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  • Se soigner à distance : Dispositif en ligne et engagement thérapeutique

    Se soigner à distance : Dispositif en ligne et engagement thérapeutique

    Pourtant il existait déjà … ce dispositif avant la situation sanitaire liée au Covid !  
    D’accord, d’une moindre façon, mais n’avons-nous jamais entendu parler d’un dispositif d’écoute et de soutien par une quelconque association mettant à disposition un numéro d’appel ? 
    L’isolement, le suicide, le harcèlement … tout y passe et il semblerait que le dispositif d’urgence mis en place puisse être l’ultime chance pour un individu de saisir toute aide extérieure. 

    Le soin psychique, cet inconnu

    Il est vrai aussi que la dimension du soin psychique dans notre société fait encore défaut. 
    «  Je ne suis pas fou », « Je n’ai pas besoin d’aide » sont l’expression d’idées reçues quand aller chez le médecin généraliste pour obtenir quelques pilules addictives semble de toute portée chez les jeunes comme chez les plus âgés. 

    C’est donc sous comprimés que l’on anesthésie la douleur psychique, que l’on élimine la difficulté et que l’on met à distance tout travail qui se voudrait centré sur soi. Difficile alors d’introduire l’idée d’une nécessité psycho-langagière de renouer l’esprit avec le corps ! 
    L’idée absurde d’être fou, la théatralisation mélodramatique de sa propre considération psychique n’alimentent pas t’elles la dépendance à l’objet, qu’il en soit d’un autre ou d’un produit ? 

    Il semblerait que soit identifiée une faiblesse à laquelle y serait rattachée la notion d’insécurité mettant en péril son propre self, son propre soi. 
    Là où le soi devrait pouvoir être initiateur, actif, ambitieux, désireux, en somme vivant.. bien souvent celui-ci manque cruellement de ressource et entraine son locataire dans un appauvrissement psycho-social. 

    Les dispositifs thérapeutiques en ligne

    Alors dans un souci de cohérence sociétale, ne pouvons-nous pas considérer que les dispositifs thérapeutiques en ligne puissent être l’ultime possibilité pour un individu de saisir cette opportunité (due à l’adaptation forcée d’un mouvement social, en besoin urgent de renouer avec le soin psychique). 

    Il est vrai que ce dispositif rencontre aussi ses propres limites, le corps du patient et du thérapeute n’étant pas engagés dans la rencontre. Mais la dimension psychique, elle, reste l’appareil mis en cause dans cette rencontre et l’utilisation de la vidéo vient renforcer la dimension du transfert utile à tout travail dit thérapeutique. 
    D ‘ailleurs quelle chance a t’on face à tant de dispositifs audio-visuel proposés ! 

    Les expatriés

    Il faut évoquer ainsi toutes les personnes expatriées ne pouvant accéder à un psychologue dans leur langue maternelle, aux individus présentant un handicap ne pouvant leur permettre de se déplacer. Aux individus isolés géographiquement n’ayant pas accès à un professionnel en santé mentale… 
    La liste est longue lorsque l’on pense également aux personnes présentant une incapacité psychique ou physique empêchant la rencontre avec cet autre. 

    Il serait certainement important de commencer à prendre au sérieux le cadre de travail qui est proposé, sachant que ce sérieux est avant tout le reflet de la demande subjective d’un individu, potentiellement le patient. 
    Cette demande engage votre désir, votre temps, votre énergie, vos affects, un coût dans tous les sens du terme ainsi que ceux du psychothérapeute. 

    Karine Miquelis
    psychologue clinicienne – psychothérapeute
    www.seancedepsy.com

    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • Un nouveau Lycée français à Tunis

    Un nouveau Lycée français à Tunis

    Le Groupe Scolaire René Descartes (GSRD), groupe d’établissements d’enseignement privé à programme français, homologué par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), à Tunis, a officiellement inauguré le 2 juin 2021 son lycée, situé dans le quartier d’Ennasr 2 à Tunis. Cet établissement bénéficie d’une nouvelle extension entrée en fonction au début de l’année scolaire.

    Une vie scolaire repensée

    Cette inauguration s’est faite en présence de l’Ambassadeur de France en Tunisie, M. André Parant, qui conduisait une importante délégation venue visiter les installations de l’établissement, notamment ses équipements sportifs et artistiques et également la nouvelle web radio lancée par les élèves du lycée.

    M. Parant s’est dit  » impressionné par ces espaces pédagogiques et de vie scolaire de très haute qualité qui sont mises à disposition des lycéens et des lycéennes et de leurs enseignants « , estimant que  » le groupe scolaire René Descartes est devenu aujourd’hui une référence pour tous ceux et celles qui ambitionnent rejoindre le réseau homologué en Tunisie « .

    Evoquant le plan de développement de l’enseignement français à l’étranger lancé en 2018, il a déclaré que la Tunisie est le seul pays où les objectifs seront atteints d’ici 2030 grâce aux partenaires locaux.

    L’ambassadeur était accompagné notamment de la Consule générale de France en Tunisie, Isabelle Fradin-Thirode, de la directrice de l’Institut français de Tunisie, Sophie Renaud et du Conseiller pour l’enseignement scolaire AEFE en Tunisie, Dominique Maillard.

    Une homologation pour tous les niveaux scolaires

    A l’occasion de cette inauguration, Mme Dhouha Sellaoui, Présidente-directrice générale du Groupe Scolaire René Descartes, a rappelé que  » l’inauguration du lycée marquait une nouvelle étape après l’homologation de tous ses établissements sur l’ensemble des cycles scolaires à partir de l’année scolaire 2020-2021 « .

    Cette homologation atteste de la conformité aux principes, aux programmes et à l’organisation pédagogique du système éducatif français.

    Depuis sa fondation en 1993, sous la houlette de Mme Hayet Smida, le Groupe s’est fixé de hauts niveaux d’exigences et s’applique à former et à responsabiliser les futurs citoyens dans l’application au quotidien des valeurs humanistes et universelles.

    Actuellement, 2400 élèves sont inscrits dans les établissements du Groupe, répartis sur 4 sites (à Ennasr 2 et aux Berges du Lac 2), qui comptent plus de 150 enseignants et 331 employés.

    Il est à rappeler que le taux de réussite au Brevet a été de 95% lors de la dernière session et celui du Baccalauréat de 99% avec plus de 70% de mentions dont 26% de  » très bien « .

  • Fin des tests PCR pour la France sous conditions

    Fin des tests PCR pour la France sous conditions

    Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat a indiqué ce matin sur BFMTV que les personnes arrivant de pays déclarés « vert » et étant vaccinées pourront dès le 9 juin aller en France sans test PCR.

    L’été à sauver

    La France s’apprête donc à rouvrir ses frontières. A compter du 9 juin, les expatriés et touristes étrangers pourront revenir dans l’Hexagone à condition de respecter certaines règles.

    « Il faut concilier le principe de mobilité avec le principe de sécurité sanitaire parce que rien ne serait pire que de retomber dans une énième vague Covid dans quelques semaines ou dans quelques mois parce qu’on n’aurait pas pris assez de précaution »

    Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat en charge du Tourisme et des Français de l’étranger sur RMC et BFMTV ce vendredi 4 juin 2021

    il faudra avoir reçu l’un des 4 vaccins reconnus en Europe: Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen. On ignore cependant si une seule dose suffira ou s’il faudra avoir reçu de ces deux doses pour être exempté de test PCR. Logiquement, cette mesure, anticipant le certificat numérique européen du premier juillet, devrait reprendre la norme européenne, soit une vaccination complète (2 doses si nécessaires).

    Campervan moving through a lavender field in Provence, France

    Des mesures selon un code couleur

    Pour organiser ce retour des touristes, le gouvernement « a travaillé sur des codes couleurs » en classant « les pays selon trois zones ». Ainsi, les pays « où il n’y a pas de circulation active du virus ni de variant préoccupant » seront classés en zone verte.

    Source : ministère des Affaire étrangères français

    Arrivée depuis un pays vert

    Les voyageurs vaccinés et en provenance d’un pays vert n’auront plus à fournir un test PCR négatif. Ce sont des pays classés ainsi en raison d’une faible circulation active du virus et pas de variant dangereux. Cela concerne l’ensemble des Etats membres de l’Union européenne ainsi que l’Australie, la Corée du sud et Israël.

    Arrivée depuis un pays orange

    Pour les pays en orange, le test PCR ou un test antigénique sera demandé, ce qui constitue un assouplissement. Les voyageurs pourront aussi se soumettre à une septaine volontaire. La grande majorité des pays dans le monde se retrouvent dans cette catégorie, comme ceux d’Asie ou d’Afrique, Maghreb inclus.

    Arrivée depuis un pays rouge.

    Pour les déplacements depuis les pays classés en rouge, les motifs impérieux demeurent en place pour les non-nationaux. La « zone rouge » réunit les « pays où le virus circule de façon assez active avec des variants préoccupants », a encore détaillé Jean-Baptiste Lemoyne sur BFMTV. Il s’agit notamment de l’Afrique du Sud, du Brésil ou de l’Inde. Les voyageurs de ces pays ne pourront donc pas venir dans l’Hexagone pour le loisir, qu’ils soient vaccinés ou non.

    Reconnaissance de la vaccination

    Aucun dispositif particulier n’est prévu, il suffira donc de présenter une attestation de vaccination émise par un établissement ou médecin de votre pays de résidence, à condition que ce soit bien un vaccin reconnu par l’Union européenne.

    Cela représente une faille dans le cadre du nouveau dispositif du certificat numérique européen qui lui exigera une certification du vaccin via un traceur numérique. La France, voulant préserver son été touristique, met à mal la solidarité européenne.

  • Tous les résultats des Consulaires 2021

    Tous les résultats des Consulaires 2021

    Les résultats sont enfin tous connus et nous avons pu les parcourir. Plusieurs changements sont à retenir, cependant, l’abstention massive (85%) qu’a connu cette élection reste une défaite collective, pour nous média, mais aussi et surtout pour l’administration et les Conseillers consulaires sortants.

    Ces mandats locaux sont pourtant le premier échelon pour que les expatriés puissent continuer à participer à la vie de la Nation. L’espoir ? La réforme qui va s’appliquer à ce mandat et qui devrait renforcer l’influence des élus sur la vie consulaire mais aussi tous ces nouveaux conseillers des Français établis hors de France qui peut-être relèveront ce défi afin que les élus locaux des expatriés disposent de la même reconnaissance que leurs confrères dans les municipalités en France.

    élections consulaires

    Europe : LREM s’implante, EELV se déploie

    En Europe, LREM a réussi son implantation locale avec des élus dans toutes les circonscriptions et de forte chance de décrocher de nombreux présidences de Conseil consulaires.

    Cependant EELV n’est jamais très loin comme en Belgique où Bertrand Wert n’est qu’à 60 voix du candidat LREM Thierry MASSON. En Espagne, la gauche unie autour d’un candidat EELV, François Ralle Andreoli, a pris la tête. Toujours dans la Péninsule ibérique, le Portugal a lui vécu une petite révolution. En effet, le nouveau statut fiscal dans ce pays pour les retraités à changer en profondeur la sociologie des Français, c’est donc LR qui arrive en tête suivi du RN et l’ASFE, LREM échoue dans cette circonscription a obtenir un siège. Mehdi Benlahcen, le président actuel du groupe Solidarité et Ecologie (PS et alliés) a, lui aussi, perdu son siège, il a annoncé faire un recours.

    En Allemagne, dans toutes les circonscriptions c’est EELV et affiliés ainsi que le PS qui raflent la mise, ne laissant que des miettes à LREM et expulsant la droite du jeu. Tandis qu’au Luxembourg, le même duo est en tête mais c’est le PS qui quitte la scène au profit de Bruno Theret, ancien UDI, élu sortant passé chez LREM. Au Royaume-Uni comme aux Pays-Bas, les listes « Les pieds sur terre » indépendantes ont créé la surprise en obtenant les deuxièmes places.

    Du coté de la péninsule italienne, c’est le même scénario entre la LREM et la gauche, les LR n’ont sauvé qu’un siège dans la deuxième circonscription d’Italie soit Milan. Cependant l’échec de la droite classique est à relative, l’ASFE est arrivée en tête au Nord de Péninsule et devance même LREM pour le Sud et Malte.

    Et ce scénario c’est celui qu’on retrouve sur tout le continent, un succès au coude à coude d’EELV et de LREM, tandis que le PS et les LR décrochent sur tout le continent et que l’ASFE capte une partie de l’électorat de droite.

    Asie et Amériques, LREM paie les motifs impérieux

    De Hong-Kong à Quebec, les motifs impérieux indispensables pour rejoindre la France pendant plus de 6 mois entre 2020 et 2021 n’ont toujours pas été digérés par les expatriés.

    Au Canada, LREM fait un de ses plus mauvais scores avec moins de 6% dans la capitale francophone. Et ces chiffres on les retrouve peu ou prou sur tout le continent, 5 élus LREM dans plus de 10 circonscriptions ont réussi à se faire élire. Par contre, la droite a bien résisté dans les états américains ou canadiens, l’alliance solidaire (indépendant mais affiliée LR) y avait présenté beaucoup de candidats qui ont été souvent élus, le PS a perdu beaucoup de plume tandis qu’EELV n’a pas réussi à reproduire le schéma victorieux qui s’est déployé en Europe.

    Plus au Sud, là, LREM est totalement absent, c’est la gauche et même l’ultra gauche qui y fait recette avec de nombreux élus de la France Insoumise que dirige, pour les expatriés, Florence Poznanski, qui fût longtemps basé au Bresil.

    Enfin les Français installés en Asie ont fait payé très cher la facture des restrictions aux frontières au parti présidentiel, qui est très peu présent, à l’exception de Singapour (pays de résidence de la députée LREM actuelle de la circonscription – Anne Genetet )où LREM emporte 2 élus au Conseil sur 3. Dans les autres circonscriptions, le PS et les LR ont réussi à faire réélire leurs sortants comme Marc Villard (Actuel président de l’Assemblée des Français de l’étranger pour le PS) au Vietnam ou Catya Martin (LR) à Hong-Kong malgré la présence d’une autre liste de droite soutenue par l’UFE qui remporte aussi un siège. Pas de mutation politique donc en Asie.

    L’Afrique, le poids des traditions

    Et non plus en Afrique. Là la droite domine, se payant même le luxe de remporter 100% des sièges comme en Arabie Saoudite avec Nadia El-azzi Chaaya. Sur ce continent, où la population française y est moins renouvelée qu’ailleurs, les traditions et la fidélité politique sont en au coeur du processus de vote. Les LR s’en sortent donc largement, y recrutant la majorité des élus-grands électeurs qui leur seront indispensables pour espérer faire 1 ou 2 sénateurs lors des élections de cet automne.

    Une élection sans réel vainqueur

    La conclusion de ce rapide tour du monde, c’est que les résultats sont comme les expatriés et les Français en général, ils sont multiples et hétérogènes. Au final, on note l’arrivée dans le jeu local de LREM, une montée en puissance d’EELV, qui devient la force de gauche. Tandis que la droite patine, limitant la casse dans les petites circonscriptions ainsi à l’image de sa fédération, le parti de la droite républicaine, pâtit d’une gestion hasardeuse qui lui aura fatale dans les grands bassins de population. Enfin, le PS, empêtré dans des divisions internes, a réussi aussi à préserver quelques sièges dont celui de sa présidente de fédération Cecilia Gondard.

    Encore 3 étapes pour connaitre pleinement ceux qui nous représenteront dans les institutions de la République Française, l’élection des Présidents des Conseillers consulaires, celles des conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger et enfin à les sénateurs cet automne… avant 2022 et l’élection présidentielle et celle des députés dont les 11 qui siègent pour les expatriés à l’Assemblée nationale.

    Téléchargez tous les résultats des consulaires, pays par pays en cliquant ICI

  • Canada : bientôt une nation québécoise ?

    Canada : bientôt une nation québécoise ?

    Faut-il reconnaître officiellement, dans la Constitution, une « nation québécoise » au sein de l’Etat fédéral canadien ?

    Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a donné son assentiment et son appui au gouvernement du Québec.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Entretien avec Michel Barnier

    Entretien avec Michel Barnier

    L’ancien négociateur de l’Union européenne sur le Brexit entame une tournée de trois jours en Bretagne, où il vient soutenir les candidats Les Républicains engagés dans les élections régionales. Et les pécheurs bretons, lésés depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Un article de nos partenaires Euractiv et Ouest-France.

    Michel Barnier sera-t-il candidat à la présidentielle en 2022 ? Si l’ancien négociateur de l’Union européenne sur le Brexit élude la question, réservant sa réponse pour l’automne prochain, il est pleinement engagé aux côtés des Républicains dans la campagne pour les élections départementales et régionales des 20 et 27 juin prochains.

    Dans le Grand Est la semaine dernière pour soutenir Jean Rottneren Auvergne Rhône-Alpes la semaine d’avant pour soutenir Laurent Wauquiez, il sera en Bretagne du 3 au 5 juin inclus, aux côtés d’Isabelle Le Callennec, la maire de Vitré (Ille-et-Vilaine) tête de liste LR dans la région. Ce déplacement lui permettra d’évoquer les conséquences du Brexit, notamment sur la pêche, sujet hautement sensible en Bretagne.

    Quel est l’objectif de votre déplacement en Bretagne, cette fin de semaine ?

    Je réponds à l’invitation d’Isabelle Le Callennec et des candidats de ma famille politique, auxquels j’apporte mon amitié et ma confiance. Chaque semaine, je passe plusieurs jours dans les régions françaises auprès de celles et ceux qui mènent une campagne indispensable sur les défis territoriaux du pays.

    En Bretagne, je débuterai ma visite ce jeudi à Vitré, autour de l’avenir des métiers de l’alimentation, avant de rejoindre le Morbihan pour une conférence à Vannes sur les leçons du Brexit et, vendredi, une séquence sur la pêche à Lorient puis sur la dépendance à Pluméliau-Bieuzy. Je poursuivrai ensuite cette visite dans les Côtes-d’Armor par une découverte de l’entreprise Winfarm à Loudéac, d’un projet de méthanisation à Mérillac pour finir, le samedi matin, par une rencontre à Erquy avec les acteurs locaux autour des questions de pêche durable et de stratégie énergétique. Par ailleurs, je dédicacerai mon livre (1) à Saint-Malo le vendredi après-midi et à Lamballe le samedi midi.

    Vous aurez beaucoup de questions sur les conséquences du Brexit en Bretagne, dont le cas de la pêche ?

    Les pêcheurs français ont raison d’exprimer leur mécontentement, je suis avec eux et je le resterai. Nous avons signé un accord très précis avec les Britanniques, qu’ils ont négocié jusqu’au dernier moment. Il n’est pas idéal, ni pour nous, ni pour eux, mais il est correct et équilibré, ce qui devrait nous permettre de travailler en bonne intelligence. La mauvaise volonté dont ils font preuve n’est pas correcte, ils doivent respecter leurs engagements.

    Si nous n’obtenons pas satisfaction, il faudra mettre en œuvre les mesures compensatoires prévues dans le traité. On peut rétablir les droits de douane sur certains produits de pêche, voire suspendre l’accord. Le gouvernement français et la Commission européenne doivent se montrer fermes, vigilants et actifs sur tout cela.

    Sur quels autres points les Bretons ont-ils intérêt à faire preuve de vigilance ?

    L’agriculture, une grande partie de la nourriture britannique venant de Bretagne. Nous avons beaucoup d’échanges commerciaux et maritimes, et il faudra surveiller tout particulièrement la manière dont les Britanniques vont utiliser leur nouvelle autonomie réglementaire, maintenant qu’ils ne sont plus liés par les directives européennes.

    Vont-ils utiliser cette autonomie de manière raisonnable ou en faire un outil de dumping économique, social, fiscal contre nous ? Ils ont déjà fait des déclarations en ce sens, sur l’assouplissement des règles prudentielles financières de la City, l’usage des produits phytosanitaires, l’augmentation de la durée du travail hebdomadaire… Tout cela pourrait créer des distorsions de concurrences, qui seraient particulièrement préjudiciables pour des régions comme la Bretagne ou les Hauts-de-France.

    Serez-vous candidat à la présidence de la République ?

    J’ai dit que je m’engagerai et que je prendrai ma part au débat présidentiel, je m’y prépare, je serai au rendez-vous, mais je veux travailler d’abord à l’unité de ma famille politique. Nous ne sommes pas dans le temps de la présidentielle, les Français ont d’autres préoccupations. Je prendrai ma décision plus tard. À l’automne.

    Les Français que vous rencontrez lors de votre tournée régionale s’intéressent-ils aux élections des 20 et 27 juin?

    Je pense que le vote sera plus important que prévu. Beaucoup s’efforcent de donner une dimension nationale à ce scrutin, ce qui est à mon avis une erreur, parce qu’il est important en lui-même. Les départements et les régions gèrent beaucoup d’argent public, ces collectivités mènent des actions de proximité, qui intéressent la vie quotidienne des Français, sur la dépendance, les réseaux routiers, l’économie, les transports scolaires, les lycées, collèges, universités… Il ne faut pas passer par-dessus cette élection.

    Quel regard portez-vous sur le plan de relance européen?

    Il est massif ! C’est la première fois que nous empruntons autant ensemble, pour investir ensemble, et c’est la bonne voie pour l’Europe. Le plan est approuvé, les bons vont être émis, les crédits d’emprunts vont arriver, et il est temps. Nous avons besoin de cet argent pour nous relancer. Et il va falloir continuer. Je plaide pour la création d’un « fonds national d’investissement » fonctionnant en synergie avec des fonds régionaux en France pour mieux mobiliser l’épargne de proximité et investir dans les secteurs d’avenir. C’est le moment.

    Notre pays doit avoir l’ambition de devenir la première puissance économique agricole et écologique de l’Europe dans 10 ans. Je pense que c’est possible, à condition de faire le pari de l’activité et de jouer sur les leviers à tous les niveaux. J’ai confiance dans notre pays parce que je sais la vitalité de ses territoires et des entreprises qui se battent pour produire et travailler en France. Je suis convaincu que la future croissance française partira des acteurs locaux, pas d’en haut. Il faut qu’on sache leur faire confiance. Notre pays a besoin d’une gestion moins centralisée, moins solitaire.

    (1) La grande illusion, journal secret du Brexit (2016-2020) de Michel Barnier, Gallimard, 531 pages, 23 €.

  • Rencontre avec Jean-Philippe Grange, réélu en Australie

    Rencontre avec Jean-Philippe Grange, réélu en Australie

    À l’issue de plusieurs jours de votes, par Internet dans un premier temps puis dans les urnes le dimanche 30 mai, c’est Jean-Philippe Grange et la liste Ensemble, Citoyens et Solidaires ! qui emportent les élections consulaires. Soutenu par Europe Écologie les Verts et l’ADFE, le nouvel élu et sa colistière entendent bien travailler avec tous les Français installés en Australie tout au long de son mandat. 

    Lesfrancais.press : Jean-Philippe Grange, quelles sont vos premières impressions après cette victoire ?

    Les premiers mots qui me viennent à l’esprit sont Satisfaction, gratitude et humilité !  Avec l’ensemble de mon équipe, nous tenons à remercier chaleureusement nos compatriotes pour leur soutien, leur confiance et leur rôle dans cette campagne. En effet, c’est grâce à leurs votes que nous nous sommes largement placés en tête avec 32,4% des suffrages exprimés. 

    C’est un beau résultat qui permet à ma colistière Caroline Brunel et moi-même d’être leurs représentants pour les cinq prochaines années. Il est toujours satisfaisant de voir la reconnaissance d’un travail accompli et d’un travail de propositions pour la suite. Nous avons aussi conscience que ce score, cet écart avec toutes les autres listes, s’est matérialisé à l’issue d’une participation électorale qui reste trop faible. C’est le cas dans notre circonscription comme dans toutes les autres à travers le monde. 

    Maintenant au travail ! 

    Jean-Philippe grange portrait
    Lesfrancais.press : Comment expliquez-vous cette élection ? 

    Il n’y a pas de formule magique ! Nous avons travaillé collectivement tout au long de la campagne. Nous avons proposé à nos interlocuteurs de contribuer à notre programme sur le fond notamment. Ainsi, nous avons avancé des propositions, des idées et nous avons énoncé clairement les sujets qui nous tiennent à cœur et nous animent. J’ai pu aussi évoquer certaines des actions de mon mandat précédent. 

    Je crois enfin que les préoccupations partagées par un grand nombre des Français de notre circonscription sont au cœur de notre démarche : s’épanouir en expatriation, étudier, se former, faire reconnaître son diplôme, travailler, entreprendre en Australie, mais aussi accéder le plus largement possible à la culture, à l’enseignement en français et à la langue française pour nos enfants, se sensibiliser à l’éco-citoyenneté, faire face à des difficultés financières ou administratives en s’appuyant sur un réseau de contacts solidaires ou lutter contre l’isolement, notamment comme retraités vivant à l’étranger. Ces thèmes sont centraux pour Ensemble, Citoyens et Solidaires ! Ils ont sans doute « parlé » au gens.

    Lesfrancais.press : Que va-t-il se passer concrètement dans les prochaines semaines ? 

    Le nouveau conseil consulaire va se réunir pour la première fois en séance plénière avant la fin du mois de juin. Nous allons élire parmi nous une personne à la présidence du conseil consulaire et discuter ensemble de nos priorités afin de nous mettre au travail. Nous l’avons affirmé à plusieurs reprises pendant cette campagne, nous allons porter nos valeurs au sein du nouveau conseil consulaire en inscrivant notre action dans une démarche humaniste, solidaire et écologiste. Mais nous travaillerons en bonne intelligence et dans le respect de l’intérêt général avec nos autres collègues élu.e.s et l’administration.

    Lesfrancais.press : Quels sont les premiers chantiers que vous allez mettre en place ? 

    Nous sommes conscients du déficit de notoriété des conseillers des Français de l’Etranger qui a pu notamment se refléter dans des taux de participation trop faibles dans notre circonscription comme partout ailleurs.

    Dès les mois qui viennent, nous entendons faire de ce sujet une priorité avec l’ensemble des membres du conseil consulaire. De manière transpartisane, sans agenda politique autre que l’accroissement de la connaissance par nos concitoyens de tous leurs élus locaux et de leur rôle, et in fine de l’augmentation de la participation aux futurs scrutins consulaires.

    Par ailleurs, tout au long de notre mandat et en liaison avec notre équipe, Caroline et moi aurons à cœur de poursuivre le travail entamé, et de maintenir le lien établi avec vous pendant cette campagneNous passerons en revue nos priorités : diffusions des informations auprès de nos concitoyens, travail sur notre réseau de solidarité et les situations délicates de nos compatriotes identifiées à l’occasion de la campagne électorale, défense du plus large accès possible à l’enseignement français et à la langue française pour nos enfants, promotion du tissu associatif, etc. 

    Lesfrancais.press : Comment vous positionnez-vous par rapport à l’élection du président de conseil ? 

    Il faut d’abord et avant tout se féliciter de l’avancée que représente cette élection qui est inédite et qui permettra pour la première fois à un ou une élu.e de présider les conseils consulaires. En Australie, cette question de la présidence reste prématurée dans la mesure où je n’ai pas encore eu l’occasion d’échanger avec l’ensemble des nouveaux élus. Il est certain que nous ferons partie de la discussion sur ce sujet puisque notre liste est arrivée en tête des suffrages, qu’elle est la seule à porter deux de ses membres au conseil et – même si cela n’impacte pas sur les équilibres du conseil consulaire – que notre ami Philippe Lesage numéro 3 sur notre liste pour Melbourne a décroché le siège de délégué consulaire. Il nous appartiendra d’en discuter tous ensemble dans les prochains jours.

    Jean-Philippe Grange, sa colistière Caroline Brunel, Elise Léger, Serge Thomman et Valérie Villière sont ainsi les élus conseillers des Français à l’étranger pour un mandat de 5 ans (au lieu de 6 ans du fait de la prolongation du mandat précédant).

  • Élections consulaires Australie : La Gauche unie l’emporte !

    Élections consulaires Australie : La Gauche unie l’emporte !

    Après un report suite à la crise sanitaire mondiale et des semaines de campagne, les élections consulaires en Australie sont closes ! C’est la liste Ensemble, Citoyens et Solidaires ! qui sort vainqueur de ses élections, avec 32% des votes. La liste de Jean-Philippe Grange, soutenue par Europe Écologie les Verts, prend ainsi la suite de la #TeamFrancaisdAustralie, menée par Sebastien Vallerie. 

    Rappel des faits 

    Pour rappel, la circonscription Australie, Fidji et Papouasie Nouvelle Guinée compte 5 conseillers des Français de l’étranger et un siège de délégué. 

    Sebastien Vallerie, élu en 2014, avait vu son mandat prolongé d’un an suite à la crise sanitaire mondiale. La campagne électorale avait redémarré en début d’année avec 5 listes : Solidarité en Australie, #Teamfrançaisd’Australie, Ensemble, Citoyens et Solidaires !, Alliance Solidaire des Français en Australie et Solidarité Français en Australie. 

    Des votes en deux temps

    Les élections consulaires se sont déroulées en deux temps. Tout d’abord, les Français pouvaient voter par Internet du 21 au 26 mai inclus. La participation estimée par Internet a été en forte hausse par rapport aux élections de 2014. Ainsi, on dénombre un taux de participation à hauteur de 15,8% en Australie, soit +83% par rapport aux dernières élections. Ce chiffre est d’ailleurs important par rapport aux élections au niveau mondial. En effet, le taux de participation pour le total d’inscrit au niveau mondial est de 12%. Les Français en Australie se sont donc mobilisés pour ces élections. 

    Les votes dans les bureaux 

    Dimanche 30 mai 2021, c’est au tour des votes dans les urnes. Après quelques inquiétudes quant à la tenue du bureau de vote de Melbourne, l’événement a finalement été autorisé par l’Agence consulaire de France. En effet, la ville est en confinement suite à la découverte de nouveaux cas de COVID-19. Il fallait se munir de l’attestation envoyée par le Consulat Général de France à Sydney pour se rendre aux urnes. 

    Résultats 

    Sur la circonscription, il y avait 9 bureaux de votes qui comptent 17.980 inscrits sur les listes électorales. Au total, 3196 votants enregistrés, soit un taux global de 17,8%. Enfin, il y a 3102 suffrages exprimés. Voici les résultats des élections consulaires en Australie par liste : 

    Ainsi, à l’issue de ses votes, sont déclarés élus conseillers des Français à l’étranger pour un mandat de 5 ans (au lieu de 6 ans du fait de la prolongation du mandat précédant) : Jean Philippe Grange, Caroline Brunel, Elise Léger, Serge Thomman et Valérie Villière. Enfin, est élu délégué : Philippe Lesage. 

    La réaction des candidats et nouveaux élus 

    Jean-Philippe Grange, tête de liste Ensemble, Citoyens et solidaires

    « Nous tenons avec toute mon équipe à remercier chaleureusement nos compatriotes pour leur soutien, leur confiance et leur rôle dans cette campagne. Ils nous ont placé largement en tête des cinq listes en présence. Nous sommes heureux, avec ma colistière Caroline Brunel, d’être deux des représentants des Français de l’Étranger de la circonscription pour les 5 prochaines années. 

    Nous avons travaillé collectivement pour proposer un programme en accord avec nos convictions. Je crois que ces préoccupations sont partagées par un grand nombre des Français de notre circonscription. Nous sommes conscients du déficit de notoriété des conseillers des Français de l’Etranger. Dans les mois qui viennent, nous entendons faire de ce sujet une priorité avec l’ensemble des membres du conseil consulaire. Tout au long de notre mandat et en liaison avec notre équipe, nous aurons à cœur de poursuivre le travail entamé et de maintenir le lien établi pendant cette campagne avec les Français installés en Australie.»

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jean-Philippe Grange

    Sebastien Vallerie, Conseiller non-réélu

    « J’adresse mes salutations républicaines et souhaite bonne chance dans leur mandat aux élus qui ont été proclamés. Je remercie du fond du cœur les Français d’Australie, Fidji et PNG pour l’honneur qu’ils m’ont confiés en 2014 de les représenter comme Conseiller des Français de l’étranger pour 7 ans ainsi que ceux ayant porté leur suffrage sur notre équipe Indépendance, Expérience, Proximité #TeamFrançaisd’Australie dont je remercie tous nos colistiers et ambassadeurs.

    Je regrette l’encore bien trop faible participation à ces élections consulaires 17,8% de participation, en recul d’1 point par rapport à 2014. Cependant, je note l’importance du vote par internet (90% des suffrages exprimés). Il va bien entendu sans dire que je continuerai mon engagement pour la promotion des intérêts et initiatives des Français d’Australie qui me tiennent à cœur et où mon expertise peut-être utile et ce dans un esprit constant d’union et d’efficacité. »

    Serge Thomann, tête de liste Ensemble Maintenant !

    « Je suis bien sûr très content que notre liste ait fait un très bon score non seulement à Melbourne, qui est mon fief, mais aussi à travers l’Australie. Nous étions 3e au lycée Condorcet à Sydney et nous avons fait la moitié des voix à Adélaïde. 

    Je suis ravi que mes coéquipiers aient donné leur accord pour continuer à faire des choses ensemble et à me soutenir. Pour la suite, je souhaite organiser des rencontres le vendredi soir, en visioconférence, avec notre équipe et des invités surprises. Je tiens également à rencontrer les Français qui travaillent sur le projet du métro de Melbourne – projet entrepris par Bouygues. Concernant le poste de président du conseil, je n’y ai pas du tout réfléchi. Je constate que je suis le seul élu qui n’a pas eu d’aide d’un parti politique en France. Nous avons développé notre campagne nous-mêmes, une campagne qui se veut humaine. Je suis fier du résultat, nous avions une campagne originale et cela a porté ses fruits ». 

    Elise Léger, tête de liste Solidarité en Australie 

    « Je suis ravie du résultat et de la confiance des Français d’Australie ! Ils ont placé notre liste Solidarité Français en Australie en seconde position lors de ces élections des Conseillers des Français de l’étranger.  Je suis donc nouvellement élue Conseillère des Français de l’étranger. C’est un immense honneur, mais aussi une grande responsabilité.  Pour nous, le travail qui a commencé au début de la pandémie Covid-19 continue. Nous allons aider, informer, faire remonter les dossiers aux corps consulaire, diplomatique et politique. De plus, être élue me donnera plus de visibilité et de moyens d’action que je mettrais au service de la communauté française d’Australie. J’ai hâte de participer aux conseils consulaires pour faire avancer certains dossiers, participer à l’attribution des bourses et travailler avec les autres Conseillers des Français de l’étranger élus, que je félicite chaleureusement. »

    Et maintenant

    Bien que le taux de participation reste faible (17,8%), cela reste malgré tout un score correct au vu de la situation actuelle. En effet, la moyenne mondiale à 12% indique le manque d’intérêt des Français pour ces élections, pourtant essentielles pour garantir la visibilité des Français installés à l’étranger. 

    L’un des challenges des nouveaux élus sera ainsi de faire connaître au plus grand nombre ces représentants pour les prochaines élections. 

  • l’UE commence à emprunter pour le plan de Relance

    l’UE commence à emprunter pour le plan de Relance

    La Commission européenne a confirmé lundi (31 mai) qu’elle commencerait à emprunter les 800 milliards d’euros nécessaires au financement du plan de relance pour l’Europe en juin. Cette annonce fait suite à l’approbation par les États membres du processus d’émission de dette commune à une échelle inédite.

    Ressources propres à l’UE

    Comme prévu, les 27 Parlements nationaux ont ratifié la décision relative au système des ressources propres, qui définit le mode de financement du budget de l’UE et permet à la Commission européenne d’émettre une dette commune afin de financer le plan de relance pour l’Europe.

    Gert Jan Koopman, responsable de la direction générale du budget (DG BUDGET) à la Commission européenne, a déclaré que tous les États membres avaient finalisé le processus de ratification et que l’exécutif se tournerait donc vers les marchés financiers en juin.

    150 milliards d’euros par an

    Selon les estimations, le Berlaymont (le bâtiment accueuillant la Commission européenne à Bruxelles) devrait emprunter entre 30 et 40 milliards d’euros d’ici à la pause estivale, et ce pour atteindre environ 150 milliards d’euros par année d’ici à 2026.

    Les premiers transferts de fonds au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), soit le versement d’un préfinancement de 13 % (104 milliards d’euros) dans les coffres des États membres concernés, devraient s’effectuer d’ici à la fin juillet, dès que la Commission aura approuvé l’ensemble des plans nationaux soumis par les gouvernements.

    Feu vert pour les plans de relance

    À ce jour, 21 État membres ont fait part de leur plan de relance : Belgique, Danemark, Allemagne, Grèce, Irlande, Espagne, France, Croatie, Italie, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Autriche, Pologne, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède.

    La Commission devrait donner son feu vert pour les premiers plans d’ici à la fin du mois de juin. Ensuite, le Conseil aura un mois supplémentaire pour donner son approbation sur la base du verdict de l’exécutif.

    Les États membres ont tenté de raccourcir la procédure d’évaluation bimestrielle de la Commission européenne, sachant que celle-ci s’entretient avec certaines nations depuis octobre au sujet desdits plans.

    Néanmoins, Bruxelles a soutenu qu’elle ferait usage du temps accordé en vertu du cadre juridique de la FRR, compte tenu de la quantité des renseignements fournis par les trésors publics nationaux et de la nécessité de traduire chaque plan de relance en instrument juridique.

  • Consulaires en Belgique : une répétition pour 2022 ?

    Consulaires en Belgique : une répétition pour 2022 ?

    La Belgique est un des pays où résident le plus de Français. Proximité géographique et culturelle, imbrication économique comme social, font que les Français installés au plat pays sont encore un peu en France.

    Avec 250 000 Français déclarés auprès des autorités belges, le tissu associatif et citoyen y est particulièrement dense. De nombreuses listes s’étaient donc présentées face aux partis tous aussi nombreux. Ainsi 10 listes se sont présentées aux suffrages des expatriés en Belgique.

    Une faible participation

    Le vote électronique était aussi proposé aux électeurs en Belgique comme sur l’ensemble des circonscriptions. Mais là aussi avec peu de résultat, car si la participation en ligne fut conséquente ce fût au prix de bureaux de vote vides le dimanche, le taux d’abstention est donc faramineux 87% des expatriés dans ce pays n’ont pas participé à l’élection.

    Déception chez les indépendants

    4 listes non issues de parti traditionel se présentaient au suffrage. Aucune n’a obtenu de sièges. Même l’Union des Français de Belgique, une association dont le succès fut fulgurant ces dernières années et dont l’audience on-line est reconnue de tous (Ndrl : l’association est dirigée par le rédacteur en chef de notre site lesfrancais.press, Fabien Ferasson de Quental, qui a lui aussi échoué à être élu) ou l’Alliance Solidaire de Jean-Pierre Bandard, soutenue par l’UFE locale, n’ont pu s’imposer.

    2 candidats sortants, dont une élue sur la commune si francophile d’Ixelles, au coeur de Bruxelles, ont aussi été éjectés du jeu politique local comme l’ancien rédacteur en chef de l’antenne bruxelloise de Radio France qui portait les couleurs du Modem.

    LREM, un score record

    Avec 22,5%, Thierry Masson pour LREM et Jeremy Michel pour Agir, tous deux élus sortant, ont su mobiliser les forces macronistes du Royaume. Grâce à leur 3 sièges sur 7 au Conseil consulaire, ils signent un des meilleurs résultats de la République en Marche (si ce n’est le premier, mais la compilation des scrutins n’était pas encore finie au moment où nous publions cet article).

    « Je suis très honoré de la confiance renouvelée par vos votes et très heureux de poursuivre ce mandat de Conseiller des Français de l’étranger ».

    Jeremy Michel sur Facebook

    Anne Genetet dans le podcast sur les consulaires déclarait que la liste qui sera présentée par le parti présidentiel aux sénatoriales de cet automne serait constituée de nouvelles têtes issues des élections consulaires, certains imaginent, donc, déjà le jeune eurocrate, Thierry Masson, sénateur.

    EELV porté par le succès des verts en Belgique

    Comme à Londres ou en Espagne, EELV fait une entrée en force dans le jeu politique des expatriés en Belgique.

    Ils étaient les favoris, il faut dire, que les Français de Belgique et de Bruxelles en particulier, avaient suivi leurs camarades belges lors des élections locales du plat pays en portant haut les « Ecolo »(le parti frère d’EELV en Belgique).

    Le choix de la tête de liste, Bertrand Wert, a aussi été judicieux. Elu, lui aussi, comme conseiller communal à Ixelles, il a su profiter de la dynamique enclenchée par le Bourgmestre (le maire de la commune) et des relais belges. Il réalise donc le très beau score de 22% à moins de 100 voix de LREM avec 2 élus au Conseil et 3 délégués.

    « Cet excellent résultat vient récompenser notre longue implantation dans la vie sociale, politique, économique et culturelle de la société belge et européenne, et très engagée sur les débats de sociétés qui animent l’avenir de notre communauté des Français-es de Belgique : de la lutte contre les discriminations, au féminisme, à la défense de nos services publics et de l’enseignement pour tou-tes, comme au climat. Elle signe aussi, après les européennes de 2019 et les municipales de 2020, en attendant les régionales et départementales de juin prochain, à quel point l’écologie politique est aujourd’hui une force politique motrice et porteuse d’espoir dans la société française, qu’elle soit installée au sein des frontières nationales ou ailleurs dans le monde »

    Bertrand Wert, tête de liste EELV

    LR et PS sauvent un siège

    Les Républicains sont eux sortis déçus des élections. La proximité avec la France, la place de premier parti d’opposition à Emmanuel Macron au pays, permettaient d’espérer un meilleur chiffre.

    Mais pris en tenailles par le RN et l’Alliance Solidaire de Jean-Pierre Bansard, sans oublier une liste dissidente, Anthony Bisch, le tête de liste et chef de la section locale, n’a pas pu faire progresser son parti. Il sauve les meubles en maintenant 1 élu au conseil et en obtenant 1 déléguée consulaire. Cependant, il est un des 2 seuls survivants de l’hécatombe européenne qu’a vécu dimanche le parti Les Républicains et est le seul représentant de la droite au Conseil Consulaire en Belgique.

    « Après une campagne hors norme, les votes des Françaises et Français de Belgique ont permis à la liste Ensemble-Union des Françaises et des Français de Belgique de devenir la première force politique de la droite et du centre en Belgique.« 

    Anthony Bisch sur Facebook

    Pour la candidate du Parti socialiste, les enjeux étaient multiples. Cecilia Gondard est aussi la présidente de la fédération socialiste et avait postulé pour représenter son parti aux élections sénatoriales.

    Cecilia Gondard

    Mais elle fut prise de surprise par la candidature de Ségolène Royal au Sénat avec comme n°2 Mehdi Benlahcen (le président du groupe regroupant les socialistes et leurs alliés à l’Assemblée des Français de l’étranger, qui lui ne fut pas réélu ce dimanche au Portugal) et secouée en interne par des opposants. Et pourtant, elle a su se concentrer sur la campagne locale, et au prix de nombreuses heures de présence sur le terrain et en ligne, elle a réuni près de 14% des électeurs, doublant même Les Républicains.

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