains au sein de l’Union.
Ce changement a été mis en évidence lorsque le parti a rejoint la coalition gouvernementale de Mario Draghi en février 2021. Trois ministères lui ont alors été attribués.
Des sources au sein du groupe estiment que la participation au gouvernement de Mario Draghi a forcé le parti de M. Salvini à adoucir ses positions sur sa politique nationaliste.
Une absence de cohésion de groupe
Selon les données de VoteWatch, un institut de recherche, la Ligue s’est éloignée de ses positions historiques sur des questions clés — notamment sur le sujet de l’invasion russe en Ukraine.
Alors qu’historiquement la Ligue était « l’un des partis [d’extrême droite] les plus accommodants envers la Russie », elle a ouvertement condamné l’invasion, selon un rapport de VoteWatch.
Sur la base de 280 votes, VoteWatch a constaté que la Lega était plus ferme à l’égard de la Russie que la plupart des membres de l’ID — en particulier le RN, qui reste, d’évidence, pro-russe.
La cohésion de groupe est aussi au plus bas sur d’autres dossiers politiques. Les députés européens ne votent de manière unie que dans 52 % des cas sur les questions de politique étrangère et de sécurité.
Cette unité passe à 56 % sur les questions économiques et monétaires, et à 64 % pour les politiques d’environnement et de santé publique. La cohésion moyenne des autres groupes sur ces mêmes questions est autour de 90 %.
Seul l’enjeu migratoire met les membres du groupe d’accord. « Notre groupe est fortement opposé au pacte migratoire », a déclaré à EURACTIV France le président de la délégation française d’ID, Jean-Paul Garraud. « Les niveaux de cohésion sont proches de 100 % sur cette question politique », a ajouté l’eurodéputé AfD Gunnar Beck.
« Les choses se passent bien »
Malgré ces différences, la Lega et le RN insistent sur le fait qu’il n’y a pas de frictions.
« Les choses se passent bien », a déclaré Gunnar Beck, vice-président du groupe ID et eurodéputé AfD, à EURACTIV France. « Malgré nos différences, nous sommes tous d’accord sur le principe de la souveraineté nationale. »
Le chef de délégation du parti de la Ligue au Parlement européen, Marco Campomenosi, a aussi souligné les bonnes relations qui existent entre son parti et le RN.
Interrogé par EURACTIV France, M. Zanni a par ailleurs expliqué « qu’au sein de notre groupe parlementaire, il n’y a ni tensions ni frictions, juste une dialectique politique normale ».
Plenary Session week 38 2015 in Brussels: Resumption of session and order of business
Mais en privé, certains expriment leur malaise. « Je ne suis même plus sûr de savoir ce que représente ID », soupire un député européen appartenant au groupe. « Enjeu migratoire mis à part, la cohérence idéologique n’existe plus. »
Objectif 2024
Un débat sur la coalition des droites a été lancé en Italie en vue des élections nationales de 2023.
La tête de file des Frères d’Italie (Fratelli d’Italia), Giorgia Meloni, eurodéputée et présidente du groupe parlementaire des Conservateurs et Réformistes européens (ECR) fait campagne pour la création d’une coalition de droite pour les élections nationales de 2023 avec M. Salvini et le parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia.
Beaucoup peut encore changer d’ici 2024, lors des prochaines élections européennes. Mais certains se posent déjà la question : quid d’une alliance ID-ECR ? Rendez-vous dans deux ans.
Un projet de loi controversé vient d’être soumis d’urgence au parlement belge pour permettre un accord avec l’Iran concernant le « transfèrement de condamnés » entre les deux pays. Cet accord est une exigence du régime iranien qui cherche à obtenir la libération de son diplomate condamné à vingt ans de prison pour avoir planifié il y a quatre ans un attentat dévastateur contre un rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne (principale opposition à la dictature théocratique) en France.
Assadollah Assadi
Assadollah Assadi, troisième conseiller à l’ambassade iranienne de Vienne et coordinateur de l’action des agents iraniens en Europe, a été condamné avec trois de ses complices par un tribunal belge en juin 2021, à l’issue d’un procès historique. C’était en effet la première fois qu’un diplomate-terroriste du régime iranien était jugé et envoyé derrière les barreaux sur le sol européen.
Assadollah Assadi
Il avait utilisé son immunité diplomatique et les installations de l’ambassade pour transporter la puissante bombe de Téhéran à Vienne dans un avion de ligne, mettant en danger la vie des passagers. La bombe dotée de 500 grammes de TATP, camouflée dans une valise diplomatique, avait été remise à deux de ses complices pour la poser dans le grand rassemblement de l’opposition iranienne à Villepinte près de Paris. L’évènement avait réuni des dizaines de milliers de membres de la diaspora iranienne venus des quatre coins du monde pour revendiquer la fin du régime des mollahs en Iran. De nombreux députés et personnalités françaises, européennes, arabes et américaines avaient également fait le déplacement en solidarité avec la cause iranienne et pour soutenir le programme de Maryam Radjavi, dirigeante du CNRI, pour un Iran démocratique, laïque et non nucléaire.
Selon le projet de loi proposé par le gouvernement belge, les criminels condamnés dans les deux pays pourront purger leur peine dans leur propre pays. Pour les opposants iraniens cela relève d’une ironie amère, car elle signifie que le diplomate terroriste et ses complices seront libérés dès leur arrivée en Iran.
Une tache de honte indélébile
L’affaire qui compte 25 parties civiles, dont des personnalités politiques aux États-Unis et en Europe, est aujourd’hui au centre d’un marchandage honteux sur leur vie et celle de milliers d’autres qui étaient en danger lors du rassemblement. « Une tache de honte indélébile », que les opposants iraniens ont condamnée, estimant que la décision belge est une insulte à la justice de ce pays et un encouragement pour les dictateurs iraniens à continuer à user du terrorisme pour atteindre leurs funestes objectifs.
Dans une lettre adressée au premier ministre et au ministre de la justice belges, les avocats de la partie civile, Georges-Henri Beauthier et Rik Vanreusel, ont protesté contre ce qu’ils ont appelé un « projet funeste » qui permettrait à Assadi d’être gracié lors de son retour à Téhéran. « Il est certain que, par la suite, la prise en otages d’innocents sera facilitée, puisque les agents des services secrets et des terroristes iraniens seront, en fin de compte, remis à leur gouvernement », écrivent les deux avocats, qui déplorent encore que le gouvernement « se moque » des décisions de la justice et des quatre années que le parquet fédéral antiterroriste a consacré à cette enquête.
« Si le projet de loi est adopté, le fascisme religieux au pouvoir en Iran sera bien plus agressif dans ses actes terroristes en Europe », a pour sa part déploré Maryam Radjavi, dirigeante de l’opposition iranienne, basée à Auvers-sur-Oise. Appelant les députés belges à rejeter ce projet de loi, elle a estimé que « si le plan d’attentat et de carnage avait réussi dans le rassemblement de la Résistance iranienne, cela aurait été le plus grand attentat terroriste jamais mené en Europe. Si ce projet de loi est adopté, personne en Europe ne connaitra de sécurité et d’immunité contre les assassins au pouvoir en Iran. »
Depuis des décennies le régime iranien use de chantage et de terrorisme pour obtenir des concessions de ses interlocuteurs occidentaux. Le cas le plus récent est celui de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et Anoosheh Ashoori, deux Irano-Britanniques retenus dans une prison à Téhéran sous la fausse accusation d’espionnage, libérés contre le paiement par Londres d’une vieille dette liée à un contrat d’armement.
L’enseignement que les dirigeants occidentaux devraient tirer de leur mauvaise politique complaisante vis-à-vis de Téhéran, c’est que seuls la fermeté et l’attachement à l’État de droit peuvent dissuader les dictateurs iraniens de mener leurs sinistres marchandages sur le dos de malheureux otages et victimes de terrorisme en Iran et en Europe. Car c’est un régime foncièrement affaiblie qui est installé à Téhéran, confronté à un mécontentement populaire profond qui se manifeste dans des révoltes incessantes d’Iraniens excédés par la gabegie des mollahs dans le pays, et un régime isolé sur la scène internationale, plus que jamais fragile face aux pressions.
Si face aux prises d’otages, l’Occident avait été ferme et avait répondu par des sanctions dévastatrices contre le régime, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Céder au chantage des despotes est contre-productif et ne fera que les encourager dans leurs forfaitures.
Le député des Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure, va quitter les bancs de l’Assemblée nationale pour prendre les fonctions de ministre délégué à l’Industrie. Christopher Weissberg, son suppléant, devient donc député à sa place.
Roland Lescure, un fidèle et un expert
Roland Lescure est le demi-frère du célèbre journaliste et ancien président du Festival de Cannes, Pierre Lescure. Au cours de sa jeunesse, il mena brillamment des études à Polytechnique, et est aussi diplômé de l’ENSAE et de la LSE. Par la suite, il commence sa carrière au Ministère des finances et passe ensuite une vingtaine d’années dans le secteur de la gestion d’actifs.
Brièvement encarté au PS au moment de la primaire socialiste de 2006, il soutient la candidature de Dominique Strauss-Kahn. Il rendra, cependant, très rapidement sa carte. Il fut séduit par Emmanuel Macron, qu’il rencontra en 2012 alors que ce dernier était secrétaire général adjoint de l’Élysée.
Résidant à Montréal jusqu’au printemps 2017, Roland Lescure était en charge des investissements, premier vice-président à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il rejoint La République en marche et est élu député dans la première circonscription des Français de l’étranger (Amérique du Nord) lors des élections législatives de 2017. En 2022, il est réélu avec 55,6% des voix. Au cours de son premier mandat, il présenta lui même 20 amendements dont 18 furent acceptés (source Nosdéputés.fr).
Le périmètre du Ministère de l’Industrie
Le ministère de l’Industrie est le département ministériel du gouvernement français chargé de la politique industrielle de la France, généralement rattaché au ministère de l’économie et des finances. A ce titre, il participe à la défense et à la promotion de l’emploi dans le secteur industriel et les services.
Roland Lescure, comme ministre délégué, aura la tutelle des établissements des réseaux des chambres de métiers et de l’artisanat et des chambres de commerce et d’industrie dont celles hors de France. Il sera aussi en charge de la création des entreprises et de la simplification des formalités leur incombant.
Roland Lescure siègera, avec les autres ministères économiques et financiers, dans le quartier de Bercy, dans le XIIe arrondissement de Paris. Il y officiera sous l’autorité de Bruno Le Maire, confirmé comme Ministre de l’économie.
Christopher Weissberg, le nouveau député des Français d’Amérique du nord
Si Roland Lescure devient ministre, la représentation des Français d’Amérique du Nord à l’Assemblée nationale ne disparaitra pas. C’est le suppléant, désigné lors de l’élection de juin, Christopher Weissberg, qui prendra le relais comme parlementaire tant que Roland Lescure sera ministre.
Christopher Weissberg
Ce haut fonctionnaire, après un passage comme Conseiller politique du Président de la Commission des affaires économiques que dirigeait Roland Lescure, a rejoint le ministère des Affaires étrangères comme conseiller parlementaire en charge des élus des Francais de l’étranger. Il est donc expert des thématiques et des problématiques qui frappent actuellement les expatriés.
Cependant Christopher Weissberg a un petit plus ! A coté de son parcours professionnel français, le nouveau député est aussi un vrai Français d’Amérique du Nord et un entrepreneur. Il a créé le Left Bank Café à Saranac Lake dans l’Etat de New-York qu’il dirigea pendant 7 ans. Il connait donc bien aussi le parcours que rencontrent de nombreux Français de l’étranger, partis fonder leur entreprise aux 4 coins du monde.
Le dimanche 19 avril, Olivier Becht a été réélu député de Mulhouse-Habsheim pour la Majorité présidentielle, avec un score sans appel de 64,63 % des voix, face à Nadia El Hajjaji pour l’union de la gauche. Ce 04 juillet, il rejoint le gouvernement comme Ministre délégué en charge des Français auprès de l’étranger en plus du portefeuille du commerce extérieur et de l’attractivité de notre pays. Il dépend de la Ministre des affaires étrangères Catherine Colonna, confortée à son poste. Mais qui est Olivier Becht ?
Un social-démocrate
Ancien maire de Rixheim, président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération et vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin, il est député pour le parti allié à Emmanuel Macron, Agir, du Haut-Rhin depuis 2017 dont il fut d’ailleurs le chef de groupe. C’est le seul qui occupait cette fonction lors du précédent mandat et qui fut réélu en juin.
À l’issue de son cursus d’énarque, il intègre la magistrature administrative, avant de rapidement bifurquer en politique. Issu d’une famille centriste, Olivier Becht s’engage en 1992 aux côtés de Jacques Delors. Il devient alors président de la section alsacienne du club de réflexion politique « Témoin ». Puis Il rejoint la section du Parti socialiste de Rixheim en 1997, par opposition au maire d’alors, Bernard Hanser (RPR). En 1998, il fonde le groupe « Rixheim Vivre ensemble », qui se dit apolitique. Après le Congrès du Mans en 2005, il quitte le PS et devient sans étiquette. Il se définit comme « social-démocrate plutôt libéral », estimant que la liberté économique n’empêche pas de mettre en place des régulateurs sociaux et n’empêche pas le respect du droit des citoyens. En 2005, il conquière la mairie de Rixheim, devenant le plus jeune maire d’Alsace.
Des défis à relever
Sa nomination était attendue. Les sujets à traiter sont nombreux. Le déploiement de France Consulaire est particulièrement attendu par les expatriés, toujours confrontés à des problèmes d’accès à leur consulat.
L’Education sera aussi une mission prioritaire ! Les difficultés liées au recrutement, les établissements toujours soumis au régime Covid, le budget des bourses, sont autant de sujets pour lesquels des réponses sont attendues de toute urgence alors que la rentrée se profile déjà.
La pandémie pourrait aussi faire son retour et entrainer de nouvelles restrictions qui affecteraient les Français de l’étranger. Toujours dans le thème de la Santé, les problèmes liés à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), qui semble avoir des difficultés à se renouveler, pourraient aussi rapidement s’imposer.
Enfin, l’Inspection générale du Quai d’Orsay vient de se lancer dans un large audit des ambassadeurs et des consuls, qui a déjà conduit à mettre fin à des missions, les résultats auront aussi des conséquences managériales qu’il faudra traiter rapidement avec la ministre de tutelle, Catherine Colonna.
Les dirigeants de la Cédéao se sont réunis lors d’un sommet très attendu dimanche 3 juillet à Accra, au Ghana. Ils ont statué sur les sanctions concernant le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, trois pays théâtre de coups d’État.
Les leaders ouest-africains se sont penchés sur les vigoureuses mesures de rétorsion commerciales et financières infligées au Mali depuis janvier, et sur celles, moins lourdes, du Burkina Faso et de la Guinée. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest entend peser pour un retour rapide des civils au pouvoir.
Le Mali, exsangue d’un conflit qui dure depuis plus d’une décennie, est confronté à un embargo sur les transactions commerciales et financières, hors produits de première nécessité.
Le Burkina, autre pays sahélien pris dans la tourmente djihadiste, et la Guinée, ne sont pour l’heure que suspendus des organes de la Cédéao. Mais les juntes en place entendent y rester trois ans et exposent leur pays à un durcissement des sanctions.
Après la rencontre vendredi 1er juillet à Paris entre le président français Emmanuel Macron et le nouveau Premier ministre australien Anthony Albanese, rappel des temps forts de la crise internationale déclenchée par la rupture en 2021 par Canberra d’un gigantesque contrat de livraison de sous-marins français.
Un contrat à 56 milliards d’euros
La France et l’Australie signent le 20 décembre 2016 un gigantesque contrat de 56 milliards d’euros pour la fourniture de 12 sous-marins conventionnels, dérivés des futurs sous-marins nucléaires français Barracuda, ce qui engage les deux États pour les cinquante prochaines années.
Objectif : démarrer la fabrication des sous-marins en 2022, pour une première mise à l’eau en 2030.
Les sous-marins doivent être construits à Adelaïde et l’industriel français Naval Group s’engage à ce que 60 % de la valeur du contrat soit dépensée en Australie, créant environ 2 800 emplois sur place, selon Canberra.
Naval Group sous les critiques australiennes
En février 2021, le PDG de Naval Group se rend à Adelaïde pour tenter d’apaiser des tensions naissantes autour du contrat. Le groupe public est sous le feu des critiques en Australie où l’on craint des surcoûts.
Début juin, le ministère australien de la Défense brandit la menace d’un « plan B » en cas d’échec des négociations sur la prochaine phase du contrat.
Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron réaffirme « l’engagement plein et entier » de la France à aller jusqu’au bout du contrat, en recevant le Premier ministre australien Scott Morrison à l’Elysée.
L’Australie rompt le contrat
Le 15 septembre 2021, M. Morrison annonce que son pays va se doter de sous-marins à propulsion nucléaire dans le cadre d’un nouveau partenariat avec les États-Unis et le Royaume-Uni, ce qui annule le contrat français. Paris dénonce « un coup dans le dos ».
La Maison Blanche assure que la France et les États-Unis ont eu des contacts à haut niveau avant l’annonce du pacte de sécurité – dénommé AUKUS – entre Washington, Canberra et Londres. Une affirmation rejetée par Paris.
Le 17 septembre, la France rappelle ses ambassadeurs à Canberra et Washington, geste sans précédent. Le lendemain, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian évoque « une rupture majeure de confiance » et une « crise grave ».
Pour justifier sa décision, l’Australie dit avoir eu de « sérieuses réserves » concernant les sous-marins français. Le 20 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, juge « inacceptable » la manière dont la France a été traitée.
MM. Biden et Macron s’expliquent
Les présidents Emmanuel Macron et Joe Biden conviennent au téléphone, le 22 septembre, que « des consultations ouvertes entre alliés » auraient « permis d’éviter » cette crise diplomatique. M. Macron annonce le retour à Washington de l’ambassadeur français.
Le Premier ministre australien promet d’être « patient » pour restaurer les relations avec la France.
Des négociations, prévues de longue date, sur un possible accord de libre-échange entre l’Australie et l’Union européenne sont reportées.
L’ambassadeur de France en Australie va rentrer à Canberra, annonce Paris le 6 octobre.
« Mensonge » et échec de M. Morrison aux élections
Le 28 octobre, M. Macron s’entretient avec Scott Morrison pour la première fois depuis le début de la crise. Le 1er novembre, il assure « savoir » que le Premier ministre australien lui a menti dans cette affaire.
L’Australie s’engage officiellement le 22 novembre dans l’alliance de défense AUKUS.
M. Macron et le nouveau Premier ministre australien Anthony Albanese veulent « rebâtir une relation » de « confiance », indique l’Élysée le 26 mai 2022, au lendemain de la défaite de Scott Morrison aux législatives.
Accord de compensation
Le 11 juin, l’Australie dévoile un accord de compensation de 555 millions d’euros avec Naval Group, qui confirme un « accord équitable ».
Au total, l’échec du contrat des sous-marins français aura coûté 2,4 milliards de dollars aux contribuables australiens, précise Anthony Albanese.
La France, par la voix du ministre des Armées Sébastien Lecornu, estime que cet accord permet « d’ouvrir une nouvelle page » dans la relation avec Canberra.
Du sommet de Madrid (OTAN) à celui de Lisbonne (sur la santé des océans), de celui de Versailles (pour l’Europe) à celui de Los Angeles (sur les migrations interaméricaines), de Rio (sur la biodiversité) à Brest (les océans), sans compter le « petit » sommet des BRICS, passé presque inaperçu (Chine, Inde, Russie, Afrique du sud) qui a répondu à l’ « arrogance » du G7, l’humanité vole de sommet en sommet, pour ne pas dire de cime en cime. Naviguerait-elle sur des volcans ?
La terre brûle, l’océan se dilate, les mers se plastifient, le pétrole manque, la Russie terrifie, la Chine menace, la biodiversité s’étiole, à chaque fois, les dirigeants du monde, surtout du monde occidental, cherchent la parade. Transition énergétique, renforcement des coopérations militaires, aides et dons, protection des aires marines, tout est sur la table.
sommet des BRICS
Tout cela est bel et bon. Et dans les bas-fonds ?
50 millions de personnes viendraient s’ajouter cette année aux 276 millions qui souffrent déjà d’insuffisances alimentaires, alertent conjointement l’ONU, le PAM et la FAO. La désorganisation des circuits de distribution et la guerre en Ukraine en sont la cause. Démondialisation malheureuse. Le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) estime que pour la première fois dans l’Histoire, le nombre de réfugiés et déplacés pour cause de conflits internes et de guerres dépassera les cent millions. Avec 5 millions en Ukraine et 4,5 au Venezuela, la cause n’en est pas la pauvreté, mais l’appétit. De pouvoir. L’Office des Migrations internationales (OMI) recense lui 280 millions de migrants, soit 3,9% de la population mondiale. Eux fuient la pauvreté et sont attirés par les lumières lointaines des pays riches. Suffirait-il de donner pour que les pays pauvres deviennent riches ? L’Asie (Chine, Corée, Japon, Taïwan) s’est développée en s’ouvrant.
Aujourd’hui, le système multilatéral se meurt.
Le droit international, les règles sont menacées comme rarement depuis la seconde guerre mondiale. Même durant la guerre froide, le respect des engagements importait, les traités étaient respectés. Les enceintes internationales représentaient plus que des lieux de rencontre et des théâtres d’influence : des espérances de paix, de culture, de diffusion du savoir, de multiplication des échanges commerciaux et financiers. Aujourd’hui, le système multilatéral se meurt. D’autant qu’il est méprisé ouvertement ou insidieusement par les plus grandes puissances, Chine et États-Unis, qui ont intérêt à la constitution d’un condominium.
La crise de la Covid a révélé les faiblesses de la coopération internationale. L’ONU regardait l’OMS chanceler. Même l’Union Européenne voyait les pays se recroqueviller. Avant de se reprendre et de sauter le pas d’achats groupés, de financements conjoints et d’emprunts communs. Cela correspondait plutôt à un réflexe de solidarité et de regroupement. Chacun entend se protéger, se réassurer. Sans l’isolationnisme de Trump, sans l’expansion chinoise, sans les agressions russes, l’Europe serait-elle restée unie ? La planète se fragmente.
Les mots comptent. Xi Jinping appelle « démocratie » le régime de plus en plus policier qu’il a mis en place à Hong Kong.
G7 contre BRICS, OTAN contre OCS (Organisation de Coopération de Shanghai), l’Occident s’interroge sur son déclin face à une Chine dressée dans sa superbe, tandis que la Russie viole quatre conventions internationales et quelques autres traités, que l’Afrique, entre coups d’états et guerres civiles, fleurit de mercenaires et de d’emprunts chinois, et que le Moyen-Orient n’en finit pas d’imaginer de nouvelles guerres. La Chine mate les océans, produit des navires de guerre à la chaine, construit des îles dans cette mer que l’on appelle du sud (pour les Chinois), ou orientale (pour les Vietnamiens) ou encore « des Philippines », selon les revendications des uns et des autres (les Paracelse étaient pourtant françaises, pourrait-on les réclamer, en droit ?)
Les mots comptent. Il est interdit d’appeler « guerre » l’invasion russe en Ukraine (c’était pareil pour la guerre d’Algérie). Xi Jinping appelle « démocratie » le régime de plus en plus policier qu’il a mis en place à Hong Kong. Une façon de s’asseoir sur les mots et ce qu’ils pourraient dire, de se moquer aussi de l’accord de rétrocession de Hong Kong. En droit, la Couronne pourrait constater, comme le fait d’ailleurs le Quai d’Orsay, que le traité n’est pas respecté. De quoi faire regretter le bon temps de l’empire britannique. Et si l’on osait déclarer le traité nul et non avenu ? Et reconnaitre l’indépendance de Taïwan ! Face à un grand dragon, raison garder. Et regarder chez soi.
Aucune capacité d’anticipation et d’imagination du futur
En Europe, on ne sait qui de l’OSCE ou du Conseil de l’Europe disparaitra le premier, tandis que l’Unesco, qui a raté la révolution digitale, que l’Unicef, qui a raté la révolution de la connaissance, se congratulent réciproquement, sans aucune capacité d’anticipation et d’imagination du futur.
Alors que les systèmes de distribution mondiaux et les marchés se grippent, l’OMC reste en panne. La seule chose qui fonctionne, dans une injustice aussi impérialiste qu’efficace, c’est le système des banques centrales. Il a tenu en 2008, il a tenu pendant la Covid, il réagit -bien ou mal- à l’inflation. Ce n’est pas la compétence des grands argentiers ou des banquiers qui le sauve, mais la mainmise du dollar, la crédibilité de la monnaie américaine. Dans la guerre des monnaies, il s’impose. Comme dans toute guerre.
Pourvu qu’il tienne. Une crise, des crises, comme d’habitude, s’annoncent. Les hausses de prix affolent, les mesures prises pour les juguler pourraient être plus néfastes encore. L’augmentation des taux, notamment en Europe (qui n’est pas dans la situation américaine) pourrait étouffer encore un peu plus la croissance. Et accroitre le poids des dettes. Et fracturer les sociétés européennes, entre elles, au sein de chacune d’elles. L’Europe répond par un pari énergétique : s’affranchir du carbone et de la Russie. Pourvu que l’hiver soit doux ! Après avoir fermé quelques centrales nucléaires, on ouvre celles à charbon. La réalité s’impose ainsi, à coups de crises : pas de transition énergétique sans nucléaire, pas d’indépendance non plus.
Refondre le système international et des institutions qui tournent de plus en plus en circuit fermé. Ce pourrait être un projet porté par la France.
Pour l’instant, sur fond de défiance vis-à-vis de l’Occident, les rangs se resserrent. Par la peur, à cause des affrontements. Cela n’évitera pas de repenser, de refondre le système international et des instituions qui tournent de plus en plus en circuit fermé, des institutions que l’on écoute de moins en moins. Ce pourrait être un projet porté par la France.
C’est d’ailleurs pour cela que les sommets se multiplient. Ce qui inquiète, c’est le reflux, alors que l’on croyait avancer. Les régressions, sociales, économiques, scientifiques, démocratiques, réapparaissent, s’installent, s’affichent. Les outils manquent. Pour trouver la bonne architecture internationale, il ne faut pas se moquer des sommets. Il en faut plus, pas moins ! Sans attendre, à chaque fois des miracles, mais des petits pas. In fine, si l’avenir est inquiétant, il n’est peut-être pas aussi sanglant et meurtrier que le passé. Rien n’est sûr, pas même le pire.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Comme prévu depuis plusieurs semaines, la grogne sociale décolle chez les salariés des compagnies aériennes et des aéroports européens. Des vols annulés ou de très nombreux retards ont provoqué l’incompréhension des voyageurs dans plusieurs aéroports français. Cette situation est due à une grève pour réclamer de meilleurs salaires sur fond d’inflation et de reprise du secteur après deux années de pandémie de coronavirus.
Selon les salariés du secteur, la situation est insoutenable, comme nous l’explique Nicolas Pereira, syndicaliste CGT à Orly à l’AFP, le second aéroport de Paris en termes de trafic :
« L’activité aéroportuaire a atteint 95% de son niveau d’avant COVID sauf que maintenant nous avons 20 000 salariés de moins à l’aéroport de Roissy, donc les conditions de travail se sont fortement détériorées.«
Nicolas Pereira, syndicaliste CGT à Orly
Son collègue Fabrice Criquet, secrétaire du syndicat FO dans ce même aéroport francilien, va dans le même sens.
« Donc on se retrouve dans une situation où on ne peut pas gérer les passagers, où les collègues ne peuvent pas faire de pauses, ce qui paraît incroyable à l’aéroport de Paris… C’est la raison du chaos«
Fabrice Criquet, secrétaire du syndicat FO
Ces revendications vont de pair avec l’arrivée de l’été et la reprise du tourisme. Certains passagers ne cachent pas leur mécontentement.
« Avec la Covid qui gagne du terrain, non, ce n’est pas très sympa. Ce n’est pas très solidaire, on va dire, pour les gens qui ont un avion à prendre et qui ont pris leurs dispositions depuis plusieurs mois. On est en quelque sorte pris en otage«
Une voyageuse croisée dans les couloirs d’un des aéroports de Paris.
Les employés du low cost réclament une juste rémunération
La situation est également désastreuse pour les salariés des compagnies aériennes low cost Easy Jet et Ryanair. En Espagne, ils réclament une égalité de rémunération avec leurs collègues des autres pays européens.
« Nous exigeons que nos salaires soient égaux ou au moins proches de ceux de nos collègues en Europe, notamment en France, en Italie et en Allemagne«
Pier Luigi Copelo, secrétaire général du syndicat USO à Barcelone.
Mais leurs collègues européens ne sont pas non plus satisfaits de leur situation. Comme en France, les syndicats en Allemagne réclament des augmentations de salaires et plus de personnel pour faire face à l’immense vague de vols liés aux vacances d’été.
Image tiré d’un reportage de la RTBF sur la grève en Espagne ce 02 juillet 2022
Les retards sont fréquents et certains passagers arrivent même avec un jour d’avance à l’aéroport, pour s’assurer qu’ils ne rateront pas leur vol.
Week-end du 08 au 10 juillet
Si vous pensiez avoir évité le pire en n’étant pas dans les premiers à avoir pris le chemin de la France, ne vous réjouissez pas trop vite. Le week-end prochain, du 08 au 10 juillet, les syndicats aux 4 coins de l’Europe ont prévu de renouveler la grève. Pire, les leaders du mouvement sont prêts à la renouveler toutes les fins de de semaine si cela est nécessaire. Un retour en France qui s’annonce donc typique avec un risque de mouvements sociaux importants.