Joël Proust est un Français qui murmure à l’oreille des chevaux. Il est dresseur et chorégraphe équestre pour le cinéma. Il a travaillé avec les plus grandes productions hollywoodiennes. Aujourd’hui, il est installé à Marrakech.


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Depuis Jeudi soir, en France, et dans les réseaux à l’étranger, les futurs étudiants ont commencé à recevoir les premières réponses des écoles et universités auprès desquelles ils postulaient. Les jeunes expatriés comme les élèves non-français ont pu déposer leurs voeux entre décembre et avril. C’est désormais l’heure des choix mais aussi, peut-être des déceptions.
Parcoursurp est un dispositif de l’Education nationale qui regroupe l’intégralité des formations du premier cycle de l’enseignement supérieur reconnues par l’État Français. En tout c’est plus de 17 000 formations qui étaient disponibles sur la plate-forme nationale.
Des formations non sélectives, comme les Universités ou les parcours d’accès aux études de Santé, mais aussi les établissements effectuant une sélection comme les BTS, les écoles de commerce ou d’ingénieurs, etc.
Les candidats étaient invités à déclarer leurs choix par ordre de préférence personnelle. Les établissements, eux, de leur côté, recevaient les demandes et les dossiers des candidats, pré-remplis avec les données liées à la scolarité.

Malheureusement, il peut arriver qu’aucun souhait du jeune postulant ne soit retenu ou que le projet d’études soit tout simplement rejeté. Que faire dans cette situation ?
es recours face au refus d’inscription dépendent du cas dans lequel vous êtes. Si vous avez postulé à des filières dites sélectives, vous avez pu recevoir un « non ». En revanche, si vous avez postulé à des filières dites non sélectives, à savoir des licences, les universités ont pu vous répondre « oui », « oui si » ou « en attente ».
Un candidat « refusé » est donc dans l’un des deux cas suivants : il rencontre un « vrai refus » pour les filières sélectives ou bien il est un candidat en attente pour lequel un nombre insuffisant de places s’est libéré. En effet, certains d’entre vous ont pu rester en attente jusqu’à la fin de la procédure principale d’admission le 17 juillet dernier et le seront peut être aussi jusqu’à la fin de la phase complémentaire, à savoir jusqu’au 13 septembre.
En fonction de votre refus, les démarches n’interviendront pas au même moment. Si vous êtes en attente de place, patientez jusqu’à la fin de la phase complémentaire. L’article L612–3 du code de l’éducation prévoit en effet qu’à la fin de cette phase, les candidats toujours en attente doivent recevoir une décision officielle indiquant qu’ils sont refusés en raison du nombre de places. L’administration doit alors vous trouver une formation alternative.
En revanche, si vous avez essuyé des refus de la part des formations dès l’ouverture de la phase d’admission, le 19 mai, ou pendant la phase complémentaire, vous pouvez d’ores et déjà exiger des précisions. Les établissements doivent pouvoir vous communiquer « des informations relatives aux critères et modalités d’examen (…) ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise ». En effet, chaque établissement fixe ses propres pondérations ce qui permet de classer les candidats qui ont postulé. Saisi par l’UNEF (union nationale des étudiants de France), le Conseil constitutionnel a rappelé en mars dernier que chaque candidat, à titre individuel, pouvait demander ces informations.
Néanmoins, les établissements peuvent mettre plusieurs semaines, voire quelques mois à vous répondre. Sur la base de la réponse reçue, il sera possible ensuite de faire un recours, en fonction du caractère illégal ou non de la décision.
Une fois l’établissement connu, il ne reste plus qu’à aller en France.. Pour un jeune expatrié, ce n’est pas si évidement. Il peut n’avoir jamais vécu en France.
Pour accompagner au mieux, le jeune étudiant, l’AEFE et le Ministère de l’Education nationale, comme les anciens des établissement français hors de France, se mobilisent. Pour cela, direction une fois de plus, le net où les institutions vous donnent rendez-vous le jeudi 10 juin 2021 pour journée sur le thème « Prépare ton départ ». Les anciens élèves des établissements AEFE répondront cette fois à toutes les questions des lycéens relatives à leur installation dans une nouvelle ville et à leur future vie étudiante !

Les États membres ont approuvé les modifications du système d’information sur les visas, un instrument utilisé par les autorités des 27 pour enregistrer et contrôler les personnes demandant un visa de court séjour.
Une position qui va s’imposer à la France, alors que le député des Français d’Afrique du Nord, M’Jid El Guerrab, plaide au contraire pour une simplification de la politique de visas comme il l’indique dans son rapport du 12 janvier 2021.
Dans un communiqué de jeudi (27 mai), le Conseil a déclaré qu’il avait adopté un règlement visant à renforcer les contrôles des demandeurs de visa, avançant que l’acte juridique devait à présent être adopté par le Parlement européen et signé avant d’être publié au Journal officiel de l’UE.
« En réponse à l’évolution des défis en matière de migration et de sécurité, l’UE améliore son système d’information sur les visas (VIS), un instrument utilisé par les autorités des États membres pour enregistrer et contrôler les personnes demandant un visa de court séjour pour entrer dans l’espace Schengen »
Déclaration commune du Conseil des chefs d’Etats de l’UE
Le système d’information sur les visas (VIS), qui est en service depuis 2011, est une base de données destinée à faciliter la procédure de délivrance des visas de court séjour. Il aide les autorités compétentes en matière de visas, de frontières, d’asile et de migration à contrôler les ressortissants de pays tiers qui doivent être en possession d’un visa de court séjour pour se rendre dans l’espace Schengen.
Les principaux objectifs du règlement modificatif sont les suivants :
Dans le cadre de ce dernier objectif, le VIS sera relié au système d’information Schengen (SIS) ; au système d’entrée/de sortie (EES) ; au système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages (ETIAS) ; au système européen de comparaison des empreintes digitales (Eurodac) ; et aux données de l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et de l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL).

En qualité de représentant de la présidence portugaise du Conseil de l’UE, le ministre de l’Intérieur du Portugal a fait valoir que « ces dernières années, l’UE s’est constamment employée à améliorer les contrôles des personnes entrant dans l’espace Schengen, grâce à l’adoption du système d’autorisation de voyage (ETIAS) et du système d’entrée/de sortie et à l’interopérabilité des bases de données ».
« La mise à jour du VIS constitue la nouvelle étape dans cette direction. Les nouvelles règles permettront de mieux contrôler les demandeurs de visa afin d’identifier ceux qui pourraient constituer une menace pour la sécurité ou présenter un risque de détournement de nos règles en matière de migration »
Eduardo Cabrita, Ministre de l’intérieur du Portugal qui préside l’UE jusqu’au 30 juin
Aux termes des nouvelles règles, le VIS ne contiendra plus seulement des informations sur les visas de court séjour, comme c’était le cas auparavant, mais il couvrira aussi les visas de long séjour et les titres de séjour, puisque ces documents ouvrent le droit à la libre circulation dans l’espace Schengen.
En outre, le VIS contiendra un scan de la page des données biographiques du document de voyage.
En vue de lutter contre la traite d’enfants, le nouveau règlement fera passer de 12 à 6 ans l’âge auquel les empreintes digitales des enfants sont relevées (avec toutes les garanties nécessaires).
Une limite d’âge maximale sera également introduite, puisque les empreintes digitales des personnes âgées de plus de 75 ans ne seront pas enregistrées dans le VIS. La photo papier actuelle sera remplacée par une image faciale prise en direct d’une résolution et d’une qualité d’image suffisantes pour servir à l’établissement automatisé de correspondances biométriques.

Il y a quelques jours dans le quotidien « El mundo », le 23 mai 2021, Manuel Valls, qui avait annoncé en 2017 quitter la politique française pour se consacrer à son « autre pays », dévoilait sa démission du conseil municipal de Barcelone pour se consacrer à la France…
« Je sais que je suis majoritairement Français : dans mes valeurs, dans ma façon de penser et de faire de la politique »
Manuel Valls
Installé en 2018 à Barcelone, Manuel Valls comptait profiter de son aura de Premier ministre français pour dynamiter la scène politique de la Catalogne de son enfance. Mariée en 2019, avec la femme d’affaires Susana Gallardo, une Catalane de 53 ans, riche héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall, il espérait réussir son implantation en s’alliant au parti Ciudadanos, considéré en Europe comme un parti centriste, mais à Barcelone comme un parti très anti-catalan. Cette alliance a bloqué toute possibilité d’alliance avec les socialistes, plutôt pro-catalan.
Ainsi en 2019, Manuel Valls échoue à conquérir la mairie de Barcelone, n’arrivant qu’en quatrième position du scrutin. L’ancien édile socialiste avait alors apporté un soutien décisif à la maire sortante, Ada Colau (gauche radicale), afin d’éviter la victoire des indépendantistes. Depuis lors, il occupait un mandat de conseiller municipal à Barcelone.

Depuis janvier 2020, Manuel Valls ne cache plus se languir de Paris. Dès l’année dénière, les séjours à Paris sont plus fréquents, Susana Gallardo achète, même, un appartement dans la capitale française et rejoint le conseil de surveillance d’une grande entreprise basé à Paris.
L’ancien Premier ministre met en parallèle en place un discret mais constant plan de communication pour préparer son retour. La Covid-19 et les mesures de restriction ont ralenti ses plans mais ça y est le cap est passé.. Manuel Valls rentre en France
Désormais en France, l’ancien conseiller municipal barcelonais agite les milieux de la gauche républicaine à moins d’un an de l’élection présidentielle. Et comme tout potentiel candidat à la présidence de la République, il a sorti un livre Pas une goutte de sang français. Deux cent pages dans lesquelles l’ancien Premier ministre compte bien démontrer qu’il existe encore politiquement.
Dans un premier temps comme membre, voire patron, de Territoires de Progrès (TDP), parti macroniste fondé par les ministres ex-PS Jean-Yves Le Drian et Olivier Dussopt, comme écrit jeudi par Challenges ?

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L’épidémie de Covid-19 a remis en cause les schémas de croissance du secteur de transports. Depuis une trentaine d’années, la mobilité était devenue le facteur clef de la croissance. L’éclatement des chaînes de production repose sur la capacité de transporter en grande quantité et rapidement de biens intermédiaires comme des biens finis. Le porte-conteneur est devenu le symbole de la mondialisation. L’essor du tourisme de masse n’a été rendu possible que par la multiplication des liaisons aériennes notamment à bas coûts. La métropolisation des pays entraîne des temps de transports croissants entre le lieu de travail et le domicile. La société de loisirs qui caractérise les pays avancés est également celle de la mobilité.
La crise sanitaire, tout comme la question du réchauffement climatique, semblent remettre en cause cette mobilité. La crise du Covid a souligné la dépendance des pays avancés vis-à-vis des pays émergents dont la Chine, accentuant le souhait d’une part croissante de la population de relocaliser la production de certains biens industriels. Elle a provoqué un arrêt brutal du tourisme international qui est accusé d’accélérer la diffusion du virus.
Par ailleurs, les transports sont accusés de contribuer de plus en plus au réchauffement de la planète. La limitation des déplacements devient un objectif afin d’aboutir à la neutralité carbone. L’interdiction par le projet de loi sur le climat, en France, des trajets en avion en cas d’une alternative en train de moins de 2 heures 30, mesure issue de la Convention citoyenne, constitue une première.
Jusqu’à maintenant les pouvoirs publics jouaient sur les taxes pour infléchir les comportements. Transport, la crise n’interdit pas le retour de la croissance Avant la crise sanitaire, plus de 3 milliards de touristes internationaux étaient attendus pour 2030. Les carnets de commandes d’Airbus ou de Boeing dépassaient huit années de production. La crise sanitaire a remis en cause les prévisions de trafic et les carnets de commandes.
Au début de l’année 2021, le trafic aérien n’avait retrouvé que 30 % de son niveau d’avant crise. L’année dernière, Airbus n’a livré que 566 avions sur les 800 prévus et Boeing 184 au lieu de 500. À la différence de son concurrent direct, Boeing a dû faire face à la suspension de l’autorisation de vol du 737 max après la perte de deux avions.

Le maintien de nombreux foyers épidémiques et les contraintes sanitaires devraient encore peser sur les déplacements internationaux durant l’ensemble de l’année 2021. Les experts de l’OCDE s’attendent à un redécollage de l’activité des transports à compter du second semestre avec un retour à la normale pour 2023. Ils estiment que l’activité totale du secteur des transports devrait plus que doubler d’ici à 2050 par rapport à 2015. Le transport de personnes serait multiplié par 2,3 tandis que le transport de marchandises sera multiplié par 2,6.
L’épidémie, les engagements pris en matière de décarbonation ainsi que la montée du protectionnisme ne réduiraient que légèrement la pente de la progression.
La montée en puissance des pays émergents et l’augmentation de la population mondiale porteront néanmoins cette activité dans les prochaines années.
Avant la crise sanitaire, le monde de l’aviation était déjà sous tension avec les difficultés croissantes des compagnies aériennes traditionnelles et les mauvais choix opérés par les deux principaux constructeurs.
Les compagnies traditionnelles Air France/KLM, British Airways ou Lufthansa avec de larges réseaux qui répondent à des objectifs autant politiques qu’économiques devaient face à une concurrence croissante de la part des low-cost sur les liaisons moyen-courrier. Les compagnies traditionnelles ont tenté d’imposer un modèle de hubs avec l’appui des grands constructeurs. L’objectif était de concentrer sur quelques grands aéroports le maximum de passagers avant de les redispatcher.
Le développement du A380 répondait à cette vision de tourisme de masse. Ce choix était remis en cause depuis plusieurs années en raison du coût d’exploitation de cet avion et de la saturation des aéroports. En outre, les passagers n’apprécient guère les correspondances imposées. Ils préfèrent les vols directs. La crise sanitaire et la transition énergétique ont confirmé les doutes sur le modèle de développement du transport aérien. Airbus a été contraint d’arrêter la fabrication de l’A380. Air France a décidé de les retirer du service quand British Airways faisait de même avec ses Boeing 747.
Les avions monocouloirs ont vocation à dominer le marché en ayant des coûts d’exploitation moins élevés et en étant moins émetteurs de CO2.
Le A 321 Neo pourra être exploité sur les lignes transatlantiques en étant moins coûteux et plus souple que les gros porteurs. La réduction des passagers d’affaires qui assuraient une grande partie des recettes des compagnies traditionnelles n’est pas sans conséquence dans le changement de modèle. Ces derniers plébiscitaient les avions confortables, spacieux, silencieux et bien équipés. Avec la volonté des entreprises de réduire leurs coûts et de respecter leurs engagements « carbone », avec l’essor des visio-conférences et avec le risque sanitaire accru, les déplacements d’affaires devraient se restreindre.
Il sera donc moins intéressant de disposer d’une flotte de A350, B777 ou B787. Cette remise en cause pourrait handicaper le lancement du Boeing 777X qui avait vocation à concurrencer feu le A380. S’il a l’avantage, par rapport à l’avion d’Airbus, d’être un biréacteur, son gigantisme ne plaide pas néanmoins en sa faveur. Les compagnies low-cost ayant des flottes récentes, essentiellement constituées de monocouloirs pourraient ressortir gagnantes de la crise.
La limitation des déplacements de courte distance en avion met, par ailleurs, en danger certains aéroports locaux comme Lorient ou Quimper en France tout comme la fabrication d’avions comme les ATR dont le champ d’action était des vols de 1 heure à 1 heure 30. Dans ce contexte, les compagnies low-cost, en ayant des flottes plus récentes, homogènes, et n’ayant pas ou peu d’obligations de services publics à satisfaire, risquent d’être très compétitives en sortie de crise. L’aspiration des populations à voyager demeure comme l’a prouvé la saison estivale 2020 ou le week-end de l’Ascension de 2021 en France.
La crise sanitaire a souligné néanmoins le rôle croissant de l’avion dans le fret. L’approvisionnement en masse des masques et du matériel de santé a été rendu possible grâce aux flottes de fret. Air France/KLM Cargo Fret est le premier opérateur mondial pour le transport de marchandises par avion avec un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros qui a augmenté de 23 % en 2020.
Les transports maritimes et terrestres n’échappent pas à la remise en cause. Si la crise sanitaire doit entraîner un mouvement de relocalisation, dans l’immédiat, l’Occident est confronté à des goulots d’étranglement en lien avec l’éclatement des chaînes de production. Depuis le début de l’année, le conteneur qui est un des produits symboles de la mondialisation a connu un quadruplement de son prix. Le prix d’un conteneur équivalent quarante pieds, unité standard, se négocie autour de 4 100 euros en moyenne, soit une hausse de 234 % en douze mois. En 2020, avec les confinements, les transporteurs de conteneurs réduisent de 30 % leur flotte sur les routes commerciales.

Les conteneurs s’accumulent vides, dans les grands ports de fret. La forte reprise de l’économie américaine depuis la fin de l’année 2020 entraîne une forte demande en biens en provenance d’Asie et d’Europe. Les conteneurs disponibles sont ainsi acheminés vers les ports américains. Faute de produits à pouvoir exporter, ces conteneurs ont tendance à y rester empêchant les autres pays d’en disposer. Avec le retour de la croissance en Europe, la pénurie s’accroît. Elle est d’autant plus forte qu’un déficit de production de conteneurs est intervenu l’année dernière. Compte tenu des besoins croissants en conteneurs et des mises au rebut, il en a manqué un million. En 2020, 2,8 millions ont été fabriqués et 1,5 million ont été retirés du service par obsolescence, la durée de vie d’un conteneur est de 15 ans.
L’accélération de la production est rendue difficile par la pénurie d’acier et d’aluminium, le marché est, en outre, contrôlé par trois fabricants chinois. Le manque de conteneurs s’accompagne d’une désorganisation du transport routier. Le manque de chauffeurs et les contrôles accrus aux frontières ralentissent la livraison des conteneurs. Des dizaines de navires porte-conteneurs stationnent au large du port d’Anvers ou de Los Angeles dans l’attente d’y être déchargés ou chargés. L’accumulation des retards pourrait générer des surcoûts qui, selon les biens, pourraient atteindre pour le consommateur final entre 10 et 20 %.
Pour permettre l’approvisionnement des chaînes de production et des consommateurs finaux, plus de 5 000 porte-conteneurs sillonnent les mers. Maersk, le numéro un mondial des porte-conteneurs, réalise un chiffre d’affaires supérieur à Microsoft. Le Groupe français CMA CGM, basé à Marseille, figure parmi les plus grands groupes mondiaux de transports de conteneurs. Il est présent dans plus de 160 pays et emploie plus de 30 000 personnes.
Si la crise sanitaire met l’accent sur la dépendance de l’économie mondiale en conteneurs, depuis 2011, ce secteur était néanmoins en perte de vitesse en raison de la montée du protectionnisme et de la tertiarisation de l’économie. Les pressions en faveur des circuits courts en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre concourent également à un moindre développement des échanges internationaux de conteneurs. Plusieurs transporteurs avaient réduit leurs investissements depuis le milieu de la décennie 2010 dont le conglomérat danois AP Moller-Maersk qui assure 16 % du transport maritime mondial de conteneurs via sa filiale Maersk Lines. Entre 2015 et 2019, plus de 30 porte-conteneurs de grande capacité avaient été retirés de la circulation, car les capacités de transports augmentaient alors plus vite que la demande. Ce sous-investissement explique également l’actuelle pénurie. Si une démondialisation aussi rapide que fut la mondialisation n’est pas à l’ordre du jour, le commerce international devrait, après un fort rebond en 2021 et 2022, renouer avec une croissance plus modeste avec une tendance à la régionalisation des échanges.
La capacité de produire à moindres coûts et à moindre risques à proximité des centres de consommation grâce à la robotisation des chaînes devrait conduire à une certaine forme de relocalisation. Les consommateurs de biens industriels se concentrent de plus en plus en Asie, demain ils se situeront essentiellement en Afrique.
Les Européens et les Américains seront de moins en moins consommateurs du fait du vieillissement et de changement de comportement.
Plus de 85 % du transport de marchandises en France s’effectue par camions quand le fret ferroviaire et le fluvial se partage le reste. Ces vingt dernières années, le ferroviaire a fortement diminué en France au profit des camions. La France ne respecte pas l’objectif européen de limitation du transport routier à 75 %. Ce transport est réalisé à 60 % par des entreprises françaises et à 40 % par des entreprises étrangères majoritairement issues de l’Union européenne.
Le développement du e-commerce qui induit des livraisons plus importantes à domicile tend, par ailleurs, à accroître le recours aux camions. Les difficultés de la SNCF pour relancer sa filière fret favorise également les transports routiers.
La France n’est pas un cas unique en la matière. L’éclatement des chaînes de production et le recours croissant aux importations ont été des facteurs de croissance pour les entreprises de transports. Du fait du rebond de la croissance depuis le début de l’année 2021, elles enregistrent des taux d’activité très élevés. La décarbonation de leurs activités et les éventuelles contraintes environnementales constituent évidemment une menace importante à moyen terme pour leurs activités.
Les achats de véhicules neufs par des particuliers tendent à diminuer. Les achats proviennent majoritairement de gestionnaires de flottes qui les louent soit à des particuliers ou à des entreprises. La pratique des voitures de fonction exclusive recule tant au nom de la protection de l’environnement que dans le cadre de la réduction des coûts. De moins en moins d’urbains, moins d’un sur deux à Paris, possèdent de voitures, contre plus de 60 % il y a encore une trentaine d’années. L’offre abondante de transports publics et le coût de possession d’un véhicule expliquent cette évolution qui a permis également l’essor de la location en ligne, de VTC ou des taxis.
Le bannissement des voitures des centres-villes et le développement de flottes de véhicules sans conducteur d’ici une à deux décennies devraient changer radicalement le marché de la mobilité individuelle. Des offres de taxi-drones volants sont également à l’étude. La pandémie de Covid-19 pourrait néanmoins remettre en cause ces tendances. Avec la crainte du virus, les habitants des grandes agglomérations ont privilégié leur voiture par rapport aux transports en commun. Le souhait de certains de s’installer en périphérie, au sein de villes moyennes suppose la possession d’une ou plusieurs voitures au sein du ménage. La possibilité de se déplacer sans contrainte constitue une valeur qui demeure forte au sein de la population. Malgré de longs embouteillages, de nombreux urbains profitent du congé de fin de semaine pour se rendre au bord de la mer ou à la campagne. Avant même la saison estivale, le marché des locations de véhicules est tendu que ce soit sur la côte atlantique ou en Corse.
Du fait de l’augmentation des déplacements nationaux et internationaux, les émissions de CO2 qu’ils génèrent devraient augmenter de 16 % d’ici 2050. Les réductions d’émissions attendues seront en effet plus que compensées par l’augmentation de la demande de transport. Pour limiter le réchauffement à 1,5°C, une réduction des émissions de 70 % serait nécessaire. De nombreuses grandes villes ont pris l’engagement de supprimer au moins 80 % de leurs émissions au titre des transports d’ici le milieu du siècle. La suppression des moteurs diesels devrait intervenir pour plusieurs d’entre-elles d’ici 2025 et celle des moteurs thermiques d’ici 2030. Une diminution des transports mécanisés en ville de près d’un quart est également attendue avec le développement du vélo et de la marche à pied. L’interdiction des véhicules particuliers dans les centres-villes devrait se généraliser. La décarbonation du transport aérien, des longs trajets routiers ou des trains régionaux sera un exercice plus complexe.
Avec la croissance des pays en développement, les émissions absolues de CO2 générées par le transport de marchandises seront, en 2050, de 22 % supérieures à celles de 2015, et leur part dans les émissions liées au transport continuera de croître. Une meilleure gestion des transports de marchandises en exploitant mieux les avions, les bateaux et les camions ainsi qu’un recours à l’hydrogène permettrait, selon l’OCDE, une réduction de 72 % des émissions.
La crise sanitaire a souligné l’appétence des ménages à la mobilité. Les restrictions de déplacement ont été durement ressenties. Dès leur suppression, nombreux ont été ceux qui se sont offerts une escapade. Quand les Français veulent fuir les grands centres urbains, ils choisissent des villes dotées d’infrastructures modernes en termes de transports. La voiture a peut-être perdu de son aura mais au vu des résultats des marques premium, Audi BMW ou Mercedes, elle n’a pas perdu toute valeur tant sur le plan social que technologique.
Si les messages écologiques sont de plus en plus intégrés par les ménages, ils n’empêchent pas ces derniers de privilégier les SUV ou les voitures premium à forte cylindrée. La contestation des transports aériens est avant tout politique. Ils symbolisent tout à la fois la mondialisation, le tourisme de masse d’essence capitaliste et un moyen de transport clivant socialement.
Dans les vingt prochaines années, les transports connaîtront une profonde mutation avec le passage aux motorisations électriques par batterie ou par hydrogène (pile à combustible). Ce dernier carburant pourrait remplacer le kérozène pour les avions et le gazole pour les camions. Des systèmes de voies électrifiées sur les autoroutes comme le teste l’Allemagne près de Francfort, pourraient se généraliser.

Signe d’une volonté de normalisation des relations entre la France et le Rwanda, Emmanuel Macron s’est rendu ce jeudi 27 mai aux pays des Gorilles.
Pour cette visite, Emmanuel Macron vient avec la mission de rapprocher Paris de Kigali, vingt-sept ans après le génocide des Tutsis. La responsabilité de la France dans le massacre a longtemps empoisonné les relations entre les deux pays. Depuis plusieurs années, un long processus entre Emmanuel Macron et Paul Kagame a commencé avec l’objectif commun de rapprocher les deux Etats. Attendu pour des excuses, Emmanuel Macron a reconnu une « responsabilité accablante » et appelé au « pardon ».
Ainsi depuis la prise de fonction du Président de la République, les gouvernements français, qui se sont succédés, ont multiplié les gestes de bonne volonté pour parvenir à un apaisement. Parmi eux, l’appui apporté à la candidature Rwandaise de Louise Mushikiwabo, élue à la tête de la francophonie en 2018. Mais la France s’est aussi engagé dans un travail mémoriel sur ses responsabilités dans le génocide de 1994 grâce à l’ouverture d’archives jusque-là scellées. Sur le plan judiciaire, le non-lieu accordé à neuf proches de Paul Kagame en 2020 a été particulièrement apprécié par Kigali.
Fin mars, un rapport dirigé par l’historien Vincent Duclert avait conclu à une politique « aveugle » de la France face à la préparation du génocide. Sans parler de complicité, le rapport évoque les « responsabilités accablantes » de Paris, alors soutien au régime Hutu.
Pour certains, au cours de son discours au « Mémorial du génocide perpétré contre les Tutsis » où il a prononcé un discours fort, franc et courageux ce jeudi 27 mai.
« Les tueurs qui hantaient les marais, les collines, les églises, n’avaient pas le visage de la France » La France « n’a pas été complice, le sang qui a coulé n’a pas déshonoré les armes ni les mains de ses soldats », mais elle a un rôle, une histoire et une responsabilité politique au Rwanda , elle doit reconnaitre la part de souffrance qu’elle a infligé au peuple Rwandais », « une responsabilité accablante dans un engrenage qui a abouti au pire alors qu’elle cherchait justement à l’éviter »
Emmanuel Macron au Rwanda au mémorial du génocide perpétré contre les Tutsis
Le chef d’Etat a également estimé qu’en « ignorant les alertes des plus lucides observateurs, la France endossait une responsabilité accablante. » Evitant ainsi les polémiques qui parcourent la France, comme la Belgique, sur la pertinence de présenter des excuses ou non, Emmanuel Macron a préféré demander au peuple Rwandais le don du pardon, reprenant une tradition culturelle du pays.

Le retour annoncé d’un ambassadeur de France à Kigali, poste vacant depuis 2015, est le signale d’une réconciliation historique et économique.
Une amitié entre la France et le Rwanda qui est attendue avec fébrilité par la communauté française sur place. Peu nombreuse, moins de 5000 de nos compatriotes sont présents sur place, elle recommence à se structurer avec de nombreux évènements. Mais elle reste encore discrète, pour exemple, il n’y a pas de candidats aux élections consulaires, la représentation locale étant concentrée à Nairobi, capitale du Kenya.

Emmanuel Macron, en visite, doit permettre d’ouvrir le marché le plus dynamique du continent africain et qui peut servir de tête de pont pour la zone anglophone de l’Afrique. Et, c’est une nouvelle fois le rayonnement culturel qui est mis en avant. Avec un Institut Français de Kigali entièrement repensé qui après de longs mois de travail, a annoncé une nouvelle programmation dans un tout nouveau bâtiment. Le Centre culturel francophone situé au 25, KG 624 Street dans le quartier de Rugando à Kigali, à deux pas du Centre de Convention de Kigali, est le nouveau phare francophone du pays.
La langue française a ainsi perdu de son rayonnement au Rwanda. C’est l’anglais qui est privilégié ces dernières décennies par les autorités. Ces dernières en ont fait la troisième langue officielle, comme un défi diplomatique à Paris.
«La radio nationale ne lit plus les informations en français. A la télévision nationale, les informations françaises sont diffusées après 22H00, alors que les gens dorment déjà»,
Etienne Gatanazi ancien présentateur du journal en français à la télévision nationale au Figaro
Langue de l’ancien colonisateur belge, le français a grandement perdu de son influence depuis le génocide de 1994. Les controverses sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi, qui a fait au moins 800.000 morts, ont été sources de vives tensions entre les deux pays, dont les relations diplomatiques ont été rompues entre novembre 2006 et novembre 2009.
A l’heure de la reconstruction post-génocide, le français s’est retrouvé en concurrence avec l’anglais, langue parlée par la plupart des réfugiés tutsi revenus d’Ouganda (pays anglophone), qui ont constitué la nouvelle administration. Le président Paul Kagame, lui-même éduqué en Ouganda, a introduit dans la Constitution de 2003 l’anglais comme troisième langue officielle, avec le kinyarwanda et le français.
Puis en 2008, le français a subitement été remplacé par l’anglais comme langue d’enseignement obligatoire à l’école. Les autorités rwandaises ont toujours réfuté toute volonté politique ou idéologique de reléguer le français au second plan. Espérons que la nouvelle relation qui est en train de naitre entre la France et le Rwanda permettra à notre langue et notre héritage commun de retrouver toute sa place dans nos cultures.

Le parquet européen, nouvelle instance de lutte contre la fraude dans l’UE, commencera ses travaux le 1er juin, après plusieurs mois de retard, a confirmé mercredi (26 mai) la vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova.
« Nous sommes sur le point de lancer le premier bureau européen (de procureurs, NDLR) indépendant chargé d’enquêter et poursuivre les infractions affectant le budget de l’UE », s’est félicitée la responsable, soulignant l’importance de cette instance pour protéger l’utilisation des 750 milliards du plan de relance européen.
« L’une des missions essentielles du parquet européen au début de ses travaux sera de s’assurer que ces fonds seront entièrement dédiés à aider nos économies et nos citoyens à se remettre de la crise provoquée par le Covid-19 »
vice-présidente de la Commission européenne Vera Jourova
Le parquet européen « va aussi changer la donne dans la lutte contre la fraude à la TVA transfrontalière », a-t-elle souligné.

Ce parquet dirigé par la Roumaine Laura Kövesi et dont le siège est à Luxembourg, devait initialement débuter ses travaux en fin d’année 2020, mais des délais dans la désignation par les États de leurs procureurs délégués a retardé l’échéance.
Deux États sur les 22 participants, la Slovénie et la Finlande, n’ont toujours pas désigné ces procureurs délégués, et la Commission a appelé ces pays à le faire « rapidement ».
Le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays prendra la présidence tournante de l’UE le 1er juillet, a indiqué mercredi qu’une décision serait « prise demain », lors d’une visioconférence avec le président du Parlement européen David Sassoli.
« Nous avons des problèmes avec la procédure et le gouvernement décidera demain de la manière de les résoudre », a-t-il expliqué aux parlementaires à Ljubljana.
« Cela n’empêchera pas le parquet européen de commencer à fonctionner. (…) Je ne vois aucun problème qui pourrait avoir des répercussions sur le parquet », a-t-il ajouté.
Toutefois, selon le journal slovène Delo, le dirigeant a décidé de révoquer la nomination des deux procureurs délégués proposés par le ministère de la Justice, qui est gelée jusqu’à présent, et de lancer un nouvel appel à candidatures, ce qui a provoqué la colère du procureur slovène Drago Sketa.
Si cela se confirmait, « il s’agirait d’une décision arbitraire et d’une intervention contre l’indépendance du parquet », s’est-il insurgé devant des journalistes.
Cette sortie médiatique a à son tour suscité une réaction du parquet européen qui a écrit sur Twitter que sa cheffe, Laura Kövesi, avait « pris note » de la « très sérieuse préoccupation du procureur général ».
Elle « espère que le gouvernement slovène évitera toute interférence avec l’indépendance des procureurs en Slovénie ».

Les procureurs délégués sont chargés dans les États membres de mener les enquêtes et les poursuites, en toute indépendance des autorités nationales.
À Luxembourg, Mme Kövesi, ancienne responsable du parquet anticorruption roumain, et son équipe de 22 procureurs superviseront les enquêtes et poursuites.
La Hongrie, la Pologne, l’Irlande, la Suède et le Danemark ne participent pas à ce mécanisme de coopération judiciaire renforcée.

Pas d’accord entre la Suisse et l’Union européenne. Berne a finalement mis un terme aux négociations sur un projet d’accord avec l’UE, après des années de tergiversations.

Selon les autorités suisses, cet accord institutionnel aurait mis en péril leur politique migratoire. Comment réagissent les Européens ?

Le vote électronique s’est clôturé ce mercredi 26 mai à 12h, heure de Paris, après 5 jours de scrutin.
176 134 expatriés avaient voté sur les 1 195 532 Français établis hors de France ayant fourni leur adresse email pour participer au scrutin en ligne, soit un taux de participation de 14%. Une fois ramené au nombre total d’inscrits, le taux chute à 12%. c’est donc encore une fois une faible mobilisation pour ces élections locales.

Il y a de nombreuses raisons techniques et d’organisation qui expliquent ce résultat décevant, nous y reviendrons un peu plus bas. Mais il existe un péché originel qui freine l’émergence des élus consulaires.
Lequel ? L’absence de pouvoir.. Pourquoi aller voter pour des gens qui n’ont pas de pouvoir pour agir sur votre quotidien ?
Améliorer le fonctionnement du consulat ? hors de leur champs de compétences. Soutenir des associations locales ? L’administration parisienne a pris la main alors que c’était une des compétences prévue dès la création de ces mandats électoraux. Faire le lien entre les parents et les directions des établissements AEFE ? Leur vote est consultatif aux conseils d’administrations.. Et on pourrait continuer la litanie pendant de nombreuses lignes..
Leurs pouvoirs et leur indépendance devraient être renforcés avec l’application de la réforme des conseillers des Français établis hors de France lors de la prise de fonction des nouveaux élus. Cependant c’est la personnalité des élus qui feront la différence et leur permettront de faire connaitre leur mandat et leur rôle. Mais leur principal partenaire, l’administration consulaire et sa direction (la DFAE) ne leur ont pas facilité la vie lors de ce mandat et ne comptent pas le faire pour le prochain comme le souligne Anne Genetet, députée des Français d’Europe orientale et d’Asie et responsable des élections consulaires pour la majorité présidentielle.
« la DFAE espère depuis plusieurs années supprimer ces élections. Trop compliquées, trop coûteuses selon elle. Et puis pour des élus qui sont ressentis plus souvent comme une gêne par beaucoup de nos consulats plutôt que comme un partenariat, un complément utile de leur travail. »
Anne Genetet -députée des Français d’Europe orientale et d’Asie et responsable des élections consulaires pour la majorité présidentielle.
Et cet antagonisme de l’administration à voir des élus débarqués dans leur pré-carré a de lourdes conséquences. En effet, c’est cette dernière qui a organisé les élections.
On ne reviendra pas sur la réduction des bureaux de vote qui semble plus tenir du bon vouloir de la direction de l’administration consulaire que d’une logique sanitaire. En effet, là où les Français sont les plus nombreux, c’est là qu’on a diminué le plus massivement le nombre de bureaux de vote, -60% aux USA, – 80% au Royaume-Uni, etc.

Et on ne peut qu’être consterné des révélations faites par le Canard enchainé dans son édition du 26 mai. On y découvre que l’administration n’aurait pas communiqué les bonnes listes électorales sur certaines circonscriptions à l’opérateur en charge du vote électronique. Une situation qui nécessite des éclaircissement comme le réclame la présidente de la fédération socialiste des Français de l’étranger, Cecilia Gondard.
« Nous demandons des clarifications sur la question de l’actualisation des fichiers Insee utilisés pour le vote par Internet. Le rétablissement de tous les centres de vote et de la possibilite de faire des procurations pour les échéances à venir doit être une priorité. »
Cecilia Gondard – Présidente de la fédération socialiste des Français de l’étranger
Pire, lors de la phase préparatoire, la DFAE dans sa précipitation, aurait fourni aux présidents des commissions de contrôle des listes électorales des circonscriptions soit la liste des électeurs mais avec leurs numéros de téléphone. Et ce alors que le règlement prévoit de ne fournir que les adresses postales et les e-mails. De fait, certains candidats ont donc eu accès aux numéros de téléphone et ne sont pas privés de les utiliser à travers des campagnes de SMS illégales.

Une attitude qu’on ne peut que déplorer et qui pourrait remettre en cause les résultats des élections dans les circonscriptions où les numéros de téléphones ont pu être utilisés, ce que ne manque pas de dénoncer Mme Genetet.
« Aucun des candidats Lrem n’a reçu de renseignements supplémentaires. Mais il semble en effet que d’autres candidats aient eu notamment des numéros de téléphone d’électeurs ce qui est totalement illégal. Nous avons de très nombreux screenshots de sms reçus par des électeurs de la part d’un parti qui les appelle « cher adhérent » alors qu’ils n’ont jamais adhéré à ce parti. »
Anne Genetet -députée des Français d’Europe orientale et d’Asie et responsable des élections consulaires pour la majorité présidentielle
Si des difficultés sont apparues pour le scrutin en ligne, on pourrait espérer que celui à l’urne se passe correctement. Mais là aussi, tout est fait pour empêcher les expatriés de voter.
Moins de bureaux de vote, mais encore faut-il savoir où sont ceux qui restent ? Des convocations sont parties soit par mail soit par courrier.. A la bonne adresse ? personne le sait.. En tout cas c’est le sentiment de nombreux Français établis hors de France qui se retrouvent à quelques jours du scrutin à chercher leur bureau de vote.
Pour information, en écrivant au consulat avec votre pièce d’identité en pièce jointe, les services dédiés aux élections des postes diplomatiques devraient vous renvoyer la dite convocation.
On le comprend, l’autonomie des expatriés est un sujet qui fâche à Paris, alors que c’est une innovation pertinente de notre démocratie, en phase avec l’évolution de la société française et sa diaspora, un phénomène que découvre notre pays.
Le mandat qui va s’ouvrir dans quelques jours sera peut être le dernier pour la représentation locale des Français de l’étranger ou celui de la maturité avec pourquoi pas à terme un Consul élu par les Français de la circonscription.. Rendons aux expatriés leurs consulats pourrait être un slogan de campagne.. A suivre.