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  • L’investissement est de retour

    L’investissement est de retour

    Depuis de nombreuses années, les entreprises et les États avaient eu tendance à diminuer leurs investissements. Au Royaume-Uni, en 2019, le niveau d’investissement des entreprises était inférieur de 15% à celui des années 1990.

    Même si les bénéfices des entreprises avaient fortement augmenté depuis les années 1980, ces dernières consacraient une plus petite part de leurs flux de trésorerie aux dépenses d’investissement et à la recherche et développement, et davantage aux rachats d’actions et aux dividendes.

    Baisse de la productivité et de la croissance 

    L’attrition des dépenses en capital a contribué à la baisse de la productivité et donc à la stagnation de la croissance. Les États avaient également diminué depuis une vingtaine d’années les dépenses d’équipement. 

    Avec la pandémie, un changement de cap pourrait s’opérer. Ainsi, depuis un an, l’investissement des entreprises américaines augmente à un taux annuel de 15 %. Les grandes entreprises lancent des programmes de recherche et d’équipement. Le processus de digitalisation s’accélère. L’entreprise américaine de télécommunication ATT a décidé de dépenser 24 milliards de dollars pour moderniser ses réseaux quand Sony prévoit un accroissement de son budget d’investissement de 18 milliards de dollars.

    Les dépenses en capital atteignent des niveaux inconnus

    Les entreprises de microprocesseurs se sont engagées dans des dépenses de création de nouvelles usines afin de répondre à une demande croissante. Leurs dépenses en capital atteignent des niveaux jusqu’alors inconnus. L’accumulation des plans de relance laisse entrevoir une augmentation sans précédent depuis les années 1970 de la demande intérieure des États. 

    Les ménages ont accumulé depuis un an des sommes considérables, plus de 3 000 milliards de dollars pour l’ensemble des pays de l’OCDE. Grâce aux mesures de soutien des États, leur niveau de vie n’a pas baissé, voire a augmenté comme cela a été constaté aux États-Unis ou en France.

    Un changement d’état d’esprit 

    Après quinze mois d’épidémie, une soif de dépenses se fait jour sous forme d’achats plaisir. Les réservations pour la période estivale se situent à un très haut niveau malgré l’absence de la clientèle internationale. Les entreprises, face aux prévisions de croissance de la demande, investissent afin d’accroître leurs capacités de production, ce qui constitue un changement d’état d’esprit par rapport aux années précédentes. 

    La pandémie a également souligné l’essor de nouveaux modes de consommation avec le développement du e-commerce qui entre de plus en plus en concurrence avec les magasins traditionnels. 

    Les détaillants de grande distribution investissent massivement dans les offres en ligne pour concurrencer Amazon, Cdiscount et les autres plateformes. Les restaurants continuent d’améliorer leur service de restauration à domicile même après leur réouverture. La digitalisation des activités sort renforcée des confinements. Elle a permis de maintenir l’activité dans de nombreux secteurs. L’essor du télétravail suppose de nouveaux équipements informatiques et des capacités supplémentaires en matière de réseaux.

    +30% d’investissement dans le secteur technologique 

    Les entreprises technologiques qui ont enregistré des résultats en forte augmentation en 2020 consacrent une part croissante de leur chiffre d’affaires à la recherche & développement pour répondre aux nouveaux besoins de leurs clients dans un marché concurrentiel. La hausse de l’investissement dans ce secteur d’activité devrait dépasser 30 % en 2021. La transition énergétique avec l’augmentation du prix de la tonne de carbone conduit également à une progression des investissements. Les entreprises s’engagent dans des programmes d’électrification de leur flotte de véhicules ou l’adaptation de leur parc immobilier.

    Que ce soit aux États-Unis ou en Europe, les gouvernements ont décidé d’augmenter les dépenses d’investissement afin de lutter contre le réchauffement climatique et pour améliorer la compétitivité de leur pays. Le plan de 1 900 milliards de dollars aux États-Unis présenté par Joe Biden vise à mettre à niveau les grandes infrastructures américaines. Il en est de même pour le plan européen de 750 milliards d’euros, complété par les plans des différents États membres de l’Union en vue de relancer massivement l’investissement public dans les trois prochaines années.

    Hausse de l’investissement public 

    Cette augmentation de l’investissement est censée permettre d’importants gains de productivité et une élévation de la croissance potentielle. Celle-ci avait tendance à être inférieure à 1 % en Europe avant le déclenchement de l’épidémie et de se rapprocher de 1,5 % aux États-Unis. 

    Afin de financer les dépenses sociales, notamment celles liées à la santé, la retraite et la dépendance, un taux de croissance potentielle de 2 % serait souhaitable. La progression rapide de l’investissement suppose également celle du taux d’emploi. Les pays avancés risquent d’être confrontés à des pénuries d’emplois dans les prochains mois.

    Améliorer le taux d’emploi 

    Certains secteurs sont déjà à la peine pour recruter faute de candidats disponibles ou formés. L’amélioration du taux d’emploi est incontournable pour pérenniser le retour de la croissance. Le recours à la robotisation et à la digitalisation pourra pallier le manque de personnel mais ne sera pas suffisant au regard des besoins, tant dans les services, que dans l’industrie en cas de relocalisation de certaines activités.

  • Marc Villard, le président de l’AFE, candidat pour le Sénat.

    Marc Villard, le président de l’AFE, candidat pour le Sénat.

    A 15 jours des élections consulaires, nous avons rencontré le Président de l’actuelle Assemblée des Français de l’étranger (AFE), Marc Villard, lui même conseillé sortant réélu au Vietnam. Issus des élections de 2014, les mandataires de la vénérable institution ont été attaqués sur son bilan et sur l’organisation des scrutins du 30 mai.

    Fin du bipartisme chez les expatriés

    Nous commençons logiquement par faire le bilan des élections consulaires 2021. Les membres qui composent l’AFE sont élus parmi et par leurs pairs, les Conseillers des Français de l’étranger.

    614 listes pour les élections consulaires

    Après 70 ans de partage des postes entre les conservateurs, réunis sous la bannière de l’Union des Français de l’Etranger (UFE) et les socialistes (avec leurs alliés) qui se présentaient sous l’association Français du Monde (ADFM), le paysage politique des expatriés s’est atomisé. Nous revenons avec Marc Villard sur les changements qui ont conduit au renouvellement majeur de cette année.

    Participation en berne

    Le succès du vote internet a été majeur mais la disparition de nombreux centres de vote a finalement conduit à une déception sur la participation malgré une riche campagne et l’implication pour la première fois des Etats-majors parisiens. Marc Villard qui fut au coeur du dispositif en profite pour répondre aux critiques d’Anne Genetet, la députée des Français d’Asie et d’Europe d’orientale, qui fut en charge des élections pour La République en Marche, le parti d’Emmanuel Macron.

    Une assemblée soumise aux moyens fournis par le gouvernement

    Il ne faut pas oublier que cette assemblée a un simple avis consultatif et pourtant elle a su travailler avec deux majorités de 2014 à 2021. Marc Villard revient sur les rapports entre les élus consulaires, les parlementaires et l’administration. Pour lui, il a su tout au long de son mandat bâtir une méthodologie de travail avec les députés et sénateurs tout en reconstruisant une relation de confiance avec l’administration.

    « L’Assemblée des Français de l’étranger est une extraordinaire boite à idée pour nourrir la réflexion sur l’action consulaires »

    Direction des français à l’étranger mme Haguenauer

    Tout au long de son mandat il a eu aussi à coeur d’intégrer l’ensemble des élus consulaires aux travaux de l’assemblée. Il regrette cependant n’avoir pu aller plus loin pour renforcer le maillage organique entre les élus AFE et les élus de terrain dans les Conseils consulaires.

    Une candidature au Sénat pour aller plus loin

    C’est donc nourri de son expérience que Marc Villard a pris la décision réfléchie de se porter candidat au Sénat de cet automne 2021. Habitué des relations avec les cabinets ministérielles, les équipes des parlementaires, mais surtout avec les élus locaux, Marc Villard est légitimement candidat pour défendre ses valeurs humanistes et sa connaissance du terrain… aux antipodes d’autres candidatures « parachutées » comme celle de Mme Ségolène Royal. 

    Ecoutez le podcast avec Marc Villard

    Retrouvez le podcast sur toutes vos plate-formes préférées

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  • Algérie : participation timide aux législatives anticipées

    Algérie : participation timide aux législatives anticipées

    En Kabylie comme à Alger, peu d’électeurs se sont rendus aux urnes ce samedi pour les élections législatives anticipées en Algérie comme lors de réforme constitutionnelle.

    En fin de journée, le taux de participation au niveau national s’établissait à 14,47% selon les médias algériens.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Le Parlement approuve le certificat Covid et passe le relais aux États membres

    Le Parlement approuve le certificat Covid et passe le relais aux États membres

    Le 8 juin, le Parlement européen a voté, une nouvelle fois, en faveur du certificat Covid de l’UE, ce qui rapproche l’UE de la finalisation de l’initiative devant entrer en vigueur le 1er juillet et faciliter les déplacements dans l’Union.

    Un certificat pour 12 mois

    Le texte doit encore être formellement adopté par les 27 États membres au sein du Conseil, signé en tant que loi et publié au Journal officiel de l’UE. Il sera en vigueur pendant 12 mois.

    Avant le vote, le rapporteur du Parlement, le législateur espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar, a déclaré que le feu vert du Parlement au certificat vert numérique de l’UE « donnera l’impulsion finale » pour son entrée en vigueur le 1er juillet.

    Le certificat, qui se présentera sous la forme d’un QR code sur téléphone portable ou sur papier, attestera qu’une personne a été vaccinée contre le coronavirus, qu’elle a eu un résultat négatif récent ou qu’elle s’est remise de l’infection.

    Les autorités pourront ainsi déterminer le statut d’un visiteur en se fondant sur les registres de son pays d’origine dans l’UE.

    Le certificat sera délivré par tous les États membres et devra être accepté dans toute l’Europe. Cette mesure est conçue comme une tentative de rétablir la liberté de circulation après les restrictions liées à la pandémie, de relancer l’économie et de sauver la saison touristique.

    Le 17 mars, la Commission a proposé un texte législatif établissant un cadre commun pour un certificat européen. Le compromis politique entre les institutions européennes a été trouvé en procédure d’urgence le 20 mai.

    « Nous parlons d’une vitesse record, à la fin du mois de mai, nous avons conclu un accord »

    le rapporteur espagnol, Fernando Lopez Aguilar

    Des mesures complémentaires possibles

    Le compromis permet aux États membres d’adopter des restrictions supplémentaires en matière de voyage, telles que la quarantaine, l’auto-isolement ou les tests, si nécessaire, pour préserver la santé publique. M. Aguilar a souligné que le Parlement est satisfait des principes de proportionnalité et de nécessité lorsqu’il s’agit pour les Etats membres d’adopter des restrictions supplémentaires.

    Ces mesures doivent être communiquées aux autres États membres et à la Commission au moins 48 heures à l’avance. Elles doivent également être communiquées aux citoyens, de manière précise, au moins 24 heures à l’avance.

    « Les restrictions doivent donc être claires, et les États membres doivent en justifier la raison et en expliquer la portée », a expliqué M. Aguilar.

    La question du prix des tests reste en suspens

    Le prix des tests est une question importante qui a empoisonné le débat interinstitutionnel tout au long du processus, le Parlement faisant pression pour la gratuité.

    Au cours du débat au Parlement, le commissaire européen à la justice, Didier Reynders, a annoncé qu’il fallait s’attendre à « de nouvelles évolutions dans les semaines à venir concernant le caractère abordable du test dans les différents États membres ».

    Afin de garantir que le prix des tests reste abordable pour tous les citoyens et, en particulier, pour les personnes qui traversent quotidiennement les frontières, la Commission s’est engagée à mobiliser un montant supplémentaire de 100 millions d’euros.

    « Il nous faut vraiment vouloir mettre en œuvre ce droit à la libre circulation, mais nous le ferons aussi par des tests, tests PCR et des tests antigéniques rapides, qui sont de meilleure qualité et qui sont très abordables. Ils peuvent donc être fournis à faible coût »

    Commissaire européen à la justice, Didier Reynders,

    La balle est dans le camp des États membres

    M. Aguilar a exhorté les pays de l’UE à s’assurer qu’ils sont prêts pour la mise en œuvre.

    « Ce sont maintenant les États membres qui doivent mettre en œuvre efficacement le certificat et mettre en place l’infrastructure technologique »

    le rapporteur espagnol, Fernando Lopez Aguilar

    La Commission encourage également les États membres à commencer à délivrer des certificats. M. Reynders a souligné qu’il était important de commencer tôt et de résoudre tout problème potentiel dès maintenant.

    « Plus nous pourrons délivrer de certificats, plus le processus sera facile pendant l’été »

    Commissaire européen à la justice, Didier Reynders,

    Le développement technologique de l’initiative a progressé parallèlement aux négociations politiques.

    Le 1er juin, la mise en service du système technique au niveau de l’UE a été suivie par sept États membres qui ont commencé à délivrer leurs certificats. Six autres pays ont passé tous les contrôles nécessaires et attendent maintenant de pouvoir mettre en service leur système.

    « Nous travaillons d’arrache-pied pour assurer un déploiement sans heurts le 1er juillet », a assuré le commissaire Reynders, ajoutant que, jusqu’à présent, le déploiement technique se déroulait bien.

  • Eric Remus : un expat qui voyage entre vins et livres

    Eric Remus : un expat qui voyage entre vins et livres

    Aujourd’hui nous échangeons avec Eric Remus auteur d’un roman à suspense qui ravira les amateurs de bons vins et de bonne chère.

    « Irouléguy mon amour  : itinéraire d’un sommelier» (Editions Persée)  conte l’histoire de Victor Soubéran, un sommelier confronté à un redoutable adversaire qui va échafauder chausses-trappes et malveillances pour nuire à la carrière de ce talentueux représentant d’une oenologie cultivée et de haut-vol . De son école de formation bourguignonne aux restaurants étoilés de New-York en passant par les terroirs du Bordelais et les chais des domaines du nouveau-monde, le personnage d’Eric Rémus possède un palet extraordinaire et nous entraîne dans des dégustations de vins époustouflantes.

    « J’ai été le propriétaire d’un domaine viticole pendant douze ans. Dans ce livre, il y a un élément de passion »

    Eric Remus

    (Re)Découvrir le terroir français

    Le roman est aussi le prétexte à la redécouverte du terroir français au sein du monde authentique des producteurs de grands vins. Il est parsemé de notices  de dégustation et d’éléments historiques qui en font un excellent livre pédagogique pour celles et ceux qui veulent découvrir ou approfondir leur connaissance de la sommellerie. La narration est bâtie autour d’une intrigue toute en finesse et en rebondissements. Un livre à découvrir cet été en terrasse, sur la plage, ou un verre de bon vin à la main.

    Boris Faure : Eric Rémus, vous venez de publier en mars ce roman qui est votre deuxième livre. Votre personnage principal vit et travaille en partie à l’étranger même s’il s’inscrit aussi dans le terroir français. Vous avez également connu une expérience d’expatriation et avez travaillé à l’international. Vous considérez-vous comme un expatrié ?

    Eric Remus : Je ne peux pas me qualifier d’expatrié mais j’ai fait mon service de coopération à New-York. Je travaillais pour la Direction des relations extérieures (DRE) rattachée aux affaires étrangères. J’exerçais plus précisément auprès  des Nations Unies. Cette expérience de coopération a duré 14 mois. Puis j’ai enchainé sur un NBA pour un total de deux ans de séjour new-yorkais.

    Boris Faure : Ce roman a un rapport avec votre vie professionnelle, n’est-ce-pas ?

    Eric Remus : Oui, mais je voulais une histoire qui se tienne comme un roman. Après douze ans d’expérience viticole je souhaitais traiter des métiers que j’ai pu découvrir et notamment la sommellerie ou les métiers de la gastronomie et du négoce. Sans tomber dans le didactisme. Toute ma vie internationale s’est déroulée dans un univers anglo-saxon dans le domaine bancaire puis dans le courtage d’assurance. C’est ma troisième vie qui a débuté en 2007 avec l’achat de vignes puis la gestion d’un domaine qui a inspiré ce livre.

    Boris Faure : Le personnage principal s’appelle Victor Soubéran, on pense au nom de famille des méchants chez Pagnol. pourquoi ce patronyme ?

    Eric Remus : C’est une référence à ma famille maternelle qui vient d’Ardèche. C’est un clin d’oeil. 

    Une immersion dans l’univers viticole

    Boris Faure : Le livre débute par une scène époustouflante lors du Tsunami. Du vécu ?

    Eric Remus : Non. Mais quand on se met en recherche d’un domaine viticole à acheter en 2006, un des vendeurs potentiels avait  perdu sa petite fille dans le tsunami. J’avais trouvé l’échange avec cette famille bouleversant. J’ai donc utilisé cet épisode dans des conditions différentes

    Boris Faure : Avec l’achat et la gestion du Château Edmus vous entrez de plein pied dans l’univers viticole.

    Eric Remus : Oui, j’ai été le propriétaire et le gérant de ce domaine viticole pendant 12 ans. J’ai suivi les choses de près, en touchant à toutes les professions connexes. Pour les connaissances en sommellerie développées dans le livre, j’ai dû faire des recherches complémentaires que j’ai pu absorber facilement de part cette activité antérieure qui me donnait les clés de compréhension principales du métier. Dans le livre, il y a donc un élément de passion et un élément de bachotage. Etre Viticulteur à Saint-Émilion, c’est découvrir la magie du vin et autour du vin. Mes recherches m’ont fait voyager vers d’autres terroirs et amené jusqu’aux vins du nouveau monde.

    Dans ce livre il y a 80% de choses vécues mais pas toutes nécessairement par moi.

    Boris Faure : Vous avez écrit ce livre à quelle occasion ?

    Eric Remus : J’avais ce projet depuis deux ou trois ans, mais je l’ai réalisé vers la fin février l’année dernière. Ce n’était pas un projet lié au confinement mais ce dernier est arrivé pour réguler mon organisation de travail. Par exemple l’heure de sortie autorisée m’offrait une heure d’oxygénation et de promenade en fin de matinée qui me permettait chaque fois de revenir avec une idée nouvelle, une situation à travailler. L’idée par exemple du collectionneur d’étiquettes vient d’une de ces promenades (le grand-père du personnage principal collectionne les étiquettes de bouteille et l’initie ainsi à la découverte du vin).

    Cuisines et vins

    Boris Faure : Le livre retrace le parcours initiatique de Victor à travers ces études de sommellerie puis un passage en cuisine. Il y a une ressemblance avec votre enfance ou vos études ?

    Eric Remus : Le parcours de Sommellerie correspond à des études techniques. J’ai fait Science-Po, ce qui est différent. Mais j’ai eu, comme Victor,  une adolescence chahutée. Ses études vont cependant révéler ses qualités de fond peu à peu. Comme pour mon personnage mon adolescence est une longue chute jusqu’au Bac. A quelques semaines de l’épreuve je me suis remis à travailler. Puis j’ai pu enchainer sur Sc Po. Pour me documenter sur le métier, j’ai fait notamment appel au fils d’un ami qui termine ses études dans la prestigieuse école de cuisine Ferrandi. C’est lui qui m’a parlé du livre de cuisine de référence de Michel Maincent que j’évoque dans le roman. Du coup, quand je décris un vin j’associe le plat servi avec. C’est une originalité du livre.

    Boris Faure : Je vais vous poser une question classique pour un amateur de vin. Vous êtes plutôt Bourgogne ou Bordeaux ?

    Eric Remus : Mon personnage semble connaitre beaucoup mieux les Bourgognes que les Bordeaux, pour moi c’est exactement l’inverse. Le Mentor de Victor qui se nomme Dominique Dangeville dans le livre a  une bonne connaissance des vins de Bourgogne et Victor a fait son école de formation à Dijon. Cependant sa première expérience dans un Chai se déroule à Fronsac dans le Bordelais. Je me suis servi de ma connaissance de la rive droite du bordelais (Saint-Emilion, Fronsac, Pomerol) à ce propos. Mais d’’un point de vue gustatif, en tant qu’amateur de vin, je suis assez éclectique en réalité.

    Boris Faure : Et le nom du roman qui vient d’un vignoble du Sud-Ouest ?

    Eric Remus : Irouléguy, ce titre me plaisait malgré une dimension régionale forte qui faisait d’ailleurs que certains  m’ont conseillé d’en changer. Mais j’aimais sa musicalité. Et cela renvoie évidemment à Duras et à Hiroshima mon amour.

    Boris Faure : Vous évoquez de façon documentée les vins du Nouveau-Monde. Pouvez-vous m’en parler ?

    Eric Remus : Je me suis en effet beaucoup documenté sur les caractéristiques de ces vins. Les domaines en Australie ou en Afrique du Sud sont d’Immenses propriétés avec plusieurs centaines d’hectares. Il y a des terroirs d’exception qui sont la vitrine de ces domaines, sur de très petites parcelles, et donc l’essentiel de ces propriétés concerne le vin plus grand public cultivé sur de grandes surfaces. Ce sont les terroirs d’exception qui sont les portes étendards de la propriété. 

    Le héros du livre est poursuivi de l’animosité d’un fils de négociant puissant. Il a besoin de s’éloigner pour échapper à sa vindicte. Ce qui le fait aller en Nouvelle-Zélande (qui possède des cépages classiques comme le  Merlot ou le Chardonnay…). C’est une terre où il n’y a  pas de cépages autochtones contrairement à l’Afrique du Sud. 

    Boris Faure : Un mot sur le concours de Sommellerie qui va être au centre de l’animosité tenace de Jean-Sébastien Malfroy, un redoutable adversaire pour notre héros. Comment vous en est venue l’idée ?

    Eric Remus : Le monde du négoce et des collectionneurs de vin n’est pas exempt de fraudes et de manipulations. J’ai été inspiré de l’affaire de fraude de Rudy Kurniawan, un collectionneur réputé qui aurait vendu pour des millions de dollars de faux grands crus français. Il a dupé des centaines de négociants et sommeliers américains. J’ai donc imaginé dans ce monde du vin et de la sommellerie des fraudes, des arnaques et les choses se sont enchainées au fil de l’imagination pour dessiner cette rancoeur tenace entre Malfroy et Soubéran.

    Boris Faure : Pourquoi autant de ténacité justement ?

    Eric Remus : Je prive Malfroy de la seule récompense qu’aurait pu avoir son fils indépendamment de celles qu’auraient pu avoir son père.

    Boris Faure : C’est un livre à suspense mais sans grande violence ?

    Eric Remus : Ce n’est pas un livre sanguinolent, le suspense ne repose pas sur l’hémoglobine. On est parfois « au delà de la limite » avec cette courtisane qui met un somnifère dans le verre de Victor. Mais on reste dans le  domaine du possible. Je me suis inspiré de la façon de construire une intrigue de Douglas Kennedy. On a ainsi un personnage classique qui tombe de Charybde en Scylla. Je voulais  voir Victor s’enfoncer puis s’en sortir. 

    Boris Faure : Comment vous est venue votre envie d’écrire ce livre à la base ?

    Eric Remus : J’avais écrit un premier livre qui avait été publié en 1998 avec Didier Roustan (Bleus en Noir – Belfond). Pour écrire j’ai besoin d’un horizon de temps de plusieurs mois. J’ai toujours eu le goût de l’écriture même quand j’écrivais un rapport technique dans mon travail. Mais j’avais envie d’écrire sur le vin depuis longtemps. De manière indépendante du confinement, après avoir cédé mon domaine, j’ai eu du temps pour mener ce projet. 

    Boris Faure : Vous avez éprouvé beaucoup de plaisir ?

    Eric Remus : Dans l’écriture d’un livre il y a trois moments de satisfaction : Quand on met le mot fin dans le manuscrit, Quand on trouve un éditeur puis quand vient le succès littéraire.

    Boris Faure : D’où vient votre goût de l’écriture ?

    Eric Remus : Il y a un élément d’atavisme dans mon goût pour les lettres. Ma mère avait des qualités de plume assez exceptionnelles. Quand elle écrivait une lettre personnelle elle y mettait beaucoup de soin. C’est elle qui m’a appris à lire de façon précoce, et j’ai trouvé très vite un plaisir à écrire. Le plaisir de la lecture a permis de l’entretenir. J’ai aussi essayé de décortiquer les narrations, pour comprendre le squelette des livres de John Grisham, par exemple. Pour aller au delà du seul plaisir d’écrire, pour apprendre à construire une histoire. 

    Boris Faure : Est ce que votre roman est un livre de plage alors que l’été approche ?

    Eric Remus : Je le crois. Ça reste un livre assez léché. Il faut un intérêt pour le vin pour l’apprécier. Sans avoir besoin d’être un connaisseur. Même si on sait que c’est un connaisseur qui l’a écrit. Ça reste un livre léger. C’est un livre de loisir assumé. 

    Boris Faure : Et si on devait le comparer à un vin ?

    Eric Remus : Je dirais le Chateau Elmus. Qui a été mon domaine. Ce n’est pas un vin très connu. Mais cela a été mon vin. Et c’est mon livre.

  • Sahel : E. Macron annonce la fin de « Barkhane »

    Sahel : E. Macron annonce la fin de « Barkhane »

    C’est l’annonce du président français ce jeudi 10 juin. Les troupes françaises sont engagées dans les pays du Sahel depuis 2013 dans la lutte contre les groupes terroristes..

    Les troupes françaises de L'opération "Barkhane" sont engagées au Sahel depuis 2013 dans la lutte contre les groupes terroristes

    Une force internationale ?

    Barkhane devrait laisser la place à une « force internationale » dont la composition reste à déterminer mais la France y participera bien.

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • la Fête de la Musique, demandez le programme !

    la Fête de la Musique, demandez le programme !

    1981, Mitterand arrive au pouvoir en France, les médias sont libérés de l’emprise étatique et la culture qui a soutenu le nouveau président trépigne d’impatience pour pouvoir s’exprimer librement et partout… C’est dans dans ce contexte que Jack Lang, fraîchement nommé ministre de la Culture, initie la création d’un événement mettant la musique à l’honneur

    C’est Maurice Fleuret, directeur de la musique et de la danse, qui est chargé de créer cette immense manifestation populaire, qui serait organisée chaque année, le jour du solstice d’été, partout en France. La première Fête de la musique a lieu le 21 juin 1982 : c’est un succès. Des milliers d’événements naissent au quatre coins du pays, rassemblant les amateurs de musique et les artistes, pour une gigantesque fête populaire.

    « Il fallait un événement qui permette de mesurer quelle place occupait la musique dans la vie individuelle et collective. Un mouvement spectaculaire de prise de conscience, un élan spontané pour alerter l’opinion et peut-être aussi… la classe politique. C’est pourquoi le ministère de la Culture a eu l’idée d’organiser une Fête de la Musique en 1982. Une fête non-directive, qui rassemble tous les Français pour qui la musique compte. Faites la fête ! Faites de la musique ! »

    Maurice Fleuret dans Télérama en 1983

    120 pays célèbrent la Fête de la Musique

    Aussi, très vite, la Fête de la musique, qui s’est emparée de la France et des Français, dépasse les frontières : depuis 2017, on comptabilise plus de 120 pays à célébrer la musique le même jour. On fait le point pour vous.

    Cette année, sur fond de crise sanitaire, la Fête de la musique à l’international se réinvente à nouveau pour pouvoir célébrer la musique et la diversité des pratiques et des expressions musicales, malgré les contraintes de distanciation sociale. Entre évènements en ligne et en présentiel, les organisateurs vous proposent aux 4 coins du monde des programmes originaux.

    En France, les mini-concerts

    En plus de la fin du masque en extérieur et du couvre-feu, les Français ont appris qu’ils pourront profiter de mini-concerts dans les bars et restaurants le 21 juin. Sur Franceinfo, Roselyne Bachelot a aussi annoncé que le protocole sanitaire serait allégé pour la Fête de la musique. 

    L’évènement majeur c’est le concert géant à Paris. Avec plus de quarante artistes et une centaine de chansons, le concert sur le célèbre court Philippe-Chatrier promet de faire danser les Parisiens. Les 4000 spectateurs attendus pourront se déhancher sur des morceaux de pop française actuelle mais aussi sur des tubes des années 80. Au programme : Texas, Vianney, Patrick Bruel, Clara Luciani, Pascal Obispo, Eddy de Pretto ou encore Gilbert Montagné et Jean-Pierre Mader. La soirée battra son plein de 19 à 22h (CET) et sera présentée par Garou et Laury Thilleman. Diffusé sur France 2 en direct et rediffusé sur TV5MONDE, le show sera complété par une scénographie signée Kamel Ouali. 

    Les Instituts français donnent le La

    Comme chaque année c’est le réseau des Instituts Français qui se mobilise dans le monde pour faire découvrir la chanson française. Si un grand nombre d’acteurs du réseau culturel français vont proposer des éditions en ligne, il y a aussi des évènements publics de prévu là où c’est possible. Renseignez-vous auprès de votre consulat.

    Au Liban, la musique au Balcon

    Dans ce pays meurtri par 2 années de crise financière en plus de la pandémie, L’Institut Français s’ouvre à tous les Libanais, amateurs comme professionnels. L’IF les invite à réinvestir l’espace public, les balcons et les jardins pour faire résonner la musique à travers tout le Liban et la partager avec le public en postant des vidéos sur les réseaux sociaux avec les hashtags #FDLMLiban et #3altarik. L’Institut français du Liban partagera les vidéos tout le week-end sur Facebook @Fête de la Musique – Liban et Instagram.

    Du côté des concerts en présentiel, l’Institut français a collaboré avec des partenaires libanais pour le choix des groupes musicaux et des artistes. La musique étant un patrimoine culturel, une grande variété musicale sera à l’honneur, de la dabké au reggae remixé en passant par le hip-hop et l’électro.

    A Casablanca, l’IF ouvre ses portes à tous

    Tous les musiciens de Casablanca ont été invités à investir, avec leur instrument, les différents espaces de l’Institut. Pour y assister, il vous suffira de vous promener dans les différents bâtiments de l’IF : 121, 123, le nouveau bâtiment Campus France et même le parc Mohamed Abdou.

    Au Cameroun, l’institut descend dans les rues

    L’Institut Français du Cameroun à Douala délocalise la Fête de la Musique et part à la rencontre du public dans différents arrondissements de la ville. Pour cela, l’IFC s’associe à divers lieux partenaires pour diffuser des artistes et groupes musicaux. Tous les soirs, depuis le 16 et jusqu’au 21 juin, six soirées de concerts sont organisées dans 6 lieux différents.
    De plus, trois projections du documentaire “Tonton Manu”, en hommage à Manu Dibango, seront programmées le dimanche 27 juin et lundi 28 juin 2021.

    4ème édition en Indonésie

    Pour cette quatrième édition de la Fête de la Musique en Indonésie, l’Institut Français d’Indonésie collabore pour la deuxième fois consécutive SRM et ses talentueux artistes, tous issus d’horizons très différents. Ensemble, ils célèbreront la Fête de la Musique le dimanche 20 juin 2021, de 13h00 à 21h00. Les performances seront diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’Institut Français d’Indonésie à partir de 13h00.

    Du jazz au hiphop en passant par la musique électro et des néophytes aux professionnels reconnus de l’industrie de la musique, cette quatrième édition promet des prestations de haut vol ! En ligne ou sur place, ne manquez surtout pas les performances épiques de Guernica Club, Sunwich, Groovebox Story, Bilal Indrajaya, Leonardo Ringo, Basboi et des nombreux DJs qui seront présent! Vous pourrez également retrouver la performance jazz de l’artiste français Maher Beauroy au Cosmik Carnaval.

    Les IF ouvrent leurs collections en ligne

    Il y d’autres évènements, mais beaucoup moins que lors de l’édition 2019. Les contraintes sanitaires sont toujours en place dans de nombreux pays, c’est pourquoi le réseau des Instituts français souhaite mettre en lumière ses ressources afin de nourrir tous les francophones en ouvrant à tous des dispositifs tels que La Collection, la plateforme IFcinéma ou encore Culturethèque.

    Les Alliances françaises, l’autre réseau

    La musique porte souvent la langue. Le réseau d’apprentissage du français pour adultes, l’Alliance Française, l’a bien compris. Elle propose depuis de nombreuses années via ses agences éparpillées dans le monde de nombreux évènements liant musique et la langue française.

    A Panama, on réfléchit en musique

    La Mairie de Panama, « Alianza Sonoras » de l’Alliance Française et du Centre Culturel International, propose des concerts et une table ronde à l’occasion de la Fête de Musique avec des artistes de divers genres musicaux et des experts dans des sujets liés à l’industrie musicale.

    1 concert à Madagascar

    En partenariat avec Telma Madagascar, l’Alliance Française organise un concert d’exception avec les artistes Samoëla, Mami Bastah, Faniry Quartet et Jesus Soldiers le samedi 19 juin.

    Et des rencontres en ligne

    En Europe, l’Entente des Associations Francophones aux Pays-Bas, la fédération des Alliances françaises des Pays-Bas et les Alliances françaises de La Haye, Utrecht, Amsterdam, Rotterdam et Bruxelles-Europe se sont réunis pour vous inviter au concert de Tess et les Moutons. C’est gratuit pour y participer il suffit d’envoyer un mail à l’adresse pour recevoir les accès : [email protected] .

    Au Royaume-uni, L’Alliance Française de Milton Keynes vous propose aussi une série de concerts et évènements en ligne.

    TV5MONDEplus, des concerts et des docs gratuits pour fêter la musique

    Grace à TV5MONDE et ses partenaires répartis sur tout la planète francophone, vous retrouverez via votre compte gratuit sur la plate-forme mondiale TV5MONDEplus, 4 émissions qui décryptent l’actualité musicale, 6 documentaires et 3 concerts inédits.. en plus des 5000 heures de programme mises à votre disposition. De quoi faire durer le plaisir

  • Vibrer pour les Bleus partout dans le monde

    Vibrer pour les Bleus partout dans le monde

    L’Euro 2021 (11 juin-11 juillet), décalé d’un an suite à la pandémie de Covid-19, commence, ce 11 juin. Premier match pour les Champions du Monde ce mardi 15 juin à 21h (CET). Le site Lesfrancais.press vous propose quelques plans pour soutenir les Bleus quand on est expatrié(e).

    En Europe, la mobilisation est forte mais la Covid freine l’enthousiasme

    Aux quatre coins du continent, les expatriés français se préparent pour soutenir les Bleus. Malheureusement, dans de nombreux pays, les mesures sanitaires empêchent l’organisation d’évènements. On vous présente les principaux spots qui peuvent recevoir les supporters.

    Belgique – Bruxelles

    A Bruxelles, le rendez-vous est toujours au parc du Cinquantenaire, où l’Union des Français de Belgique organise sa « Fan Zone France ». En collaboration avec The International Football Village, l’association vous propose, pour chaque match, un espace dédié dans un cadre prestigieux pour 10€ avec une boisson. Sur place, il sera possible de s’équiper comme un vrai supporter et pourquoi pas s’aventurer dans l’atelier gratuit de maquillage.

    Espagne – Barcelone

    Direction l’Estació de França, où est organisée une retransmission par le groupe Facebook Les Français à Barcelone. Les réservations sont obligatoires, par tables de 6, avec des planches garnies de produits français (charcuterie, fromage, bière…), 150 € par table. À réserver sur le site en cliquant ici.

    Portugal – Lisbonne

    Pour suivre les matchs ca se passe au au Spot Lisboa. Ce bar est dédié aux sports et au football en particulier, les écrans nombreux et l’ambiance monte vite quand de grands évènements sportifs sont diffusés. l’ établissement est situé à la frontière entre le Chiado et la Baixa au 14 de la Rua Nova de Almada entre la place du Commerçio et la mairie de Lisbonne. Bonus pour l’ambiance française, le lieu a été conçu est dirigé par Stéphane, un français vivant à Lisbonne.

    Royaume-Uni – Londres

    Pour supporter les Bleus, le Cercle des Français officiel de Londres a vu les choses en grand en privatisant The Piano Works, un temple du football situé entre Piccadilly Circus, Trafalgar Square et Leicester Square. Ambiance et émotion garanties avec écrans géants, happy hour, speaker, machine à fumée, salle décorée aux couleurs de la France et évidemment une sélection de bières.

    Aux USA, les Français s’organisent

    De San Franciso à New-York, de nombreux établissements français, malgré le décalage horaire, se sont mobilisés pour offrir de nombreuses animations aux expatriés.

    USA – New-York

    Félix, c’est l’institution française à New York. Ce le bistro gastronomique est installé à SoHo. Il a annoncé qu’il sera ouvert pour les trois matches de qualification (en espérant continuer l’aventure) et proposera des formules spéciales avec planches de charcuterie et fromage. Cinq écrans sont installés pour diffuser les rencontres en intérieur et sur sa terrasse. 

    Bar Tabac, avec un tel nom comment passer à côté des matchs de l’équipe de France. Ce restaurant français situé à Cobble Hill à Brooklyn passera tous les matches des Bleus. 

    USA – San Francisco

    Le repère des francophones, Café Bastille, va vibrer au rythme des matchs de l’Euro. Il retransmettra tous les matchs des Bleus sur leurs terrasses. 

    USA – Miami

    A Miami, on prendra le chemin de l’établissement Semilla Eatery & Bar, situé à Miami Beach. La direction française a décidé de diffuser toutes les rencontres sportives et ouvrira même les portes de son établissement en avance pour que les supporters puissent encourager les Bleus. 

    USA – Washington D.C

    Le Lucky Bar est la référence dans la capitale américaine pour regarder les matches de « soccer ». Il sera ouvert pour les rencontres dès tôt le matin.

    En Asie, quelques téméraires tentent la diffusion malgré le décalage horaire

    Japon, Chine, Vietnam, Thailande, voilà des pays qui aiment le foot mais le décalage horaire aura surement raison des plus courageux. En effet, les matchs commencent entre minuit et 5h du matin selon son fuseau horaire sur ce vaste continent. Nous avons cependant dénicher quelques adresses.

    Japon – Tokyo

    Dans la capitale japonaise, le bar Bonjour Tokyo vous invite chaque mardi pour faire la fête ensemble, échanger et pratiquer la langue française dans un cadre sympathique et idéal pour la discussion ! Vous pouvez ainsi vous faire de nouveaux amis et améliorer votre français/japonais !
    Rendez vous au Bar Bonjour Tokyo de 18h à…, Entrée Gratuite et Boissons à partir de 500¥. le 15 juin l’établissement poussera les murs et les horaires pour suivre le premier match des Bleus.

  • Un été sous le signe de la Culture avec TV5MONDEplus

    Un été sous le signe de la Culture avec TV5MONDEplus

    Cet été vous avez décidé, enfin, de vous bouger. Après plusieurs mois sous le régime de la pandémie, c’est l’heure de reprendre le chemin de la France. Pour y Passer des heures allongée sur le sable ? Pour retrouver les saveurs gastronomiques ? Découvrir le riche tissu culturel ? Surement et vous avez raison, vous le méritez. Mais l’été c’est aussi une période propice pour apprendre de nouvelles choses, aller au bout de vos projets et vous cultiver. Beau programme ! Et coup de pouce, TV5MONDEplus vous accompagne tout l’été en vous proposant une sélection des meilleurs documentaires de l’année qui ont été diffusés sur les plus grands réseaux francophones de la planète.

    L’offre francophone la plus riche au monde

    L’offre proposée par TV5MONDEplus est dense : découvertes, sciences, histoire, musique, arts, etc… Et parmi ces centaines de documentaires disponibles sur la plate-forme gratuite et accessible de quasiment partout (désormais aussi distribuée par certains opérateurs aux USA), La rédaction du site Lesfrancais.press vous propose de découvrir ses coups de coeur.

    TV5MONDEplus
    TV5MONDEplus
    https://www.tv5mondeplus.com/login

    Intox ? Décryptage en 2 docs !

    La fabrique du mensonge, les fake news au pouvoir

    Avec Internet et les réseaux sociaux, nos accès à l’information se sont démultipliés. Une chance ? Oui, lorsque celle-ci est vérifiée et vérifiable. Mais combien de mensonges et de fausses vérités circulent et se partagent parmi ce flot de nouvelles ?

    Les fake news sont devenues de nouvelles armes politiques. Comment sont-elles fabriquées ? Comment se propagent-elles ? Comment les combattre ? Reportages aux États-Unis et au Brésil.

    Réalisation : Arnaud Lievin, Elsa Guiol (France, 2020)

    La fabrique du mensonge, fake news sur ordonnance

    Analyse du succès de « Hold-up », de Pierre Barnérias, dénoncé comme une compilation des fausses informations circulant sur les réseaux sociaux depuis le début de la pandémie. Qui est Thierry Casasnovas, gourou du « manger cru » ? Comment convainc-t-il ses adhérents ? Quelles sont ses intentions ?

    Réalisation : Elsa Guiol, Benjamin Teil, Lucile Berland (France, 2021)

    1 web-série qui met à l’honneur l’Histoire de France !

    TV5MONDE Webcréations et l’INA s’associent à nouveau et proposent une nouvelle série documentaire intitulée :  » Morts pour la cause… Mais laquelle? « .

    Totalement inédite, cette websérie de 6 épisodes de 12 minutes, réalisée par Olivier Carpentier et Nicolas Brénéol, revient sur les morts des grands personnages de l’histoire de France. De Jeanne d’Arc à Jean Jaurès, bien des personnalités historiques ont payé leur engagement de leur vie. Mais au fait : qui les a tués, et pourquoi ?

    Des documentaires en vrac

    L’Histoire et les faits de sociétés sont à l’honneur, mais ce n’est pas tout. Voilà quelques documentaires à découvrir d’urgence.. une fois, installé dans votre hamac ! 😉

    Ni fille, ni garçon

    Certains enfants naissent avec une ambiguïté sexuelle : leur anatomie n’est ni typique- ment masculine, ni typiquement féminine. Aujourd’hui, les pratiques commencent à évoluer dans la manière de les accompagner. À travers l’histoire des familles de Gabriel, Sophie et Justin, l’intersexualité et ses tabous sont mis en lumière.

    Réalisation : Mireille Paris (Canada, 2016).

    Bus campus – De l’école primaire à l’université

    C’est l’histoire d’enfants, de parents et de pédagogues qui mettent l’éducation au centre de leurs préoccupations. Le récit d’une année scolaire dans deux écoles de Schærbeek. Radi, Yassmine, Adrian et Oussama, élèves issus de l’immigration, ont l’opportunité de suivre des cours à l’université libre de Bruxelles. Leurs portraits.

    Réalisation : Stéphanie De Smedt (Belgique, 2019).

    Le monde racisé du cinéma français

    Pourquoi les noirs restent-ils cantonnés à des rôles stéréotypés dans le cinéma français ? Acteurs et réalisateurs dressent le portrait d’un milieu qui tarde à s’ouvrir à la diversité et racontent leurs luttes pour une représentation plus conforme à l’évolution de la société.

    Réalisation : Blaise Mendjiwa (France, 2019).

    Les routes de l’esclavage

    En quatre volets, une enquête choc sur l’un des plus grands crimes contre l’humanité, im- pliquant l’Europe, l’Asie, l’Afrique et les Amériques. Une histoire qui pose une question fon- damentale : comment l’Afrique s’est-elle retrouvée au cœur des routes de l’esclavage ?

    Réalisation : Daniel Cattier, Juan Gélas, Fanny Glissant (France/Belgique/Portugal, 2018).

    Created with GIMP

    Divine Victorine

    Qu’est-ce qu’un studio de cinéma ? Une multitude de hangars de différentes tailles, posés sur un terrain vague. Aux studios de la Victorine, on retrouve cet agencement, mais le site surplombe Nice et la mer. Le lieu est remarquable, mais aussi habité par des fantômes…

    Réalisation : Julien Donada (France, 2019).

    L’énigme Charles Boyer

    Étudiant de Figeac, Ulysse, cinéphile invétéré et critique dans une radio locale, est fasciné par le destin exceptionnel d’un acteur de théâtre et de cinéma, né dans cette même ville : Charles Boyer (1899-1978). Il tente de résoudre les énigmes qu’il décèle dans la longue et belle carrière du French lover.

    Réalisation : Patrick Cazals (France, 2019).

  • La Méditerranée n’est pas une île.

    La Méditerranée n’est pas une île.

    Le plan de relance européen s’échoue en Méditerranée. Faut-il croire que la mer est un mur ? Pourtant, voilà des milliards. Comme s’il en pleuvait. De l’hélicopter money disent les Américains. Une certitude : ces emprunts, cet argent distribué, ne peut exister que dans les pays riches.  L’Europe, donc, n’est pas en reste. Elle a dés l’an dernier, concocté un plan « d’urgence » de 750 milliards d’euros. Par rapport aux Américains cela semble petit, mais si l’on ajoute les dépenses de chaque pays, le volume atteint est respectable.

    L’urgence, dit-on, commande. Même s’il a fallu un an, entre la décision et le moment où les premiers euros arrivent. Heureusement, on n’a pas attendu pour dépenser.

    La France devrait mettre 60 ans à rembourser la dette covid. L’Allemagne sept ans. Embêtant pour l’équilibre européen. Mais si la France se muscle un peu, qui sait, on pourrait aller plus vite. D’autant que le plan d’urgence ne distribue pas les prêts contractés en commun selon la règle habituelle des dépenses, mais selon la gravité de la crise covid dans chaque pays. Ainsi l’Italie, l’Espagne et la France, la Grèce, le Portugal reçoivent plus qu’elles n’auraient obtenu selon les règles proportionnelles en vigueur. 

    Où va l’argent ?

    La vraie question que posent les prêts, c’est de savoir où on met l’argent. Acheter du chocolat  ou investir dans de nouvelles machines ? Et où ? En géopolitique, la réponse est facile. 

    L’Allemagne et les autres pays européens ont compris que si l’Europe du sud, par sa faiblesse, divorçait de l’Europe du nord, alors il n’y aurait plus d’Europe du tout, plus de marché unique, plus de clients, des petits bouts ranconnés par la Chine ou l’Amérique.

    L’Europe méditerranéenne s’essouffle, alors que celle du nord s’active. Il faut regarder l’insolence de l’Irlande : Quand les Etats-Unis proposent un taux d’imposition minimale sur les sociétés, le G7 approuve, et l’Irlande ose dire non ! Ce n’est pas la Grèce qui pourrait dire non. Quand elle l’a dit, deux fois, elle a coulé. Elle a donc fait comme si elle avait dit oui. Plus personne, en Grèce, ne songe à quitter le nid de l’euro. S’il n’est pas douillet, il y a un toit. 

    Ce raisonnement qui a conduit les Européens du nord à offrir des garanties financières  à tous les pays européens, à accorder des prêts à ceux du sud, correspond à une politique nécessaire. 

    Malheureusement, elle ne va pas au bout de sa logique. 

    Europe du Nord et du Sud, même combat !

    L’Europe du nord ne sera ni riche, ni sûre, ni paisible, sans l’Europe du sud. Et l’Europe des 27 ne le sera pas non plus si elle est bordée par des conflits et la pauvreté. 

    Au sud, le Maghreb cumule mille drames possibles. Une crise dans l’un des trois pays d’Afrique du nord affecterait immédiatement l’Europe. A vrai dire, les crises sont là.

    Elles ne peuvent qu’empirer : si le risque islamiste est le plus visible, il est le moins important. Il est connu et combattu. Il y a une forme de consensus sur la menace. 

    Le risque migratoire, lui, est illustré par le retour des boat people et des morts. Il s’invite dans le chantage et les querelles diplomatiques. La crise entre l’Espagne et le Maroc le montre. Que le Maroc fasse un signe, les immigrés débordent les grilles de Ceuta. Que le gouvernement espagnol accueille un leader sahraoui, soutenu par l’Algérie, voici le détroit bloqué. Les conflits du Maghreb s’invitent en Europe. 

    Une Europe absente au Sud de la Méditerranée

    Recalé par l’Algérie, le Premier ministre français a effectué son premier voyage en Tunisie. Il est arrivé avec 100 millions d’euros sur les 350 promis par Emmanuel Macron à « ce pays frère ». C’est déjà ça. Il manque à la Tunisie, seul pays arabe qui a réussit à maintenir une constitution démocratique, entre 3 et 5 milliards pour surmonter la crise du Covid. Le Maroc a besoin d’autant. Que la France ne puisse les donner se comprend. Qu’elle n’arrive pas à entrainer l’Europe est un échec. 

    Dans cette absence, des puissances se glissent. Russie, Chine, Turquie, sans parler de l’ami américain, s’installent. A défaut d’envoyer de l’argent, ils installent entreprises et travailleurs.

    La France représentait 21% des exportations tunisiennes en 2009, 14% aujourd’hui. La part de la Chine a doublé : de 5% à 10%. Le Qatar y finance un plan de développement des infrastructures, au bénéfice d’entreprises turques, fraternité des Frères musulmans oblige. Est-ce une espérance de voir la Tunisie démocratique soutenue par le Qatar et la Turquie ?

    Au Maroc, la Chine (10%) est juste derrière l’Espagne (15%) et la France (12%) pour les importations. En Algérie, elle est devant : 17% des importations, 12% pour la France. Il y a dix ans, c’était l’inverse. Il y a 40.000 Chinois en Algérie. Mariage des civilisations ou dumping social ?

    Si l’Algérie est riche, elle s’est structurellement appauvrie. C’est un système économique artificiel qui repose sur la vente des hydrocarbures. Comme le prix de celles-ci a chuté, le budget de l’Etat a du mal à continuer à subventionner les produits. Les transferts sociaux représentent 25% du PIB. Sauf que le déficit budgétaire de l’Etat attendrait 13.5% du Pib en 2021. 

    S’ajoute la crise de légitimité du pouvoir algérien, qui tente de contrer les aspirations démocratiques du Hirak en ranimant les conflits avec la France, avec le Maroc, et en agitant la menace islamiste. Sa stratégie la plus voyante est l’alliance avec la Russie, à laquelle elle achète des armes sophistiqués -l’Algérie est le premier budget militaire d’Afrique-. Pour quoi faire ? Maintenir la population dans l’obéissance avec des avions Sukhoï ? Entretenir les cadres de l’armée avec les commissions ? Un des recours habituel des régimes qui se voient sombrer est de déclencher une guerre pour souder le pays. Un conflit au Maghreb affecterait directement l’Europe, surtout avec des Russes, des Turcs et des Chinois dans les parages.

    Des guerres, sans fin…  

    Pas besoin de guerre nouvelle : deux sont déjà en cours. Celle de Lybie, celle du Sahel, qui n’est que la frontière sud des pays d’Afrique du nord. Deux guerres alimentées par les mêmes trafics : celui des hommes (otages et migrants), des armes, des drogues. Coran et ses circuits financiers en option, conflits ethniques en prime. Faut-il parier sur la stabilité apportée par la guerre et la pauvreté ou consacrer une part du Plan de sauvegarde européen aux pays du Maghreb ? 

    Contribuer aux relances, dans les infrastructures, la formation, l’université, est un enjeu bien plus important que la situation au Moyen-Orient. Un enjeu qui n’est pas que militaire. Se pose-t-on simplement la question de l’énergie, de l’eau, de la Méditerranée elle même ? L’Europe, la France en particulier, ont plus d’intérêts au Maghreb qu’en Syrie ou au Sahel. 

    Soit, le dialogue avec les gouvernements est difficile. Il faut parler avec tous, y compris les opposants, et le dire. Le comble, pour la France, est d’être dénoncé par le Hirak, ce mouvement de protestation contre le régime algérien, comme complice du pouvoir militaire, et d’être dénoncé par les militaires. 

    A tous, il faut proposer une meilleure intégration régionale, entre eux, et avec l’Europe. Un rapport de l’OCDE recommande une intégration beaucoup plus poussée. En premier lieu, crise financière oblige, en développant les marchés financiers. Les besoins des trois pays du Maghreb sont clairs. L’Europe a les moyens, par ses droits de tirage du FMI, de faciliter les emprunts des pays au bord du précipice. Est-il nécessaire de dire que c’est son intérêt, y compris dans la sphère financière ? Quelle la place financière de la Méditerranée, qui représente 30% du commerce mondial ? 

    L’OCDE poursuit : éliminer les obstacles entravant le développement commercial ;  augmenter les investissements pour développer des infrastructures de transport et d’énergie de haute qualité ; mettre en œuvre des politiques complémentaires en matière de recherche, d’enseignement supérieur et d’innovation. 

    A ces recommandations de l’OCDE, on doit ajouter une politique commune en matière de sécurité. Cela commence par la lutte contre les réseaux terroristes, et les réseaux criminels, qui englobent les réseaux de l’immigration, ceux du trafic humain. Etrange cette manie de condamner la traite européenne tous les quarts d’heure et ne pas combattre celle d’aujourd’hui.

    Les pays du Maghreb seront bientôt, sont déjà, des pays d’immigration venant des pays d’Afrique. A la frontière algérienne, l’armée a déjà usé de la force pour repousser des migrants. Des principes communs, sur la mobilité, les visas, les modes de gestion, les standards juridiques peuvent être élaborés et partagés. Comme cela prendra du temps, il est urgent de commencer tout de suite. 

    L’Education, la grande oubliée ?

    Enfin, et peut-être est-ce là le plus important, l’éducation et la culture sont les investissements finalement les moins coûteux pour la sécurité, la défense, et le commerce. Il sera difficile à un algérien de penser en chinois.

    Bien des gouvernements, ou d’organisations internationales (comme vient de le faire le Premier ministre Jean Castex en Tunisie, à croire que la France est exemplaire en matière de gestion) « conditionne » l’aide  à des « réformes ».  Mieux vaudrait la lier à l’ouverture d’écoles, de centres de formation et d’universités. Penser l’Europe sans penser à la Méditerranée est un aveuglement géographique. Aujourd’hui, penser un plan de relance sans regarder les pays du Maghreb est une faute politique, qui risque de coûter cher. La Méditerranée n’est pas une île mystérieuse, c’est un flux.

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