En Russie, ils sont de nombreux Français à avoir décidé de rester, malgré les conseils appuyés du gouvernement. Alors que la période estivale s’ouvre et que les expatriés en Russie en profitent normalement pour rejoindre la France, on fait le point avec l’élu consulaire Franck Ferrari.
La situation économique fait partir les Français
Malgré les tensions entre les deux pays, la situation n’est pas stressante au quotidien pour les Français installés sur place, les relations avec les citoyens russes restent cordiales. Cependant ils sont nombreux à avoir quitté la Russie. Et pour certains, c’est à contre-coeur qu’ils ont dû accepter leur départ.
Magasin Auchan dans la banlieue de Moscou
En effet, les entreprises françaises ont dû abandonner leurs filiales sur le territoire russe, dont Renault, Décathlon, etc. Et leurs salariés ont donc dû suivre le mouvement avec des départs précipités. Mais ils restent encore des sociétés françaises qui sont en attente. Plus étonnant, ces mutations touchent aussi l’hôpital français, qui a dû fermer pour rouvrir en privilégiant le partenaire russe et ses médecins.
Avec Franck Ferrari, on détaille la situation économique de ces Français et les enjeux macro-économiques.
Franck Ferrari
Le Lycée français de Moscou rouvrira le 01 septembre 2022
Franck Ferrari est aussi professeur au Lycée français de Moscou. Il nous apprend que le Lycée français rouvrira ses portes en présentiel et avec les professeurs dès le 01 septembre.
La décision a été prise au plus haut niveau mais n’empêchera pas une rentrée au gout amère, l’AEFE estime que les effectifs seront en chute de 60% par rapport à la rentrée 2021.
Voyages France / Russie
Pour rejoindre l’école en septembre ou pour rentrer en France, faut-il pouvoir voyager ? Avec Franck Ferrari, on découvre le parcours du combattant qui attend les voyageurs à destination de l’hexagone.
Contrôles aux frontières pouvant durer jusqu’à 5 heures, trajets en bus pour rejoindre des aéroports en territoire européen, vols via Belgrade ou Ankara, voilà quelques unes des épreuves qui attendent nos compatriotes, sans oublier aussi l’explosion des prix.
Et selon Franck Ferrari, ils seront nombreux à quitter définitivement le pays. Cette dernière vague de départs devrait conclure cette période, la communauté française en Russie, sera, pour lui, moins nombreuse mais stabilisée.
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Racines Sud avec ses 1500 correspondants dans le monde est le réseau des Occitans expatriés. Cette association a comme objectif de soutenir les Français originaires du Sud-Ouest dans le développement de leur business hors de France. C’est aussi au niveau national un outil pour faciliter le développement à l’export des produits issus de cette région française. Au delà de l’économie, ce réseau d’adhérents se donne l’ambition de fédérer les Occitans de cœur ou d’adoption disséminés sur la planète.
Des ambassadeurs de l’Occitanie
Pour créer des passerelles économiques et culturelles entre l’Occitanie et le reste du monde, la région éponyme a tissé un réseau d’adhérents qui sont devenus au fil des années de véritable ambassadeurs du territoire occitan. Mieux, ils ont acquis la compétence et la légitimité pour constituer des relais économiques et ce réseau est mis au service des candidats à l’expatriation afin de faciliter leur installation dans un autre pays.
Une implantation mondiale
Racines Sud s’appuie sur le lien social, la relation directe interpersonnelle dans un réseau d’acteurs présents aux quatre coins du monde.
Grace à leurs 1550 adhérents dans le monde, un bureau à Montpellier, Toulouse et Montréal et 15 représentants bénévoles dans le monde, Racine Sud est l’accompagnant indispensable à tous les amoureux de l’Occitanie pour réussir leur projet d’expatriation.
Avec son équipe, Racine Sud est le fer de lance de l’attractivité du territoire, un soutien indéfectible à la mobilité des Jeunes à l’international, l’aide indispensable au développement à l’export pour les entreprises qui veulent promouvoir à l’international les produits issus de ces terroirs.
Un bureau parisien et un rendez-vous hebdomadaire sur le web
Le 30 juin, Racines Sud a complété son réseau de bureaux de représentation en ouvrant une antenne à Paris. L’occasion d’un cocktail dans les locaux de la banque Transatlantique où se sont retrouvés les Occitans installés en région parisienne mais aussi des producteurs venus spécialement du Sud-Ouest et des acteurs du rayonnement de l’Occitanie dans le monde.
Notre partenaire « Stereochic » était présent à cette soirée et nous livre un podcast dédié à la découverte des hommes et des femmes qui font rayonner le savoir-faire occitan sur tous les continents. Tout au long de l’été, vous pourrez, d’ailleurs, retrouver chaque mardi dans l’émission « Les Français parlent aux Français » à midi (Heure de Paris) un portrait d’un Occitan dans le monde.
Les eurodéputés ont adopté une résolution mardi (5 juillet) par 501 voix pour, 47 contre et 85 abstentions alertant sur les risques du télétravail et de la surconnexion sur la santé mentale des employés. Le télétravail s’est massivement développé durant la pandémie de Covid-19, en particulier pour les frontaliers ou les expatriés. Pour faciliter le travail à distance, de nombreux outils numériques comme Zoom pour les visioconférences ou Slack pour échanger des messages ont vu le jour.
Si les eurodéputés reconnaissent certains avantages au télétravail comme la « flexibilité » ou encore l’« autonomie », ces derniers mettent cependant en garde contre la « surconnexion ».
Frontière floue entre vie privée et vie professionnelle, analyse des performances en temps réel, surveillance accrue, isolement social… Autant de dérives du travail à distance qui pèsent sur le bien-être mental des employés.
« La santé mentale des citoyens devrait être au cœur de nos travaux, et nous devons œuvrer ensemble pour faire face aux problèmes de santé mentale », a déclaré la rapporteuse Maria Walsh (PPE).
Pour cela, le Parlement appelle non seulement à la mise en place d’une stratégie européenne pour la santé mentale doublée d’une stratégie européenne en matière de soins, mais également à des plans d’action nationaux.
« Tous les travailleurs, et en particulier les jeunes, éprouvés par les crises, ont droit à du soutien moral, à la déconnexion », a déclaré sur Twitter l’eurodéputé Sylvie Brunet (Renew) qui se prononce en faveur d’« une directive sur ce sujet ».
La culture du « toujours en marche »
De leur côté, les organisations syndicales se félicitent du soutien des députés européens mais appellent également à la création d’un cadre législatif pour encadrer la pratique du télétravail.
« Nous saluons le rapport du Parlement, mais tant qu’il n’y aura pas de législation européenne sur les risques psychosociaux, les travailleurs de toute l’Europe continueront à souffrir », déclare Nayla Glaise, présidente d’Eurocadres, une organisation syndicale associée à la Confédération européenne des syndicats, lors d’un entretien avec EURACTIV.
« Les frontières entre vie professionnelle et vie privée se sont estompées. La législation n’a pas suivi le rythme de l’évolution de notre monde du travail, laissant des millions de travailleurs vulnérables à une culture du « toujours en marche » », ajoute-t-elle.
Les syndicats des travailleurs européens parlent d’une véritable « épidémie » qu’il faut stopper avant qu’il ne soit trop tard.
L’autre proposition phare du Parlement pour soigner la santé mentale des travailleurs européens est de reconnaître juridiquement le « droit à la déconnexion », autrement le droit de ne plus répondre aux demandes professionnelles passé une certaine heure.
Pour les syndicats, le droit à la déconnexion « ne résoudra pas le problème à lui seul », mais il « allégerait certainement une grande partie des charges imposées aux travailleurs ».
Pression sur la Commission
Si le Parlement européen et les associations semblent prendre le sujet à bras le corps, tous les regards se tournent désormais vers la Commission.
« C’est la deuxième fois en quatre mois que le Parlement demande à la Commission de légiférer sur les risques psychosociaux », souligne Nayla Glaise.
« La croyance selon laquelle l’UE n’a pas de rôle ou de compétence en la matière est une pure invention », conclut Maria Walsh qui appelle à la « mise à jour de la législation européenne, afin de refléter les nouvelles réalités du travail numérique ».
Alors que certains pays de l’UE ont déjà commencé à s’engager sur le sujet, Mme Glaise compte sur la présidence suédoise du Conseil de l’UE qui commence en janvier 2023 pour « faire avancer notre appel à une protection paneuropéenne ».
La croissance de la France (-0,2 %) au premier trimestre 2022 est nettement plus faible que celle de l’ensemble de la zone euro (+0,6 %). L’écart est encore plus marqué si le résultat de la France est examiné au regard de la croissance enregistrée dans la zone euro hors France (+0,8 %). Pourtant, l’inflation est plus faible en France que dans les autres pays de la zone euro, grâce à l’intervention de l’État. La politique budgétaire y demeure très expansionniste. Le pouvoir d’achat recule mais de manière limitée. Les ménages disposent d’importantes liquidités et pourtant la croissance a ralenti de manière brutale au premier trimestre. La France souffre-t-elle de problèmes structurels ou est-ce un arrêt purement conjoncturel ?
La France aurait dû obtenir une croissance plus élevée que la moyenne de ses partenaires.
La croissance française est en dents de scie depuis le début de la crise sanitaire. En 2020, le recul du PIB a été plus important qu’en Allemagne, en raison de l’arrêt des activités touristiques et des livraisons d’avions. La reprise y a été plus forte en 2021 grâce au redémarrage des services et au soutien gouvernemental. Avec une diminution du PIB de 0,2 point, le premier trimestre 2022 a surpris. La vague omicron, la résurgence de l’inflation et le maintien d’un fort taux d’épargne ont pesé sur la consommation. Seule la Suède a obtenu un plus mauvais résultat que la France.
La France aurait dû, logiquement, obtenir une croissance plus élevée que la moyenne de ses partenaires. L’inflation y étant plus faible, elle érode donc moins fortement le pouvoir d’achat des ménages. Le bouclier tarifaire et les ristournes sur les carburants ont pour conséquences une inflation de trois points inférieure à la moyenne de l’Union européenne. En France, le contribuable et les créanciers viennent en soutien aux consommateurs. Les salaires en France augmentent autant que dans le reste de la zone euro, le salaire minimum étant indexé sur les prix. La politique budgétaire est plus expansive en France que dans la moyenne de la zone euro. Le déficit public devrait être proche de 6 % du PIB en France contre 5 % en zone euro pour l’année 2022. Quels sont les facteurs pouvant jouer contre la croissance en France ?
La perte de confiance des ménages y serait-elle supérieure qu’ailleurs ? Elle est réelle mais ne diffère guère de celle constatée chez ses partenaires. Le taux d’épargne reste élevé mais ce constat vaut pour tous les pays de la zone euro. En matière de confiance des chefs d’entreprise, la France est sur la même longueur d’onde que les États membres de l’Union. Elle baisse modérément mais sans excès. En revanche, les chefs d’entreprise rencontrent des difficultés importantes pour le recrutement dans un contexte de forte création d’emplois. Les entreprises peineraient à répondre à la demande en particulier dans le bâtiment.
La production manufacturière n’a pas retrouvé son niveau d’avant crise
La croissance française est pénalisée par l’importance du déficit commercial, plus de 100 milliards d’euros en rythme annuel au cours du premier trimestre 2022 quand la zone euro, hors France, dégage un excédent de plus de 300 milliards d’euros. Le déficit de la balance de produits manufacturiers atteint plus de 3,5 % du PIB. La production manufacturière n’a pas retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire et semble poursuivre son mouvement de déclin. Les moteurs de la croissance sont limités aux services aux entreprises, aux transports, au tourisme, et aux services financiers. Si un de ces secteurs est en crise, souffre de problèmes d’approvisionnement ou fait l’objet de restrictions en raison de la résurgence de l’épidémie, la croissance tend à s’évanouir. L’important déficit commercial joue contre l’expansion du PIB et constitue une réelle menace à terme s’il n’est pas compensé par des excédents au niveau de la balance des services.
Le discours de politique générale d’Elisabeth Borne fut riche en promesses pour les Français, certaines pourraient aussi toucher les Français établis hors de France. Mais ces dispositions qui seront proposées à l’Assemblée au cours des prochains mois devront trouver une majorité.
Travailler ensemble
Élisabeth Borne a donc commencé son discours par un rappel aux députés qui ne sont donc pas majoritairement pour le président de la République, que « le désordre et l’instabilité ne sont pas une option ».
Elle insista longuement sur la nécessité de « créer des compromis, ce qui n’est pas se compromettre », présentant plutôt cela comme une « vertu (…) trop longtemps oubliée dans notre vie politique ».
Elle rappela aussi aux élus de l’opposition, leur obligation de résultats envers le peuple français.
« Ensemble nous répondrons à la demande d’action, nous ne pouvons pas décevoir ensemble »
Élisabeth Borne lors de son discours de politique générale le 06 juillet 2022
Après cette mise au point, elle s’engagea dans un long plaidoyer pour les mesures qu’elle compte mettre en place comme Première ministre. On revient pour les expatriés sur les mesures qui peuvent avoir un impact sur eux.
L’engagement écologique
Premier engagement et il a une véritable portée mondiale, c’est celui écologique. Car où qu’on soit dans le monde, nous sommes tous aujourd’hui victimes du réchauffement climatique et de ses conséquences, que ce soient des inondations ou des sécheresses, des feux de forêts ou des glaciers effondrés, etc.
On ne peut donc, comme l’Assemblée l’a fait, que saluer l’ambition du gouvernement d’Élisabeth Borne de sortir la France des énergies fossiles le plus rapidement possible. Pour la planète mais aussi pour assurer l’indépendance énergétique du pays, une urgence que la guerre en Ukraine a remis au premier plan de l’actualité.
« Nous serons le premier pays à sortir des énergies fossiles »
Élisabeth Borne lors de son discours de politique générale le 06 juillet 2022
Elle a ainsi défendu pour y parvenir, ce mercredi devant l’Assemblée nationale, un « mix énergétique équilibré autour des énergies renouvelables et du nucléaire » pour sortir des énergies carbonées. Pour cela, une des « réponses radicales à l’urgence écologique » du gouvernement passera par une reprise en main à 100% du capital d’EDF.
La réforme des retraites
Parmi les Français établis hors de France, ils sont nombreux à continuer à cotiser pour leur retraite en France ou simplement à avoir acquis des droits pendant leur carrière en France. La réforme de la retraite, voulue par Emmanuel Macron, sera donc menée par Élisabeth Borne qui l’a annoncé aux députés pourtant dans leur majorité hostiles à ce projet.
« Je le dis aujourd’hui, pour la prospérité de notre pays, et la pérennité de notre système par répartition (…) nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps »
Élisabeth Borne lors de son discours de politique générale le 06 juillet 2022
La réforme proposée lors du précédent mandat avait un avantage, c’était la simplification des systèmes de retraite. Une petite révolution qui serait bienvenue quand on connait les difficultés que rencontrent les futurs retraités quand ils désirent constituer leur retraite depuis l’étranger.
Emmanuel Macron évoquant lors d’un meeting la réforme des retraites au printemps 2022
La suppression de la redevance télé
Les Français de l’étranger qui détiennent une résidence secondaire en France (l’ancienne résidence principale, un bien hérité, etc.) le savent, avec la taxe d’habitation, ils étaient soumis à la redevance télévisuelle soit 138 euros.
La Première ministre Élisabeth Borne a annoncé qu’elle tiendra la promesse d’Emmanuel Macron et donc dès cet été une loi mettra fin à la collecte de la redevance télévisuelle. Dans ce texte sera aussi présenté un nouveau système de financement du service public, lui garantissant son indépendance.
L’extension du Pass Culture
Actuellement, les jeunes Français de l’étranger n’ont pas accès au Pass Culture. Ce dispositif permet à chaque jeune Français de 16 ans de recevoir une somme à dépenser dans des établissements culturels (bibliothèques, musées, librairies, théâtres, cinémas, etc.) situés en France.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a fait la promesse de l’étendre à tous les enfants français où que soit leur pays de résidence.
Élisabeth Borne a annoncé vouloir étendre ce « Pass Culture » aux élèves dès la sixième, surtout que les députés avaient reprise cette promesse à leur compte pendant la campagne des législatives, on s’attend à ce que la loi étende aussi son application aux jeunes Français résidant hors de France.
« La culture sauve, la culture grandit, fait l’âme et le rayonnement de notre pays, rendons la culture accessible à toutes et à tous dès la jeunesse »
Élisabeth Borne lors de son discours de politique générale le 06 juillet 2022
L’épidémie de Covid connaît actuellement une nouvelle vague depuis juin 2022, marquée par la diffusion du variant contagieux Omicron BA5. Il s’agit de la 7e vague. Le gouvernement appelle à la prudence et à un renforcement des gestes barrières et de la vaccination anti Covid, mais il n’impose pas de mesures coercitives.
« Ce qui nous importe est de nous assurer qu’on est en mesure d’intervenir si nécessaire, avec la mise en place de mesures de freinage si la situation était amenée à évoluer, voire à dégénérer post-31 juillet »
Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement à la mi-juin.
Cependant les villes et les régions ont la possibilité de rétablir certaines mesures comme le port du masque dans les trains.
Le port du masque
Si dès le 27 juin 2022, l’ex ministre de la Santé Brigitte Bourguignon avait demandé aux Français de remettre le masque dans les transports, renforcé par un appel d’Élisabeth Borne, la Première ministre, le mardi 28 juin à toute la population afin de renforcer sa vigilance et à respecter les gestes barrières, la situation a continué d’empirer. Ainsi comme l’indiquait ce mardi 5 juillet le ministre de la Santé, François Braun, 200 000 cas positifs de Covid-19 ont été détectés en France en 24 heures.
Le premier maire à réagir est Christian Estrosi. Le premier magistrat de Nice entend donc serrer la vis dès à présent pour faire face à une «rentrée scolaire à haut risque». Logiquement, faisant face à l’afflux de touristes, dès le lundi 11 juillet, les usagers des transports en commun de la Métropole de Nice Côte d’Azur devront obligatoirement remettre leur masque, par arrêté municipal. Une décision qui devrait faire des émules dans les différentes stations balnéaires de la Côte d’azur ou de la façade atlantique.
Cependant il est à noter que le port du masque est obligatoire dans les lieux de santé ou de soins (notamment les hôpitaux, les pharmacies, chez les médecins, ou encore les laboratoires de biologie médicale). Il reste exigé pour les soignants, les patients et les visiteurs.
Le passe sanitaire, de retour aux frontières
Ce lundi 4 juillet, la Première ministre Élisabeth Borne a présenté en Conseil des ministres un nouveau projet de loi d’urgence sanitaire, ouvrant la possibilité d’un passe sanitaire aux frontières à partir du 31 juillet prochain, rapporte Olivier Véran, porte-parole du gouvernement.
Actuellement, seul le certificat Covid UE est exigé, soit une double vaccination dont la dernière dose doit avoir été reçue il y a moins de 9 mois. En cas de mise en place du passe sanitaire aux frontières, il sera impératif d’avoir reçu 3 doses de vaccins, et la dernière dose devra avoir été inoculée moins de 6 mois avant l’entrée sur le territoire national.
Le vote aura lieu le 11 juillet 2022.
Une 4ème dose ?
Les + de 60 ans et les plus fragiles sont fortement incités à recevoir leur deuxième dose de rappel. En effet, le gouvernement comme les scientifiques plaident pour un renfort de la vaccination des plus âgés :
« La vaccination reste l’arme la plus utile et elle s’adresse notamment aux personnes les plus âgées, les personnes immunodéprimées. Je lance un appel à la vaccination qui doit être maintenue, soutenue. Il faut l’intensifier, c’est la meilleure arme dont nous disposons »
Brigitte Bourguignon, l’ancienne ministre de la Santé
Si vous correspondez aux critères et que vous voyagez vers la France, vous pouvez, en tant que Français de l’étranger, recevoir la 4ème dose. C’est d’ailleurs valable pour l’ensemble du parcours vaccinal. Les expatriés sont éligibles à la vaccination gratuite comme tous les Français. Si vous avez votre numéro de sécurité sociale vous pouvez aller directement en pharmacie après avoir pris rendez-vous sur la plateforme Doctolib, si vous n’avez pas ou plus de numéro de sécurité il est conseillé de prendre rendez-vous chez un médecin ou un centre de soins, ils pourront récupérer votre numéro de sécurité sociale (toutes les infos pour obtenir le sésame dans notre article).
S’expatrier peut être plus difficile dans certains pays lorsque l’on s’identifie comme LGBT. En novembre 2016, le site américain NBC avait publié la liste des pays les plus gay-friendly du monde. On retrouve par exemple l’Espagne, la Belgique et ou encore le Canada en raison de leur législation permettant aux personnes de même sexe de se marier. L’Australie pourrait très bientôt rejoindre officiellement la liste des 22 pays autorisant le mariage pour tous suite à l’écrasante victoire du “oui” au vote postal du 15 novembre dernier sur la question.
Le site Nestpick, établit la liste mise à jour des meilleures villes pour les LGBT en prenant plus de critères en compte, notamment l’ambiance sur place. Madrid arrive en tête du classement global, mais Berlin se distingue pour l’importance de la vie nocturne des communautés LGBT, San Francisco pour l’ouverture d’esprit de la population, et Munich pour la sécurité.
La situation reste néanmoins dangereuse pour les LGBT dans certaines régions du monde, notamment dans certains pays d’Asie et du Moyen-Orient.
Pas toujours possible de s’assumer publiquement
Dans certains pays, l’homosexualité reste criminalisée. C’est le cas à Dubaï, où un journaliste australien a vécu pendant plusieurs mois. Il a raconté son expérience sur le site australien The News et confirmé que vivre son homosexualité ouvertement était particulièrement difficile sur place : « Peu après mon arrivée, et afin d’obtenir un visa de travail, j’ai dû passer un test VIH (tout expat séropositif est immédiatement renvoyé dans son pays, tout comme toute personne atteinte de tuberculose).
Dans le groupe de presse où je travaille, on me dit dans des termes très clairs que je ne dois pas faire référence à l’homosexualité dans mes articles ce qui – quand on écrit sur des célébrités, sur la culture pop et sur la mode – était particulièrement difficile.”
C’est également le cas en Inde, comme le raconte notre blogueuse, où l’homosexualité est considérée comme un crime et où la Cour de Delhi, qui avait statué en 2009 pour la dépénalisation, a même fait marche arrière quatre ans plus tard. Les couples homosexuels y rencontrent d’importants problèmes administratifs. Ils ne peuvent pas obtenir, par exemple, de visa de conjoint pour leur partenaire.
À Hong Kong, les relations entre personnes du même sexe ont été dépénalisées en 1991, mais les unions ne sont toujours pas reconnues légalement. Il y a toutefois quelques espoirs, annonce le South China Morning Post, puisque une expatriée britannique a récemment gagné une bataille juridique qui aura duré 6 ans, contre le Département de l’Immigration, pour faire reconnaitre son mariage et obtenir un visa pour son épouse.
« Au bureau, il ressentait l’héritage des traditions coloniales ainsi que le poids patriarcal de la société chinoise, pas vraiment ouverte aux gays. Alors qu’en dehors de son travail les gens se montraient bien plus accueillants.”
Rester solidaires et promouvoir la diversité
Face à cette situation, la solidarité est souvent de mise au sein des groupes LGBT. The Wall Street Journal montre comment la solidarité entre minorités sexuelles permet de surmonter certains obstacles et notamment l’isolement : “Certains expatriés vont avoir du mal à faire des rencontres ou à se faire des amis, alors que les expatriés homosexuels, eux, sont accueillis à bras ouverts par la communauté gay déjà établie, constituée de locaux ou d’autres expatriés.”
D’autres villes, comme Tel-Aviv, en Israël, mettent en avant leur tolérance envers la communauté homosexuelle pour améliorer leur image et favoriser la venue de touristes.
Cette stratégie de communication doit également permettre d’attirer de nouveaux talents et d’accroître le potentiel économique du pays. Une étude récente de l’université de Californie à Los Angeles, publiée par le mensuel The Walrus, a justement montré la relation entre bon développement économique et inclusion des minorités sexuelles.
Au Moyen-Orient : prison ou brimades
Le Moyen-Orient est mondialement connu pour sa cruauté envers la communauté LGBTQ. Dans certains pays, comme l’Arabie saoudite qui est régie par la loi Sharia, l’homosexualité est passible d’une peine de mort. Par le passé, selon les médias internationaux, hommes et femmes ayant des comportements homosexuels ont été contraints à subir 100 coups de fouet. D’autres ont même été bannis du territoire saoudien pendant une année.
Même son de cloche aux Émirats arabes unis qui se présentent, aujourd’hui, comme la destination idéale pour l’expatriation en offrant de nombreux avantages. Mais qu’en est-il des membres de la communauté LGBT ? Peuvent-ils également y faire carrière et profiter de ces mêmes avantages, y compris la qualité de la vie ? Il faut croire que non, comme en témoignent de récents sondages. D’ailleurs, l’annonce, en novembre 2020, d’autoriser les couples non mariés de cohabiter sous le même toit a été accueillie comme une mesure révolutionnaire. Cependant, aucune mention n’a été faite pour les couples du même sexe. Supposons qu’un homme s’aventure à porter des vêtements féminins en public, il risque non seulement une amende allant jusqu’à 10 000 dirhams mais aussi une peine d’emprisonnement d’une année maximum.
Autre pays très hostile envers les couples du même sexe : le Yémen. Si les femmes risquent 100 coups de fouet et une peine d’emprisonnement, aux hommes mariés reconnus coupables d’actes homosexuels, on réserve un sort encore plus pénible : ils sont exécutés à coups de pierres ! Mais ce n’est pas vraiment étonnant dans un pays musulman et conservateur tel que le Yémen. En Oman également, les mouvements LGBT sont tout simplement bannis. Rien qu’en imitant une personne du sexe opposé, que vous soyez un homme ou une femme, vous risquez 3 ans de prison ! Alors ce n’est même pas la peine d’imaginer le sort que vous réserve ce pays pour des actes ou comportements homosexuels en public.
En marge de la prochaine Coupe du monde de football au Qatar, des discussions avaient été entamées autour de la suspension temporaire des lois anti-LGBT afin de booster l’industrie du tourisme. Il n’empêche que cette proposition a été carrément rejetée par le gouvernement qatari. A savoir que le Qatar est un pays où la loi de la charia impose la flagellation, 3 ans de prison, ou encore, la peine de mort, pour les actes d’homosexualité.
L’ancien doyen de la faculté de droit de Tunis, Sadok Belaïd, qui a présidé la commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution tunisienne, a désavoué, dimanche, le projet de Constitution publié par le président Kais Saïed dans le Journal officiel (JORT).
C’est ce qui ressort d’une lettre de Belaïd publiée dans le journal Assabah (indépendant), dimanche, jointe à la version originale du projet de Constitution, préparée par la commission et remise au président de la République.
Belaid a estimé que « le projet de Constitution de Saïed comporte de graves risques qui pourraient frayer la voie à un régime dictatorial ».
« Il est de notre devoir d’annoncer avec toute la force et la sincérité que le texte qui a été publié et soumis à un référendum n’est pas lié au texte que nous avons préparé et soumis au président. La commission se démarque totalement du projet proposé par le président », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : « Le texte émis par la Présidence de la République porte atteinte à l’identité de la Tunisie et ouvre la voie à une dictature en attribuant tout le pouvoir au président de la République. D’autant plus qu’il comporte un retour suspect à article 80 de la Constitution de 2014, à propos du « péril imminent » à travers lequel le président se garantit des prérogatives élargies, dans des conditions qu’il définit seul, ce qui constitue un prélude à un régime dictatorial. »
A noter qu’aucun commentaire officiel n’a été émis pour l’heure de la Présidence concernant la déclaration de Belaïd.
La France se caractérise par un déficit de sa balance courante. Celui-ci s’explique par un solde négatif important au niveau des échanges industriels, compensé en partie par un excédent au niveau des services et des capitaux. C’est à Roland Lescure désormais de relever ce défi, le député des Français d’Amérique du Nord vient d’être nommé Ministre délégué à l’industrie. Olivier Becht, en charge des Français de l’étranger, sera aussi mobilisé sur ce front en tant que Ministre délégué au commerce international et à l’attractivité de la France.
L’énergie coûte cher
L’autre poste important de déficit au sein de la balance courante est lié aux échanges de produits énergétiques. Avec la guerre en Ukraine, il s’est accru. La France dégage ses excédents essentiellement avec le tourisme (pour près d’une trentaine de milliards d’euros) et dans les services non informatiques (une cinquantaine de milliards d’euros) quand le solde industriel et celui dans le secteur de l’énergie sont, l’un et l’autre, déficitaires d’environ 100 milliards d’euros.
Au niveau des revenus des capitaux, la France continue à recevoir plus qu’elle ne verse, respectivement 5 et 4 % du PIB.
La France paie au prix fort la petite taille de son industrie. En 2022, ce secteur n’emploie plus que 9 % des salariés français, contre 15 % en 1995 et 40 % en 1973. La valeur ajoutée manufacturière représente 9,5 % du PIB en 2021, contre 12 % dans les années 1990. La dépendance énergétique de la France reste forte malgré le rôle joué par le nucléaire. Les importations d’énergie s’élèvent au début de l’année 2022 à plus de quatre points de PIB, contre 2 % en 2002. La France doit faire face cette année à l’arrêt de plusieurs centrales nucléaires et à la raréfaction du gaz qui alimente certaines centrales thermiques. Elle est contrainte durant certaines périodes d’importer de l’électricité. EDF a également décidé d’exploiter à nouveau une centrale au charbon pour faire face à la demande.
Des emplois à faible valeur ajoutée
La France a opté pour des emplois à faible valeur ajoutée en se spécialisant dans des activités de services peu sophistiquées. Depuis le début du siècle, l’emploi a perdu un quart de ses effectifs dans le secteur manufacturier quand, dans le même temps, il a augmenté de 30 % dans les services à la personne, dans l’hébergement, la restauration et les transports.
Si les entrées de capitaux sont élevées en France, elles sont avant tout l’expression des délocalisations opérées depuis trente ans par les entreprises du CAC40. Elles rapatrient les profits réalisés à l’étranger. Ces profits compensent en partie les déficits industriels français. Le déficit de la balance courante de la France reste limité du fait des excédents au niveau des services et des capitaux. Il pèse néanmoins sur la croissance et constitue un point faible qui révèle la dégradation structurelle de l’économie française sur fond de baisse de la qualité des emplois, de désindustrialisation et de délocalisations.
Gilbert Lederman, franco-belge, directeur artistique d’Universal Music Belgique, est décédé le vendredi premier juillet 2022. Connu pour son investissement sans pareil et ses judicieux conseils qui ont accompagné nombre d’artistes belges et français, ce mélomane avait dédié son existence à la vie artistique en Belgique francophone. Retour sur un parcours d’exception.
Stromae, Calogero, Louane, et bien d’autres
Responsable du département francophone d’Universal Music Belgique, il a lancé la carrière de certains des plus grands artistes de ces trente dernières années. Parmi eux, on retrouve Stromae, Puggy, Calogero ou encore Maurane.
Il les a accompagnés en se chargeant de commercialiser leurs productions musicales, de les faire connaître, en s’occupant du marketing et de la communication.
Hommages unanimes
Lors du festival Rock Werchter qui s’est tenu vendredi 1er juillet, la chanteuse Charles a interprété au piano Didn’t Get To Say Goodbye, en hommage à Gilbert Lederman qui était son directeur artistique.
« Dans la loge, on s’est fait un gros câlin, on a pleuré un bon coup et on s’est dit que nous allions tout donner pour Gilbert. Il était avec nous sur la scène de The Barn. C’est sûr qu’il nous a attendu »
La chanteuse Charles au magazine belge Moustique, quelques minutes avant de monter sur scène
Sur Instagram, le chanteur Kendji Girac a posté une photo du patron Universal Belgique, accompagné d’un message : « Merci pour tout Gilbert… Tu vas nous manquer. »
Clara Luciani a également posté une photo accompagnée de quelques mots : « Au revoir Gilbert. On pense tous fort à toi, à ta famille et à ta famille de coeur Universal Music Belgique. » Louane a elle aussi tenu à rendre hommage au directeur artistique en publiant dans sa story une photo accompagnée du nom « Gilbert », suivi de trois coeurs brisés.
Un engagement pour tous
Mais loin de se contenter de dénicher et de faire connaitre les stars de ces dernières années, Gilbert Lederman était un citoyen engagé. Ainsi, il a donné de nombreuses formations organisées par le Conseil de la Musique à Bruxelles tout en s’impliquant personnellement dans de nombreuses oeuvres caritatives.
Ce mardi 05 juillet, ils étaient nombreux au cimetière communal d’Etterbeek à s’être déplacés en ce début d’été pour lui rendre un dernier hommage. Belges et Français se sont retrouvés en communion pour soutenir sa famille et ses proches.