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  • Lancement d’un essai clinique européen contre le coronavirus

    En France, l’INSERM va tester quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus, dont la chloroquine qui a fait l’objet d’essais à Marseille. Un article de notre partenaire, Euractiv.

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    Dr Raoult, professeur de microbiologie français spécialiste des maladies infectieuses tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille – prescripteur de la chloroquine

    Un essai clinique européen destiné à évaluer quatre traitements expérimentaux pour lutter contre le coronavirus a débuté en France, a annoncé dimanche l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Baptisé « Discovery », il inclut notamment la chloroquine, un traitement contre le paludisme qui a obtenu des résultats prometteurs lors d’une étude menée sur un nombre réduit de patients à Marseille, mais suscite le débat au sein de la communauté médicale.

    L’essai « a pour but d’analyser l’efficacité et la tolérance des options thérapeutiques pour les patients dans un temps limité », explique l’INSERM dans un communiqué. Outre la chloroquine, il doit évaluer le remdesivir, le lopinavir en combinaison avec le ritonavir, ce dernier traitement étant associé ou non à l’interféron bêta.

    800 patients testés en France

    Dans son volet français, l’essai inclura au moins 800 patients atteints de formes sévères du coronavirus. Au total, quelque 3 200 patients européens seront inclus dans l’étude qui associe la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne. Les données obtenues seront partagées avec un autre essai international baptisé « Solidarity » qui sera conduit sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Alors que des voix s’élèvent pour demander à ce que la chloroquine puisse être utilisée pour lutter contre le coronavirus, le ministre de la Santé a appelé à la prudence, rappelant que les espoirs suscités par des traitements avaient parfois été déçus. « Ce traitement s’il devait être efficace, nous le proposerions aux Français sans aucun délai », a déclaré Olivier Véran sur LCI, ajoutant que plusieurs patients traités dans des hôpitaux français étaient en train de l’expérimenter. « D’ici à 15 jours, nous devrions avoir des données consolidées », a-t-il ajouté.

  • Coronavirus et votre vie administrative (retraite, santé, etc.)

    Alors que la pandémie du Coronavirus sévit sur toute la planète, l’administration consulaire, la présence française dans sa globalité a du adapter son fonctionnement à ces nouveaux paramètres.

    Les Consulats

    Toutes les démarches non urgentes sont suspendues. Les rendez-vous sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Ainsi toutes les démarches administratives nécessitant un déplacement au consulat sont suspendues, y compris les demandes et retraits de passeports. Les dépôt des demandes de visa sont également suspendus, les frontières de l’espace Schengen étant fermées.

    Seule la délivrance de laissez-passer sera assurée pour aider nos compatriotes de passage ou en difficulté à regagner la France. Aucune autre démarche ne sera traitée au guichet.

    Les standards téléphoniques sont, eux,  renforcés et restent ouverts pour répondre à vos questions qui sont nombreuses. Vous retrouverez toutes les informations sur le site de vote consulat, comme aussi les associations qui sont mobilisées pour vous soutenir en cette période.

    La Caisse des Français de l’Etranger

    Au grand étonnement de ses adhérents, la Caisse des Français de l’Etranger a décidé, elle, de compliquer la prise de contact. Alors qu’en ce moment, si anxiogène, alors que le gouvernement a mis en place une prise en charge immédiate par la sécurité sociale des Français qui rentreraient pour raisons sanitaires en France, tout en demandant aux expatriés de rester chez eux, de nombreux expatriés se tournent vers leur assurance maladie.

    Des assurés seuls et désorientés…

    Suite au mail du samedi 21 mars, les assurés se retrouvent donc, seuls, face à leurs questions et leurs éventuelles maladies, le standard téléphonique a été coupé. Son administration, qui n’a toujours pas fait sa révolution au service de l’usager (à la différence de celles pour les Français de métropole) a donc favorisé le lien via l’espace adhérent. Seul hic, les témoignages sont nombreux, il faut attendre plusieurs semaines pour avoir une réponse.

    Les Caisses de retraites

    A la tête de l’administration centrale des Français de l’Etranger (sans diriger la CFE, citée ci-dessous), Laurence Haguenauer, à la demande des conseillers des Français d’Israel Elie Levy et Daphna Poznanski, a pu mobiliser les caisses de retraite en cette période de crise. En effet, les 35 régimes de retraite français, suspendent les demandes de certificats de vie pendant la période de crise sanitaire à l’exception de l’opérateur privé Agirc-Arrco. Pour tous les autres retraités résidents hors de France, l’envoi du certificat de vie est suspendu (les administrations locales comme consulaires étant souvent fermées ou en mode restreint).

  • Coronavirus: le point au Royaume-Uni et aux Etats-Unis

    Nous vous informons régulièrement de la situation concernant le Coronavirus.

    Nous l’avons fait concernant l’Italie et l’Espagne , l’Allemagne et l’Europe centrale , le Benelux, le Maghreb , le Moyen-Orient , nous faisons désormais le point sur le Royaume-Uni et les Etats-Unis avant de faire la même chose sur l’Extrême-Orient.

    Une position du Royaume-Uni qui a évoluée

    Elizabeth II s’est confinée à Windsor

    La Reine Elizabeth II, 93 ans, a pris la précaution de quitter le palais de Buckingham Palace, au cœur de Londres, pour sa résidence du château de Windsor. Une position sans doute sage pour la souveraine, rejointe depuis par son époux le Prince Philip.

    Le Premier Ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a, lui, eu une position qui a changé ces derniers jours. L’ancien maire de Londres annonce désormais vouloir « inverser la tendance » en une semaine alors qu’il était, quelques jours auparavant, partisan d’une « immunité collective », théorie qui aurait alors touché la majorité des habitants du Royaume en espérant que la majorité développent des antivirus.

    Devant la crainte de morts massives, le 10 Downing Street a décidé des mesures plus strictes : fermetures des bars, des restaurants, des théâtres, des centres de loisirs.

    « Mes parents vivent en Dordogne, je ne suis pas sûr qu’il sera encore possible de les rejoindre prochainement, je ne sais pas si je dois partir »

    Au sein de la population, la mobilisation s’organise. Fabrice, Alexandre, Renaud et beaucoup d’autres s’informent grâce aux réseaux sociaux et à WhatsApp. D’autres Français de Londres, eux s’inquiètent. Antoine, qui travaille pour une célèbre chaine de pâtisserie bien connue des londoniens s’interroge :

    « mes parents vivent en Dordogne, je ne suis pas sûr qu’il sera encore possible de les rejoindre prochainement, je ne sais pas si je dois partir ». Antoine, Français du Royaume-Uni

    La propagation du virus s’accélère. Les populations les plus fragiles, jusque 3 millions de personnes, sont invitées à rester confinées chez elles. Le pays compte environ 250 morts à l’heure où nous écrivons ces lignes.

    Parmi les Français sur place, on s’organise ! Caroline et Vanessa ont mis en place une plateforme et des échanges

    Le but ? entraide, écoute, partage, information et discussion. Ce sont des spécialistes en santé mentale mais sans visée psychothérapeutique.

    Aux Etats-Unis, entre aveuglement présidentiel et prise en compte dans les Etats

    De l’autre côté de l’Atlantique, la situation est pour le moins contrastée. Le Président Trump a longtemps nié l’existence du virus sur le territoire américain.

    Le maire de New York Bill De Blasio a fustigé les mesures de Donald Trump

    Désormais, les Etats se mobilisent. Le Maire de New York Bill De Blasio s’est indigné contre la gestion présidentielle qui risque de tuer « des personnes qui auraient pu vivre ». La grosse pomme, tout comme la Californie, s’est largement mise à l’arrêt. Tout rassemblement est interdit et toute activité non essentielle est arrêtée.

    « Pas de mesures de confinement à l’heure actuelle mais il y a plusieurs cas dans deux campus universitaires » Jean, Français retraité en Caroline du Nord

     

     

    La situation est cependant contrastée au sein des Etats-Unis. Jean, retraité français vivant en Caroline du Nord, a témoigné aux francais.press : « pas de mesures de confinement à l’heure actuelle mais il y a plusieurs cas dans deux campus universitaires » nous a-t-il indiqué.

    Il est reproché à l’Europe son manque de coordination. Mais la réaction américaine le montre, ce n’est pas une exception. Quelle conséquence sur la situation sanitaire ? la réponse sans doute dans plusieurs semaines.

  • Tous victimes. De quoi, de qui, jusquoù ?

    A la guerre, la première victime, c’est la vérité. Même si, malgré les exagérations de Trump et Macron, nous ne sommes pas vraiment en guerre – ce serait autrement meurtrier, il suffit de demander aux Syriens- nous sommes déjà très éloignés de la vérité.

    Déjà, les chiffres : Toutes les analyses se fondent sur eux: les cas de coronavirus, le nombre de morts, autant d’effrayantes statistiques quotidiennes. Et fausses. Comment compte-on les morts, les pauvres morts, une fois réduits à des nombres? Comment les Chinois comptabilisent-ils les décès de Hubeï? Comment comparer la méthode allemande, qui n’attribue que peu de responsabilité au coronavirus, avec l’italienne, qui, elle, lui accorde tout ? On ne pourra espérer connaitre de chiffres fiables que dans plusieurs mois, quand les statisticiens scruteront les anomalies des taux de mortalité, à condition que les données soient exactes[1]. Pour l’instant, La Chine reconnait 5000 morts dus au coronavirus. Et 10.000 tués par mois sur les routes.

    La deuxième victime, c’est le sentiment de supériorité occidental.

    Sans parler des hommes et des femmes en particulier, ni de la France, pour la prévention, l’organisation, l’information, la transparence, les gouvernements occidentaux n’ont pas brillé. Quoique prévenus, ils ont choisi, acculés, l’assignation à résidence de la population, ce qui parait une méthode radicale, voire barbare, parce que les autres mesures ne furent pas prises à temps. Comme en Chine. Mais même la Chine n’a pas cantonné « toute la population » : seulement le Hubeï. Taïwan, Hong Kong, Singapour, la Corée, le Japon, ont pris des mesures très différentes des gouvernements en Occident. Selon l’OMS[2], ils ont eu raison. En matière de fabrication de masques, de gel, de tests, de protocole, de stratégie sanitaire, ils ont tous été plus rapides et plus efficaces, que ce régimes autoritaires ou démocraties parlementaires. Une leçon.

    La troisième victime, c’est l’économie.

    Plus encore que le nombre de chômeurs (+ 25 millions prévoit l’OIT[3]), les faillites à venir, les dettes, ce sont les règles de l’économie qui sont mortes. La machine à fabriquer de l’argent tourne à plein régime : dix fois plus qu’en 2008. Les taux d’intérêt restent négatifs, l’inflation atone, les déficits publics explosent, le commerce international plonge. Personne ne sait ce que ces dérèglements peuvent provoquer. Une annulation de toutes les dettes ? L’apparition de nouvelles monnaies ? Le basculement définitif du monde vers l’Asie son centre productif? L’écroulement des Etats fragiles au bénéfice des Etats-Unis, prêteur du monde en dernier ressort ?

    la quatrième victime, c’est la diffusion du progrès et de la richesse

    Ce qui signifie que la quatrième victime, c’est la diffusion du progrès et de la richesse. La crise financière de 2008 avait provoqué une surmortalité[4]. Le nombre de décès dus au Coronavirus ne sera peut-être pas aussi élevé en Inde ou en Afrique que celui de morts dus aux morsures de serpents[5], mais la pauvreté y multipliera les morts. Contrairement à ce qui est dit, la santé a un prix, un coût : la qualité des soins souffrira d’une crise économique, dans tous les pays. Une hausse de 1% du chômage est associée à 0.37 mort par cancer supplémentaire pour 100.000 habitants.

    Il y a aussi de bonnes nouvelles.

    Partout la recherche se développe. Du point de vue européen, les Gouvernements ont réagi de façon finalement plus solidaire qu’on ne le craignait (sauf vis-à-vis de l’Italie). La Banque centrale européenne a fait adopter des mesures qui installent de ssolidarités entre les pays de la zone euro (ce qui peut sauver l’Italie). Il faut donc à chaque fois être au bord du précipice pour agir. Espérons que la crise, qui a mis en péril notre superbe, y compris dans le domaine médical – alors que les dépenses de santé en France sont parmi les plus élevés du monde : 12% du PIB – y compris dans nos administrations, qui n’ont pas été exemplaires dans la prévision et l’organisation[6]– permettra de réagir.

    Pour l’instant, dans la panique, on entend la peur, les mesures policières, la multiplication des mesures d’urgence, l’universalité des nationalismes. Soit. C’est normal. Tout le monde, conscient de la fragilité de la richesse des nations, de leur multidépendance, s’inquiète. Beaucoup souhaitent revenir en arrière. Cela s’appellerait la régression. Hier, on ne serait pas aperçu de l’existence d’un tel virus[7]. Ce n’est pas le moment de se tromper de voie. Affronter les prochaines crises suppose de meilleures capacités de d’anticipation, d’investissement, de réaction, d’adaptation. Dans un monde en mutation rapide, l’immobilisme est une peur mortelle. Preuve est faite que nos vieux Etats d’Occident ont besoin de plus de souplesse et d’imagination que de postures guerrières et de raidissement.

    Laurent Dominati

    Président de lesfrancais.press

    Ancien Ambassadeur de France

    Ancien député de Paris.

     

     

    [1] Pr Didier Raoult, de l’Institut Hospito-Universitaire de Marseille «  Il y a dans le monde 2,6 millions de morts d’infections respiratoires par an, vous imaginez que les 5 000, 10 000 ou même 100 000 vont changer les statistiques ? »

    [2] Organisation Mondiale de la Santé.

    [3] Organisation Internationale du Travail

    [4]Etude menée par le Dr Mahiben Maruthappu de l’Imperial Collège de Londres et publiée par The Lancet, 2016.

    [5] 7000 morts par an en Afrique subsaharienne selon l’institut de recherche pour le développement, 50.000 en Inde, selon les autorités indiennes. Curieusement, le nombre de doses d’antivenin est en régression. Voilà des morts qui n’attirent pas l’attention.

    [6] Si les tests n’ont pas été autant nombreux en France qu’ailleurs, c’est que les autorisations administratives n’ont pas été données. Les médecins ont réclamé ce droit, en vain. De même, les productions de masque ont été ralentie , ou orientées, vers la Chine, ou le Royaume-Uni. Curieux.

    [7] « La plus grande surmortalité de ces dernières années en France, c’était en 2017 : 10 000 morts supplémentaires en hiver, on ne sait pas même pas si c’était la grippe. » dit le Pr Raoult. Grippe asiatique en 1957 : entre 1 et 4 millions de morts, dont 15.000 en France. On ne s’en est aperçu qu’après. C’était mieux avant ?

  • Le déficit budgétaire français pourrait atteindre 7 % du PIB

    Le plan de relance a déjà commencé en France. Le déficit budgétaire pourrait atteindre 7 % du PIB en 2020.

    Le président Emmanuel Macron a annoncé que 5 milliards d’euros sur 10 ans seraient alloués à la recherche, lors d’une visite à l’Institut Pasteur le 10 mars.

    Avant le confinement, plusieurs universités et centres de recherche étaient déjà en grève en raison de la baisse des financements prévue par la réforme du secteur. Une réforme suspendue comme l’ensemble des autres projets en cours, qu’il s’agisse de l’assurance-chômage, des retraites, ou des aides au logement.

    La contraction de l’économie française pourrait atteindre -5 % cette année, selon les estimations de l’économiste Eric Chaney, interrogé par l’Institut Montaigne. Selon la banque américaine Morgan Stanley, l’économie européenne devrait reculer de 5 %, et l’économie française de 4,8 %.

    Eric Chaney évoque une contraction de 15 % de l’activité au second trimestre de l’année pour la France. Un recul qui pèsera sur les ressources de l’Etat, qui n’arrête pas par ailleurs d’annoncer des plans de soutien à divers secteurs.

    Au total, cela représenterait 45 milliards d’euros distribués à l’économie française, selon les dires du Premier ministre Edouard Philippe.

    Selon le groupe de réflexion, le déficit budgétaire pourrait atteindre 7 % du PIB cette année. La  dette française représente 100 % du PIB, ce qui rend toute dette supplémentaire délicate à gérer, même si l’extrême faiblesse des taux baisse considérablement le prix de la dette d’Etat.

    La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé un plan de rachat de dette massif, d’une valeur de 750 milliards d’euros. Ce rachat devrait encore alléger le niveau des taux d’intérêt et soutenir les banques, notamment les plus exposées à la dette italienne – qui montre des sérieux signes de faiblesse, comme la dette grecque en 2008.

  • Pierre Wizman, avec et sans masque.

    Pierre Wizman a fondé Polette, le premier opticien en ligne il y a 9 ans, avec 2000 euros en poche. Aujourd’hui, polette.com est un site au rayonnement mondial avec 400 employés en Chine, et plusieurs en Europe.
    polette.com se veut révolutionnaire dans son approche, et Pierre Wizman raconte volontiers ses erreurs et ses échecs, affirmant que c’est ainsi qu’il apprend, que c’est cela qui lui permet de grandir.

    Il dit avoir tout appris de l’Asie, qu’il a découverte à l’âge de dix sept ans.  Le goût des langues, celui d’entreprendre, de parcourir le monde.

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    Il a pris de plein fouet la crise sanitaire actuelle. Quand les usines chinoises ont pu rouvrir, il a commandé des masques en Europe et les a fait envoyer pour ses équipes basées en Chine.
    Quand la crise est arrivée en Europe, lui et ses équipes en Chine ont concentré leurs ressources pour collecter des masques et il a proposé d’en glisser dans les colis de ses clients. Cela a été mal perçu et vu comme une action commerciale. Il en a été affecté, car il n’y voyait qu’un geste de solidarité. D’autant plus que si l’on suit polette sur les réseaux on aura vu leurs multiples projets de solidarité notamment récemment à Paris avec les sans abris.
    Il s’est excusé d’un geste mal compris, et a organisé la fabrication de masques en Chine pour les hôpitaux en France.
    D’un expat, un entretien plein d’enseignements :

    Lesfrancais.press : Pierre Wizman, vous êtes le fondateur de polette.com, premier opticien de vente en ligne. Vous fabriquez en Chine, et vendez partout dans le monde. Comment avez-vous vécu cette crise ?

    C’est un cauchemar depuis plus de deux mois. Mais on fait face. On a du fermer en Chine, et on a pu rouvrir à moyen régime il y a un mois. Pour l’instant on perd entre 70% et 90% de notre chiffre d’affaires, mais on est solide et la vie reprendra.

    Lesfrancais.press : Vous avez proposé des masques à vos clients, vous en avez donné aux hôpitaux.  Est-ce que cette initiative a été bien perçue ?

    Quand on a rouvert en Chine, on a équipé nos employés de masques que l’on avait commandés en Europe. Quand la crise a commencé en Europe, il nous en restait et une collaboratrice a proposé par solidarité de les envoyer avec nos colis. Elle en a parlé à l’équipe marketing qui a adopté l’idée. Et d’une envie d’aider nous avons été Bad Buzzé. J’ai compris que notre démarche était considérée comme une démarche commerciale et que nous avions été maladroits dans la communication.

    Pour être honnête on n’en est pas là aujourd’hui. Nous avons des problèmes bien plus importants comme : comment gérer une entreprise quand tout s’arrête ? Comme assurer la santé de nos équipes, leur apporter du soutien durant cette période de doutes.
    On ne peut pas gérer une entreprise, des équipes, si on n’a pas une logique avant tout humaine. On avait des masques, on en donne.
    Mal communiqué également était le projet « solidarité hôpitaux ». Nous en avons proposé directement aux hôpitaux – au CHU de Toulouse par exemple, j’en envoie dix mille.
    J’ai des réseaux en Chine et un circuit de distribution efficace, je propose d’en fabriquer et d’en envoyer. En dons évidemment.

    Lesfrancais.press : Comment se passe votre production en Chine ? Quelles sont les conditions de travail ?

    La production a été complètement à l’arrêt pendant un mois mais nous avons doucement repris l’activité. Les Chinois ont très bien géré la crise. Très différemment de l’Europe. En Chine on ne sort pas sans masque. Personne ne travaille sans masque. Les aéroports sont contrôlés.

    Je suis venu de Hong Kong, j’ai été contrôlé en Asie pour la température sans arrêt. Systématiquement. En Europe la réalisation de la crise a pris du temps pour tous et se gère au compte goutte en fonction des pays. Par exemple : J’ai vu des Chinois qui sont allés eux-mêmes voir la police pour être contrôlés, ils ne comprenaient pas. Moi non plus.

    Lesfrancais.press : Vous êtes maintenant à Amsterdam, comment travaillez vous ?

    Il n’y a pas encore de confinement ici, comme en France ou en Belgique. Nos bureaux sont fermés et les gens travaillent de chez eux. Certains commercent sont ouverts mais on nous recommande de rester chez nous. Le gouvernement ici considère qu’une grande partie de la population aura de toute façon le virus et qu’elle sera progressivement immunisée.
    Je comprends la peur du futur, du virus, et le besoin de se protéger mais, de nature très positive et pro-active, je sais que nous en sortirons plus fort et solidaires. Je le vois avec la Chine aujourd’hui.

    Lesfrancais.press : Comment voyez-vous la sortie de crise ?

    En Chine et à Hong Kong, on y est, progressivement. Là je ne suis pas inquiet. J’espère que l’Europe saura apporter une vague de soutien à ses concitoyens d’un point de vue financier (ce qu’elle propose faire mais j’attends de voir où iront les fonds) mais également moral. Globalement je ne comprends pas bien les messages données qui sont très contradictoires il nous faut des discours positifs et trouver des solutions tous ensemble. On a tous un rôle à jouer.
    En ce qui concerne polette.com, je n’ai pas peur de l’avenir car nous avons des équipes très soudées et fières de faire partie de l’entreprise. Avec ça on peut déplacer des montagnes.

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  • Corée du sud, le modèle ouvert.

    Face à la pandémie, les pays ne réagissent pas tous de la manière. Pour l’instant, les pays d’Asie sont apparus plus organisés et performants que ceux d’Europe. Encore qu’en Europe, les différences sont grandes entre l’Allemagne et l’Italie, la France ou l’Espagne. En Asie aussi : la Corée du sud n’a pas réagi comme la Chine.

    Le pays qui apparait comme une référence, notamment au regard des recommandations de l’OMC, c’est la Corée. Pas la Chine. Dommage que la France n’ait pas suivi son exemple. L’épidémie apparait sous contrôle, alors que le pays n’a jamais cessé de fonctionner. Pourtant, elle a été le premier pays touché après la Chine. Elle a fait reposer toute sa stratégie sur la multiplication des tests et le traçage des personnes contaminées. La Corée n’a pas confiné sa population, ni même fermé ses magasins, elle n’a même pas fermé ses frontières.

    Le record mondial de tests par habitant

    Des mesures strictes mais précises ont été prises. Les contrôles sanitaires ont été renforcés aux frontières (sans qu’elles soient fermées). Les rassemblements de masse et les événements sportifs ont été annulés.  Ecoles et universités ont été fermées début mars mais les commerces, bars, restaurants, crèches, restent ouverts. Les transports en commun fonctionnent, avec des gels hydroalcooliques. Les usines tournent.

    Les hôpitaux -90% du système de santé est privé- n’ont pas été submergés et la Corée a pu répondre à l’afflux de malades. Les personnes revenant de l’étranger ont été confinés chez eux quinze jours.

    Dans la rue, tout le monde porte un masque. Personne ne comprendrait l’attitude française de dire que les masques ne servent qu’aux malades. Personne ne comprendrait l’incapacité à en fabriquer le retard à en commander. Le gel hydroalcoolique est diffusé partout, à portée de main, y compris dans les immeubles. Des kits de dépistage ont été fabriqués en un temps record. Les tests ont été homologués en une semaine par les autorités sanitaires. Le test est gratuit, quand il est prescrit par un médecin, mais à portée de tout Coréen. Il peut même se faire en voiture. La Corée a le record du monde de personnes testées par rapport à la population : La France est très en retard, dix fois moins. Ces tests ont permis d’identifier les personnes contaminées et de les confiner à domicile.

    Pas de confinement : de l’information et du traçage.

    Au dépistage s’ajoute le traçage. L’itinéraire des malades est suivi pour savoir les lieux et personnes qu’il a pu contaminer. Ensuite des alertes sont envoyées sur les smartphones des personnes de tel ou tel quartier pour signaler qu’un malade a fréquenté tel commerce ou tel restaurant. Les autorités coréennes ont accès en cas d’urgence aux informations personnels des Smartphones.

    Le gouvernement a abondamment communiqué, sans minimiser les chiffres ni affoler la population, ce qui a crédibilisé sa démarche. La Corée du sud n’a pas suivi le modèle autoritaire chinois : ni déni, ni censure, ni confinement. Elle montre ce qu’une démocratie transparente peut faire, avec une stratégie de santé publique réfléchie. On aurait aimé que ce soit la France. Avec des dépenses de santé représentant 12% du Pib (dont 9% pour le secteur public), la France aurait pu. Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question de stratégie et d’organisation.

  • Solidarité : Pas de période de carence pour la prise en charge médicale lors du retour en France jusqu’au 1 juin 2020

    Alors que des réformes avaient compliqué l’accès aux soins des Français de l’Etranger Jean-Baptiste Lemoyne vient d’ annoncer, dans le cadre d’un groupe Whatsapp de parlementaires pour le suivi du Covid-19, que l’amendement gouvernemental ci-dessous a été adopté par l’Assemblée nationale ce soir.

      Cet amendement au projet de loi sur les conséquences du Covid-19 permettra à nos compatriotes de retour en France d’ici le 1er juin 2020 et n’exerçant pas d’activité professionnelle de bénéficier de l’assurance maladie et maternité sans délai de carence.

    Concrètement, c’est un acte de solidarité nationale ! Ainsi tous les Français touchés par le Covid-19 ou une maladie qui, par la situation du système hospitalier de son pays de résidence, ne peuvent plus être soignés correctement, continueront sans discontinuer à recevoir les soins adaptés à leur diagnostique.

    A noter, il faut avoir rejoint la France avant le 30 mai. Cependant si la crise devait continuer, la date sera surement reportée.

    Après une première lecture à l’Assemblée Nationale, le texte arrive ce matin au Sénat. Joelle Gariaud-Maylam s’est engagée sur Facebook à le défendre avec le soutien de nombreux autres élus comme Olivier Cadic.

    Le texte devrait être publié très rapidement au Journal Officiel et ainsi rentrer en vigueur.

    On vous rappelle, aussi, que si votre situation ne l’exige pas, il vous est demandé de rester dans vos pays de résidence usuel.

  • Videos – Français de l’étranger, profitez des concerts en ligne des plus chanteurs français #EnsembleALaMaison.

    Des dizaines de stars comme Jean-Louis Aubert, Christine and the Queens ou encore Patrick Bruel ont livré des performances via les réseaux sociaux. Tous ont choisi de donner rendez-vous à leurs fans avec le hashtag #EnsembleALaMaison.

    Matthieu Chedid et Pierre Richard ont donné, ensemble, en direct sur le web, un concert acoustiques un peu d’exception.  Pourquoi ? En raison du confinement, tous les concerts sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Mais ça n’empêche pas ces deux artistes de jouer ensemble et de diffuser leur concert au plus grand nombre gratuitement.

    Une programmation pour tous les gouts !

    Des performances relayées et commentées par des dizaines de milliers de personnes. Comme la session de Jean-Louis Aubert, qui a été vu près d’un million de fois. Une façon pour les artistes d’encourager les Français à rester à la maison. L’Opéra de Paris a aussi mis en ligne gratuitement sur son site web des vidéos de ses spectacles. Le DJ Laurent Garnier a aussi apporté sa pierre à l’édifice en mettant en ligne un mix d’une durée de 7 heures.