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  • Avraham Benhaim : « Evacuations d’urgence : quasi tout reste à améliorer”

    Avraham Benhaim : « Evacuations d’urgence : quasi tout reste à améliorer”

    Alors que les opérations d’évacuation du Soudan s’achèvent, nous avons reçu le 27 avril 2023 en fin de journée, Avraham Benhaim, élu local pour l’Angola, Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger pour la circonscription incluant entre autres son pays de résidence et le Soudan, mais aussi Président de la commission de la sécurité et des risques sanitaires de l’AFE. Ensemble, nous faisons le bilan de ces « évacuations d’urgence », qui comme en Ukraine ou en Afghanistan, ont semblé surprendre nos autorités entraînant une longue période de flottement alors que des vies sont en danger.

    Ecoutez le podcast avec Avraham Benhaim

    Un démarrage poussif

    Avec Avraham Benhaim, on revient sur cette semaine marquée par des opérations d’évacuations d’urgence qui furent complexes à mettre en place. Au point que certains ont pris la route pour rejoindre l’Ethiopie par leurs propres moyens.

    En effet, les 3 premiers jours, du samedi 22 au lundi 24 avril, les autorités françaises ne sont pas arrivées à mettre en place les dispositifs de sécurité nécessaires pour permettre l’évacuation de ses ressortissants. Tandis que l’Arabie Saoudite, elle, comme les Américains, mettait en place une évacuation par voies maritimes.

    Des dysfonctionnements relevés par les citoyens

    Une fois le pont aérien vers Djibouti mis en place, les difficultés étaient toujours présentes comme les remontées de terrain qu’Avraham Benhaim partage avec nous dans le podcast nous le révèlent.

    « Nous sommes à Djibouti, on va essayer de se reposer, on morfle depuis 9 jours, on a tout abandonné sur place, nos biens et surtout nos souvenirs, certains ont même dû laisser leur animaux. Personne n’est pas préparé à ça surtout pour les familles. Bir Hakeim à côté de ce qu’on vécu c’est de la rigolade. La vraie réalité c’est celle du terrain. Vous aurez des retours d’expériences à ne pas en douter. Beaucoup de dysfonctionnements ont été constatés. Dire que nos familles ont été lamentablement gérées est un euphémisme »

    Témoignage reçu par Avraham Benhaim via Whatsapp d’un Français arrivé à Djibouti

    Le manque d’anticipation du ministère des Affaires étrangères est montré du doigt tant par les expatriés que les responsables politiques locaux. Un constat qui ne date pas d’aujourd’hui, lors de l’audition de l’ambassadeur de France en Afghanistan, David Martinon, suite à l’évacuation de Kaboul en 2021, déjà les élus de l’Assemblée des Français déploraient que les signes avant-coureurs n’étaient pas pris en compte et que des évacuations préventives ne soient pas mises en place.

    En 2023, Avraham Benhaim, s’il reconnaît que la crise en elle-même fut bien gérée par la cellule du Quai d’Orsay, bien rodée et organisée, déplore que les familles n’ont pas été alertées en amont et que les opérations ne furent mises en place qu’au dernier moment.

    Avraham Benhaim

    Les îlotiers

    En commission, les élus de l’Assemblée des Français de l’étranger ont d’ailleurs transmis au Sénat une analyse des dispositifs qui encadrent les procédures d’évacuation. A ce jour, le système est basé sur un maillage par des îlotiers, des Français résidant sur place et bénévoles.

    Ces derniers ont la charge de contacter et regrouper nos compatriotes présents dans leur secteur en cas de crise. Mais de nombreux problèmes liés à leur statut semi-officiel sont souvent à l’origine de dysfonctionnements et de perte de temps.

    Ainsi, ils ne sont pas tenus de transmettre leurs disponibilités, si un îlotier part en vacances, son secteur se retrouve, sans qu’en soit forcément informé le poste diplomatique, sans relais vers l’ambassade. En sus, la liste des personnes qui constituent ce quadrillage des territoires est tenue secrète pour des raisons de sécurité, ainsi les Français sur place ne connaissent pas, à l’avance, leur personne de référence lors d’une crise. Par ailleurs, Avraham Benhaim regrette que les élus ne soient pas intégrés au dispositif d’encadrement des îlots et que les îlotiers ne disposent pas d’un suivi spécifique au-delà d’un léger exercice mensuel. Il revient longuement sur ces procédures dans le podcast.

    Les crises se renforçant, la population des Français de l’étranger étant de plus en plus importante, Avraham Benhaim, comme les conseillers des Français de l’étranger, réclame une refonte de ce dispositif.

    Des Français toujours bloqués

    Via le réseau des élus consulaires de la zone, Avraham Benhaim nous révèle que des Français de l’étranger sont encore bloqués, comme 5 médecins bénévoles au Sud du Soudan.

    Des informations de terrain que les élus locaux ont du mal à faire remonter à Paris. Une situation qu’Avraham Benhaim déplore alors que la mise en place d’un canal de communication direct entre les autorités de tutelle et les conseillers des Français de l’étranger permettrait une couverture plus exhaustive des points de crispations sur le terrain. Au Soudan, comme les autres fois, les élus de terrain sont exclus des « boucles » réunissant ministère, politiques nationaux et administration locale.

    Un retour en France mal anticipé

    Enfin, on conclut le podcast en faisant un point sur la gestion du retour de nos compatriotes, déjà meurtris par cette évacuation soudaine et périlleuse, en France. Dans l’hexagone, c’est l’association « France Horizon » qui est à la manoeuvre quant aux opérations de prise en charge des expatriés de retour en France suite à une crise.

    Un dispositif bien maîtrisé pour les « expatriés » mais beaucoup moins pour les Français qui sont installés depuis des décennies voire des générations dans leur pays de résidence.

    « Il y a des trous dans la raquette de France Horizon. Une mère et ses enfants se sont retrouvés à la rue. Sans l’intervention d’un élu consulaire, on n’aurait pas pu récupérer cette famille »

    Avraham Benhaim

    En effet, si pour certains il est aisé de pouvoir rejoindre sa résidence (d’attache), retrouver sa famille ou recevoir l’aide d’amis, pour d’autres, la France est, finalement, un nouveau pays où il va falloir tout construire. Et là, Avraham Benhaim regrette qu’aucune solution ne soit imaginée pour accompagner nos compatriotes qui doivent reconstruire leur vie, trouver un logement, un emploi.

    « On est les représentants de ces Français dispersés à travers le monde »

    Avraham Benhaim

    Des sujets déjà évoqués lors des commissions et sessions plénières de l’Assemblée des Français de l’étranger, car l’AFE, pour Avraham Benhaim, c’est là que les autorités nationales peuvent accéder à une retranscription de ce que vivent nos compatriotes sur le terrain, et cette assemblée doit être attendue.

  • Cent jours pour apaiser : le plan de l’exécutif pour sortir de la crise

    Cent jours pour apaiser : le plan de l’exécutif pour sortir de la crise

    Mercredi 26 avril, la Première ministre Elisabeth Borne a présenté « la feuille de route » du gouvernement, qui doit offrir des « solutions concrètes […] qui changent la vie » des Français dans de nombreux domaines, de l’immigration à l’écologie, en passant par la santé et l’éducation.

    « Cent jours d’apaisement ». Tel était le souhait du président Emmanuel Macron pour tourner la page des retraites et de la crise politique qui en a suivi, et ainsi se projeter dans l’avenir. Parmi les missions confiées à Elisabeth Borne figuraient notamment celles d’élargir la majorité et de tracer une feuille de route pour le gouvernement, pour « agir » et « apaiser ».

    Quant à l’épineuse question de l’élargissement de la majorité, les services de la Première ministre assurent qu’après avoir écouté « la voix de tous les groupes politiques », aucune logique « de coalition » n’a pu émerger. Dès lors, « il n’est pas question de regarder d’un seul côté [à droite] », expliquait Matignon mercredi matin. La cheffe du gouvernement s’est dite « confiante » dans le fait de pouvoir dégager « des majorités projet par projet ou par blocs de textes ».

    La première victime de ce manque de majorité absolue est le projet de loi sur l’immigration souhaité par le président, et impulsé par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Le texte ne verra pas le jour avant l’automne et ses détails sont encore flous.

    Mais l’exécutif pourrait choisir de porter un texte d’ensemble et « équilibré », qui mêlerait une facilitation de l’intégration des étrangers travailleurs avec une simplification des procédures d’expulsion — ce que la droite refuse. Alternativement, le gouvernement pourrait présenter plusieurs textes thématiques et plus courts, pouvant recueillir le soutien de la droite pour certaines des mesures, de la gauche pour d’autres.

    Il n’est pas question, en revanche, d’abandonner la question de l’immigration dans l’attente d’un projet de loi. « Dès la semaine prochaine », a annoncé la Première ministre, « cent cinquante policiers et gendarmes supplémentaires » seront mobilisés « face à une pression migratoire accrue à la frontière italienne ».

    La Première ministre Elisabeth Borne et le président Emmanuel Macron le 18 avril dernier à l’Elysée. [EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ/POOL MAXPPP OUT]

    Priorité à la transition écologique

    Matignon insiste sur « la place particulière » que la Première ministre voudrait consacrer à la transition écologique. Chargée de la « planification écologique » dans l’intitulé de son poste, la Première ministre a annoncé un projet de loi pour le développement de l’« industrie verte » à la mi-mai et débattu à partir de l’été au Parlement. Pendant ce temps, les négociations du Net Zero Industry Act au niveau européen ne font que débuter, peu après la présentation du texte par la Commission. En outre, « une nouvelle gestion de nos forêts » sera déployée, après l’annonce d’un « plan sobriété de l’eau » afin de faire face aux problèmes liés à la sécheresse.

    Logement

    Un « accompagnement personnalisé » pour la rénovation thermique des logements sera montée en puissance, alors que les premières interdictions de location des passoires thermiques, c’est-à-dire de logements très énergivores, deviennent effectives dès 2023.

    Toujours en matière de logement, l’exécutif souhaite « faciliter l’accès au logement » en rachetant, par exemple, via la Caisse des dépôts, des logements neufs qui ne trouveraient pas preneur. Un « plan pour la jeunesse » devra aussi voir le jour, contenant notamment des mesures d’urgence pour les logements universitaires dégradés.

    Education

    Côté éducation, Mme Borne promet une « réelle transformation de notre école », en effectuant les remplacements de courte durée grâce à des enseignants du même établissement et en généralisant les cours de soutien en français et en mathématiques à l’école primaire.

    Justice sociale

    Pour répondre aux exigences exprimées par les Français en matière de justice sociale, la cheffe du gouvernement français promet de débattre d’un « projet de loi transposant l’accord entre les partenaires sociaux sur le partage de la valeur », tout en appelant les entreprises à « agir » pour la revalorisation des salaires.

    Le seuil obligeant une entreprise à se doter d’un dispositif de partage de la valeur sera abaissé de 50 salariés à 11 salariés. Au-delà de 50 salariés, la loi obligera les entreprises obtenant des résultats exceptionnels à « négocier » un tel dispositif avec les partenaires sociaux.

    Pouvoir d’achat

    En matière de pouvoir d’achat, Elisabeth Borne a confirmé que les boucliers tarifaires sur les prix de l’énergie seraient maintenus.

    Numérique

    Début mai, un projet de loi régulant l’espace numérique doit être présenté, pour « lutter contre le cyberharcèlement », contre la fraude en ligne et pour « prévenir l’exposition des enfants à des contenus pornographiques », explique Mme Borne.

    Santé

    En matière de santé, Elisabeth Borne annonce le recrutement de 6  000 assistants médicaux supplémentaires pour libérer du temps de travail pour les médecins, et l’ouverture de 2  000 places de formation pour le métier d’infirmier.

    Retrouver une dynamique

    « Alors que beaucoup nous prédisaient l’immobilisme et le blocage, le rythme des réformes n’a pas ralenti », a déclaré Elisabeth Borne. Cela n’a pas empêché les oppositions de critiquer vivement la présentation de ce programme.

    Pour la gauche radicale, l’eurodéputée La France insoumise Manon Aubry pointe la déconnexion de l’exécutif, qui « s’entête à continuer comme si de rien n’était »« Cette stratégie de l’autruche face à la crise de régime ne mènera nulle part », conclut-elle sur Twitter.

    Selon le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud, la prise de parole de la Première ministre montre « un grand malentendu » « la crise en France n’a pas un problème “d’agenda”, elle a un problème politique ».

    Marine Le Pen se désole de l’« impuissance » du couple exécutif qui, après avoir « vidé les caisses de l’État », serait contraint à une « administration des affaires courantes ».

    Malgré ces réticences, « nous allons continuer de rechercher des alliances au sein de l’arc républicain », a précisé Elisabeth Borne. Et en dehors de l’hémicycle, malgré une séquence sociale mouvementée contre la réforme des retraites, la Première ministre veut « bâtir un nouvel agenda social », autour du travail, en renouant le dialogue avec les syndicats.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 28.04.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du 28 avril. On finit ce mois en revenant sur les déclarations d’impôts 2023 et en faisant le point sur le 1er mai en France et ailleurs. 

    Besoin d’un simulateur avant de valider votre déclaration au fisc ? 

    Si l’administration consulaire ou Bercy ne sont toujours pas capables de publier un simulateur en ligne, vous pouvez compter sur la solidarité des expatriés. En effet, le groupe Facebook des non-résidents contribuables en France, bien connu après avoir fait annuler la réforme d’Anne Genetet en 2020, a publié son simulateur annuel. Vous pouvez le retrouver avec le mode d’emploi sur le site Lesfrancais.press.

    Week-end prolongé dans 107 pays 

    Et oui, le premier mai est une des fêtes les plus internationales. 65% de la population mondiale sera au repos ce lundi, seuls les Pays-Bas, les USA, Israël et les pays de la péninsule arabique ne participeront pas à la fête du travail. 

    En France, un jour férié sous le signe de la contestation 

    A l’appel des syndicats, c’est une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Les travailleurs ne désarment pas comme une grande majorité de la population hexagonale toujours opposée au texte adopté à marche forcée. Aéroports, réseaux ferrés, transports en commun, seront donc à l’arrêt tandis que dans les rues à Paris et en « province » plus de 300 défilés seront organisés. Une journée qui ne sera pas reposante pour Emmanuel Macron et son gouvernement. 

    premier mai

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve mardi 02 mai. La rédaction se joint à moi pour vous souhaiter un beau week-end du premier mai ! 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

  • Le simulateur des impôts 2023 du groupe des non-résidents contribuables en France

    Le simulateur des impôts 2023 du groupe des non-résidents contribuables en France

    Le groupe des non-résidents contribuables en France vient une fois de plus au secours des Français de l’étranger ayant une obligation fiscale envers la France. Alors que les parlementaires, les élus locaux comme les associations réclament depuis des années un simulateur pour les impôts français certifié par Bercy, celui-ci n’est toujours pas disponible.

    Étonnant, quand on sait à quel point les députés de l’Assemblée nationale sont enclins à taxer toujours plus les non-résidents. 

    C’est donc les bénévoles, qu’on remercie, encore une fois,  pour leur travail, qui ont conçu le simulateur que nous présentons aujourd’hui.

    Comment déclarer vos revenus ?

    La déclaration par internet est obligatoire si votre domicile est équipé d’un accès à internet.

    Toutefois, si vous ne disposez pas d’un accès à internet ou si vous estimez ne pas être en mesure d’effectuer votre déclaration en ligne, vous pouvez utiliser un formulaire papier.

    En 2023, vous n’avez pas accès à la déclaration en ligne et devez donc souscrire une déclaration papier si :

    • Vous déclarez vos revenus et/ou votre patrimoine en France pour la première fois,
    • Vous ne déclarez en France que votre patrimoine immobilier (même si vous le déclariez en ligne l’année dernière).

    Comment déclarer la retenue à la source des non-résidents qui vous a été prélevée ?

    Si vous avez perçu en année N des salaires ou pensions imposables en France et ayant fait l’objet d’une retenue à la source des non-résidents par votre employeur ou votre organisme de retraite, vous devez la déclarer en ligne, en année N+1.

    A l’étape 3 de la déclaration en ligne, vous devez cocher la case « Retenue à la source des non-résidents » pour pouvoir souscrire la déclaration 2041-E, puis compléter les champs concernés le cas échéant.

    Nota : à titre exceptionnel ou si vous n’avez pas accès à la déclaration en ligne, vous pouvez déclarer vos revenus au format papier. 

    En 2023, si vous n’avez pas opté pour la dématérialisation, la notice et le formulaire n° 2041-E vous seront adressés par pli séparé avant votre déclaration de revenus n° 2042. Dans le cas contraire, vous pouvez télécharger votre déclaration à partir de votre espace particulier sur impots.gouv.fr, ou les différents formulaires utiles à votre déclaration à partir du moteur de recherche du site impots.gouv.fr.

    Comment déclarer votre patrimoine immobilier ?

    Si vous êtes soumis à l’impôt sur la fortune immobilière, vous devez déclarer votre patrimoine sur la déclaration n° 2042-IFI (ou sur la déclaration n° 2042-IFI-COV si vous ne déclarez aucun revenu à l’impôt sur le revenu).

    La date limite de dépôt des déclarations est fixée au lundi 22 mai à 23h59 pour la version papier et au 25 mai 2023 à 23h59.

    Un simulateur pour les non-résidents

    C’est une demande récurrente du groupe Facebook des non-résidents contribuables en France et pourtant…

    Depuis plusieurs années la période de déclarations des revenus est une épreuve pour la plupart des non-résidents. L’exercice qui devrait être simple s’avère parfois complexe compte tenu des multiplicités de situations particulières pour lesquelles l’administration ne répond que partiellement à celles-ci.

    Le groupe Facebook des non-résidents est dans cette période très actif pour aider ses membres à remplir au mieux leurs déclarations car disposant d’une expérience pratique et personnelle dans cet exercice singulier.

    Trop souvent encore le recours aux services de l’administration sont insatisfaisants laissant le contribuable se débrouiller pour valider sa déclaration de revenus.

    Simuler l’impôt des revenus pour un non-résident est indispensable et le devoir d’information du public par les fonctionnaires de l’état est un devoir qui peine à être appliqué.

    C’est pourquoi le groupe Facebook des non-résidents a créé depuis plusieurs années un simulateur d’impôts actualisé chaque année pour aider ses membres à connaitre le montant de son imposition selon plusieurs possibilités.


    UTILISER LE SIMULATEUR


    Rejoignez le groupe des Non-Résidents

    Mode d’emploi du simulateur

    Règles d’utilisation : IMPORTANT !!!    
    Il est très IMPORTANT de vous rappeler que pour le confort de tous, vous :    
    1/ devez attendre que la personne qui est en cours d’utilisation arrête sa simulation (vous pouvez voir combien de personnes sont connectées en simultané en haut à droite). Attendez votre tour !  
    2/ devez uniquement entrer vos données dans la partie orange du simulateur (ne rien toucher aux autres parties ou onglet, vous devez rester sur l’onglet « informations » et surtout pas en ouvrir ou créer d’autres !!!). Dans la partie orange bien sélectionner votre situation et pour le nombre de parts si 1/2 part, mettre un « , » comme séparateur et PAS un « . »  
    3/ devez effacer les chiffres que vous avez entrés dans la partie orange de l’outil quand vous avez fini (AUCUNE AUTRE PARTIE ne doit être touchée et renseignée) afin de laisser la place à l’utilisateur suivant.  
    4/ NE DEVEZ SURTOUT PAS COUPER ou COPIER ou COLLER quoi que ce soit dans ce document. Si vous le faites ça le fera éventuellement boguer et ce n’est vraiment pas sympa pour ceux qui veulent ensuite l’utiliser donc AUCUN COUPER / COPIER / COLLER dans ce document sous aucun prétexte.   
    Vous tapez dans la partie orange vos données. Vous notez les résultats sur un papier
    à la main mais en aucun cas vous ne faites des COUPER OU COPIER OU COLLER.
     
    <= ATTENTION !!!!
    pour les demi-parts veillez à bien utiliser
    LA VIRGULE comme séparateur ET NON PAS un point
           
    (C) Ce document est la propriété de sa créatrice Amel El Guendouz et des administrateurs du groupe Facebook :
    https://www.facebook.com/groups/nonresidents/ (Julien Kounowski, Pierre-Antoine Mathieu, Nicolas Mariage). 
       
    Il est gratuit et ne saurait en aucun cas être utilisé à des fins commerciales.    
    Toute utilisation autre de cet outil doit au préalable obtenir l’autorisation écrite des personnes mentionnées.    
  • Ce premier mai en France… et ailleurs

    Ce premier mai en France… et ailleurs

    En France, le premier mai sera marqué par une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Si ce jour a été choisi, ce n’est pas innocemment… En effet, à cette date, on fête le travail depuis les années 40.

    Une origine trouble

    Le premier mai deviendra officiellement la « Fête du Travail » en France sous le régime de Vichy. Le maréchal Philippe Pétain préférera la baptiser « Fête du Travail et de la Concorde sociale », appellation résonnant avec le tristement célèbre « Travail, Famille, Patrie » et censée faire oublier la « Journée internationale des travailleurs » instaurée par l’Internationale socialiste en mémoire de la mobilisation de 1886. La fleur d’églantine rouge, qui était un symbole du 1er mai dès 1891, arboré par les militants et syndicalistes, cède alors sa place au muguet, une coutume ancienne que le maréchal Pétain remit au goût du jour.

    Appel à la mobilisation massive

    Le premier mai rime traditionnellement avec cortèges et celui de cette année ne dérogera pas à la règle. La nouvelle leader cégétiste Sophie Binet évoquait ce lundi, au micro de BFMTV, le chiffre de 300 défilés de manifestants à travers la France. Dans son communiqué en date du 18 avril, la CGT appelait l’ensemble du monde du travail à « faire du 1er Mai une journée puissante de manifestation portant l’exigence du retrait de la réforme, de la paix et de la justice sociale, en France et partout dans le monde. »

    Un appel auquel les Français de l’étranger comptent bien répondre, nous y reviendrons dans un article qui sera publié le 01 mai 2023 et qui relayera les opérations de nos compatriotes hors de France contre la réforme des retraites. Les expatriés seront-ils au rendez-vous ?

    Une célébration du travail dans de nombreux pays

    Si les Français résidant hors de France pourront participer aux opérations organisées par les sections locales des syndicats et des partis politique, c’est tout simplement car le premier mai est un jour férié dans plusieurs pays.

    En effet, cette date est fériée dans au moins 107 pays du monde, ce qui représente plus de 67% de la population mondiale. Dans la plupart des pays, se déroulent des manifestations organisées par les syndicats et les partis politiques ainsi que des rassemblements festifs.

    Carte des pays célébrant le 1er mai ©TV5MONDE

    Cependant, les Pays-Bas, Israël et les pays de la péninsule arabique font partie des rares Etats qui ne célèbrent pas le travail et les travailleurs.

    Tandis que le Sri Lanka et le Royaume-Uni fêtent cette journée le 7 mai, la Nouvelle-Zélande le quatrième lundi d’octobre. Les Etats-Unis, comme le Canada, y consacrent le premier lundi de septembre. Le Japon, l’Afghanistan, l’Iran et certains Etats indiens, s’ils célèbrent la Fête du travail le 1er mai – dans une version très réglementée en Iran –, sont parmi les rares à ne pas profiter d’une journée chômée.

  • Soudan : les Français exfiltrés de retour en France

    Soudan : les Français exfiltrés de retour en France

    Quelque 245 ressortissants français et étrangers récemment évacués ont atterri à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle à bord d’un Boeing 777-300 d’Air France, affrété par les autorités françaises ce mercredi 26 avril 2023.

    Une évacuation difficile

    Lors de cette opération à haut risque, il a fallu pour le ministère des Affaires étrangères repérer, géolocaliser les ressortissants dans la ville, leur donner des lieux de rassemblement, puis les convoyer vers l’aéroport, parfois sous les échanges de tirs. “Durant le trajet pour être évacués, on a vu des cadavres sur la route”, confie une femme sur le tarmac. Les évacuations de Français par voie aérienne sont terminées. La guerre, en revanche, continue.

    Un retour après des jours d’angoisse

    Sourires et embrassades pour les 195 ressortissants français exfiltrés de Khartoum (Soudan) et arrivés à l’aéroport de Roissy, mercredi 26 avril au matin. “D’une minute à l’autre, cela a basculé. On a entendu des tirs et directement de l’artillerie. En 30 secondes vous comprenez. Là, on est restés neuf jours à la maison”, explique un fonctionnaire de l’Union européenne.

    Pour en savoir plus, ne loupez pas notre interview ce vendredi 28 avril à 12h (CET) du responsable pour la zone de la commission sécurité de l’Assemblée des Français de l’étranger, Avraham Benhaim.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • États-Unis, l’Aigle est-il un Phoenix ? 

    États-Unis, l’Aigle est-il un Phoenix ? 

    Les Français n’ont pas le monopole du pessimisme. Les Américains? malgré les politiques de soutien mises en œuvre ces dernières années, sont inquiets. Selon des enquêtes récemment réalisées, près des quatre cinquièmes estiment que leurs enfants seront moins bien lotis qu’eux. Cette proportion est sans précédent depuis trente ans. Depuis le début de l’enquête en 1990, en moyenne, deux Américains sur cinq partageaient ce sentiment. Pour retrouver un jugement aussi négatif sur l’état de l’économie américaine, il faut remonter à la crise des subprimes en 2008/2009. Le pessimisme des Américains semble exagéré.

    En 1990, l’Amérique représentait un quart de la production mondiale, aux taux de change du marché. Trente ans plus tard, cette part est pratiquement inchangée. La Chine a certes gagné en puissance économique mais avant tout à l’encontre de l’Europe et du Japon. La domination américaine sur le monde riche demeure intacte.

    Les États-Unis ont creusé l’écart avec les États européens  

    En 2023, le PIB des États-Unis représente 58 % du PIB du G7, contre 40 % en 1990. Ajusté en fonction du pouvoir d’achat, seuls les habitants des États pétroliers et des centres financiers « ultra-riches » bénéficient d’un revenu par personne plus élevé. 

    Les États-Unis ont creusé l’écart avec les États européens. Le PIB par habitant, en parité de pouvoir d’achat des Américains, est ainsi supérieur de près de 80 % à celui des Français. Le PIB par habitant de l’État le plus pauvre des États-Unis, le Mississippi, dépasse 50 000 dollars, soit plus que celui de la France. Les revenus moyens ont augmenté beaucoup plus rapidement qu’en Europe occidentale ou au Japon. 

    Les États-Unis ont la chance d’avoir une population plus jeune et un taux de fécondité plus élevé que les autres pays occidentaux. Même si des tensions existent, les États-Unis restent une terre d’immigration. Les immigrants aux États-Unis représentaient, en 2021, 17 % de la population active, contre moins de 3 % au Japon. À la différence de la Chine, de la zone euro, la population active des États-Unis continue à augmenter. Ces derniers comptent près d’un tiers de travailleurs de plus qu’en 1990. Le pays attire les diplômés de l’enseignement supérieur de tous les continents.

    Les grandes innovations de ces trente dernières années sont américaines 

    La recherche et développement demeure la plus dynamique et représente plus de 3,5 % du PIB, soit un point de PIB qu’en zone euro ou en Chine. Dans le monde, les cinq premières entreprises qui dépensent le plus en recherche et développement sont américaines avec des budgets dépassant 200 milliards de dollars. Elles détiennent plus d’un cinquième des brevets internationaux, plus que la Chine et l’Allemagne réunies. Les grandes innovations de ces trente dernières années sont américaines, du smartphone d’Apple à ChatGPT en passant par les drones. 

    Le marché financier américain reste le plus attractif et le plus profitable de la planète. Les Américains travaillent plus que les Européens et les Japonais tout en étant plus productifs. Un investisseur qui aurait investi 100 dollars sur l’indice S&P 500 en 1990 aurait plus de 2 000 dollars en 2023, soit quatre fois ce qu’ils auraient gagné s’ils avaient investi ailleurs dans les autres pays de l’OCDE.

    Les revenus du cinquième le plus pauvre ont augmenté de 74 % depuis 1990 

    Les Américains sont inquiets en raison notamment de la faiblesse de leurs prestations sociales. Elles sont plus faibles de dix points de PIB en comparaison avec celles de la zone euro. Ces vingt dernières années, des mesures sociales ont pourtant été adoptées outre-Atlantique. Les crédits d’impôt pour les travailleurs et les enfants sont devenus plus généreux. L’assurance maladie pour les plus pauvres s’est développée, notamment sous la présidence de Barack Obama. En 1979, les prestations sous condition de ressources s’élevaient à un tiers du revenu avant impôt des Américains les plus pauvres ; en 2019, ils représentaient les deux tiers. Grâce à cela, les revenus du cinquième le plus pauvre des États-Unis ont augmenté en termes réels de 74 % depuis 1990, bien plus qu’au Royaume-Uni. 

    Les États-Unis bénéficient d’un important effet de taille. Le marché de consommation y est vaste et son marché financier profond (capacité d’un tel marché à absorber des ordres d’achat ou de vente portant sur des montants importants, avec un large choix de supports). Seules la Chine et l’Inde pourront dans l’avenir les concurrencer. L’Europe est pénalisée par la segmentation de son marché financier et par le vieillissement rapide de sa population. Le marché unique européen est imparfait. Les droits fiscal, des sociétés, du travail, etc., y diffèrent d’un État à un autre de manière plus importante qu’aux États-Unis. 

    Le marché du travail reste dynamique et flexible aux États-Unis. La création d’emplois y est facile tout comme celle d’entreprises. Faire faillite ou être licencié sont admis et donnent droit à une seconde chance. En quelques semaines, les salariés licenciés d’Alphabet et d’autres entreprises technologiques ont retrouvé du travail ou créé leur entreprise. En Europe, les entreprises face à la pesanteur de la réglementation et aux problèmes d’image hésitent à licencier et à créer des emplois. Sur le Vieux continent le chômage baisse avant tout en raison de la baisse de la population active et des besoins générés par le vieillissement démographique.

    Des habitants arrivent pour récupérer de quoi nourrir leur famille, à Montclair (New Jersey) en 2022 ©AFP

    Points noirs : appauvrissement des classes moyennes, violence, segmentations politiques 

    Un des principaux points noirs des États-Unis est l’appauvrissement des classes moyennes dont les revenus après impôt augmentent moins vite que ceux des plus pauvres et des plus riches. La situation des seniors s’est également dégradée, en particulier chez les hommes. Autre sujet d’inquiétude, la baisse de l’espérance de vie : celle-ci est imputable au trop grand nombre de jeunes qui meurent d’overdoses et de violence armée. 

    Les États-Unis sont confrontés à une segmentation des opinions. Ce problème n’est pas une spécificité américaine mais son acuité est plus importante qu’en Europe. Les positions des partisans républicains divergent de plus en plus de celles des démocrates. 

    Pour lutter contre cette partition, la tentation du protectionnisme est grande tant chez les Démocrates que chez les Républicains. Les subventions pourraient stimuler l’investissement dans les zones défavorisées mais risquent d’affaiblir la concurrence et l’innovation.

    Un monde pluriel avec de nouvelles puissances 

    Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis doivent subir la concurrence sur le plan économique d’une grande puissance. La Russie a représenté une menace idéologique et militaire pendant la Guerre froide. Le Japon a mis à mal l’industrie américaine dans les années 1980 et 1990, mais ce danger a été éphémère. La Chine concurrence aujourd’hui les États-Unis tant sur le terrain du modèle politique que sur celui de l’économie. Compte tenu de l’évolution démographique de l’Empire du Milieu et des dysfonctionnements potentiels d’un système autoritaire et centralisé (lenteur d’adaptation, absence d’esprit critique), les États-Unis devraient demeurer la première puissance pendant de nombreuses années. 

    Leur domination sera cependant moins forte dans un monde pluriel avec des puissances comme l’Inde, désormais la plus peuplée au monde, la Chine, le Pakistan, le Nigeria, la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Iran ou le Brésil. L’objectif des dirigeants américains sera d’éviter une coalition de ces puissances contre les États-Unis qui auront besoin de resserrer les liens avec ses alliés traditionnels que sont les États européens, le Japon, l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Canada ou la Corée du Sud.

  • Carburants durables pour l’aviation ?

    Carburants durables pour l’aviation ?

    Selon un accord provisoire conclu mardi 25 avril par les négociateurs du Parlement européen et du Conseil de l’UE sur les règles ReFuelEU Aviation, à partir de 2025, une part minimale de carburants durables pour l’aviation devra être mise à disposition dans tous les aéroports de l’Union.

    Le règlement a pour objectif de réduire l’empreinte carbone des vols en remplaçant le kérosène par des alternatives plus propres, selon une annonce du Parlement et du Conseil de l’UE.

    Un compromis a été trouvé sur les questions qui divisaient les États membres et l’Assemblée de l’UE depuis que la proposition législative ReFuelEU Aviation avait été présentée par la Commission européenne en juillet 2021. Parmi ces questions, on retrouve notamment le pourcentage de carburant durable qui doit être utilisé et le type de matières premières autorisées pour la production de carburant durable pour l’aviation (CAD).

    Selon l’accord final, le pourcentage de CAD qui doit être mélangé au kérosène sera fixé à 2 % d’ici 2025, puis il passera à 6 % d’ici 2030, 20 % d’ici 2035, 34 % d’ici 2040 et atteindra 70 % en 2050.

    Un sous-objectif spécifique pour les carburants de synthèse dérivés de l’hydrogène vert entrera également en vigueur à partir de 2030. De 1,2 %, il passera à 5 % d’ici 2035, pour atteindre 35 % en 2050.

    Le Parlement européen avait initialement insisté sur une part de 85 % de CAD d’ici 2050, tandis que le Conseil s’en tenait aux 63 % de la proposition de l’exécutif européen.

    À partir de 2025, un label européen pour la performance environnementale des vols (écolabel) sera également mis en place. Ce dernier permettra de connaître l’empreinte carbone prévue par passager et les émissions de CO2 prévues au kilomètre.

    Les recettes provenant des amendes infligées en cas de non-respect des nouvelles règles seront affectées à la recherche sur la production de formes innovantes de CAD.

    La Commission européenne est également tenue de préparer un rapport d’ici 2027, et ensuite tous les quatre ans, afin d’examiner l’impact du règlement sur le marché des carburants, ainsi que sur la compétitivité et la connectivité du secteur de l’aviation de l’UE.

    L’accord politique conclu entre le Parlement et le Conseil doit maintenant être officiellement ratifié par les deux institutions avant de devenir une loi.

    Le négociateur en chef du Parlement sur le dossier, José Ramón Bauzá Díaz du groupe centriste Renew, s’est dit fier que « le Parlement européen ait réussi à défendre et à faire avancer le développement ambitieux des carburants durables pour l’aviation dans l’ensemble de l’UE ».

    « Nous avons créé des conditions équitables grâce à des règles harmonisées et préservé la connectivité aérienne de l’UE. Avec ce règlement, la décarbonation de l’aviation se rapproche », a-t-il déclaré.

    Soutien unanime au Parlement

    Le groupe parlementaire de centre droit PPE a salué l’accord, estimant que le feu vert pour une définition plus large des CAD permettra d’atteindre les objectifs de la législation.

    « Les nouvelles règles obligeront les fournisseurs de carburant d’aviation à fournir la part de CAD avec flexibilité. Une définition large des CAD aidera les producteurs européens et les exploitants d’aéronefs à atteindre des objectifs réalistes », a déclaré Cláudia Monteiro de Aguiar, rapporteure fictive du PPE sur le dossier.

    « Maintenant, nous devons faire tout notre possible pour investir dans le développement et le déploiement des CAD fabriqués en Europe et veiller à ce que la connectivité régionale ne soit pas affectée », a-t-elle ajouté.

    L’eurodéputé irlandais Ciarán Cuffe, chef de file des Verts/ALE sur la question, a affirmé que l’accord établissait « une voie pour que le secteur de l’aviation se débarrasse de sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles ».

    Cependant, M. Cuffe a prévenu que les objectifs convenus n’étaient « pas suffisants pour atteindre la neutralité climatique » et a critiqué l’inclusion des carburants électriques à faible teneur en carbone qui peuvent être produits par l’énergie nucléaire.

    « Nous sommes déçus que l’énergie nucléaire puisse contribuer à la production de certains de ces carburants. Il sera donc essentiel d’accroître l’utilisation des carburants renouvelables pour atteindre nos objectifs climatiques dans les années à venir », a-t-il déclaré.

    Le règlement réduira l’empreinte carbone des vols en remplaçant le kérosène par des alternatives plus propres, selon une annonce du Parlement et du Conseil de l’UE, représentant les 27 États membres.

    Définition des CAD

    En vertu de l’accord, les matières premières utilisées pour produire des CAD iront au-delà de la proposition initiale de la Commission européenne.

    À l’origine, les CAD étaient limités par l’exécutif européen aux carburants de synthèse et aux biocarburants produits à partir de matières premières approuvées par l’UE, qui comprennent les résidus agricoles et forestiers, l’huile de cuisson usagée et le suif animal.

    L’accord final, quant à lui, prévoit l’incorporation d’un plus grand nombre de biocarburants dans la production du CAD, à l’exception de ceux qui sont explicitement exclus. Il s’agit des biocarburants issus de cultures intermédiaires, du distillat d’acide gras de palme (Palm Fatty Acid Distillate, PFAD) et des matières dérivées du palmier et du soja, ainsi que des biocarburants issus de cultures vivrières et fourragères.

    L’inclusion des carburants de synthèse produits à partir de l’énergie nucléaire s’est avérée très controversée lors des précédentes négociations en décembre, ce qui a bloqué l’avancement du dossier.

    Toutefois, en vertu de l’accord conclu mardi soir, les carburants de synthèse à faible teneur en carbone destinés à l’aviation, qui sont produits à partir de l’énergie nucléaire, seront également autorisés en tant que CAD.

    L’industrie et les ONG approuvent l’accord

    Airlines for Europe (A4E), une association européenne de transporteurs aériens, s’est félicitée de l’accord, estimant qu’il apportera des certitudes à l’industrie.

    « Les décideurs politiques européens doivent s’assurer qu’ils iront jusqu’au bout et qu’ils contribueront à la création d’une industrie des CAD de premier plan au niveau mondial », a déclaré Laurent Donceel, directeur général par intérim d’A4E.

    « L’UE doit penser aux CAD de la même manière qu’elle pense aux éoliennes, aux panneaux solaires et aux autres technologies durables afin de soutenir la transition énergétique de l’aviation. »

    Le groupe dé défense de l’environnement Transport & Environment (T&E) a lui aussi salué l’accord comme « une approbation inébranlable du plus grand mandat de carburant vert au monde pour l’aviation » et a appelé à un soutien pour stimuler la production de carburants de synthèse pour l’aviation.

    « Pour garantir le succès des CAD, il faudra des politiques de soutien industriel pour le kérosène de synthèse, mais aussi des garanties plus fortes pour s’assurer qu’aucun biocarburant non durable ne se glisse dans les réservoirs des avions », a déclaré Matteo Mirolo, responsable du secteur de l’aviation chez T&E.

  • Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.04.23

    Flash quotidien des expatriés – Édition du 27.04.23

    Bonjour à tous, bienvenue dans le flash quotidien des expatriés du jeudi 27 avril. On ouvre cette édition avec le crash des sites des ambassades et consulats de ce mercredi, on continue en saluant l’action de l’association du Souvenir français au Vietnam avant de faire le point sur le meurtre d’une jeune enfant de 5 ans par un adolescent de 15 ans en France. 

    Panne géante pour les consulats et les ambassades

    Mercredi matin, tous les sites des ambassades et consulats et ambassades étaient inaccessibles. Après plusieurs heures sans informations du ministère des affaires étrangères, les rumeurs sur une cyber-attaque ou un défaut propre aux sites se sont propagées. Mais finalement à midi, l’administration consulaire a annoncé qu’un incendie chez le prestataire était à l’origine de cette rupture de service. En milieu d’après-midi la situation était revenue à la normale. Précisons que l’intranet des postes diplomatiques n’était pas impacté, garantissant la sécurité des données mais aussi permettant aux personnels de continuer à travailler. Les observateurs s’étonnent tout de même qu’aucun serveur de secours ne se soit enclenché comme les règles de sécurité sur internet l’imposent en général. 

    1300 dépouilles sauvées à Ðiện Biên Phủ

    Sans l’association du Souvenir Français, qui veille à la mémoire de ceux morts pour la France, les 1300 corps des soldats morts pour la France à Ðiện Biên Phủ lors de la célèbre défaite qui scella le sort de l’Indochine française ont évité la pelleteuse. En effet, alors que les autorités transforment la piste d’atterrissage construite par l’ancienne puissance coloniale en aéroport international, aucun dispositif n’avait été mis en place par la France qui n’avait pas réclamé les corps. Grace à la mobilisation de l’association et en particulier de son antenne sur place, ceux morts pour la France vont rejoindre un cimetière militaire dans quelques jours. 

    Tombes françaises à Ðiện Biên Phủ

    Un ado de 15 ans viole et tue une enfant de 5 ans

    C’est avec cette horrible nouvelle que les Français se sont réveillés mercredi matin. Le jeune homme fut placé en garde à vue après la découverte mardi du corps d’une fillette de cinq ans dans un sac dans une bourgade des Vosges. Ce dernier avait déjà été impliqué dans des faits d’agression sexuelle, viol et violences commis récemment sur des mineurs. 

    C’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain pour le dernier flash quotidien des expatriés du mois d’avril. 

    Ecoutez le bulletin des Français de l’étranger

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