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  • La France n’a que trois lits en soins intensifs pour 1 000 habitants pour mener la guerre contre le Covid-19

    Selon l’OCDE, la France ne disposait en 2018 que de 3,1 lits d’hôpitaux en soins intensifs pour 1 000 habitants, ce qui la classe à la 19e position du classement.

    Selon les statistiques de l’OCDE sur la santé, la France ne disposait en 2018 que de 3,1 lits d’hôpitaux en soins intensifs pour 1 000 habitants (dernières données disponibles). Ces statistiques mesurent les ressources disponibles pour apporter des services aux patients hospitalisés en termes de lits régulièrement entretenus et dotés de personnel et pouvant être immédiatement utilisés. Elles illustrent surtout les moyens assez modestes dont la France dispose pour mener « la guerre » contre le virus du COVID-19. C’est d’ailleurs pour cela que dans le Grand Est, l’un des principaux foyers de contamination dans l’Hexagone, un hôpital de campagne de santé des armées sera déployé en Alsace dans les prochains jours.

    Le coronavirus a causé la mort de 175 personnes en France depuis le début de l’épidémie dont 7 % étaient âgées de moins de 65 ans, a annoncé mardi le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DG SANTÉ). Il a également précisé que 2 579 malades étaient actuellement hospitalisés dont 699 en réanimation.

    Sur 35 pays, la France se classe seulement au 19e rang loin, très loin des trois premiers pays ayant le plus de lits en soins intensifs à offrir à leurs habitants, selon l’OCDE : Japon (7,8 lits pour 1 000 habitants), Corée du Sud (7,1) et Allemagne (6). Elle est même surclassée par beaucoup d’ex-pays de l’Est : Lituanie (5,5), République slovaque (4,9), Pologne (4,8), Hongrie (4,3), Slovénie (4,2), République tchèque (4,1), Estonie (3,5) et Lettonie (3,3). Mais la France est devant l’Italie (2,6), les États-Unis (2,4), l’Espagne (2,4) et le Royaume-Uni (2,1). Enfin, le Chili (2), le Canada (1,9) et le Mexique (1,4) ferment la marche.

  • L’école française à la maison ? Comment ca marche ? Conseils aux parents – Video et liens

    L’Éducation nationale met à disposition, pour les élèves inscrits dans les établissements français :  les ressources du Cned (Centre national d’enseignement à distance), dont la plateforme “Ma classe à la maison” comporte deux volets. Elle est déjà utilisée par environ 2000 élèves de lycées français en Asie (principalement en Chine) depuis plusieurs semaines. Et cela fonctionne.. mais le programme pédagogique peut en être impacté. 

    Le premier  volet propose, de la grande section à la Terminale, des exercices qui portent sur les programmes. Chaque jour, pendant un total cumulé de quelques heures fractionnées en plusieurs séances, l’élève peut réviser les notions déjà apprises. Un questionnaire permet d’adapter les exercices au niveau de chacun.

    Classe Virtuelle

    Le deuxième volet est une “classe virtuelle”, où le professeur peut faire cours à ses élèves par visioconférence. Les connexions sont possibles par ordinateur, tablette ou téléphone. Environ trois ou quatre heures d’activités sont proposées chaque jour aux élèves dans des matières différentes.

    Selon l’Éducation nationale, la plateforme “Ma classe à la maison” peut supporter désormais 15 millions de connexions simultanées.

    L’autre outil à disposition est baptisé ENT (Espaces numériques de travail), des intranets propres à chaque établissement, un système généralisé dans le second degré, mais peu répandu dans le premier. Élèves et enseignants peuvent y échanger cours, exercices et messages.

    Pour les élèves ne disposant pas d’ordinateur à domicile, leurs professeurs pourront par exemple leur imprimer des cours qu’ils viendront récupérer sur place au sein des établissements, explique-t-on au ministère, citant des expériences similaires menées ces derniers jours dans des écoles fermées en France et dans les pays touchés en amont.

    “Ce qui est important, c’est qu’aucun enfant ne reste au bord du chemin”, a insisté jeudi soir Jean-Michel Blanquer sur les plateaux de télévision.

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    Conseils aux parents

    Avant toute chose, prenez un moment pour organiser un conseil de famille exceptionnel. Un moment où chacun pourra exprimer ses craintes et ses doutes. Une discussion durant laquelle vous allez poser les bases de l’organisation des semaines à venir. .  Il est donc important de rappeler à l’enfant que lorsque papa ou maman travaille, on ne fait pas de bruit et on le sollicite le moins possible.

    Après n’oubliez pas que personne n’attend de vous que vous remplaciez le professeur. Dès le départ, il faut fixer un cadre, instaurer des rituels et organiser un coin dédié au temps scolaire. Afficher un emploi du temps sur le frigo familial peut s’avérer très utile. La journée doit être séquencée, celle de l’enfant, mais aussi la vôtre, afin que chacun puisse trouver un équilibre. Le matin, on ne traîne pas en pyjama jusqu’à 11h. On prend le petit-déjeuner et on s’habille comme d’habitude. L’idée n’est pas d’instaurer une dictature, mais de maintenir un rythme. Notamment avec les ados qui sont certes plus autonomes, mais auront aussi une tendance à se laisser aller.

    Il est évidemment illusoire d’imaginer que les enfants vont travailler de 8H30 à 16h. Il faut tenir compte de leurs capacités limitées de concentration. C’est pour cette raison qu’il faut fractionner le temps de travail sans rester plus de 30 minutes sur la même activité. Une formule intéressante peut consister à laisser ensuite l’enfant faire des activités autonomes, à l’image de celles qui sont de plus en plus utilisées à l’école. Outre les enseignements habituels (français, histoires, langues étrangères, maths etc.), prévoyez de consacrer du temps à des activités manuelles.

    Retrouvez les parcours pédagogiques pour tous les niveaux, conçus pour un apprentissage à la maison, que le  dispositif « Ma classe à la maison » propose gratuitement   :

     

     

  • Expatriés et touristes bloqués en dehors de l’UE

    La situation se complique pour les Français présents à l’étranger et qui désirent rentrer. Ils sont plus de 20 000 dans le monde en attente d’une solution.

    Alors que de plus en plus de pays prennent des mesures restrictives pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, des milliers de nos compatriotes se retrouvent bloqués avec la fermeture des frontières de l’Union Européenne.

    « Je n’ai pas les chiffres, il y en a partout », « On se retrouve dans une situation absurde où les autorités locales ne veulent plus de nos ressortissants mais n’ont pas les moyens de les faire sortir », a-t-elle ajouté. Anne Genetet, députée des Français de l’étranger.

    La France demande aux compagnies aériennes de maintenir des vols jusqu’à la fin du rappatriement

    Mardi soir, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a demandé aux compagnies aériennes de maintenir des vols et de « modérer » leurs prix afin de permettre le retour de ces Français.

    « S’agissant des Français actuellement en déplacement temporaire à l’étranger en dehors de l’Europe, nous vous recommandons de prendre les mesures nécessaires pour rentrer en France », a-t-il indiqué. « Nous vous recommandons de le faire avec sang-froid, patience et avec l’esprit de responsabilité qui s’impose en cette période. » Jean-Yves Le Drian 

    Ces derniers jours, cette situation a été mise en lumière à travers les quelque 10.000 Français retenus au Maghreb. Au Maroc, les autorités ont finalement autorisé des vols pour leur permettre de rentrer chez eux. Certains résidents marocains, comme Anne-Sophie, propriétaire d’un riad dans la médina de Marrakech :

    « les autorités marocaines nous ont assuré de leur bienveillance. Et à ce jour, à Marrakech, il y a peu de contaminés et les mesures sont prises et respectées par la population. Anne-Sophie, résidente française à Marrakech 

    Jean-Yves Le Drian a précisé être en « lien régulier » avec ses homologues étrangers pour « obtenir l’autorisation du maintien de liaisons aériennes et que pour ces liaisons puissent être assurées sur des vols commerciaux », alors que de plus en plus de pays prennent des mesures. Le Sénégal a ainsi annoncé lundi suspendre ses liaisons aériennes avec la France. De nombreux compatriotes mais aussi des belges sont bloqués sur place suite à un incident technique d’un avion lors du décollage. 

    Sur le continent sud-américain, les problèmes sont nombreux. L’étendu du continent, sa faible urbanisation et la relative modeste présence des français expatriés compliquent les opérations de rapatriement. Au Venezuela, des touristes n’ont pas pu rejoindre Caracas pour prendre un des derniers vols. L’ambassade n’a pu, du fait de leur éloignement, un de nos compatriotes, de tout juste 20 ans, du fait de son isolement géographique s’est vu répondre par les services consulaires au Venezuela, qu’il n’y avait pas de solution pour lui et qu’il devait s’organiser pour rester sur place. 

    Pour les expatriés, restez chez vous et éviter les déplacements internationaux pendant 30 jours

    Le ministre a par ailleurs recommandé aux Français résidant à l’étranger d’éviter « autant que possible les déplacements internationaux » dans les 30 jours à venir et de ne pas « chercher à revenir sur le territoire national à moins que des raisons impératives ne (les) y contraignent ».

    Les Français résidant hors d’Europe qui jugeraient néanmoins « nécessaire de rentrer en France, notamment au regard de leur condition sanitaire », sont invités à prendre contact avec les ambassades et consulats de France sur place. Une attention particulière sera accordée aux étudiants, a-t-il également précisé.

     

     

  • France : création de l’Etat d’urgence sanitaire – Santé, Libertés, Economie

    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Assemblée nationale et Sénat reprendront leurs travaux respectivement jeudi matin et jeudi après-midi afin d’examiner les textes destinés à faire face à l’épidémie de coronavirus, qui a provoqué le confinement général de la population française depuis mardi midi. Au Parlement, au moins 18 députés et 2 sénateurs ont été contaminés, sans évoquer les collaborateurs des deux chambres, selon le décompte de l’Agence France-Presse (AFP).

    Deux textes seront examinés, en « format restreint », a souligné le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand: un projet de loi de finance rectificative et un projet de loi ordinaire sur les mesures d’urgence liées à la crise sanitaire.

    Second tour des municipales au plus tard en juin

    Le gouvernement articule ce projet de loi extraordinaire autour de trois volets principaux: l’un relatif aux dispositions électorales, le deuxième sur l’état d’urgence sanitaire et le troisième sur les « mesures d’urgences économiques et d’adaptation à la lutte contre l’épidémie de Covid-19 ». Un texte qui entérine des mesures pour la plupart énoncées par Emmanuel Macron lundi soir lors de son adresse aux Français.

    Ainsi, pour ce qui est des dispositions électorales, le texte acte le fait que le second tour des élections municipales, initialement prévu ce dimanche 22 mars, « est reporté au plus tard au mois de juin 2020 ». La date du report sera fixée par décret en conseil des ministres. Evoquée lundi, la date du dimanche 21 juin n’apparaît nulle part.

    « Au plus tard le 10 mai 2020, est remis au Parlement un rapport du gouvernement fondé sur une analyse du comité scientifique placé auprès de lui se prononçant sur l’état de l’épidémie de Covid-19 et sur les risques sanitaires attachés, avant l’échéance fixé au premier alinéa, à la tenue du second tour et à la campagne le précédant », dispose le projet de loi.

    En clair, la tenue du second tour à la nouvelle période envisagée pourrait encore être remise en question en fonction des conclusions de ce rapport.

    Encadrement de « l’état d’urgence sanitaire »

    Concernant « l’état d’urgence sanitaire », le document dispose que ce dernier « peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, des départements d’outre-mer, des collectivités d’outre-mer », là aussi « par décret en conseil des ministres ». Cette mesure peut -être prorogée au-delà de douze jours uniquement par le biais d’une loi et peut être prise « en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population ».

    « En cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire, il est immédiatement réuni un comité de scientifiques. Son président est nommé par décret du président de la République. Il comprend deux personnalités qualifiées respectivement nommées par le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat et des personnalités qualifiées nommées par décret », fixe également le projet de loi.

    L’instauration de l’état d’urgence sanitaire autorise le Premier ministre à prendre par décret des mesures « limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire ».

    Le ministre de la Santé est également en première ligne dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, qui lui donne le pouvoir de « prescrire par arrêté motivé toutes les autres mesures générales et les mesures individuelles visant à lutter contre la catastrophe ».

  • Un« plan de sauvetage » européen pour octroyer des aides d’État

    La Commission  a mis au point une série de mesures temporaires pour approuver plus rapidement les aides d’État en réponse au coronavirus. La mesure avait aussi été mise en place lors de la crise financière de 2008.

    L’exécutif européen a envoyé une proposition de consultation aux États membres pour lancer un programme-cadre d’aide temporaire en vertu de l’article 107 du traité de Rome. Il stipule que cette mesure peut être adoptée afin de « remédier à une perturbation grave de l’économie de l’UE ».

    La mesure sera applicable dans les jours à venir et permettra aux gouvernements nationaux d’injecter des fonds publics sous certaines conditions dans les entreprises, en particulier les PME, et ce sans l’aval de Bruxelles.

    Dans un communiqué, Margrethe Vestager, la vice-présidente de la Commission chargée de la concurrence, indique que ce cadre « autorisera les États membres à user de toute la flexibilité prévue par la législation sur les aides d’État pour affronter cette situation sans précédent ».

    À ce titre, l’exécutif européen autorisera ex ante dans toute l’UE certaines opérations de soutien financier aux entreprises en difficulté.

    Au travers de ce programme-cadre, les gouvernements nationaux peuvent : verser des subventions directes (ou octroyer des avantages fiscaux) plafonnées à 500 000 € par société ; accorder des garanties de l’État financées par des prêts bancaires ; consentir des prêts publics et privés à taux réduit ; et transférer des liquidités aux banques pour qu’elles les injectent dans les PME.

    La Commission souligne que ces mesures temporaires « constituent une aide directe aux clients des banques, et non aux banques elles-mêmes ».

    En ce sens, le cadre temporaire fournit des conseils pour éviter « autant que possible » que les banques ne s’approprient certaines de ces nouvelles liquidités.

    Il indique aussi comment réduire au minimum toute aide résiduelle indue  aux banques, et comment s’assurer que les subventions sont bien transférées aux bénéficiaires finaux sous la forme de financements plus importants, de portefeuilles plus risqués, d’exigences ou primes de garantie moins élevées ou de taux d’intérêt plus bas.

    Margrethe Vestager fait remarquer que la réponse a été plus rapidement formulée cette fois-ci que lors de la crise économique de 2009, parce que l’exécutif européen a tiré parti de l’expérience acquise à l’époque.

    Les gouvernements ont accueilli favorablement ces mesures extraordinaires lors de la réunion de l’Eurogroupe de lundi.

    « Il est nécessaire de prendre des mesures urgentes et de faire pleinement usage de la flexibilité des règles en matière d’aides d’État afin d’atténuer l’effet de la crise sur les entreprises et les secteurs touchés, tout en assurant un cadre cohérent et des conditions de concurrence équitables dans le marché unique », indiquent des ministres des Finances européens dans une déclaration.

    Le cadre temporaire vient compléter les options déjà offertes aux États membres dans le cadre des règles sur les aides d’État  pour pallier les conséquences économiques de la pandémie.

    Celles-ci incluent notamment des subventions salariales et des suspensions de paiement des impôts pour toutes les entreprises (pour que les aides d’État soient non discriminatoires), ou encore une indemnisation pour les dommages causés aux sociétés par le coronavirus.

    À cet égard, l’exécutif européen précise que les compagnies aériennes peuvent bénéficier des aides d’État pour compenser les pertes dues au Covid-19, même si elles ont reçu des subventions au cours des dix dernières années, abandonnant ainsi de fait le principe de « non-récurrence ».

    La Commission travaille aussi à des modèles additionnels pour accélérer la mise en place de mesures de soutien public. Mardi, elle a présenté l’un de ces plans, qui explique comment indemniser les firmes touchées par la crise. Elle a également étendu ses canaux de communication aux autorités nationales en créant une boîte mail et une ligne téléphonique ouverte sept jours sur sept.

    « Et par-dessus tout, nous nous sommes assurés que nos décisions peuvent être prises très rapidement », ajoute Margrethe Vestager.

  • La Belgique en confinement dès ce mercredi 18 mars à midi

    Le Conseil national de Sécurité s’est réuni ce mardi lors d’une réunion qui aura duré plus de trois heures. Des nouvelles mesures de confinement ont été prises par ses membres. Après avoir rappelé l’emballement de la pandémie avec 10 morts, la Première Ministre Sophie Wilmes, entourée par les dirigeants des régions et des communautés, a annoncé des mesures fortes qui vont bouleverser comme en France la vie de tous les résidents en Belgique.

    Les rassemblements sont interdits jusqu’au 5 avril. A cette date, la situation sera réévaluée.

    Durant les trois prochaines semaines, la population est invitée à rester chez elle. Les Belges pourront toutefois continuer à sortir pour consulter le médecin, faire des courses, aller à la banque, à la pharmacie, faire le plein de leur véhicule ou encore assister des personnes plus faibles. Les coiffeurs pourront rester ouverts à la condition d’accueillir un client dans le salon à la fois.

    Les entreprises ne fermeront pas leurs portes mais les employés sont toujours invités à travailler depuis leur domicile. Dans le cas où le travail doit se faire dans les entreprises, elles doivent respecter les règles de distanciation sociale sous peine d’amende à la première constatation et elles seront fermées en cas de récidive.

    Le sport seul ou avec des personnes bien précises

    La police sera chargée de faire respecter ce confinement. Le sport, à savoir la marche, le jogging ou encore le vélo sont trois activités sportives autorisées à condition qu’elles soient réalisées en solo ou avec des personnes qui vivent sous le même toit.

    Nombre limité de clients à l’intérieur d’un magasin

    Le nombre de clients qui fréquentent un magasin en même temps sera limité à 1 personne par 10 mètres carrés de surface du magasin. La mesure a été annoncée ce mardi par la fédération des commerces et des services belges Comeos et sera effective également dès ce mercredi midi. Le syndicat de la grande distribution demande aux personnes de venir faire leurs courses seul.

    Pas de voyage hors de Belgique

    Pas de voyages pour les nationaux belges, cette mesure ne concerne pas les Français voulant rentrer en France. Pour le retour, une carte de résident belge sera indispensable. Nous tenions à vous rappeler que la Belgique bénéficie d’un très bon système hospitalier et que les hôpitaux français commencent à être saturés dans cette région.

    Pas de couvre-feu.

    La durée exceptionnelle de près de 4h de ce conseil de sécurité s’explique par la volonté de la NVA de voir imposer un couvre-feu, ce que la majorité des autres acteurs régionaux et fédéraux y étaient opposés.

    Pas de rapatriement

    Comme pour tous les français résidents dans l’espace Schengen, le gouvernement n’organisera pas de rapatriement. Les rapatriements en cours sont réservés à nos compatriotes bloqués en dehors de l’Union européenne.

  • Coronavirus : testée à Marseille, la chloroquine serait efficace.

    Selon plusieurs medias, dont les Echos, Libération et France 3, Le Professeur Didier Raoult de L’Institut Hospitalier Universitaire Méditerranée de Marseille aurait trouvé un traitement efficace contre le Coronavirus.

    Selon ce professeur, 75% des patients traités à la chloroquinine (connue en France sou le nom de Nivaquine) sont en voie de guérison après six jours, alors que les patients qui n’avaient pas reçu de Plaquenil, l’un des noms commerciaux de la Chloroquine, étaient toujours porteurs du virus. Le test a été effectué sur seulement 24 personnes volontaires, ce qui en restreint l’exemplarité. Mais il s’agit cependant d’une piste qui représente un réel espoir, selon le Professeur.

    Celui-ci ajoute :

    « On sait guérir la maladie », « Associé à la prise d’antibiotiques ciblés contre la pneumonie bactérienne (l’azythromycine), le traitement a totalement guéri les sujets dans la semaine, alors que 90% des malades qui n’ont pas pris le traitement sont toujours positifs » déclare-t-il.

    Une collaboration internationale en cours

    Les tests effectués sont mis en doute par d’autres responsables médicaux, car ils ne suivent pas les protocoles nécessaires à une évaluation scientifique. Nul doute qu’ils seront répétés et analysés à travers le monde, ce qui serait déjà le cas en Espagne et en Thaïlande.

    Lui-même n’a tenté ces solutions sur des volontaires, avec l’accord des autorités sanitaires, qu’après des informations de tests réalisés par trois équipes chinoises en février sur des animaux. Le docteur Zhong Nanshan, Président de l’Association nationale chinoise et directeur de l’Institut des maladies respiratoires de Guangzhou expliquait que le traitement réduisait de 14 à 4 jours le portage naturel du virus, ce que confirme le Professeur Raoult. Ce dernier doit continuer ses recherches avec le Professeur Guido Kroemer, immunologiste à l’université de Paris.

    D’autre part, plusieurs laboratoires, aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, travaillent sur la mise au point d’un vaccin. Un premier test a été fait sur un volontaire au Etats-Unis, par un laboratoire sous le contrôle du NIH (National Institute of Health). Adultes devraient être testés.

  • Coronavirus: report des élections consulaires !

    Coronavirus: report des élections consulaires !

    L’information vient de nous être confirmée par plusieurs élus de tous bords des Français de l’étranger: les élections consulaires prévues les 16 et 17 mai prochains sont reportées. La nouvelle date n’est pas encore fixée.

    Une date envisagée, selon nos informations, est le 21 juin, pour concorder avec les élections municipales en France. Pour autant, la situation évolue d’heures en heures et il n’est pas encore confirmé que cette date soit retenue.

    Le Sénat et l’Assemblée Nationale doivent se réunir cette semaine, en mode restreint, pour le Sénat en tout cas aux élus franciliens, afin de voter sur les reports, municipaux et probablement celui des élections consulaires.

    Le Premier Ministre à la manoeuvre

    Le Sénateur des Français de l’étranger Ronan Le Gleut a répondu aux questions des francais.press sur cette crise inédite

    Lundi 16 mars, le Premier Ministre Edouard Philippe a tenu, en ligne, une réunion avec les présidents du Sénat Gérard Larcher, de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand, des présidents des partis politiques représentés au Parlement, deux d’entre eux Christian Jacob et Marine Le Pen sont confinés chez eux, et des chefs de groupes dans les deux assemblées.

    Il s’est engagé, oralement, sur le report non seulement des municipales mais aussi des élections consulaires. Tout ceci semble ces dernières heures se confirmer et devrait être validé par les deux assemblées cette semaine.

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français hors de France et lui même actuellement à Berlin a répondu aux francais.press. Une constatation:

    « dans de nombreux pays comme l’Italie, il est de toute façon impossible d’imprimer les tracts électoraux. Le scrutin, de ce fait, ne peut pas raisonnablement être maintenu. »

    Au Luxembourg, le nombre de cas a doublé en 24 heures, à Hong-Kong, une quarantaine est imposée pour tous ceux qui entrent sur le territoire. Comment, raisonnablement, pourrait-être maintenu le scrutin?

    Un report prévu des élections consulaires

    Quant à passer à un vote 100% électronique, Ronan Le Gleut nous l’a rappelé: il s’agit d’une option mais ce n’est pas la seule. Beaucoup d’expatriés n’ont pas donné d’adresse email, certains sont agés et peu au fait de l’informatique, d’autres sont situés dans des zones où les connections sont difficiles.

    Report annoncé donc, largement soutenu par les élus que nous avons contactés. Le monde est en mode pause, les élections aussi.

     

  • Les pays de la zone euro mobilisent 120 milliards d’euros contre le coronavirus

    Les pays de la zone euro vont consacrer environ 1 % de leur PIB (120 milliards d’euros) à la lutte contre l’impact économique du coronavirus. Mais ils restent divisés sur la question d’un programme de relance budgétaire commun.

    L’impact du COVID-19 sur les hôpitaux, les entreprises et les marchés boursiers est considérable. La pandémie et les mesures prises pour la contenir devraient plonger l’économie européenne dans la récession cette année.

    Dans ce contexte, les ministres des Finances européens ont discuté, lors d’une conférence téléphonique qui s’est tenue lundi 16 mars, d’un paquet de mesures économiques destiné à soutenir leurs systèmes de santé et leurs entreprises en difficulté, en particulier les PME.

    L’Eurogroupe en format inclusif (comprenant les membres de la zone euro et les pays de l’UE qui n’en font pas partie) n’a cependant pas réussi à se mettre d’accord sur des mesures de relance budgétaire communes, comme le demandent certains États – tels que la France et l’Italie – pour faire face aux retombées du virus.

    « Nous avons convenu qu’une réponse politique immédiate, ambitieuse et coordonnée [était] nécessaire », ont déclaré les ministres des Finances dans un communiqué à l’issue de la téléconférence de cinq heures.

    Mais pour l’heure, l’essentiel de la parade provient toujours des gouvernements nationaux.
    Selon la Commission européenne, le soutien budgétaire total accordé à l’économie jusqu’à présent en Europe représente, en moyenne, 1 % du PIB. Si l’on ne tient compte que des pays de la zone euro, ce montant s’élève à 120 milliards d’euros environ.

    En outre, les gouvernements de la zone euro ont offert des facilités de trésorerie qui représentent au moins 10 % du PIB, y compris des systèmes de garantie publique et des paiements d’impôts différés.

    Les États membres savent que ces fonds seront insuffisants. « Ces chiffres pourraient devenir beaucoup plus importants à l’avenir », stipule la déclaration.

    Pour compléter les mesures nationales, la Commission européenne a promis de réaffecter les fonds structurels non dépensés, d’un montant de 37 milliards d’euros, au soutien des systèmes de santé, des PME, et des secteurs et des travailleurs les plus touchés. L’exécutif européen envisage également de débloquer 28 milliards d’euros supplémentaires, toujours issus des fonds structurels, à la couverture de ces dépenses.

    Avec le soutien de la Commission, la Banque européenne d’investissement (BEI) mobilisera 8 milliards d’euros pour accorder des prêts aux PME, garantis par le budget de l’UE. Elle prévoit de porter ce montant à 20 milliards d’euros.

    Les ministres ne sont cependant pas parvenus à s’entendre sur une proposition visant à augmenter le capital de la BEI afin de renforcer sa capacité d’action, ou à mettre en branle le mécanisme européen de stabilité (MES), qui dispose actuellement de 410 milliards d’euros. Recourir à la force de frappe du MES permettrait d’envoyer un signal clair aux investisseurs, soulignent certains analystes, après des jours de pertes record sur les marchés boursiers et de nouvelles turbulences sur le marché de la dette.

    « Nous ne renonçons à aucune des solutions possibles », a affirmé Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe. « Soyez assurés que nous défendrons l’euro avec tous les moyens à notre disposition », a-t-il déclaré aux journalistes lors d’une conférence de presse virtuelle organisée à l’issue de la téléconférence ministérielle.

    Le grand argentier allemand, Olaf Scholz, a cependant déclaré que le débat sur le recours au mécanisme de surveillance de l’euro était encore « prématuré » à ce stade.

    Faisant écho à la célèbre promesse de l’ancien président de la BCE, Mario Draghi, Mario Centeno a affirmé que « nous ferons tout ce qu’il faut, et davantage encore, pour rétablir la confiance et soutenir une reprise rapide ».

    « Quelle que soit la politique coordonnée et décisive qui s’avérera nécessaire, nous sommes prêts à la mettre en œuvre », a-t-il déclaré, ajoutant que l’action serait « rapide ».

    Mario Centeno a souligné que les mesures prises jusqu’à présent ne représentaient qu’une « première étape », et il a demandé à la Commission et au MES « d’examiner les moyens de relever les défis soulevés par le coronavirus, dans le cadre de leurs mandats ».

    L’Eurogroupe s’est également félicité de la souplesse prônée par la Commission dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance – les règles budgétaires de l’UE -, et pour la mise en œuvre des règles sur les aides d’État, afin de faciliter les dépenses nationales.

    Les ministres ont convenu d’organiser des réunions téléphoniques régulières, au moins une fois par semaine, afin de suivre l’évolution de la situation et décider des mesures à prendre.
    Mario Centeno avait suscité des attentes avant le début de la discussion en déclarant qu’« une réponse puissante [était] en marche ».

    Le commissaire européen à l’économie, l’Italien Paolo Gentiloni, favorable à une réponse européenne ambitieuse, a prévenu après la conférence téléphonique « qu’une coordination sans précédent sur les questions budgétaires [serait nécessaire] pour rétablir la confiance ».

    Nadia Calviño, la ministre espagnole de l’Économie, a également soutenu l’utilisation de tous les instruments européens disponibles pour faire face aux conséquences de la propagation du virus.

    « Nous devons faire, et nous allons faire tout ce qui est nécessaire, quand il le faut et comme il le faut », avait-t-elle déclaré avant la conférence téléphonique.

    Nadia Calviño n’a toutefois pas souhaité joindre sa voix à celles de ses collègues français et italiens pour demander une vaste relance budgétaire européenne à ce stade.

    « Nous continuons à travailler sans relâche et main dans la main pour préparer la reprise économique une fois que nous serons sortis de la crise », a écrit Bruno Le Maire, le ministre français des Finances, sur son compte Twitter après la téléconférence.