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  • Syriens et Israéliens se sont parlés!

    Syriens et Israéliens se sont parlés!

    Selon plusieurs journaux arabes (Asharq al Aswat, Arab Weekly) une rencontre aurait été organisée en décembre dernier entre les Syriens et les Israéliens sur la base aérienne russe de Hmeimim près de Lattaquié en Syrie. Le gouvernement syrien a été le seul à démentir la rencontre. Mais les informations données sont assez précises, puisqu’elles mentionnent l’identité des représentants : le Général commandant les troupes russes en Syrie, Alexander Chayko ; l’ancien chef d’Etat-major israélien Gadi Aizenkot ; le chef des renseignements syriens Ali Mamlouk et le Général Bassam Hassan.

    Le retour de la Syrie dans la Ligue arabe en question

    Les Syriens auraient demandé que soit facilité leur retour au sein de la Ligue arabe, la fin des sanctions occidentales ainsi qu’une aide financière pour payer les dettes syriennes vis-à-vis de l’Iran. Israël aurait demandé le départ des troupes iraniennes et du Hezbollah de Syrie, la formation d’un gouvernement d’union nationale avec des personnalités de l’opposition.

    Visiblement, les messages syriens s’adressaient aux Etats-Unis et à l’Arabie saoudite plutôt qu’à Israël. Mais il se trouve que c’est Israël qui bombarde chaque semaine les positions iraniennes en Syrie (des bombardements ont encore touché encore une quinzaine de cibles iraniennes cette semaine près de Hama.)

    La Russie prend la main avec le départ de Trump

    Les Russes sont à l’initiative de la rencontre. La stabilisation du régime ami d’Assad, le maintien de leur base de Tartous et un dialogue sur fond de cours du pétrole avec les Saoudiens leur deviendrait plus utile qu’un affrontement permanent en Syrie.

    Les Iraniens, quant à eux, subissent des pertes importantes. Leur objectif principal, la construction d’une bombe atomique, désormais à portée de main, (une question de mois) devient un risque autant qu’un atout. Il serait temps de trouver une porte de sortie honorable pour tous. Ils sont cependant les plus réticents à un accord, car l’objet principal de celui-ci est de leur faire quitter la Syrie. 

    Réelle ou supposée, le fait qu’un journal saoudien se fasse le relais d’une telle rencontre est déjà un message.

    D’autres rencontres seraient prévues. Certains avancent qu’il ne s’agirait pas de la première rencontre. On peut être sûr que celle-ci ne se serait pas déroulé pas sans l’accord des Américains, en attendant la mise en place de la nouvelle administration Biden.

  • The French Brexit song

    The French Brexit song

    Depuis Octobre, les anglais déçus par le Brexit ont leur hymne: The French Brexit song. En fin d’article, vous retrouverez le clip et les paroles.

    Les opposants au Brexit installés en France sont les premiers à avoir relayer cette chanson, désormais vu par plus de 1 millions de personnes. Mais elle fait, aussi, beaucoup rire aussi de l’autre côté de la Manche.

    Une américaine à l’origine de la chanson

    Un air d’accordéon, un je-ne-sais-quoi de canaille dans le ton, la chanteuse américaine Amanda Palmer détourne les clichés français dans son nouveau titre French Brexit Song. Mais c’est pour mieux titiller les Anglais pro-Brexit. « Beaucoup de mots anglais ont été empruntés au français, j’ai imaginé ce qu’il se passerait si les Français appelaient après le Brexit en disant : Sacrebleu ! Nous voulons récupérer nos mots ! »

    Cela donne des paroles mélangeant habilement l’anglais à ces mots si frenchy : « No you can’t have joie de vivre without le français/ You’ll lose yourself without our cul-de-sac… » Chauffeur, toupet, déjà-vu, lingerie, « à la mode », rendez-vous, et l’incontournable normand « camembert », autant de mots et expressions que nos amis devraient désormais nous « restituer » ne faisant plus partie de la grande famille de l’Union européenne..

    Le clip

    Les paroles

    Oh England, you broke our heart 
    When you first voted to depart 
    But before you off and pack, one thing 
    We want our language back 

    Oh England, you went your way 
    But for this exit you will pay 
    Without French letters you’ll be lost 
    It’s time for you to count la cost 

    No you can’t have joie de vivre without le français 
    You’ll lose yourself without our cul-de-sac 
    There is no fizz without champagne 
    Though you can gladly keep your rain 
    We’re taking all our French words back 

    No, you cannot drive a car without a chauffeur 
    There’s no déjà-vu without déjà vu 
    What’s sex without its lingerie? 
    Piers Morgan without his toupée 
    We really feel miserable for you 

    Oh England, you’re such a fool 
    Did they teach you nothing at school 
    With politics you’ve been risqué 
    For Brexit is just an entrée 

    Yes England, this is the start 
    Of picking allies à la carte 
    Soon the whole world will turn on you 
    It isn’t nice, but it is true 

    Cause you cannot rendez-vous without le francais 
    So many things that you will sorely miss 
    Like etiquette and ambulance 
    Without us you don’t stand a chance 
    You’ll die without our life saving French kiss 

    Key change! 

    No you can’t have marriage without fiancé 
    Without us your soufflé will never rise 
    Don’t bother to RSVP 
    We’ve buggered off for après ski 
    You didn’t get an invite, quelle surprise 

    Your cheeseboard will be blue without 
    Roquefort and camembert 
    When you can’t find the menu 
    You won’t, because it isn’t there 
    When you smell of faint regret 
    Instead of fine eau de cologne 
    You only have yourselves to blame 
    For dining all alone 

    No you can’t eat à la mode without le francais 
    You’ll have to scoff it all off one big plate 
    Alas there will be no encore 
    Now that you’ve bolted your back door 
    For a referendum you will have to wait 

    And if you want our bel esprit 
    I’m sorry darling, c’est la vie 
    You should have voted stay, it is too late 
    Yes, you should have voted stay it is too late

  • Rallye Monte-Carlo : quelle place pour le sport automobile dans le « monde d’après » ?

    Rallye Monte-Carlo : quelle place pour le sport automobile dans le « monde d’après » ?

    Le sport automobile amorce la saison 2021 en France avec la première manche du championnat du monde des rallyes, le Rallye Monte-Carlo. Lourdement contesté par des associations de protection de la nature et de l’environnement, l’évènement interroge sur les raisons d’être d’un sport, par nature, polluant.

    Les détracteurs à l’égard du sport automobile n’ont pas mâché leurs mots. « Le Rallye Monte-Carlo est une manifestation anachronique à laquelle il est temps de mettre un terme », ont fustigé plusieurs associations du sud-est de la France dans un communiqué commun publié le 12 janvier. Elles estiment le coût environnemental de l’évènement « démesuré et insupportable ». Dans un deuxième communiqué publié hier (21 janvier), ils martèlent une nouvelle fois le « non-sens écologique » du Rallye Monte-Carlo.

    Lancement de la saison automobile

    Ce rallye, inaugurant traditionnellement le World Rallye Championship (WRC) chaque année au mois de janvier, est organisé par le Club Automobile de Monaco, mais se déroule en grande partie en France, autour de Gap (Hautes-Alpes). 110 ans après sa création, cet évènement, considéré comme « mythique » par ses supporteurs, interpelle ses détracteurs. « Les conditions dans lesquelles ce rallye a été crée au XXe siècle ne sont plus les mêmes aujourd’hui », estime Hervé Gasdon, président de la Société alpine de protection de la nature – France Nature Environnement Hautes Alpes (SAPN-FNE 05) en entretien avec Euractiv France« En vue du changement climatique, la tenue de cet évènement envoie une image complètement déplacée. »

    Plus généralement, c’est l’ensemble du sport automobile qui suscite des interrogations. L’impact négatif sur l’environnement des courses automobiles, que ce soit en Formule 1 ou en rallye, suscite de vives critiques depuis de nombreuses années. À commencer par la consommation d’essence très élevée des voitures de course, estimée à 45 litres pour 100 kilomètres en F1. En rallye, elle serait même de plus de 50 litres pour 100 kilomètres, selon la SAPN-FNE 05. Pour comparaison, en France, les voitures des particuliers consommaient en moyenne 6,3 litres pour 100 kilomètres en 2018.

    Le sport automobile sur le chemin du verdissement ?

    Consciente de la mauvaise image qu’il envoie, le sport automobile s’est pour autant lancé dans le défi de devenir plus vert il y a quelques années. La F1 a annoncé en 2019 son ambition de devenir neutre en CO2 d’ici à 2030. Et la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) a inauguré en 2013 son programme de développement durable. Il permet d’accréditer les organisateurs d’évènements qui s’engagent à prendre des mesures pour réduire leur impact sur l’environnement. Comme le souligne Richard Micoud, responsable de communication du Club automobile de Monaco, interrogé par Euractiv, le Rallye Monte-Carlo s’est vu attester son engagement écologique par la FIA en mars dernier avec une certification trois étoiles, le plus haut niveau existant.

    Le sport automobile, en quête de voitures toujours plus performantes, amène également les constructeurs à innover, y compris dans le secteur des technologies durables, comme l’explique un article dans Racecar Engineering, magazine spécialisé dans l’ingénierie de voitures de course. Les avancées en la matière servent ensuite souvent à améliorer les technologies utilisées dans les véhicules particuliers de tout le monde.

    Enfin, le secteur est en train de vivre une autre révolution : l’orientation vers les carburants moins polluants et l’électrique. Ainsi, les constructeurs principaux de voitures de rallye au niveau WRC seront obligés dès 2022 d’introduire des moteurs hybrides. Côté circuit, la Formule E, misant exclusivement sur des voitures de course électriques, a été lancé en 2014. Et les organisateurs du Rallye Monte-Carlo proposent, depuis 1995 déjà, une alternative plus écologique à l’évènement traditionnel – la E-Rallye Monte-Carlo (« Rallye Monte-Carlo des Véhicules Électriques » à l’origine) qui doit se tenir au mois de mai cette année.

    Transport, spectateurs – un impact carbone non négligeable

    Cela étant, il ne faut pas oublier que la consommation de carburant des véhicules de course, bien qu’impressionnante, n’est responsable que d’une part infime de l’impact que ces évènements sportifs ont sur l’environnement. Selon la chaîne américaine Entertainment and Sports Programming Network (ESPN), seulement 0,7 % de l’impact carbone de la F1 en 2018 a été généré par les voitures de course – contre 45 % pour le transport de matériel aux quatre coins de la planète.

    En ce qui concerne les rallyes, un rapport suisse publié en 2013 a par ailleurs démontré la part importante d’émissions de CO2 produite par les spectateurs qui se déplacent en voiture pour y assister. Cette composante au moins ne devrait pas jouer de rôle lors du Rallye Monte-Carlo 2021 : pandémie oblige, l’évènement va se dérouler dans le cadre d’un régime sanitaire stricte et sans public.

    Ce n’est toutefois pas suffisant pour les critiques. Ceux-ci s’inquiètent également de la mobilisation des forces de sécurité nécessaires pour le bon déroulement de l’évènement alors même que, dans le contexte sanitaire actuel, ceux-ci « pourraient être utiles sur d’autres fronts ». Que ce soit donc d’un point de vue environnemental ou sanitaire : pour les écologistes, un évènement comme le Rallye Monte-Carlo n’a pas sa place dans le « monde d’après la crise ».

  • Confinement, couvre-feu, restrictions de circulation en Europe

    Confinement, couvre-feu, restrictions de circulation en Europe

    Fermeture des écoles au Portugal, Reconfinement au Royaume-Uni, prolongement des restrictions en Allemagne, couvre-feu national en Belgique comme en France… Lesfrancais.press font le point sur les mesures mises en place en Europe pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

    Le tabou est tombé : des tests à l’entrée dans un pays européen c’est que défend Jean-Baptiste Lemoyne, de passage à Madrid où il venait assister au conseil exécutif de l’organisation mondiale du tourisme. Pour lui, c’est une meilleure option que l’obligation de présenter un passeport vaccinal.

    « L’idée que des tests PCR pourraient être exigés aux voyageurs, même au sein de l’espace Schengen, fait son chemin »

    Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat au Tourisme et aux Français hors de France

    Le sujet était sur la table lors du Conseil européen de ce jeudi, mais de fait, la France était l’un des derniers pays à ne pas avoir encore imposé de test à l’entrée pour les voyageurs en provenance de l’Union européenne , alors que l’Allemagne, la Belgique, les Pays Bas, l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou le Portugal l’ont déjà fait, en réclamant des PCR aux entrants sur leurs territoires. C’est désormais, systématique, entre chaque pays européen. La déclaration a été faite, ce 21 janvier en fin de soirée, à l’issue du Conseil des chefs d’Etat.

    France, confinée ou pas ?

    L’année 2021 ressemblera donc, à 2020, avec des mesures et restrictions liées à la hausse de cas de coronavirus. En France, le couvre-feu a été élargi à 18h à l’ensemble du territoire national depuis le 16 janvier, les stations de ski n’ont pas reçu l’autorisation d’ouvrir, et l’accès au territoire est soumis à de nombreuses restrictions. Certains annoncent un troisième confinement pour la semaine prochaine..

    L’accès au territoire, pour tous les voyageurs, provenant d’un pays hors de l’Union européenne, doivent présenter, avant l’embarquement, un test PCR négatif. Bientôt, surement aussi, il sera indispensable de le présenter lors du passage d’une frontière intra-européenne.

    Carton rouge pour l’Union européenne

    Gérée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), une carte unique de zones rouges, vertes, oranges et grises en fonction du taux de contamination permet aux voyageurs de mieux s’y retrouver (disponible ICI et mise à jour le 21 janvier 2021). Au total, une vingtaine de pays de l’UE, dont la France, l’Espagne, la Belgique, le Portugal, les Pays-Bas ou encore l’Italie apparaissent en rouge en raison de leur situation sanitaire. Aucun pays n’apparait en vert à la mi-janvier et le Royaume-Uni apparait en blanc après sa sortie de l’UE.

    Restrictions sévères en Allemagne

    Confrontée à une deuxième vague de coronavirus nettement plus meurtrière que la première, l’Allemagne a pris la décision de durcir et de prolonger les restrictions. Angela Merkel a annoncé début janvier que les crèches, les écoles et les commerces non essentiels resteraient fermés au moins jusqu’au 31 janvier. Deux nouvelles mesures ont également été mises en place : la limitation des déplacements à un rayon de 15 kilomètres autour du domicile dans les  » arrondissements  » où le taux d’incidence est supérieur à 200 cas pour 100 000 habitants et l’interdiction de recevoir chez soi plus d’une personne extérieure à son propre foyer. Jusque-là, le seuil était fixé à cinq personnes appartenant à deux foyers différents.

    Angela Merkel estime que la mesure pourrait encore durer pendant de longues semaines pour faire face à l’épidémie de coronavirus. La chancelière a ainsi déclaré le 12 janvier que le pays pourrait rester confiné jusqu’en avril. « Si nous n’arrivons pas à stopper le variant britannique, alors le nombre de cas sera 10 fois supérieur à Pâques. Nous avons besoin de 8 à 10 semaines de mesures strictes », a-t-elle expliqué à des élus de son parti selon le quotidien Bild.

    Danemark : riposte contre le variant

    Face à la forte circulation du variant britannique, le gouvernement a pris des mesures plus restrictives. Le pays scandinave a prolongé jusqu’au 7 février la fermeture des établissements scolaires et des commerces. À l’aéroport de la capitale, la prudence des autorités est palpable. Pour passer les douanes, il faut montrer un test PCR négatif de moins de 24 heures.

    À la prévention, s’ajoute une autre arme centrale contre le Covid-19 : la vaccination offensive. Dès l’arrivée des premières cargaisons du vaccin Pfizer/BioNTech, les autorités nationales ont décidé de les distribuer sans attendre. « La position claire du gouvernement est que le moment où les vaccins touchent le sol danois est celui où ils doivent être utilisés », a affirmé la Première ministre sociale-démocrate, Mette Frederiksen. 

    Reconfinement généralisé au Portugal

    Le Portugal sera soumis à partir du vendredi 15 janvier à un deuxième confinement  » généralisé  » pour freiner l’épidémie de Covid-19, qui a atteint de nouveaux records dans le pays, a annoncé mercredi le Premier ministre Antonio Costa. Les nouvelles restrictions sanitaires, qui resteront en vigueur pendant au moins un mois, correspondent à celles qui avaient été décidées en mars et avril. Ce jeudi 21 janvier, les autorités ont annoncé la fermeture des écoles. Mehdi Benlahcen, élu consulaire et professeur des collèges, indique que les écoles seront donc en vacances forcées pendant au moins 15 jours.

    Le Portugal, déjà soumis à un deuxième confinement généralisé depuis ce vendredi 15 janvier 2021, vient d’annoncer la fermeture de ses écoles. 

    En Espagne, Etat d’alerte sanitaire et test PCR obligatoire aux frontières

    Le gouvernement espagnol a décrété, pour l’ensemble du territoire national à l’exception des Canaries, un nouvel état d’alerte sanitaire jusqu’au 9 mai 2021. Dans ce contexte, il est fortement déconseillé de se rendre en Espagne depuis la France pour des activités de loisirs. Des contrôles aléatoires à la frontière franco-espagnole sont mis en place côté français, afin de réduire la mobilité vers les stations de ski espagnoles. Des contrôles sont également effectués en Espagne.

    Aucune mise en quarantaine à l’entrée sur le territoire espagnol n’est en vigueur.L’Espagne oblige toutefois les voyageurs provenant de 65 « pays à risque », dont la France, à présenter un test PCR négatif de moins de 72 heures à leur arrivée sur le territoire espagnol. Cette mesure s’applique « dans les points d’entrée » dans le pays, c’est-à-dire les aéroports et les ports, les frontières terrestres n’étant actuellement pas soumises à des contrôles comme lors de la première vague de la pandémie. Les enfants âgés de moins de six ans et les voyageurs en transit ne sont pas concernés par cette mesure.

    En Italie, le couvre-feu, tout l’hiver

    En Italie, le couvre-feu de 22 heures à 5 heures est prolongé jusqu’au 15 février. Durant cette période, les stations de ski, salles de sport et piscines resteront fermées. Les cafés et restaurants baisseront leurs rideaux à 18 heures. Les déplacements entre régions sont interdits sauf pour motifs impérieux. Seule une visite par jour au domicile d’une famille ou d’amis sera autorisée. Enfin, les provinces ou régions particulièrement touchées par le virus pourront être reconfinées.

    La Belgique veut s’isoler !

    La Belgique a durci le ton face à la recrudescence de la pandémie. Depuis le 30 décembre dernier , tous les séjours en zone rouge sont considérés comme des « contacts à haut risque ». Le vendredi 22 janvier, le gouvernement fédéral devrait annoncer la fermeture des frontières. Cette décision aurait des conséquences radicales pour les nombreux Français résidents à la frontière. Actuellement, Les passagers arrivants dans les aéroports belges sont, déjà, soumis à une quarantaine de sept jours, avec tests obligatoires de dépistage de la Covid-19 le premier et le septième jour. Des exceptions sont prévues pour les travailleurs essentiels, les étudiants devant passer des examens ainsi que pour les résidants partis à l’étranger pour des raisons professionnelles.

    Situation « hors de contrôle » à Londres

    Le Royaume-Uni, qui déplore plus de 75 000 morts, est l’un des pays d’Europe les plus endeuillés par la pandémie. Le variant qui sévit sur son sol a aggravé la tendance, avec plus de 50 000 nouvelles contaminations par jour. Le Royaume-Uni est entré dans la phase 3 du confinement avec un durcissement des restrictions pour faire face à la diffusion rapide d’une nouvelle souche du coronavirus, baptisée B117, l’obligeant à fermer les bars et restaurants, les commerces non-essentiels et les écoles. Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé le reconfinement total de l’Angleterre jusqu’à la mi-février. 

    Le maire de Londres, Sadiq Khan, a déclaré le 8 janvier un état d’ »incident majeur », impliquant une réponse coordonnée des services publics, dans la capitale britannique où le nouveau coronavirus est « hors de contrôle » et où les hôpitaux risquent d’être « submergés ». Il a indiqué qu’un « Londonien sur 30″ avait le coronavirus. Nous manquerons de lits dans les deux prochaines semaines si la propagation du virus ne ralentit pas drastiquement », a-t-il ajouté, notant que 7034 personnes étaient hospitalisées avec le Covid-19 dans la capitale, soit 35% de plus que durant le pic de la première vague en avril.

    Parallèlement, la campagne d’immunisation bat son plein avec l’introduction du vaccin du laboratoire britannique AstraZeneca et de l’université d’Oxford, qui a commencé à être injecté dans le pays. Les frontières avec le Royaume-Uni sont fermées depuis le 20 décembre 2020, une mesure  » prolongée jusqu’à nouvel ordre « . Seules quelques catégories de personnes sont autorisées à entrer en France.

    La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a annoncé lundi 4 janvier que la nation britannique allait de nouveau entrer dans un confinement « similaire à celui de mars » 2020, pour contrôler l’envolée des contaminations. »A partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison « , a annoncé la dirigeante lors d’une conférence de presse, invoquant un « coup dur » dû au « variant du virus qui se propage rapidement ».

    Les Pays-Bas imposent une quarantaine

    Aux Pays-Bas, les écoles sont fermées depuis le 16 décembre et ne devraient pas rouvrir avant le 18 janvier. Un confinement de cinq semaines a en effet été instauré par les autorités le 14 décembre dernier. Le gouvernement néerlandais déconseille fortement de se rendre dans des régions à l’étranger particulièrement touchées par la Covid-19 (régions classées  » orange  » ou  » rouge  » dans la typologie observée par les autorités néerlandaises) et demande la mise en quarantaine à domicile pendant dix jours aux voyageurs provenant de France à leur arrivée aux Pays-Bas. Les passagers se rendant aux Pays-Bas par voie aérienne doivent remplir un formulaire de déclaration de santé avant l’embarquement.

    Dans le cas où un voyageur présente l’un des symptômes énumérés dans le formulaire de déclaration de santé, il ne sera pas accepté sur le vol. Ceci est également applicable pour les passagers en transit.

    Pologne et Hongrie, partiellement confinées

    D’autres pays ont choisi aussi la solution du confinement, en ouvrant partiellement les écoles. La Hongrie a en effet gardé les écoles maternelles et primaires ouvertes, mais pas les collèges, lycées et universités, qui font cours à distance. 

    La Pologne quant à elle, avait instauré un confinement partiel avant les fêtes, privant sa population de fête du Nouvel An. Ces restrictions doivent durer jusqu’au 15 février.

    L’accès à ses deux pays est conditionné à un test PCR négatif.

  • 100 000 expatriés sont rentrés en France en 2020 !

    100 000 expatriés sont rentrés en France en 2020 !

    Chaque année, le nombre de Français de l’étranger est fixé par décret. Le dernier décret paru est le décret n° 2021-43 du 19 janvier 2021 authentifiant la population des Français hors de France inscrite au code électoral au 1er janvier 2021.

    La Covid-19 frappe les Français de l’étranger

    Le nombre de Français de l’étranger est de 1 685 638 au 1er janvier 2021. Ce nombre s’est réduit d’environ 110 000 personnes par rapport à l’an dernier (1 705 875).

    Les aides au maintien dans le pays de résidence mises en place par le gouvernement n’auront pas suffit. Les expatriés sont nombreux à faire face aux conséquences de la Covid-19 et se retrouvent, parfois, totalement démunis. Dans ces situations, une seule solution le retour en France. Surtout qu’au « pays », les autorités ont facilité la réinsertion des expatriés.

    En effet, les Français expatriés rentrés en France entre le 1er octobre 2020 et le 1er avril 2021 et n’exerçant pas d’activité professionnelle peuvent être affiliés à l’assurance maladie et de maternité sans délai de carence. Les personnes concernées peuvent ainsi bénéficier d’une prise en charge de leurs soins dès leur arrivée sur le sol français. Les accès aux aides à la réinsertion mais aussi au RSA, aux APL, etc ont été aussi simplifiés.

    C’est ainsi que 7% des Français d’Amérique du Sud et 6% de ceux résidant au Maghreb et en Afrique de l’Ouest ont pris le chemin du retour.

    L’Asie résiste

    Seulement 4% des Français installés dans la 11ème circonscription, l’Asie et l’Océanie, ont quitté leurs pays de résidence. Au coeur de la pandémie et des accusations en 2020, cette région du monde, au prix d’un isolement, a rapidement repris le contrôle sur la Covid-19 et relancer son économie.

    Si l’éloignement et la privation de contacts avec sa famille sont, souvent, mal vécus, les expatriés de ces pays, ont largement fait le choix de rester.

    L’ »Est » a moins la cote !

    Tandis que 10 000 Français ont quitté l’Europe centrale et de l’Est. Après une décennie, où ces pays, fraîchement, intégrés à l’Union européenne, bénéficiaient d’une image d’Eldorado, la pandémie a mis fin aux rêves. Faiblesse des aides pour les chômeurs Covid-19, comme pour les entreprises, replis identitaires, état de droit remis en cause, sanctions européennes, les raisons ne manquent pour expliquer la désillusion. Seule exception, l’Allemagne où les chiffres restent stables.

    Les frontaliers ont choisi les Municipales

    En Europe de l’ouest, les chiffres sont aussi importants. En particulier, dans les circonscriptions frontalières comme au Benelux d’où 16 000 Français sont partis. C’est surtout en Belgique que les départs furent comptabilisés. Pourquoi ? Les frontaliers ont choisi en masse de s’inscrire sur les listes électorales de leurs communes d’origine.

    Deux raisons à cette migration électorale :

    • La modification du code électoral, rentrée en application en 2019, ne permet plus d’être inscrit sur le registre consulaire et de conserver son droit de vote dans une commune à laquelle l’électeur était lié (commune de naissance, commune de dernière résidence en France).
    • La candidature de Gérald Darmanin a la mairie de Tourcoing alors Ministre du Budget, en charge de la réforme fiscale des Français hors de France.

    Les groupes de contribuables présents sur les réseaux sociaux avaient appelé à s’inscrire sur les listes pour voter aux élections municipales de 2020. En cette année électorale pour les Français de l’étranger, combien feront le chemin inverse ? Réponse le 23 avril 2021, date limite pour s’inscrire sur la liste électorale via le registre consulaire.

  • Défiances et dépressions

    Défiances et dépressions

    La pandémie donne lieu à une surenchère verbale qui avait disparu des débats publics depuis une trentaine d’années avec la fin de la menace soviétique. Les réseaux sociaux se caractérisent par une surenchère dans les insultes. Sous couvert ou non d’anonymat, la diffamation, les propos orduriers, les menaces de mort sont devenues légion. La défiance s’étend ainsi de jour en jour et mine la société. Toute décision publique est considérée suspecte voire inepte. Les termes de faillite, de sous-développement, de tiers-mondisation sont avancés pour qualifier la gestion de tel ou tel pays.

    Critiques  

    En France, la justice en vient à enquêter sur l’action de plusieurs ministres au sujet de la gestion de la crise avant même qu’elle ne soit terminée, en recourant à des perquisitions à leur domicile comme pour de vulgaires criminels. La campagne de vaccination est à peine engagée qu’elle est déjà critiquée. En quelques jours, le débat est passé des dangers supposés des vaccins au retard pris pour les injecter. N’est-il pas un peu stérile de juger une campagne de vaccination sur ses premiers jours quand elle est amenée à s’étaler sur une année ? Par ailleurs, L’accumulation des critiques factuelles est démotivante pour les personnels en charge de la gestion de la crise. 

    Les Français demandent de l’empathie mais ne la pratique qu’avec parcimonie. Les lamentations à l’infini et l’expression sans limite des rancœurs ne favorisent pas le retour de la confiance qui est pourtant la clef de voûte de la croissance.

    Les pays unis s’en sortent mieux que les pays divisés 

    Face aux épreuves, les pays unis s’en sortent toujours mieux que les pays divisés que ce soit sur le plan sanitaire ou économique comme le prouvent l’Allemagne ou Israël. 

    Une nation est une communauté de destin, expression du sentiment partagé d’appartenance. Elle exige la recherche permanente du consensus autour d’un pouvoir accepté et légitime. De la Fronde sous Louis XIV aux « gilets jaunes » en passant par la Commune ou 1940, les Français ont toujours eu un rapport complexe au pouvoir. 

    Dotée d’importantes façades maritimes et de sols à la richesse agricole reconnue, la France se trouve idéalement placée en Europe, au cœur des grandes routes commerciales. Bénéficiant d’un patrimoine hors du commun, à l’origine de nombreuses inventions qui ont marqué les grandes heures de l’industrialisation, elle connaît régulièrement des phases de dépression avancée, l’amenant au bord du précipice. L’esprit de la division l’emporte trop souvent sur celui de la tempérance.

    Des phases de dépression 

    En France, la responsabilité individuelle est niée pour être transférée sur l’exécutif, entraînant une instabilité chronique. Depuis le début de la IVe République, elle a compté 66 gouvernements, contre 24 en Allemagne. Dans notre pays, les pouvoirs publics interviennent en premier et dernier ressort quand, dans d’autres Etats, ils assurent avant tout le filet de sécurité ultime. 

    En France, l’État concentre toutes les demandes tout en payant un prix élevé pour cette surexposition permanente. Inscrit dans la constitution, le principe de subsidiarité reste, un principe théorique. 

    Le niveau sans équivalent à l’échelle mondiale des prestations sociales, plus du tiers du PIB, semble générer plus de frustrations que de bonheur. Depuis la crise de la Covid-19, l’État, c’est-à-dire la communauté des citoyens, a garanti à plus de 95 % les revenus ; or, nul ou presque n’en porte crédit au gouvernement. Après 1945, la reconstruction et les « trente glorieuses » ont été une œuvre collective autour d’une mobilisation effective de tous les acteurs. 

  • Biden président !

    Biden président !

    Le mandat présidentiel de Donald Trump a pris fin comme prévu par le 20e amendement de la constitution américaine, le 20e jour de janvier, à midi. Donald John Trump s’en est allé, puis Joseph Robinette Biden Jr. fut assermenté par le président de la Cours suprême des Etats-Unis, depuis les marches du Capitole, devant un immense champ de drapeaux et une petite foule d’élus et leurs proches. Trump aura profité de ses dernières heures au pouvoir pour exercer son droit de grâce pour plus de 140 condamnés dont le fameux et sulfureux Steve Bannon. 

    Un président assermenté sans public

    L’assermentation d’un nouveau président est généralement tenue devant une marée immense dont le nombre avoisine souvent le million d’âmes. Lors de la dernière cérémonie, celle de Trump, la foule fut plus anémique que d’habitude, constituant l’origine de la toute première « fake news » officielle proférée par le porte-parole de la Maison Blanche, un certain Sean Spicer. Avec le narcissique Trump, l’audience, le nombre, la taille, la popularité ou l’apparente richesse, sont l’alpha et l’oméga de sa raison d’être, gare à la critique ! Quand la presse se mit à comparer les foules venues pour Trump contre celles d’Obama, le 45eprésident des Etats-Unis mobilisa ses communicants pour dire le contraire, premier nuage d’un ouragan de mensonges et contrevérités à venir.

    Drapeaux américains devant le Capitole le 20 janvier 2021 © Adobe premium

    Quatre ans plus tard, jour pour jour, l’assermentation de Biden, s’est faite sans la traditionnelle foule. Avec un centre-ville quadrillé par des troupes, une épidémie incontrôlée, un risque réel d’attentat, les conséquences de la tentative du coup d’état du 6 janvier se sont fait ressentir au cœur même de la ville fédérale. 

    Au delà du 6 janvier 2021

    Alors que les médias français ont fait la part belle aux événements du 6 janvier, ils ont été beaucoup moins prolixes sur ce que les américains ont appris au cours des quinze jours suivants.

    Pour cette raison, certains politiques et commentateurs français ont appliqué une grille de lecture hexagonale pour dédouaner Trump, s’arrêter à la question de la fermeture du compte twitter ou relativiser l’importance de la horde séditieuse qui s’est emparée du Capitole. Au-delà du cornu aux fourrures, qui a fasciné par son maquillage, il faut creuser un peu pour en savoir plus sur la horde trumpiste qui a déferlé au sein du parlement américain.

    Leader de l’extreme-droite américaine dans le Capitole le 6 janvier 2021 ©AFP

    Le biscornu masqué n’est qu’un aspect folklorique de la horde hétéroclite, il ne faut surtout pas le mettre en exergue et passer outre, d’autres étaient armés et prêts à passer à l’acte. Soyons clairs, avec le recul et les enquêtes en cours, nous savons que nous sommes passés à deux doigts d’un véritable massacre et d’exécutions publiques. Cette horde était un véritable bestiaire de ce que compte l’extrême droite américaine : milices armées, complotistes, racialistes, suprémacistes, et en leur sein, quelques abrutis convaincus qu’ils agissaient avec l’aval de Donald Trump, Ted Cruz ou Rudy Giuliani. Chaque jour amène son flot de révélations, notamment sur l’identité des principaux acteurs de cette émeute. Souvenez-vous, ce sont les mêmes qui avaient tenté de kidnapper le gouverneur du Michigan, Gretchen Whitmer, en octobre dernier. 

    Trump, complice ?

    Les émeutiers ont-ils bénéficié de complicités ? Si la police du Capitole était complètement dépassée, et malgré des actes très courageux, d’autres agents se sont montrés sympathiques, pour ne pas dire complices. Encore plus grave, certains émeutiers auraient profité de récentes visites guidées par des équipes de congressistes pour faire un état des lieux. Il est clair qu’une commission d’enquête se penchera sur toutes ces allégations afin de déterminer les liens entre ces militants et certains politiques. Ce qui est évident, c’est que nombreux élus, surtout au sénat, ont eu la peur au ventre. Avec la gueule de bois de l’ère Trump en sus d’avoir failli trépasser aux mains d’une horde incontrôlée, plusieurs sénateurs républicains, envisageraient désormais de condamner l’accusé Trump lors d’un procès sénatorial à venir. 

    Police du Capitole lors des émeutes du 6 janvier 2021 ©Reuters

    Le vrai deep state quant à lui s’est réveillé. Non pas celui des élucubrations de forums extrémistes, mais celui que constitue l’appareil d’état avec son bras armé, formé à l’antiterrorisme international, et qui doit composer désormais avec ce qu’ils appellent pudiquement le terrorisme de terroir, ou domestic terrorism. Pas d’accent particulier, pas de religion méconnue, voilà que le FBI et autres services, doivent écumer plus de 200 000 images, vidéos, posts sociaux, ainsi que des renseignements de citoyens américains qui leur ressemblent : ce n’est pas dans leurs habitudes. 

    Biden va déployer son programme

    De quoi sera fait demain ? Pour le nouveau président des Etats-Unis, c’est une véritable pluie de décrets qui est prévue en sus d’un programme législatif ambitieux. Avec la majorité à la chambre des représentants et au Sénat, l’administration Biden aura les moyens de ses ambitions. Cerise sur le gâteau, la nouvelle vice-présidente aura un rôle extraordinaire à jouer : étant donné que cette chambre est désormais exæquo. Avec 50 sénateurs républicains et autant de démocrates, Kamala Harris est la clef de la majorité démocrate de la haute chambre. 

    Kamala Harris prêtant serment ©AFP

    Pour le parti républicain, une scission en deux blocs est plus que possible, entre d’une part les constitutionnalistes avec à leur tête Mitch McConnell, ancien leader de la majorité sénatoriale républicaine, et d’autre part les trumpistes et radicaux associés qui se sont opposés au résultat du collège électoral, même dans les heures qui sont suivi l’attaque du Capitole. 

    Un après au gout amer pour Trump

    Et Trump ? Celui-ci sera désormais confronté à une dure réalité : un procès pour Impeachment au sénat, des procès en rafale pour fraude, abus de biens sociaux, des enquêtes par les autorités fiscales. Il a beau annoncer qu’il souhaite fonder un nouveau parti politique, qu’il va créer un nouveau empire médiatique ou un réseau social sur mesure, aux tréfonds des milieux conspirationnistes et extrémistes, un début de doute traverse leurs rangs : ce qu’on appelle en psychologie, la dissonance cognitive. 

    Marc Albert Cormier – Elu consulaire à Toronto

  • L’UE appelle les 27 à vacciner 70 % des adultes d’ici fin août

    L’UE appelle les 27 à vacciner 70 % des adultes d’ici fin août

    Bruxelles a appelé mardi (19 janvier) les pays de l’UE à « accélérer » les vaccinations pour protéger 70% des adultes d’ici fin août contre le coronavirus, et 80% des professionnels de la santé et des plus de 80 ans d’ici mars.

    « Les vaccinations doivent accélérer », a exhorté la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides lors d’une conférence de presse, alors que la lenteur du démarrage de ces campagnes dans les 27 par rapport au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et Israël notamment a été critiquée.

    « Nous proposons que d’ici mars, les Etats membres aient vacciné au minimum 80% des professionnels de santé et des plus de 80 ans », a indiqué le vice-président de la Commission, Margaritis Schinas.

    « Nous proposons aussi que d’ici l’été, les Etats membres aient vacciné 70% des adultes », a-t-il ajouté, avant un sommet européen de jeudi soir.

    Il s’est dit confiant dans le fait qu’« à la fin du premier trimestre, l’Europe aura une quantité impressionnante de doses qui pourront être déployées à travers l’UE ».

    Certificats de vaccination

    Il a aussi indiqué que la Commission travaillait avec les Etats membres pour mettre en place des certificats de vaccination « interopérables entre les États membres et rapidement utilisables au sein de l’UE et au-delà. »

    « Nous avons besoin de certificats de vaccination qui permettraient d’enregistrer clairement les antécédents de vaccination de chaque individu afin de garantir un suivi médical adéquat », a-t-il dit.

    « Une approche commune de l’UE en matière de certificats (…) ouvrirait également la porte à d’autres utilisations afin d’aider à lever les restrictions », a-t-il dit.

    Une allusion à la proposition émise par la Grèce, soucieuse de sauver son secteur touristique, qui prône la mise en place d’un passeport vaccinal pour que les personnes vaccinées puissent voyager. Une initiative qui suscite les réticences de plusieurs pays.

    A la suite de l’apparition de variants du Covid-19, plus contagieux, la Commission a aussi demandé aux 27 Etats membres d’augmenter le séquençage à au moins 5-10% des résultats de tests positifs, se disant prête à les aider en mobilisant des fonds.

    6 contrats avec des groupes pharmaceutiques

    « A l’heure actuelle, beaucoup de pays européens testent moins de 1% des échantillons, ce qui est bien trop faible pour identifier la progression des variants ou pour en détecter de nouveaux », a indiqué Stella Kyriakides.

    L’UE a déjà signé six contrats avec des groupes pharmaceutiques, poursuit ses discussions avec deux autres laboratoires, et pourrait obtenir jusqu’à 2,5 milliards de doses.

    Seuls les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna ont pour l’instant reçu le feu vert de l’Agence européenne des médicaments (EMA en anglais) pour être déployés dans l’UE. Le régulateur européen se penchera d’ici la fin du mois sur le vaccin d’AstraZeneca.

    Les deux premiers vaccins autorisés permettent de couvrir 80% de la population européenne (450 millions d’habitants), selon la Commission. La pandémie a causé la mort de 400.000 personnes dans l’UE.

  • Le député M’jid El Guerrab veut simplifier la politique française de visas

    Le député M’jid El Guerrab veut simplifier la politique française de visas

    Le député des Français établis hors de France (Maghreb et Afrique de l’Ouest) M’jid El Guerrab s’était vu chargé, en 2020, d’une mission parlementaire sur la politique française d’attribution des visas. Il a remis ce 12 janvier 2021, avec Sira Sylla, élue de Seine-Maritime et spécialiste des sujets touchant les diasporas africaines, un rapport à l’Assemblée nationale.

    Sur les 3,5 millions de visas délivrés par la France en 2019, seuls 10 % ont été octroyés aux ressortissants d’Afrique subsaharienne, malgré le poids démographique grandissant de cette région du monde et l’histoire commune qui l’unit à la France.

    Lenteur et frustration

    Originaire du Maroc, le député, non-inscrit (mais lié à la majorité), a été interpellé à plusieurs reprises à ce sujet, en particulier par les ressortissants du Maghreb pour qui les refus de demandes de visas pour l’espace Schengen par la France augmentent significativement ces dernières années [les ressortissants des trois pays du petit Maghreb sont, avec ceux de la Chine, la Russie, la Turquie et l’Inde, ceux qui représentent le plus d’émissions de visas pour la France ces dernières années].

    Dans le cas de l’Algérie, 45,5 % des demandes de visas déposées en 2018 ont été refusées, contre 35 % l’année précédente, selon le ministère de l’Intérieur français. Les ressortissants marocains et tunisiens essuient pour leur part 16 % de refus.

    Les mêmes dysfonctionnement ont été constatés pour l’émission des Laissez-passer dans le cadre de la politique de réunion des couples binationaux.

    “Nous devons fluidifier, faciliter et être plus réactif aux demandeurs qui ne présentent aucun risque migratoire”. Tout en gardant “une vigilance nécessaire”

    M’jid El Guerrab

    Plaidoyer pour l’Afrique

    Les députés se sont rendus sur le terrain pour constater le travail des services consulaires français avant de rédiger son rapport parlementaire. Ils ont été sollicités, au cours de leurs nombreux déplacements, par des personnes désirant se rendre en France et rencontrant des problèmes de visas.

    “Cette demande de France est exceptionnelle, c’est une vraie chance pour notre pays. C’est aussi un honneur auquel nous devons répondre le plus dignement possible”

    M’jid El Guerrab

    Pour le député des Français d’Afrique de l’Ouest et du Maghreb, son action suit la volonté d’Emmanuel Macron. Le Président de la République avait souvent évoqué la mobilité circulaire et exprimé la volonté de reconstruire un partenariat avec les pays africains.

    Quelles propositions ?

    Afin de remédier aux difficultés, les députés ont proposé de nombreux ajustements techniques et réglementaires. Par exemple, ils désirent réduire le délai d’obtention d’un visa à 48h comme c’est le cas pour aller en Chine.

    Pour cela, les élus veulent travailler sur la fluidité du traitement et en particulier à l’égard des multi-demandeurs. Pour le député M’jid El Guerrab, il n’est pas normal qu’un primo-demandeur soit traité de la même manière qu’une personne qui est venue 10 fois en France.

    Le rapport propose aussi la création d’un dispositif “passeport talent”. Ce visa permettrait l’accès à des séjours prolongés en France pour des salariés qualifiés, des chercheurs, des artistes ou des entrepreneurs.

    L’objectif : proposer des pistes d’amélioration pour mettre fin aux dysfonctionnements que rencontrent les ressortissants étrangers, en particulier au Maghreb.

    Rééquilibrer le poids des ministères

    Enfin, le rapport parlementaire pointe du doigt le “poids déterminant” des considérations sécuritaires dans l’octroi des visas aux ressortissants des pays africains. En effet, et c’est le même problème avec les Laissez-passer, le Ministère de l’intérieur est partie prenante pour délivrer un visa, par manque de moyens et de capacité de vérification, dans le doute, ses agents refusent le visa.

    Pour y remédier, Les députés proposent d’opérer un rééquilibrage des rôles du ministère de l’intérieur et des affaires étrangères, au profit de ce dernier.

    « Ce rééquilibrage permettra d’insister sur l’expérience vécue par les demandeurs de visa plutôt que de se focaliser sur le volet sécuritaire”

    M’jid El Guerrab

    Pour le député M’jid El Guerrab, le rapport et ses propositions devraient être reçus favorablement par l’exécutif. Une loi devrait donc être proposée par le gouvernement, mais est ce que ce dernier voudra, à quelques mois des élections, ouvrir ce chantier.. ? Les prises de position du Ministre de l’intérieur ou d’Emmanuel Macron laissent planer le doute.

  • S’expatrier ou l’art de transiter !

    S’expatrier ou l’art de transiter !

    Certains d’entre vous connaissent l’expatriation et ses enjeux, d’autres la découvre. 
    C’est un mode de vie emprunté dans le cadre du travail, par l’envie commune d’un nouveau projet ou par goût du voyage. Mais ne soupçonnons pas les effets d’un tel changement spatio-temporel, parlons de cette transition entre deux pays. 
    Sur le plan physique cela s’expérimente, sur le plan psychique cela se vit. 

    Qu’est-ce que l’expatriation ?

    L’expatriation sous-tend l’idée de fuite, de quitter, de se réfugier ailleurs que chez soi. L’expatriation dite positive est une expatriation a priori choisie ou bien perçue a posteriori
    Tout de même, les notions qui y sont rattachées posent question et nous poussent à essayer d’entendre les enjeux. 

    Quelles sont les problématiques spécifiques de l’expatriation ?

    Il faut donc pour réussir une expatriation, s’autoriser à quitter, à lâcher, pour pouvoir retrouver et se retrouver dans un ailleurs. Or sur le plan psychique, la personne expatriée doit constamment jauger dans son processus identificatoire entre une identification à sa culture d’origine et celle de son pays d’adoption. Généralement, l’expatrié(e) va et vient depuis son pays d’origine pour les fêtes de fin d’année, les vacances scolaires ou bien encore les événements de vie qui eux, n’attendent pas. 

    Ce point là est essentiel car il rythme la vie, l’équilibre et l’envie de se trouver ou retrouver dans le pays d’accueil. Au mieux un départ est préparé, au mieux une expatriation est réussie. Mais nous restons « expatrié(e) » malgré l’appartenance à une nouvelle terre. On est donc significativement celui qui quitte, qui fuit, qui se réfugie et cela peut avoir des résonances sur la dynamique familiale car nous ne quittons, ne fuyons et ne nous réfugions pas tous de la même façon. 

    On est aussi celui qui arrive, qui vient d’ailleurs, étranger et parfois étrange pour autrui. 
    Symboliquement, une personne expatriée est une personne qui a quitté sa patrie, et ce pour toujours. On n’efface jamais les actes posés. Si l’expatrié décidait de rentrer dans son pays d’origine, alors on le qualifierait toujours d’expatrié en référence à ses années passées en dehors du pays. Et si un retour était acté, il ne serait en aucun cas qualifié de rapatrié, laissons ça à ceux qui dans une situation déplaisante n’ont d’autre choix ou obligation que de quitter la terre apprivoisée.    
    Il n’y a pas de statut nominatif et reconnu qui permette à la personne arrivant dans un pays d’accueil d’appartenir au lieu et d’être nommée là où elle veut se situer. 
    C’est comme être là où on ne nous attend pas.

    Au vu de cet étourdissement, on peut faire l’hypothèse qu’un des symptômes de l’expatrié est la menace constante d’un déséquilibre de vie et d’envie. 

    Quels seraient les effets sur le plan psychique ? 

    « Un esprit sain dans un corps sain ». Citation extraite de la dixième Satire de Juvénal. L’auteur de par son écrit, convoque le sujet en lui énonçant la nécessité de demander aux dieux plutôt que d’implorer. 
    Il y a donc une part active de l’individu à l’évocation et la formulation de son besoin et/ou de son envie. C’est aussi une nécessité que l’on retrouve dans le travail thérapeutique avec le psychologue. Le cadre est de permettre la création d’un lieu tiers, neutre, pour y déposer ses affects et travailler diverses questions en lien à ses problématiques.

    Dans sa tentative d’expatriation, l’individu se doit de trouver des stratégies d’adaptation pour construire de nouveaux repères en lien avec les coutumes et la dimension psycho-sociale du pays d’accueil. Il serait difficile et excluant pour soi d’arriver sur un nouveau sol en empruntant ce qui appartient à l’ailleurs. Il y aurait comme une « dysphorie » lié à l’environnement. 

    Si le décalage culturel n’est pas appréhendé de façon consciente et certaine, cela peut créer un état de repli sur soi car ce qui viendrait envelopper ne serait pas suffisamment repérant et sécure. 
    Le repli est un moyen de se protéger et de se rassurer quant à l’être que je suis, à savoir un être entier sur le plan fantasmatique. Mais si cet état de repli perdure, le risque est l’instauration d’une dépression qui se pathologiserait et qui viendrait finalement enfermer l’individu dans une incapacité d’action et de pensée. 

    L’acte de s’expatrier est un acte coûteux qui mérite toute notre attention. Les perturbations spatio-temporelles, culturelles, langagières viennent re-questionner les croyances et références intrinsèques de l’individu. Celui-ci devra être attentif aux aménagements qu’il met en place pour y répondre. 
    Le stress ou l’anxiété sont des émotions normales, mais si la pression est trop envahissante et l’adaptation trop compliquée, il est possible de développer un état anxieux pathologique et l’anxiété perdrait sa fonction d’aide aux changements de vie. 

    Si celle-ci n’est pas prise en charge elle peut être la source d’apparition de troubles encore plus prononcés comme l’angoisse, une dépendance addictive, l’apparition de troubles obsessionnels compulsifs voire dans le pire des cas, une décompensation. 

    Chers expatriés, soyez conscients du challenge dont vous faites face, et n’oubliez pas qu’une expatriation réussie et une expatriation choisie, préparée ou psychiquement accueillie.

    https://seancedepsy.com/
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    karine Miquelis
    Psychologue clinicienne – psychothérapeute
    www.seancedepsy.com

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