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  • L’OCDE et le Trésor public profilent les expatriés

    L’OCDE et le Trésor public profilent les expatriés

    L’Ocde et la Direction du Trésor ont publié une étude sur les Français de l’étranger. Ces institutions constatent, dans leur rapport, une tendance à la hausse des départs de Français vers l’étranger depuis une quinzaine d’années. Pourtant, les taux d’émigration observés pour la France demeurent parmi les plus faibles de l’OCDE.

    En 2019, 85 % des émigrés nés en France étaient installés dans les pays de l’OCDE (1,73 million), dont plus de la moitié dans l’Union européenne et au Royaume Uni. En outre, parmi les émigrés nés en France, environ un sur six résidait en Amérique du nord, 8 % en Afrique, 5,5 % en Asie et 3,5 % en Amérique Latine et Caraïbes.

    Source : OCDE, Base de données sur les immigrés dans les pays de l’OCDE
    Note : Les taux d’émigration sont calculés comme le ratio entre le nombre
    d’émigrés nés dans chaque pays et résidant dans les autres pays de l’OCDE
    et le nombre total de personnes nées dans le pays (émigrés et natifs restés
    dans leur pays de naissance).

    les expatriés s’installent dans les pays de la sphère occidentale

    Pour 85 %, l’émigration française se fait, donc, vers d’autres pays de l’OCDE.  Les États-Unis, l’Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni concentrant en effet près de la moitié de ces expatriés.

    Source : OCDE, International Migration Database3.
    Note : Les entrées de Français sont des titres de séjour émis par les
    pays d’accueil ou des entrées dans les registres de population

    Depuis 2014, le chiffre du nombre d’émigrés oscille entre 100 000 et 120 000départs par an, un niveau bien supérieur aux chiffres observés au milieu des années 2000. Les principaux pays de destination sont situés en Europe.  L’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne et la Belgique représentant chacun environ 10 % des départs en 2018. Viennent ensuite le Canada et le Japon, comptant pour environ 5 % des départs de Français en 2018, et un peu plus loin les États-Unis, pour près de 4 % des départs.

    Une population éduquée et active

    Les émigrés sont en moyenne plus éduqués que les natifs restés en France, et l’écart entre les niveaux d’éducation de ces deux populations s’est accentué au cours des quinze dernières années.

    les diplômés du supérieur sont particulièrement surreprésentés dans quelques pays de résidence, notamment aux États-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni. Et la relève se prépare. 90 000 étudiants nés en France étaient à l’étranger en 2017 pour effectuer tout ou partie de leur cursus d’enseignement supérieur.

    Au total, près des trois-quarts des émigrés adultes nés en France résidant dans les pays de l’OCDE étaient âgés de 25 à 64 ans. Ce qui signifie que les Expatriés sont plus jeunes que la moyenne nationale , et représentent surtout la population active. 

    Les données publiées par l’OCDE sur les émigrés nésen France renseignent par ailleurs sur leur situation d’emploi à l’étranger. Le taux d’emploi global des émigrés nés en France et résidant dans les autres pays de l’OCDE était ainsi en 2015-2016 de 72 %, contre 64 % pour les natifs restés en France. 

    52% d’expatriés en plus en 20 ans

    Les statistiques publiées par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères indiquent que près de 1,8 million de Français étaient inscrits au registre consulaire à la fin 2019, contre un peu moins de 1,5 millions en 2010.

    Mais tous nos compatriotes ne s’inscrivent pas tous au registre consulaire. Les Nations Unies comptabilisaient, elles, en 2018, en effet environ deux millions de personnes nées en France vivant à l’étranger. Cet effectif a augmenté de 52 % au cours des 20 dernières années et a presque doublé (+89 %) en 40 ans.

    A noter enfin  qu’en 2018, près de 20 000 Français ont acquis la nationalité d’un autre pays de l’OCDE.

    Téléchargez l’étude complète ICI

  • Sanctions américaines : les viticulteurs bénéficieront du fonds de solidarité, selon Bruno Le Maire

    Sanctions américaines : les viticulteurs bénéficieront du fonds de solidarité, selon Bruno Le Maire

    Victimes collatérales du conflit UE/États-Unis sur les aides à Airbus et Boeing, les viticulteurs vont pouvoir bénéficier du fonds de solidarité contre le coronavirus, a indiqué jeudi soir le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire.

    « J’espère que cela aidera les viticulteurs à passer ces moments difficiles », a déclaré le ministre, qui a ajouté que le gouvernement poursuivait ses efforts pour obtenir « le soutien de la Commission européenne avec un fonds de compensation ».

    Depuis le 12 janvier, l’administration américaine taxe à hauteur de 25% les vins et cognacs français, dans le cadre de son différend avec l’UE sur les aides publiques à Airbus et Boeing. Le champagne est épargné.

    Une première salve de taxes, annoncée à l’automne 2019, visait aussi les vins français, mais dans une moindre mesure.

    Le gouvernement a voulu faire « un effort particulier » pour les viticulteurs, a expliqué Bruno Le Maire en détaillant les nouvelles mesures prévues dans le cadre du fonds de solidarité contre le coronavirus.

    Les viticulteurs « pourront bénéficier d’une aide jusqu’à 200.000 euros par mois, dès lors qu’ils perdent 50% du chiffre d’affaires », a indiqué le ministre de l’Économie.

    « Ils pourront également bénéficier de la prise en charge de coûts fixes, avec (un) plafond de 3 millions d’euros pour les grosses structures », a-t-il précisé.

    Interrogée par l’AFP, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) ne souhaitait pas faire de commentaire dans l’immédiat, le temps d’étudier ces annonces.

    Après un manque à gagner de 400 millions d’euros en 2020, la filière française des vins et spiritueux estime que sa perte de chiffre d’affaires pourrait dépasser le milliard d’euros en 2021.

  • Quand l’Asie prend le pouvoir !

    Quand l’Asie prend le pouvoir !

    La crise sanitaire accélère la montée en puissance de l’Asie qui arrive, du moins pour le moment, à mieux juguler l’épidémie et à maintenir voire à accroître ses capacités de production. Le poids économique des États de la zone Asie Pacifique devrait continuer de s’accroître dans les prochaines années. 

    50% du PIB mondial en 2043

    Convaincus par la supériorité de leur modèle de développement reposant sur les échanges, quinze pays de cette zone ont signé, le 15 novembre dernier, un accord de partenariat régional économique global (RCEP pour Regional Comprehensive Economic Partnership) instituant le plus vaste espace de libre échange au niveau mondial. Parmi les quinze pays figurent notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, l’Indonésie et le Viet Nam. En 2020, ces pays représentaient 32 % du PIB mondial (en parité de pouvoir d’achat), contre 22 % en 2002. Ils bénéficient d’une population active qui continue d’augmenter de plus d’un point par an quand elle diminue de 0,5 point pour le reste du monde. La croissance de la productivité par tête y est supérieure de deux points par rapport à celle du reste du monde. La croissance potentielle des quinze pays serait, pour les dix prochaines années, de 2 points supérieure à celle du reste du monde (respectivement 4 % et 2 %). À ce rythme, l’Asie représentera 50% du PIB mondial en 2043, inversant la situation qui prévalait avec l’Occident en 1990. 

    Cette forte croissance permettra à la Chine de passer du statut de pays en développement à celui de pays développé. Le seuil de basculement, retenu par la Banque mondiale, était de 12 536 dollars par habitant en 2019. La Chine dont le PIB par habitant était de 10 262 dollars en 2019 devrait franchir le cap des 12 500 dollars d’ici 2022. Pour le PIB global, la Chine rattrapera celui des États-Unis certainement en 2028. Quand le pays a adhéré à l’OMC, en 2001, son PIB était environ sept fois inférieur à celui des États-Unis. En vingt ans, il a été multiplié par vingt.

    La poursuite du développement asiatique se traduira par des flux de capitaux croissants qui s’accompagneront d’une appréciation durable des monnaies. Les cours boursiers des entreprises asiatiques et de celles du reste du monde ayant une forte exposition à cette zone devraient augmenter. L’essor des marchés domestiques et l’augmentation rapide des revenus seront favorables au secteur du luxe.

    Fixation des prix

    Si des années 1940 aux années 2010, les pays occidentaux étaient déterminants dans la fixation des prix des matières premières et de l’énergie, ce sont désormais les pays asiatiques qui le sont. Les quinze États membres de l’accord de libre-échange réalisaient 65 % de la consommation des métaux précieux à l’échelle mondiale en 2020, contre 30 % en 2002. Pour le gaz naturel, leur poids est passé de 10 à 18 % sur la même période. 

    Les pays d’Asie, en premier lieu la Chine, pourront exiger un rôle plus important au sein des instances internationales. Ces demandes concerneront notamment le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. En cas de désaccord avec les États-Unis, la tentation de développer des structures de coopérations internationales qui leur seraient propres sera forte. 

    La Chine devra renoncer assez rapidement à son statut de pays émergent, ce qui entraînera la perte d’avantages au niveau des échanges internationaux (statut de la nation la plus favorisée) tel que la possibilité de restreindre sans pénalité l’accès à son marché tout en bénéficiant des meilleures conditions pour accéder à ceux des autres États membres de l’OMC.

  • Lemoyne vous souhaite une bonne année !

    Lemoyne vous souhaite une bonne année !

    Jeudi 14 janvier, depuis Rome où le Secrétaire d’Etat visitait la communauté française en Italie, le secrétaire d’Etat aux Français hors de France, Jean-Baptiste Lemoyne, a transmis, ses voeux, via la plateforme Facebook live, à tous les Français où qu’ils soient dans le monde.

    Regardez l’intégralité des voeux 2021 de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat aux Français hors de France – 20 minutes

    Jean-Baptiste Lemoyne a fait, dans son discours, le bilan de cette année 2020 en rappelant les différents dispositifs mis en place pour tenter d’apporter, aux Français de l’Etranger, une assistance depuis le début de la pandémie de la Covid-19.

    S’il énumère les différents volets comme l’aide médicale, l’initiative « Secours Occasionnel de Solidarité » (S.O.S), les aide aux familles en précarité et le soutien massif aux établissements scolaires, il oublie les nombreux ralentissements qui ont bloqué des dispositions pourtant urgentes pendant des semaines. Il fait, aussi, l’impasse sur le faible volume financier, des aides, distribué à nos compatriotes, comme sur les couacs à répétitions aux frontières, en particulier avec les Laissez-passer. Si l’enveloppe, prévue, est bien de 220 millions d’euros, comme il l’indique ce 14 janvier 2021, elle est finalement principalement dédiée au soutien aux établissements scolaires et est inscrite sur 2 années budgétaires (peut-être même trois).

    Exit, la campagne de vaccination pour les Français de l’étranger !

    Si le secrétaire d’Etat avait évoqué lors de réunions avec les parlementaires et élus consulaires, la possible mise en place d’une campagne via le réseau consulaire.. La proposition a disparu lors des voeux 2021. Suivant les propos d’Olivier Veran, le jeudi 7 décembre sur BFM, le secrétaire d’Etat invite les Français, qui sont dans des pays ne proposant la vaccination avec des produits médicaux reconnus au niveau international, de venir en France.

    Simple ? Avec les nouvelles mesures qui frappent tous les voyageurs, arrivant d’un pays hors Schengen (peut-être, même, bientôt pour les pays de l’Union, la France en faisant la demande au Conseil européen du 18 janvier 2021), ça ne l’est pas ! En plus des tests PCR à produire, il y aura donc une période de quarantaine à l’arrivée, tout ceci s’ajoute aux délais pour obtenir un rendez-vous et entre les injections. Enfin, de nombreux pays ont mis en place des procédures pour les « revenants » qui comportent aussi des phases d’isolement. Faudra-t-il donc prévoir plusieurs semaines voir mois pour être vacciné ?

    Elections consulaires confirmées !?

    Jean-Baptiste Lemoyne nous confirme la tenue, dans son Facebook live, des élections consulaires pour les 29 et 30 mai 2021. C’est une grande et bonne nouvelle pour la démocratie représentative locale.

    Pourtant la loi, qui a reporté la convocation des électeurs, précise qu’un rapport du conseil scientifique doit éclairer les politiques afin de décider si il est possible ou non de maintenir les élections, déjà deux fois reportées, au 30 mai 2021. Espérons que le secrétaire d’Etat soit bien informé afin d’éviter de nouvelles déceptions dans cette campagne interminable. Le rapport sera remis le 23 février au Premier ministre.

    Un nouvel environnement numérique pour les expatriés

    En 2021, Le gouvernement fera passer les expatriés dans l’ère numérique.

    Tout d’abord, il mettra en place un registre d’état civil électronique. Réunies sur une plateforme unique, disponible en ligne, les procédures pour se faire délivrer des actes liés à l’état civil ou ceux liés au autorités diplomatiques ou consulaires seront désormais dématérialisées.

    L’autre grande nouveauté 2021, c’est la création d’une « centrale » de réponse téléphonique électronique « France Consulaire ». Elle sera déployée en Europe cette année puis dans le reste du monde. Disponible 24/24 et 365/365 à terme, elle assurera une permanence téléphonique ou par courriel (aucun chat instantané n’est évoqué). Cette nouvelle structure permettra d’informer les Français de l’étranger et les aider dans leurs démarches administratives, tout en soulageant les accueils des consulats qui ont été débordés pendant les premières semaines de la crise sanitaire.

  • 3 grands principes pour la vaccination des Français de l’étranger

    3 grands principes pour la vaccination des Français de l’étranger

    Au cours de la dernière quinzaine de l’année 2020, la commission des affaires sociales de l’Assemblée des Français de l’étranger a mené un recensement des stratégies déployées dans dans chaque pays. Pour cela, en plus du retour des postes consulaires demandé par le ministère, les membres de la commission ont demandé aux 443 conseillers consulaires de remplir un questionnaire. Des réponses émanant de plus de 150 circonscriptions consulaires leur sont parvenues.

    Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat, a réuni ce vendredi 15 janvier 2021, par visioconférence les parlementaires pour leur exposer les conclusions du rapport, écrit sur base des retours des élus. 3 grands principes pour la vaccination des Français hors de France émergent.

    70% des expatriés vaccinés dans leurs pays de résidence

    Le premier constat fait c’est que 70% des expatriés résident dans des pays où la vaccination devrait être possible au moyen de vaccins internationalement reconnus (type Pfizer, Moderna, Astra).

    Pour la grande majorité des Français c’est donc leurs pays d’accueil qui les prendre en charge. C’est le cas dans tous les pays de l’Union européenne.

    30% n’ont pas accès aux vaccins reconnus

    Il reste donc 30% de nos compatriotes sans solution locale pour être vaccinés selon les normes internationales.

    Premiers touchés par l’épidémie, les Chinois étaient aussi les premiers à se lancer dans la recherche d’un vaccin, avec une technique qui a fait ses preuves, rapide et peu coûteuse : inactiver le virus. Concrètement, il s’agit de prendre le Sras-CoV-2, le coronavirus à l’origine de l’épidémie, et de le rendre inoffensif en le faisant « cuire » ou par traitement chimique. Le virus inactivé est alors injecté, et l’organisme déclenche une réaction immunitaire. C’est le même principe qui est utilisé lors de la vaccination contre la grippe. Cependant, il n’a pas été validé par des études reconnues internationalement. Les russes ont appliqué la même approche.

    CoronaVac, mis au point par la société Sinovac, et les deux vaccins de Sinopharm qui utilisent cette méthode sont déjà déployés à très grande échelle, en Chine, mais aussi au Brésil, en Turquie, au Pérou, au Maroc et en Indonésie. Par ailleurs, Sinopharm a annoncé que plus d’un million de Chinois avaient été vaccinés dans le cadre d’un programme « d’urgence » réservé aux travailleurs essentiels, aux étudiants et aux voyageurs. La version russe est, elle, présente, évidemment en Russie, mais aussi à Cuba et en Biélorussie.

    Pour tous les Français résidents dans ces pays, une solution est en cours de conception. La solution, la plus simple, selon le ministère, serait une vaccination réalisée en France.

    Se faire vacciner en France ?

    Amélia LAKRAFI, Députée des Français de l’Afrique de l’Est, fait remonter les chiffres d’un questionnaire qu’elle a diffusé, sur un échantillon de 700 personnes du monde entier, 82% veulent se faire vacciner et 80% de ces 82% veulent se faire vacciner dans leur pays de résidence.

    82 % des Français expatriés veulent se faire vacciner / 18% des Français expatriés refusent de se faire vacciner. Etude réalisée sur 700 personnes

    Et pourtant, alors que Jean-Baptiste Lemoyne, au cours du mois de décembre, avait laissé envisager, qu’une campagne serait lancée dans les réseaux consulaires, la solution d’une vaccination en France, semble s’imposer.

    Dès jeudi 07 janvier, Olivier Veran, dans une émission sur BFMTV, avait déclaré que les « Français de l’étranger devrait venir en France se faire vacciner ».

    Mais est-ce si simple ?

    Pour la vaccination des Français de l’étranger en France comme l’a indiqué, lors de la visioconférence, Axel CRUAU,  responsable de la task force Covid au Quai d’Orsay , les choses ne sont pas encore calées techniquement (comment faire entrer dans le système ceux qui n’ont pas des numéros de sécu). Le chargé de mission suggère d’autoriser la création de numéros « fictifs ». Il précise que « ce n’est pas encore fait » et pour cause, cela a des incidences sur plusieurs services de plusieurs ministères. En plus, les expatriés devraient se rendre en France selon le propre calendrier national de vaccination, aucune exception n’est pour l’instant prévue.

    En sus nos compatriotes, vaccinés ou non, devront prendre en compte les nouvelles mesures aux frontières françaises, soit l’obligation de réaliser un test avant d’embarquer, de subir 6 jours de quarantaine et de nouveau réaliser un test. Ces mesures ne s’appliquent, à ce jour, le dimanche 17 janvier 2021, qu’aux pays hors de l’espace Schengen. Cependant, la France devrait demander à l’Union européenne la mise en place des mesures aux frontières internes, dès ce 18 janvier pour une mise en place le 20 janvier 2021. Ces mesures s’ajoutent à celles qui attendront, les Français résidents hors de France, à leurs retours dans leurs pays de résidence.

    Quelles sont les étapes à venir ?

    Concrètement, pour l’instant, Jean-Baptiste Lemoyne, se limitera à demander une réunion des conseils consulaires pour que l’information circule vers tous les élus locaux.

    Quid de la suite ? Personne ne le sait ! Aucun budget pour communiquer n’est évoqué, aucune assistance pour les élus ou les services consulaires afin de répondre aux futures questions, qui s’annoncent nombreuses. La population vaccinable des Français de l’étranger compterait 1,4 million de personnes (les mineurs comme les étudiants n’étant pas comptabilisés) selon M. Lemoyne, ils méritent des moyens pour assurer leur santé et leur capacité à voyager dans le monde… Sans vaccin, les expatriés semblent, petit à petit, être condamnés à l’isolement avec la mise en place, progressive, d’un passeport sanitaire. Il est urgent d’établir un planning et un cadre budgétaire.

  • « Femmes, Femmes, Femmes » – chronique littéraire sur un air de Serge Lama

    « Femmes, Femmes, Femmes » – chronique littéraire sur un air de Serge Lama

    Il y a des matins comme ça ou rien ne va. Je me lève. Le ciel bruxellois pèse comme un couvercle sur une soupe à la grimace. Un café tiède, puis deux, puis trois qui abiment mon estomac. J’ai ma chronique littéraire à écrire. Ce n’est pas l’inspiration qui manque. C’est juste qu’une chanson trotte dans ma tête. Vous savez ces ritournelles obsédantes sorties du recoin obscur de votre cerveau qui sert de Jukebox intégré à votre mémoire.

    Ici ça fait « Femmes femmes femmes » et c’est du Serge Lama. C’est obsédant. J’ai si honte. Une chanson un poil machiste  et un poil ringarde alors que je me destine à écrire une chronique sur des femmes écrivains on ne peut plus modernes.

    « Femme, Femme, Femme, fais nous voir l’amour sous son meilleur jour ». 

    A la dixième écoute mentale ce premier couplet finit enfin par sonner comme un signe. Mais c’est bien sûr ! Je vais vous causer du dernier roman de Chloé Delaume salué par un Prix Médicis tout à fait justifié.

    « Le Coeur synthétique » de Chloé Delaume

     « Coeur synthétique » (Seuil, 2020)  parle justement d’amour.  Sous un angle léger et plaisant. L’histoire d’une Quadra parisienne qui est propulsée après son divorce sur le marché très concurrentiel des célibataires de la capitale. C’est là que commencent les angoisses et questionnements que seule sa bande de copines pourra l’aider à surmonter. 

    Le livre ressemble à du roman « Feel Good ».  De nombreux passages sont d’ailleurs drolatiques. Mais son traitement littéraire possède une valeur authentiquement sociologique.  Les tourments sentimentaux des cadres économiquement intégrés mais amoureusement égarés qui peuplent les arrondissements de Paris et sa banlieue sont une réalité de fond. Ils sont aussi un écho de la vie de Chloé Delaume. 

    L’autrice ne dédaigne pas l’auto-fiction pour traiter son sujet et nourrir son personnage principal. Son héroïne n’est ni une victime ni une femme seule. Juste une personne en quête d’un nouvel amour qui va orienter sa recherche compliquée sous les conseils magistraux ou plus navrants de sa bande de copines. L’ode à la sororité du livre est totalement en phase avec notre époque où ces groupes de femmes, informels ou plus organisés, permettent à des femmes de se retrouver dans le cocon de l’exclusivité de genre.  Pour s’exprimer en confiance, sans pression sociale ou culturelle. Des femmes libres. Des femmes plus heureuses.

    (Un roman qui fera l’objet de la discussion du premier club littéraire de l’union des français de Belgique  jeudi 21 à 20H).

    La chanson ne me quitte pas.  Crénom.

    « Femme, Femme, Femme, fais nous du soleil » 

    « Une farouche liberté «  de Gisèle Halimi

    Gisèle Halimi portait le soleil de la Méditerranée dans son sourire rayonnant.  Une guerrière du féminisme, elle la militante née en Tunisie et qui a porté toutes les luttes des femmes de ces soixante dernières années. « On ne naît pas femme on le devient ». Ce sont les derniers mots d’un livre de bout en bout puissant « Une farouche liberté «  (Grasset 2020) recueille les mots de celle qui fut avocate, ministre et député, et qui dû dès l’adolescence refuser la soumission qu’on lui promettait dans son milieu. Emancipée, elle étudie le droit et enfourche des chevaux de bataille au service de l’égalité. Avec une énergie de lionne. 

    Elle lie la cause des femmes à celle de la justice quand elle défend des femmes condamnées à mort pendant la guerre d’Algérie. Elle n’a peur de rien et va jusqu’à l’Elysée plaider la grâce. Puis ce seront les procès médiatiques d’Aix en Provence puis de Bobigny où elle défend les victimes de viols et milite pour la légalisation de l’avortement. Elle essuie opprobre et crachats avec courage et dignité.

    A travers ses combats gagnés de haute lutte on mesure combien la chape de plomb du machisme et du paternalisme a pu être forte et combien…le combat féministe nécessite encore de « farouches combattantes » pour remporter d’autres victoires nécessaires. Un livre qui fera naître des vocations pour reprendre le flambeau de la regrettée Gisèle Halimi disparue voilà plus d’un an.

    C’est terrible. J’ai repris un café. Je suis tendu comme un arc de compétition. Et la chanson est toujours là.

    « Femme, Femme, Femme n’aie pas peur de nous »

    « Et la peur continue » de Mazarine Pingeot

    Lucie, le personnage principal du dernier roman de Mazarine Pingeot, est une femme qui a peur. Dans « Et la peur continue » (Mialet Barrault, 2020) on sent cette sourde angoisse dès les premières pages étouffantes de ce livre qui vous embarquera par son style littéraire de haute tenue et la finesse du portrait d’une femme angoissée. La romancière offre ici un suspense psychologique, qui, telle une longue séance de psychanalyse, obligera Lucie à creuser toujours plus loin dans son passé pour y trouver la source de ses tourments.

    Si Lucie a perdu sa cousine et son meilleur ami d’enfance dans des décès brutaux la douleur du deuil  ne peut tout expliquer.

    Ce roman très contemporain dit beaucoup de la difficulté plus large d’être femme dans une société française qui  impose des injonctions multiples et contradictoires. De l’impératif de performance économique à  l’impératif de maternité ou d’hédonisme. La source de la peur est donc plus existentielle et plus enfouie. Presque inscrite dans le corps des femmes et la manière dont la société en fait usage. Quelle femme n’a pas ressenti le stress de l’annonce d’une maternité à sa hiérarchie ? Quelle femme n’a jamais senti le poids des regards et le stress de prendre le métro dans une rame bondée? 

    Ce roman kaléidoscope interroge puissamment le statut de femme, de mère, de salariée ou d’amante. Il positionne définitivement Mazarine Pingeot comme une écrivain de premier plan qui embrasse dans son oeuvre des sujets contemporains sans tabou. Après le  traitement du viol dans son roman précédent, ce seizième roman donnera matière à réflexion aux lectrices et lecteurs soucieux de plonger dans la psyché de l’époque grâce à une écrivain dont la formation de philosophe permet d’atteindre une profondeur rarement atteinte sur des sujets graves ou importants.

    J’ai quand même envie d’enfouir ma tête sous un oreiller pour faire cesser la ritournelle de Lama…et ça fait maintenant :

    « Femme, Femme, Femme, choisis ton endroit »

    « Sur les ossements des morts » de Olga Tokarczuk

    Olga Tokarczuk nous embarque dans la campagne polonaise austère et déshéritée, à la frontière de la République Tchèque.  De cette géographie littéraire improbable elle tire un roman éblouissant. L’auteur consacrée par le prix Nobel de littérature est le portrait vivant d’une Pologne progressiste et lettrée, féministe, écologiste et végétarienne. Voilà qui change de la Pologne conservatrice et anti-européenne du gouvernement PiS. 

    La romancière met en scène un personnage qui lui ressemble.  Une femme déjà avancée en âge, amie des animaux et astrologue amateur.  Une personne considérée comme loufoque et marginale par ses voisins mais qui se transforme en enquêtrice déterminée après la mort étrange de son voisin. Le mystère s’épaissira d’ailleurs quand seront découverts aussi des cadavres d’animaux. 

    Ce roman panthéiste est un délice pour ceux qui ne boudent pas la littérature d’Europe centrale et qui souhaiteront rentrer avec facilité dans l’univers littéraire de la Nobel.

    « Et pour finir…bien choisir son assurance »

    J’étais sur le point de boucler cette chronique littéraire exclusivement féminine. La chanson de Lama ne me trottait plus dans la tête. J’étais guéri de ce mal étrange !

    Les femmes, écrivains ou personnages, il en avait été question à chaque paragraphe de ce papier.

    Alors, petit clin d’oeil aux amis auteurs vivant hors de France, ma conclusion sera consacrée à un livre que je vous recommande si vous aimez les polars et l’univers féroce des règlements de compte en entreprise.  

    « L’assurance des pantins » de Bernard Retali

    Bernard Retali avec « l’assurance des pantins »  propose un roman déjà classé parmi les meilleures ventes du site Librinova. Les lectrices et lecteurs seront sensibles à sa plume adroite qui permet à ce récit de se déployer dans un univers que l’auteur connait bien par expérience professionnelle. Le milieu de l’assurance. il est question d’un suicide suspect, de pressions terribles dans cet univers habituellement feutré et peu habitué à voir son fonctionnement en coulisse révélé au grand jour. Vous avancerez de règlement de compte en chausse trappe jusqu’à la révélation finale…Pas de temps mort. Du rythme et un vrai sens du récit.

    Ceux d’entre vous qui ont aimé « La firme » de John Grisham ou la férocité du « Bucher des vanités » pourront trouver là un émule français de ces deux super stars des lettres. Une belle aventure de lecture en perspective.

    Mais qu’est ce que j’entends ? Mon cerveau qui s’est rebranché sur un vinyle imaginaire ? 

    Et zut. « Et d’aventure en aventure », une nouvelle chanson de Lama qui vient de se greffer dans ma tête, contre mon grès.

    Je suis maudit. 

  • Le rêve australien : comment obtenir la résidence permanente ?

    Le rêve australien : comment obtenir la résidence permanente ?

    L’Australie est un pays qui fait rêver ! Le climat favorable, les paysages variés et les plages à perte de vue sont autant d’atouts qui séduisent de nombreux Français.

    De plus, le niveau de vie en Australie est assez bon, les salaires sont élevés et c’est ainsi qu’une communauté de plus de 100.000 Français est aujourd’hui installée en Australie. Mais tout le monde ne peut pas rester vivre en Australie éternellement sans le visa adapté. Tour d’horizon des différents moyens d’obtenir la carte de résident permanent en Australie. 

    Devenir résident permanent en Australie en travaillant

    La première solution pour devenir résident permanent en Australie est d’obtenir un visa de travail. Mais pas n’importe quel visa de travail, il existe environ 40 visas australiens en lien avec le travail et seuls quelques-uns permettent de prétendre à la résidence permanente. Voici les visas qui pourront vous permettre d’obtenir la résidence permanente : 

    Le « Skilled Nominated Visa » (Visa 190)

    Ce visa permet de travailler et d’étudier en Australie de façon permanente. Si vous êtes éligible à ce visa, vous pourrez alors demander la nationalité australienne. 

    Pour pouvoir prétendre à ce visa, vous devez : 

    • Travailler dans un secteur reconnu par le gouvernement (retrouvez l’ensemble de la liste des professions dites « qualifiées » ICI)
    • Être « invité » à demander ce visa, c’est-à-dire avoir un employeur australien qui est prêt à parrainer la demande de visa 
    • Faire une évaluation de vos compétences

    Le visa coûte à minima 4045 AUD et vous pouvez le demander pour vous, mais également pour les membres de votre famille. 

    Le « Business Innovation and Investment Permanent Visa » (Visa 888)

    Ce visa peut se demander dans la continuité du Visa 188, un visa de travail ou d’investisseur. Ainsi, le visa 188 est un visa temporaire qui vous permet de rester jusqu’à 4 ans et 3 mois en Australie. Suite à cela, vous pouvez faire une demande de Visa 888 pour rester de façon permanente. 

    Le visa permanent est à partir de 2,590 AUD et vous pouvez inclure les membres de votre famille dans votre candidature. 

    Si vous souhaitez en savoir plus sur l’ensemble des visas travail en Australie, rendez-vous directement sur le site de l’immigration australienne.

    Obtenir sa carte de résident pour regroupement familial 

    La deuxième option pour rester en Australie de façon permanente est d’envisager le regroupement familial. 

    Pour cela, plusieurs options sont possibles : le « regroupement » pour les couples, dans le cadre d’une union avec un résident permanent ou encore si vous avez un parent ou que vous êtes parents à charge d’un citoyen australien. 

    Le partnership visa (visa 820 & 801)

    Si vous êtes en couple avec un.e autralien.ne, vous pouvez prétendre au Partner Visa. Ce visa se découpe en deux parties, dans un premier temps, il faut faire une demande de Partner Visa temporaire. Une fois que celui-ci a été validé, vous obtiendrez alors le Partner Visa Permanent. Vous pouvez demander ce visa si vous êtes sur le territoire australien. Attention cependant, les démarches sont longues et éprouvantes, vous aurez de nombreuses preuves à fournir afin de valider votre visa. 

    Concernant le tarif, le visa coûte a minima 7715 AUD pour la plupart des candidats. 

    Si vous êtes en dehors de l’Australie, vous pouvez également faire une demande de partnership visa, il s’agit du visa 309 (provisoire) et visa 100 (permanent). Une nouvelle fois, vous pouvez obtenir le visa permanent en ayant tout d’abord validé le visa provisoire. Le tarif est également le même. 

    En savoir plus sur les visas onshore 820/801

    En savoir plus sur les visas offshore 309/100

    Les autres visas familiaux

    Il existe d’autres visas familiaux, pour obtenir la résidence permanente en Australie. Chacun a ses spécificités et parmi eux on retrouve le visa « Aged Relative visa », « Remaining Relative visa » ou encore le « Carer visa ». Tous ces visas demandent une préparation avec un agent d’immigration, nous vous conseillons de bien vous renseigner avant de prétendre à l’un de ces visas. 

    Devenir résident permanent pour sa retraite

    Une dernière option pour devenir un résident permanent en Australie est de venir pour sa retraite. En effet, le gouvernement australien a récemment créé une voie d’accès à la résidence permanente pour les retraités éligibles. Cette voie offre des options aux résidents de longue date qui ont contribué et qui sont bien établis dans la communauté. 

    Vous l’aurez donc compris, il existe une multitude de visas qui permettent de devenir résident permanent en Australie. Cependant, les démarches peuvent être longues et fastidieuses avant d’arriver à la résidence permanente. De plus, les coûts sont élevés et faire appel à un agent d’immigration peut s’avérer très utile. Si vous souhaitez en savoir plus sur le système scolaire en Australie, n’hésitez pas à consulter notre article dédié

  • Covid-19 : la Commission européenne réfute l’existence d’accords parallèles pour l’achat de vaccins supplémentaires

    Covid-19 : la Commission européenne réfute l’existence d’accords parallèles pour l’achat de vaccins supplémentaires

    Mardi (12 janvier), la Commission européenne a nié l’existence d’accords bilatéraux entre les États membres et les producteurs de vaccins contre la Covid-19, arguant que la conclusion de tels contrats n’était pas possible conformément à l’accord de passation conjointe de marché. Une annonce qui contredit les propos tenus par la présidence tournante portugaise au Conseil de l’UE la semaine dernière.

    Des contrats sans l’aval de la Commission sont impossibles

    « La conclusion de contrats parallèles n’est pas possible », a déclaré Sandra Gallina, cheffe de la DG SANTÉ à la Commission européenne.

    « Nous n’avons pas connaissance de telles ententes et bénéficions [pourtant] de renseignements fiables à ce sujet », a-t-elle fait savoir devant la commission parlementaire de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire (ENVI).

    Adressant les rumeurs autour des contrats parallèles, Mme Gallina a indiqué qu’elle n’en avait encore jamais vu et qu’elle doutait de leur mise en œuvre.

    « À mes yeux, il s’agit de quelque chose qui n’existe pas, d’après ce qui m’a été dit », a-t-elle répété, ajoutant que « les noms des États membres se trouvent sur les flacons. Il n’y a pas de flacons supplémentaires que quelqu’un pourrait acheter dans le cadre d’un accord bilatéral. »

    « Des accords de vente anticipés ont peut-être été conclus l’année dernière, mais il est désormais un peu trop tard pour acheter des doses », a-t-elle soutenu, soulignant que les sociétés pharmaceutiques avaient garanti qu’elles donneraient la priorité à la stratégie de vaccination de l’UE.

    Lutter contre la nationalisme vaccinal

    Ses propos font suite à la nouvelle selon laquelle l’Allemagne a conclu un accord bilatéral avec Pfizer-BioNTech afin de recevoir 30 millions de doses supplémentaires, transgressant ainsi l’accord de passation conjointe de marché.

    Il se pourrait que d’autres États membres, comme Chypre avec Israël, aient lancé des procédures semblables dans le but de conclure des contrats parallèles.

    Une information appuyée par Marta Temido, ministre de la Santé au Portugal, qui détient désormais la présidence du Conseil de l’UE. Celle-ci a affirmé jeudi (8 janvier) que certains pays avaient acheté des vaccins de leur côté.

    D’après la ministre portugaise, les achats parallèles ont été conclus après la tenue des négociations conjointe à l’échelle européenne et la répartition des vaccins se déroulera conformément à ce qui a été prévu. « Le rôle de la présidence est de garantir le respect des contrats en place », a conclu Mme Temido.

    Les accords bilatéraux ont été fortement critiqués, car ils sapent la solidarité européenne et mettent en avant le « nationalisme vaccinal ».

    Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé lundi (11 janvier) que la commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire Stella Kyriakides devrait envoyer une lettre aux ministres de la Santé du navire européen, les exhortant à demeurer transparents dans la façon dont ils respectent les dispositions de la stratégie de vaccination européenne.

  • France et Covid-19 : Quelles nouvelles mesures ?

    France et Covid-19 : Quelles nouvelles mesures ?

    Entre un nombre de nouveaux cas toujours élevé et l’inquiétude suscitée par les variants anglais et d’Afrique du Sud de la Covid-19 en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé des mesures supplémentaires pour tenter d’enrayer un éventuel rebond épidémique lors d’une conférence de presse à 18h à Paris ce jeudi 14 janvier 2021.

    « Le virus circule toujours sur le territoire »

    Jean Castex lors de la conférence de presse du 14 janvier 2021

    Des mesures sévères pour contrer la pandémie

    Avec six ministres à ses côtés, Jean Castex a commencé par faire le bilan de l’évolution de la situation. Avec plus de 23 000 nouveaux cas de coronavirus ces dernières 24 heures et 232 décès, l’épidémie Covid-19 ne baisse pas en France. Un plateau viral s’installe avec 16 000 contaminations en moyenne jour. Et pourtant le Premier ministre a estimé que la stratégie française était la bonne, permettant à la France « d’avoir une situation plus qu’honorable face aux autres états européens ».

    « Deux variants ont été repérés sur le territoire national. Le premier, vous le connaissez, c’est le variant identifié en Angleterre. On sait qu’il est plus contagieux de l’ordre de 30 à 70%, nous disent les scientifiques. Ce virus est potentiellement plus contagieux chez les enfants. Il ne donne pas plus de formes graves du virus qui circule en France. »

    Olivier Veran, Ministre de la santé, présent à la conférence de presse du 14 janvier 2021

    Un couvre-feu généralisé à 18h

    Si un reconfinement a, pour l’instant, été écarté, un couvre-feu à 18 heures généralisé à l’ensemble du territoire est décrété, au-delà des vingt-cinq départements actuellement concernés par la mesure. L’exécutif s’inquiète de la circulation du variant britannique, réputé davantage contagieux, et qui a provoqué une flambée épidémique outre-Manche.

    Dès samedi 16 janvier 2021, pendant le couvre-feu, seuls certains déplacements sont possibles, à condition de se munir d’une attestation notamment :

    • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
    • des motifs familiaux impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d’enfants ;
    • des motifs médicaux : aller à l’hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
    • participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d’aides alimentaires à domicile) ;
    • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
    • promener un animal domestique autour de son domicile.

    Le non-respect du couvre-feu entraine :

    • Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
    • En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
    • Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 euros passible de 6 mois d’emprisonnement.

    Fermetures des frontières ?

    « Nous allons durcir fortement les conditions d’entrée sur le territoire nationale dès lundi« 

    Jean Castex lors de la conférence de presse du 14 janvier 2021

    Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a annoncé dès jeudi après-midi, que le gouvernement allait renforcer les mesures pour lutter contre le Covid-19 dans les territoires ultra-marins, notamment dans les îles de l’océan Indien et en Guyane. Il faudra donc présenter un test négatif pour se rendre dans les territoires ultra-marins.

    Les pays hors de l’Union européenne

    Pour la métropole, de nouvelles restrictions ont été mises en place pour des voyages en provenance ou à destination des pays hors de l’UE pour tous les voyageurs dont les Français expatriés. Les tests seront bien évidemment obligatoires mais désormais le résultat négatif sera à présenter lors de l’embarquement (train, avion, bateaux) où aux frontières terrestres (hors Schengen). Dans tous les cas, le voyageur expatrié ou non devra se conformer à une mesure de quarantaine qui ne pourra s’achever qu’après un nouveau test négatif à l’issue d’une période de 7 jours.

    Si vous êtes Français résident hors de France et que vous êtes positif ou que vous ne pouvez pas réaliser de tests, vous devrez demander un laissez-passer aux services consulaires. Pour l’obtenir, vous devrez démontrer la raison impérieuse qui vous oblige à rentrer en France.

    Les pays de l’Union européenne

    Aucune décision n’a été annoncée pour les pays de l’espace Schengen cependant la France va demander lors du prochain Conseil des chefs d’Etats européens la mise en place d’un dispositif commun aux frontières intérieures. La circulation sera donc de nouveau réduite et de nouvelles problématiques s’annoncent, donc, pour les frontaliers.

    Et les écoles ?

    Comme recommandé par le conseil scientifique, aucune fermeture des écoles n’est pour l’instant envisagée.

    Mais de nouvelles mesures sanitaires vont y faire leur apparition. Les cantines sont un lieu d’inquiétude pour le gouvernement, notamment en raison du brassage des élèves et du non-port du masque dans ces lieux clos. C’est pourquoi un protocole sanitaire plus strict sera mis en place. Il s’appliquera aussi aux établissements à l’étranger selon le ministère.

    Plus de 300 000 tests seront réalisés dans les établissements scolaires, on ne sait pas encore si le dispositif s’appliquera aux écoles, collèges et Lycées sous contrat avec l’AEFE.

    Toujours pas de Culture ni de Sport

    Fermés depuis le reconfinement fin octobre, cinémas, théâtres et salles de spectacle étaient prêts à rouvrir le 7 janvier comme annoncé en décembre. Cette semaine, il n’avait aucun espoir. Et pour une fois, ils ne furent pas déçu, tous les établissements restent fermés. C’est aussi le cas pour les restaurants et bars et pour les stations de Ski qui ne rouvriront pas en janvier et surement pas en Février.

    La campagne de vaccination : le pari français

    En France, à compter du 18 janvier, la campagne de vaccination contre le Covid-19 va passer à la vitesse supérieure : les plus de 75 ans ne résidant pas en Ehpad pourront à leur tour se faire vacciner. Ces personnes peuvent dès ce jeudi 14 janvier prendre-rendez-vous pour faire l’objet d’une première injection.

    Ce dispositif s’appuie sur un site internet permettant de prendre rendez-vous. Problème, depuis son lancement le site Internet ne permet pas l’inscription. Mais pour le ministère de la Santé il s’agit juste d’un contretemps.

    « Le site n’est pas en panne. Il a été bloqué volontairement et temporairement par le ministère de la Santé, le temps de rentrer tous les centres de vaccination répertoriés. Il sera opérationnel demain matin »

    Olivier Vera – le ministère de la Santé à nos confrères de BFMTV

    Olivier Veran avait déjà indiqué que les Français de l’étranger devraient se rendre en France pour être vaccinés, lors de son intervention sur BFM jeudi 7 janvier. L’idée d’une campagne via les réseaux consulaires s’éloigne de plus en plus… Jean-Baptiste Lemoyne n’en a pas parlé lors de ses voeux pour l’année 2021.

  • 10 ans plus tard, la révolution en Tunisie a-t-elle tenue ses promesses?

    10 ans plus tard, la révolution en Tunisie a-t-elle tenue ses promesses?

    La Tunisie « fête » ce jeudi 14 janvier le 10e anniversaire de la révolution.

    Dix ans après, la Tunisie est au bord de la rupture. Plus rien ne va. Sa modernité pâlit, son économie s’écroule, son tissu social s’effiloche, ses valeurs vacillent

    Regardez le reportage de TV5MONDE

    Dix ans après la révolution, la politologue et chercheuse Khadija Mohsen Finan, dresse un bilan contrasté.

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