nombreuses innovations, comme c’est habituellement le cas.

De la Tour Effeil à l’Atomium en passant par le Ketchup ou le téléphone, retour sur les grandes créations présentées dans des expositions universelles.

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De la Tour Effeil à l’Atomium en passant par le Ketchup ou le téléphone, retour sur les grandes créations présentées dans des expositions universelles.

Une version actualisée de l’accord mondial de l’OCDE sur l’imposition des sociétés renonce à une phrase qui s’était avérée être un point de friction essentiel pour l’Irlande lors de la signature de l’accord.
Les mots « au moins » auraient été supprimés de la dernière version du texte, ce qui signifie que le taux de 15 % convenu par tous les pays de l’OCDE, à l’exception d’une poignée d’entre eux, plus tôt cette année, n’est plus un chiffre minimum potentiellement ouvert à des augmentations futures, comme l’Irlande le craignait, mais sera désormais un niveau fixe.
Dublin n’a pas voulu devenir signataire de l’accord en raison de ses inquiétudes quant à l’augmentation de son faible taux d’imposition des sociétés, actuellement de 12,5 %, qui fait du pays une terre d’accueil européenne attrayante pour de nombreuses multinationales.
Le gouvernement convoque une réunion du Cabinet, aujourd’hui, jeudi 7 octobre, pour examiner la dernière proposition ; les signataires de l’accord espèrent avoir finalisé l’accord avant le sommet du G20 à Rome plus tard dans le mois.
Alors que le « Taoiseach » (chef du gouvernement, ndlr) Micheál Martin a décrit la suppression de l’expression « au moins » du texte comme représentant un « progrès significatif », et que le ministre des Affaires étrangères Simon Coveney a déclaré qu’il avait « bon espoir » que l’Irlande puisse rejoindre l’accord, le gouvernement a toujours refusé de s’engager.

Cependant, Bruno Le Maire, le Ministre français des Finances, a déclaré cette semaine que « la position de l’Irlande évolue sur ce sujet, et qu’un compromis peut émerger avec 15 % comme véritable imposition minimale effective. »
« Nous sommes à un millimètre d’un accord mondial sur un nouveau système de taxation international pour le 21e siècle »
Bruno Le Maire à CNBC.

Eric Zemmour est crédité de 17% d’intentions de vote dans un sondage Harris Interactive pour Challenges (24% chez les expatriés). Les résultats, dévoilés ce mercredi 6 octobre 2021, le propulsent au second tour face à Emmanuel Macron. Un tournant majeur dans la campagne d’autant que le polémiste n’est pas officiellement candidat.
Véritablement testé dans les sondages que depuis début septembre, Eric Zemmour a dépassé un à un ses possibles adversaires, au fil des semaines, doublant même Marine Le Pen. L’ex-chroniqueur siphonne une partie de l’électorat du RN, mais aussi des anciens soutiens de François Fillon pour constituer sa base électorale.
Devant cette déflagration, les prises de positions contre Eric Zemmour se multiplient de toute part. Le Rassemblement national apparaît comme le plus vindicatif à l’encontre de celui qui s’affiche comme le nouvel adversaire d’Emmanuel Macron, pointant du doigt ses postures radicales et ses prises de positions misogynes.
L’enquête réalisée par Harris Interactive pour Challenges et publiée mercredi 6 octobre 2021 interroge les sondés sur la sûreté de leur choix. Si les électeurs de Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont les plus nombreux à être certains de glisser le bulletin de leur candidat dans l’urne, une partie des personnes interrogées prêtes à voter pour Eric Zemmour pourrait encore changer d’avis. En effet, sur les 17% d’intentions de vote parmi un panel de 1310 habitants, 75% annoncent avec certitude qu’ils voteront pour le polémiste. 25% se réservent encore le droit de changer d’avis.

Mais quelles leçons tirer des résultats du sondage ? L’annonce d’Eric Zemmour au second tour avec 17% des voix a fait l’effet d’une bombe, le polémiste dépassant Marine Le Pen dans les intentions de vote, alors qu’il n’est testé régulièrement par les instituts que depuis début septembre, après avoir été affiché autour de 5% en juin. Une ascension qui reste encore floue pour Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême-droite. « Le phénomène me surprend beaucoup et il est encore difficile à interpréter », explique-t-il à Challenges, avec une interrogation sur son électorat : « L’une des questions fondamentales est de savoir si Eric Zemmour mobilise de nouveaux électeurs, qui se seraient abstenus sans sa candidature, ou s’il se contente de prendre des électeurs au RN et chez LR ».

Cette phase finale de la Nation League, c’est la chance pour les deux nations de se racheter après un UEFA EURO 2020 en demi-teinte. Beaucoup s’attendaient à ce que la France ajoute le titre européen à sa couronne mondiale, mais son élimination en huitièmes de finale face à la Suisse a été l’un des chocs du tournoi.
Les Diables Rouges restent sur une série de matchs impressionnants en éliminatoires européens où les Bleus ont été moins à leur avantage. Le poids de l’histoire pèse sur les hommes de Roberto Martínez. La France les a battus en demi-finale de la Coupe du Monde 2018, portant à quatre sur quatre sa série de victoires dans ce derby.

C’était en 1904. Le 1er mai, Uccle, située dans la banlieue sud de Bruxelles, était le théâtre de la première rencontre de football entre la Belgique et la France. Uccle a été restructurée depuis lors, transformée en une zone aisée abritant pléthore d’habitations luxueuses. Toujours debout, le stade du Vivier d’Oie est aujourd’hui dévolu au hockey sur gazon.
À l’époque, les tribunes en bois n’étaient pas tout à fait pleines, une affluence dérisoire de 1 500 spectateurs assistant au match historique. Mais ils étaient largement récompensés avec au final un match nul 3-3 riche en rebondissements. Le score signifiait que le trophée Evence Copée, nommé d’après l’aristocrate belge qui avait aidé à organiser la rencontre avec le journaliste français et fondateur de la FIFA Robert Guérin, n’était remis à aucune des deux équipes.
Ce résultat semblait équitable, et aidait à cimenter les fondations d’une solide relation entre les joueurs français et belges. Lorsque les équipes embarquaient pour l’Uruguay en 1930 avant la toute première édition de la Coupe du Monde de la FIFA, elles le faisaient côte à côte sur le Conte Verde. Elles sont restées proches depuis lors, et le nombre de victoires dans leurs confrontations tend à le prouver : 24 victoires pour la France, 30 pour la Belgique.
La Belgique a battu la France 2-1 à domicile lors des qualifications pour l’EURO 1968 et a fait match nul 1-1 au match retour à Paris, mais ce sont les Bleus qui ont pris la tête du groupe et se sont qualifiés pour les quarts de finale, s’inclinant en demi-finale contre la Yougoslavie.
Les Diables Rouges ont obtenu une nouvelle victoire 2-1 à domicile et un match nul à l’extérieur (0-0) lorsqu’ils ont affronté la France dans le but d’atteindre la phase finale de 1976. Les deux équipes se sont rencontrées pour la dernière fois en compétition de l’UEFA lors de la phase finale de l’EURO 1984, Michel Platini réalisant un triplé lors de la victoire 5-0 en phase de groupes à Nantes. Platini a terminé la phase finale avec neuf buts et une médaille de vainqueur.
En 2021, les Rouges n’ont pas affronté les Bleus, mais les tensions n’ont pas été pour autant évitées… Les supporteurs belges, fêtant la victoire des Suisses et donc l’élimination de la France, ont brulé des drapeaux français.
Paris a été le théâtre de la première rencontre entre les deux équipes, la France battant la Belgique 3-1 lors de son premier match en tant que pays hôte de la Coupe du Monde 1938. Les deux équipes ont été associées lors des qualifications pour les Coupes du monde de 1958 et de 1982, et se sont retrouvées lors du match pour la troisième place de la Coupe du monde de 1986 ; le score était de 2-2 après 90 minutes à Puebla, au Mexique, avant qu’un but de Bernard Genghini et un penalty de Manuel Amoros ne permettent à la France de remporter la médaille de bronze.
Mais en 2018, la rivalité sportive entre les deux pays a laissé place à des actes de violence qui ont poussé les autorités à fermer le pont reliant les deux pays le soir de la demi-finale mais aussi de la finale. Histoire d’éviter les provocations entre « supporters » des deux pays.
Car au-delà du style de jeu, les Belges ont reproché aux Bleus, mais aussi à tous les Français sur place, la mentalité française et son arrogance (légendaire selon eux). Lassée d’être toujours pris de haut par le voisin, la Belgique rêvait d’avoir enfin la peau du français sur le terrain. Et ce fut encore raté… D’où l’énorme frustration qui s’en est suivie.
Pour ce match de Nation League, les autorités tentent de jouer l’apaisement. L’ambassade de France a même tenté de créer un maillot belgo-français… Un flop. Aucun média local n’a repris l’information, même si les élus belges comme français et l’ambassadrice ont mouillé le maillot.

Mais les Français veulent croire à une paix des braves. L’Union des Français de Belgique organise sa fameuse Fan Zone mais cette fois en y invitant les Belges… Ainsi, les expatriés français ne seraient pas déçus de voir les Bleus perdre ! L’enjeu n’est pas très important et cela permettrait de tourner la page… Avant la Coupe du Monde de 2022.

Ce mercredi ont commencé les auditions des parties civiles du Bataclan, cette salle de concert parisienne où les terroristes djihadistes ont frappé le 13 novembre 2015. Parmi les survivants, Christophe Naudin. Rencontre…


La Commission de Bruxelles a décidé la suspension des règles budgétaires dès le début de la pandémie conformément aux traités européens qui le prévoyaient en cas de circonstances exceptionnelles. Avec la normalisation de la situation, le rétablissement de règles interviendra.
La monnaie commune est un bien collectif partagé par les États membres de la zone euro. Leur comportement comme leurs déficits influent sur la valeur et la crédibilité de la monnaie. Comme la zone euro n’est pas un État fédéral, l’échelon de coordination ne peut contraindre les États qu’à travers la fixation de normes et éventuellement l’application de sanctions.

L’Allemagne et les États d’Europe du Nord avaient, lors de l’élaboration du Traité de Maastricht, souhaité introduire des garde-fous pour éviter que les États d’Europe du Sud se comportent comme des passagers clandestins profitant de l’euro tout en refusant d’en payer le prix. Avec le retour de la menace inflationniste et la dérive des comptes publics, la restauration de règles sera un enjeu majeur des prochains mois. Comment la Commission arrivera-t-elle à les imposer et quelles seront-elles ?
Le déficit public de la zone euro a dépassé 6% du PIB en 2020 et devrait atteindre près de 4% en 2021. La dette publique qui était de 85% en 2019 représente désormais 100% du PIB. L’Europe reste marquée par le cas grec qui a provoqué la crise des dettes souveraines entre 2011 et 2013. La Grèce cumulait un fort déficit extérieur et un important déficit public, soit -12% du PIB en 2011 portant la dette publique à 180% du PIB. Cette crise a plongé la zone euro en récession en 2012/2013 et a pesé sur la croissance jusqu’en 2016. Depuis, les autorités européennes ont renforcé les dispositifs de surveillance des comptes publics afin d’éviter la réédition d’une telle mésaventure.
Si le respect de critères budgétaires a été suspendu le temps de la crise sanitaire, les États membres ne doivent pas néanmoins en profiter pour prendre des engagements non financés qui ne concernent pas cette dernière. Les règles de bonne gestion s’articulent sur plusieurs critères : le déficit structurel, la dette publique, la balance des paiements courants, etc. Pour la Commission, la fixation de normes sera très complexe compte tenu des niveaux élevés de dettes publiques et des divergences au sein de l’Union. La dette publique représente 80% du PIB en Allemagne, 118% en France et 160% en Italie.
Les États sont, en outre, confrontés à de fortes pressions en faveur de l’augmentation des dépenses publiques. La santé, la retraite, la dépendance, la formation, la transition énergétique, la réindustrialisation, la sécurité et la défense sont autant de postes susceptibles d’augmenter dans les prochaines années. En matière de dépenses publiques, les États ne se trouvent pas dans des situations comparables. Sur ces vingt dernières années, elles ont augmenté de 70% en Espagne, de 50% en France mais seulement de 40% en Allemagne et de 30% en Italie.
La France est le pays qui enregistre le niveau de dépenses publiques le plus élevé de la zone euro avec un taux de 55% du PIB avant la crise sanitaire, et de plus de 60% en 2020.
La Commission pourrait mettre entre parenthèses le critère de dettes publiques. Elle pourrait également distinguer la part relevant de la crise sanitaire du reste. La France a ainsi décidé de cantonner sa dette Covid et d’affecter des ressources spécifiques pour son remboursement.
Le choix d’un critère de déficit public ne sera pas plus simple. L’hétérogénéité des situations risquant de rendre délicate la fixation d’une règle unique, certains préconisent la fixation d’objectifs par pays. Une augmentation du plafond de déficit serait par ailleurs soutenue si elle est associée à un niveau élevé des dépenses d’investissement. Cette recommandation suppose que toute dépense investissement est positive en soi. Par ailleurs, il conviendrait de circonscrire les dépenses autorisant à un déficit plus élevé. Celles en lien avec la formation ne sont pas de l’investissement matériel mais immatériel. En prenant en compte l’investissement, la France serait avantagée en raison du poids des dépenses militaires, de recherche et d’éducation, à la différence de l’Espagne ou de l’Italie. L’investissement public représente 3,8% du PIB en France, 2,8% en Allemagne ou en Italie et 2,5% en Espagne. De manière plus fine, il serait possible de sortir les dépenses publiques dans la recherche et développement. En 2019, elles représentaient 1% du PIB en Allemagne, 0,7% en France, mais autour de 0,5% du PIB en Italie ou en Espagne.
La déduction des dépenses d’éducation est plus complexe car, selon les États, la part du public est plus ou moins forte. Si l’ensemble des dépenses d’éducation publique était sorti des critères, la France serait favorisée. Elles y représentaient, en 2019, 5,5% du PIB, contre 4,5% du PIB en Allemagne et 4% en Italie ou en Espagne. De même, la non prise en compte des dépenses publiques de santé avantagerait la France où elles pèsent 8,2 % du PIB en 2019, contre 7,5% en Allemagne, 7% en Italie et 6 % en Espagne. Comme pour l’éducation, la part du privé varie fortement d’un pays à un autre. En outre, des dépenses publiques élevées dans l’éducation ou la santé ne garantissent en rien la qualité du service offert, comme le prouvent la crise sanitaire ou les rapports de l’OCDE sur le niveau scolaire.
Des objectifs qualitatifs pourraient être fixés tels le relèvement du niveau de formation des élèves ou la décarbonation de l’économie. Les États réalisant des efforts en la matière pourraient temporairement dépasser les objectifs de déficits publics ou de dette publique. Le recours à des règles sur mesure intégrant des données subjectives ou qualitatives serait un exercice compliqué. La Commission Européenne serait amenée à faire une analyse des problèmes structurels de chaque pays, ce qui serait long, difficile, et critiqué. Cette procédure serait une source de conflits entre les États membres, aucun pays n’acceptant d’avoir moins de liberté budgétaire que les autres. Les États d’Europe du Nord accuseraient la Commission et leurs partenaires du Sud de laxisme. Le recours à une norme unique a l’avantage de la simplicité.
L’établissement de nouveaux critères obéira à des considérations autant politiques que financières. Les rapports de force au sein de l’Union joueront un rôle déterminant. Ces critères ne pourront être définis qu’après la constitution d’une nouvelle majorité au Bundestag en Allemagne et la composition du gouvernement qui en résultera. Celle-ci pourrait n’intervenir qu’au début de l’année 2022.
Pour éviter les conflits, la Commission pourrait retenir une règle de déficit public structurel plus flexible que celle qui était en vigueur en laissant du temps au gouvernement pour le ramener autour d’une cible élargie du PIB. Actuellement, le déficit structurel est de 2% du PIB en Allemagne et de près de 6 % dans les autres grands pays européens. L’affichage d’objectifs en paliers afin d’atteindre non plus 0,5 % mais 1% en cinq ou six ans, sous réserve que les États consacrent 2% de leur PIB à la transition énergétique, pourrait peut-être faire l’objet d’un consensus.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné mardi (5 octobre) la Russie dans pas moins de 17 affaires distinctes pour des violences policières et pour le manque d’efficacité des enquêtes afférentes menées par les autorités locales.
Un premier arrêt regroupe huit dossiers différents de mauvais traitements infligés par des policiers à des suspects entre 2007 et 2015.
Dealers, voleurs présumés ou simples personnes en état d’ivresse sur la voie publique, tous ont été arrêtés par la police russe et ont subi des violences, multiples coups, clés de bras et dans certains cas même des chocs électriques pour obtenir des aveux.
La CEDH « observe que tous les requérants ont été arrêtés par la police, soupçonnés d’avoir commis divers délits. Après avoir passé des périodes diverses aux mains des autorités, des blessures de différente gravité ont été constatées » par des médecins.
Ces facteurs « sont suffisants pour corroborer les versions des faits des requérants » et permettre à la Cour de considérer leurs allégations de mauvais traitements comme « crédibles », poursuit le bras judiciaire du Conseil de l’Europe, basé à Strasbourg.
La CEDH note encore que les explications fournies par Moscou dans ces dossiers « ne peuvent être considérées comme satisfaisantes et convaincantes ».
En outre, les enquêtes internes relatives à ces mauvais traitements, dénoncés par les requérants, ont été « inefficaces ».

Dans toutes ces affaires, la Cour conclut à une violation de l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme, relative à l’interdiction de la torture.
La Russie a ainsi été condamnée à verser aux huit requérants de 11.100 à 30.000 euros chacun de dommages-intérêts, pour un total de 178.100 euros, des sommes importantes au regard de la jurisprudence de la CEDH.
Un deuxième arrêt rendu mardi rassemble les plaintes de neuf autres requérants, qui de la même manière se sont plaints de mauvais traitements par la police entre 2008 et 2011.
Là encore, la CEDH a fait droit à leurs demandes, au regard de l’article 3 de la Convention et condamné Moscou à leur verser de 25.000 à 45.000 euros de dommages-intérêts, pour un total de 174.000 euros.

L’administration consulaire a décidé de fusionner les conseils consulaires des circonscriptions d ’Argentine et du Paraguay. Par la voix de la vice-consule au consulat général de France à Buenos Aires, les élus ont appris quelques jours après leur élection que leur circonscription ne feront plus qu’une. Pour ces derniers, cette décision est en violation des articles 1 et 3 de la loi 659 – 2013 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France et du tableau annexé portant délimitation des circonscriptions électorales et consulaires.
Soutenu par plusieurs sénateurs, dont Christophe Frassa, réélu le 26 septembre 2021, Edmond Suchet, l’élu de la petite communauté des Français du Paraguay a décidé de ne pas accepter la décision. Pour lui, il est inenvisageable de gérer depuis Buenos Aires, située à des milliers de kilomètres, les problématiques de nos compatriotes basés au Paraguay.
Il a donc porté l’affaire devant le tribunal administratif. En effet, l’administration consulaire considère que l’opération de fusion est une simple réorganisation administrative. De son côté, Edmond Suchet lui pense que c’est une atteinte au découpage électoral. Petite nuance qui a son importance, car pour modifier une circonscription électorale, il faut une loi et non une décision de fonctionnaires.
Analyse que les juges du tribunal administratif de Paris ont suivi. Ils se sont en effet dessaisis de l’affaire, la renvoyant au Conseil d’Etat.
A Paris, comme dans les groupes privés des élus consulaires, tout le monde déplore cette situation. Il faut dire qu’Emmanuel Cocher, qui est ambassadeur de France au Paraguay depuis le 31 octobre 2020, ne semble pas être motivé pour travailler avec le représentant du peuple français de ce petit Etat d’Amérique du Sud. Ce 05 octobre 2021, Edmond Suchet, qui avait prévu de tenir conseil afin de statuer sur les requêtes de ses concitoyens (bourses, aides, etc.) a été empêché. On lui a carrément fermé la porte du poste diplomatique, le laissant dans la rue. Et ce alors que le texte mettant en place les Conseillers consulaires indique clairement que les élus doivent disposer d’un local pour mener à bien les tâches liées à leur mandat.

Une situation qu’Edmont Suchet a décidé de faire constater par huissier et qu’il joindra à son dossier présenté au Conseil d’Etat. En l’absence de réponse à nos demandes d’entretien que nous avons formulées ce jour, la position de l’ambassade semble délicate à interpréter : opposition personnelle ou non respect des lois de la République… Les avis divergent.
Ca sera donc aux sages du Conseil d’Etat de trancher sur l’avenir électoral et administratif des Français du Paraguay.

Le scandale des Pandora Papers initient une nouvelle chasse aux sorcières. Et comme à chaque fois, les expatriés sont montrés du doigt ! Mauvais citoyens qui fuient l’impôt… Cette caricature qui colle aux 3 millions de Français de l’étranger, on la doit à une poignée de nos compatriotes qui flirtent réellement avec l’illégalité.
Pour arriver à leur fin, ces indélicats ont recours à des officines spécialisées. Dans le rapport émis par le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ), les montages créés par Philippe Houman, avocat suisse et ancien conseil de Jérôme Cahuzac, sont révélés. On y découvre que lui aussi s’est très tôt installé à Dubaï. Depuis mai 2009, il a participé à la création de dizaines de sociétés offshore qu’il gère pour le compte de clients de plusieurs nationalités, dont des Français. Comme le révèle la Cellule Investigation de Radio France, les noms des bénéficiaires réels de Monfort Capital, la société de Philippe Houman, sont désormais connus.
Parmi eux se trouvent des Français expatriés, inconnus pour la plupart à l’exception de trois anciens footballeurs internationaux français qui sont passés par le club d’Arsenal. En 2010, ils apparaissent comme bénéficiaires de sociétés immatriculées dans les Îles Vierges britanniques, dont les administrateurs et actionnaires sont à chaque fois d’autres sociétés basées dans les Îles Samoa et au Panama. Comme souvent dans ces montages, l’opacité est de mise.
Les trois footballeurs concernés résident en Angleterre depuis 2010 et semblent avoir utilisé ces sociétés pour ouvrir des comptes bancaires en Suisse. La somme de leurs actifs dépasse les 17 millions d’euros, selon les chiffres retrouvés dans les Pandora Papers. Parmi les autres clients de Monfort Capital, on trouve un joueur professionnel de tennis bien connu.

En tout, ce sont 600 Français qui sont épinglés par le rapport transmis aux autorités judiciaires. Les expatriés ne représentent qu’une petite fraction de cet ensemble. Et pourtant, une fois encore, ce sont les Français établis hors de France qui devraient servir de paratonnerre ?
Car si certains fraudent, la majorité ont quitté la France pour construire une vie ailleurs. D’autres ont quitté le pays pour optimiser, il est vrai, leur revenu et obtenir un plus fort pouvoir d’achat.
L’exemple le plus simple et évident ? Les retraités qui touchés par la non-indexation des retraites, la hausse du coût de la vie, prennent le chemin de l’Espagne ou du Maroc afin de tout simplement profiter de leurs années en bonne santé. Doit-on les jeter en pâture sur la place publique parce qu’ils vont profiter d’opportunités comme le statut « RNH » au Portugal ou son équivalent en Italie ?
Parfois, il n’est même pas obligatoire de s’expatrier. Par exemple, les lois de défiscalisation dans l’immobilier (Pinel, Scellier, de Robien…), dans la retraite ou dans l’industrie, sont des mécanismes légaux voulus par l’État français pour inciter les contribuables à investir dans ces secteurs…
Heureusement, cette chasse aux sorcières s’éteindra, comme toujours, dans quelques jours. Les expatriés auront encore été caricaturés et les vrais fraudeurs trouveront un nouveau cabinet pour de nouveaux montages.

En 2019, 59 % des élèves de l’enseignement secondaire supérieur général ont étudié au moins deux langues étrangères au sein de l’Union européenne.
Dans les États membres, au Luxembourg et en France, tous les élèves de l’enseignement secondaire supérieur ont étudié deux langues étrangères ou plus. L’Estonie, la Roumanie, la Tchéquie et la Finlande comptaient également une forte proportion d’élèves étudiant deux langues ou plus (99 %), suivies de près par la Slovaquie (98 %), la Croatie (95 %) et la Slovénie (92 %). En revanche, en Grèce, seulement 1 % des élèves du deuxième cycle de l’enseignement secondaire général ont étudié deux langues étrangères ou plus en 2019. De faibles proportions d’apprenants en langues étaient également enregistrées au Portugal (6 %), en Irlande (12 %), en Italie (25 %) ou en Espagne (27 %).

En 2019, l’anglais était la langue étrangère la plus étudiée au niveau de l’enseignement secondaire supérieur général dans l’Union, avec 96 % des élèves l’apprenant. L’espagnol arrive en deuxième position (26 %), suivi du français (22 %), de l’allemand (20 %) et de l’italien (3 %). Le russe était la langue hors Union la plus couramment apprise, en particulier en Estonie (68 %) et en Lettonie (57 %), suivie de la Lituanie (30 %) et de la Bulgarie (24 %). La présence d’une minorité russophone importante et le poids des échanges avec la Russie dans ces pays expliquent cette spécificité.