Le gouvernement a annoncé mercredi 11 août la fin des tests anti-Covid gratuits, hors prescription médicale. Cette mesure doit prendre effet mi-octobre, rendant le passe sanitaire payant pour ceux non-vaccinés. Elle intervient moins d’une semaine après la décision du Conseil constitutionnel de valider le projet de loi anti-Covid. Est-elle conforme à l’esprit de la constitution ? Trois spécialistes du droit public livrent leur point de vue. Un article d’Euractiv France.
« Les tests ne protègent pas. Les tests à répétition n’empêchent pas d’aller à l’hôpital », a martelé Gabriel Attal mercredi 11 août depuis Ajaccio en Corse. Avec cette déclaration, le porte-parole du gouvernement a enterré la gratuité des tests PCR et antigéniques. Ces actes vont devenir payants, sauf en cas de prescription médicale, à compter de mi-octobre.
« La question ne se pose pas comme ça. La loi qui va servir de base à ces textes a été jugée conforme à la Constitution, sauf les exceptions qu’on connaît. Cette annonce ne peut pas remettre en question a posteriori la constitutionnalité de la loi »
Florence Chaltiel-Terral, professeure de droit public.
PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME PONTIVY (56) : Coronavirus Covid-19 campagne de dépistage des personnels de deux lycées de Pontivy. Test PCR.
Huit semaines pour être vacciné
Jeudi 5 août, le Conseil constitutionnel, garant du respect de la Constitution et des droits fondamentaux, a rendu sa décision concernant l’arsenal législatif déployé par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. S’ils ont censuré des dispositions, les Sages ont estimé que le passe sanitaire résulte d’une« conciliation équilibrée » entre libertés publiques et protection de la santé.
Pour qu’une loi soit ainsi approuvée par le Conseil constitutionnel, elle doit respecter le principe de proportionnalité, qui vient du droit allemand. « En d’autres termes, la mesure doit être adaptée au but qu’elle vise », explique Guillaume Tusseau, professeur à l’école de droit de Sciences Po. « Quand on prend une décision politique de ce type, il faut que les avantages surpassent les inconvénients, il faut qu’il n’existe pas une autre manière de faire qui soit possible mais plus coûteuse en termes de liberté », détaille-t-il. Ici, les Sages ont considéré que ce principe était respecté.
Un système pour ceux qui ne peuvent pas être vaccinés
La décision fait écho à l’objectif du gouvernement de doper la vaccination, qui devient désormais une alternative gratuite. « Les tests ne sont pas sans coût pour la collectivité. La population a le choix de faire des tests à ses frais toutes les 72 heures ou se vacciner »,confirme Guillaume Tusseau.
« À partir du moment où les personnes ont la possibilité de se faire vacciner d’ici là, ça ne pose pas de problème. La date d’octobre a justement été choisie pour que les gens puissent le faire »
Bertrand Mathieu, professeur de Droit à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne.
La seule interrogation du spécialiste concerne les personnes qui ne peuvent pas se faire vacciner, pour raisons médicales par exemple. Pour cette population-là, « il faudrait créer un système d’accès gratuit aux tests », estime Bertrand Mathieu.
Des recours devant le Conseil d’État
Critiquée par les anti-passe sanitaire et les anti-vaccin, cette suppression de la gratuité des tests n’entraîne pourtant pas d’inégalités entre les Français devant la loi. « Je ne vois pas trop de fondement à la rupture d’égalité », commente Florence Chaltiel-Terral. « À part les personnes qui n’ont pas accès à la vaccination, on est tous en position d’être vaccinés. Ça poserait problème s’il n’y avait pas assez de doses, ce n’est pas le cas. »
Si l’on ne peut revenir sur cette validation du Conseil Constitutionnel, il existe des recours.
« Libre à chacun de nous qui se sentirait lésé de saisir un juge administratif . Mais il y a peu de chance que ça aboutisse car, on le voit, en Outre-mer, on reconfine, tout comme en Israël, qui a pourtant vacciné une large partie de sa population. On fait face à une situation et il faut y répondre. »
Florence Chaltiel-Terral, professeure de droit public.
En cas de recours devant le tribunal administratif, c’est le Conseil d’État qui sera chargé de plancher sur la question, car c’est lui qui fait autorité sur les décrets d’application de la loi. En cas d’urgence, la mesure peut alors être suspendue sur la forme, avant une analyse plus longue et approfondie du fond. Le Conseil constitutionnel, lui, n’interviendra à nouveau que si une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est posée. Ou si un nouveau projet de loi est voté.
Grèce, Algérie, Turquie, Italie… la Méditerranée brûle. Demain le Portugal, le Var ou la Corse. Avec l’Australie, la Californie, le Canada ou la Russie, le rapport du GIEC expliquera que les catastrophes ne font que commencer. Sauf qu’en Méditerranée on peut agir tout de suite.
Celui qui croit que la taxe carbone éteindra les incendies est un vrai croyant ou un grand naïf
Celui qui croit que la taxe carbone, les droits de douane verts, la limitation de la croissance éteindront les feux est un vrai croyant ou un grand naïf. Jamais l’humanité ne choisira la décroissance, c’est à dire la pauvreté. La transition énergétique serait-elle un luxe de riche ? L’inverse : quand elle parie sur l’économie, elle est une source de richesse.
La Cour des Comptes européenne estime à 11 200 milliards d’euros le coût de la transition énergétique à l’échelle de l’Europe entre 2021 et 2030, soit 1 120 milliards € par an. D’autres estimations sont plus élevées. Quand on voit ces chiffres, à moins de rester dans le déni, on est obligé d’inventer de nouvelles technologies et de nouveaux outils financiers pour avancer vite.
Inventer de nouvelles ingénieries financières
Investir dans les énergies nouvelles, rénover les bâtiments, ou construire des immeubles à zéro énergie est un investissement rentable à terme. Comme tout investissement, il peut trouver un financement : pourquoi ne pas émettre des « bonds énergétiques à terme », gagées sur les économies futures réalisées ?
Un nouveau marché pourrait naître à partir de ces « obligations vertes », des investissements nouveaux voir le jour dés maintenant, à la simple condition de sécuriser le gain à venir, ce que peuvent faire les Etats.
Donner une valeur sûre aux économies d’énergie futures
Il serait alors possible de financer en France des travaux considérables en matière d’efficacité énergétique à cette condition de donner une valeur sûre aux économies d’énergie réalisées. Sécuriser juridiquement les économies d’énergie permet de les transformer en produits financiers et autorise immédiatement des investissements considérables. Un fonds de garantie pourrait être créé pour favoriser l’émergence de ce nouveau marché. Dans tous ces domaines, il faut faire vite.
Car la Méditerranée brûlera encore l’été prochain. On ne peut pas attendre que le climat change en son changement. On doit aussi prévenir et s’adapter.
Face aux catastrophes annoncées, il est urgent de s’organiser. Aux accords historiques à long terme, aux discours éclairés succédant aux discours catastrophistes, miser sur l’action directe, avec des moyens immédiats, innovants, semble préférable. A tel point que voir une Cop s’avancer finit par inspirer méfiance. Des postures, de l’émotion, du bidon. L’action, c’est l’innovation dans tous les domaines : économie, technologie, finance; et aussi la mutualisation des moyens, la diffusion des techniques, des outils et des savoirs.
Assistance mutuelle pour la protection civile
La France a envoyé des Canadairs à l’aide de la Grèce, de l’Italie, de l’Algérie, bravo. 350 membres de la sécurité civile sont sur plusieurs théâtres d’opération extérieurs. Merci. Depuis les années 50, la France a conclu des accords de coopération et d’assistance mutuelle pour la protection civile avec 42 pays, y compris avec la Chine, sur tous les continents. Chaque année, 400 formations -planification, gestion de crise, techniques de secours et d’intervention- sont organisés.
Depuis 20001, l’Union Européenne a créé le Mécanisme Européen de Protection Civile (MEPC) qui regroupe 34 pays, pour aider les victimes de catastrophes. Parmi les experts de l’union européenne, 160 Français.
Le mécanisme est déclenché à la demande d’un État et le Centre européen de réaction d’urgence (ERCC) organise la mise en commun des ressources (matériel, experts, équipes de terrain, modules d’intervention…) proposées par les États membres. Cet été, l’Union européenne a mobilisé quatorze avions, trois hélicoptères, 1300 pompiers et 250 véhicules. Une révision du Mécanisme européen a été décidée en 2018 : créer une réserve de moyens de sécurité civile au niveau européen pour compléter les moyens des États membres, le projet « RescEU ».
Un Fonds stratégique international pour la Méditerranée
Des avions bombardiers d’eau, des pompes hydrauliques, des équipes de recherches, des équipes médicales d’urgence, RescEU constituera une force européenne d’intervention rapide.
La Commission finance les nouvelles acquisitions : Deux appareils ont été acquis pour le compte de la Suède en 2020. La France devrait acquérir deux avions dans le cadre d’un appel d’offres européen de vingt Canadairs. Enfin l’Europe peut compter sur ses satellites d’observation et pourrait aider à la constitution d’un réseau d’alerte.
Tout cela est bel et bon, mais lent. Et trop limité. Un accord global de sécurité civile avec tous les pays de la Méditerranée s’impose. Ce serait le premier pas d’un accord politique général pour sauver la Méditerranée. Avec un Fonds stratégique international pour la Méditerranée. Car si elle a déjà rendez-vous avec le feu l’été prochain, elle subit, tous les jours de l’année, un lent et certain processus de destruction biologique. La France devrait prendre de telles initiatives. Elle en a besoin, elle en a les moyens, elle en même le devoir.
Pour cette première interview politique du dimanche soir de la saison 2021/2022, nous vous proposons de rencontrer le vice-président, récemment renouvelé dans ses fonctions, de l’association Français du Monde, Medhi Benlahcen.
Une association mondiale
On commence cette interview par découvrir l’association Français du Monde, fondée en 1980 et présente dans la quasi totalité des pays où sont présent des Français établis hors de France.
Mehdi Benlahcen nous explique les mécanismes qui régissent cette structure et les solutions que celle-ci met à disposition des expatriés qui arrivent, qui vivent ou qui partent d’un pays.
Des membres engagés dans la vie citoyenne
On revient sur la genèse des Conseils consulaires issus des commissions qui les précédaient dont le responsable local de Français du Monde était membre de droit. L’engagement dans les élections consulaires a donc été naturel pour les membres de l’association. Mehdi Benlahcen nous détaille les synergies attendues.
Mehdi Benlahcen en Assemblée Générale de l’association Français du Monde (FDM)
Un candidat au Sénat
Dans la deuxième partie du podcast, Mehdi Benlahcen nous confirme sa participation en deuxième position sur la liste de Ségolène Royal aux élections sénatoriales. L’occasion pour ce professeur au Lycée Français de Lisbonne de nous présenter les chantiers qu’il espère pouvoir mener avec l’ancienne candidate aux élections présidentielles de 2007.
On en profite pour l’interroger sur la présence de Samantha Cazebonne, actuelle députée de la circonscription où vit M. Benlahcen.
Les Talibans sont entrés ce dimanche 15 août à Kaboul sans tirer un coup de feu. Et ce alors que les États-Unis évacuaient des diplomates de leur ambassade par hélicoptère et que les pays européens organisaient la fuite de leurs ressortissants encore présents sur place. Du côté afghan, un Ministre de l’intérieur a déclaré que le pouvoir serait transféré à une administration intérimaire. L’Ambassade de France, reste, elle, toujours ouverte même si elle a été déplacée à l’aéroport.
La capitale infiltrée sans combat
Le porte-parole des Talibans a affirmé que leurs troupes ont reçu l’ordre de ne pas entrer à l’intérieur de la capitale. Cependant, selon les premiers témoignages, des hommes armés commencent à circuler dans la capitale. Il fait cependant état dans un deuxième communiqué de pourparlers avec le gouvernement en vue d’une reddition pacifique de Kaboul.
« Les Afghans ne doivent pas s’inquiéter (…) Il n’y aura pas d’attaque sur la ville (de Kaboul). Et il y aura un transfert pacifique du pouvoir vers un gouvernement de transition »
Abdul Sattar Mirzakwl, ministre afghan de l’Intérieur
Les autorités ont décidé de renoncer à un combat qui aurait été meurtrier et surtout vain alors que les Talibans ont pris le contrôle du pays en 10 jours. Si le Président afghan a fuit le pays, son gouvernement s’active. En effet, un « transfert pacifique du pouvoir » vers un gouvernement de transition semble s’organiser en Afghanistan, comme l’ a affirmé ce dimanche le Ministre afghan de l’Intérieur, Abdul Sattar Mirzakwal.
#Kabul will be handed over peacefully to a transitional government, says the Afghan interior minister. https://t.co/3MlP1cRtis
L’ambassade de France à Kaboul avait affrété un avion spécial le samedi 17 juillet pour «tous les Français» devant quitter le pays, un vol qui devait être unique.
Les personnels afghans de l’ambassade, ceux des institutions qui en dépendent, ainsi que ceux de l’ONG française Amitié franco-afghane (Afrane), ont été évacués ces dernières semaines vers la France, en vertu du droit d’asile.
Victoria Fontan
Il resterait une centaine de Français sur place dont des citoyens dépendant d’institutions privées comme la vice-présidente de l‘université américaine de Kaboul, une Française, Victoria Fontan ou le Dr. Eric Cheysson qui dirige l’hôpital français sur place. Chacun est resté pour s’occuper pour l’une de ses étudiants et surtout étudiantes qu’elle tenait à exfiltrer, pour l’autre le souci de ses patients et des enfants en particulier.
Dr. Eric Cheysson
Aujourd’hui, de nombreuses rues de Kaboul étaient encombrées de voitures et de personnes essayant de rentrer chez elles ou de rejoindre l’aéroport, ont rapporté des habitants. Les difficultés de circulation et les risques propres à la condition d’occidentaux compliquent les déplacements des expatriés qui veulent quitter le pays. Et ce alors que l’Allemagne envoie, ce dimanche après-midi, un avion militaire pour récupérer les derniers Européens. A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’ambassade de France en ville comme l’aéroport restaient inaccessibles pour ceux qui ont loupé le dernier convoi au départ du centre de Kaboul. Ce regroupent eut lieu tôt ce dimanche matin selon un îlotier de la communauté française sur place.
Surpris par l’arrivée silencieuse et rapide des Talibans, de nombreux européens sont bloqués dans une capitale tétanisée, certains ayant de légitimes raisons de craindre pour leur vie. Le peu de résistance de la part du gouvernement afghan a stupéfié les diplomates, alors que les services de renseignement américains estimaient la semaine dernière que Kaboul pourrait tenir au moins trois mois.
Les diplomates positionnés à l’aéroport
Pour gérer cette situation d’urgence et le futur des relations entre la France l’Occident et les nouveaux -anciens maîtres de l’Afghanistan, l’Ambassade de France, si elle est fermée au public, maintient une cellule autour de son ambassadeur David Martinon.
Selon un communiqué du Ministère des Affaires étrangères de ce dimanche à 17h25, les autorités françaises ont décidé de relocaliser leur ambassade sur le site de l’aéroport de Kaboul. Elle reste donc en fonction et active pour procéder notamment à l’évacuation de l’ensemble de nos compatriotes. Sur instruction du Président de la République, le Ministère des armées va déployer dans les prochaines heures des renforts militaires et des moyens aériens aux Émirats arabes unis, pour que de premières évacuations vers Abou Dabi puissent commencer.
« Tout est mis en œuvre actuellement pour maintenir, autant que possible, une capacité de délivrance des visas depuis l’aéroport de Kaboul, avec notamment l’envoi d’une mission de renfort, et permettre leur évacuation. »
Communiqué de presse du Quai d’Orsay
Vous retrouverez ci-dessous son dernier courrier transmis aux Français sur place à l’occasion du 14 juillet. Un discours marqué par une solidarité entre compatriotes mais aussi avec ceux qui ont partagé leur quotidien pour oeuvrer à un Afghanistan démocratique. Si l’échec n’est pas camouflé, les mots de David Martinon incarnent, aussi, la volonté de la France de maintenir sa présence dans ce pays où tombèrent 90 de ses enfants.
David Martinon
Lettre du 14 juillet 2021 de David Martinon, Ambassadeur de France aux expatriés en Afghanistan
Mes chers compatriotes,
Cette année encore, la situation nous empêche de nous réunir à l’ambassade, comme c’est l’habitude pour les Français de l’étranger. Au-delà de la pandémie, au-delà de la sècheresse, l’Afghanistan vit des moments très difficiles. Nous appelons à la fin de l’offensive militaire en cours des talibans, des meurtres ciblés qui ont lieu dans tout l’Afghanistan, de la destruction des infrastructures vitales et des menaces contre les progrès politiques et sociaux que les Afghans ont réalisés au cours des vingt dernières années avec notre soutien.
Les talibans pillent, incendient, détruisent des bâtiments et les réseaux d’énergie et de communication. Ils détiennent et tuent sans discrimination des civils et attaquent les établissements pénitentiaires. Tout cela démontre le mépris total des talibans pour l’état de droit.
Dans les territoires qu’ils occupent, les talibans publient des déclarations qui répriment les droits humains des femmes et des filles. Ils ferment les médias dans les zones qu’ils contrôlent, pour étouffer la liberté d’expression et susciter la peur chez les Afghans.
Dans ce contexte, nous avons désormais achevé l’opération de mise en sécurité des employés afghans de l’ambassade, de l’Institut Français et de la Délégation archéologique. Nous avons même pu inclure dans son périmètre les employés d’AFRANE, l’ONG historique française, sur laquelle s’est appuyée depuis 40 ans la coopération française. Les autorités françaises ont en effet généreusement proposé aux dirigeants d’AFRANE de prendre en charge leurs collaborateurs et leurs familles, de les emmener en France, et de les y accueillir dans le cadre du droit d’asile.
Cette opération a pris du temps. Elle s’est échelonnée sur plusieurs semaines, pour que nos collègues et leurs familles puissent tous être convenablement accueillis en France par les différents services de l’Etat.
C’est une grande fierté pour moi de constater que les autorités françaises, sans l’ombre d’une hésitation, ont décidé de mettre en sécurité nos collègues afghans, comme elles l’avaient fait, il y a plusieurs années déjà, pour les interprètes de l’armée française après son retrait. Il est tout à l’honneur de la France de leur avoir proposé de les accueillir à un moment où leur sécurité n’est plus assurée. Elle leur est reconnaissante de leurs années de travail, loyal et efficace, -pendant près de 20 années pour certains- au service de ses institutions diplomatiques et culturelles. Je leur souhaite une vie heureuse dans notre pays, avec leur famille, même si je sais qu’elle sera difficile, au début tout au moins. Ils ont toute ma reconnaissance, mon estime et mon amitié.
En raison de l’évolution de la situation sécuritaire dans le pays et compte tenu des perspectives à court terme, l’Ambassade de France appelle tous les Français qui se trouvent actuellement présents en Afghanistan à quitter le pays. Le gouvernement mettra en place un vol spécial le 17 juillet au matin, au départ de Kaboul, afin de permettre le retour en France de l’ensemble de la communauté française.
Ce vol est gratuit. Aucun vol spécial supplémentaire ne pourra être affrété. Nous recommandons formellement à tous les Français d’emprunter ce vol spécial et pour cela de se signaler immédiatement auprès de l’ambassade. Nous devons vous informer, vous qui projetez de rester en Afghanistan après le 17 juillet, que nous ne serons plus en mesure d’assurer la sécurité de votre départ.
En ce qui concerne l’équipe de l’ambassade, elle est au travail. Nous poursuivons notre tâche, en maintenant, aujourd’hui plus que jamais, notre soutien à la république islamique d’Afghanistan.
En 2022, nous commémorerons le centenaire de la Délégation archéologique française en Afghanistan, la DAFA, et avec lui l’établissement des relations entre nos deux pays. C’est un moment que nous préparons avec passion, avec le sens du temps long et la conscience de l’importance de cet héritage. Lorsqu’il ouvrit son pays au monde et à la France, à l’indépendance, en 1919, le roi Amanullah Shah avait en effet trois convictions qui restent plus que jamais d’actualité :
1/ il fallait substituer l’identité afghane aux identités ethniques. Si le pays veut connaître la paix, la concorde et la prospérité, cet objectif reste impératif.
2/ l’éducation publique pour tous, filles et garçons, et pas seulement jusqu’à 12 ans, est un droit, un devoir et une nécessité. Quel que soit l’avenir, aucun retour en arrière ne sera acceptable sur ce point.
3/ Enfin, et c’est la raison pour laquelle le roi avait fait appel aux archéologues français, le pays doit retrouver son histoire pour que le peuple ait pleinement conscience de la richesse de son identité. L’Afghanistan est un pays islamique, et ce fut aussi un pays de culture hellénistique par l’héritage d’Alexandre le Grand, un pays qui connut les pièces d’Aristophane et les enseignements d’Aristote un millénaire avant la France et l’Europe. L’Afghanistan fut aussi le pays des premiers temps du bouddhisme, puis un lieu d’une grande richesse, au carrefour des Routes de la Soie, et d’une immense créativité artistique, notamment au royaume d’Herat, dont les enlumineurs inspirèrent le monde.
Le lien qui nous unit, nous les Français, à l’Afghanistan, est mystérieux mais tellement fort : un siècle de coopération, mais aussi un engagement total des humanitaires français dans les années 1980, pour tous au prix de risques immenses, pour certains au prix de leur vie. Je rappelle que 90 soldats français sont tombés ici.
Fiers et respectueux de cet héritage, et soucieux de tout faire pour que le pays ne retombe pas dans les ténèbres d’un régime d’un autre temps, nous poursuivons notre effort de coopération, en l’adaptant aux circonstances nouvelles.
L’Eco-PTZ est une aide à destination des bailleurs ou des occupants d’un bien en France construit il y a plus de 2 ans. Les expatriés qui louent leurs biens en France sont aussi éligibles à cette aide. Les résidences secondaires non loués à destination de résidence principale à un tiers sont donc exclus du dispositif. Les locations saisonnières ne sont pas prises en comptes.
Date butoir : décembre 2021
Sous certaines conditions, les propriétaires d’un logement peuvent emprunter sans intérêts pour financer leurs travaux de rénovation énergétique. Ce dispositif vise à rendre l’habitat en France moins énergivore, et il est valable jusqu’au mois de décembre 2021.
L’éco PTZ s’adresse aux propriétaires bailleurs (ceux qui louent leur bien) et aux propriétaires occupants, ceux qui y vivent. Si votre bien fait parti d’un immeuble et que les travaux nécessaires à une bonne isolation sont de la responsabilité de la copropriété, il est possible de souscrire un prêt à taux zero collectif.
L’éco PTZ est un dispositif qui vise à rénover le parc immobilier existant d’un point de vue énergétique. Dans ce contexte, seuls les logements bâtis depuis plus de 2 ans sont éligibles.
En France métropolitaine, la construction du bien immobilier doit remonter au minimum au 1er janvier 1990. En Guadeloupe, Martinique, Guyane, à la Réunion et à Mayotte, le permis de construire du logement considéré doit avoir été déposé le 1er mai 2010 au plus tard.
Quels travaux éligibles ?
Les travaux d’isolation et d’installation d’équipements
Isolation thermique des fenêtres
Isolation thermique de l’ensemble de la toiture
Isolation thermique des murs donnant sur l’extérieur
Isolation des planchers bas sur sous-sol, sur vide sanitaire ou sur passage ouvert
Installation, régulation ou remplacement des systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire
Installation d’équipements de chauffage à partir d’une source d’énergie renouvelable
Installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire à partir d’une source d’énergie renouvelable
Les travaux de performance énergétique globale
Ils permettent d’atteindre une consommation conventionnelle annuelle inférieure à 331 kWh/m² pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude, à condition de réduire de 35% minimum la consommation initiale.
Les travaux de réhabilitation d’un système d’assainissement non collectif
Il s’agit ici de dispositifs ne consommant pas d’énergie.
Quel est le montant de l’éco PTZ ?
Le montant maximal d’un éco PTZ est plafonné selon le type de travaux concernés par le chantier. Pour calculer le montant maximal de votre éco PTZ, référez-vous au tableau ci-dessous. Si votre chantier concerne plusieurs catégories de travaux, le montant global est plafonné à 30 000 €. La durée de remboursement d’un éco PTZ ne peut s’étaler sur plus de 15 ans.
Comment y souscrire ?
L’éco-PTZ n’est distribué que par une sélection d’établissements bancaires qui ont signé une convention avec l’Etat. La plupart des grandes banques proposent ce dispositif.
Banque BCP
Banque Chalus
Banque Populaire
BNP Paribas
Caisse d’Epargne
CIC
Crédit Agricole
Crédit du Nord
Crédit Foncier
Crédit Immobilier de France
Crédit Mutuel
Domofinance
KUTXA Banque
La Banque Postale
LCL
MA banque
Natixis
Société Générale
Solféa
Société Marseillaise de Crédit
Pour solliciter un éco PTZ auprès de ces banques, vous devez fournir :
un justificatif attestant que le logement est loué à un particulier l’ayant désigné comme votre résidence principale (s’il ne l’est pas encore, il doit le devenir dans les 6 mois qui suivent la réalisation des travaux, si vous avez le projet de revenir en France et que le logement deviendra votre résidence principal, vous êtes aussi éligible),
votre dernier avis d’imposition indiquant vos revenus locatifs
un descriptif des travaux avec le montant prévisionnel signé par chaque entreprise, ainsi que l’ensemble des devis détaillés.
Pas de vaccin, pas de traitement, mortel dans 50 % des cas. Voire près de 90 % dans les pires circonstances. Le virus de Marburg, qui vient d’être identifié pour la première fois en Guinée (Afrique de l’Ouest), fait froid dans le dos.
Un cousin d’Ebola
Ce virus, de la même famille qu’Ebola, se transmet à l’homme par l’intermédiaire de certaines chauves-souris, les roussettes. Il se propage ensuite dans la population par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, les surfaces ou les matériaux où ces sécrétions ont été déposées (draps etc.).
Comme Ebola, cette maladie peut provoquer des flambées épidémiques avec un taux de létalité particulièrement élevé. Les malades atteints par le virus de Marburg développent une forte fièvre, souffrent notamment de diarrhée “aqueuse profuse”, de crampes abdominales, et sont pris de nausées et de vomissements.
D’après l’Organisation mondiale de la santé, les patients gravement atteints sont décrits souvent “comme ayant l’aspect de fantômes, avec des yeux profondément enfoncés, un visage inexpressif et une léthargie extrême”.
Une épidémie conscrite à la Guinée
Denis Malvy, infectiologue au CHU de Bordeaux et spécialiste des maladies tropicales interrogé par Le Parisien, estime toutefois que la situation devrait rester maîtrisée en Guinée : les autorités sanitaires ont désormais l’expérience pour gérer un tel événement après avoir mis un terme en juin à l’épidémie d’Ebola.
Troisième dose prévue en septembre, confinement strict en Guadeloupe, fin de la gratuité des tests de dépistage… Voici les dernières mesures annoncées par le porte-parole du gouvernement ce mercredi 11 août. Un article de notre partenaire Ouest-France.
« À l’hôpital, la situation s’aggrave ». « Le nombre de personnes en réanimation a augmenté de 30 % en une semaine », explique-t-il.
Bar and restaurant owners protest against France’s coronavirus disease (COVID-19) safety restrictions in Cambrai, France, August 7, 2021. REUTERS/Pascal Rossignol
Une semaine de rodage
Cette « augmentation vive » commence à avoir des « conséquences sérieuses ». La situation est « inquiétante en Occitanie, en PACA, et en Corse », continue-t-il, ajoutant que « nous avons des motifs d’espoir en France métropolitaine avec la vaccination », et le « passe sanitaire depuis lundi. Ce passe, c’est la vie qui continue. C’est ce qui évite un confinement dans beaucoup de territoires ».
Cette semaine sera « une semaine de rodage et d’explication, mais il n’y aura pas d’application à la carte ».
Le porte-parole a ensuite énuméré la série de décisions prises pendant le conseil des ministres de ce jour, « une nouvelle étape dans cette prérentrée ».
Une campagne de rappel mi-septembre
Au sujet de « la sécurité de nos frontières, des contrôles plus drastiques encore » seront prévus. « 100 % des voyageurs venant de pays à risque seront contrôlés par tests antigéniques », a-t-il précisé.
Dans les grands centres commerciaux de plus de 20 000m2, le passe sanitaire sera obligatoire pour toutes les zones où le taux d’incidence est supérieur à 200.
Des « barnums de vaccination seront mis en place à proximité des établissements scolaires avec 47 % de premières injections chez les mineurs », annonce le Politique, confirmant une déclaration d’Emmanuel Macron de ce jour.
La fin de la gratuité des tests hors prescription médicale est actée, à compter d’octobre. « Le fait de multiplier les tests ne remplace pas le fait de se faire vacciner », précise le porte-parole.
Enfin, une campagne de rappel de vaccination pour la population à risque sera bien prévue à compter de mi-septembre. « La Haute autorité de Santé (HAS) décidera de la liste des personnes à vacciner », détaille le porte-parole.
En Guadeloupe, un confinement strict
Enfin, Gabriel Atteint a pris soin de parler de la situation d’une « exceptionnelle gravité » aux Antilles, avec un « taux d’incidence de 1200 en Martinique, et de 1900 en Guadeloupe, des taux jamais atteints en Métropole »,estime-t-il, équivalent à« 1 habitant sur 50 en Guadeloupe positif »à la Covid,« c’est colossal ».
Un confinement strict d’abord a été instauré en Martinique, avec un arrêté pris hier par le préfet, rappelle-t-il. « Ces mesures seront étendues à la Guadeloupe, selon une décision prise en Conseil », annonce-t-il.
En Polynésie française enfin, la situation est aussi « préoccupante » : « Le Conseil des ministres a adopté l’état d’urgence ce matin dès minuit ».
« Je lance un appel, conclut-il, vaccinez-vous pour éviter la catastrophe sanitaire ».
Les sénatoriales se rapprochent, elles auront lieu cet automne, les candidatures doivent être déposées le 06 septembre au plus tard ! Si la Gauche, grande gagnante des élections consulaires, se déchire avec une multitude de listes candidates, à Droite la prédominance du sénateur Christophe Frassa s’impose à tous.
Un recul historique
Les élections consulaires de mai 2020 ont marqué un recul historique des forces de Droite. En Europe, dans de nombreuses circonscriptions comme à Londres, les Républicains ont tout simplement disparu, à Bruxelles un élu a réussi à se sauver, même en Suisse la situation fut complexe. Le mouvement initié dans le paysage politique français en 2017, soit le transfert des électeurs de Droite vers Emmanuel Macron, ne s’est pas estompé hors de France. A l’inverse de la situation hexagonale comme l’ont démontrée les résultats aux élections de 2020 et 2021 en France.
Hors d’Europe, par contre, les électeurs ont sanctionné LREM pour la mise en place des motifs impérieux, la mauvaise gestion de la vaccination des expatriés. Dans ces circonscriptions les Républicains et leurs amis ont su conserver et même récupérer des sièges avec dans certaines circonscriptions des scores impressionnants comme en Arabie saoudite où l’ensemble du Conseil est issu des rangs du parti de Droite.
La fédération des Français établis hors de France du parti Les Républicains a subit, forcément, les conséquences du recul en Europe. Si le chiffre reste secret, certains parlent d’une diminution du nombre de militants de 60% à 80%. A la tête de la fédération depuis 2015, le sénateur Christophe Frassa n’a pas eu, lui, à souffrir de cette situation. Bien installé dans son fauteuil au Palais du Luxembourg, il règne sans partage sur la Droite à l’étranger. Fort du soutien de tous les potentiels candidats LR à l’élection présidentielle, il a tout naturellement hérité de la première place sur la liste pour les sénatoriales 2021.
Une liste d’opposition
Une liste qui se distingue des autres en proposant un programme simple : l’opposition à Emmanuel Macron. S’inspirant du succès des Républicains aux élections locales en France de 2020 et 2021, le sénateur Christophe Frassa a réuni une « task force » anti-macron.
Epaulé dans cette tache par la candidate sortante Jacky Deromedi mais aussi par des élus consulaires dont l’engagement citoyen est bien connu des Français de leur circonscription comme Laurent Rigaud, Christophe Frassa espère devenir le premier opposant à la politique du gouvernement d’Emmanuel Macron chez les Français établis hors de France.
L’expérience au service des expatriés
L’autre point fort mis en avant dans la déclaration de candidature transmise aux Grands électeurs, c’est l’expérience acquise par les élus Les Républicains au Sénat.
Au coeur de la crise, le sénateur (LR) Ronan Le Gleut avait porté la création d’un fonds d’urgence pour nos compatriotes victimes de catastrophes naturelles, de crises ou d’événements politiques majeurs dans le monde, cette mesure adoptée par le Sénat a comme ambition de créer une enveloppe pérenne pour porter secours aux expatriés. Malheureusement, la loi fut rejetée par l’Assemblée nationale. La N°2 de la liste Jacky Deromedi fut aussi très active, avec par exemple, la création d’un groupe d’études chargé des Français de l’étranger au Sénat.
Un résultat incertain
Si la réélection d’un sénateur semble acquise, il n’en est pas de même pour les candidats suivant Christophe Frassa. La présence de Jean-Pierre Bansard, le dynamisme d’Oliver Cadic (UDI), tous deux à la tête de deux listes concurrentes de celle présentée par Les Républicains, rendent les résultats très incertains. La campagne ne fait que commencer, il reste près de 2 mois aux candidats pour faire valoir leur atout, leur expérience et leur connaissance des problématiques des Français de l’étranger mais aussi des rouages parlementaires.
Le vendredi 30 juillet, la campagne de vaccination française à Madagascar a pris fin. Le lot de 6000 doses du vaccin Janssen reçu le 3 mai expirait le 31 juillet. Nous avions interviewé l’ambassadeur lors du lancement de l’opération.
5700 européens vaccinés
Selon les indications fournies par l’Ambassadeur au Président du Conseil Consulaire, Jean Hervé Fraslin, plus de 95% des doses ont été utilisées. Notamment grâce au déploiement du dispositif dans 5 villes de province en juin puis à une accélération du rythme à partir du 15 juillet grâce à l’abaissement du seuil d’âge a été ramené de 55 à 18 ans. 73% des vaccinations ont été réalisées à Tananarive et 27% en province. Ouverte à tous les européens dans le cadre de l’Union européenne, les Français représentent, tout de même, 80% des vaccinés
Cette campagne avait été mise en place au printemps alors que le gouvernement malgache privilégiait les remèdes naturels.
le vaccin Covishiel enfin généralisé
Depuis les autorités locales, soutenues par le programme Covax, ont décidé de suivre les directives de l’OMS et ont mis en place leur propre campagne. En sus, Le vaccin Covishield utilisé par le Ministère malgache de la Santé publique (MSP) est homologué en Europe depuis le 16 juillet 2021.
Environ 197 000 personnes ont déjà été vaccinées par ce vaccin en mai, dont certains étrangers (Français et autres nationalités). Ils pourront recevoir une seconde dose dans les prochaines semaines. Pour cela Madagascar a reçu fin juillet plus de 300 000 doses du vaccin Janssen. Ces doses seront réparties par les services du MSP sur l’ensemble du territoire. Les étrangers résidents officiellement sur l’ile pourront demander à être vaccinés dans le cadre de cette opération.
Prise en charge locale
Désormais, il est, donc, recommandé aux Français souhaitant se faire vacciner et n’ayant pas pu l’être jusqu’à maintenant, d’être attentifs aux informations qui seront diffusées sur la campagne de vaccination du MPS et de demander à en bénéficier.
Une évaluation sera réalisée en septembre pour estimer les besoins restant éventuellement à satisfaire et l’opportunité d’une nouvelle action qui serait alors confiée à un prestataire dans le cadre d’un marché conclu par le Ministère français de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE).