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  • Le Musée National de la Préhistoire à l’Alliance Française de la Silicon Valley

    Le Musée National de la Préhistoire à l’Alliance Française de la Silicon Valley

    Une véritable plongée virtuelle dans l’univers de la Préhistoire avec l’Alliance Française de la Silicon Valley ! En cette période où la culture se vit également en ligne, l’Alliance Française de la Silicon Valley continue de jouer un rôle majeur en proposant des événements virtuels pour tous les amoureux de la langue et de la culture françaises. Grâce à ces initiatives, les participants peuvent s’enrichir de découvertes culturelles sur des sites en France tout en restant à proximité de chez eux aux USA!

    L’Alliance Française de la Silicon Valley, un acteur culturel incontournable de la région de la Baie de San Francisco et vecteur de culture en ligne

    L’Alliance Française de la Silicon Valley est une organisation à but non lucratif, dont la mission principale est de promouvoir la langue et la culture françaises dans la région de la Silicon Valley. Depuis sa création, elle organise régulièrement des événements culturels variés, allant des cours de langue et de culture en français pour tous les niveaux, aux soirées cinéma de son ciné-club très apprécié (de la communauté), en passant par des cafés littéraires, des événements pour la communauté, ainsi que des conférences et maintenant des visites de musées virtuelles, avec une première visite pour inaugurer une série à venir. 

    L’Alliance Française Silicon Valley est ainsi devenue un acteur incontournable de la vie culturelle locale, réunissant les amoureux de la culture française et les francophiles de tous horizons. J’ai le plaisir de vous en dire plus sur le dernier né des événements, ayant assisté à la première, en compagnie des participants de tous âges !

    ©Thomas Celerier

    Une visite guidée captivante au Musée national de la Préhistoire

    En effet, le 23 avril dernier, au sein des locaux de l’Emerson Montessori School de Palo Alto, l’Alliance Française de la Silicon Valley a organisé une visite guidée du Musée national de la Préhistoire, situé à Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne, France. Ce musée accueille la plus importante collection paléolithique au monde. Notre visite, menée par une guide-conférencière experte, Estelle Bougard,  munie de son-iPad et de sa webcam, a permis aux participants de plonger dans le passé lointain de l’humanité et de découvrir les origines de notre espèce à travers des œuvres d’art préhistoriques, des outils et des vestiges archéologiques. 

    Les participants ont été émerveillés par la richesse des collections et la qualité des explications fournies par notre guide. Notre guide était accompagnée dans sa présentation depuis la Californie par Véronique Vassout, professeure au sein de la French American School of Silicon Valley (FASSV) et par Catherine Plottier, Membre du Board de l’Alliance et professeure de français, qui sont à l’origine du concept et du programme de ces visites virtuelles ! Toutes ont travaillé d’arrache-pied pour mettre au point tous les détails, incluant la mise à disposition de revues archéologiques sur place pour les participants et d’échantillons d’artéfacts préhistoriques des collections privées de Véronique Vassout, y compris pour gérer les imprévus de dernière minute !

    Cette visite a permis aux participants de se plonger à l’époque glaciaire de la préhistoire où les premiers hommes ont occupé les territoires de l’actuelle Dordogne. C’est un paysage de steppes, constitué non pas de forêts, mais de terres gelées, peuplées de rennes, de mammouths, et de rhinocéros laineux. Ce rendez-vous immersif a donné les clés pour mieux comprendre l’histoire de cette période particulière de l’humanité, en particulier l’évolution des premiers hominidés dans le monde et plus particulièrement en Dordogne, berceau de la préhistoire en Europe, ainsi que l’environnement de ces premiers hommes à travers leur habitat et leur mode de vie à l’aide d’artefacts.

    ©Thomas Celerier

    Le Musée national de la Préhistoire, un lieu incontournable pour comprendre nos origines

    Fait unique au monde, ce musée a été construit dans une falaise, dans laquelle on peut observer les couches archéologiques successives de cette période. Le Musée national de la Préhistoire est un établissement unique en son genre, rassemblant une collection exceptionnelle d’objets datant de la Préhistoire, en particulier de la période du Paléolithique. Le musée offre une expérience immersive permettant aux visiteurs de comprendre les modes de vie de nos ancêtres, leurs techniques et leurs croyances. Situé au cœur de la vallée de la Vézère, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, le musée bénéficie d’un cadre naturel exceptionnel et d’une architecture moderne qui met en valeur les trésors qu’il abrite. 

    Les participants ont pu naviguer dans les principales pièces du musée de manière virtuelle, admirer les ossements de nos ancêtres, de l’homo erectus, jusqu’à l’homo sapiens. Le Musée national de la Préhistoire abrite des collections exceptionnelles, représentatives des différentes périodes du Paléolithique, du plus ancien, il y a environ 2,5 millions d’années, jusqu’à l’aube de l’agriculture il y a environ 10 000 ans avant Jésus-Christ. Parmi les pièces maîtresses du musée, on compte une reconstitution très fidèle de mammouth, que nous avons pu admirer, ainsi que des outils en silex, les premières armes et sagaies, des peintures et des gravures rupestres. Au cours de la visite, le conférencier a également évoqué des anecdotes fascinantes, comme la découverte fortuite de la grotte de Lascaux en 1940 par quatre adolescents et leur chien.

    Témoignages et photos de l’événement

    Cette visite a suscité l’enthousiasme des participants, qui n’ont pas hésité à partager leurs impressions et leurs photos de l’événement sur les réseaux sociaux. « J’ai été fasciné par la richesse des collections et la passion du guide pour la préhistoire. C’était une expérience inoubliable ! », témoigne ainsi Gabriel, 11 ans, un des participants. Les enfants avaient notamment exprimé de nombreuses questions sur les peintures rupestres, les pigments utilisés, la minutie des premiers travaux de nos ancêtres, ainsi que leurs bijoux et ornements, la taille des cerveaux, et en général sur la vie quotidienne à l’âge préhistorique. 

    Les organisatrices étaient également ravies de ce premier évènement. Véronique Vassout nous le confirme lors de notre entretien sur place avec elle : « nous sommes des passeurs de la richesse de notre patrimoine et c’est avec un bonheur incommensurable que nous pouvons en faire bénéficier au plus grand nombre. »

    Les photos de l’événement, qui seront bientôt accessibles sur la page Facebook de l’Alliance Française, montrent des participants captivés par les explications du guide, admirant les œuvres d’art et les outils préhistoriques, ainsi que la magnifique façade du musée. La visite a duré environ une heure et a été suivie par presque 45 minutes de temps d’échange passionnants et de questions / réponses entre les participants et nos guides accompagnateurs, en France et aux USA. 

    En conclusion, cette visite guidée du Musée national de la Préhistoire a été une véritable réussite et a permis à l’Alliance Française de la Silicon Valley de renforcer son rôle en tant que promoteur de la culture et de la langue françaises dans la région de la Silicon Valley.

    Pour en savoir plus sur le musée de la Préhistoire et son écrin, la région de la Dordogne.

    Les prochaines étapes ?

    L’Alliance française Silicon Valley est déjà en contact avec plusieurs autre musées et lieux historiques et d’exception pour les prochains événements. De nombreuses surprises sont à venir ! Catherine Plottier nous le confirme : « Lorsque nous présentons ce projet « Live morning in a French Museum », aux musées en France, tous réagissent de manière très positive. L’Alliance Française Silicon Valley est ravie de participer au développement et à la mise en place de ce beau projet qui mettra notre patrimoine culturel à la portée d’un public franco-américain curieux et avide de culture française. Ce projet est soutenu par le Consulat de France à San Francisco et les services culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis. »

    L’Alliance souhaite également remercier chaleureusement ses sponsors pour ce premier événement gratuit, qui ont également permis de régaler tous les participants pour le petit-déjeuner ce dimanche matin dernier : merci beaucoup à Petit Pot et LBX Food Robotics / Le Bread Xpress, ainsi qu’à Emerson School pour son accueil !

  • Expatriés de retour en France ? Participez à l’enquête de la DITP

    Expatriés de retour en France ? Participez à l’enquête de la DITP

    La Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) lance une enquête auprès des expatriés de retour en France depuis l’étranger. Cette démarche s’inscrit dans le plan de simplification des parcours et des démarches administratives des Français qui est une politique prioritaire du Gouvernement.

    Cette enquête s’adresse à tout citoyen français qui a vécu plus de 6 mois hors de nos frontières et que y est revenu en France dans les deux dernières années,.

    Une enquête avec peu de questions

    En participant à cette enquête en ligne, vous pouvez contribuer à améliorer l’accompagnement des Français de l’étranger lors de leur retour en France. Cela ne vous prendra pas plus de 5 minutes et permettra de mieux comprendre les besoins des usagers pour mettre en place des solutions concrètes.

    En effet, on va vous demander les questions usuelles, comme l’âge, le sexe, etc. Mais aussi, la durée de votre expatriation et selon celle-ci, vous aurez des questions complémentaires.

    ©DITP

    Créer un parcours simplifié pour les retours

    En effet, le questionnaire s’adresse prioritairement aux personnes qui ont résidé moins de 3 ans hors de France. La DITP s’engage à partir du vécu des usagers pour travailler à la simplification des démarches administratives et supprimer les lourdeurs du parcours pour les personnes parties depuis peu de temps et qui ont donc encore des attaches en France.

    Pour les autres, le temps passé hors de France étant plus important, une autre enquête sera sûrement mise en place. Pour ceux qui correspondent aux critères, on vous demandera aussi quel est le pays où vous avez résidé, mais aussi les raisons qui vous ont conduit à quitter la France puis à y revenir.

    A travers les questions, on devine que l’administration tente de créer un parcours « type » pour le retour en France tout en identifiant les principaux problèmes rencontrés par le citoyen.

    Tous les retours d’expérience sont les bienvenus, plus l’administration aura de données illustrant différents parcours d’expatriation, plus elle pourra répondre aux attentes et créer les outils indispensables pour réussir la mobilité internationale.

  • Les valeurs alsaciennes viennent en ouvrant sa porte

    Les valeurs alsaciennes viennent en ouvrant sa porte

    Claude Schwartzmann est un responsable associatif heureux. Ce Strasbourgeois de 74 ans, brillant architecte de métier, s’est lancé pour défi de relancer l’association des Amis de l’Alsace en Catalogne avec quelques amis et résidents de Barcelone afin de faire revivre les valeurs alsaciennes sur les bords de la Méditerranée. Ce sémillant retraité démontre, s’il en était besoin,  que les seniors sont souvent des ultra-actifs qui savent mobiliser l’expérience d’une vie au service de projets collectifs. Jugez par vous-même !

    L’Alsace au coeur

    Après une soirée réunissant à Barcelone 90 personnes à la brasserie Damm début mars, l’association enchaîne par une soirée choucroute réussie le 14 avril.  Ce président d’association passionné et entraînant permet aussi aux Petits Chanteurs de Strasbourg d’accompagner la messe célébrée dans la crypte de la Sagrada Familia avec une partie de chorale a capella. C’était le 26 avril et cette réussite collective est véritablement le symbole de cette relance réussie.

    Association régionale

    Seule association régionale encore présente en Espagne, elle est pleinement représentative de ces groupes de Français qui, à l’étranger, sont les promoteurs bénévoles des valeurs de convivialité et qui mettent en lumière les cultures  et gastronomie régionales au passage. La France est riche de ses régions, c’est une évidence de le dire, et l’Alsace, citée régulièrement comme une des régions les plus riches pour son PIB par habitant, brille aussi par une solide culture locale et l’envie de la partager. 

    Nous sommes donc allés à la rencontre de Claude Schwartzmann, solide et inspiré Ambassadeur de sa région.

    Boris Faure : Claude, pouvez-vous vous présenter ?

    Claude Schwartzmann

    Claude Schwartzmann : Je suis architecte de formation. J’ai 74 ans et je suis né à Strasbourg. J’ai exercé comme architecte entre Strasbourg et Nancy. Je m’établis ensuite en 1991 à Lille comme urbaniste. Puis je crée une agence d’urbanisme à Boulogne-sur-mer en 93, en 98 une nouvelle agence à Clermont. En 2009 je suis  nommé responsable de la rénovation du campus de l’université de Grenoble. Ce sera un grand projet dont je suis fier avant qu’en 2014 ne vienne l’heure de la retraite que je prends d’abord sur place à Grenoble.

    Boris Faure : Comment êtes-vous devenu un Français de l’étranger ? 

    Claude Schwartzmann : A 16 ans mes parents me donnent la chance de partir étudier en Angleterre. Je suis hébergé alors dans une famille britannique. Mon amour des voyages commence là. Il y aura ensuite une expérience d’un an et demi en Algérie. Puis en 1983 je suis nommé sur un  poste de résident en Colombie en tant qu’ingénieur-bois, architecte et urbaniste. C’est là-bas que je rencontre mon épouse colombienne. Le retour en France se fera via Annecy. Je multiplie les projets et les aventures : j’aurai l’occasion de faire Paris Kaboul en « deux chevaux » en 70. De voyager sac à dos. Le voyage fait partie intégrante de ma culture, de mon ADN. C’est une passion que j’ai voulu transmettre. Le message éducatif que j’ai inculqué à mes enfants c’est « voyagez voyagez, rencontrez ». Je crois que le message est bien passé : mon fils de 33 ans est géologue et vit à Toronto. L’autre travaille à l’international pour une PME. J’ai fait le calcul : avec mon épouse nous avons déménagé 13 fois en 34 ans. Mes enfants ont des racines françaises et colombiennes mais au fond se sentent européens. Dans la famille nous savons nous intégrer. Mon message est d’ailleurs clair : c’est à nous de montrer, en tant qu’expatriés, que l’on est prêts à s’insérer. Cela fait partie du jeu. Ici à Barcelone je constate que les Catalans ont un caractère bien trempé, une identité forte. Il  ne faut surtout pas parler politique avec eux car sinon le ton peut monter vite. Mais il y a tant de sujets de discussion et de débat plus rassembleurs… 

    Boris Faure : Et votre identité alsacienne, comment la faites vous vivre ? 

    Claude Schwartzmann : J’ai eu très jeune un énorme coup de coeur pour l’Alsace. Je suis tout simplement fier de ma région, de mon pays et de ses valeurs, mais sans hégémonisme. Les valeurs alsaciennes viennent en ouvrant sa porte. En partageant. En permettant à d’autres de comprendre et profiter de notre culture..

    Boris Faure : Comment s’est décidée l’arrivée à Barcelone ? 

    Claude Schwartzmann : C’est pleinement un choix de couple. A la retraite nous avons décidé de nous installer à Barcelone pour son dynamisme, parce qu’il y a des jumelages entre Grenoble, notre ville d’origine, et la ville catalane. C’est aussi un choix en faveur du climat et de la culture dans une ville agréable et belle. La ville la plus belle du monde demeurant Strasbourg bien entendu (rires). Je m’étonne d’ailleurs encore que des étudiants choisissent de s’établir à Montpellier plutôt qu’en Alsace (re-rires)

    Boris Faure : Pouvez-vous nous parler de l’association des Amis de l’Alsace en Catalogne ?

    Claude Schwartzmann : Marie-thérèse Mosser a géré l’association pendant une trentaine d’années. Je lui tire mon chapeau. Elle l’a créée en 1992. L’association était en sommeil depuis 2015 et ses activités se réduisaient à des réunions de copains mensuelles. Le courant est bien passé avec Marie-Thérèse à mon arrivée ici. La pandémie a coulé les différentes associations régionales comme celles des Bretons ou des Basques. La nôtre était encore là. Mais avec un besoin de redynamiser. Je me voyais dans un rôle de simple membre et Marie-Thérèse m’a proposé de devenir le nouveau président. Qu’à cela ne tienne, j’ai relevé le défi depuis le 1er février. Choisir le brasseur DANN pour un premier événement de lancement me paraissait évident : c’est un descendant de familles qui ont quitté l’Alsace à l’arrivée des Prussiens en 1873. Un vrai monument d’histoire, une brasserie connue dans le monde entier. Nous avons été accueillis dans des locaux magnifiques. 90 personnes heureuses étaient là, et ce fut l’occasion de renouer des liens entre Alsaciens ou amis de l’Alsace après la Covid. Et cela en présence du Consul de France. 

    Nous avons enchainé sur une choucroute il y a quinze jours et aidé à l’organisation de ce concert avec les petits chanteurs de Strasbourg qui ont fait une tournée de 4 jours sur place à Barcelone. Maintenant nous envisageons l’organisation d’ateliers de cuisine et d’oenologie. C’est une idée inspirée par les propositions de nos jeunes membres. 

    Boris Faure : Pourquoi les Alsaciens de l’étranger ont-ils souvent des associations très dynamiques ?

    Claude Schwartzmann : C’est une question de tempérament. Nous parlons d’une région viticole, de gens qui aiment bien manger et boire, une région pleine de ressources culturelles et touristiques. On y fait du ski à une heure de route de Strasbourg. L’Alsacien est connu pour son caractère entier, clair et net. Un plus un ça fait deux ! C’est un être conscient de vivre dans une région ouverte de par sa situation géographique, un territoire de rencontres avec des racines fortes et traditionnelles. L’Alsacien est un traditionaliste qui admet la modernité (rires) ! C’est quelqu’un de particulièrement dynamique et fier de sa région. Pas renfermé sur lui-même à l’image de la tradition des stammtisch, qui signifie la table, ces moments où on se réunit pour les retrouvailles et le partage autour de repas ouverts. 

    Boris Faure : Un mot sur la célèbre gastronomie alsacienne ? 

    Claude Schwartzmann : Difficile de ne pas commencer par la choucroute. C’est certes un plat d’hiver. Elle fait partie intégrante de nos plats « de base » avec le jambonneau. Le Bäckeose est cuisiné dans un plat en terre cuite qui se met au four. C’est un plat du dimanche qui a commencé à être populaire alors que tout le monde allait à la messe et qu’on déposait le plat à cuire dans le four du boulanger du coin. On allait récupérer son plat à la sortie de la messe et on le servait après trois heures de cuisson. Le plat  n’était pas que réservé à la famille mais aussi aux amis. La réputation de l’Alsace a été bâtie autour de ces plats roboratifs. L’Alsace a construit sa cuisine en autarcie, en utilisant les produits locaux de la ferme, sans dépendre des régions voisines. Il fallait se nourrir de produits comme la bière, l’oignon, le foie (le foie gras est né en Alsace ne l’oublions pas) mais aussi les saucissons, les poissons et les truites. 

    Dans nos spécialités célèbres il y a la tarte à l’oignon, la flammekueche qui se mange le soir. On a aussi les kouglofs, les nouilles alsaciennes. De la nourriture « qui tient le corps ». Il y a d’ailleurs une histoire traditionnelle qui dit que que des Huns assiégeaient une ville alsacienne depuis plusieurs semaines. Les habitants firent alors monter sur les créneaux de la ville les femmes alsaciennes qui soulevèrent leurs jupons. Elles étaient rondes et bien nourries. Les assaillants s’enfuirent voyant que personne ne mourrait de faim à l’intérieur de la ville et que le siège était inutile !

    Boris Faure : Après cette page culturelle, revenons à l’association, parlez-nous de son financement.

    Claude Schwartzmann : Il est constitué d’abord par les cotisations des membres.  Nous sommes déjà une quarantaine. Une demande de subvention STAFE est en cours auprès du consulat et j’ai bon espoir qu’elle aboutisse. L’union internationale des Alsaciens qui a son siège à Colmar  nous aide aussi. Elle réunit 50 à 60 groupes d’Alsaciens partout dans le monde que ce soit au Québec, en Israël et en Allemagne, etc. Nous misons aussi sur le sponsoring privé.

    Boris Faure : Quels sont vos objectifs ?

    Claude Schwartzmann : Nous avons identifié environ 550 personnes qui à Barcelone ont de potentielles racines alsaciennes. En tout cas des noms à consonance alsacienne. La liste électorale consulaire a été utile pour les repérer.

    Notre espoir est de doubler le nombre de membres et de miser sur l’ouverture aux jeunes.

    Le plus important est de se faire plaisir et de donner du plaisir, de se cultiver et de faire découvrir largement notre culture alsacienne.

  • Élections turques : les conséquences pour la Suède ?

    Élections turques : les conséquences pour la Suède ?

    La Suède pourrait rejoindre l’OTAN plus rapidement si le parti social-démocrate turc, actuellement dans l’opposition, mais bien placé dans les sondages, prenait le pouvoir à l’issue des élections de la mi-mai. C’est ce qu’a déclaré Sinan Ülgen, un ancien diplomate turc, lors de l’émission Agenda sur la chaîne SVT.

    Des élections présidentielles et législatives se tiendront en Turquie le 14 mai prochain. Pour la première fois depuis plus de dix ans, les sociaux-démocrates du Parti républicain du peuple (CHP) ont de réelles chances de diriger le pays, ce qui pourrait profiter à la Suède dans le cadre du processus d’adhésion du pays à l’OTAN.

    « Le CHP est bien plus intéressé par le renforcement de l’identité occidentale de la Turquie », a déclaré Sinan Ülgen, un ancien diplomate turc, à l’émission Agenda de la SVT.

    Selon Ünal Çeviköz, conseiller principal du candidat de l’opposition le plus important, Kemal Kılıçdaroğlu, le parti mettra fin aux retards d’approbation de la candidature de Stockholm.

    « Si l’opposition gagne, il est fort probable que la demande de la Suède soit approuvée avant la réunion de Vilnius des 11 et 12 juillet », a-t-il déclaré.

    Toutefois, il a souligné que même si le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan (Parti de la justice et du développement, AKP) l’emporte, il ne croit pas que la Turquie souhaite devenir le pays qui a bloqué l’adhésion de la Suède à l’OTAN.

    « Si le gouvernement [actuel] reste au pouvoir, les négociations de l’OTAN pourraient se prolonger au-delà de la réunion de Vilnius », a-t-il indiqué, ajoutant que le parlement turc finirait par ratifier la candidature de la Suède à l’OTAN.

    Des élections présidentielles et législatives se tiendront en Turquie le 14 mai prochain. Pour la première fois depuis plus de dix ans, les sociaux-démocrates du Parti républicain du peuple (CHP) ont de réelles chances de diriger le pays, ce qui pourrait profiter à la Suède dans le cadre du processus d’adhésion du pays à l’OTAN. [SHUTTERSTOCK/Vitalii Vodolazskyi]

    Le problème kurde

    Stockholm et Ankara sont en désaccord, car la Turquie continue de retarder la ratification de la demande d’adhésion de la Suède à l’OTAN en raison du refus suédois d’extrader les membres kurdes de l’opposition, accusés par Ankara d’être des terroristes, et d’un sentiment antimusulman perçu comme institutionnalisé.

    En janvier, Rasmus Paludan, homme politique suédo-danois d’extrême droite (parti Ligne dure, Stram Kurs), a brûlé un Coran devant l’ambassade de Turquie. Son geste a provoqué des manifestations massives dans le monde musulman et a dégradé les relations avec Ankara, au point que le président turc, M. Erdoğan, exige désormais que la Suède modifie sa législation pour rendre la mise à feu du Coran illégale.

    Selon la loi suédoise, brûler un ouvrage tel que le Coran relève de la protection de la liberté d’expression. En Finlande, cette pratique est punie par la loi, ce qui a été présenté comme l’une des raisons pour lesquelles la Turquie a ratifié la candidature du pays à l’OTAN avant celle de la Suède.

  • La guerre de l’automobile est-elle engagée ? 

    La guerre de l’automobile est-elle engagée ? 

    Jusque dans les années 1970, l’industrie automobile se limitait à un match opposant constructeurs américains et européens. À partir des années 1980, les constructeurs japonais (Toyota, Nissan) ont pris d’importantes parts de marché, au point de conduire à l’adoption de mesures protectionnistes aux États-Unis et en Europe (plafond de 3 % des ventes en France). Depuis vingt ans, le marché s’était concentré avec la constitution de grands groupes ou de grande alliances (Ford, General Motors, Volkswagen, Stellantis, Renault-Nissan). Avec le développement de la motorisation électrique, les cartes semblent rebattues avec l’arrivée de plusieurs marques chinoises (Aiways, BYD, Geely – Lotus – Polestar – Volvo, Hongqi, Leapmotor, Lynk & Co, MG, NIO, etc.) qui bénéficient de la position dominante de leur pays dans la fabrication de batteries. 

    La mondialisation de l’industrie automobile s’accélère. Les constructeurs occidentaux ne sont plus les seuls à disposer autour de la planète de centres d’ingénierie et de conception. Les entreprises chinoises multiplient les antennes sur tous les continents. La montée en puissance de ces dernières inquiète et pourrait – comme dans le secteur des hautes technologies – inciter les gouvernements occidentaux à adopter des mesures protectionnistes sur fond de tensions géopolitiques croissantes.

    La Chine, premier exportateur mondial de pièces automobiles 

    Par ailleurs, les constructeurs occidentaux sont en net recul en Chine. Les relations avec les entreprises chinoises avec lesquelles ils étaient liés sont de plus en plus conflictuelles. Certains d’entre eux ont dû dénouer leur partenariat. Dans le domaine de la motorisation électrique, les Chinois entendent privilégier leurs constructeurs qui peuvent se passer de la technologie occidentale. Le développement du sentiment nationaliste en cours conduit les sous-traitants à augmenter les prix des biens intermédiaires et les consommateurs à choisir des voitures chinoises. Incités par leur gouvernement, les constructeurs occidentaux reconfigurent leurs chaînes d’approvisionnement afin d’être moins dépendants de la Chine qui est, depuis plusieurs années, le premier pays exportateur mondial de pièces automobiles. 

    Le modèle Han EV, de la marque chinoise BYD, est une puissante berline 100 % électrique qui n’a rien à envier aux grandes européennes. (STRINGER / ANADOLU AGENCY VIA AFP)

    Selon une étude de l’Université Sheffield Hallam, ces exportations ont représenté plus de 45 milliards de dollars en 2021, dont un quart destiné États-Unis. La dépendance est forte pour les batteries et pour certains composants électroniques. 

    Avec la pandémie qui s’est traduite par des difficultés d’approvisionnement et la multiplication des tensions géopolitiques, les constructeurs américains et européens ont pris conscience de leur vulnérabilité face aux sous-traitants chinois. Leur remplacement n’est néanmoins pas aisé. Il peut s’avérer coûteux et long. Les entreprises ne changent généralement de fournisseurs que lorsqu’elles fabriquent de nouveaux modèles. La segmentation des échanges n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les constructeurs chinois qui achètent encore de nombreux microprocesseurs aux États-Unis, à Taïwan, à la Corée du Sud ou au Japon. Les autorités chinoises ont lancé un plan de création d’usines de microprocesseurs haut de gamme mais sa réalisation nécessitera quelques années. Certains constructeurs chinois comme Byd et Geely disposent néanmoins déjà d’unités de fabrication de semiconducteurs.

    Hausse des tarifs douaniers 

    Dans les prochains mois, les exportations chinoises de voitures pourraient être entravées en raison des mesures protectionnistes que pourraient prendre les Occidentaux. Ces derniers sont de plus en plus circonspects en ce qui concerne la sécurité des données recueillies auprès des utilisateurs de voitures fabriquées en Chine. L’Amérique impose déjà des tarifs élevés sur les voitures chinoises : 27,5 %, contre 10 % pour l’Union européenne. Comme pour les voitures japonaises dans les années 1980, ces droits de douane ne freineront pas indéfiniment les importations chinoises. 

    L’espoir des Occidentaux repose sur le développement rapide d’une filière de fabrication de batteries, batteries qui constituent désormais le cœur des voitures, afin d’améliorer la compétitivité de leurs constructeurs. Tesla construit une grande usine de batteries au Mexique. Ford fait de même dans le Michigan. General Motors investira dans une mine de lithium au Nevada. Volkswagen envisage de délocaliser une usine de batteries depuis l’Europe afin de récupérer 10 milliards de dollars de subventions.

    Encourager à la création de 40 usines de fabrication de batteries en Europe

    L’Union européenne ne reste pas sans réponse. Elle a prévu dans son plan « Next Generation » d’encourager la création de 40 usines de fabrication de batteries. Après l’époque de la mondialisation, l’industrie automobile se régionalise. Les batteries encombrantes sont chères à déplacer. Il est donc plus rationnel de les produire sur les lieux d’utilisation. Représentant une grande partie de la valeur d’une voiture, les constructeurs entendent les fabriquer pour maîtriser leurs marges. 

    La régionalisation de la fabrication automobile est également liée aux tensions géopolitiques. Les constructeurs occidentaux dotés des usines de fabrication en Russie ont été contraints de suspendre leurs activités voire de se retirer complètement. Renault a ainsi dû vendre ses activités en Russie, dont une participation de 68 % dans Avtovaz, le premier constructeur automobile russe. Volkswagen a suspendu la fabrication sur place après l’invasion et a vu ses actifs gelés par un tribunal russe. Toyota a fermé son usine russe. Ce départ a permis à la Chine de récupérer les parts de marché abandonnées par les Européens et les Américains.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.05.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 03.05.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash du mercredi 03 mai. Aujourd’hui, on parle de l’alerte à l’espionnage en France, de la visioconférence de la sénatrice Samantha Cazebonne sur la fin de vie en France, enfin on conclut cette édition avec le nouvel appel à manifester contre la réforme des retraites le 06 juin. 

    Paris, nid d’espions 

    Le compte-rendu de l’audition par les députés de Nicolas Lerner, chef de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a été publié mercredi dernier. On y apprend que la France « est particulièrement exposée aux tentatives d’espionnage et d’ingérence » en raison de son importance sur la scène internationale. Nicolas Lerner préconise de mener des actions de sensibilisation des parlementaires, mais aussi des acteurs majeurs de la société civile comme des associations ou des médias. Cependant, il a tenu à rassurer ses auditeurs en affirmant qu’aucun parti ou organe majeur de France est actuellement sous influence étrangère. Les expatriés aux postes sensibles peuvent aussi être la cible d’espions. Gardez l’oeil ouvert. 

    panne
    Quai d’Orsay

    Visioconférence sur la fin de vie avec Samantha Cazebonne

    Ce mois d’avril a vu la convention nationale sur la « fin de vie » en France se conclure avec la remise d’un rapport au gouvernement comprenant plusieurs propositions. En tant que sénatrice des Français de l’étranger, Samantha Cazebonne a décidé d’aller au contact de nos compatriotes hors de France pour expliquer les enjeux et les applications de ce rendez-vous démocratique. Pour cela, elle organisera une visioconférence le vendredi 12 mai 2023, à 13h (heure de Paris). Toutes les informations pour y participer sur le site Lesfrancais.press.

    "fin de vie" en France

    6 juin 2023 : nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites

    Que ce soit en France ou à l’étranger, les Français restent mobilisés contre la nouvelle loi réformant le régime des retraites en France. L’intersyndicale, toujours unie, s’est réunie ce mardi 02 mai pour appeler à une 14ème journée de mobilisation afin de tenter de faire plier le gouvernement. 

    Manifestation le 1er mai 2023 à Paris

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour une nouvelle édition. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Les Français de l’étranger et les vacances estivales 2023

    Les Français de l’étranger et les vacances estivales 2023

    Nous sommes déjà en mai, plus que quelques semaines avant qu’il ne soit l’heure des « sacro-saintes » vacances estivales. Du 22 au 27 avril, nous avons lancé une consultation auprès de nos lecteurs pour découvrir les projets des Français de l’étranger, pour ce deuxième été sans mesures liées à la Covid-19. La pandémie a-t-elle changé les habitudes ? L’inflation a-t-elle impacté les projets des expatriés ? Vous avez été 5876 à répondre, découvrons ensemble les résultats.

    Moins d’expatriés en vacances !

    Loin de l’image d’expatriés fiscaux, jouissant sans vergogne d’avoir fui l’hexagone, nos compatriotes résidant hors de France sont 59% à déclarer se résigner à ne pas partir en vacances au cours de l’été 2023 alors que 64% des Français de métropole s’accorderont, eux, une pause estivale selon l’enquête de G2A Consulting.

    La France, la destination de coeur

    Pour ceux qui peuvent partir en vacances, c’est bien évidemment la France la destination phare ! Et ce n’est pas un effet post-covid et fermeture des frontières, puisqu’ils sont 59% des participants à déclarer aller en France, « comme chaque année ». En tout, 3/4 des expatriés ayant répondu et qui prendront des vacances, se rendront en France !

    L’autre grosse tendance, c’est la découverte de son pays de résidence à l’occasion de la pause estivale.

    L’avion reste le premier moyen de déplacement

    Si pour les Français de l’étranger, la France est la destination privilégiée, cela implique forcément une forte proportion de passagers aériens. Dès qu’on réside hors de l’Union européenne, il n’y a souvent qu’une solution pour rejoindre notre pays, l’avion. Une situation qui fait souvent pointer les expatriés comme de « gros pollueurs ». Pourtant, dès qu’ils le peuvent, ils privilégient d’autres modes de déplacement comme 39% des personnes ayant répondu qui iront en France par train.

    Rappelons aussi que les Français de l’étranger peuvent compenser leurs déplacements, fortement émetteurs de carbone, via les multiples programmes mis en place les autorités, les compagnies aériennes ou des fondations comme Climatepartner.

    La crise économique frappe les expatriés

    Si seulement 41% des Français résidant hors de France partent en vacances, c’est que la crise économique a lourdement frappé les 3 millions de citoyens vivant dans d’autres pays.

    Ainsi, loin du cliché des expatriés riches et insouciants, le budget qu’ils vont consacrer est pour 57% d’entre eux inférieur à 1000 euros par personne, mobilité, logement et loisirs inclus. Bien loin des 2339 € de budget moyen par personne que les résidents en France vont consacrer à leurs vacances cet été 2023. Ils ne sont que 12% des personnes ayant répondu à notre consultation à débloquer une telle somme pour leur séjour.

    Et pourtant, ils oublient la détaxe

    Si les Français de l’étranger sont frappés par la crise économique et par les conséquences de l’inflation mondiale, ils ont pourtant, pour ceux résidant hors de l’Union européenne, une arme pour lutter contre les prix chers. Légale, connue depuis des décennies, la détaxe est encore trop peu utilisée par ceux qui y sont éligibles. Et pourtant depuis quelques années, ce secteur a connu une vraie révolution avec la création d’applications qui vous facilitent les démarches.

    Ainsi, embarqués dans vos téléphones, des assistants digitaux, comme Skiptax, le partenaire du site Lesfrancais.press, lèvent les barrières pour permettre à tous de profiter facilement du remboursement de la TVA payée en France sur les biens. Pourtant, dans la consultation, on constate qu’ils ne sont que 18% à l’utiliser, alors qu’ils sont 53% à pouvoir en bénéficier.

    Quels achats peuvent bénéficier de la détaxe ?

    Sur les différents sites dédiés à la détaxe, vous constatez qu’il faut réaliser un certain volume de dépenses, au moins 100 euros, dans une boutique, en 3 jours maximum pour obtenir le bordereau de détaxe du commerçant. Une contrainte qui limite forcément le champ d’application de la détaxe ou qui pousse, et c’était l’objectif caché de cette disposition, à dépenser plus !

    Grâce à l’application Skiptax, vous pouvez oublier cette contrainte. Fidèle à son objectif de démocratiser la détaxe, Skiptax fait tout le boulot pour vous. Pour cela, il suffit de scanner avec votre smartphone dans l’application vos factures unitaires, même d’un montant inférieur à 100 euros, et Skiptax ajoutera tous vos achats dans une facture unique. Par contre, le cumul des factures doit être au minimum égal à 100 euros. Une somme facile à atteindre au fil des achats dans différentes boutiques.

    Une sortie du territoire facilitée

    L’autre frein à la détaxe fut longtemps la procédure à l’aéroport auprès des douaniers ! En effet, il fallait sortir tous ses bordereaux, souvent un par établissement commercial, compiler l’ensemble dans un bordereau récapitulatif et se présenter au bureau des douaniers. On le devine, ils étaient nombreux à abandonner.

    Depuis 2007, un système informatisé avait facilité la dernière étape, le fameux dispositif PABLO. Mais grace à Skiptax, cette dernière étape est réduite à son minimum. Il suffit de scanner le bordereau, le QRcode ou le code-barres fourni par l’application via un simple bouton et en quelques secondes toutes vos factures et autres justificatifs sont transmis. Vous voilà conforme et prêt à décoller vers votre pays de résidence… en quelques secondes.

    Un remboursement rapide et sûr

    Enfin, la dernière étape et c’est celle qui compte, est la récupération des fonds soit la quote-part de la TVA que l’Etat français doit vous rembourser.

    Là aussi, la procédure était fastidieuse, une fois la procédure faite, il fallait fournir un compte français ou accepter de recevoir un chèque. Désormais avec Skiptax, tout se fait dans l’app en 3 clics.

    Et bonus, vous êtes remboursé plus rapidement que si vous aviez fait la démarche seul ! Skiptax vous avance le remboursement et se charge de récupérer les fonds auprès de l’Etat. Merci Skiptax ! En plus si vous parrainez quelqu’un sur l’app, Skiptax vous rembourse 100% de la TVA et non 80% comme c’est l’usage.

    Ecoutez le témoignage d’un utilisateur de l’application Skiptax

  • La « fin de vie » en France, une visioconférence pour comprendre les enjeux

    La « fin de vie » en France, une visioconférence pour comprendre les enjeux

    Ce mois d’avril a vu la convention nationale sur la « fin de vie » en France se conclure avec la remise d’un rapport au gouvernement comprenant plusieurs propositions. En tant que sénatrice des Français de l’étranger, Samantha Cazebonne a décidé d’aller au contact de nos compatriotes hors de France pour expliquer les enjeux et les applications de ce rendez-vous démocratique. Pour cela, elle organisera une visioconférence le vendredi 12 mai 2023, à 13h (heure de Paris). Nous l’avons rencontrée pour évoquer avec elle ce sujet de société aux incidences si intimes.

    Fabien Ferasson de Quental : Tout d’abord, pour les Français résidant hors de France, pouvez-vous nous rappeler ce qu’est une convention nationale, ce nouvel outil d’échange démocratique voulu par le Président de la République ?

    Samantha Cazebonne : La convention citoyenne est une assemblée de citoyens français, issus de divers horizons et représentatifs des différentes sensibilités politiques de notre pays. Ensemble, ils apportent leur vécu, débattent, trouvent des consensus et présentent enfin des conclusions sur des sujets qui nécessitent un débat ou un dialogue. Nous attendions les conclusions de la Convention citoyenne sur la fin de vie, rendues le 2 avril dernier, pour proposer cet échange avec les Français de l‘étranger.

    Faire entendre la voix des Français de l’étranger

    Fabien Ferasson de Quental : A l’instar de Frédéric Petit, député des Français d’Europe centrale et des Balkans, ils étaient nombreux à regretter qu’aucun Français de l’étranger n’ait été tiré au sort. Les expatriés n’ont-ils pas, justement, des expériences tirées de leur pays de résidence à partager avec la Nation ? 

    Samantha Cazebonne : C’est effectivement pour cette raison, pour que la voix des Français de l’Étranger soit entendue et afin de nourrir le débat, que j’organise, comme l’a fait mon collègue Frédéric Petit sur sa circonscription, cette visioconférence à destination principale des élus conseillers et délégués des Français de l’étranger et aussi ouverte à l’ensemble des Français de l’étranger, où qu’ils résident dans le monde et de manière transpartisane. 

    Il y a plusieurs objectifs à cet échange, tout d’abord informer nos concitoyens établis à l’étranger des résultats et conclusions de cette convention citoyenne et puis partager surtout leurs expériences, nous qui vivons dans des pays où les législations sont toutes différentes sur le sujet. Certains pays sont en cours de réflexion, d’autres ont déjà des législations sur le sujet très avancées. La France peut, ou non, s’inspirer de ce qui est mis en place ailleurs, de la manière dont cela a été réfléchi.

    Fabien Ferasson de Quental : A travers votre visioconférence, vous voulez donc nourrir le groupe de travail mis en place pour transcrire les recommandations de la convention en texte législatif ? Quelles sont vos attentes ?

    Samantha Cazebonne : La Convention citoyenne s’est accordée sur plusieurs constats : le cadre actuel d’accompagnement de la fin de vie n’est pas adapté aux différentes situations rencontrées, l’accès à l’aide active à mourir doit être ouvert, les situations donnant accès à l’aide active à mourir et les modalités de mise en œuvre. La Première ministre a quant à elle annoncé, lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement et du calendrier législatif des mois à venir, l’élaboration d’une stratégie décennale sur les soins palliatifs et un projet de loi « fin de vie ». Ce sont ces thèmes qui seront abordés le 12 mai.

    Samantha Cazebonne
    Samantha Cazebonne

    Fabien Ferasson de Quental : Vous avez d’ailleurs convié, entre autres, Olivier Falorni, député, président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée nationale. Quel est le planning de ce groupe de travail ? Quelles dispositions seront retenues ?

    Samantha Cazebonne : J’ai convié à cet échange 3 parlementaires spécialistes du sujet : M. Olivier Falorni (député, président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée nationale et président de la mission d’information sur la loi dite Claeys-Leonetti), M. Xavier Iacovelli (sénateur, membre du groupe de travail des parlementaires sur la fin de vie mis en place par Agnès Firmin Le Bodo et Olivier Véran dans le cadre notamment de la Convention citoyenne) et M. Jean-Louis Touraine, ancien député et président du groupe d’études sur la fin de vie à l’Assemblée nationale de 2017 à 2022.
    C’est désormais au gouvernement à élaborer un projet de loi sur la fin de vie en France et à le soumettre à la représentation nationale.

    Fabien Ferasson de Quental : Ce projet de loi sera donc soumis au vote des députés ? Pensez-vous que sur un tel sujet, il sera possible de trouver une majorité ?

    Samantha Cazebonne : Ce projet de loi sera soumis comme tout projet à l’ensemble des parlementaires, Assemblée et Sénat. “Le cadre d’accompagnement de la fin de vie doit être amélioré pour 97% des citoyennes et citoyens et n’est pas adapté aux différentes situations rencontrées pour 82% d’entre eux”, ce sont les premiers chiffres indiqués dans le Rapport de la Convention Citoyenne sur la fin de vie. Il me semble que les parlementaires doivent désormais répondre à cette attente.

    Fabien Ferasson de Quental : Au final, certains craignent que, comme pour la convention nationale sur le climat, que la loi soit expurgée des propositions les plus novatrices. Quel message voulez-vous communiquer aux Français qui réfléchissent à aller mourir ailleurs pour conserver leur dignité ?

    Samantha Cazebonne : La Première ministre, Elisabeth Borne, avait demandé aux membres de la convention citoyenne d’être “libres” : « Soyez libres » de « vous émanciper des idées reçues, de dire vos doutes, vos désaccords ». C’est le même message que je souhaite faire passer aujourd’hui à nos concitoyens installés à l’étranger.

    Fabien Ferasson de Quental : Pour rappel, comment nos lecteurs peuvent-ils participer à votre visioconférence ?

    La visioconférence est ouverte à toutes et tous avec un temps dédié aux questions-réponses des auditeurs. Elle aura lieu le vendredi 12 mai à 13h (heure de Paris), les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes.

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