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  • Le Sun Trip 2021 : 10.000 km à l’aide de panneaux solaires

    Le « Sun Trip 2021 » est un évènement incontournable pour les amoureux de sensations fortes tout en mobilité douce et d’écologie. Créée en 2013, cette compétition de vélo solaire veut prouver qu’on peut voyager autrement qu’en avion. En l’occurrence, seules nos jambes et l’énergie du soleil sont suffisantes !

    Cette année, le Sun Trip est organisé et subventionné conjointement par la ville de Lyon et la commune d’Ixelles. Les participants devront parcourir l’Europe sur plus de 10.000 km. Rencontre avec les « Sun Tripeurs », les organisateurs de l’évènement, et les élus impliqués dans la mise en place de ce beau projet. 

    Les origines du Sun Trip 

    « Le Sun Trip c’est une aventure qui date d’un peu plus de 10 ans », débute Léo, stagiaire en alternance en charge de l’organisation de l’évènement. Mais le Sun Trip c’est surtout une aventure qui allie mobilité douce et énergie décarbonée: un voyage réalisé uniquement à l’aide de vélos solaires. Mais comment est né le Sun Trip? « Florian Bailly est le fondateur. A l’âge de 22 ans, en 2010, il a fabriqué son vélo solaire avec ses propres moyens et il est parti jusqu’au Japon depuis la France. Il a vu l’engouement à l’international avec ces formes de mobilité et il s’est dit ‘pourquoi on n’organiserait pas une course du Sun Trip?’ », continue Léo. 

    Florian Bailly à l’âge de 22 ans lorsqu’il s’est lancé le défi de partir jusqu’au Japon depuis la France à l’aide de son vélo solaire © Capture d’écran du site du Sun Trip

    Et depuis 2010, la famille du Sun Trip a bien grandi. Sillonnant routes et montagnes à l’aide de leurs vélos solaires, les participants venus des quatre coins du globe ont parcouru des kilomètres, prouvant ainsi qu’une autre façon de voyager est possible. 

    « En 2013, il y a eu un premier voyage jusqu’au Kazakstan. Puis en 2015, les participants sont allés jusqu’en Turquie. Enfin en 2018, ça a été le plus grand voyage: ils sont partis de Lyon et sont allés jusqu’en Chine à Canton. Le tout, en vélo solaire! », détaille Léo (collaborateur du Sun Trip).

    En 2020, malgré la pandémie, rien n’arrête les organisateurs et participants dans leur quête d’un monde meilleur, plus respectueux de l’environnement : Ils réussissent à organiser un Sun Trip en France

    De gauche à droite, le bourgmestre d’Ixelles, Christos Doulkeridis, deux représentants de la ville de Lyon, et le fondateur, Florian Bailly avec le micro lors de la cérémonie avant le départ officiel d’Ixelles le 16 juin © Héloïse Vinale

    Le Sun Trip c’est une compétition mixte où femmes et hommes, jeunes et moins jeunes peuvent participer. Une compétition inclusive puisque des personnes à mobilité réduite peuvent relever le défi. Leur mission principale est de parcourir le monde tout en promouvant une mobilité douce et décarbonée. 

    Le Sun Trip 2021: de Bruxelles à Lyon sur plus de 10.000 km

    Cette année, les 37 participants venus de tous horizons devront partir d’Ixelles à Bruxelles puis rejoindre Lyon en parcourant l’Europe sur plus de 10.000 km. Les courageux Sun Tripeurs auront donc 90 jours, soit 3 mois maximum, pour réaliser cette performance hors du commun. Équipés uniquement de leur vélo solaire et de matériel de camping et des premières nécessités, ils devront se débrouiller totalement en autonomie. 

    « En fait, ils sont assez libres dans leur voyage.  Ils ont juste quelques étapes obligatoires à respecter mais leur itinéraire est totalement libre ».

    Léo – animateur du Sun Trip

    Cette année, les participants devront passer obligatoirement par 5 lieux: des ‘checkpoints’. Riga en Lettonie sera le premier arrêt, puis viendra Constanta en Roumanie, ensuite Passo Stelvio en Italie qui est le col routier le plus haut du pays (2757 mètres), encore un col routier mais cette fois-ci en Espagne sur le Pico Di Veleta qui est le plus haut d’Europe (3398 mètres), puis Porto au Portugal, et enfin, retour à la case départ: Lyon. Voici la carte interactive pour suivre la course en direct.

    Itinéraire du Sun Trip Europe 2021: voici les 5 étapes obligatoires et les 5 étapes « Bonus » © Héloïse Vinale

    Un prologue au départ de Lyon

    Mais avant d’entamer ce long périple européen, les participants ont dû s’échauffer sur une course partant de Lyon jusqu’au point de départ officiel à Bruxelles. « Il y a deux semaines (NDLR, début juin), ils sont partis de Lyon pour le prologue c’est-à-dire l’avant-départ, une petite course avant le départ officiel à Ixelles le 16 », explique le représentant du Sun Trip. Et pour réaliser cette performance, Christiane, l’une des participantes, a mis « une dizaine de jours pour faire 1200 km ». Le tout, uniquement à l’aide de ses jambes et des panneaux solaires: « Avec 2 batteries sur mon vélo, ça me permet de rouler entre 90 à 150 km par jour en route sinon, c’est 50 km en montagne », explique-t-elle.

    Un vélo solaire insolite au départ du Sun Trip Europe © Héloïse Vinale

    « Les participants font environ 150km par jour mais les plus rapides peuvent faire jusqu’à 300 km », précise le représentant du Sun Trip. « Notre champion en 2018 avait réalisé Lyon-Canton en 40 jours, ce qui est exceptionnel ! Il pense réaliser ce tour sur une quarantaine de jour. Les autres participants prendront plus leur temps parce qu’ils sont plus dans un esprit de voyage, de rencontre et de liberté », continue-t-il. Ces mots représentent bien le Sun Trip: une compétition mais pas que! Le Sun Trip, c’est aussi un moment de partage, d’aventure, de découverte et de dépassement de soi.

    Mais puisqu’il s’agit d’une course, quelques règles ont été mises en place:

    • Interdiction de rouler la nuit soit du coucher du soleil à 21h au lever du soleil à 6h
    • Maximum 90 jours (3 mois)
    • 5 étapes obligatoires: Riga, Constanta, Passo Stelvio, Pico Di Veleta, Porto, Lyon
    • Pas d’assistance suivie mais les participants peuvent s’entraider si besoin (problème technique ou autre)
    • Des règles concernant le vélo et la puissance de la batterie 

    Comprendre les bases du vélo solaire 

    Tous les vélos solaires sont différents. Il n’y a qu’à voir les participants: pas un vélo n’est pas pareil et chacun détient des particularités. Mais il y a quand même des bases communes: « Le vélo doit être électrique et les panneaux solaires doivent être reliés aux batteries », explique Hervé, l’un des participants qualifié sur les questions techniques des vélos solaires.

    Et si les vélos sont tous différents, c’est parce qu’on n’en trouve pas dans le commerce ! Il faut donc savoir mettre la main à la pâte pour réaliser de tels engins et ajouter un moteur soit dans le pédalier soit dans la roue puis des panneaux solaires généralement placés sur une remorque et/ou au-dessus du vélo. « Il y a les vélos dits classiques avec un moteur dans la roue et une remorque pour les panneaux solaires. Et il y a d’autres modèles: soit les vélos 3 roues qu’on appelle des trikes, deux roues devant, une derrière ou l’inverse, soit des vélos couchés », précise-t-il.

    Et voici un vélo solaire dit « trike » avec deux roues devant et une derrière, et le panneau solaire au-dessus © Héloïse Vinale

    Mais le principe reste le même: « Le vélo a une batterie que le panneau solaire va venir recharger. Lorsqu’il y a beaucoup de soleil, on va pouvoir recharger la batterie à fond, ce qui va nous permettre de pouvoir aller très vite et très loin » grâce à l’énergie solaire, continue-t-il. Mais, quand le soleil n’est pas au rendez-vous, c’est un peu plus problématique: « On est partis de Lyon il y a 13 jours, la première semaine on a eu du mauvais temps, surtout de la pluie et pas de soleil, et on avait du mal à recharger. Donc on allait plus doucement ».

    Et l’avantage dans tout ça? « La personne choisit si elle peut aller vite ou moins vite : s’il y a beaucoup de soleil, on sait qu’on va moins devoir appuyer avec les jambes. Par contre, s’il y a plus de pluie, on doit ralentir le rythme », détaille le participant. 

    Et pour pouvoir « contrôler » l’énergie que les panneaux solaires procurent « il faut placer un contrôleur solaire qui va permettre de réguler l’énergie pour qu’elle soit à la bonne tension », précise Daniele, un autre Sun tripeur, précisant qu’eux sont environ « à 48 volt ».

    Focus sur un participant: Stéphane Bujadoux, 62 ans et deux petits Sun Trip plus tard, le grand tour

    Équipé de son vélo orange et de ses panneaux solaires, Stéphane Bujadoux, un dijonnais de 62 ans, est prêt pour le grand départ. Cet habitué du vélo adore sillonner les montagnes, c’est d’ailleurs aussi un amateur de randonnées. Il n’en est pas à son coup d’essai, et même s’il n’a jamais parcouru de telles distances, il a déjà réalisé deux petits Sun Trip régionaux: celui de 2017 en Auvergne-Rhône-Alpes et celui de 2020 en France sur plus de 3.000 km. «  J’aime découvrir les régions au rythme du vélo », sourit-il. 

    Stéphane sur son vélo solaire quelques minutes avant le départ place Fernand Cocq à Ixelles le 16 juin © Héloïse Vinale

    Le vélo, il l’a commencé il y a 12 ans après un besoin de renouveau dans sa vie: « Je pesais 90 kilos, j’étais à fond dans le boulot, je bossais la nuit et je dormais pas beaucoup. J’étais conseiller pédagogique, je me passionnais tellement pour mon boulot que j’en ai oublié l’exercice physique », avoue Stéphane, qui a aujourd’hui bien repris la forme

    C’est sur un coup de tête, en préparant « une activité pédagogique pour les enfants », que Stéphane a décidé de se reprendre en main. « Sur internet, il y a des sites où vous pouvez calculer votre IMC. Et là, j’ai vu que j’étais à la limite de l’obésité. J’ai eu un choc ! », se remémore-t-il. N’ayant pas le temps de se rendre à la salle de gym, Stephane décide de se rendre tous les jours au travail en vélo. « Et l’air de rien, ça fait 100 kilomètres par semaine. Petit à petit, j’ai repris la forme, puis ensuite est venu le plaisir ». Et depuis, Stephane a comme trouvé sa vocation. 

    Au niveau des affaires, il faut en prendre le moins possible et savoir sélectionner l’essentiel. Pour Stéphane, ce sera déjà « 70 kilos de vélo, il est très lourd parce qu’il y a 5 panneaux solaires ». Et en plus du poids du vélo, « 4 kg de vêtements, 2,5 kg pour le couchage donc tente, duvet et matelas, et le plus lourd, 6 kg de matériel photo parce que j’aime bien en prendre donc j’ai deux GoPro, un appareil photo, deux téléphones et un ordinateur », détaille-t-il. Et quelques réserves de nourriture lyophilisée. 

    L’eau est bien plus importante: « Il faut boire régulièrement, c’est important pour ne pas avoir de crampes ». Stéphane a donc un système facile de poche à eau lui permettant de boire en conduisant. « Je ne suis pas obligé de m’arrêter et c’est indispensable ! » Quant aux quantités, il n’emportera que deux litres puisqu’il devrait croiser régulièrement des villages et des points d’eau.

    Le vélo de Stéphane équipé d’une remorque et de 5 panneaux solaires pour un poids total de 70 kilos sans ses affaires © Héloïse Vinale

    Si son itinéraire est prévu à l’avance sur une application mobile, le Sun Tripeur sait qu’il devra faire des réajustements, comme ça a été le cas les fois précédentes. « Le GPS me faisait passer pendant plusieurs heures dans une forêt et avec un vélo solaire c’est pas possible, les arbres empêchent la lumière de passer », explique-t-il. Stéphane a donc dû revoir son itinéraire. Mais le Sun Trip, c’est aussi ça: avoir l’esprit d’aventure et savoir s’adapter. 

    L’objectif de participer au Sun Trip? Pour lui, « l’idée, c’est qu’il faut faire des choses pour l’environnement. Donc, c’est de dire: ‘regardez, on peut voyager autrement’ », explique-t-il. Mais, ce qu’il aime aussi, « c’est que le Sun Trip permette d’essaimer et que chacun fasse fleurir de nouveaux projets ». Comme cet orléanais, une connaissance de Stéphane, qui a décidé de créer « un vélo solaire pour la famille » après avoir entendu parler du concept du Sun Trip. « Un trike où le conducteur peut prendre un passager adulte derrière et deux enfants sur les cotés pour une utilisation dans la vie quotidienne », précise-t-il. Ce projet, c’est Vhelio. Et d’après Stéphane, de nombreux projets comme celui-ci fleurissent après le passage du Sun Trip sur les routes du monde.

    D’ailleurs, avant le grand départ, certains participants, des représentants du Sun Trip ainsi que l’élu communal d’Ixelles et conseiller consulaire Bertrand Wert, ont rendu visite à des élèves dans plusieurs écoles d’Ixelles et Uccle afin de parler mobilité douce et durable, de transition énergétique, d’écologie et de sensibiliser dès le plus jeune âge. Un aspect du projet que Stéphane juge essentiel: « Là il y a des enfants, ça va les faire réfléchir et l’un d’eux sera peut être ingénieur, qui sait ».

    Sensibilisation des jeunes: l’engagement de l’élu Bertrand Wert et la rencontre avec les élèves de 6ème du lycée français Jean-Monnet

    Deux jours avant le départ officiel, quelques participants et représentants du Sun Trip accompagnés de Bertrand Wert, élu communal et conseiller consulaire impliqué dans l’organisation, ont rendu visite à deux classes de 6ème du lycée français Jean-Monnet à Uccle. L’occasion de sensibiliser dès le plus jeune âge à ce nouveau mode de transport plus écologique.

    Claude Botella, professeure de français des classes de 6ème qui ont rencontré l’équipe, est à l’initiative de cette rencontre. Elle a notamment entendu parler du projet par Bertrand Wert qui était sa tête de liste: « J’étais sur sa liste pour les élection consulaires, il m’avait demandé parce que je travaille au lycée français et c’était pour faire un pont entre les deux », explique-t-elle. Mais si cette rencontre a pu avoir lieu, c’est aussi parce que le lycée français est tourné vers ces valeurs. « De la maternelle jusqu’au lycée, ce sont des valeurs qu’on essaie de transmettre aux élèves », continue la professeure.

    « On essaie de faire beaucoup de chose pour les sensibiliser et donc les élèves sont très mobilisés », précise Claude Botella. Et ça se ressent: lors de la rencontre, ils étaient tous très intéressés par le projet et ne cachaient pas leur enthousiasme. Les enfants ont même pu essayer les vélos à la fin de l’échange, très riche, avec les participants. 

    E3D du développement durable

    Si le lycée français Jean-Monnet est autant engagé, c’est parce qu’ils disposent de la labellisation « E3D du développement durable », un label qui place le développement durable au coeur de l’éducation. « En début d’année, chaque classe doit élire deux délégués qui vont représenter les élèves, mais aussi ce qu’on appelle un ‘éco-délégué’, donc un délégué pour l’écologie. Ils ont régulièrement des réunions où ils apprennent à mobiliser les autres élèves, etc. On organise aussi des ‘green walk’ (marche verte) depuis le primaire jusqu’aux plus grands. Et les grands vont même à l’extérieur pour nettoyer les espaces verts », détaille la professeure. 

    Le lycée français sensibilise aussi ses élèves à la mobilité douce et à la transition énergétique, comme l’explique Caroline, professeur d’EPS. « Avec les élèves de 5eme, on essaie de valoriser les modes de transport pour venir au lycée parce que c’est très engorgé le matin mais pas fort sécurisé. On a un programme de déplacement à vélo avec l’asbl Pro Velo pour apprendre aux élèves à se déplacer en groupe scolaire car c’est différent que de se déplacer seul à vélo », détaille-t-elle. Des visites de Bruxelles à vélo sont aussi organisées avec plusieurs professeurs « comme l’art plastique pour aller voir l’architecture par exemple ». A terme, le lycée aimerait se chauffer grâce à l’énergie solaire, un projet parmi tant d’autres dans cette dynamique.

    Bertrand Wert, un élu français en Belgique engagé pour l’écologie

    Des initiatives que soutient Bertrand Wert, élu communal ECOLO à Ixelles mais aussi conseiller consulaire. Il a tenu à remercier les élèves et le lycée pour leur engagement: « Je suis ici en tant que conseiller consulaire des français.es, on suit le travail de vos communautés scolaires, de votre lycée, et on est très heureux », a-t-il déclaré devant les élèves. 

    Photo de groupe des élèves de 6eme du lycée français et des participants et organisateurs du Sun Trip © Héloïse Vinale

    Cet aspect éducatif du Sun Trip est d’ailleurs essentiel, selon lui. Des valeurs qu’il tente de transmettre à travers son mandat et que la commune d’Ixelles représente. « La GRACQ va passer de classe en classe pour faire passer un brevet du cycliste aux élèves. C’est important de montrer l’exemple et de montrer que tout le monde peut utiliser le vélo », explique-t-il au cours d’un entretien privé.

    Même si en tant qu’élu communal ses moyens d’actions sont limités car il n’a pas le mot final, il participe à la dynamique. Au niveau local, cela se traduit par « de nouveaux aménagements pour les cyclistes, tout l’aspect éducatif et sensibilisation ».

    Il remarque que les mentalités changent et que « la mobilité douce est au centre des préoccupations ». « La perception de se déplacer à vélo a évolué durant ces 6 dernières années. Il y a une acceptation et reconnaissance sociale. C’est moins bien vu de se balader dans sa tonne de métal en plein centre ville mais il y a malgré tout besoin d’aménager la ville qui n’a pas été désignée pour cela depuis 30/40 ans », détaille Bertrand Wert, lui même cycliste et piéton.

    Une prise de conscience essentielle qui a de multiples aspects, selon l’élu: « le vélo permet de mieux et plus bouger dans la ville avec moins d’impact sur l’environnement et la santé. Jusqu’il y a 2 ans, il y avait 700 morts par années dû à la pollution de l’air juste à Bruxelles. Plus de 400.000 européens meurent du fait d’une mauvaise qualité de l’air », précise-t-il.

    Daniele, l’un des participants, entouré des élèves très intéressés par son vélo © Héloïse Vinale

    Et s’il est impliqué et engagé dans l’organisation du Sun Trip, c’est parce que sa « famille a fait le Sun Trip (NDLR, Hervé et Christiane, des cousins)  plusieurs fois depuis 3-4 ans ». « Christiane et Hervé m’ont contacté il y a quelques mois en me disant, ‘tiens, il y a ce beau projet’, on va peut être venir à Bruxelles. C’est comme ça que j’ai pris contact avec Florian, tout s’est super bien passé et on a préparé pendant 6 mois leur venue via visioconférence », détaille-t-il.

    A l’origine, le Sun Trip avait fait la demande du côté de la Ville de Bruxelles. Mais, n’ayant pas répondu à l’appel, la commune d’Ixelles a sauté sur l’occasion. « On est intervenu parce qu’ils avaient des difficultés du coté de la ville de Bruxelles. Ainsi on leur a dit, ‘nous, à Ixelles on peut vous dérouler le tapis vert, votre projet coche toutes nos cases, toutes nos valeurs’. Grâce au soutien du conseil communal et du collège et on subventionne l’évènement à hauteur de 5000 euros ». A cette subvention numéraire s’ajoute une subvention non-numéraire, à savoir le matériel, la place communal, les plateaux repas distribués aux participants le jour du départ, etc. 

    Et en tant que lyonnais et expatrié français à Ixelles, Bertrand Wert souhaite faire le lien avec la ville de Lyon: « Je connais quelques élus là-bas, on va continuer de travailler avec eux. Le maire de Lyon reviendra en septembre, on aimerait organiser une nouvelle édition du Sun Trip. On va voir comment formaliser tout ça dans les mois qui viennent », termine-t-il.

    Le grand départ du Sun Trip Europe: « Une initiative qui apporte de l’espoir, porteuse de toutes les valeurs que symbolise l’Europe »

    Le grand départ a eu lieu ce mercredi 16 sur la place Fernand Cocq devant l’hôtel communal d’Ixelles. Pour l’occasion, des élus ixellois et lyonnais étaient présents. Le bourgmestre d’Ixelles, Christos Doulkeridis, a débuté la cérémonie d’ouverture du Sun Trip par un discours. 

    Photo de groupe des élus Ixellois et Lyonnais en présence du bourgmestre d’Ixelles Christos Doulkeridis, des Vice-président-e de la Métropole de Lyon, Hélène Dromain et Fabien Bagnon, de l’adjoint au Maire de la ville de Lyon, Valentin Lungenstrass, du fondateur du Sun Trip Florian Bailly et du conseiller consulaire Bertrand Wert devant l’hôtel communal d’Ixelles © Héloïse Vinale

    « Comme ça fait du bien d’accueillir à Ixelles une initiative comme celle-ci qui apporte de l’espoir, qui est porteuse de toutes les valeurs que symbolise l’Europe: la rencontre, la connaissance de la diversité. Et puis toute cette dimension qui est liée à la transition écologique qui est une nécessité. Et qu’en plus, cette initiative soit la plus inclusive possible, c’est que du bonheur. C’est ça le message, la transition énergétique doit concerner tout le monde », a déclaré le bourgmestre.

    Un participant en situation de handicap se prépare pour le début du Sun Trip place Fernand Cocq à Ixelles © Héloïse Vinale

    Le 16 juin, le jour J

    C’est le Jour J pour les 37 participants qui vont sillonner l’Europe, traverser 28 pays et parcourir plus de 10.000 km en moins de 90 jours! Un beau projet qui aura rassemblé les générations et nationalités autour d’un but commun. Le Sun Trip: une compétition inclusive et mixte qui a pour mission de promouvoir le vélo solaire. Pour suivre en direct les participants, c’est par ici.

    Le grand départ du Sun Trip Europe mené par le bourgmestre d’Ixelles Christos Doulkeridis à l’avant, juste derrière l’élu Bertrand Wert et les 37 participants qui les suivent © Héloïse Vinale
  • Le Conseil d’Etat impose le mariage comme motif impérieux !

    Le Conseil d’Etat impose le mariage comme motif impérieux !

    Depuis la fermeture des frontières du fait de la pandémie, les couples binationaux avaient les plus grandes difficultés du monde à se marier sur le territoire français. « Love is not tourism » a porté le combat obtenant en aout 2020 la création des Laissez-passer à destination des amoureux. Mais en Février, revirement, une circulaire du Premier ministre suspend le dispositif enlevant toute possibilité pour les futurs mariés non français d’obtenir un visa pour rejoindre la France et leur futur(e) conjoint(e).

    Ce 17 juin, le Conseil d’Etat, suite à un référé liberté, vient d’ordonner, dans son ordonnance, au gouvernement d’inscrire le mariage sur la liste des motifs impérieux. Nous recevons Anais St Jalmes qui combat depuis les premiers jours pour réouvrir les frontières aux futurs mariés et Sylvie Pelletier, membre de l’association les Amoureux au ban public, qui a instruit l’action devant la plus haute juridiction administrative française.

    Une Française déterminée à se marier

    Anais St Jalmes, membre du premier groupe « Love is not tourism« , fût un des moteur, au coté de Nicolas Perret, de la mobilisation en France. Et pourtant elle tente depuis 26 mois de se marier avec Mohamed Kiddouche, son compagnon algérien. 

    Mais elle n’était pas la seule dans ce cas.. Les blocages se sont multipliés en France comme dans nos consulats. Aidée par l’association « Le mouvement des Amoureux au ban public », elle porta l’affaire deux fois devant le Conseil d’Etat et le collectif gagna chaque référé.

    Deux fois ? Car le gouvernement n’a pas totalement appliqué la première décision du Conseil d’Etat d’avril 2021. Elle nous raconte son « chemin de croix » et les conséquences de l’acharnement de l’administration sur sa vie. Mais soulagement grâce au Conseil d’Etat, Anais va pouvoir se marier dans les prochains jours.

    Les amoureux au ban public

    Et si la conclusion est heureuse, pour elle et pour de nombreux autres couples, c’est grâce donc au mouvement « Les amoureux au ban public ».

    Une fois par mois, l’association, basée à Lyon, anime une permanence pour des couples franco-étrangers ou binationaux qui ne peuvent pas vivre ensemble. Visa, demande de séjour… Elle les aide dans leurs démarches en apportant un savoir faire et une maitrise des outils juridiques. Sylvie Pelletier nous raconte les méandres administratifs et juridiques que les futurs couples doivent affronter.

    Ecoutez le podcast avec Anais St Jalmes et Sylvie Pelletier

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  • La Fête de la musique francophone sur TV5MONDEplus

    La Fête de la musique francophone sur TV5MONDEplus

    La Fête de la musique a lieu à travers le monde le 21 juin (date qui coïncide le plus souvent avec le premier jour de l’été dans l’hémisphère nord), principalement le soir et la nuit jusqu’au lendemain matin. Crée par Jack Lang, sous le premier septennat de François Mitterand (1981-1988), elle est désormais reprise dans le monde entier et est actuellement célébrée dans une centaine de pays. Divers festivals de musique locaux qui se déroulaient ce jour de solstice participent aujourd’hui à cette fête populaire.

    World Music Day

    Notre « Fête de la Musique » est parfois aussi connue sous le nom de World Music Day (Journée mondiale de la Musique) bien que le nom français soit aussi souvent utilisé dans certains pays anglophones (en même temps que Make Music!, traduction littérale de « Faites de la musique ! ») ou germanophones, ou bien sous des noms traduits littéralement comme Fiesta de la música (espagnol), Festa della Musica (italien), Święto Muzyki (polonais), Praznik Muzike (bosnien) ou encore Dünya Müzik Günü (turc), avec des logos similaires graphiquement à ceux utilisés en France pour les festivités affiliées au programme français.

    Avec TV5MONDEplus, la plate-forme francophone gratuite et accessible dans le monde entier, on vous propose de découvrir la richesse de la scène musicale francophone mondiale.

    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Des émissions iconiques

    Grace à TV5MONDE et ses partenaires répartis sur tout la planète francophone, vous retrouverez via votre compte gratuit sur la plate-forme mondiale TV5MONDEplus, 4 émissions qui décryptent l’actualité musicale.

    La vie secrète des chansons

    Dans une chanson, il y a les paroles et ce qui se cache derrière. Avec l’aide de la linguiste Laélia Veron, Gaël Faye, Julie Doré, Pomme et Vianney décryptent leurs chansons.

    Platine Africa

    Pour cette spéciale Fête de la musique, nos invitées sont les dignes représentantes d’une musique sans frontière. Angélique Kidjo magnifie la culture africaine dans le monde entier, Awa Ly fait résonner son universalité à travers sa musique folk, et Celia Wa assaisonne son identité musicale créole à des sonorités plus modernes.

    Basique, les sessions

    Découvrez ceux qui feront la scène musicale de demain. Ces jeunes artistes à l’univers foisonnant, nous offrent trois titres en live, dont une reprise de leur choix.

    Le grand ménage des fêtes

    Un grand coup de balai sur la morosité ! Unis TV et Les Newbies font le ménage à fond dans un spectacle truculent, tout en drôlerie et en musique, mettant en vedette de nombreux artistes venus des quatre coins du Canada.

    Des documentaires pour découvrir toutes les musiques

    Musiq3

    La RTBF vous convie au plus « rock » des festivals classiques ! Les concerts du festival bruxellois sont une plongée dans la diversité musicale, des rencontres et des voyages inattendus…

    Jazz, the only way of Life

    Documentaire sur la vie extraordinaire de Jacques Muyal, un passionné de jazz et son illustre ami, le trompettiste Dizzy Gillespie.

    Concours Reine Elizabeth

    Plongée au cœur d’un concours d’excellence, véritable un tremplin pour les jeunes musiciens virtuoses à l’aube d’une carrière internationale.

    Les cordes de la victoire

    Dans les coulisses du prestigieux championnat des Grands maîtres violoneux du Canada, l’événement le plus attendu des joueurs de violon traditionnel du pays.

    Des concerts pour s’évader

    Dadju and co

    Artiste majeur de la scène RnB française depuis la sortie en 2018 de son premier album, Dadju s’empare de la scène du Trianon pour y interpréter ses plus grands titres. Imen ES, Singuila etc..

    Pelléas et Mélisande

    Par le chœur du Grand Théâtre de Genève et l’Orchestre de la Suisse romande. Unique opéra de Debussy, « Pelléas et Mélisande » reprend le mythe de Tristan et Yseult : la passion impossible de deux amoureux dont l’amour ne pourra s’accomplir que dans la mort.

    Titon et l’Aurore

    Enregistré à l’Opéra Comique à Paris les 18 et 19 janvier 2021. En Grèce antique, les amours tumultueuses entre l’Aurore, jeune déesse fugitive, et le ber- ger Titon. Le dieu Éole est jaloux. La déesse Palès, repoussée par le jeune homme, se vengera en le faisant vieillir prématurément. Aurore, quant à elle, jurera de lui être à jamais fidèle.

  • Nicolas Hatton, un élu consulaire sur le front du Brexit

    Nicolas Hatton, un élu consulaire sur le front du Brexit

    Le dimanche 30 mai 2021, les résultats des élections consulaires au Royaume-Uni ont placé Nicolas Hatton en deuxième position après LREM avec le mouvement citoyen de droite. “Un Monde de projets”, une liste engagée auprès d’Olivier Cadic (UDI) et conduite par Nicolas Hatton, a récolté 17,90% des suffrages avec 3,100 voix (dont 3,026 par internet) et a obtenu 2 conseillers et 2 délégués. 

    Nicolas Hatton est un Français installé au Royaume-Uni depuis plus vingt ans. Inquiets du Brexit et ses conséquences, il a fondé l’association « the3million » dès 2016. Celle-ci vient en aide aux citoyens européens vivant au Royaume-Uni afin d’accomplir les démarches nécéssaires.

    Lors d’une conférence de la Foreign Press Association (presse étrangère), le 7 juin 2021, il a averti que « les vraies retombées du Brexit commenceront le 1er juillet », alors que des milliers de personnes luttent pour avoir leur Settled Status (résidence permanente). Uniquement accessible en version digitale, ce statut doit garantir les droits des Européens installés avant le Brexit au Royaume-Uni. 

    Selon « the3million », le sentiment d’anxiété a été multiplié par 4 en quelques années.

    « Les citoyens européens sont inquiets d’une éventuelle défaillance du système. » 

    the3million

    Il ne reste que deux semaines aux expatriés pour faire leur demande de Settled ou pre-settled status. Après la date du 30 juin, il sera trop tard et les citoyens européens perdront leurs droits. 

    Selon des associations, le retard pris par l’administration est énorme. Il y a eu plus de 300,000 applications et des citoyens européens au Royaume-Uni attendent toujours leur preuve de résidence permanente.   

    Nous l’avons rencontré pour faire l’état des lieux de la communauté française au Royaume-Uni.

    Lesfrancais.press : Quelle est votre réaction sur les résultats des élections consulaires?

    Je suis vraiment très honoré d’avoir été élu en tant que conseiller des Français de l’étranger.. Ça a été une expérience formidable. C’était 15 mois de campagne avec une liste de 26 personnes qui étaient réunies derrière le sénateur Olivier Cadic, notre parrain. Je suis satisfait d’être arrivé deuxième derrière la liste d’En Marche, pas très loin derrière eux en plus! J’ai envoyé une info lettre pour remercier les 3,100 votants pour la liste.. En même temps nous ne sommes que deux élus pour siéger au conseil consulaire mais nous allons travailler avec tous les autres élus pour le bien commun. C’est déjà ma stratégie et mon approche citoyenne comme avec The3Millions. Au sein de ce mouvement il y a des gens de gauche,et, des gens de droite. Nous n’avons pas un esprit partisan. J’espère qu’au conseil consulaire, nous pourrons garder cette optique, et ce malgré, et je l’ai bien compris, ça ne se passe pas toujours ainsi au sein de ces instances. 

    Lesfrancais.press : Justement quelles sont les attentes des Français au Royaume-Uni qui ont voté pour vous?  

    Je pense que la première action attendue c’est l’accompagnement suite au Brexit à faire valoir leurs droits en tant qu’Européens. La situation est actuellement précaire, les gens sont anxieux par rapport à leur futur. Mon engagement comme président au sein de « 3Millions », a bien sur jouer un rôle dans la confiance que m’ont donné mes compatriotes. Mais en tant que conseiller des Français de l’étranger, cela sera un peu différent, car j’aurai des obligations de réserves. Je ne peux pas m’exprimer aussi librement. Mais ça reste quand même mon combat numéro un : La lutte pour le respect de droit. Je le fais à travers l’association des 3Millions et le ferait au sein du Conseil consulaire. 

    Lesfrancais.press : Est-ce que vous êtes satisfait sur le déroulement du vote pour les élections consulaires?

    C’était ma première campagne politique et elle fût particulière, car c’était surtout en ligne. Nous l’avons bien vu, peu de gens ont voté à Londres le 30 mai 2021.

    Première campagne politique, loin de la vie association mais les résultats furent bons, c’est une satisfaction pour toute l’équipe. En sus je connais les trois autres conseillers et  nous travaillerons ensemble. 

    Concernant l’organisation en elle-même, je n’ai pas vraiment de commentaires. Ce que je peux dire, c’est que le personnel du Consulat a fait un bon travail et s’est très bien organisé le 30 mai 2021. 

    Seul bémol ce sont les nombreux problèmes liés au vote électronique. Il n’y a aucun doute par rapport à ça. La réception des identifiants ou des mots de passe fut laborieuse. Et beaucoup s’en sont plaints. Il fallait réessayer à nombreuses reprises. Pour exemple, une personne sur notre liste a dû essayer 11 fois avant d’y arriver. Par contre d’autres personnes n’ont pas réussi malheureusement. 

    Lesfrancais.press : À propos de l’association 3Millions, à la Foreign Press Association, vous avez alerté sur la proximité du 1 juillet. Connaissez-vous des expats qui vivent au Royaume-Uni qui n’ont pas fait leur démarche du Settled ou pre-settled status?  

    Personnellement je n’en connais pas. Les membres siégeant connaissent et savent très bien ce qu’il faut faire pour accompagner les demandeurs. Chaque jour,  nous recevons des e-mails, nous voyons des gens sur des groupes privés qui effectivement n’ont pas encore fait leur demande, avec des situations parfois un tout petit peu compliqué et ce n’est pas forcément facile. 

    Je parlais à une Française qui a le pre-settled status qui vit avec sa fille de 6 ans. Elle a fait la demande pour sa fille au mois de mars. Et, ce n’est pas encore passé. De plus, elle ne parle pas très bien anglais et ne peut donc pas appeler le centre d’appels du Resolution Centre du Home Office (centre d’appel du Ministère britannique de l’Intérieur). Donc heureusement qu’il y a des associations comme Settled (une organisation caritative indépendante fournissant des informations, des conseils et une assistance gratuite et fiable dans différentes langues aux citoyens de l’UE au Royaume-Uni), qui peut l’aider. Et c’est-ce que nous avons fait, j’ai contacté personnellement la responsable en charge des cas français pour l’aider et nous allons trouver une solution. 

    Cependant il reste moins de deux semaines avant la date butoir du 30 juin 2021. Ça risque d’être « un carnage ». Quand nous voyons le nombre de demandes qui sont en attente, elles ont encore augmenté entre avril et mai, et les requêtes quotidiennes auprès de notre formation ou des autres associations, nous ne pouvons qu’être inquiets. En ce moment les autorités comme les mouvements cityoens sont débordés au plus on approche de la date butoir. Le résultat c’est que tout le monde n’aura pas son statut au 1er juillet et il faudra que le Home Office tient parole et n’expulse pas ceux qui ont un certificat de demande. Normalement, ce certificat garantit la protection du citoyen jusqu’à l’obtention de la réponse. 

    Lesfrancais.press : Quelles sont les marges de manœuvre du Home Office ? 

    C’est assez compliqué. Ce qu’on demande aux autorités britanniques c’est que les citoyens, munis d’un certificat, puissent continuer à travailler, à rechercher un logement… Ils ne doivent pas inquiétés par rapport à leur résidence. 

    Par contre, ce n’est pas du tout sûr qu’ils soient susceptibles de toucher des allocations sociales tant qu’il n’y a pas de décision, elle peut être négative. 

    D’ailleurs, il y a un nombre important de rejet des demandes actuellement. 

    Une fois que la décision négative est tombée, il n’y a pas d’autre choix que de se préparer à quitter le Royaume-Uni dès le 1er juillet 2021. Les gens peuvent faire appel et ils le doivent impérativement le faire si ils se sentent laisés. Il y a des personnes qui ont leurs vies ici, qui sont installées mais qui ont mal renseigné leur demande de résidence, il faut qu’ils puissent quand même la refaire. Le 1er juillet va être finalement plutôt être le début d’une nouvelle relation entre le Royaume-Uni et les européens qu’une fin. Et il risque d’avoir de plus en plus de personnes qui vont se retrouver dans une situation difficile. Nous rentrons dans une ère nouvelle. Et, nous ne savons pas ce qui va se passer, cela peut être source d’angoisse pour les citoyens mais aussi pour nous responsables politiques et associatifs. 

    Lesfrancais.press : Quelle est votre réaction sur une Française venue voir son petit ami anglais et qui a passé 7 jours en centre de rétention?

    C’est évidemment vraiment disproportionné. Il y a eu un changement des règles pour les voyages. Mais dans ce cas-là, c’est évident qu’elle n’aurait jamais dû être placée dans un centre de détention. On peut toujours visiter de la famille et des amis sans visa au Royaume-Uni. 

    C’est un traumatisme pour elle, mais aussi pour la communauté. Nous avons le sentiment que cette jeune femme a été utilisé à des fins politiques par le Home Office pour envoyer un message ferme aux Européens. Sinon cela peut-être aussi un problème d’application des nouvelles règles par les forces de l’ordre, qui ne comprennent pas toujours elles-mêmes les mécanismes. C’est terrible pour les personnes concernées. On conseille aux voyageurs de s’informer sur les nouvelles conditions d’accès au territoire britannique et d’imprimer les documents afin de pouvoir les remettre aux douaniers si besoin. Cela évitera les quiproquos entre les Français peu adeptes de la langue de Shakespeare. 

  • La France organise le « rassemblement féministe mondial le plus important » depuis 1995

    La France organise le « rassemblement féministe mondial le plus important » depuis 1995

    Le Forum Génération Égalité, inauguré par Emmanuel Macron, se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet. Seront présents des chefs d’États, des délégations ministérielles et des organisations internationales du secteur privé mais aussi de la société civile. 

    Sommet mondial pour les droits des femmes

    « Les droits des femmes restent fragiles et doivent être constamment consolidés », déclare Élisabeth Moreno, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité, et de l’Égalité des chances lors d’une conférence de presse mercredi (16 juin). C’est à partir de ce constat que la ministre décide d’organiser un sommet mondial pour les droits des femmes dans deux semaines. « Nous sommes face à une crise de l’égalité », martèle Mme Moreno. 

    L’évènement se veut être le « rassemblement féministe mondial le plus important » depuis 1995, dernière conférence mondiale de l’ONU sur les femmes, qui s’est tenue à Pékin. « Peut-on imaginer 26 ans sans COP ? 26 ans sans conférence générale de l’ONU ? Il était grand temps de rattraper ce retard », appuie Delphine O, Secrétaire générale du Forum Génération Égalité. 

    L’heure n’est plus aux « déclarations de grands principes » mais aux « actions concrètes » et aux engagements « financier et législatif », soutient la ministre. 

    La Covid-19 a fragilisé les droits des femmes

    La pandémie de Covid-19 a largement fragilisé les droits des femmes. Pour Delphine O, à cause de la crise sanitaire les droits des femmes ont fait un « bond en arrière de 20 à 30 ans », avec une augmentation de 30% des violences conjugales et domestiques et 47 millions de femmes supplémentaires sous le seuil de pauvreté dans le monde et 11 millions de petites filles qui risquent de ne jamais retourner à l’école. 

    Une situation aggravée par une montée en puissance « d’États conservateurs rétrogrades ouvertement opposés aujourd’hui aux droits des femmes ». Il devenait urgent pour la France de se remobiliser.

    « Il est important de réaffirmer les valeurs humanistes et progressistes que sont celles de la France et de l’ONU et de dire que les droits des femmes sont des droits fondamentaux et universels », déclare Mme O.

    « La convergence de ces deux tendances justifie la raison d’être de ce forum », poursuit-elle. Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de Développement renchéri : « Il faut assurer la participation des femmes dans nos sociétés ». 

    « Ticket d’entrée »

    Delphine O souligne que tous les États sont invités, mais qu’ils sont soumis à un « ticket d’entrée ». Des conditions sont nécessaires pour participer au forum. Ce n’est pas un « format intergouvernemental », mais un format piloté par ONU Femmes. Les pays qui souhaitent prendre part à l’évènement doivent prendre des engagements en faveur des droits des femmes. Cela peut prendre la forme d’une annonce politique, législative, financière, ou encore de plaidoyer. 

    « Nous avons travaillé en amont avec chacun et chacune pour que ces annonces soient substantielles et nouvelles », afin d’éviter des annonces « recyclées », précise-t-elle. 

    Les États qui n’ont pas souhaité prendre des initiatives en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ne rejoindront pas le sommet. La Tunisie, l’Argentine, la Suède, la Finlande, le Kenya, le Canada, la République Démocratique du Congo (RDC) ont déjà répondu à l’appel.

    Lors de la préparation du forum Génération Egalité, les ONG féministes et les ONG qui se battent pour les droits humains étaient présentes afin d’aider à le préparer. 

    Les grandes priorités du forum seront les droits santé et sexuels reproductifs, l’éducation des filles et la promotion des femmes qui défendent les droits des femmes dans leur pays. 

  • Diplomatie : aveux et possibles rebonds

    Diplomatie : aveux et possibles rebonds

    Impairs, passes et manques. La conférence de presse qu’Emmanuel Macron a tenue à l’Elysée avant le G7 a été peu commentée, alors qu’elle a été très instructive, et, d’une certaine façon, très courageuse, tant elle reconnaissait les impasses de la diplomatie française depuis plusieurs années. 

    La seule annonce qui a retenu l’attention, la fin de l’opération Barkhane, était clairement un aveu d’échec. Malgré les succès opérationnels et des milliers de civils protégés, les groupes djihadistes s’étendent et se multiplient. 2500 civils ont été tués au Sahel par des groupes armés cette année. Au début de l’engagement militaire, c’était 250. Et 50 soldats français tués durant ces huit ans de guerre.

    Impairs en Afrique

    L’analyse de départ était erronée, les moyens employés inadéquats. Barkhane -1 milliard d’euros par an- n’a jamais entrainé les autres Européens, ni les autres pays africains. Localement, l’action et l’influence politiques ont été plus que défaillantes. L’aveu de cet échec permettra de repenser une politique africaine débarrassée des complexes ou démangeaisons post coloniaux. 

    L’Afrique est un terreau de conflits sans fin. La France peut-elle s’en désintéresser ? Non. Peut-elle régler les problèmes ? Non plus. La demande d’un effort de financement mondial pour l’Afrique faite par le Président est plus que justifié. Alain Madelin, en son temps, avait promu un plan d’éducation numérique pour l’Afrique ; Jean Louis Borloo un projet d’électrification du Continent.  Avec 1 milliard par an, on aurait pu commencer. 

    Si c’est là l’ambition de Joe Biden et de son plan mondial pour le développement des infrastructures, ce serait peut-être le moyen de faire reculer l’islamisme. La place des enfants est dans les écoles plutôt que dans les milices, et plutôt dans des écoles scientifiques que coraniques. Inch Allah !

    Passes à l’Amérique sur l’OTAN 

    Emmanuel Macron a rencontré Erdogan, vraisemblablement à la demande de l’Allemagne et des Etats-Unis. L’OTAN ne serait donc plus en état de mort cérébral, elle revit. Parler d’« autonomie stratégique européenne » atterrit dans une indifférence certaine, même si l’avion de combat franco-allemand est sur les rails. L’Amérique est de retour : elle a repris la main.

    Joe Biden sonne le rappel de l’ « alliance des démocraties », vieux refrain de Wilson, Roosevelt, Kennedy et … Reagan, une façon d’entrainer l’Europe contre la Chine, de montrer à Poutine qui est le patron. Peut-être lui a-t-il vraiment fixé des lignes rouges, il a surtout ouvert la possibilité de finir Nordstream 2, et donné à la Russie la place de « grande puissance » à laquelle elle s’accroche.

    Avec toutes les ambigüités que cela comporte pour l’Europe: faut-il laisser la Russie à la Chine ? La Biélorussie à la Russie ? La Turquie en roue libre ? L’Europe n’a de politique propre ni en Afrique, ni au Moyen-Orient, nulle part. Et suivre les Etats-Unis mène souvent à des impasses. Les initiatives françaises n’ont mené à rien. En Afghanistan, Syrie, Irak, Sahel, la France n’a pas gagné. Les tentatives d’approche de l’Iran furent un échec, et le retour des Etats-Unis dans la négociation vise peut-être simplement à démontrer aux Européens qu’un accord est impossible.

    En Ukraine, comme en Géorgie ou en Arménie, le poids de la France a faibli. Quatre années de négociation sur le Brexit n’ont pas permis d’élaborer une nouvelle politique avec le Royaume-Uni, un de nos premiers partenaires militaire, financier, économique. Emmanuel Macron, qui a rencontré Boris Johnson, voudrait une « nouvelle approche », il était temps. Dommage qu’ils se soient presque écharpé en public. Pourquoi chercher à être en première ligne face au Royaume-Uni ? La Commission n’est elle justement pas là pour ce rôle ingrat ? Se taire aussi est un art.

    Manque encore et toujours la Méditerranée

    Les éléments les plus significatifs de la conférence de presse du Président ont d’ailleurs été les silences : Rien sur l’Algérie, où la mascarade électorale traduit le peu de légitimité du pouvoir actuel, et augure des crises futures. Personne ne croit que le FLN a gagné. 

    Rien sur la Tunisie où le Premier ministre s’est pourtant rendu récemment et qui représente le si fragile espoir des démocrates dans le monde arabe.  Rien sur le Maroc en conflit diplomatique avec l’Espagne. Rien, de façon générale, sur la Méditerranée, lieu des principaux risques et conflits pour la France et l’Europe: Commerce, énergie, trafics de drogue, sécurité, migrations, environnement, guerres civiles, guerres extérieures.

    Silence aussi, banal hélas, sur l’Amérique latine ; comme s’il n’y avait pas là des démocraties  nouvelles, des pays amis, des cultures proches de la nôtre. Peut-être le refus de signer le projet d’accord sur le Mercosur conduit le Président à se taire. Les garanties qu’il demande, sur la déforestation au brésil par exemple, ne sont demandées à personne d’autre, prétextes protectionnistes présentés sous un jour écologiste (en vérité, le refus du Mercosur est le moyen de faire plaisir électoralement aux agriculteurs, aux « souverainistes » et aux Verts). Demande-t-on à l’Afrique, aux pays de l’ACP, la fin des déforestations sauvages ?  Impose-ton à la Chine des droits de douane tant qu’ils construiront des centrales à charbon ? Il serait temps de s’apercevoir que la France, face aux Etats-Unis, à l’Allemagne, au Royaume-Uni, est un pays latin, que sa latinité est un atout, pas un poids. 

    Les non-dits et le réalisme 

    Les raisins de ces silences résident dans un autre non dit : Traditionnellement, l’Amérique latine est laissée aux Etats-Unis, ce qui est bien regrettable. Mais que dire quand on a les poches vides ? Car le silence règne aussi sur la principale inconnue de cette post crise : les politiques monétaires. Comme si le Président renonçait à porter une parole économique au Forum des plus grandes puissances de la planète. La France dépend  des marchés financiers, de la BCE et de l’Allemagne. Avec de tels déficits, s’affranchir de la finance internationale supposerait une politique d’austérité insupportable. Alors applaudir une taxation minimale des géants de l’économie ou le lancement d’un « plan mondial d’infrastructures » ne coûte rien et pourrait même rapporter.

    L’Amérique est de retour, annonce Joe Biden ; la France est en recul, avoue Emmanuel Macron. C’est un fait. Mieux vaut en tenir compte et repartir sur des bases plus réalistes. Car cela n’est peut être que provisoire. Les constantes restent : l’Amérique n’est pas aussi fiable que le croient les Britanniques, parce qu’elle ne tient pas toujours compte de ses alliés, que sa géographie n’est pas celle de l’Europe. Puissent les Européens se rendre compte que la première alliance des démocraties, c’est la leur.La France n’est pas aussi forte qu’elle le clame, mais plus qu’elle ne le croit. Nous avons, en Méditerranée, en Amérique latine, en Russie et en Chine, des intérêts qui ne sont pas incompatibles avec ceux des Américains, mais qui ne sont pas identiques. 

  • Fin du couvre-feu et du port du masque obligatoire en rue en France

    Fin du couvre-feu et du port du masque obligatoire en rue en France

    Ces décisions interviennent au lendemain du match de l’Euro France-Allemagne qui a vu la victoire des Bleus et des milliers de supporters se masser dans les rues et sur les terrasses à Paris, souvent sans masque.

    Recul de la pandémie

    Cette accélération du calendrier de déconfinement est due à la situation sanitaire dans le pays qui « s’améliore, et elle s’améliore plus vite que nous l’avions espérés », a affirmé Jean Castex en introduction de cette même conférence de presse.

    Sur les 96 départements métropolitains, 89 ont désormais un taux d’incidence inférieur à 50 pour 100.000 habitants. Appelé anciennement « seuil d’alerte », ce taux est l’un des indicateurs de l’évolution de la circulation de l’épidémie en France.

    La pression sur les services hospitaliers est également en baisse. Le 15 juin, la France est repassée sous la barre des 2000 personnes atteintes du Covid-19 dans les services de réanimation avec 1952 patients. Pour retrouver un chiffre aussi bas, il faut remonter au 18 octobre avec 1939 personnes hospitalisées. A cette époque, la tendance était à la hausse contrairement à aujourd’hui.

    Lors de sa conférence de presse, Jean Castex a aussi tenu à rappeler l’importance de la vaccination qui reste « le meilleur rempart contre la reprise épidémique ». L’objectif est que 35 millions de Français soient complètement vaccinés à la fin du mois d’août et que 40 millions aient reçu au moins une dose.

    le masque plus obligatoire sauf…

    La nouvelle règle entrera en vigueur dès ce jeudi: Jean Castex a annoncé ce mercredi la levée de l’obligation générale du port du masque en extérieur, sauf exceptions (transports en commun, évènements sportifs, files d’attentes, etc.)

    Le port du masque en extérieur ne sera plus obligatoire, sauf dans certaines circonstances », a expliqué le Premier ministre. « Quand on se regroupe, quand on se trouve dans un lieu bondé, une file d’attente, sur un marché ou encore dans les tribunes d’un stade. (…) Bien sûr le port du masque restera obligatoire dans les lieux clos, notamment au travail, dans les commerces, dans les transports et dans tous les lieux de rassemblement. »

    Jean Castex – Premier ministre lors de la conférence de presse du 16 juin 2021

    Fin du couvre-feu pour la fête de la musique

    Le couvre-feu prendra fin plus tôt que prévu, dès ce dimanche 20 juin, à la veille de la Fête de la musique, au lieu du 30 juin comme le prévoyait initialement l’exécutif. Jean Castex l’a annoncé ce mercredi lors d’une conférence de presse où il a salué la décrue de l’épidémie dans l’Hexagone, avec une circulation virale au plus bas « depuis le mois d’août dernier ».

    « Il cessera de s’appliquer à compter de ce dimanche, soit dix jours avant la date prévue », a expliqué le Premier ministre. « Si cette mesure de couvre-feu répondait à un vrai besoin pour accompagner la fin de la troisième vague, les très bons résultats enregistrés ne le justifient plus. »

    Jean Castex – Premier ministre lors de la conférence de presse du 16 juin 2021
  • Le « Bastille Day French Festival » revient à Melbourne

    Le « Bastille Day French Festival » revient à Melbourne

    Le Bastille Day French Festival est un événement incontournable pour les tous les Français expatriés à Melbourne. Pour les Australiens qui veulent en savoir plus sur la culture française, c’est également un rendez-vous incontournable. Pendant 2 jours, Fed Square s’anime aux couleurs du drapeau tricolore pour rassembler les populations et apporter un peu de chaleur au milieu de l’hiver australien. On vous en dit plus sur ce festival qui aura lieu mi-juillet.  

    L’origine de l’événement 

    La première édition du Bastille Day French Festival a eu lieu en 2015 et pourtant, c’est bien plus tôt que l’événement a été imaginé ! Lorsque Myriam Boisbouvier-Wylie devient consule honoraire général de France dans le Victoria en 2011, elle constate qu’il y a une vaste communauté française dans l’état. De 8000 Français jusqu’à 15000, quand les jeunes en working holiday visa peuvent voyager, sont ainsi présents dans la région.

    Bien qu’ils aient la même nationalité, ces Français sont différents ! Tranches d’âge, milieux socio-économiques avec des visions différentes de leur avenir , ect. tous ont leur histoire. Certains ne sont français que de nom, étant de deuxième ou de troisième génération et assez déconnectés de leur ascendance française. Le souhait de Myriam, en tant que nouvelle consule, était d’essayer de trouver une solution pour connecter les gens et de fédérer la communauté. La fête nationale est alors apparue comme un excellent moyen de rassembler autour d’un événement connu de tous !

    Après de nombreuses tables rondes pour réunir les représentants de toutes les associations locales, Myriam a réussi à les convaincre de participer au Bastille Day French Festival.

    Ainsi, l’événement a été fait par et pour la communauté. 

    Le Festival existe depuis 2015. Même s’il nous demande beaucoup de travail, cela a augmenté la visibilité de la France dans le Victoria. Cela a mis en valeur le dynamisme de la communauté française. Je suis très attachée à l’aspect fédérateur du Bastille Day French Festival. 

    Myriam Boisbouvier-Wylie

    Le programme du Bastille Day French Festival

    Le Bastille Day French Festival est un événement communautaire gratuit qui se déroule sur deux jours. Ainsi, le festival se tiendra le vendredi 16 juillet de 10h à 22h et le samedi 17 juillet de 10h à 18h. Le Fed Square de Melbourne accueillera les exposants et il y aura des animations en ligne. Durant deux jours, on célébrera la culture, la musique, la gastronomie, l’histoire, l’art et la mode à la Française. 

    Parmi les activités proposées cette année, il y aura : 

    • Un marché d’hiver avec des stands français. On retrouvera ainsi du fromage, du vin et du vin chaud, des pâtisseries, des crêpes et même du champagne ! 
    • Des conférences et ateliers pour parler de l’histoire, de la culture, de l’art ou encore de développement durable.
    • Des projections de films et documentaires, notamment avec le mini film Caudalie. On suit le parcours de Dominique Portet, un vigneron français venu s’installer en Australie. 
    • Des masterclass interactives sur la gastronomie et le vin.
    • Des performances live et des spectacles.

    Durant deux jours, de nombreuses activités seront ainsi accessibles à tous. Le programme est encore en cours de rédaction et sera annoncé prochainement. 

    L’impact du Covid-19 sur l’événement 

    L’Australie et Melbourne n’échappent pas à la règle ! Bien que le pays semble échapper à la crise sanitaire, les mesures sont de mises. En effet, la capitale du Victoria vient de subir un reconfinement de quelques jours. Les organisateurs de l’événement ont anticipé les éventuelles restrictions de dernières minutes. Ainsi, une partie de l’événement se déroulera en ligne et pourra avoir lieu même si un nouveau confinement est annoncé. De plus, l’événement se tiendra en respectant toutes les règles sanitaires imposées par les ordonnances de santé public. Le festival s’engage à assurer la sécurité de la communauté et l’événement a été organisé en conséquence. 

    « Nous demandons aux habitants de Melbourne de mettre leur béret, de pratiquer leur ‘bonjour’ et de nous rejoindre au Bastille Day French Festival ! », déclare Myriam Boisbouvier-Wylie, Présidente du Bastille Day French Festival.

    « Nous ne pouvons peut-être pas voyager en France pour le moment, mais nous avons hâte d’amener la France et l’esprit de la Résistance française à Fed Square. Après une année sabbatique en 2020 en raison de la COVID-19, nous sommes ravis de ramener la joie de vivre à Melbourne. De la gastronomie au vin en passant par les produits, l’art, l’histoire et plus encore, le festival sera l’endroit idéal pour se réchauffer un jour d’hiver à Melbourne. » 

    Bastille day french festival

    Pour en savoir plus sur le Bastille Day French Festival et réserver vos places, rendez-vous sur le site de l’événement

  • L’impôt mondial sur les bénéfices : des gagnants et des perdants ?

    L’impôt mondial sur les bénéfices : des gagnants et des perdants ?

    La mise en place d’un minimum d’imposition pour les bénéfices des sociétés multinationales n’a été rendue possible que par le changement de cap de la politique américaine. 

    Au mois de février, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, annonçait qu’il était temps de mettre fin au « nivellement par le bas » de l’impôt sur les sociétés. Les discussions qui étaient au point mort depuis deux ans au sein de l’OCDE ont alors repris. La discussion entre les membres du G7 a porté sur la question de réaffectation des droits d’imposition vers les pays où se déroule l’activité économique, plutôt que vers ceux où les entreprises choisissent de comptabiliser leurs bénéfices. Le sujet n’a donc pas été celui de la fixation d’un taux d’imposition global minimum. 

    Ce changement de l’enjeu de la discussion a permis aux négociateurs d’accepter l’idée d’un taux minimum d’au moins 15 % avec une redistribution des droits d’imposition afin de garantir une plus grande part des droits d’imposition aux pays où les entreprises réalisent une part de leurs bénéfices.

    120 Etats concernés 

    Ils ont également souhaité ne pas centrer les débats sur la taxation des géants du numérique, ces derniers étant principalement américains. Les Européens ont par ailleurs promis de démanteler leurs taxes protectionnistes contre les entreprises du digital. L’accord intervenu au niveau du G7 devra être approuvé par le G20 qui comprend des pays comme la Chine, la Russie, l’Inde ou le Brésil pouvant avoir quelques réticences à accepter un diktat occidental. 

    Si au mois de juillet, le G20 validait cet accord, ce dernier pourrait s’imposer dans les faits à plus de 120 États. Les gagnants de cet accord sont les grandes nations dans lesquelles les multinationales réalisent des chiffres d’affaires importants mais peu de bénéfices imposables, grâce à une optimisation fiscale. 

    Les pays en développement dans lesquels les entreprises mondiales ont des usines devraient également en bénéficier, mais pas autant qu’ils le pensent. Les perdants les plus évidents seront les paradis fiscaux et les États ayant abaissé sciemment le taux de leur impôt sur les sociétés pour attirer des sièges sociaux plus ou moins réels comme l’Irlande ou le Luxembourg.

    40% des bénéfices artificiellement transférés 

    Une étude de 2018 de l’OCDE concluait que 40 % des bénéfices à l’étranger réalisés par les multinationales étaient artificiellement transférés vers des pays à faible fiscalité. Les États paradis fiscaux purs comme les Bermudes, les îles Vierges britanniques ou les îles Caïmans ont tout à perdre de ce changement de cap fiscal. Bien qu’ils ne gagnent rien en revenus de l’impôt sur les sociétés, ils dépendent, à des degrés divers, des honoraires des filiales de grandes entreprises et d’une industrie artisanale de comptables, d’avocats et d’autres prestataires de services aux entreprises qui se sont installés sur place pour pouvoir opérer les montages fiscaux. Les services aux entreprises et financiers représentaient plus de 60 % des recettes publiques des Îles Vierges en 2018. 

    Dans le cadre des négociations internationales, les États paradis fiscaux ont peu de soutien, les gouvernements étant confronté à des besoins de financement croissants et à une exigence de transparence plus forte de la part des opinions publiques.

    Plaques tournantes fiscales 

    Les représentants des économies mieux intégrées comme l’Irlande, les Pays-Bas, le Luxembourg ou Chypre au sein de l’Union européenne et Singapour ou Hong Kong essaient de limiter l’ampleur de l’accord. Ils souhaitent notamment que le taux minimum soit le plus faible possible. Ces pays disposent de taux sur les bénéfices faibles doublés d’une législation autorisant leurs transferts vers des paradis fiscaux permettant in fine une absence quasi-totale de taxation. Le Luxembourg serait ainsi devenu, selon le FMI, une plaque tournante pour les investissements directs étrangers, plus de 10 % du total mondial y transiteraient. 

    L’Irlande grâce à son taux de 12,5 % a connu une croissance de son PIB très rapide au point de figurer parmi les États de l’Union européenne où le PIB par habitant est le plus élevé. Au-delà des montages fiscaux, de nombreuses entreprises ont choisi Dublin pour s’installer. L’Irlande est ainsi une porte d’entrée pour de nombreuses multinationales dont Google. Ces implantations ont généré d’importants apports de richesses. L’impôt sur les sociétés représente 20 % des recettes fiscales du pays. Lors des discussions au sein du G7, les Irlandais ont fait pression sur les États-Unis pour qu’ils s’opposent à un transfert des droits d’imposition et à la fixation d’un taux supérieur à 12,5 %. L’Irlande estime que les petits États devraient être autorisés à utiliser la politique fiscale pour compenser les avantages d’échelle, de localisation et de ressources dont bénéficient les grands. Avec l’adoption de l’accord, le gouvernement irlandais a prévu une perte annuelle de recettes fiscales de 2 milliards d’euros, soit environ 2,4 % des recettes publiques.

    Petits paradis contre Etats-Unis

    Contre l’accord du G7, l’Irlande peut compter sur le soutien, en Europe, de la Hongrie dont le taux sur les bénéfices est de 9 %, Chypre et Malte. En dehors de l’Union européenne, Singapour et la Suisse ont également indiqué que le taux de 15 %, à leurs yeux, était trop élevé. Dans cette affaire, le Luxembourg et les Pays-Bas préfèrent jouer profil bas. Ils ont mal vécu les accusations de paradis fiscaux sorties dans la presse en 2014. Ils ont depuis durci leur législation et coopèrent avec les services fiscaux des pays de l’OCDE. Dans ce contexte, l’Irlande aura du mal à rejeter l’accord même si au sein de l’Union les sujets fiscaux exigent l’unanimité sachant que, quoi qu’il arrive, sur le Vieux Continent les États-Unis pourraient imposer ce nouveau cadre aux multinationales américaines fortement représentées en Irlande.

  • L’UE et le Canada concluent un partenariat sur les matières premières

    L’UE et le Canada concluent un partenariat sur les matières premières

    L’objectif de l’accord conclu entre Bruxelles et Ottawa est de sécuriser les chaînes de valeur des minéraux et des métaux essentiels et de réduire la dépendance à l’égard de la Chine. Les deux parties se sont également engagées à renforcer leur coopération dans d’autres secteurs. Un article d’Euractiv Italie.

    Le CETA, un succès

    Près de cinq ans après la signature de l’Accord économique et commercial global (CETA) et de l’Accord de partenariat stratégique (APS), l’UE et le Canada souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération, notamment dans quatre domaines thématiques : la lutte contre la pandémie et la relance économique, le commerce, l’innovation, le changement climatique et la politique étrangère et de sécurité.

    Lors du sommet qui a réuni les deux parties lundi 14 juin à Bruxelles, celles-ci ont convenu de lancer un partenariat stratégique sur les matières premières. « Assurer la sécurité des chaînes de valeur critiques des minéraux et des métaux – qui sont essentielles pour la transition vers une économie numérique et climatiquement neutre, ainsi que pour la création et le maintien des bons emplois de demain – constitue une priorité commune », stipule leur déclaration conjointe. Le partenariat visera à renforcer la sécurité et la durabilité du commerce et des investissements, l’intégration des chaînes de valeur des matières premières, la technologie et l’innovation et surtout les normes environnementales, sociales et de gouvernance.

    « Avec nos partenaires de l’UE, nous avons parlé de ce que nous pouvons faire pour construire une économie plus propre pour les années à venir. Pour commencer, afin de continuer à créer de bons emplois verts pour la classe moyenne, nous devons garantir la durabilité des chaînes d’approvisionnement en minéraux et métaux critiques, qui sont essentiels pour des équipements comme les batteries des voitures électriques. »

    le Premier ministre canadien Justin Trudeau

    « Nous, Européens, voulons diversifier nos importations en provenance de producteurs comme la Chine, car nous voulons plus de durabilité, moins de dommages environnementaux et nous voulons de la transparence sur les matières premières »

    Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne

    Une nouvelle coopération en vue, la Santé

    Les dirigeants ont également réaffirmé les liens commerciaux solides entre le Canada et l’UE, dans le cadre de l’Accord économique et commercial global (CETA) entre le Canada et l’Union européenne, qui crée des opportunités pour les entreprises et des emplois pour les travailleurs sur les deux rives de l’Atlantique.

    Ils ont en outre convenu de lancer un nouveau dialogue bilatéral sur la santé, afin de soutenir la coopération en matière de prévention, de préparation et de réponse aux pandémies.

    « Nous avons eu d’excellents échanges tant au G7 qu’ici, [des discussions] opportun[e]s pour souligner nos valeurs. Nous partageons la même vision du monde : le multilatéralisme face aux défis mondiaux. Le Canada doit savoir qu’il peut compter sur nous, sur notre solidarité »,

    Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne

    Durant le sommet, il a également été décidé d’un certain nombre d’initiatives destinées à coordonner les actions contre le changement climatique et la perte de biodiversité. Parmi elles figurent un forum commun sur l’océan et un plan d’action visant à promouvoir la durabilité, la gestion de l’environnement et l’action climatique dans l’agriculture. L’agriculture durable ayant en effet un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le changement climatique.

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