En 2020, le taux d’épargne des ménages a atteint des niveaux sans précédent en période de paix. Aux États-Unis, il a dépassé 33 % en avril 2020 et 27 % en France. Selon l’institut Oxford Economics, le supplément d’épargne Outre-Atlantique s’élève depuis le début de la crise sanitaire à 2 600 milliards de dollars. Pour l’ensemble des pays occidentaux, la cagnotte « covid » avoisinerait plus de 3500 milliards de dollars.
Selon plusieurs experts, en cas de normalisation durable de la situation économique et sanitaire, entre 14 à 20 % de cette cagnotte pourraient être dépensés dans les prochains mois. Cela pourrait induire, selon les pays, une hausse de la consommation, de 5 à 10 % entre 2021 et 2022. Le solde de cette épargne serait thésaurisé ou réinvesti dans des actifs immobiliers ou financiers.
Un enjeu pour la reprise économique
Entre taxes ou réallocation, cette épargne est devenu un enjeu pour la reprise économique et pour la lutte contre les réchauffement climatique. Au sein des pays avancés, le coût économique et social de l’épidémie a été en grande partie compensé par la force de leur monnaie, rendant possible les rachats d’obligations d’État, et par les épargnants qui ont continué à en acquérir. Plus les problèmes s’accumulent, plus l’épargne est indispensable.
Au-delà de la crise sanitaire, la communauté internationale est confrontée à un défi sans précédent avec la lutte contre le réchauffement climatique. En quelques années, les processus de production tant industrielle qu’agricole et, plus globalement, l’ensemble des modes de vie doivent être modifiés de fond en comble afin d’aboutir à une neutralité carbone.
D’immenses besoins en capitaux pour le transition énergétique
Pour réaliser cette transformation, les besoins de capitaux sont immenses. Selon le GIEC, les États devront mobiliser, au minimum 830 milliards de dollars par an pour les seuls investissements énergétiques jusqu’en 2050. Pour la seule Union européenne, les obligations vertes devraient atteindre entre 4 700 et 5 600 milliards d’euros d’ici 2035.
D’un autre côté, la réduction des émissions des gaz à effet de serre devraient entraîner la destruction par obsolescence accélérée de plus de 3 700 milliards de dollars d’investissements, en particulier dans le secteur énergétique. Face à ce défi, les institutions financières sont amenées à revoir la gestion de leur portefeuille et de leurs mandats.
Le réchauffement climatique étant un risque systémique menaçant la stabilité financière, les banques centrales l’intègrent dans leurs critères à côté de l’emploi et de l’inflation. C’est le cas de la Chine depuis 2014 et du Royaume-Uni depuis 2015. Au début du mois de juillet dernier, la Banque Centrale Européenne a annoncé un plan d’action détaillé qui prend en compte le risque climat dans ses modèles macro-économiques d’analyse des risques. Compte tenu des besoins financiers, les investisseurs, c’est-à-dire en bout de chaîne les épargnants et les intermédiaires financiers, seront appelés à participer à ce défi environnemental.
Encourager les financements durables
Si durant la crise sanitaire, l’épargne détenue par les ménages comme les entreprises a pris la direction des comptes courants ou des livrets bancaires, sa transformation en partie au profit de la transition énergétique est un objectif majeur. Son atteinte suppose certainement une révision de certaines règles prudentielles qui s’appliquent au monde de l’assurance et des banques, règles qui pénalisent les actifs de long terme.
Les financements durables devraient être encouragés afin de faciliter la transition et éviter que celle-ci ne soit exclusivement assurée par les pouvoirs publics. Sa réussite suppose qu’elle soit réalisée en même temps par l’ensemble des acteurs économiques. Comme pour la crise sanitaire, la lutte contre le réchauffement climatique suppose une solidarité de toutes les parties prenantes tant à l’intérieur des pays qu’à l’échelle internationale.
Déjà en vigueur depuis le 21 juillet dans certains lieux de loisirs et de culture, ce pass (vaccination totale, test covid négatif ou certificat de rétablissement) est étendu dès ce lundi 09 aout aux cafés, restaurants, avions, trains, autocars pour les longs trajets, foires, séminaires et salons professionnels.
3 options pour avoir son Pass Sanitaire français.
Si vous êtes entièrement vacciné
Les conditions diffèrent en fonction du vaccin que vous avez utilisé. Pour Pfizer, Moderna, AstraZeneca, il faut faire les deux injections et attendre deux semaines après la 2e injection. Pour Johnson & Johnson de Janssen, il ne faut faire qu’une injection mais attendre quatre semaines. Pour les personnes ayant été testée positive au covid, il ne faut qu’une injection d’un de ces vaccins, et l’on est considéré comme entièrement vacciné deux semaines après.
Il faut, donc, pour faire valoir vos droits un QR code. Si vous avez été vacciné en Europe, le QR code de votre pays de résidence peut être lu par l’application française et transformé en QR valable en France. Si vous n’avez pas été vacciné au sein des pays participants au programme européen, il faut alors transmettre les preuves de vaccination à une adresse email dédiée à votre zone géographique et mise en place par l’administration consulaire que vous trouverez en cliquant ICI.
Présenter un test négatif de moins de 72 h
Un test PCR ou antigénique négatif à la Covid-19 fait aussi office de pass sanitaire : attention, c’est l’heure à laquelle on a fait le test qui fait référence, et à partir de laquelle démarre le compte à rebours des 72 heures. Tous les tests PCR et antigéniques ou les auto-tests génèrent une preuve sous la forme d’un QR code dès la saisie du résultat par le professionnel. Notons que le délai est passé de 48h à 72h suite aux annonces du Ministre de la Santé français Olivier Veran ce dimanche 08 aout 2021.
Présenter une « preuve de rétablissement »
Cela vaut aussi pour le pass sanitaire. Vous pouvez présenter le résultat d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement du covid, datant de plus de deux semaines et de moins de six mois.
Se faire dépister gratuitement en France ?
Même pour les expatriés, jusqu’au 15 septembre, les examens de dépistages sont gratuits pour tous les Français même ceux n’ayant pas ou plus de droit à la sécurité sociale, vivant ou non en France.
Normalement, il vous suffit de présenter votre carte d’identité et d’indiquer que vous êtes expatrié pour que le praticien procède à votre dépistage sans que vous n’ayez à payer à l’avance les frais. Pour cela le pharmacien ou le médecin doit procéder à un encodage spécifique.
Il peut arriver que l’intervenant n’ait pas été informé de la disposition ou ne sait pas réaliser la procédure administrative spécifique. Dans ce cas, vous pourriez être amené à payer ce dépistage.
La Sécurité sociale vous rembourse
Les Français de l’étranger qui n’ont pas bénéficié du tiers payant pour la réalisation de leur test effectué lors de leur séjour temporaire en France et qui ont donc dû faire l’avance de frais, peuvent demander le remboursement de leur facture acquittée.
La demande de remboursement s’effectue en fonction de la situation personnelle :
Affiliés à la Caisse des Français de l’étranger (CFE)
Les Français affiliés à la CFE envoient leur facture à la CFE, qui les remboursera sur les mêmes bases que l’Assurance Maladie.
Non affilés à la CFE et inscrits auprès d’une caisse primaire d’assurance maladie (CPAM)
Les Français non affilés à la CFE qui sont inscrits auprès d’une CPAM, dans le cadre de la coordination des systèmes de sécurité sociale européens ou d’une convention internationale de sécurité sociale signée entre la France et leur pays de résidence (ils ont pour cela déposé un formulaire d’inscription en vue de bénéficier des prestations à l’Assurance Maladie), adressent leur facture à cette CPAM qui leur remboursera la facture.
Non affilés à la CFE et non-inscrits auprès d’une caisse primaire d’assurance maladie (CPAM)
Les Français non affiliés à la CFE et non-inscrits auprès d’une CPAM, au titre d’une convention internationale de sécurité sociale, envoient leur demande de remboursement sur une plateforme sécurisée avec les pièces justificatives suivantes :
la facture acquittée,
un scan de leur carte d’identité ou passeport,
un scan de leur relevé d’identité bancaire (RIB),
un scan de leur carte européenne d’assurance maladie (CEAM) ou du certificat provisoire de remplacement (CEA- CPR/EHIC- PRC (1)) du pays européen auquel ils sont affiliés.
En Italie, il y a presqu’un an déjà, le gouvernement italien s’inquiétait de l’extension de la Mafia, qui, avec l’épidémie, prêtait de l’argent aux entreprises et aux particuliers en difficulté à cause de la coronacrise. 30 milliards d’euros auraient été ainsi infusés l’an dernier dans des entreprises désormais contrôlées par le crime organisé. Les mafias, notamment la Ndrangheta, investirent dans la santé, le traitement des déchets hospitaliers, les masques, les médicaments, vrais et faux.
Rien d’original[1] : Interpol avait prévenu ses 194 Etats membres de la prolifération de faux tests, faux médicaments, faux vaccins, faux certificats. Des emails imitant les autorités publiques et sanitaires ont été envoyés pour demander des inscriptions en ligne sur des sites pirates, des centaines de milliers imitant les sites officiels furent créés. Plus élaborées, les cyberattaques sur des hôpitaux et les laboratoires se sont multipliées pour obtenir des rançons aux Etats-Unis, en Belgique, en Irlande. Ces rackets s’appuient sur des bases logistiques, des complicités, des règles de répartition.
Interpol a saisi 4 millions de produits pharmaceutiques dangereux et recensé 34.000 faux produits vendus sur 2000 sites spécialisés. Des goutes d’eau dans l’océan.
Au Mexique, les Cartels se sont diversifiés. Ils ont produit de nouvelles drogues de synthèse pour compenser les difficultés d’approvisionnement de la drogue. D’autre part, ils ont investi dans les faux tests, vaccins, certificats, médicaments, vendus en ligne et dans la rue: Un faux certificat se vend 500 à 600 pesos (25$) plaza Santo Domingo à Mexico.
Les Gangs font respecter le couvre feu
Au Venezuela, les faux vaccins pullulent. Au Salvador, les Maras ont fait respecter le couvre feu. Au Brésil aussi, dans la Cité de dieu, une favela de Rio, les gangs ont imposé couvre feu et distanciation sociale. Ils trouvent leur compte en se substituant aux gouvernements, en octroyant autorisations, exemptions, allocations, commandes, produits. Toujours au Salvador, une loi a vite empêché les enquêtes sur la corruption déclenchées par la gestion des fonds alloués à la lutte contre le coronavirus. Le gouvernement dort tranquille.
En Afrique du sud, généreusement, les gangs ont donné des vivres aux familles pauvres. Au Japon, les Yakusas ont distribué masques et équipements. Tous soignent leur réputation, démontrent leur puissance, accroissent leur clientèle.
D’un coté, le crime organisé se substitue aux Etats. De l’autre il s’appuie sur eux dans une complicité qui dessine un Narcoétat ou une Mafiacratie. Cartels et mafias co-gouvernent, maintiennent un sorte d’ordre, ou anime le désordre pour affaiblir les Etats fragiles et utiliser les frontières. Toute frontière est une occasion de plus-value pour le crime.
Le crime ne nait pas de la misère, il la crée.
C’est une erreur de croire que le crime nait de la misère. Il existe aussi dans les pays riches, là où est l’argent ; en revanche, il crée la misère. Qui investit dans une terre sans loi ? La crise italienne doit beaucoup à l’expansion de la Ndrangheta au nord.
Au Mexique, les élections de juin ont fait la joie des Cartels: plus de 140 hommes et femmes politiques assassinés. C’est la logique d’un pays aux 230.000 morts et 89.000 disparus dans la « guerre contre la drogue », ou plutôt : « la lutte des places pour l’argent de la drogue ». Beaucoup d’élus sont liés aux Cartels. Deux fameux anciens ministres chargés de la lutte contre les Narcos, l’un de la sécurité[2], l’autre de la défense[3], ont été arrêtés aux Etats-Unis, considérés comme des agents des Cartels.
Après tout, le malheureux Mexique ne serait qu’au troisième rang des économies mafieuses mondiales, après la Russie et la Chine, qui, là aussi, ferait la course en tête. Mais que sait-on des mafias chinoises et russes et de leurs liens dans l’appareil d’Etat?
Plus de 15.000 victimes de la traite par an en Europe
Dans les Balkans[4], en Serbie, Monténégro, Albanie, les mafias locales ont noué des liens avec celles d’Amérique latine pour acheminer la drogue en Europe. Ils contrôlent le trafic d’arme, le trafic des migrants, la traite des êtres humains, (15.000 personnes par an au moins, dont la moitié sont des citoyens de l’UE selon la Commission Européenne, dont 70% de femmes), non sans complicité avec les gouvernements locaux. A nos portes. La pandémie fragilise encore les victimes, selon un rapport du Conseil de l’Europe.
L’exploitation sexuelle, notamment des enfants, a bondi pour fournir les sites spécialisés. En juin, Le gouvernement thaïlandais a enregistré un record des cas d’abus sexuel sur les enfants pour la production on line. Plus de 150.000 dossiers ont été ouvert et plus de 280 cas d’exploitation sexuelle d’enfants ont été dénoncés ce mois là.
La pandémie a perturbé les chaines d’approvisionnement de la drogue. Peu importe : Le prix du kilo de cannabis a augmenté de 40 à 60%, celui de la cocaïne et de l’héroïne de 30%. En cas de crise, les petits disparaissent, les gros s’étendent, dans le crime aussi.
En Europe, le crime organisé représenterait seulement 1% du PIB, soit 140 milliards d’euros. Dans les Pays-Bas si tranquilles, l’assassinat du journaliste de Vries a révélé l’ampleur des connexions du crime organisé : les Pays-Bas sont la tête de pont des cartels, les drogues représenteraient une valeur de 19 milliards d’euros d’exportation.
La carte des conflits dans le monde est aussi celle des trafics du crime organisé
En Europe, le crime n’a pas encore la dimension politique qu’il a gagnée ailleurs. Et pourtant : Une carte suffit à comprendre qu’il n’y a pas loin des seigneurs de guerre aux barons du crime. En Afrique de l’ouest, au Sahel, le Djihad prolifère sur les trafics, comme en Somalie. Les Cartels s’installent dans le golfe de Guinée en lien avec les groupes terroristes. Au Liban, en Turquie, en Afghanistan, en Birmanie, Maroc et Mauritanie, Colombie et au Venezuela, les circuits de la drogue, des armes, du pétrole de contrebande, du blanchiment dans les paradis fiscaux, des investissements en bitcoins, sont animés par les mêmes spécialistes, affiliés aux mêmes puissances, qu’elles soient dans l’ombre ou les dorures.
A Haïti, le Président a été assassiné. Un attentat organisé dans un pays où les gangs sont rois. Au Honduras, une femme courageuse, Carolina Etchevaria, que j’avais connue députée de Gracias a Dios, pays des indiens Mosquitos, a été assassinée. Son mari avait été chef de la police. Son cercueil a été accompagné par des milliers de gens. C’est une chance d’avoir tant d’honneurs : La plupart finissent dans la boue et le silence. Parce que l’allié du crime organisé, c’est le silence.
Les Etats-Unis, publient chaque année une liste de persona non grata considérés comme corrompus et suspects de liens avec les Narcos. La liste ”Engel[5]” ne concerne pour l’instant que trois pays d’Amérique centrale et recense déjà 55 personnalités. Ce « name and shame » gêne les affaires et les contacts, interdit l’accès au territoire américain. Pas de sanctions contre les pays mais contre les personnes. Peut-être un exemple à étudier pour la France et l’Europe.
Un réseau diplomatique de 75 Attachés de Sécurité Intérieure
Les mafias coopèrent plus vite que les gouvernements. Dans les ambassades, un réseau diplomatique de 75 attachés de sécurité intérieure (ASI) anime la coopération policière. En tout, 280 policiers et gendarmes, sur 250.000 en France : c’est moins qu’insuffisant. Même les cambriolages en France dépendent des gangs de Roumanie ou de Géorgie. D’autant que les ASI se concentrent sur les questions de terrorisme et d’immigration. Il est temps de renforcer ce réseau pour lutter contre des mafias en expansion avec la pandémie. Et puis observer, voire révéler la complicité des gouvernements.
Hommage à Carolina Echeverria
Au Honduras, Carolina Echeverria -et bien d’autres- avait remercié la France pour avoir dénoncé l’emprise des Narcotraficants dans la société et l’Etat. C’est la France qui la remerciait. Les réseaux criminels s’implantaient déjà en Afrique et en Espagne. Le crime organisé est plus meurtrier que le covid, surtout quand les gouvernements et les sociétés sont complices. Le crime est un virus sans frontière aux variants multiples. Son antidote sont des héros, comme cette femme, Carolina. Pourtant on ne devrait pas avoir besoin de héros, on connait le vaccin : faire la lumière.
Laurent Dominati
A. Ambassadeur de France
A. Député de Paris
Président de la société éditrice du site lesfrancais.press
[1] Pour plus d’information, voir le Rapport de l’ONUDC (United Nation Office on Drugs and Crime): The impact of COVID-19 on organized crime. https://www.unodc.org/unodc/en/organized-crime/tools-and-publications.html
[2] Genaro Garcia Luna, arrêté le 9 décembre 2019, à Dallas, au Texas
[3] Général Salvador Cienfuegos, arrêté en octobre 2020, à l’aéroport de Los Angeles, en Californie, mais extradé à la demande du gouvernement mexicain, qui l’a libéré.
[4] Cf les reportages du Monde sur le crime organisé ces dernières semaines
Les Jeux olympiques de Tokyo se sont refermés dimanche 08 aout par la traditionnelle cérémonie de clôture. Lors de cette dernière journée, les handballeuses françaises ont décroché la médaille d’or en s’imposant contre la Russie et ont offert la 33e et dernière médaille à la délégation française augmentant encore le nombre de récompenses francophones.
33 médailles pour la France
Le total de médailles est moins brillant qu’en 2016. La France est en recul avec 33 médailles soit 9 de moins qu’au Brésil, c’est en dessous des attentes fixées à 40 podiums. Les Tricolores reviennent à leur niveau d’Athènes en 2004.
La langue française encore présente
Selon la charte olympique, les panneaux, documents et annonces doivent être faits avec les deux langues officielles des JO : le français et l’anglais. Les annonces doivent également être faites avec ces deux langues.
La langue de Molière est historiquement celle des Jeux olympiques. Sa présence remonte à la fin du XIXe siècle, avant les premiers Jeux modernes de 1896 à Athènes (Grèce). C’est grâce à Pierre de Coubertin, l’un des grands instigateurs des JO. Lors de la création du Comité national olympique (CIO), en 1894, il a fait du français l’une des langues officielles. À ses côtés, on retrouve l’anglais, depuis 1972, car les Anglo-saxons sont à l’origine de nombreuses épreuves sportives.
Les pays francophones ont remporté 80 médailles grâce à 7 pays.
la France a pris le relai à la fin de la cérémonie ! Juste après l’hymne français, les projecteurs étaient braqués sur la ville de Paris, hôte des prochaines Olympiades d’été en 2024. Plusieurs centaines de personnes sont réunies sur la place du Trocadéro pour regarder la cérémonie aux côtés de quelques athlètes français médaillés, notamment Kevin Mayer ou Teddy Riner.
L’image virtuelle du drapeau géant hissé sur la Tour Eiffel a été diffusée, puis la patrouille de France a survolé la capitale en laissant de la fumée blanche, en clin d’œil à la couleur olympique, puis de la fumée tricolore. Tony Estanguet, président des prochains Jeux d’été, a signé la caméra d’un « Paris 2024 » alors que la maire de Paris, Anne Hidalgo recevait le drapeau olympique.
Le président français Emmanuel Macron a ouvert mercredi (4 août) une visioconférence internationale d’aide au Liban en condamnant de nouveau sévèrement les « dysfonctionnements injustifiables » des dirigeants libanais et en promettant 100 millions d’euros de « nouveaux engagements, en appui direct à la population ».
Les dirigeants libanais accusés
« Les dirigeants libanais semblent faire le pari du pourrissement » en bloquant depuis des mois la formation d’un gouvernement et la mise en œuvre de réformes, a déploré le président français, qui copréside cet événement organisé un an jour pour jour après l’explosion du port de Beyrouth. « Je pense que c’est une faute historique et morale ».
Le 4 août 2020, la capitale libanaise basculait dans l’horreur : des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium, stockées depuis des années dans un entrepôt délabré et « sans mesure de précaution » de l’aveu même du gouvernement, explosent, faisant 214 morts, plus de 6 500 blessés et détruisant des quartiers entiers.
« La crise que vit le Liban n’est pas un coup du sort, ni une fatalité. Elle est le fruit de faillites individuelles et collectives et de dysfonctionnements injustifiables », a insisté Emmanuel Macron depuis le Fort de Brégançon, résidence estivale des présidents français dans le sud de la France. « L’ensemble de la classe politique libanaise n’a eu de cesse de l’aggraver en faisant passer avant tout ses intérêts individuels et partisans avant les intérêts du peuple libanais ».
« Le Liban mérite définitivement mieux que de vivre de la solidarité internationale », a-t-il ajouté.
Une conférence humanitaire
« La conférence d’aujourd’hui est une conférence humanitaire de soutien à la population, elle est donc inconditionnelle mais il n’y aura aucun chèque en blanc au bénéfice du système politique libanais, car il est, lui, depuis le début de la crise, et même avant défaillant », a-t-il encore insisté.
Il a annoncé 100 millions d’euros de nouvelles aides de la France dans les 12 mois en l’envoi dans les prochaines semaines de 500 000 doses de vaccins anti-Covid.
Selon l’Élysée, les Nations Unies évaluent à plus de 350 millions de dollars — 357 millions exactement, NDLR — les nouveaux besoins du Liban auxquels il faudra répondre dans les domaines notamment alimentaire, de l’éducation, de la santé, de l’assainissement de l’eau.
Une enquête qui traine
M. Macron a par ailleurs réclamé l’aboutissement de l’enquête sur l’explosion du port, dont les conclusions n’ont pas encore été rendues, un an après la catastrophe.
« Les dirigeants libanais sont redevables de la vérité, la transparence, à l’égard de leur population » a-t-il souhaité. « La France et plusieurs autres (pays) ont coopéré pour apporter toutes les informations dont nous disposions, nous sommes disponibles pour toutes les coopérations techniques » qui seraient encore nécessaires dans cette enquête dont les conclusions sont « attendues par toute la population libanaise », a ajouté le président français.
Cette conférence, qui doit mobiliser la communauté internationale pour aider le pays, réunit les représentants d’une quarantaine d’États et d’organisations internationales.
L’un des avantages du marché intérieur est que les citoyens et les entreprises de l’UE ont la liberté de circuler, d’exercer des activités et d’investir au-delà des frontières nationales. Toutefois, la fiscalité directe n’étant pas harmonisée au niveau de l’Union, certains contribuables parviennent, du fait de cette liberté, à éviter ou à éluder l’impôt dans leur pays de résidence. Ce dernier a généralement le droit, conformément aux conventions fiscales bilatérales, d’imposer les revenus et les actifs mondiaux, même s’ils sont imposés dans l’autre pays. Il est clair qu’il ne doit pas y avoir de double imposition non plus. Des accords ont été mis en place pour éviter ce risque… Et pourtant en Grèce, les expatriés Français sont confrontés à une série de redressement fiscaux.
Echange automatisé des données fiscales
Pour la première fois, dans le cadre des mécanismes européens d’échange d’information, le fisc grec a reçu des informations sur les revenus des résidents fiscaux en Grèce de la part des administrations fiscales d’autres États membres de l’Union européenne dont la France. Elles ont été utilisées quelle que soit la profession des résidents.
Le fisc grec a donc pu contrôler, cette année, un certain nombre de résidents français. Et la conclusion des services fiscaux grecs est très claire concernant ces Français: Ils ont « un assujettissement à l’impôt inférieur à celui identifié par l’administration fiscale sur la base des données issues de l’échange d’informations » selon le porte-parole au magazine Marianne.
Les fonctionnaires en ligne de mire
Les fonctionnaires, eux, pensaient « être au clair avec les administrations fiscales des deux pays », dixit Marie (le prénom a été changé), enseignante au lycée depuis une quinzaine d’années.
« J’ai toujours rempli ma déclaration d’impôts en suivant les recommandations des services de l’ambassade de France en Grèce. Et depuis la quinzaine d’années que je vis en Grèce, j’ai toujours payé mes impôts en France. »
Une professeure du Lycée Français d’Athènes
Pour ce faire, les enseignants comme l’ensemble des fonctionnaires détachés s’appuyaient sur la convention fiscale binationale signée en 1963. Ce texte explicite les conditions pour éviter la double imposition. En théorie, il permet donc aux fonctionnaires et salariés français, détachés en Grèce, de ne payer leurs impôts qu’en France.
Sauf que dès qu’elle a reçu les données fiscales françaises, l’administration grecque a visiblement modifié sa lecture de la convention, pour la première fois depuis des décennies. Sur les salaires des fonctionnaires, l’imposition est dans l’ensemble plus favorable en France qu’en Grèce.
Un délai de 2 ans maximum
Pour le fisc grec la possibilité offerte aux Français de continuer à payer les impôts en France est limitée à une période de 24 mois consécutifs en Grèce.
« La convention binationale de 1963, pour éviter la double imposition, leur permet de payer leurs impôts en France, sous la condition qu’ils restent en Grèce deux ans au maximum ! »
Un haut fonctionnaire à Athènes pour l’AFP
Cette nouvelle interprétation a de lourdes conséquences pour nos compatriotes sur place et en particulier pour les fonctionnaires pour lesquels l’imposition en France leur était plus favorable.
Et ces derniers ne peuvent compter sur Bercy qui laisse entendre que ces derniers auraient cherché à échapper au fisc grec.
« Les contribuables français redressés l’ont été dans le cadre du strict respect de la convention fiscale. »
Porte-parole de Bercy à l’AFP
Parmi les fonctionnaires frappés par ces redressements, les professeurs des établissements scolaires représentent la grande majorité et pour eux la règle des « deux ans » ne s’applique qu’aux professeurs des universités qui viennent séjourner en Grèce dans le cadre des échanges entre les universités.
Mais le fisc grec ne l’entend pas ainsi. Des montants, équivalents à plusieurs mois du salaire moyen d’un enseignant, sont désormais réclamés (jusqu’à 30 000 euros). Et l’inquiétude est grande, ces premiers redressements fiscaux ne concernent qu’une année de redressement, 2014 !
Emmanuel Macron et le Premier ministre grec
L’Assemblée des Français de l’étranger mobilisée
Et pourtant dès le mois de mars 2021, L’Assemblée des Français de l’étranger a questionné le gouvernement sur cette situation. Et la réponse donnée laissait plus espérer une bonne fin :
« Si la Grèce dispose, au même titre que la France, d’un droit d’imposer de telles rémunérations, il lui appartient toutefois d’éliminer la double imposition par l’octroi d’un crédit d’impôt égal à l’impôt payé en France. Le MEFR a indiqué au MEAE que le directeur général des finances publiques et son homologue grec étaient convenus de réexaminer la situation fiscale des contribuables concernés afin de déterminer s’ils avaient bien bénéficié d’une application correcte de la convention fiscale bilatérale et n’avaient été imposés que sur un différentiel d’imposition.«
Réponse du gouvernement à l’assemblée des Français de l’étranger
Malgré l’échange entre les gouvernements, le fisc grec compte bien continu son opération. Pour les Français en Grèce, les contrôles fiscaux ne font que commencer.
Du Nord au Sud, dans plus de 150 villes en France, des manifestations ont lieu ce samedi pour le quatrième week-end consécutif contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour les soignants, validés jeudi par le Conseil constitutionnel. Ils étaient plus de 200 000 Français dans les rues selon le décompte officialisé ce dimanche 08 aout 2021.
Quatre cortèges à Paris
En début d’après-midi, le cortège formé au métro Pont de Neuilly à l’appel de Nejeh Ben Farhat, « gilet jaune » de 42 ans, s’est élancé vers la place du Châtelet, dans le centre de Paris. « C’est la manifestation la plus à risques, notamment de départs en cortèges sauvages. On y porte une attention particulière », a expliqué à l’AFP une source policière, évoquant par ailleurs une « vigilance » autour des Champs-Élysées. Les manifestants étaient entourés, tout au long du trajet, par un cordon policier.
Un autre cortège s’est élancé de l’Ecole militaire, à 14 h 30, pour rejoindre la place Vauban. Organisée par Florian Philippot, ancien numéro 2 du FN (devenu RN) et président des Patriotes, cette manifestation réunit plusieurs milliers de personnes parmi lesquelles le souverainiste et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Sur Twitter, Florian Philippot avait déjà revendiqué à 16 h la présence de 100 000 personnes.
15.000 à 20.000 personnes à Nice, selon la police
Entre 15.000 et 20.000 personnes sont rassemblées contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire à Nice, selon la police. Une mobilisation plus importante que le week-end dernier où 7000 manifestants avaient défilé.
Des gilets jaunes, des restaurateurs, des gendarmes, des soignants et des sapeurs-pompiers sont présents dans le cortège.
Nice
2450 personnes rassemblées à Lyon, selon la préfecture
2450 opposants au pass sanitaire sont rassemblés à Lyon, selon un décompte de la préfecture communiqué à l’AFP.
Quelques débordements ont éclaté lors de la manifestation lyonnaise, où les forces de l’ordre ont notamment fait usage de gaz lacrymogène avant que le calme ne revienne.
Les pompiers du Sdis 13 en tête de cortège à Marseille
En uniforme ils ont dénoncé, entre autres, les sanctions professionnelles qu’ils risquent en cas de non vaccination.
Marseille
Il y a eu aussi des manifestations contre le pass sanitaire dans les rues de Pau (Pyrénées-Atlantiques), de Mont-de-Marsan (Landes), de Rouen (Normandie), de Bordeaux (Gironde), etc…
Le 9 septembre 2021 Olivier Piton sort son troisième essai. Cet élu consulaire aux USA est un observateur privilégié de la vie politique américaine. Après « La nouvelle révolution américaine » (2016) et « Les transgressifs au pouvoir » (2017) Olivier reste fidèle à l’éditeur Plon pour évoquer celle qui s’est imposée comme une figure forte de l’Amérique post-Trump, « Kamala Harris, la pionnière de l’Amérique », actuelle Vice-Présidente de Joe Biden. L’essayiste et homme politique qui vit aux USA s’est prêté à un entretien pour présenter le livre et ses enjeux avant le grand lancement de la rentrée.
Olivier Piton
Lesfrancais.press : Olivier Piton, vous êtes un avocat qui vit aux USA depuis plus de 15 ans et une figure politique pour les Français des Etats-Unis. Votre troisième essai est une biographie de Kamala Harris, la vice-présidente des États-Unis, une figure médiatique sur laquelle beaucoup a déjà été écrit. Votre essai puise-t-il dans votre expérience d’observateur politique « in situ » pour apporter un regard plus riche et plus approfondi que les habituels articles de presse ?
Olivier Piton : En effet, j’ai trouvé intéressant de donner aux lecteurs et aux lectrices francophones une vision – depuis les Etats-Unis – de qui est Kamala Harris. Son milieu, son enfance, son parcours, ses amours et naturellement ses combats politiques. Je tente de donner les clefs pour pouvoir comprendre pourquoi cette femme est à la fois une pionnière et une bâtisseuse de l’Amérique de demain.
Lesfrancais.press : Vous avez écrit sur les transgressifs en politique dans un essai précédent. Porter une femme issue d’une minorité à la vice-presidence est-il un acte transgressif fort dans l’Amerique post Trump ?
Olivier Piton :Paradoxalement non. Comme souvent, la société est en avance sur le monde politique et, comme je l’explique dans mon livre, la révolution progressiste avait déjà eu lieu quand le couple Biden-Harris a été élu.
Lesfrancais.press : Parlez-moi svp des principaux défis qui attendent la vice-présidente notamment par rapport aux engagements de la campagne Biden/Harris ?
Olivier Piton : Kamala Harris c’est d’abord un symbole. Femme, issue de deux minorités ethniques, résolument moderne. Mais elle est bien plus que cela et la cantonner dans un rôle symbolique ne serait pas lui rendre justice. C’est une jeune femme de la bourgeoisie progressiste californienne, nourrie au lait de tous les combats sociétaux de ces 40 dernières années. Elle est une synthèse des luttes antiracistes, féministes et émancipatrices de la génération précédente, celle de ses parents, et des luttes actuelles. Qu’on le souhaite ou qu’on le déplore, elle préfigure ce que sera l’Occident multiculturel de demain.
Lesfrancais.press : Certains voient déjà Kamala Harris comme l’a successeur naturel d’un Biden qui ne ferait qu’un seul mandat. Comment appreciez-vous ce pronostic précoce ?
Olivier Piton : J’explique pourquoi c’est probable et pourquoi elle fait tout son possible pour éviter ce piège mortel de l’intrigante politique trop pressée. Il lui faut d’abord faire ses preuves comme vice-présidente et, en lui laissant le « portefeuille » de l’immigration, Joe Biden ne lui a pas fait un cadeau.
Lesfrancais.press : On dit parfois que les biographes s’identifient à leur sujet d’étude. Alors, Kamala est-ce un peu vous ?
Olivier Piton : Bien sûr. Un peu comme pour Madame Bovary. Avec ceci de particulier que si je peux m’identifier à son parcours, je sais que son aura et son image sont autrement plus transcendants que tout ce qui peut être envisageable pour un élu local français. Au dela de l’identification, la geste politique américaine de Kamala Harris est en tout point impressionnante.
Lesfrancais.press : Merci Olivier et bonne chance au livre !
Saisi par le gouvernement comme par les oppositions au sujet de la loi sanitaire, adoptée par les parlementaires, le Conseil constitutionnel a rendu une décision de censure partielle ce jeudi après-midi.
Le Conseil constitutionnel valide le pass sanitaire, notamment pour les cafés et restaurants, ainsi que la vaccination obligatoire des soignants, et censure l’isolement obligatoire des personnes testées positives au Covid-19, a-t-on appris ce jeudi après-midi.
L’exécutif avait souhaité que la loi entre en vigueur ce lundi 9 août.
Dans le détail, les « sages » de la rue Montpensier ont notamment validé l’extension du pass sanitaire à certains centres commerciaux « au-delà d’un certain seuil défini par décret » et si « la gravité des risques de contamination » le justifie à l’échelle du département, ainsi qu’à l’hôpital, s’il ne constitue pas un « obstacle à l’accès aux soins ».
« En adoptant ces dispositions, le législateur a poursuivi l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé », note le Conseil constitutionnel à propos du pass et de la vaccination des soignants.
Censure de l’isolement obligatoire des malades
Les juges constitutionnels ont toutefois estimé que l’isolement obligatoire de 10 jours des malades n’était ni « nécessaire, adapté et proportionné » en ce qu’il constitue une mesure privative de liberté « sans décision individuelle fondée sur une appréciation de l’autorité administrative ou judiciaire ».
Les membres du Conseil constitutionnel
Autre point censuré, les dispositions prévoyant qu’un CDD ou contrat d’intérim puisse être rompu « avant son terme » par l’employeur faute de pass sanitaire. Le Conseil valide en revanche la procédure de suspension du contrat de travail sans rémunération pour les CDI.
« En prévoyant que le défaut de présentation d’un pass sanitaire constitue une cause de rupture anticipée des seuls contrats à durée déterminée ou de mission, le législateur a institué une différence de traitement entre les salariés selon la nature de leurs contrats de travail qui est sans lien avec l’objectif poursuivi »
indique le Conseil constitutionnel.
Fin du suspense
C’est la fin d’un suspense enclenché dès le dimanche 25 juillet, au moment de l’adoption par les parlementaires du projet de loi sanitaire élaboré par l’exécutif. Dans la foulée, le Premier ministre Jean Castex, mais également les oppositions dont 74 députés de gauche, saisissaient le Conseil constitutionnel selon une procédure d’urgence.
Celui-ci devait se prononcer sur la validité et la proportionnalité de ce texte portant notamment sur l’extension de l’application du pass sanitaire, et l’obligation vaccinale pour les personnels des établissements de santé. Les neuf « sages » qui composent le collège du Conseil constitutionnel ont donc rendu leur verdict, via un communiqué publié ce jeudi après-midi.
Matière sensible
La décision est d’autant plus sensible – et était donc d’autant plus attendue – qu’outre la classe politique, la réflexion sur l’élargissement de l’application du pass sanitaire divise l’opinion. Chaque week-end d’ailleurs, ses détracteurs défilent dans les villes de France, nourrissant un mouvement d’ampleur qui ne paraît pas s’essouffler, au contraire.
En principe, le Conseil constitutionnel dispose d’un mois de travail pour viser les recours qui lui sont adressés. Il a dû cette fois ramasser son labeur en huit jours car il était saisi sous l’alinéa 3 de l’article 61 de la Constitution qui lance la procédure d’examen en urgence. Il faut dire que le gouvernement entendait bien voir son dispositif entrer en vigueur ce lundi 9 août. Ça sera bien le cas.
La pause estivale ? Ségolène Royal ne connait pas.. Depuis les derniers jours de juillet, la communication de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle s’emballe.
Cap sur le Sénat
Nous l’avions annoncé dès le mois de février 2021 avant de la recevoir en mai 2021, Ségolène Royal est candidate aux élection sénatoriales des Français de l’étranger de cet automne. Discrète lors des élections consulaires, elle a patiemment tissé son réseau parmi les forces de Gauche présentes hors de France.
Secondée dans cette tache par Mehdi Benlahcen, président du groupe Solidaire et Ecologie – Français du Monde à l’Assemblée des Français de l’étranger, ils ont, ensemble, constitué une liste qui se présente aux suffrages des Grands électeurs (élus consulaires, députés, sénateurs non renouvelables).
Une liste ancrée dans les circonscriptions ?
Et la tache ne fut pas si simple, ils étaient nombreux à crier au parachutage, à contester la légitimé de l’ancienne ministre… Et pourtant, alors que l’investiture du Parti socialiste n’est pas encore acquise (Laure Pallez, élue consulaire socialiste aux USA sollicite aussi l’adoubement du PS), les ralliements sont nombreux.
On l’a vu plus haut, Mehdi Benlahcen sera donc le numéro 2 de cette liste. Malgré sa défaite au Portugal, où il était élu, il a réussi à consolider sa place à la tête de l’association Français du Monde. Cette dernière a conservé plus de 100 sièges donnant de belles perspectives à cette liste.
Pour les autres places, aucune annonce officielle. Mais on peut raisonnablement imaginé qu’elle sera constituée avec certains membres de l’équipe de travail présentée sur le site internet francaisdanslemonde-unechancepourlafrance.fr .
Gaelle Barré
Et on y retrouve Gaelle Barré, la présidente du conseil consulaire de la 1ere circonscription d’Italie. Elle sera codirectrice de la campagne avec Florian Bohême (n°4) conseiller des Français de l’étranger au Cambodge. Tous les deux sont membres du bureau national de Français du monde-adfe. Monique Dejeans élue à l’AFE pour le Benelux et représentante de l’AFE au bureau de vote électronique est également partie prenante de cette équipe de travail. Les nouveaux élus n’ont pas été oubliés avec Josiane Adjovi, Charles de Loppinot, et Thatsanavanh Banchong , nouveaux conseillers des Français de l’étranger au Bénin, à l’île Maurice et en Thaïlande.
Plus surprenant, Didier Le Bret , ancien ambassadeur et président du centre de crise de 2013 à 2015 sera chargé des questions de sécurité dans cette équipe de travail. Sa présence montre l’importance que Mme Royal désire porter aux relations entre les citoyens, les élus et l’administration consulaire. La communication et l’adhésion de chaque partie prenante est indispensable pour réussir à concrétiser les projets dans les différents consulats et postes diplomatiques. Les errements du Fonds de solidarité pour les expatriés ou les difficultés liées à la vaccination et au Pass sanitaire l’ont malheureusement encore une fois rappelé
Didier Le Bret avec Laurent Fabius alors Ministre des Affaires étrangères
Un comité de soutien 5 étoiles
Ségolène Royal est une personnalité marquante des dernières décennies en France et à l’international. Si les Grands électeurs l’avaient oublié, elle le rappelle en force sur son site en déroulant une liste de soutiens inédite pour les élections sénatoriales des expatriés.
« J’ai pu nouer de nombreux contacts et amitiés à travers le monde sur les questions du Climat, de l’énergie, de la mer, de la biodiversité, de la finance verte, des entreprises durables, des ONG, de la culture, de l’éducation.«
Ségolène Royal sur son site internet
Sur son site, vous pouvez ainsi découvrir le soutien de Mme Christiane Taubira, ministre socialiste bien connue, éventuelle candidate à l’élection présidentielle de 2022.
Et aussi José Bové !! Figure du combat écologiste des années 90/2000, il soutient Ségolène Royal. Et ce alors qu’Eva Joly est pressentie du coté d’Europe Ecologie Les Verts (EELV). Est ce que ce parrainage suffira à détourner les nombreux conseillers consulaires EELV élus en mai ? A suivre
Une liste aux larges ambitions
Ségolène Royal l’a martelé, elle se présente comme la candidate de l’unité des forces progressistes. Forte de ses soutiens et de son équipe, plurielle, elle espère regrouper le maximum de grands électeurs du PS, de Français du Monde, mais aussi d’EELV voir de LFI. C’est donc 2 voir 3 sénateurs que l’équipe compte porter au Palais du Luxembourg. Propulsés par l’aura nationale de Ségolène Royal, ils comptent mener à bien leur programme.
Et ce dernier est riche. Il a été construit, et c’est désormais la marque de fabrique de Ségolène Royal, via un ensemble d’échanges participatifs que vous pouvez retrouver sur le site internet francaisdanslemonde-unechancepourlafrance.fr . Il reste à savoir si les Grands électeurs seront séduits…