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  • Les Instituts Français accompagnent les professionnels en France

    Les Instituts Français accompagnent les professionnels en France

    Les Instituts Français organisent des Focus sur la création artistique à l’étranger en partenariat avec des manifestations rassembleuses en France ou autour de partenaires qui mobilisent l’intérêt des professionnels étrangers.

    Ils réunissent pendant quelques jours, autour d’un programme artistique dédié, des professionnels invités par le réseau culturel français à l’étranger. Ils ont pour objet de faciliter le repérage des secteurs de la création culturelle française et d’encourager leur diffusion dans le monde. Ils permettent également de mettre en relation les professionnels d’un secteur.

    Focus Territoires et Arts en partenariat avec le festival Cratère Surface à Alès

    du 29 juin au 3 juillet 2021

    Articulation entre des architectes, des artistes, des institutions et des personnalités issues de divers champs disciplinaires. Ce Focus s’inscrit dans le cadre de la feuille de route Territoires et Arts développée par le Département Développement et Coopération Artistiques. Organisé en partenariat avec Artcena / Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre, il s’appuie sur les axes développés par celle-ci et, entrera en résonance – pour certains – avec le projet porté par Christophe Hutin à la 17ème biennale d’architecture de Venise. Ce Focus se déroulera en présentiel sous réserve des conditions sanitaires.

    Focus Théâtre à Avignon

    du 7 au 11 juillet 2021

    L’Institut français organise pour la première fois un Focus dans le cadre du Festival d’Avignon. Il s’est associé avec le Festival In et trois lieux emblématiques du Festival Off, reconnus pour leur exigence artistique et leur capacité à défendre les formes et les écritures contemporaines : la Manufacture, le Théâtre des Doms, le Théâtre du Train Bleu. Il proposera un parcours sur mesure de quatre jours à destination de 20 professionnels européens et se conclura le 11 juillet par la journée de l’Institut français à Avignon, temps fort de rencontres et de débats pour les nombreux professionnels présents aux festivals In et Off.

    A ce stade, ce Focus est imaginé dans un format uniquement présentiel et une adaptation numérique est à l’étude

    Focus Théâtre Émergent, Paris et Tours

    du 22 au 26 septembre 2021

    Le Focus autour de la jeune création théâtrale et des formes émergentes, initialement prévu en mars 2020, a été reporté du 22 au 26 septembre 2021. Il se déroulera à Paris, puis à Tours, à l’occasion du Festival WET, temps fort dédié à la jeune création contemporaine et porté par le Centre Dramatique National de Tours – Théâtre Olympia.

    Ce rendez-vous s’adresse aux programmateurs européens (25 maximum), qui font déjà preuve d’un intérêt marqué pour le soutien à la création émergente. Au-delà du parcours de repérage artistique, l’Institut français souhaite encourager auprès de ces professionnels invités la constitution d’un réseau européen de soutien à la jeune création.

  • L’identité numérique de La Poste accessible aux Français résidents dans 30 pays

    L’identité numérique de La Poste accessible aux Français résidents dans 30 pays

    Accéder aux comptes des services publics français peut rapidement se transformer en galère pour les Français établis hors de France. Surtout quand on est né(e) en dehors du pays et qu’on a jamais réellement eu d’interactions avec l’administration. Même pour ceux partis depuis longtemps, le casse-tête peut être rapidement complexe.

    Pas ou plus de numéro de sécurité sociale, vous avez perdu votre dernier avis d’imposition avec votre numéro de télédéclarant et votre dernier revenu de référence, pas de panique, le Groupe La Poste a enfin pensé aux expatriés.

    Une certification digitale de votre identité

    L’Identité Numérique de La Poste repose sur la combinaison unique de votre identifiant, votre application mobile et votre code secret pour vous garantir un accès sécurisé. Depuis les 17/02/20, L’identité numérique a été déclarée conforme au niveau de garantie exigé par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

    Grâce à ‘L’Identité Numérique vous pourrez vous connecter via FranceConnect à plus de 900 services de l’administration française, mais aussi des banques, des assureurs, etc.

    Comment ca marche ?

    Jusqu’à présent, il fallait avoir encore une adresse en France. Alors certains avaient utilisé celles de leur famille ou amis. Mais désormais le groupe La Poste a annoncé que les Français établis à l’étranger peuvent bénéficier de l’Identité Numérique de La Poste.

    Pour cela, il faut avoir une pièce d’identité française (Passeport ou Carte nationale d’Identité), être majeur et disposer d’un smartphone. Ensuite, il suffit de télécharger l’application gratuite sur l’appareil, de créer un compte La poste, toujours sans frais et enfin de suivre la procédure.

    Un peu longue, mais totalement sécurisée, vous aurez à scanner votre pièce d’identité, à filmer votre visage sous plusieurs angles, à valider votre numéro de téléphone et votre email via des codes envoyés… Tout un parcours mais qui vous assure une sécurité à 100% garantie.

    Encore des pays exclus du dispositif

    Concrètement, ils ne sont pour l’instant qu’une trentaine de pays à avoir été sélectionnés pour participer au programme.

    Une première ouverture a eu lieu ce 16 Juin 2021. Ainsi, si vous résidez dans les pays suivants : Andorre, Allemagne, Algérie, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chili, Espagne, Pays-Bas, États-Unis, Israël, Italie, Liban, Luxembourg, Madagascar, Maroc, Mexique, Monaco, Thaïlande, Portugal, Royaume-Uni, , Sénégal, Singapour, Suisse, Territoires Palestiniens, vous pouvez dès à présent télécharger l’application ou vous connecter au site dédié à l’Identité Numérique. D’ici fin juillet, Chine, Côte d’Ivoire, Emirats Arabes Unis, Tunisie rejoindront le premier groupe.

    Un nouvel appel d’offre pour les 150 pays restant mais qui ne représentent « que » 20% des expatriés dans le monde. Il ne leur reste plus qu’à rechercher leur carte d’étudiant(e), un vieux bulletin de salaire ou avis d’imposition pour tenter de se reconnecter aux administrations françaises.

  • Un lycéen à Londres lance TravelCovid

    Un lycéen à Londres lance TravelCovid

    Thibaut Genet est un jeune homme de 18 ans, originaire de la région parisienne. Trois ans auparavant, il est venu habiter à Londres et a étudié au Lycée International Winston Churchill. Il vient de terminer son année de Terminale. Et, il a passé le baccalauréat général avec les spécialités de mathématiques, “numérique et de sciences informatiques”.

    Depuis son plus jeune âge, il est passionné par l’informatique et les nouvelles technologies, il a créé ses premiers sites internet à l’âge de 12 ans.

    Grâce à sa spécialisation, il a su mettre au point un site travelcovid.fr au service des voyageurs en temps de pandémie. 

    Un site internet de circonstance permettant de faciliter et d’éclaircir leurs démarches pour leur voyage.

    C’est pourquoi nous l’avons rencontré et interviewé.

    lesfrancais.press : Pourquoi avez-vous décidé de créer TravelCovid?

    Thibaut Genet : Je l’ai imaginé afin de répondre simplement et rapidement à toutes les demandes concernant les restrictions de voyage entre la France et le Royaume-Uni. Dernièrement, nous savons qu’elles sont très compliquées, donc j’ai pris l’initiative de créer TravelCovid.

    Ce site permet à tous les voyageurs d’obtenir tous les renseignements nécessaires au voyage entre ces deux pays : vaccination, tests, formulaires, quarantaines…

    Toutes les informations sont vérifiées, mises à jour régulièrement et simples d’accès.

    Je souhaite mettre mes connaissances en développement web au service des voyageurs, leur permettre de voyager sereinement et de prévoir un bel été bien organisé. C’est mon objectif principal et je continuerai à alimenter le site internet jusqu’à la fin des restrictions de voyages. Bien que je ne sois plus résident londonien, car je serais de retour en région parisienne pour rejoindre mon école d’ingénieur informatique à la rentrée prochaine.

    Lesfrancais.press : Vous avez créé « TravelCovid » en avril 2021, car sur le groupe Facebook du Cercle des Français à Londres, vous a pu expérimenter le manque de clarté des sites gouvernementaux à ce sujet, étant vous-même amené à voyager régulièrement vers la France pour rendre visite à votre mère. Que pensez-vous des informations concernant l’organisation des voyages de la part des gouvernements UK ou Français?

    Thibaut Genet : Comme je suis amené à faire de nombreux voyages entre le Royaume-Uni et la France afin de rendre visite à ma mère qui habite en France, j’ai pu constater par moi-même le manque de transparence et la difficulté à trouver les informations disponibles sur les sites gouvernementaux des deux pays respectifs.

    De plus, j’ai remarqué au sein du groupe Facebook “Cercle des Français à Londres” ainsi qu’autour de moi, un mwanque de compréhension et de clarté générales autour des restrictions et obligations lors des voyages.

    Lesfrancais.press : Quels genres de problèmes les Français peuvent-ils rencontrer ? Et aussi les Britanniques qui veulent faire les A/R ?  Est-ce qu’ils vous contactent? Ou, est-ce uniquement les expats ?

    Thibaut Genet : Le site est conçu de manière à inclure toutes les personnes souhaitant voyager entre la France et le Royaume-Uni, c’est d’ailleurs pour cela que le site est, pour l’instant, uniquement disponible en anglais.

    Que ce soit les expatriés français, les touristes des deux pays ou les Britanniques, toute personne peut trouver les informations lui correspondant grâce à une aide au cas par cas. Quotidiennement, je suis contacté par de nombreuses personnes, demandant des renseignements supplémentaires ou des conseils. Afin d’éviter d’être submergé de messages, beaucoup d’informations utiles sont régulièrement ajoutées au site pour permettre au plus grand nombre de trouver l’information qu’il recherche.

    Lesfrancais.press : Avez-vous reçu du feed-back de la part des personnes, des expats? Quelles sont leurs reactions ? Ou Qu’en pensent-ils ?

    Thibaut Genet : J’ai reçu énormément d’avis, de conseils et de félicitations via, notamment, le formulaire de contact du site internet. Mais aussi grâce à une plateforme permettant aux visiteurs qui le souhaitent de m’offrir un café pour, entre autres, amortir le coût de l’hébergement du site internet.

    Voici l’un des nombreux commentaires : “Excellente initiative, on ne s’y retrouvait effectivement pas…Bravo Thibaut!”

    J’ai également reçu les félicitations de mon établissement scolaire, qui a ensuite partagé TravelCovid sur les réseaux sociaux.

    Lesfrancais.press : Quels genres de clarté ou progrès souhaitez-vous voir?

    Thibaut Genet : Comme toutes les personnes souhaitant voyager entre la France et le Royaume-Uni, il est clair que des changements au niveau des restrictions du gouvernement britannique seraient les bienvenus. La quarantaine de 10 jours étant en place depuis août dernier, j’espère que la vaccination permettra de la diminuer, voire de la retirer dans les prochaines semaines. Évidemment, il n’est pas encore possible de retirer toutes les restrictions et obligations avant de voyager, cependant, j’espère de tout cœur que la situation se stabilise et s’améliore rapidement !

    Lesfrancais.press : Les Français trouvent-ils difficiles à remplir le locator form etc ?

    Thibaut Genet : Concernant le Passenger Locator Form à remplir pour l’entrée sur le territoire britannique, les questions récurrentes concernent le pack de test 2&8 days (test Covid à faire au 2e et 8e jour) à commander avant de voyager afin d’inscrire le numéro de commande sur le formulaire.

    Tandis que de l’autre côté de la Manche, ce sont les attestations et formulaires à remplir pour le gouvernement français. Ils sont régulièrement changés et mis à jour et ils perdent régulièrement les personnes souhaitant voyager.

    Depuis sa création en avril 2021, TravelCovid.fr a compté 17,000 visiteurs, dont la plupart s’intéressent aux modalités de circulation entre la France et le Royaume-Uni et vice versa.

  • Le vaccin Covishield distribué en Afrique non reconnu en Europe

    Le vaccin Covishield distribué en Afrique non reconnu en Europe

    Les modalités de réouverture des frontières françaises depuis les pays africains sont connues, il faut un test PCR ou antigènes et être vacciné… par vaccin reconnu par l’Union Européenne ce qui n’est pas le cas du Covishield.

    FILE PHOTO: Officials unload boxes containing vials of AstraZeneca’s COVISHIELD, a coronavirus disease (COVID-19) vaccine manufactured by Serum Institute of India, outside a vaccination storage centre in Ahmedabad, India, January 12, 2021. REUTERS/Amit Dave/File Photo

    En effet, depuis le 9 juin dernier, les personnes totalement vaccinées n’ont plus qu’un test PCR négatif de moins de 72h à présenter pour voyager en France. Mais à condition que ce soit avec un vaccin reconnu par l’Agence européenne du médicament. « le vaccin Covishield n’est à ce stade pas reconnu par les autorités sanitaires européennes ».

    Madagascar, l’île qui doute

    Dans les pays du continent, l’incompréhension est totale car ce vaccin est celui qui est majoritairement distribué en Afrique, via le dispositif Covax, piloté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    A Madagascar, la polémique fait rage. Le 8 mai dernier, le pays recevait en grande pompe 250 000 doses de vaccin Covishield pour la population locale en présence de tous les dignitaires occidentaux de l’île. Pourtant quelques semaines après, la France lançait sa propre campagne de vaccination à destination des expatriés. C’est la preuve pour les autorités du pays que le réseau diplomatique français savait que le Covishield ne serait pas reconnu par l’Union européenne.

    « Ce vaccin nous a été donné par l’OMS et salué par l’Union européenne et toutes les agences de l’ONU . Le fait de ne pas le valider  nous pousse à nous demander s’il n’y a pas un vaccin pour les Africains et un autre pour les Européens ».

    Le ministre malgache de la Santé, le professeur Jean-Louis Rakotovao-Hanitrala

    Pourtant sur place, les expatriés sont aussi mécontents. Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire, a écrit une lettre au Secrétaire d’Etat Jean-Baptiste Lemoyne ce 24 juin car les Français n’ont accès aux vaccins européens qu’à la seule condition d’avoir plus de 55 ans. Les autres se retrouvent donc dans la même situation que les locaux soit ne pas être vacciné ou l’être mais par un vaccin qui ne permettra pas de voyager vers la France.

    « Chaque jour, nous recevons des dizaines d’interpellations de ceux qui restent ainsi dans l’attente d’une des solutions évoquées ensemble le 14 mai : abaissement du seuil d’âge pour le vaccin Janssen ou importation d’un autre vaccin homologué en France. En effet, sans vaccin, nos compatriotes ne sont pas protégés face au risque qui persiste et qui pourrait s’accroître si les variants déjà présents dans des pays voisins (Afrique du Sud, Île Maurice, …) arrivent aussi à Madagascar. Ne pas être vacciné devient une contrainte lourde pour tout voyage en Europe, imposant une septaine d’isolement peu compatible avec des déplacements professionnels courts ou avec des urgences médicales ou familiales.« 

    Jean-Hervé Fraslin – Conseiller Consulaire sur Facebook

    Les campagnes de vaccination décrédibilisées

    La décision de l’Union européenne a créé un vent de panique chez les populations qui se sont intéroggées sur ce rejet par l’Aurorité de Santé européenne. Est-ce un vaccin sûr ? Est-il efficace ? La conséquence c’est que les africains boudent les centres de vaccinations.

    En réaction et pour essayer de rétablir la confiance les communiqués s’enchaînent alors que les fausses informations et les rumeurs, sur les réseaux sociaux notamment, compromettent, encore plus, les campagnes de vaccination sur le continent. Les États-Unis, à travers leur ambassade, mais aussi le représentant des Nations unies et l’OMS réaffirment, eux, leur soutien au Covishield.

    L’Union européenne a également réagi et rappelé l’importance de la vaccination dans la lutte contre le Covid-19. L’UE explique que l’OMS et l’Académie nationale de médecine de Madagascar (ANAMEM) ont homologué ce vaccin et que l’Agence européenne du médicament (EMA) travaille de manière indépendante et n’a pour vocation que de guider la Commission européenne pour autoriser la vente de médicaments aux pays membres.

    Pourquoi un rejet de ce vaccin ?

    L’EMA a bien validé le vaccin développé par le laboratoire AstraZeneca, mais seulement la version appelée Vaxzevria, qui est produite et manufacturée directement par le laboratoire en Grande-Bretagne ou dans d’autres pays d’Europe. La version appelée Covishield est, elle, fabriquée en Inde par le Serum Institute of India.

    « Le vaccin Covishield est exactement le même vaccin, en termes de qualité et d’efficacité que le vaccin actuellement produit et homologué en EuropeMais comme le vaccin Covishield n’était pas destiné à être utilisé dans l’espace de l’Union européenne, il n’a pas été soumis pour homologation au niveau de l’Agence européenne du médicament. Ça n’enlève en rien la qualité de ce vaccin. »

    Docteur Richard Mihigo, en charge de la vaccination à l’OMS Afrique

    Il s’agirait donc, finalement qu’un simple problème administratif mais qui n’aurait pas d’impact sur la qualité du vaccin. Cependant les conséquences sont bien là… Les expatriés en Afrique, en absence de campagne organisée par Paris, sont obligés de se faire vacciner avec le Covishield. En Afrique, sur les 43 pays qui ont rejoint le dispositif Covax, 37 ont déjà reçu ce vaccin, les cas de Français de nouveaux bloqués hors de France risquent donc une nouvelle fois de se multiplier. Et pourtant, il est bien possible d’organiser une campagne de vaccination à destination de tous les Français de l’Etranger, comme l’ambassade de France en Thaïlande le fait.

  • Algérie : Saïd Bouteflika acquitté, quelle explication ?

    Algérie : Saïd Bouteflika acquitté, quelle explication ?

    En #Algérie, Saïd Bouteflika, frère de l’ancien président a été acquitté samedi par une cour militaire, ainsi que deux généraux et une femme politique. Pourquoi? Tous avaient pourtant été condamnés en 2019 à 15 ans de réclusion pour complot contre l’armée et l’état algérien.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • La France devra augmenter sa production d’énergies renouvelables pour atteindre la neutralité carbone en 2050

    La France devra augmenter sa production d’énergies renouvelables pour atteindre la neutralité carbone en 2050

    Le gestionnaire Réseau Transport Electricité (RTE) publie ce mois-ci l’étude « Futurs énergétiques 2050 » qui décrit six scénarios présentant différentes stratégies si la France veut atteindre la neutralité carbone en 2050. Accroître la part d’énergies renouvelables dans le futur mix énergétique apparaît comme indispensable.

    Si chaque scénario est différent, ils ont tous un point commun : diminuer la consommation finale d’énergie et accroître la part d’électricité dans la consommation finale d’énergie, afin de remplacer petit à petit les énergies fossiles comme le charbon, le pétrole ou le gaz.

    « Tous les scénarios présentés dans cette étude prévoient une forte progression des énergies renouvelables »

    déclare RTE, contacté par EURACTIV.

    Augmenter la production d’énergies renouvelables est un vrai défi pour la France, qui peine à développer leur production.

    « Il faut raccorder les nouvelles installations de production et adapter le cœur du réseau. En utilisant des solutions flexibles en complément d’adaptations ciblées des lignes, on peut utiliser tout le potentiel des infrastructures existantes et accueillir jusqu’à 50 GW de solaire et d’éolien »

    détaille RTE. 

    Dans une étude publiée en janvier 2021 avec l’Agence internationale de l’énergie, RTE énonce les conditions d’un développement efficace des énergies renouvelables sur le territoire français : un « développement important des sources de flexibilité »,  un « pilotage de la demande », un « stockage à grande échelle », des « centrales de pointe utilisant des combustibles décarbonés », et des « réseaux de transport d’interconnexion transfrontalière » sont essentiels.

    50% de nucléaire, 50% d’énergies renouvelables 

    Un des scénarios de RTE prévoit un mix énergétique français à l’horizon 2050 composé à 50% de nucléaire et 50% d’énergies renouvelables. Pour que la France soit en capacité industrielle et technique de produire une telle part de nucléaire trois critères sont nécessaires : le fonctionnement étendu des réacteurs actuellement en service tant qu’ils respectent les normes de sécurité, un rythme de construction élevé pour les réacteurs de troisième génération ainsi que la possibilité de recourir à d’autres types de réacteurs nucléaires tels que les SMR (Small modular reactors). 

    Et ainsi seulement les professionnels du secteur pourraient tenir le rythme. « Cette trajectoire a fait l’objet d’ajustements suite à la consultation publique pour intégrer les contraintes industrielles remontées dans le cadre de la consultation, et elle est aujourd’hui jugée possible par les acteurs industriels de la filière », précise RTE.

    Mais même en cas de relance du nucléaire, il parait clair que les énergies renouvelables occuperont une place bien plus importante qu’aujourd’hui dans le futur mix énergétique français.

    « Ceci sera vrai même en cas de relance du nucléaire, car les réacteurs actuels devront à terme être arrêtés pour des raisons d’âge et parce qu’il n’apparaît pas possible de les remplacer au rythme extrêmement élevé auquel ils ont été mis en service entre la fin des années 1970 et le début des années 1990 »

    analyse RTE.

    Vers une sortie du nucléaire ? 

    Et si la France se passait totalement du nucléaire ? Pas simple lorsqu’on sait que la production d’électricité française d’origine nucléaire représente plus de 70% du mix énergétique national en 2019. Le rapport de la RTE esquisse les contours d’une sortie du nucléaire : cela commencerait par le fait que la France « ne déciderait pas de la construction de nouveaux réacteurs ». 

    Ensuite, il faudrait compter sur une croissance exponentielle des énergies renouvelables, en particulier les filières éolienne et solaire : « Dans le cas des centrales solaires, le déploiement devra atteindre jusqu’à 7 GW en moyenne d’ici à 2050, dans les scénarios les plus ambitieux, contre environ 1 GW/an historiquement », déclare le gestionnaire de transport d’électricité.

    Avant de préciser : « Ces rythmes peuvent apparaitre élevés mais ils sont en phase avec les projections d’autres scénarios internationaux élaborés autour de l’objectif de neutralité carbone. »

    En définitive, ces deux systèmes électriques décarbonés nécessitent des investissement massifs si la France veut atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.  Le nucléaire et les énergies renouvelables ne sont pas « des solutions mutuellement exclusives », conclut l’étude « Futurs énergétiques 2050 ». 

    FILE PHOTO: A general view shows the French oil giant Total Refinery in Donges, France, December 20, 2019. REUTERS/Stephane Mahe/File Photo

    Ce qui est sûr, c’est que la France va bientôt se retrouver confrontée à un défi de taille : dans le cadre du paquet « Fit for 55 », la présidente de la Commission Ursula von der Leyen devrait annoncer en juillet vouloir passer à 38 % minimum d’énergies renouvelables en Europe d’ici à 2030, demandant un effort collectif supplémentaire aux États membres

    Un casse-tête pour la France, qui, en 2020 déjà, avait échoué à atteindre 23 % d’énergies renouvelables.

  • L’Allemagne et les Pays-Bas paieront

    L’Allemagne et les Pays-Bas paieront

    Depuis la crise de 2008 et surtout depuis celle des dettes souveraines en 2012, l’Allemagne et les Pays-Bas ne souhaitent plus prêter leur excédent d’épargne aux autres pays de la zone euro. Ce recyclage avait permis la suppression des écarts de taux entre l’Europe du Nord et celle du Sud entre 1999 et 2008 et contribué à l’expansion de cette dernière durant cette période. La crise grecque a mis un terme à ce circuit de financement. 

    En réalité, un autre type d’intermédiation de l’épargne des Allemands et des Hollandais a été mis en place, sans que ces derniers en soient conscients, afin de canaliser l’excès d’épargne de l’Allemagne et des Pays-Bas vers les autres pays de la zone euro.

    Les banques allemandes et hollandaises ne veulent plus prêter aux autres banques de la zone euro

    Depuis une vingtaine d’année, les Allemands et les Néerlandais dégagent d’importants excédents commerciaux, supérieurs à 5 % du PIB. Jusqu’au début des années 2010, une symétrie existait entre l’excédent extérieur de l’Allemagne et des Pays-Bas et le déficit extérieur des autres pays, le solde global de la zone euro étant à l’équilibre. 

    Avec la succession des crises, les épargnants-investisseurs, en Allemagne et aux Pays-Bas, se sont inquiétés de l’accroissement de la dette interne et de la dette extérieure des autres pays de la zone euro. Les agents économiques allemands et hollandais affichent leur méfiance face à l’augmentation des prêts non performants détenus par les banques hors Allemagne et Pays Bas, ce qui explique le recul des créances bancaires transfrontalières dans la zone euro. 

    De fait, les banques allemandes et hollandaises ne veulent plus prêter aux autres banques de la zone euro. L’excès d’épargne de l’Allemagne et des Pays-Bas, a donc été prêté au Reste du Monde, hors zone euro, en particulier sous forme d’achats d’obligations aux États-Unis. La hausse de ces achats a été marquée à compter de 2010. L’encours de Treasuries américaines est passé de 400 à 1 200 milliards de dollars de 2010 à 2020.

    La Banque Centrale joue le rôle d’intermédiaire

    Face à ce problème, le bouclage de l’épargne au niveau européen est assuré par la Banque Centrale qui joue un rôle d’intermédiaire. L’excès de liquidités des banques allemandes et néerlandaises est placé à la BCE qui le prête aux autres banques Centrales de la zone euro par l’intermédiaire de Target 2, ces dernières pouvant le prêter à leurs banques domestiques. Si jusqu’en 2008 les positions des banques centrales des États membres au vu de Target 2 étaient similaires, une divergence s’est depuis opérée. La position des banques centrales allemandes et néerlandaises est excédentaire de plus de 1 000 milliards d’euros quand celle des autres banques centrales est déficitaire de 1 200 milliards d’euros. 

    Avec le plan de relance européen, « Next Generation », un fléchage de l’épargne du Nord vers le Sud de l’Europe sera opéré. Les 750 milliards d’euros empruntés au niveau communautaire financeront des subventions (390 milliards d’euros) et des prêts (360 milliards d’euros). L’attribution des crédits ne sera pas réalisée au prorata des PIB mais en fonction des situations économiques et sociales des différents États membres. L’Espagne (69,5 milliards d’euros) et l’Italie (68,9 milliards d’euros) sont les grands bénéficiaires des subventions, bien plus que l’Allemagne (25,6 milliards d’euros) ou la France (39,4 milliards d’euros). 

    L’Italie pourrait de plus recevoir plus de 120 milliards de prêts et l’Espagne près de 90 milliards d’euros. Le remboursement des crédits s’effectuera en fonction des PIB des États membres, ce qui aboutit à ce qu’une partie de l’excès d’épargne de l’Allemagne et des Pays-Bas soit utilisée dans les pays périphériques de la zone euro.

    Les institutions européennes contournent le refus des Allemands et des Néerlandais 

    Ce processus correspond à une intermédiation de l’épargne de l’Allemagne et des Pays-Bas par la Commission Européenne. Dans le passé, ce rôle était dévolu à Banque Européenne d’Investissement (BEI) qui depuis 2010 émettait entre 50 et 70 milliards d’euros d’obligations par an. Même si son concours est limité, la BEI a un mode d’intervention fédérale que le plan de relance amplifie. Les institutions européennes contournent le refus des Allemands et des Néerlandais de prêter directement aux États périphérique. 

    Tant que les gouvernements et les opinions de ces pays acceptent le financement de la BCE et celui via des emprunts communautaires, le risque de tensions financières au sien de la zone euro est écarté. À contrario, compte tenu des niveaux d’endettement dans le Sud, toute remise en cause de ces systèmes de recyclage de l’épargne pourrait aboutir à de forts écarts de taux débouchant sur une nouvelle crise des dettes souveraines. L’Allemagne et les Pays-Bas ayant besoin des pays du Sud pour exporter, le stratagème initié par les autorités de Bruxelles et de Frankfort peut perdurer sous réserve de ne pas trop indisposer l’opinion de ces deux pays.

  • Brexit : il y a 5 ans, les Britanniques votaient OUI

    Brexit : il y a 5 ans, les Britanniques votaient OUI

    Le 23 juin 2016, les Britanniques décidaient de quitter l’Union européenne. Depuis le 1er janvier dernier, le divorce est consommé. Les entreprises commencent à en sentir les effets…

    Brexit supporters wave Union flags as the time nears 11 O’Clock, in Parliament Square, venue for the Leave Means Leave Brexit Celebration in central London on January 31, 2020, the moment that the UK formally leaves the European Union. – Brexit supporters gathered outside parliament on Friday to cheer Britain’s departure from the European Union following three years of epic political drama — but for others there were only tears. After 47 years in the European fold, the country leaves the EU at 11:00pm (2300 GMT) on Friday, with a handful of the most enthusiastic supporters gathering opposite the Houses of Parliament 12 hours before the final countdown. (Photo by DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Education, l’engagement de la députée Cazebonne

    Education, l’engagement de la députée Cazebonne

    La députée de la majorité présidentielle, Samantha Cazebonne, qui représente les Français expatriés à Monaco et dans la péninsule ibérique a dédié, en partie, son mandat à l’Education hors de France. Elle continue ainsi son engagement auprès des familles, elle, qui a fait carrière dans ce secteur. Elle fut d’ailleurs proviseur du Lycée français de Palma (Espagne).

    Si une politique était légitime pour organiser un colloque sur l’enseignement français à l’étranger c’est bien Mme Samantha Cazebonne (elle publia d’ailleurs un rapport en 2019). Le 7 juin dernier, ils étaient près de 400 inscrits à avoir répondu à son appel pour participer à cet évènement en ligne, depuis près de plus de 10000 personnes ont visionné le replay sur les différents réseaux sociaux. Un vrai succès d’audience.

    Pendant près de quatre heures, différents acteurs et invités ont échangé autour de quatre thèmes : le développement du réseau, l’évaluation et l’auto-évaluation, la gouvernance et la médiation.

    Réfléchir ensemble à une meilleure organisation

    Mme Cazebonne, riche de son expérience, a décidé de réunir la communauté de l’éducation, ministère, professeurs, parents d’élèves pour casser les murs qui se sont dressés entre les différents protagonistes au fil des années. Les problèmes ayant été mis en exergue pendant la pandémie, il était impératif, pour elle mais aussi pour les acteurs des réseaux, de se réunir pour réfléchir ensemble à une méthodologie afin de dépasser les différends.

    « Nous travaillons tous pour l’avenir de nos enfants »

    Samantha Cazebonne, députée de la 5ème circonscription des Français de l’étranger

    Le colloque fut ainsi bâti comme une « agora » constructive où les paroles furent respectueuses mais franches. Tout au long des tables rondes virtuelles, les oppositions et les problèmes ont été passés au crible. Bourses, soutien au FLAM, cours en distanciel, tarifs, tous les sujets ont été abordés.

    Ensemble, en toute transparence, direction de l’AEFE, de la MLF, les responsables du corps professoral comme ceux des associations de parents d’élèves ont phosphoré pour réinventer le lien qui les unit, pour permettre de désamorcer les futurs conflits dès leur genèse.

    « la gouvernance sera au centre de l’éducation à l’étranger, des consignes ont été données au personnel pour renforcer le lien »

    Olivier Brochet, Directeur du réseau AEFE

    Une plate-forme pour garder le lien

    Samantha Cazebonne en a profité pour présenter Réflexe S, une plate-forme numérique portée par une association créée pour l’occasion. Ce nouvel outil sera pleinement opérationnel début septembre.

    Imaginée comme une interface communautaire, les parents, mais aussi les élèves et les professeurs comme l’administration pourront donc désormais échanger en temps réel. Mme Cazebonne veut ainsi injecter une part de démocratie participative dans la gestion des établissements scolaires français à l’étranger. Consciente des dérapages possibles, elle a prévu d’encadrer les échanges grâce à une équipe de modérateurs s’appuyant sur un charte éthique.

    L’ambition pour son projet est de créer un « laboratoire d’idées ». On y retrouvera toutes les informations nécessaires à la construction d’une réflexion commune. On le sait que trop, l’univers de l’Education française à l’étranger est complexe, grâce aux outils que propose Réflexe S, tous pourront bientôt comprendre les rouages des réseaux.

    En un clic, il sera ainsi possible de découvrir tous les acteurs des réseaux, de se renseigner sur les différents statuts des établissements (gestion directe, homologation, partenaire, FLAM, etc.). Au fil des semaines, de nombreuses fiches seront mises à disposition sur des thèmes spécifiques, pour les plus courageux, ils pourront même accéder à un ensemble de datas que Mme Cazebonne et son équipe ont réunies au fil des années.

    Trouver les chemins de la conciliation 

    Après des mois de tensions, la députée Samantha Cazebonne, en réunissant tous les acteurs, veut trouver « les chemins de la conciliation ».

    A travers des plans, des propositions, qui émergeront de la plate-forme, elle espère pouvoir faire travailler ensemble administration, professeurs et parents d’élèves pour faire évoluer les établissements français vers une nouvelle gouvernance où chacun aura sa place et un rôle.

    Regardez la vidéo de présentation de Réflexe S

  • Consultation : les expatriés et les règles de circulation

    Consultation : les expatriés et les règles de circulation

    Du 09 au 15 juin 2021, nous vous avons proposé de participer à une consultation sur les mesures pour circuler à destination de la France. Vous avez été très nombreux à répondre, 8517 personnes ont rempli complètement notre questionnaire de 5 questions. Nous vous proposons d’en tirer les leçons ensemble.

    Une information insuffisante

    Le premier constat c’est que les expatriés sont peu informés des mesures. En effet, dans notre consultation, vous êtes 61% à déclarer ne pas connaitre les modalités pour accéder au territoire national.

    Si les médias, comme nous, essayons de décortiquer les décrets et autres dispositifs mis en place, il n’existe pas de communication officielle. Ni les consulats, ni la Direction de l’administration consulaire et des Français de l’étranger, n’ont communiqué auprès de leurs administrés. Et pourtant cela est possible, la lettre du Président de la République en avril, à quelques semaines des élections consulaires, a bien été transmise à tous les Français hors de France inscrits sur les registres consulaires.

    Cependant, vous pouvez de vous même vérifier les conditions en accédant au site de votre consulat ou via le site du Ministère des Affaires étrangères et européennes.

    Le Green pass, ce sésame inconnu

    Et sur ces sites, on vous parlera de vaccination ou de test PCR et de leur reconnaissance via le certificat numérique européen.

    Ce document, qui se présente sous la forme d’un QR code imprimé ou digital, est commun à tous les pays de l’Union européenne. Si vous êtes vacciné(e) en Europe, pas de souci, d’ici le premier juillet tous les pays auront converti leurs méthodes de certification et les QR codes émis seront donc lisibles par les autorités françaises au premier juillet.

    Pour ceux vaccinés hors d’Europe, il existe un accord avec les USA et la Grande Bretagne qui permettent à votre vaccination d’être reconnue en France et plus globalement au sein de l’Union européenne. Pour les autres, le test PCR s’imposera même si vous avez été vacciné(e) dans un pays ne permettant pas la reconnaissance via le QR code.

    Pas assez d’accords avec les Etats tiers

    Et vous êtes plus de la moitié à vivre dans un pays qui ne permet pas la reconnaissance automatique de la vaccination. La bonne nouvelle, c’est que l’accès au territoire ne vous sera pas refusé, mais vous devrez présenter un test PCR de moins de 72h ou un test antigène réalisé par un pharmacien ou un médecin de moins de 36h.

    Le bémol, c’est qu’une fois en France, certaines activités sont soumises à la détention du Pass Sanitaire qui s’active via la vaccination reconnue…ou via un test PCR ou antigène (mêmes délais). Il sera donc obligatoire de refaire un test à chaque fois que nécessaire.

    Un Pass Sanitaire mal accepté

    Et cette obligation, vous êtes nombreux à la rejeter. Près de 58% d’entres-vous ne sont pas près à renouveler le test PCR tous les 3 jours pour conserver un Pass Sanitaire actif.

    Et vous avez raison, car peu d’activités sont concernées. C’est principalement les évènements réunissant plus de 2000 personnes comme les matchs de foot, les concerts. Cet été, il faudra faire l’impasse sur ces activités si vous n’avez pas de vaccination reconnue par le certificat numérique européen… ou faire les tests.

    La bonne nouvelle, c’est que ce dispositif n’a été mis en place que pour une durée de 12 mois. Si la pandémie recule encore, l’été prochain devrait être le symbole d’un retour total à la normale.

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