Bonjour à tous où que vous soyez ! Dans votre bulletin quotidien du 24 août, on parle aujourd’hui de l’ambassadrice de France au Togo rappelée à Paris, du casse-tête des fournitures scolaires et du retour du bagne selon Darmanin…
L’ambassadrice de France à Lomé accusée d’harcèlement
En poste au Togo depuis octobre 2020, Jocelyne Caballero, ambassadrice de France à Lomé au Togo, a vu ses fonctions brutalement suspendues par le ministère français des Affaires étrangères. Le 28 juillet, la diplomate a été rappelée en France, au même titre qu’Aymeric Lorthiois, le premier conseiller de l’ambassade. En cause, des actes s’apparentant à des faits de harcèlement moral qui auraient été commis par les deux diplomates à l’encontre de plusieurs collaborateurs de l’ambassade. L’information n’a été rendue publique qu’en début de semaine alors que le Quai d’Orsay s’apprête à nommer son remplaçant.
Jocelyne Caballero et Aymeric Lorthiois
Comment trouver les fournitures scolaires quand son enfant est inscrit à l’école française?
Si en Europe, le matériel scolaire est assez similaire d’un pays à l’autre, les différences peuvent être importantes sur les autres continents, alors comment trouver le matériel nécéssaire pour la rentrée scolaire de son enfant dans un établissement de l’AEFE ? Lesfrancais.press vous donne des pistes dans le dossier disponible sur le site. Bourses aux livres, achats groupés, librairies spécialisées, envois postaux, toutes les pistes sont explorées.
Gérald Darmanin à Mayotte
Le Ministre de l’intérieur était en visite à Mayotte ce 23 août, dernier département français créé en 2011. Pendant sa visite il a indiqué qu’il allait proposer « dès la semaine prochaine » au Président de la République d’ouvrir des lieux « encadrés par des militaires » à destination des mineurs délinquants. La Nupes a immédiatement réagi en estimant que Gérald Darmanin et « son maître Macron continuent leur fuite en avant dans la démagogie d’extrême droite », évoquant le souvenir du bagne de Cayenne en écho à la proposition du ministre.
Que ce soit en France ou ailleurs, la course aux fournitures scolaires est le rituel de la rentrée. Entre les livres, les accessoires, les outils et autres exigences des professeurs ou des enfants, obtenir les fournitures est un casse-tête et souvent coûteux. Les Français de l’étranger ne sont pas exemptés que ce soit au sein des établissements français ou locaux. On fait le tour des astuces pour les expatriés.
Votre enfant est scolarisé dans un établissement français
Les écoles, collèges et lycées homologués par l’AEFE sont comme en France autonomes quant au matériel nécessaire, ce sont mêmes les instituteurs et autres professeurs qui le plus souvent le détermine en fin d’année précédente.
Ainsi, selon l’établissement dans lequel est inscrit votre enfant, les besoins sont différents, et bien évidemment la « classe » qu’il ou elle va rejoindre influe sur les fournitures demandées. Alors comment faire des économies dans cette situation, surtout que les expatriés ne sont pas éligibles à la « prime de rentrée » distribuée en France ?
Les associations de parents d’élèves
Premier réflexe : vous rapprocher des associations de parents d’élèves présentes dans votre établissement, il y en a au moins une par école. Souvent ces dernières organisent des bourses aux livres et autres produits en fin d’année ou juste avant la rentrée, d’autres organisent carrément des achats groupés réalisés en France et expédiés dans le pays concerné.
Les librairies spécialisées
Dans les pays francophones ou aux liens plus importants avec notre pays comme en Europe ou en Afrique, des librairies spécialisées se sont souvent créées aux abords des établissements. Elles organisent elles aussi des achats groupés ou des promotions pour répondre aux besoins des petits élèves français.
Les achats en France
Dernière solution, c’est d’avoir prévu de partir avec la liste de fournitures lors de vos vacances estivales en France. Dans les supermarchés de l’hexagone, dès début août, vous pouvez retrouver les produits standards régulièrement demandés par le corps professoral.
Vous l’avez oubliée, vous êtes déjà rentré sur votre lieu de résidence ? D’autres options sont encore possibles ! L’achat en ligne suivi avec un service de reexpédition, vous devez simplement passer commande sur un site français, indiquer l’adresse de votre service de réexpédition comme Ubidoca et prendre les dispositions nécessaires avec la société.
Plus économe, demander à Mamie ou à beau-papa d’aller faire les courses pour vous et vous renvoyer l’ensemble par courrier postal. Attention aux délais et aux risques douaniers.
Votre enfant est scolarisé dans un établissement local
Face aux coûts des établissements français et à la complexité du système de bourses, la majorité des parents expatriés font le choix d’inscrire leurs enfants dans le système scolaire de leurs pays de résidence.
Et alors là c’est un peu la roulette russe ! En effet, tout dépendra de l’état du système scolaire auquel vous serez confronté. En Europe, vous retrouverez facilement vos marques, les écoles et autorités de tutelle qui organisent régulièrement des achats groupés ou des bourses aux fournitures scolaires, un peu comme on peut le retrouver en France. Sinon il reste les boutiques locales avec l’avantage que les besoins seront connus, car communs au territoire où vous vous trouvez à la différence des établissements français.
En poste au Togo depuis octobre 2020, Jocelyne Caballero, ambassadrice de France à Lomé au Togo, a vu ses fonctions brutalement suspendues par le ministère français des Affaires étrangères. Le 28 juillet, la diplomate a été rappelée en France, au même titre qu’Aymeric Lorthiois, le premier conseiller de l’ambassade. En cause, des actes s’apparentant à des faits de harcèlement moral qui auraient été commis par les deux diplomates à l’encontre de plusieurs collaborateurs de l’ambassade.
Nombreux dysfonctionnements dans les services
Des irrégularités ont en effet été mises en lumière par les conclusions d’une enquête interne diligentée par Kareen Rispal. A la tête de l’Inspection générale des affaires étrangères (IAGE), cette dernière avait été dépêchée en mai à Lomé par le Quai d’Orsay en vue d’auditer certains collaborateurs, qui ont pointé du doigt de multiples dysfonctionnements au sein des services. En attendant la nomination et la prise de fonction d’un nouvel ambassadeur, la direction de la mission diplomatique est actuellement confiée aux chefs de services qui assurent l’intérim.
D’abord conseillère à l’action culturelle au Burundi dans les années 1980, Jocelyne Caballero s’est par la suite spécialisée dans les affaires européennes, en assumant notamment les fonctions d’ambassadrice de France auprès du Conseil de l’Europe de 2013 à 2016. Contactée, l’intéressée « constate à regret qu’une entreprise de diffamation émane de certains milieux ». Une affaire qui gène l’exécutif alors qu’Emmanuel Macron veut renforcer les liens avec les pays africains.
En France, pays de la gastronomie, la peur d’être privés de certains produits alimentaires demeure forte. En 1974, un mouvement spéculatif sur le sucre avait provoqué une pénurie, les Français s’étant rués dans les commerces pour réaliser des réserves. Lors de l’annonce du premier confinement en 2020, de nombreux ménages ont constitué des provisions pour tenir un siège de plusieurs mois. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les Français sont confrontés à un problème majeur. Il ne s’agit pas des éventuelles coupures de gaz ou d’électricité, il s’agit de la pénurie de la moutarde.
Les graines de moutarde ont disparu
Depuis le printemps, les supermarchés de toute la France sont à court de pots de moutarde. Même à Dijon où le métier de moutardier date de 1634, il est impossible de s’en procurer en quantité. Les commerces qui sont approvisionnés rationnent leurs clients. Le prix d’un pot de bonne facture a augmenté depuis le mois de mars de 15 %. Est-ce la crise sanitaire ou la guerre en Ukraine qui est responsable de cette pénurie ? Comment un produit supposé spécifiquement français se retrouve-t-il à faire défaut ?
Longtemps cultivée en Bourgogne, les graines de moutarde ont disparu dans les années 1980 en raison d’un coût de production élevé et de rendements faibles. En 2015, selon l’institut de la statistique agricole, il ne restait plus que 500 hectares de moutarde. La production française connaît depuis quelques années de faibles rendements en raison de l’interdiction de l’épandage d’insecticides.
La France importe de ce fait la quasi-totalité des graines de moutarde. 80 % des graines de moutarde proviennent logiquement du Canada, le premier exportateur mondial en la matière. Or, ce pays, ces dernières années, a réduit ses champs de graines de moutarde au profit du blé plus rémunérateur. La sécheresse de 2021 a, en outre, provoqué une baisse de la récolte de 50 %. La crise sanitaire a provoqué une hausse des coûts de transports et un allongement des délais de livraison. Les producteurs de moutarde n’ont pas pu se tourner vers les deux autres grands exportateurs de graines que sont la Russie et l’Ukraine.
Les champs pour cultiver la graine de moutarde ont disparu de Bourgogne dans les années 1980. Aujourd’hui, la France importe la quasi-totalité des graines.
La pénurie devrait durer jusqu’en 2023
Selon Unilever, le premier producteur mondial de moutarde, la pénurie devrait durer jusqu’en 2023. L’entreprise a indiqué qu’un tiers de ses besoins en graines de moutarde ne serait pas assuré. Il faudra attendre la production du mois d’octobre pour espérer la fin de la pénurie.
Du fait de la hausse des cours, les agriculteurs canadiens devraient ensemencer de nouvelles parcelles en 2022 et en 2023. En France, un renouveau de la production est également attendu. Les Français qui mangent un kilo de moutarde par an en moyenne, devront patienter quelques mois.
L’article 377-a du code pénal singapourien va être abrogé. Il prévoyait une peine maximale de deux ans d’emprisonnement pour les relations homosexuelles.
C’est une victoire pour les personnes homosexuelles de Singapour ! Après plusieurs mois de mobilisation de la part des associations LGBT, le gouvernement singapourien a annoncé le 21 août qu’il retirerait l’article 377-a qui punit de deux ans de prison ferme les personnes ayant eu des relations homosexuelles. Cet article date de la période de colonisation de l’île par les Britanniques.
Les associations de défense des droits des homosexuels ont donc salué ce premier pas vers l’égalité, mais celle-ci est encore loin d’être complète à Singapour.
Lee-Hsien-Loong, le Premier ministre singapourien, a annoncé que l’article 577-a du code pénal serait abrogé
Si les homosexuels ne seront plus punis pour avoir des relations sexuelles avec des personnes du même sexe, le gouvernement a déclaré qu’il n’ouvrirait pas le mariage à tous. Au contraire. Effectivement, il souhaite amender la Constitution afin de protéger le mariage traditionnel, autrement dit hétérosexuel.
La population de la cité-État est encore très conservatrice. Selon une enquête Ipsos, en 2018, 55% des habitants étaient en défaveur des relations homosexuelles. Ce nombre est passé à 44% cette année.
Alors que le temps est à la sobriété énergétique, le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou a annoncé vouloir « bannir les jets privés » vendredi (19 août). Le gouvernement s’empare du sujet et souhaite une action européenne.
M. Bayou veut en faire un sujet de société : « certaines personnes sont totalement déconnectées et prennent l’avion comme d’autres prennent le métro », explique-t-il dans les colonnes de Libération.
Selon lui, il est aujourd’hui temps de « bannir les jets privés. C’est la mesure qui pénalise le moins de monde pour l’impact le plus grand et le plus immédiat en faveur du climat ».
Le patron des Verts a donc annoncé vendredi vouloir déposer dès l’automne une proposition de loi transpartisane allant dans ce sens.
Depuis plusieurs semaines, les comptes Twitter suivant les allers-retours des jets privés des milliardaires français se multiplient.
Le compte « I Fly Bernard » dénonce par exemple « le mode de vie et la gestion climaticide » du capital des plus riches : le 19 août, il révélait l’existence d’un triple vol en une journée pour l’avion du groupe Bolloré, émettant 22 tonnes de CO2, soit « l’équivalent de 10 ans d’utilisation moyenne d’une voiture en France ».
« Quand le gouvernement refuse de taxer les superprofits de Total, il envoie un message : impunité pour les plus grands pollueurs. Or, la transition ne peut être écologique et possible que si elle est juste », analyse M. Bayou. « Comment demander des efforts à la population, si les plus riches sont exonérés de tout ? » lance-t-il sur Twitter.
Clément Beaune, le ministre délégué aux Transports, en faveur de porter la restriction des jets-privés au niveau européen
Le gouvernement veut une action européenne
Au gouvernement, tout est fait pour ne pas laisser s’installer un sentiment d’une action « à deux vitesses » entre les plus riches et le reste de la population.
Si l’interdiction sèche n’est pas une option, le ministre délégué aux Transports Clément Beaune se dit prêt à « agir et réguler les vols en jet privé. Cela devient le symbole d’un effort à deux vitesses ».
M. Beaune, anciennement chargé de l’Europe, insiste cependant sur l’importance d’une réponse européenne « pour avoir les mêmes règles et plus d’impact ». Il compte mettre le sujet à l’agenda de la prochaine réunion des ministres des Transports européens en octobre.
Le flou reste entier sur la meilleure approche à suivre. Clément Beaune se dit prêt à intégrer les vols en jets privés « dans le système de la taxe carbone, en train d’être mise en place dans le paquet climat européen », dit Fit for 55, selon Le Parisien.
Des options moins contraignantes, comme rendre publics les vols en jet privé des entreprises, sont aussi à l’étude.
Bonjour à tous, bienvenue dans votre édition du 23 août ! Dans ce flash dédié aux Français de l’étranger, on évoque aujourd’hui : les bourses scolaires, l’UE qui veut doubler la flotte de Canadairs et le dîner au sommet de l’Etat pour préparer une rentrée qui s’annonce difficile pour l’exécutif.
Top départ pour la campagne des bourses scolaires
Dans la plupart des consulats, ce lundi 22 août 2022 ouvre la campagne de dépôt des dossiers pour obtenir une bourse scolaire pour l’inscription dans un des établissements français homologués par l’AEFE. Attribuées sous conditions de ressources, les bourses scolaires sont réservées aux élèves français âgés d’au moins trois ans résidant avec leur famille à l’étranger, inscrits au registre mondial des Français établis hors de France. Retrouvez tous les détails pour monter votre dossier dans le dossier dédié sur le site Lesfrancais.press.
Bourse scolaire
Deux fois plus d’avions pour lutter contre les incendies en Europe
Par deux fois cet été, la France a fait appel au mécanisme de protection civile de l’UE, créé en 2001. La première fois le 14 juillet – avec des avions fournis par la Grèce, puis l’Italie -, et la seconde fois le 9 août, avec l’arrivée du contingent européen. Une situation qui inquiète les dirigeants de l’Union européenne alors que la France était jusqu’à présent un contributeur net au dispositif. En conséquence, la Commission européenne a déjà promis de doubler sa flotte dans les années à venir. En plus des 12 avions et de l’hélicoptère européens de la réserve RescUE, 12 nouveaux avions devraient être opérationnels en 2029.
Dîner de rentrée pour le Président et la Première ministre
Emmanuel Macron et Élisabeth Borne dîneront ensemble ce mardi soir à l’Élysée pour évoquer tous les sujets de la rentrée et l’avancée des différentes priorités de ces dernières semaines. Au menu de la discussion entre le président et sa Première ministre : la mobilisation générale sur la sobriété énergétique, la planification écologique, la bataille du plein emploi et l’éducation. Un séminaire gouvernemental consacré notamment à l’écologie doit se tenir dans les derniers jours d’août, annonçait l’Agence France-Presse (AFP) ce week-end.
C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain mercredi, je vous souhaite à tous où que vous soyez une belle journée.
Dans la plupart des consulats, ce lundi 22 août 2022 ouvre la campagne de dépôt des dossiers pour obtenir une bourse scolaire pour l’inscription dans un des établissements français homologués par l’AEFE. Attribuées sous conditions de ressources, les bourses scolaires sont réservées aux élèves français âgés d’au moins trois ans résidant avec leur famille à l’étranger, inscrits au registre mondial des Français établis hors de France.
Les critères pour être éligible à une bourse scolaire
Les ressources de la famille doivent s’inscrire dans les limites du barème d’attribution. Il repose sur la définition d’un quotient familial net des frais de scolarité pondéré d’un indice de coût de la vie dans le pays de résidence. Ce barème est fourni chaque année par l’INSEE, Paris étant la référence, on dit en base 100, ainsi si dans votre pays de résidence on doit moins dépenser pour « vivre » qu’à Paris alors votre indice sera inférieur à 100 et inversement si le coût de la vie est supérieur à Paris. Dans la grande majorité des cas, l’indice sera donc inférieur à 100.
Quelles ressources sont prises en compte ?
Toutes les ressources, de quelque nature qu’elles soient, y compris aide familiale, sont à déclarer pour calculer le revenu brut de la famille. Celui-ci peut donc être supérieur au montant déclaré aux services fiscaux dont vous dépendez. En sus, les services consulaires enquêteront et ajouteront si vous les avez oublié certains avantages en nature comme un éventuel logement gratuit mis à disposition, ou une voiture de fonction.
Dans le calcul de vos revenus, vous pourrez aussi déduire des dépenses obligatoires comme les cotisations sociales, les impôts sur le revenu dûs en France ou dans le pays de résidence, ainsi que les éventuelles pensions alimentaires.
Enfin, pour calculer le montant qui sera pris en compte par les services consulaires pour vérifier votre éligibilité, vous devez déduire les frais de scolarité. Les seuls frais de scolarité pris en compte sont : – Frais de scolarité annuels – Frais d’inscription annuelle – Frais de 1ère inscription
Une fois le calcul fait, vous obtiendrez votre revenu familial de référence mais ce n’est pas fini.
Prise en compte de la vie familiale
Une fois les revenus connus, les services consulaires vont s’intéresser à la composition de votre foyer pour calculer le quotient familial, soit la somme disponible pour chaque membre du foyer.
Ainsi le Quotient familial (Q) est égal à : Revenu de référence (R) / nombre de Parts (P).
Mais après il faut le pondérer via le barème du coût de la vie dans le pays de résidence. Vous obtiendrez le chiffre qui correspond à votre pays sur la page dédiée aux bourses de votre consulat ou de la section consulaire de l’ambassade dont vous dépendez.
La formule de calcul est assez simple pour obtenir son quotient familial pondéré (Qp) : (Qp) = Quotient familial (Q) x 100 (base Paris) / IPA.
Seuil pour être éligible
Une fois tous ces calculs faits, vous saurez si vous êtes éligible ou non aux bourses scolaires de l’Etat français.
Aucune prise en charge
Si le quotient familial pondéré (Qp) est supérieur ou égal à 23 000€/an, aucune bourse n’est attribuée (hors barème).
Prise en charge totale
Si le quotient familial pondéré (Qp) est inférieur ou égal à 3000€/an, les enfants peuvent bénéficier d’une bourse (100%) couvrant la totalité des frais de scolarité.
Prise en charge partielle
Si le quotient familial pondéré (Qp) est compris entre 3000 € et 23 000 €, la famille bénéficie d’une quotité théorique partielle de bourse couvrant les frais de scolarité et, éventuellement les frais parascolaires, selon la formule suivante :
{1 – [(Qp – 3000) ÷ (23000 –3000)]} x100
Faire sa demande de bourse scolaire
Si vous pensez être éligible totalement ou partiellement aux bourses scolaires, il vous faudra remettre le dossier complet avant le vendredi 23 septembre 2022 17h (heure locale).
Dans ce dossier, de nombreux documents seront demandés. Il faudra tout d’abord remplir le formulaire de demande disponible auprès du service des bourses du poste diplomatique ou consulaire, auprès des établissements d’enseignement français à l’étranger susceptibles d’accueillir des enfants boursiers ou sur le site des postes ou de l’AEFE. Vous trouverez un exemple ci-dessous :
La demande devra, évidemment, être accompagnée des pièces justifiant des ressources et du niveau de vie de la famille. La liste des documents à produire est fixée par chaque poste. Vous trouverez pour exemple la liste des documents demandés cette année à Tokyo au Japon.
À défaut de production de tous les documents sollicités, la demande sera ajournée ou rejetée.
Le processus de décision
Une fois la demande déposée et celle-ci considérée comme conforme, le processus de décision commencera. Ainsi, dans les tous premiers jours d’octobre, les élus consulaires se réuniront en séance de Conseil consulaire au sein de la représentation diplomatique et étudieront les dossiers. Cette réunion sera aussi ouverte aux représentants des établissements scolaires et aux dirigeants des associations de solidarité.
Si tous les critères sont présents et qu’aucune objection n’est émise au sein du conseil consulaire, le dossier prendra le chemin de Paris où il devra être validé par la commission nationale mise en place par l’AEFE. Celle-ci veillera à ce que les crédits alloués par les députés lors du vote de la loi de finance ne soient pas dépassés et adaptera si nécessaire les montants versés aux familles.
Faire appel de la décision
Comme pour toutes décisions, il peut avoir des divergences quant à l’interprétation des données. Ainsi si les services consulaires vous informent d’un rejet de votre demande après le premier conseil consulaire, vous pouvez demander une révision lors d’un second conseil consulaire dédié aux bourses qui aura lieu dans les 30 jours suivant la première réunion.
En cas de rejet après le deuxième conseil consulaire, un recours gracieux peut être présenté par voie écrite, auprès du directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) via le poste consulaire.
Enfin, si la commission nationale rejete votre dossier, il est possible de faire appel à un recours gracieux auprès du tribunal administratif de Paris dans un délai de 4 mois suivant la notification de votre rejet.
Tandis qu’Erdogan parrainait un accord ukraino-russe pour l’exportation de céréales sous le regard de Guterres, Secrétaire général de l’ONU, Macron téléphonait à Zelenski puis Poutine pour éviter une catastrophe et obtenir une inspection des agents de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijia. Cette fois Polonais et Baltes ne critiquent pas, conscients qu’en cas d’explosion, ils seraient aux premières loges. D’autant que Medvedev luciférise : « des accidents peuvent aussi se produire dans les centrales européennes ». Ceux qui se moquaient de la naïveté des échanges téléphoniques voient qu’il ne faut jamais couper la ligne, même avec un Human Bomb.
La Pologne dénonce la direction franco-allemande de l’Europe, trop naïve avec les Russes.
Il ne s’agit pas seulement de jouer les pompiers. Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, dénonce dans une tribune la direction franco-allemande de l’Europe : « L’égalité des Etats individuels est de nature déclarative. La pratique politique montre que les voix allemande et française ont une importance prépondérante. » Dans le fond, il a raison : l’Europe c’est d’abord l’alliance franco-allemande. Quand le couple est déséquilibré, l’Europe patine. Il serait facile de répondre que si le PIB des Polonais par habitant est devenu le double de celui des Russes, c’est aussi la faute au condominium franco-allemand. Mais la question n’est pas là.
Morawiecki explique que c’est la mansuétude, la naïveté franco-allemande vis-à-vis de la Russie qui a mené l’Europe au bord du gouffre. Les Américains confirment : ils avaient averti dès octobre de l’invasion russe, en vain. (On se demande ce qu’ils ont fait pour l’empêcher, sinon de dire qu’ils ne bougeraient pas). Le Premier polonais suggère donc d’en finir avec la cécité politique franco-allemande, de laisser la parole aux « petits » Etats européens. C’est-à-dire, en réalité, aux Américains : la « Jeune Europe » de Rumsfeld serait de retour.
Kissinger : « l’Ukraine devra être traitée comme un membre de l’OTAN ».
A l’inverse, Kissinger, lui, expliquait en mai à Davos que des « politiques imprudentes de la part des États-Unis et de l’OTAN pourraient avoir déclenché la crise en Ukraine ». Il ajoutait que l’Ukraine « devrait céder une partie de son territoire afin de faire la paix avec la Russie ». Cela semblait évident, mais avant la guerre. Kissinger, aujourd’hui, change d’avis : « d’une façon ou d’une autre, formellement ou officieusement, l’Ukraine devra être traitée comme un membre de l’OTAN». Ce qui signifierait non seulement armer l’Ukraine, mais combattre avec l’Ukraine. Ni les Polonais, ni les Américains ne sont prêts à aller jusque-là. D’autant que pour les Américains, la guerre d’usure convient parfaitement.
Pour les Etats-Unis, cette guerre n’est qu’une des pièces de la bataille pour le leadership mondial.
Petit à petit, l’Ukraine ronge la Russie, tandis que l’économie chinoise tourne au ralenti et que le pétrole retrouve ses prix d’avant crise. Pour les Etats-Unis, cette guerre n’est qu’une des pièces de la bataille pour le leadership mondial. Les Américains ayant montré en Syrie puis en Afghanistan leur désengagement des affaires du monde, Chinois, prudemment, et Russes, violemment, ont jugé le moment venu de s’engouffrer dans les brèches du Moyen-Orient, d’Asie, d’Afrique… Les mercenaires Wagner prennent ainsi la place des Français en Centrafrique puis au Mali ; les prêts chinois (140 milliards en dix ans) remplacent ceux des pays de l’OCDE. Alors Emmanuel Macron et Anthony Blinken, le secrétaire d’état américain, font la tournée en Afrique, pour resserrer les liens, ou plutôt les rangs. En vain ? Les Africains n’ont pas besoin des Américains, des Français, des Russes, des Chinois voire des djihadistes pour animer conflits, coups d’Etat et guerre civiles. L’Afrique est en ébullition non alignée permanente.
Quel visage peut avoir l’Europe de l’après-guerre d’Ukraine ? Kissinger, dans ses variations : « Si vous pensez que le résultat de votre effort doit être d’imposer vos valeurs, alors l’équilibre est impossible ». La Russie rêve-t-elle, comme l’Ukraine, de devenir une démocratie libérale ? Quelle Russie après la guerre ?
Imaginer Poutine remplacé par un dirigeant pro occidental relève du mirage.
L’hypothèse d’une victoire est abandonnée depuis le retrait des forces de Kiev et de Kharkov. Les Russes n’avancent plus dans le Donbass. Comme prévu, cette fin août, le rapport de force tourne à l’avantage des Ukrainiens. D’où le changement de ton de Poutine : il accepte l’entremise d’Erdogan sur les céréales, celle de Macron sur la centrale nucléaire (dans les deux cas, non sans gain : exporter lui aussi des engrais, laisser des forces sans risque autour de la centrale).
Si les Russes sont européens, ils ne se voient pas comme occidentaux.
Pour autant, il y a échec et défaite. On peut imaginer une défaite totale, et un changement de régime. Mais qui remplacerait Poutine sinon un autre Poutine ? Un temps de troubles serait-il plus rassurant ? Imaginer Poutine remplacé par un dirigeant pro occidental relève du mirage. Si les Russes sont européens, ils ne se voient pas comme occidentaux.
Il est cependant possible, avec ou sans Poutine, qu’une Russie humiliée mais pas trop, espère une normalisation, non avec les Américains, mais avec les Européens, ne serait-ce que pour sauver la face et son économie. Cela parait impossible aujourd’hui, et pourtant, à moyen terme, nécessaire aux Russes et aux Ukrainiens.
Parce que l’autre possibilité, la plus probable, est la plus désespérante : une Russie définitivement coupée de l’Europe, avec un Etat de plus en plus fermé, policier, dépendant de la Chine, qui lui achète déjà son pétrole avec un rabais de 30%.
Cela ne déplairait peut-être pas aux Etats-Unis, encore que cela ferait du plus vaste pays du monde un vassal de la Chine, ce qui ne serait pas très malin. De qui cela dépend-il ?
De l’attitude européenne, c’est-à-dire du condominium franco-allemand quoi qu’en pense la Pologne. L’Europe a montré son unité et sa détermination. En acceptant l’adhésion de l’Ukraine, elle a pris un risque politique majeur, celui de se disloquer, avec un pays trop lourd à porter, un pays qui doit sa résistance plus aux États-Unis, qui sont loin, qu’à l’Allemagne et à la France.
Sans industrie de défense franco-allemande, pas de politique européenne.
L’Allemagne réarme. Pour l’instant, la Bundeswehr est, de fait, sous contrôle américain. Les dirigeants allemands se sont engagés pour constituer une industrie militaire franco-allemande. Mais dans tous les programmes, celui de l’avion du futur, du char, de l’hélicoptère, les difficultés, voire les renoncements, s’accumulent. Sans industrie de défense franco-allemande, pas de couple franco-allemand. Sans couple franco-allemand, pas de politique européenne. Sans politique européenne, pas d’Europe. Un accord de libre-échange et l’Otan suffiraient. L’élément crucial, dans le choix allemand, ne sera pas la France, ni la Russie, ni les Etats-Unis, mais la Chine, parce que le marché chinois est un élément clé de l’économie allemande. Et l’Allemagne n’a aucune envie d’être entrainé dans un conflit avec la Chine. D’où l’intérêt d’une « Weltpolitik » autonome, mais que ne peut définir l’Allemagne seule -elle a besoin de la France- … ce que remarque fort bien le Premier ministre polonais.
Le condominium franco-allemand durera. Zaporijia aide les Polonais à le comprendre.
Le jeu diplomatique est jeu de guerre, c’est-à-dire de survie. Pour l’Ukraine, la Russie, l’Europe, la France et l’Allemagne. Céder l’Ukraine à Poutine, c’eût été disparaître. La résistance ukrainienne illustre l’identité européenne. Mais le combat n’est pas fini. Il est idéologique : se priver de la capacité d’attrait des démocraties libérales serait une stupidité, non seulement morale mais surtout politique. Il est militaire : aider les Ukrainiens à libérer leur territoire, conduire Poutine à négocier. Il est « multifrontal », « multimodal », comme on dit multilatéral, pour assurer notre propre indépendance, y compris vis-à-vis des États-Unis … et de la Pologne. Un cavalier seul de la France, ou de l’Allemagne, serait un enterrement de seconde classe. Le condominium franco-allemand, il faut l’espérer, durera. Et les coups de fil aussi.
La proximité de Zaporijia aide les Polonais à le comprendre. Toute la difficulté est de parler sous les bombes avec des menteurs dans une négociation de prise d’otage. Ultime variation Kissinger : « Comment marier notre capacité militaire avec nos objectifs stratégiques et comment les relier à nos objectifs moraux, c’est un problème insoluble ». Encore faut-il avoir une capacité militaire, des objectifs stratégiques – et moraux. Une fois qu’on les a, la réponse est la démarche.
Laurent Dominati
Laurent Dominati
a. Ambassadeur de France
a. Député de Paris
Président de la société éditrice du site Lesfrancais.press
Actuellement, les avions de ligne volent sur leur altitude de croisière entre 450 et 500 noeuds, soit entre 830 et 930 km/h. La vitesse du son est quant à elle de 666 noeuds. Pour aller plus vite, les avions sont aujourd’hui tributaires du vent, ce pourquoi certains vols transatlantiques mettront 6h et d’autres 7h, entre Paris et New York par exemple. Une équation que connaisse bien les expatriés outre-atlantique. Mais voilà qu’une solution plus rapide se profile à l’horizon. La société Boom supersonic qui développe un « nouveau Concorde », »l’Overture », promet un trajet Paris – New-York en 4h comme feu l’avion franco-britannique.
Défis technologiques
Alors que le Concorde a été mis en service il y a près de 50 ans, la technologie liée à la vitesse supersonique est toujours un défi pour les ingénieurs, surtout que depuis 1976 les normes des autorités comme les exigences des clients ont évolué.
Ainsi comme pour le projet franco-britannique, les difficultés lors de la conception d’« Overture » sont nombreuses alors que les plans de Boom Supersonic sont moins ambitieux. L’entreprise présente en effet un nouveau fuselage, plus aérodynamique selon ses termes, mais également moins long, ce qui permet de considérablement réduire le poids. Avec quatre moteurs, ce petit avion devrait être capable de propulser une soixantaine de personnes au-dessus de l’Océan Atlantique et rejoindre la côte est américaine en moins de 4 heures.
Si les rendus 3D de l’entreprise sont séduisants, la marque n’a encore jamais fait voler aucun de ses modèles et un premier « avion de fer » devrait être construit au cours de l’année pour tester les commandes de bord et les différents instruments de vol.
Un test inaugural devrait lui avoir lieu cette année avec la maquette XB-1, un prototype proche d’Overture, mais qui présente quelques différences notables avec la version finale de l’avion.
Un succès commercial ?
Alors que British Airways et Air France, deux compagnies détenues à 100% par leur Etat respectif dans les années 70, avaient dû, sous la pression politique, commander des Concorde à Airbus, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est l’initiative privée qui prévaut. Ainsi, les acteurs aériens ont déjà passé commande et payé pour ces avions toujours à l’état de prototypes (56 versions ont été imaginées). Avec ce cash-flow, le constructeur est désormais financé pour finir le développement de son « Overture », cependant le risque est que celui-ci échoue à finaliser son projet.
Et pourtant American Airlines a rejoint, jeudi 18 août 2022, United Airlines dans le carnet de commandes de Boom Supersonic (Japan Airlines a aussi déposé une option pour 20 appareils). Pour pouvoir prétendre à de premiers vols commerciaux avant la fin de la décennie, American Airlines a avancé les fonds pour l’achat de 20 appareils – 5 de plus que son concurrent. Tous sont censés pouvoir atteindre Mach 1.7, soit près de deux fois la vitesse du son.
En plus des compagnies aériennes mentionnées, Boom revendique déjà plus de 130 commandes pour un total de 26 milliards de dollars empochés. De quoi avoir les fonds nécessaires pour développer l’appareil avant sa commercialisation.
L’impact écologique
Alors que les mesures pour limiter l’utilisation de l’avion afin de préserver autant que possible notre écosystème se préparent, le vol supersonique semble détonner dans ce nouvel environnement administratif.
Mais Boom Supersonic promet que son avion devrait être alimenté à 100% par du carburant d’aviation durable (« sustainable aviation fuel » ou SAF), élaboré à partir de biomasse, huiles usagées voire, à l’avenir, de CO2 capturé et d’hydrogène vert. Ainsi avec ce carburant, le « nouveau Concorde » devrait réduire de 80% les émissions de CO2 par rapport au kérosène. Avant de pouvoir transporter des passagers, l’Overture devra obtenir le feu vert des autorités de régulation, notamment l’autorisation de voler à environ 18 kilomètres d’altitude, alors que la limite est actuellement fixée à un peu moins de 13 km pour un avion de ligne à réaction.
Pour quels clients ?
Aussi étonnant que certains peuvent le penser, l »intérêt pour un avion supersonique reste réel, concèdait Michel Merluzeau au Figaro en 2021. «C’est un outil de productivité pour une clientèle haut de gamme comme les hommes d’affaires», qui peuvent avoir des réunions à New York et Londres dans la même journée, remarque l’expert. Ce genre d’appareils peut aussi intéresser les gouvernements, pour transporter rapidement des chefs d’État ou des unités spécialisées de l’Armée, note-t-il enfin. Sera-t-il le nouveau meilleur ami des expatriés en Amérique du Nord ? Rien n’est moins sûr, les tarifs s’annonçant prohibitifs.