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  • Air France, la meilleure compagnie européenne

    Air France, la meilleure compagnie européenne

    Comme chaque année (sauf en 2020), l’agence de notation Skytrax publie son très respecté classement des 100 meilleures compagnies aériennes de la planète. Pour ce faire, l’organisme a sondé plus de 13 millions de passagers de 350 compagnies aériennes pendant 23 mois (de septembre 2019 à juillet 2021) sur leurs expériences de vol.

    Qatar Airways toujours n°1

    Pour la sixième fois, c’est Qatar Airways qui remporte la palme (ainsi que les trophées de la meilleure classe affaires, du meilleur siège en classe affaires et de la meilleure compagnie du Moyen-Orient). Elle précède Singapore Airlines qui remporte également les prix de meilleur équipage de cabine et de meilleure première classe. All Nippon Airways prend la médaille de bronze et s’octroie également les prix de meilleurs services aéroportuaires et compagnie aérienne la plus propre de la planète.

    Air France première compagnie européenne

    Par rapport à 2019, le podium est le même. Mais pour la première fois, Air France entre dans le Top 10 à la dixième place soit un bond de 13 rangs par rapport au dernier classement. La compagnie nationale s’impose ainsi comme la meilleure d’Europe, devant ses grandes rivales, British Airways (11e) et Lufthansa (13e).

    Toute le classement

    • Qatar Airways (=)
    • Singapore Airlines (=)
    • All Nippon Airways (=)
    • Emirates (+1 vs. 2019)
    • Japan Airlines (+6 vs. 2019)
    • Cathay Pacific (-2 vs. 2019)
    • Eva Air (-1 vs. 2019)
    • Qantas Airways (=)
    • Hainan Airlines (-2 vs. 2019)
    • Air France (+13 vs. 2019)
  • La justice française réduit la peine de Fabien Azoulay

    La justice française réduit la peine de Fabien Azoulay

    En 2017, ce Français âgé de 43 ans, propriétaire de spas à New-York, avait été condamné à une peine de 16 ans et 8 mois par la cour d’assises d’Istanbul pour avoir importé du GBL en Turquie (Le GBL est un solvant industriel qui peut être détourné pour devenir un euphorisant et un excitant sexuel). Depuis, il a bénéficié d’une mesure de transfèrement, rarissime entre la Turquie et la France. Vendredi 01 octobre, la justice française s’est penchée sur son affaire.

    De New-York aux geôles d’Istanbul

    Pendant quatre ans, ce Français résidant à New York, où il était propriétaire d’un spa de luxe du côté de Greeenwich Village, a croupi dans la promiscuité d’une cellule collective turque. Son crime : avoir commandé du GBL pour le détourner comme aphrodisiaque. Le Français a subi de multiples sévices. Fin 2019, un codétenu lui a infligé des brûlures parce qu’il est homosexuel et juif.

    « J’ai vécu quatre ans d’enfer »

    Fabien Azoulay à la barre du tribunal de Paris ce 01 octobre

    Une procédure de transfèrement

    Le transfèrement est une procédure rare, pour exemple la Turquie n’avait pas accepté de telle demande vers la France depuis 20 ans. La règle commune est que si un citoyen de tout état est condamné à une peine de prison, il sera détenu dans le pays qui a pris la décision. Si le transfèrement est accepté alors le condamné pourra bénéficier d’une adaptation de sa peine au droit français. Dans le cas de Fabien Azoulay, en France, le recel de GBL est sanctionné par 5 ans de prison. 

    Aménagement de peine ?

    Ce vendredi 01 octobre, la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris a donc décidé de ramener la condamnation de l’intéressé, transféré en France en août dernier et incarcéré à la prison de la Santé, à une peine de cinq ans de prison. Un premier pas vers une prochaine remise en liberté, Fabien Azoulay ayant déjà effectué quatre ans de prison en Turquie.

     « Nous déposons dès lundi une demande d’aménagement de peine »

    Me Carole-Olivia Montenot, avocate de Fabien Azoulay

    Il est totalement envisageable que le juge d’application des peines autorise sa libération pure et simple, soit une transformation de la dernière année de prison en travaux d’intérêt général. Le bout du tunnel est proche pour cet expatrié français.

  • UK : passeport exigé sauf pour les expatriés

    UK : passeport exigé sauf pour les expatriés

    C’est une des conséquences du Brexit : à partir du 1er octobre, la carte d’identité française ne sera plus valable pour voyager vers le Royaume-Uni. Certes, cette mesure ne s’appliquera pas aux expatriés possédant le pre-settled ou le settled status . Cependant, pour continuer à l’utiliser au passage aux frontières, les ressortissants français devront la rattacher à leur statut de résident. Lesfrancais.press vous explique comment procéder pour éviter les mauvaises surprises au passage aux frontières.

    La démarche est aussi simple et rapide que celle d’actualiser son nouveau numéro de passeport, assure le ministère de l’Intérieur britannique. Mais faut-il encore savoir, si vous n’avez jamais fait cette procédure, où se connecter et comment faire.

    UKVI, le portail pour accéder au Royaume-uni

    Concrètement, tout se passe via votre compte UKVI (UK Visas and Immigration). Pour y accéder, il faudra vous munir du numéro de passeport que vous avez utilisé lors de votre demande de pre-settled ou settled status (il est donc important, comme le souligne le consulat de France à Londres, de bien conserver ce numéro, surtout en cas de renouvellement) ainsi que de vos informations de connexion à votre compte (adresse e-mail et numéro de téléphone).

    En cas de modification préalable du compte ou de changement de vos détails de connexion, vous devrez évidemment utiliser ces dernières informations.

    Une fois connecté, il vous faudra préciser la démarche que vous souhaitez effectuer : cliquez alors sur la case «personal» puis, sur la page suivante, sur «identity document».

    Entrez ensuite vos nom et prénom, date de naissance, et renseignez le numéro de carte d’identité que vous voulez rattacher à votre statut de résident. Enfin, dernière étape, téléchargez le scan de la carte.

    Privilégiez le passeport en cas de doute

    Un mail de confirmation vous sera envoyé pour valider la démarche. Cependant, le Home Office conseille fortement, si la confirmation de la prise en compte est toujours en cours au moment de votre voyage, de continuer à vous servir de votre passeport.

    Cela facilitera, explique le ministère de l’Intérieur britannique, la vérification de votre statut de résident par les agents aux frontières. Autrement, ils pourront vous demander de vous connecter à votre compte migratoire afin de leur prouver votre droit de résidence.

  • Nicolas Sarkozy condamné pour les dépenses de campagne fait appel

    Nicolas Sarkozy condamné pour les dépenses de campagne fait appel

    Nicolas Sarkozy a été condamné jeudi à un an de prison ferme, reconnu coupable dans le dossier Bygmalion sur le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Sa peine sera directement aménagée, a précisé le tribunal. Des peines allant de deux ans à trois ans et demi de prison, dont une partie avec sursis, ont été prononcées contre ses 13 coprévenus.

    L’ancien chef de l’Etat, absent de l’audience, « a poursuivi l’organisation de meetings », a souligné Caroline Viguier la présidente du tribunal. « Il avait été averti par écrit du risque de dépassement » du plafond légal, a-t-elle encore souligné lors de la lecture du jugement. « Ce n’était pas sa première campagne, il avait une expérience de candidat », a poursuivi la magistrate. Nicolas Sarkozy « a volontairement omis d’exercer un contrôle sur les dépenses engagées ». La peine prononcée est supérieure aux réquisitions du parquet qui avait proposé un an dont 6 mois avec sursis.

    Il s’agit de la deuxième condamnation pour M. Sarkozy. En mars, il était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme – trois ans dont un ferme -, pour corruption et trafic d’influence, dans l’affaire dite « des écoutes ». Il a fait appel suspendant donc de facto cette condamnation.

    Les dirigeants de Bygmalion reconnus coupables

    Les dirigeants de Bygmalion reconnus coupables de complicité de faux et usage de faux pour avoir participé au système de ventilation mis en place pour masquer l’explosion des dépenses de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

    Bygmalion avait adressé des fausses factures à l’UMP pour plusieurs meetings du candidat. Franck Attal, Bastien Millot, Sébastien Borivent et Guy Alves sont reconnus coupables.

    Nicolas Sarkosy sortant du tribunal au printemps (©AFP)

    Thierry Herzog annonce aller en appel

    Les avocats de Nicolas Sarkozy avaient déposé une demande estimant que Nicolas Sarkozy avait déjà été jugé pour ces faits alors qu’il avait dû rembourser les dépassements électoraux.

    Le tribunal, s’appuyant sur une décision du conseil constitutionnel, a rejeté cette demande et se déclare légitime à poursuivre l’ex-chef de l’Etat pour « financement illégal de campagne électorale ».

    « Le président Sarkozy n’a jamais demandé à être mieux traité qu’un autre, mais n’a aucune raison de l’être moins bien »

    Thierry Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy

    Nicolas Sarkozy va faire appel de sa condamnation à un an de prison ferme, a annoncé son avocat Thierry Herzog. Cet appel étant suspensif, Nicolas Sarkozy sera à nouveau présumé innocent dès que cet appel sera formé.

  • Tunisie : Najla Bouden nommée Première ministre

    Tunisie : Najla Bouden nommée Première ministre

    C’est donc une première dans l’histoire de la Tunisie : Une femme a été nommée cheffe du gouvernement.

    Najla Bouden Romdhane devra tenter d’apaiser les tensions après le séisme politique du 25 juillet, date à laquelle le chef d’État tunisien a gelé le parlement et s’est arrogé des pouvoirs exceptionnels.

    Regarder le reportage de TV5MONDE

    Dans le bureau du Président Tunisien lors de sa nomination
  • Cap sur le 100% hydrogène

    Cap sur le 100% hydrogène

    Les députés européens ont voté mardi 28 septembre en faveur de la suppression du soutien au gaz fossile dans les règles de financement de l’UE pour les infrastructures énergétiques transfrontalières, connues sous le nom de « règlement RTE-E ».

    Le règlement RTE-E crée un cadre permettant à l’Union européenne de financer les infrastructures énergétiques transfrontalières. Il détermine quels projets peuvent figurer sur la liste européenne des projets d’intérêt commun, ce qui permet d’accélérer l’octroi des permis et de bénéficier d’une enveloppe de 5,8 milliards d’euros exemptée des règles communautaires en matière d’aides d’État.

    En vertu d’un accord adopté par la commission de l’énergie du Parlement mardi (28 septembre), les infrastructures de gaz naturel ne seront plus éligibles au financement de l’UE dans le cadre du règlement révisé.

    Toutefois, les législateurs ont convenu d’une dérogation pour les infrastructures gazières déjà approuvées dans le cadre des 4e et 5e listes de projets d’intérêt commun de l’UE.

    Ces projets ne recevront un financement de l’UE que s’ils aident les États membres à s’éloigner des combustibles fossiles plus polluants, comme le charbon, le lignite, la tourbe et le schiste bitumineux, selon les députés européens.

    Les groupes de protection de l’environnement ont dénoncé l’accord, affirmant qu’il permettra à plus de cinquante projets d’infrastructure gazière d’être considérés comme prioritaires pour l’UE — y compris le Baltic Pipe au Danemark, le gazoduc EastMed reliant la Grèce et Chypre ainsi que le terminal GNL de Shannon en Irlande.

    Vers le tout-hydrogène à horizon 2030

    En outre, les législateurs ont voté pour que l’hydrogène mélangé à du gaz fossile puisse bénéficier d’un statut spécial.

    Selon un compromis élaboré au début du mois, le soutien de l’UE aux investissements dans les infrastructures de mélange prendra fin en 2027, et tous les projets incluant des mélanges devront se convertir à l’hydrogène à 100 % d’ici 2029.

    Erik Bergkvist, un eurodéputé social-démocrate suédois impliqué dans les négociations du Parlement, a déclaré que ces dates enverront un signal clair à l’industrie pour qu’elle entame la transition vers les énergies renouvelables.

    « Le mélange n’est autorisé que dans le but de créer des pipelines d’hydrogène dédiés et en tant que nécessité technique dans un délai provisoire pour permettre le passage des pipelines existants à des pipelines 100 % hydrogène » « Il n’y a pas de financement pour les combustibles fossiles. Nous avons mis à jour le RTE-E pour nous concentrer sur les sources renouvelables. Nous avons connecté les réseaux offshore et inclus de nouvelles catégories. Les projets énergétiques qui sollicitent un financement de l’UE devront prouver leur efficacité énergétique comme critère principal dans le processus d’évaluation de l’éligibilité au financement de l’UE »

    Erik Bergkvist, eurodéputé social-démocrate suédois

    Mais les militants écologistes de Greenpeace ont prévenu que, en pratique, cela signifie que les gazoducs pourraient continuer à transporter du gaz fossile ou du gaz mélangé à une quantité marginale d’hydrogène jusqu’à la fin de la décennie. Selon eux, cela va à l’encontre de l’avis de l’Agence internationale de l’énergie, qui a demandé l’arrêt de tous les investissements dans de nouveaux projets de combustibles fossiles afin d’atteindre l’objectif des Nations unies de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C.

    Le vote de la commission de l’énergie du Parlement européen fait suite à un accord conclu par les dirigeants de l’UE au début de l’année, qui prévoyait également des exceptions pour les investissements dans l’industrie du gaz dans le cadre du règlement RTE-E — une décision largement critiquée par les organisations environnementales à l’époque.

    Les pays de l’Union attendent maintenant que le Parlement finalise sa position en séance plénière avant d’entamer les discussions dites de trilogue avec la Commission européenne et d’élaborer la décision finale de l’UE.

    Et il est inévitable que le gaz fossile soit à nouveau la principale source de discorde.

    « Nous continuerons à nous battre contre les combustibles fossiles », a déclaré M. Bergkvist à EURACTIV. « Ce sera notre priorité. Nous entrons dans les négociations avec une large majorité du Parlement européen, ce qui nous donne une position forte dans les négociations », a-t-il ajouté.

    Mais, selon les militants, ce sera à la Commission européenne et aux pays de l’UE de résister au Parlement et de « sortir l’Europe du gaz une fois pour toutes ».

    « Les députés européens n’ont pas réussi à s’opposer aux lobbyistes des combustibles fossiles et ont plutôt accepté la tentative désespérée de l’industrie gazière de s’accrocher aux subventions, au statut et au soutien publics », a déclaré Eilidh Robb, chargée de campagne sur les combustibles fossiles pour l’association Amis de la Terre Europe.

    Soutien aux technologies de capture du carbone

    Dans un geste qui a été accueilli plus chaleureusement par les groupes de protection de l’environnement, les députés européens ont également voté en faveur du financement des infrastructures de capture et de stockage du carbone.

    Il s’agit d’une étape importante pour la décarbonisation industrielle en Europe, a déclaré Lee Beck de la Clean Air Task Force, une ONG environnementale.

    « Les technologies de gestion du carbone sont une option intégrale pour assurer l’avenir de la décarbonation de l’industrie lourde comme le ciment et l’acier, tout en préservant et en créant des emplois », a-t-elle déclaré.

    « Avec des ressources de stockage géologique réparties de manière inéquitable dans l’UE, le fait d’apporter un soutien aux infrastructures de CO2 — stockage géologique et modalités de transport du CO2 — signifie que tous les pays auront accès aux technologies de gestion du carbone pour atteindre les objectifs climatiques », a-t-elle déclaré à EURACTIV.

  • Campagne  présidentielle : au-delà  du  sang et des larmes

    Campagne  présidentielle : au-delà du sang et des larmes

    Avec la présentation des projets de loi de finances  et de  financement de la Sécurité  sociale  pour 2022,  la  campagne  présidentielle  commence.  Ces  deux  textes  n’ont  pas  vocation  à  être appliqués  dans  leur  intégralité.  Ils  sont  tout  à  la  fois  des  bilans  et  des  documents  électoraux.  Ils concluent  un  mandat  qui  aura  été  marqué  par  une  succession  de  crises  :  gilets  jaunes,  grèves contre  la  réforme  des  retraites  et,  évidemment,  l’épidémie  de Covid-19. 

    Si  depuis  le  début  de  la Vème  République,  aucun  mandat  présidentiel  n’échappe  aux  colères  du  temps,  ce  quinquennat aura  battu  tous  les  records  en  la  matière.  Une  montée  aux  extrêmes  des  crises  frappe  le  pays depuis  2005,  année  marquée  par  les  violences  dans  les  banlieues  et  le  rejet  du  référendum européen.

    Insatisfaction croissante 

    Cette  succession  rapide  de  crises  n’est  pas  sans  lien  avec  la  dépression  larvée  de l’opinion.  Elle  nourrit  l’insatisfaction  croissante  des  Français  vis-à-vis  de  leurs  conditions  de  vie. D’après  un  sondage  OpinionWay-Square  pour  Les  Échos  et  Radio  classique,  56%  d’entre  eux estiment  que leur pouvoir d’achat est en baisse   depuis 2017,  même si les statistiques officielles soulignent  le  contraire. 

    Malgré  une  contraction  du  PIB  de  8%  en  2020,  le  niveau  de  vie  des ménages  a  même,  selon  l’INSEE,  continué  à  progresser.  Le  même  constat  vaut  pour  les inégalités,  le  sentiment  de  leur  progression  n’étant  pas  corroboré  par  les  chiffres.  La  France  est le  pays de l’OCDE où l’écart, après prestations  sociales et  impôts, entre  les 10% les plus riches et  les 10% les plus modestes est le plus faible, mais une majorité pense l’inverse.

    Les allocations et  les  dispositifs  d’assistance  n’ont  jamais  fait  le  bonheur  des  peuples.  Ils  soulagent  les  familles en difficulté  mais  ils  ne  sauraient  être  une  fin  en  soi.  La  cristallisation  de  la  pauvreté,  l’incapacité à  en  sortir,  constituent  une  source  réelle  et  légitime  d’anxiété. 

    A  tort  ou  à  raison,  une  part importante  des Français, essentiellement  ceux appartenant aux  classes moyennes, craint d’être confrontée  au  déclassement  à  plus  ou  moins  court  terme. 

    Les  crises  passées,  l’épidémie  de Covid-19  qui  n’en  finit  pas,  et  la  menace  environnementale,  obscurcissent  l’horizon  des  citoyens. Le  mal-être  de  la  population  est  également  imputable  aux  difficultés  qu’elle  rencontre  pour  se loger  décemment  à  un  coût  raisonnable.  La  sous-estimation  du  problème  du  logement  et  les problèmes  qui  y  sont  liés  comme  le  coût  des  transports  ou  l’insécurité,  minent  le  moral  de nombreux  Français.

    Tout  est  menace,  tout  est  sujet  d’anxiété 

    En  1945,  après  la  Seconde  Guerre  mondiale,  le  pays  était  certes  tout  à  la fois  partiellement détruit, appauvri, soumis à des rationnements, mais une volonté forte émergeait pour changer la situation afin  de  construire un monde meilleur. Aujourd’hui,  les larmes et  le  sang semblent  s’imposer  sans  fin  car  tout  est  menace,  tout  est  sujet  d’anxiété. 

    Dans  un  tel  contexte, la  tentation  du  repli,  du  rejet  de tout  changement,  ne  peut  que  se  diffuser  au  sein  de  l’opinion.  La défiance  à  l’encontre  des  pouvoirs  publics  se  nourrit  de  ces  apparentes  contradictions  et incompréhensions. Comment expliquer aux Français qu’il est nécessaire d’équilibrer les régimes de  retraite  en  déficit  d’une  dizaine    de  milliards  d’euros  quand,  au  cœur  de  l’épidémie  de  Covid-19,  des  centaines  de  milliards  d’euros  semblent  tomber  du  ciel  ?  En  quoi  une  dette  qui  enfle depuis  1980  est-elle  un  problème  ?  Les  notions  de  crédibilité  et  de  compétitivité  ont  pour  un grand  nombre  de  citoyens  perdu  de  leur  valeur  ou  toute  signification.  Il  n’est  pas  aisé  de  leur faire  comprendre que l’argent reste une ressource rare. La parole publique peine à porter, à être crédible, alors  que  depuis  une  trentaine  d’années  les  canaux  d’information  et  de  désinformation se  sont  multipliés.

    La  Présidentielle  contribue  à  dessiner  la  trajectoire  des  possibles pour un pays

    La  campagne  présidentielle  n’a  pas  vocation  à  résoudre  tous  les  problèmes, le  Président  de  la  République  n’étant  pas,  par  nature,  un  messie  pouvant  à  lui  seul  transformer le  plomb  en  or.  Néanmoins,  la  Présidentielle  contribue  à  dessiner  la  trajectoire  des  possibles pour un pays, à fixer un cadre d’action pour les pouvoirs publics. Elle est un moment d’affirmation des  visions  et  de  débats,  du  moins  il  convient  de  l’espérer,  afin  que  la  France  et  surtout  les Français reprennent confiance en leur destin et puissent abandonner ce sentiment de défaitisme qui  est  le  plus  grand  danger auquel  nous  sommes  confrontés.

  • La diplomatie des visas

    La diplomatie des visas

    Depuis plusieurs années, le sujet de l’expulsion des migrants en situation irrégulière crispe les autorités françaises. Cependant, l’’annonce semble avoir été une surprise totale pour les autorités des trois pays du Maghreb( Algérie, Maroc, Tunisie) En effet, la France a décidé de réduire de 50 % le nombre de visas accordés aux ressortissants marocains et algériens, et de 30 % ceux octroyés aux Tunisiens. 

    « C’est une décision drastique, c’est une décision inédite, mais c’est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n’acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France »

    Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, mardi 28 septembre sur les antennes d’Europe 1.

    La décision de Paris, justifiée par le refus des pays maghrébins de rapatrier leurs ressortissants en situation irrégulière sur le territoire français entraine de nombreuses réactions des questions à nos compatriotes résidant dans ces pays.

    Incompréhension en Algérie, au Maroc et en Tunisie

    Du côté marocain, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita a indiqué avoir pris connaissance de cette décision qu’il a qualifié de « non-justifiée pour plusieurs raisons ». Le ministre note que « le Maroc a toujours géré le dossier de l’immigration avec responsabilité et sur la base d’une logique d’équilibre entre la facilitation de mobilité des personnes, que ce soit les hommes d’affaires, étudiants, ou autres, et la lutte contre l’immigration clandestine et l’intransigeance avec les personnes en situation d’illégalité ». Mieux, Bourita estime que le Maroc sur la base de cette approche responsable, avait donné des instructions claires « Je pense que nos différents consulats ont délivré, rien qu’au cours des 8 derniers mois, quelques 400 laisser-passer pour des immigrés refoulés », a-t-il noté le ministre.

    Pour l’Algérie, c’est Amar Belani, l’envoyé spécial chargé de la cause du Sahara occidental et des pays du Maghreb arabe en France, indique que son pays « prend acte de cette décision disproportionnée », qu’il « déplore ». « Dans la forme, elle est malencontreuse car elle intervient à la veille du déplacement d’une délégation algérienne à Paris dans le but de faire le point sur tous les cas en suspens et de déterminer le mode opératoire le plus satisfaisant en vue de renforcer la coopération dans le domaine de la gestion de l’immigration irrégulière », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Sur le fond, la dimension humaine est au cœur des spécificités de la relation algéro-française et du partenariat d’exception qui lie les deux pays. »

    En Tunisie, le gouvernement étant en cours de formation et l’Etat d’urgence étant instauré, les réactions ne furent pas nombreuses. Un député de la majorité, Yadh Elloumi, s’est aventuré à réagir : « La France est-elle consciente des conséquences de ces actes sur l’amitié et la collaboration entre les deux peuples ?« .

    Les élus des expatriés inquiets

    Les représentants des Français de l’étranger ne pensent pas que nos compatriotres soient en danger. Mais il est évident que les gens avec qu’ils partagent le quotidien s’interrogent. En effet, des principes fondamateaux semblent être battus en brèche.

    En particulier le principe de l’étude au cas par cas des demandes de visa. L’ étude réalisé par les services consulaires et le ministère de l’intérieur devrait faire l’objet d’une instruction objective de la situation du demandeur, sa nationalité étant un critère d’analyse de sa situation, mais pas un motif de refus de visa. Est ce finalement l’introduction d’une politique de quota ?

    Autre source d’inquiétude, les étudiants ? Ils sont nombreux à venir étudier sur les bancs des universités françaises, quelle politique leur sera appliquée ?

    Réaction du sénateur Leconte sur Facebook

    Le spectre de la présidentielle

    Ils sont nombreux à penser que la décision du gouvernement a été prise surtout dans le cadre de l’élection présidentielle et de la percée d’Eric Zemmour. Alors que de nos confrères d’Europe 1 lui faisaient remarquer que le polémiste et candidat putatif à la présidentielle Éric Zemmour avait émis l’idée d’un tel durcissement, Gabriel Attal a souligné que le gouvernement n’avait « pas attendu qu’Éric Zemmour en parle pour (lui)-même en parler », les « premières réunions » sur le sujet datant d’ « il y a plus d’un an ». Réagissant à cette annonce sur France Inter, le président par intérim du Rassemblement national Jordan Bardella a affirmé qu’ « on jugera le résultat », déplorant qu’Emmanuel Macron ne soit pas parvenu, comme promis selon lui en campagne en 2017, à « 100 % d’exécution des OQTF ».

    Entre sécurité du territoire français, crise économique, présidentielle, les expatriés se retrouvent en première ligne pour expliquer cette décision à leurs amis, employés, prestataires et fournisseurs de ces nationalités. Et lorsqu’on demande à la majorité présidentielle de donner quelques éléments de language, via le député des Français du Maghreb, Mjid Guerrab, il nous indique qu’étant Burkina fasso… Lui qui a prévu sa réélection l’année prochaine en promettant à tous les binationaux des visas pour leur famille est d’un coup bien silencieux.

    Pour certains la solution serait de créer un seul droit d’asile pour l’Europe entière.. la France va président l’Union européenne pendant 6 mois à partir du premier janvier.

  • Dubaï : repère de bandits expatriés ?

    Dubaï : repère de bandits expatriés ?

    Moufide Bouchibi, PA7, les Français qui veulent échapper à la justice semblent se concentrer dans ce petit émirat, Dubaï. Pourquoi ? C’est ce que nous avons voulu savoir…

    Complaisance des autorités

    En 2017 les Dubaï Papers avaient révélé la mise en place d’un système de paradis fiscal à Dubaï, contre lequel Abu Dhabi s’érigera un temps en s’appuyant notamment sur le secteur militaire et l’énergétique pour sécuriser son économie et non le blanchiment. Mais la contagion a gagné toute la confédération. L’homme tout puissant des EAU, Mohamed Ben Zayed semble couvrir des scandales d’Etat de l’étranger et accueille des fonds de tout ordre, en fermant les yeux sur leur provenance et sur leurs origines.

    En mai 2018, le deuxième volet des Dubaï papers avait secoué à nouveau la ville et révélait, cette fois, l’existence sans scrupules d’années de pratiques financières douteuses. Une certaine société domiciliée à Dubaï, du nom de Hélin, dirigée par un franco-belge du nom de Henry de Croÿ, était gestionnaire de fortune pour plus de 200 sociétés de par le monde et de personnalités de très haut niveau. On découvrira l’existence de dizaines de milliers de comptes cachés depuis des années pour des clients parmi les plus fortunés au monde (footballeurs, comme Nicolas Anelka, oligarques russes notamment) afin de leur offrir une optimisation fiscale unique, ce que certains présentent plus élégamment comme de l’ingénierie de l’opacité. Des intermédiaires, parmi lesquels des avocats, des experts-comptables, banquiers, notaires, joueront le rôle de passerelles entre Hélin et ses clients.

    Le blanchiment au coeur de la mécanique

    Depuis, un nouveau tribunal a été mis en place à Dubaï pour lutter contre les crimes financiers. Le tribunal fonctionne au sein du tribunal de première instance et de la cour d’appel. Il se concentre sur la lutte contre le blanchiment d’argent. Il vise à accroître encore la compétitivité mondiale des Émirats arabes unis et de Dubaï en renforçant la justice et la transparence. Depuis les Emirats Unis se sont engagés sur une voie plus consensuelle.

    Coopération en développement

    En effet, aucun agent des stups n’était sur place lors de l’arrestation dans l’émirat de Moufide Bouchibi, le plus gros trafiquant de drogue français, celle-ci marque toutefois une notable amélioration de la coopération policière avec la France. Lors de l’affaire qui fût révélée en début de semaine, les autorités furent plus réactives. Le jeune homme avait été discrètement expulsé le 25 août par les autorités dubaïotes puis mis en examen le lendemain à Paris pour « escroquerie en bande organisée » et « blanchiment aggravé ». Il est soupçonné d’avoir détourné, selon des estimations encore très partielles, au moins 5,8 millions d’euros d’aides d’État liées à la pandémie de Covid-19 grâce à un montage audacieux et sa petite notoriété sur Internet.

    Un mal nécéssaire ?

    Mais Dubaï, c’est aussi l’eldorado des oubliés et des exclus de la mondialisation : des forêts africaines aux steppes d’Asie centrale, nombreux sont les pays enclavés, encerclés, sous embargo comme l’Iran, en proie à des régimes politiques ou à des systèmes économiques qui les étranglent, quand ce n’est pas à l’incompétence, à la corruption et au manque d’infrastructures modernes de transport et de communication. Pour eux, c’est de Dubaï que parviennent les biens de consommation, c’est par Dubaï que l’on accède au monde, alors que se ferment tous les autres réseaux, ceux des anciennes métropoles coloniales ou de l’ex-URSS et que l’Amérique hostile et honnie rejette dans les limbes les périphéries maléfiques de la planète. Dubaï est le supermarché des pauvres, individus mais aussi États, d’Asie et d’Afrique.

  • Gastronomie : la France remporte le Bocuse d’Or 2021

    Gastronomie : la France remporte le Bocuse d’Or 2021

    Gastronomie : avec le chef lyonnais Davy Tissot, la France remporte le Bocuse d’Or 2021, une première depuis 2013.

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