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  • Préparation du sommet Union Européenne-Union Africaine

    Préparation du sommet Union Européenne-Union Africaine

    Le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel, a reçu dimanche (19 décembre) à Bruxelles plusieurs dirigeants africains pour préparer le sommet UE-Union africaine (UA) prévu les 17 et 18 février 2022, a annoncé la cheffe de la diplomatie belge Sophie Wilmès.

    Mme Wilmès a indiqué s’être entretenue avec le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union Africaine, et avec Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine.

    Le président du Sénégal, Macky Sall, qui prendra la présidence de l’UA pour la période 2022-2023 et le président du Rwanda Paul Kagame ont également participé à cette réunion de travail, a-t-on appris de source européenne.

    Le secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes Clément Beaune représentait la France.

    « La relation UE/Afrique est une priorité clé. La Belgique et l’UE sont déterminées à porter notre partenariat au niveau supérieur », a-t-il précisé dans un message sur son compte twitter.

    Les discussions ont porté sur les préparatifs du sommet, les résultats attendus et les principaux thèmes et idées qui seront abordés par les dirigeants lors du sommet UA-UE, a indiqué un responsable européen.

    Le sommet organisé à Bruxelles par Charles Michel réunira les dirigeants des 27 et ceux des 55 membres de l’Union Africaine en présentiel, si les conditions sanitaires le permettent.

    Macky Sall, le président du Sénégal, prendra la tête du l’Union Africaine pour la période 2022-2023

    Il devrait aider à « définir les priorités clés pour les années à venir et pourrait fournir les orientations stratégiques et politiques pour les relations entre les deux continents », a précisé le responsable européen.

    Des investissements devraient être annoncés lors de ce sommet, a-t-il ajouté sans plus de précisions. L’UE et l’UA veulent renforcer leur partenariat dans la réponse à la pandémie de Covid-19 et la relance économique.

    « L’UE est désireuse d’apporter son soutien aux solutions africaines aux défis africains. Cela inclut le développement social et humain, la santé, l’éducation, la transition verte et l’accès à l’énergie durable, la transformation numérique et la création d’emplois », a insisté le responsable européen.

    L’aide au développement de l’UE sera utilisée comme un levier pour attirer les investissements du secteur privé « afin de générer les fonds nécessaires pour soutenir des initiatives dans les infrastructures et les technologies vertes », essentielles à la transition écologique et à la transformation des économies africaines.

  • Noël chez les francophones

    Noël chez les francophones

    Déjà ! Comme chaque année, on trouve tous que l’année est passée trop vite mais comme toujours, on est heureux de retrouver nos traditions de fêtes de fin d’année. Et alors qu’on cogite tous à imaginer la petite touche qui rendra la table du réveillon un peu plus merveilleuse, on fait le tour des traditions des pays francophones. Inconditionnel de la traditionnelle dinde française, suivi de sa bûche? Ou bien préférez-vous déguster un lapin à la bière, comme la coutume l’exige en Belgique?

    Plus de traditions que de pays

    En effet, on ne fête pas Noël partout de la même manière, c’est un fait. Si vous vous trouvez en ce moment en Suisse par exemple, on vous proposera peut-être une «fondue chinoise». Tandis qu’à Madagascar, vous dégusterez un «vary», une soupe au riz très épicée, que l’on prépare lors des grands évènements comme le jour de Noël.

    Suisse

    Il ne semble pas y avoir un menu traditionnel de Noël en Suisse, il y a, par contre, des coutumes régionales assez cocasses. En Suisse alémanique, c’est du jambon à l’os avec de la salade de betterave et de la salade de pommes de terre ou une fondue chinoise (!!!).  En Romanie, chez les francophones, on retrouve nos bases, les entrées, c’est souvent saumon ou foie gras, en plat principal une viande blanche, soit dinde ou lapin et en dessert la bûche. Il y a aussi les châtaignes et la crème. Et la mode fait là aussi une belle part à la fondue chinoise ou la bourguignonne. Et dans la rue, soupe de chalet ou aux pois avec jambon, et le fameux vin chaud !

    Zurich à la période de Noël, Suisse

    Quebec

    L’origine du menu de Noël au Québec ne date pas d’hier. Elle remonterait à l’hiver 1671-1672, selon des recherches. C’est en effet les traces écrites les plus anciennes que l’on ait en notre possession et qui attestent d’un souper de Noël au Québec. Le bœuf et le porc n’étaient pas à l’époque des viandes qui existaient en grande quantité, car elles impliquaient de nombreuses contraintes, dont la principale était de devoir stocker de la nourriture pour nourrir les bêtes l’hiver. De la France, les Québécois ont hérité des pâtés à la viande (tourtières), des beignes et de la tarte au sucre, qui est une recette de la Picardie.

    De son côté, Christophe Colomb a apporté avec lui la dinde, qui fera le bonheur de millions de Nord-Américains. La gelée de canneberges est aussi une tradition américaine. 70% du repas de Noël québécois est constitué de plats provenant des États-Unis. Le reste vient de la France. Le menu québécois a évolué d’année en année et s’est stabilisé autour des années 1960.

    Les oies consommées à Noël par les Québécois ont été remplacées à la fin des années 1940 par des dindes à cause de la publicité des élevages américains. Le menu de Noël n’est pas figé dans le temps et ne le sera probablement jamais. À mesure que la gastronomie évolue, que de nouvelles cultures viennent enrichir le paysage culinaire québécois, le souper de Noël se transforme. On risque de retrouver pendant longtemps encore sur les tables québécoises le 24 décembre : betteraves marinées, tourtières, légumes racines, cipailles, ragoûts de pattes de cochon et boulettes, patates pilées, sucre à la crème, dindes farcies, bûches, lait de poule et autres punchs de Noël, mais pas uniquement. Certains plats apparaissent, comme des tartares, des sushis, des fondues chinoises ou bourguignonnes…

    La tourtière, plat typique de Noël au Québec

    Belgique

    Selon les chiffres recueillis par Coca-Cola Belgique, 22 % des Belges servent de la raclette sur leur table de Noël !! Ce qui est peut-être plus qu’étonnant pour des Français au même titre que les fondues en Suisse ou au Quebec.  En 2ème et 3ème positions du podium, on retrouve plus classiquement le gibier (17 %) et la dinde (13 %).

    Dans les cantons de l’est, il est de coutume de déguster une choucroute le jour du nouvel an et pour que la tradition soit complète et que l’année soit bonne, on conseille de glisser une pièce de monnaie sous l’assiette ou dans la poche.

    En Gaume (sud de l’Ardenne belge), le pâté Gaumais est à l’honneur en cette période de fin d’année. Il s’agit d’une copieuse tarte à la viande (viande de porc marinée dans du vin avec épices et herbes, et recouverte de pâte) qui peut se déguster chaude ou froide.

    Place du Bourg à Bruges avec le marché de Noël – Belgique

    Luxembourg

    Autrefois, de nombreux Luxembourgeois mangeaient des Träipen (boudins noirs) à la purée de pommes de terre et à la compote de pommes après la messe de minuit. Aujourd’hui, les repas sont souvent un peu moins typiques: dinde, fondue, fruits de mer, bûche de Noël, Stollen… De nombreux plats typiquement luxembourgeois sont toutefois consommés autour de Noël, comme les Gromperekichelcher (galettes de pommes de terre), les Boxemännercher (bonshommes briochés), le Glühwäin (vin chaud) ou le Egg Nog(boisson au lait sucré, à la crème fraîche, à la vanille et au rhum).

    Le fameux Egg Nog de Noël

    Madagascar

    Les Malgaches fêtent Noël, mais chacun à sa manière.

    Pour beaucoup de parents et d’enfants qui ont les moyens, Noël est la grande fête des cadeaux, jouets et bonbons où il est impératif de s’habiller neuf et de manger comme des rois. Le 24 décembre est une soirée très arrosée où l’on boit et danse beaucoup, c’est le grand festin. On mange souvent une recette typique pour Noël mais aussi pour toutes les grandes fêtes (Nouvel an, Pâques, Fête de l’Indépendance…), il s’agit de la dinde farcie au porc ! Et pour couronner le tout, on distribue des bonbons et biscuits aux enfants.

    La traditionnelle dinde de Noël

    Maroc

    Si le royaume à la pointe ouest du Maghreb est musulman, il a gardé de la période coloniale française la tradition de célébrer Noël ! Et en particulier le Père Noël, vous le trouverez partout dans les grandes rues, là où il y a un studio de photographe, en général les petits aiment prendre des photos avec le Père Noël ! Cette période est nommée la fête de l’an ou « haflet rass al aam ».  En général, les familles se retrouvent chez les grands-parents. Chacun apporte avec lui son gâteau, qui est soit commandé (il faut le commander au minimum une semaine avant, car les pâtisseries et surtout les meilleures se trouvent, en général dans cette période, débordées par les commandes !), soit préparé maison.

    Ile Maurice

    Il fait en général très chaud sur l’Ile Maurice en cette période. On y fête Noël en robe courte, sans manches et pieds nus.

    Un Noël tropical au programme de cette soirée et les adultes organisent des feux d’artifices dans le jardin pour les enfants.

    Au menu un mélange d’ici et de là-bas, c’est-à-dire terrines de poissons froids et viandes froides, salades (genre choux, ananas, raisins, bacon, carottes), salades de fruits (mangue, litchi, banane) et gâteaux aux épices (cannelle, girofle, vanille, cardamome), dont les carrés aux épices et au moka.

    Gâteau aux épices recouvert de chocolat et amandes

    Et en France ?

    Selon une étude d’opinion menée par Iloveretail et OpinionWay, les Français envisageraient un repas de Noël plus économique que d’accoutumée d’autant que les plateaux de fruits de mer pourraient se révéler plus chers que d’habitude, car se faisant plus rares à cause d’une invasion de poulpes qui dévorent les coquilles Saint-Jacques, les crabes et les homards sur la côte Atlantique. Honneur à la dinde farcie, au saumon, au plateau de fromages, aux confiseries et chocolats, et bien sûr, à l’appétissante bûche de Noël !

    La ville de Colmar en Alsace pendant les fêtes de fin d’année

    Le repas typique des francophones

    Nous vous proposons ce menu classique mais qui respectera les traditions francophones et en particulier les françaises.

    En entrée : les classiques sont le foie gras en terrine ou en toast mais aussi les fruits de mer tels que le homard, la langouste, le saumon fumé, la coquille Saint-Jacques et les huîtres. 

    En plat : l’incontournable dinde farcie aux marrons, le chapon ou l’oie servis avec des haricots verts ou des pommes de terre au four.

    Au dessert : la délicieuse bûche pâtissière…

    Bon appétit à tous et passez un merveilleux réveillon de Noël avec les gens que vous aimez.

  • Tout ce qu’il faut savoir sur l’assurance habitation étudiante

    Tout ce qu’il faut savoir sur l’assurance habitation étudiante

    Il est enfin l’heure de quitter le nid et de partir dans une toute nouvelle ville pour tes études ! Entre démarches administratives et recherche de logement, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Parmi les incontournables lorsque tu loues un appartement ou un studio, il faut penser à l’assurance habitation. On te dit tout dans cet article.

    L’assurance habitation étudiante est-elle obligatoire ?

    Pour tous les logements non meublés, une assurance logement étudiant est obligatoire, ce qui n’est pas le cas pour les logements meublés. Ainsi, tu ne pourras pas récupérer les clés de ton nouveau chez toi si tu ne donnes pas au propriétaire l’attestation d’assurance. C’est le cas pour les chambres en cité universitaire, ou bien encore les studios en colocation. Il existe d’ailleurs une assurance colocation, lorsque vous décidez de partager le loyer entre amis.

    À quoi sert l’assurance habitation étudiante ?

    On le sait, le budget lorsqu’on est étudiant est souvent serré… Or, toutes les économies ne sont pas bonnes à faire ! En effet, il vaut mieux payer une assurance habitation étudiante, pour être couvert en cas de risques. C’est un investissement sur le long terme qui, finalement, peut te faire économiser beaucoup d’argent. Ainsi, tu es couvert en cas de dégradations : incendies, dégâts des eaux, vol… Certes tu paies une petite somme tous les mois, mais tu l’auras vite rentabilisé si jamais il t’arrive malheur. Il est donc préférable d’assurer ses arrières, non ? D’autant plus qu’en moyenne, un locataire dépense seulement une dizaine d’euros pour un logement de 20m2.

    Quels sont les types de garanties ?

    La grande majorité des assurances proposent des contrats spécifiques pour les étudiants, qui comprennent toutes les garanties nécessaires pour couvrir les dégâts (dégâts des eaux, incendies, bris de glace, responsabilité civile…). Certaines offrent quelques garanties supplémentaires, notamment pour t’assister en cas de stage à l’étranger. bien évidemment, ton niveau de garanties va dépendre de ton budget et de tes besoins.

    Comment souscrire un contrat d’assurance habitation étudiant ?

    Pour souscrire au contrat, il te faudra rassembler plusieurs documents :

    • Une photocopie de ta pièce d’identité,
    • Un RIB,
    • Une photocopie de ton bail,
    • Une photocopie d’un avis d’imposition.

    Des aides au logement pour les étudiants

    Certes, l’assurance habitation étudiant peut représenter une petite somme pour toi, mais sache que tu as le droit à plusieurs aides financières mises en place par l’Etat si tu es étudiant. Parmi les dispositifs dont tu peux bénéficier, on retrouve : 

    • Les aides personnalisées au logement (APL) : Elles s’adressent à toute personne locataire d’un logement neuf ou ancien. La somme accordée dépend de plusieurs critères et il est recommandé de faire une simulation sur le site de la Caf pour connaître le montant qui peut t’être attribué.
    • L’aide Mobili-Jeune : Destinée aux étudiants de moins de 30 ans en alternance, l’aide Mobili-Jeune permet de bénéficier d’une aide financière pour payer son loyer.
  • Covid-19 : multiplication des mesures

    Covid-19 : multiplication des mesures

    « Confinement » aux Pays-Bas, procédure d’alerte déclenchée à Londres, feu d’artifice du Nouvel An annulé sur les Champs-Elysées à Paris : à une semaine de Noël, les restrictions se multiplient samedi (18 décembre) à travers le monde face à la propagation très rapide du variant Omicron.

    Un mois seulement après son identification en Afrique du Sud, Omicron a déjà été détecté dans près de 80 pays et progresse de manière fulgurante en Europe, où il pourrait devenir dominant d’ici à la mi-janvier, selon la Commission européenne.

    « Humeur sombre » 

    Le dernier tour de vis en date est venu des Pays-Bas : « Je suis ici ce soir d’humeur sombre. Pour le résumer en une phrase, les Pays-Bas vont retourner au confinement à partir de demain (dimanche 19 décembre) », a déclaré le Premier ministre Mark Rutte. « C’est inévitable (…) et nous devons intervenir maintenant par précaution », a-t-il poursuivi au cours d’une conférence de presse télévisée.

    Tous les magasins non-essentiels, restaurants, bars, cinémas, musées et théâtres doivent fermer leurs portes de dimanche au 14 janvier, tandis que les écoles doivent garder portes closes au moins jusqu’au 9 janvier. Le nombre des invités que les gens sont autorisés à recevoir chez eux est parallèlement réduit à deux, sauf pour Noël, ainsi que la veille et le lendemain de cette journée du 25 décembre, et pour la période du Nouvel An, où il sera de quatre.

    A Londres, où le variant Omicron est déjà dominant, le maire Sadiq Khan s’est déclaré « immensément préoccupé » et a déclenché une procédure d’alerte impliquant une réponse coordonnée des services publics. Ce dispositif avait déjà été activé le 8 janvier 2021, au plus fort de la pandémie, quand les hôpitaux londoniens étaient menacés d’être submergés.

    Selon plusieurs médias britanniques, le gouvernement envisage d’interdire les rassemblements en intérieur après Noël pendant deux semaines pour tenter de briser la vague de contaminations.

    Feu d’artifice annulé sur les Champs-Elysées

    A Paris, la mairie a annoncé l’annulation du feu d’artifice et des concerts du Nouvel An prévus sur la célèbre avenue des Champs-Elysées. Le Premier ministre Jean Castex avait demandé vendredi (17 décembre) aux mairies de renoncer aux concerts et feux d’artifice le soir du 31 décembre, pendant lequel la consommation d’alcool sur la voie publique sera interdite.

    En Irlande, les bars, pubs et restaurants devront fermer dès 20h à partir de dimanche et cela jusqu’à la fin janvier.

    Le Danemark va fermer dès dimanche (19 décembre) et pour un mois ses théâtres, cinémas et salles de concerts, mais aussi ses parcs d’attractions et musées.

    Sur le continent américain, le Québec va réinstaurer des jauges dans les bars, les restaurants et les magasins.

    En fin de semaine, le président américain Joe Biden avait mis en garde contre « un hiver de maladie grave et de mort » pour les personnes non vaccinées et exhorté les Américains à se faire vacciner.

    En Asie, la Corée du Sud a rétabli samedi (18 décembre) des heures de fermeture obligatoire pour les cafés, restaurants, cinémas et autres lieux publics et les rassemblements privés doivent y être désormais limités à quatre personnes.

    Restrictions de voyages

    De premières restrictions dans les voyages ont également commencé à tomber cette fin de semaine.

    La France a rétabli l’obligation de « motifs impérieux » pour les voyageurs en provenance et à destination du Royaume-Uni.

    Au sein de l’Union européenne, certains Etats, comme l’Irlande, le Portugal, l’Italie et la Grèce, imposent désormais aux Européens, même vaccinés, de présenter un test négatif à leur arrivée.

    L’Allemagne, qui a classé vendredi (17 décembre) la France et le Danemark zones de contamination à « haut risque », va imposer aux voyageurs non vaccinés en provenance de ces pays une période de quarantaine.

    Les autorités allemandes ont annoncé samedi (18 décembre) soir avoir classé à son tour le Royaume-Uni dans la catégorie des pays frappés par la pandémie de Covid-19 les plus à risque : les personnes arrivant du territoire britannique devront se soumettre à partir de « dimanche à minuit » (23H00 GMT) à une quarantaine obligatoire de deux semaines, y compris celles vaccinées ou guéries de cette maladie.

    Partout, les mesures s’accompagnent de pressions renforcées à l’encontre des non-vaccinés, pouvant aller jusqu’à l’obligation vaccinale.

    L’intérieur d’un supermarché à Rotterdam, Pays-Bas, pendant le confinement partiel – 9 novembre 2020

    Vaccination des enfants

    Ainsi, à Los Angeles, à compter de samedi (18 décembre), tous les employés municipaux, policiers et pompiers inclus, qui n’auront pas obtenu une exemption pour une raison médicale ou religieuse, devront être vaccinés, sous peine d’être placés en congé administratif.

    En Suisse, à partir de lundi (20 décembre), seules les personnes vaccinées ou guéries auront accès à l’intérieur des restaurants, des établissements culturels et des installations de sport et de loisirs ainsi qu’aux événements en intérieur.

    Une obligation qui devrait également entrer en vigueur en début d’année en France, où le passe sanitaire deviendra un « passe vaccinal ».

    Des manifestations contre le passe sanitaire ont à cet égard été organisées samedi en France pour le 23e week-end consécutif, mobilisant un peu plus avec 25 000 personnes environ dans les rues de différentes villes.

    Parallèlement, la vaccination s’étend un peu partout aux enfants, le Brésil ayant rejoint d’autres pays qui la pratiquent comme le Canada, les Etats-Unis, Israël, le Chili, le Portugal, l’Italie et la Grèce.

    Le Portugal, un des pays au taux de couverture vaccinale parmi les plus élevés du monde, a lancé samedi (18 décembre) sa campagne de vaccination des enfants âgés de 5 à 11 ans. La France devrait lui emboîter le pas mercredi (22 décembre) « si tout va bien », a affirmé samedi (18 décembre) son ministre de la Santé Olivier Véran.

  • ISF Gate : un scandale d’optimisation fiscale

    ISF Gate : un scandale d’optimisation fiscale

    Le 13 décembre dernier est parue dans le journal Libération, une enquête sur une évasion fiscale massive de la France vers le Canada, réalisée par le grand reporter Laurent Léger.

    Depuis plusieurs années, des bruits de couloir couraient quant à une possible optimisation fiscale des fortunes françaises au Canada. Le grand reporter Laurent Léger a ainsi commencé son enquête.

    A l’aube de l’optimisation fiscale

    Le 21 mai 1981, le président François Mitterrand débute son mandat présidentiel, et rapidement, l’idée d’un impôt sur la fortune (ISF) apparait. Les fortunes françaises prennent peur et choisissent les Bermudes comme paradis fiscal. Seulement, il est révélé en 2009 que l’archipel britannique a un accord de coopération avec la France et le Fisc, incitant les riches Français à opter pour la société Blue Bridge à Montréal comme solution. Société de gestion de patrimoine, elle gère de nombreux trusts qui sont des sociétés de confiance tout à fait légales à l’époque.

    Le Canada grand opposant à l’évasion fiscale

    Les révélations du grand reporter semblent mettre à mal l’image du membre du G7 qui se présente comme un grand adversaire de l’optimisation fiscale. Les trusts sont des sociétés peu connues, protégées par le secret professionnel des avocats et l’inertie des autorités de contrôle du marché québécois, pouvant ainsi expliquer la connaissance du dossier par le gouvernement.

    Laurent Léger, grand reporter pour Libération, auteur de l’enquête « ISF Gate, la grande évasion fiscale »

    Une possible source de tensions entre Paris et Ottawa

    Si depuis de nombreuses années la France demande l’accès aux informations détenues par la société Blue Bridge, et que la justice française a ouvert une enquête en 2019, aucune mise en examen n’a eu lieu pour l’instant par manque d’informations. Aujourd’hui, c’est à la Cour suprême canadienne de trancher pour sommer la société de trust de transmettre les informations à la France ou non. D’après Laurent Léger, ce n’est plus qu’une question de temps.

    Interview de TV5 Monde

  • Rivalité sino-occidentale, les États-Unis et les autres

    Rivalité sino-occidentale, les États-Unis et les autres

    Depuis le début de la guerre commerciale entre l’Amérique et la Chine en 2017, les investisseurs essaient d’évaluer dans quelle mesure et à quelle vitesse les deux plus grandes économies mondiales se découpleront et mettront fin à l’interdépendance qui les anime. De part et d’autre, l’idée d’un mur virtuel commercial, politique et militaire semble s’imposer.

    Les autorités chinoises sont tentées par un retour à un nationalisme protectionniste, celles des États-Unis souhaitant imposer à l’Occident un modèle isolationniste. Si dans les années 2000 et 2010 les entreprises chinoises avaient la possibilité de se financer à l’extérieur, ce temps semble en partie fini. En souhaitant le retour des entreprises cotées chinoises en Chine, Xi Jiping met un terme à un processus d’internationalisation engagé en 1993. À l’époque, le gouvernement chinois encourageait les entreprises à lever à l’étranger des capitaux afin de bénéficier de ressources à faibles coûts. L’annonce de Didi Global, une société chinoise de covoiturage, de retirer ses actions de New York, six mois seulement après une offre publique initiale (IPO) est un symbole. Cette décision pourrait en amener d’autres.

    Les entreprises chinoises quittent Wall Street

    En 2021, les actions d’entreprises chinoises cotées à Wall Street représentent plus de 2,1 milliards de dollars. Le gouvernement chinois justifie son changement de politique par les nouvelles obligations imposées par les autorités américaines aux entreprises étrangères cotées dans leur pays. Celles-ci doivent fournir des informations de plus en plus précises sur leurs activités aux États-Unis et en-dehors au nom de la règle de l’extraterritorialité. Cette inflexion n’empêche pas dans le même temps les dirigeants chinois d’encourager la venue d’entreprises financières américaines en Chine afin de moderniser la place financière nationale.

    De la sorte, la Chine poursuit une stratégie de découplage asymétrique en réduisant sa dépendance vis-à-vis de l’Occident tout en cherchant à accroître celle de l’Occident à son endroit. L’exposition transfrontalière de JPMorgan Chase au pays a augmenté de 9 % depuis 2019. Les avoirs en actions et obligations des investisseurs de portefeuille étrangers ont presque doublé au cours des trois dernières années, pour atteindre 1,1 milliard de dollars.

    Le développement de la place financière chinoise

    Si Xi Jinping a déclenché une guerre contre les grandes entreprises de haute technologie afin de mieux les contrôler, dans le même temps la place financière a bénéficié de 100 milliards de dollars de capitaux étrangers supplémentaires investis essentiellement au sein des start-ups chinoises. Le développement de la place financière chinoise constitue, à terme, une menace pour Wall Street. Des entreprises de pays tiers pourraient être incitées à chercher des financements en Asie. A terme, un des enjeux de cette relocalisation des activités de financement est le rôle dévolu au dollar.

    Malgré son rang de première puissance commerciale mondiale, la Chine est contrainte, pour ses échanges, d’utiliser le dollar. Sa volonté de se libérer de cette contrainte s’est manifestée à travers le développement d’un RMB digital.

    La bataille avec la Chine n’est pas que financière. Elle est également technologique. Celle-ci concerne les secteurs de l’information et de la communication ainsi que ceux de la défense. La capacité de la Chine à se doter, toute comme la Russie, de missiles hypersoniques a été durement ressentie outre-Atlantique. De même, la dépendance en matière de microprocesseurs ou de matériels de télécommunication a donné lieu à des plans de régénération de l’économie.

    La pression sur Taïwan

    Les États-Unis appellent de leurs vœux l’adoption par leurs alliés d’un comportement clair face à la Chine en réduisant leurs importations de biens sensibles. Taïwan, considéré par les Américains comme une démocratie modèle, est un élément clef dans la fabrique du monde de demain. En tant que principal producteur de semi-conducteurs avancés, ce pays est un maillon important pour la présence américaine en Asie. En cas d’abandon de Taïwan, les autres alliés des Etats-Unis dans la région, le Japon, la Corée du Sud et l’Indonésie, se sentiraient fragilisés et menacés. La volonté de cette dernière d’imposer sa loi en Asie et tout particulièrement en Mer de Chine a, pour le moment, pour limite la volonté des États-Unis de défendre Taïwan. Ne connaissant pas la nature de la réaction en cas d’attaque de l’île, les Chinois continentaux privilégient des plans comportant le recours à des cyber-attaques ou à des blocus visant à amener les Taïwanais à demander une reddition. Si les États-Unis venaient à abandonner leur allié, la partition du monde devrait s’accélérer même si l’instauration d’un rideau de fer entre les deux grandes zones économiques sera plus difficile à abaisser qu’en 1947 entre l’Est et l’Ouest de l’Europe.

    europe usa chine
    European China and American trade fight and tariff war as a Chinese Europe USA economic problem as cargo containers in conflict as an economic dispute over import and exports with 3D elements.

    La place de la France et la Nouvelle Calédonie

    Pour contrer la Chine et son projet de « Nouvelle Route de la Soie », l’Union européenne a appelé à un monde « Indopacifique » libre et ouvert en proposant un plan de financement des infrastructures mondiales, comme les États-Unis l’ont également fait. La rivalité avec la Chine a conduit les Américains et les Britanniques à signer un accord avec l’Australie connu sous le nom d’Aukus, prévoyant la fourniture de sous-marins à propulsion nucléaire. Ce contrat a été conclu après l’annulation du contrat avec la France qui ne portait que sur la livraison de sous-marins classiques. Les États-Unis estiment qu’il est stratégiquement nécessaire de doter l’Australie de sous-marins performants en vue d’un éventuel conflit avec la Chine au sujet de Taïwan. La compétition sino-américaine a donc fait une victime collatérale, la France.

    Face à la présence chinoise de plus en plus marquée en Nouvelle Calédonie, le gouvernement français a infléchi sa position pour le dernier référendum d’indépendance de cette île. Si jusqu’à maintenant, il avait opté pour une neutralité, lors de la troisième et supposée dernière consultation organisée le 12 décembre, son souhait de maintenir la Nouvelle Calédonie s’est fait jour. Le refus de différer la date du scrutin comme le demandaient les représentants indépendantistes Kanaks en a été un des signes.

    Les démocraties devront accepter le comportement égoïste des États-Unis

    Les États-Unis peinent malgré tout à réaliser un front antichinois du fait de la brutalité et de l’unilatéralisme de leur politique étrangère. Sur le terrain commercial, Joe Biden reste, par ailleurs, proche des positions de Donald Trump. Il n’a pas souhaité adhérer au Pacte Transpacifique révisé. Le premier pacte, négocié par Barak Obama, avait été abandonné par Donald Trump. Malgré sa renégociation, les États-Unis restent sur leur ligne protectionniste, ce qui met à mal les relations avec leurs alliés. Le règlement des différends avec l’Europe progresse mais à petite vitesse.

    Le Gouvernement américain reste convaincu que, dans les prochaines années, l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie voire l’Inde n’auront pas d’autres choix que de se rallier à ses positions en raison de leur dépendance militaire et technologique. Face à une Russie belliqueuse, une Chine hégémonique, un Iran imprévisible, les démocraties devront accepter le comportement égoïste des États-Unis.

  • A Madagascar, deux Français condamnés pour un coup d’Etat

    A Madagascar, deux Français condamnés pour un coup d’Etat

    Madagascar est une île qui est restée très proche de la France depuis son indépendance dans les années 1960. Tellement que certains Français jouent toujours aux barbouzes sur place. Bien mal leur en a pris, un expatrié et un binational viennent d’en faire l’amère constatation en étant condamnés à de lourdes peines.

    Tentative d’assassinat

    Le procès sur l’affaire de tentative d’assassinat du président de la République a connu son dénouement, le 17 décembre. Six accusés sont reconnus coupables, dont le principal, Paul Rafanoharana, binational, qui écope de vingt ans de travaux forcés.

    L’affaire Apollo 21

    Après dix jours d’audience, la saga judiciaire sur l’affaire Apollo 21, qui a débuté le 6 décembre, a pris fin ce 17 décembre. Le dernier épisode qui s’est joué à la salle 4 du palais de justice d’Anosy, a été conclu par le prononcé du verdict de la Cour criminelle ce 17 décembre.

    Après près de deux heures de délibération, la sentence est tombée. Six des vingt accusés sont reconnus coupables. Pour quatre d’entre eux, la Cour a eu la main lourde. Paul Rafanoharana, principal accusé, écope de vingt ans de travaux forcés.

    Sauf changement, le retraité de la gendarmerie française devrait purger, au moins, une partie de sa peine à la maison de force de Tsiafahy, où il a été placé en détention préventive depuis quatre mois. Pareillement, pour Philippe Marc François, colonel retraité de l’armée française, et Aina Marie Razafindrakoto, ancien employé de la Banque centrale. Associé de Paul Rafa­noharana à la tête de la société Tsara First, pour le premier, et administrateur de ladite entreprise, pour l’autre, ils sont condamnés à dix ans de travaux forcés.

    Une société écran Tsara First

    Dans son réquisitoire, mercredi, l’accusation a soutenu que Tsara First est une société écran visant à collecter des fonds pour financer le projet Apollo 21. Le document portant le titre Apollo 21, justement, a été présenté comme le principal élément à charge contre les accusés. Le ministère public affirme qu’il s’agit d’un plan visant à démettre le gouvernement et attenter à la vie du chef de l’État. Que le projet prévoit un budget de 5 millions de dollars et évoque des termes comme prise d’institution.

    Devant la Cour, Paul Rafanoharana a reconnu l’existence de ce document. Il a affirmé qu’il s’agit juste d’une réflexion théorique, niant la volonté d’assassiner le Président, mais au contraire qu’il a voulu l’aider. Par aider le chef de l’État, il a reconnu que cela implique de neutraliser son entourage mafieux, en ajoutant, cependant, que neutraliser n’est pas éliminer. Il atteste, du reste, qu’il est l’unique auteur du document Apollo 21, écartant ainsi la responsabilité de ses co-accusés. Seulement, la Cour n’est, visiblement, pas du même avis.

    A Madagascar, deux Français ont été condamnés le
    Paul Rafanoharana, le principal accusé de la tentative de coup d’État

    Pourvoi en cassation

    Voahanginomenjanahary Andrianandrianina, épouse de Paul Rafanoharana, fait aussi partie des personnes reconnues coupables. La Cour l’a condamnée à cinq ans de travaux forcés. Les deux derniers accusés déclarés coupables sont Yvon Randriazanakolona, dit Sareraka, chargé de mission à la présidence de la République, et le général retraité Victor Ramahatra, ancien Premier ministre de la deuxième République.

    La Cour a, toutefois, disqualifié les infractions de Sareraka et de Victor Rama­- hatra. Aussi, tous deux écopent juste de cinq ans d’em­prisonnement avec sursis. Cette requalification des infractions n’a pas été précisée. En tout cas, au début du procès, il a été dit que les personnes happées par l’affaire Apollo 21 sont accusées de participation et association de malfaiteurs dans l’optique de commettre des crimes, de fomenter une rébellion pour renverser le gouvernement et attenter à la vie du président de la République. La détention illégale d’arme figure, également, parmi les chefs d’inculpation.

    Deux acquittements au bénéfice du doute ont, par ailleurs, été prononcés par la Cour criminelle. Ils sont en faveur de Brigitte Mroczek, compagne de Philippe Marc François, et du général retraité Ferdinand Razakarimanana, homme politique. Pour le reste des accusés qui sont les officiers généraux des Forces armées en exercice, un officier supérieur de la gendarmerie nationale et les éléments du Groupe de sécurité et d’intervention spéciale (GSIS), de la gendarmerie nationale, tous ont bénéficié d’un acquittement pur et simple.

    Après le prononcé du verdict, certains des avocats de la défense ont dénoncé un procès politique, à la sortie de la salle d’audience. Face à la presse, maître Willy Razafinjatovo, dit maître Olala, un des avocats de Paul Rafanoharanana, a affirmé qu’un pourvoi en cassation sera déposé dès le début de la semaine prochaine, puisqu’ils ne sont pas satisfaits de cette décision de condamnation. Dans leur plaidoirie, les avocats de la défense ont martelé l’absence de preuves concrètes démontrant la culpabilité de leur client. Ils n’ont, vraisemblablement, pas convaincu la Cour.

    Face à la presse, à son domicile, maître Razafinjatovo a pesté contre le fait que la demande de nullité du procès n’a pas été retenue par la Cour. Il s’agit de la première charge lancée par la défense contre l’accusation. Au motif de vices de procédures et de non-respect du droit à la défense, ainsi que du secret de l’instruction, ils ont requis la nullité du procès dès la première journée du procès. Statuant également sur ce point, la Cour criminelle a déclaré les requêtes recevables en la forme, mais non fondées sur le fond et les rejette.

  • Gratuité des tests PCR en France pour les expatriés

    Gratuité des tests PCR en France pour les expatriés

    Depuis le 15 octobre dernier, les tests de dépistage de la Covid-19 sont payants en France pour les personnes ne présentant pas un schéma vaccinal complet ou ne disposant pas d’ordonnance. Le gouvernement à la demande des parlementaires a émis le 2 décembre un arrêté introduisant une dérogation pour les Français de l’étranger dont le schéma vaccinal n’est pas complet.

    Tests PCR sans ordonnance

    En France, il est donc possible en tant qu’expatrié d’accéder gratuitement au dépistage par test PCR que ce soit en pharmacie, dans un centre ou à l’hôpital sous certaines conditions.

    14 jours et l’engagement de finaliser son schéma vaccinal

    Pendant une durée de 14 jours suivant leur entrée sur le territoire, les Français résidant à l’étranger, pour que leur schéma vaccinal soit reconnu comme complet, doivent avoir reçu une des doses complémentaires de vaccin mentionnées.

    Les examens de dépistage ou tests de détection du SARS-CoV-2 leur ouvrant l’accès au passe sanitaire seront gratuits pour la durée nécessaire à l’administration de cette dose complémentaire et à l’écoulement du délai au terme duquel elle permettra l’activation de leur passe.

    Un médecin peut aussi prescrire un test gratuit

    Ca fait plus de 14 jours que vous êtes en France et votre schéma vaccinal n’est pas complet. Pas de panique, vous pouvez faire appel à un médecin si vous pensez avoir été exposé(e).

    Le médecin peut ainsi prescrire un test PCR pris en charge à 100% dans les cas suivants  :

    • En cas de symptômes de l’infection de la covid-19, pour un examen ou test à réaliser dans les 48 heures suivant la prescription ;
    • En cas de soins programmés, pour un examen ou un test à réaliser dans les vingt-quatre heures précédant la date de l’intervention ; l’ordonnance de prescription mentionne la date de l’intervention ;
    • pour les femmes enceintes et les membres restreints de la famille avec lesquels elles résident ou sont en contact fréquent, sur prescription de la sage-femme d’un examen de dépistage ou de détection.

    Et la troisième dose ?

    La France a décidé d’administrer une dose de rappel afin d’améliorer la protection apportée par le vaccin.

    Celle-ci doit être administrée :

    • 4 à 5 mois après la dernière injection d’un vaccin à double dose (Pfizer, Moderna, Astrazeneca) ;
    • 1 mois après la monodose pour le vaccin Janssen.

    À compter du 15 décembre 2021, les personnes de plus de 65 ans et les personnes vaccinées avec le vaccin Janssen devront avoir reçu une dose de rappel pour que leur passe sanitaire (vaccinale désormais) reste valide. Celles vaccinées avec des vaccins à double dose (Pfizer, Moderna, Astrazeneca) devront avoir reçu leur dose de rappel (3e dose) 7 mois après leur dernière injection. Les personnes vaccinées avec le vaccin Janssen, quel que soit leur âge, devront avoir reçu leur dose de rappel 2 mois maximum après l’injection de leur monodose.

    À compter du 15 janvier 2022, le passe vaccinal sera conditionné à la dose de rappel pour toutes les personnes âgées de 18 ans et plus. Elles devront avoir reçu une dose de rappel au maximum 7 mois après leur dernière injection ou infection à la Covid pour bénéficier d’un passe sanitaire valide.

  • David Di Nota, un intellectuel français à Londres !

    David Di Nota, un intellectuel français à Londres !

    David di Nota est diplômé de l’Institut Français de géopolitique et docteur en science politique. Il a déjà publié aux Éditions Gallimard, dans la collection « L’Infini », Festivité locale (1991), Apologie du plaisir absolu (1993), Quelque chose de très simple (1995), Traité des élégances, I (prix Mousquetaire, 1999), Projet pour une révolution à Paris (2004), J’ai épousé un Casque bleu (2008), Bambipark (2009). Il a reçu le prix Amic 2008 de l’Académie française pour l’ensemble de ses livres. Il a suivi des études de danse classique à l’Opéra de Paris (compagnie qu’il quittera à la parution de son premier roman) et de philosophie à la Sorbonne.

    Nous le recevons pour partager avec lui son expérience d’expatrié à Londres en pleine pandémie et un an après le Brexit.

    Lesfrancais.press : Vous vivez à Londres. Quand et comment avez-vous franchi la Manche ?

    David di Nota : Je me suis installé à Londres il y a trois ans. J’ai pu ainsi observer la bataille du Brexit sur place, et, de manière plus directement liée à notre propos, suivre de près l’incident à la Batley Grammar School (incident au cours duquel un professeur a été exfiltré de son établissement après avoir présenté des caricatures de Charlie Hebdo dans le cadre d’un cours sur la notion de blasphème). Céder à la pression des intégristes et se répandre en plates excuses me paraît hautement critiquable, mais l’attitude du directeur a au moins l’avantage de la clarté. Nous faisons preuve de la même faiblesse en France, tout en donnant l’impression de défendre les valeurs de la République. C’est cette duplicité que j’ai essayé de restituer dans mon livre.

    Lesfrancais.press : Votre dernier livre, la contre-enquête consacrée à l’assassinat de Samuel Paty, est bouleversant. Son titre pose son contenu d’emblée : « j’ai exécuté un chien de l’enfer ». Il est question de la violence islamiste de l’assassin mais aussi de ceux qui ont armé  le bras de ce dernier. Là où votre travail est le plus pertinent, de mon point de vue, c’est quand vous dénoncez les lâchetés ou les inconséquences de l’institution scolaire face à l’accusation d’islamophobie initiale qui a frappé injustement le professeur et était orchestrée. Dans les jours avant l’assassinat, Samuel Paty apparaît comme relativement isolé et à demi-désavoué par les autorités rectorales et notamment le référent laïcité.

    David di Nota : Permettez-moi de synthétiser la situation à partir d’une anomalie. Je n’accuse pas l’Education nationale d’avoir sciemment souhaité la mort de Samuel Paty, ce qui est serait évidemment grotesque, mais d’avoir considérablement minimisé les menaces islamistes qui pesaient sur le professeur. Le traitement pédagogique et administratif de l’affaire a eu des conséquences très néfastes sur le cours des évènements. Pour le comprendre, analysez de près les échanges du référent laïcité, lisez-les attentivement, et vous verrez qu’une chose extraordinaire se produit. Alors que le fiché S Sefrioui est identifié dès le 8 octobre 2020 par l’administration scolaire (après avoir été reçu, en compagnie du père de la menteuse, Brahim Chnina, par la principale du collège), le référent laïcité occulte sa présence au cours de ses échanges avec ses supérieurs. Tout le monde sait qu’un islamiste est à la manœuvre, le premier concerné, à savoir Samuel Paty, ne cesse de le dire, et le référent laïcité choisit de tout réduire au seul Chnina, transformé en une sorte de loup solitaire. Cachez cet islamiste que je ne saurais voir… Inutile de préciser qu’Anzorov s’est chargé de rappeler à l’Education nationale cette vérité freudienne élémentaire, à savoir que le refoulé fait toujours retour dans le Réel. Quoi qu’il en soit, et par contraste, Paty est parfaitement conscient de la dimension islamiste de l’ “incident” monté de toutes pièces contre lui. Lisez l’email du 11 octobre adressé à l’ensemble de ses collègues, et sa déposition au commissariat de police la semaine suivante. Avec une concision parfaite, Paty évoque une “intention de nuire” de la part des islamistes et de certains parents d’élèves, intention qui n’a rien à voir, dit-il, “avec l’émotion (les parents seraient “choqués”) ni la colère” (l’islamisme serait purement réactif). Question : son administration l’a-t-elle jamais compris, ou entendu ?

    Lesfrancais.press : Pourquoi ce livre et comment avez-vous mené l’enquête justement ?

    David di Nota : J’ai décidé d’écrire “J’ai exécuté un chien de l’Enfer” le jour même de l’attentat. J’ai commencé par recouper tous les articles de presse, puis j’ai réalisé des entretiens ciblés, avant de me pencher sur les pièces administratives – terme ultime de mon investigation. Pourquoi ce livre ? Je ne sais pas. Sophocle a prononcé des paroles magnifiques au sujet du devoir de vérité : “Ce devoir ne date pas d’hier, mais il est en vigueur de toute éternité, et personne ne sait d’où il vient”.

  • La voiture, c’est fini ?

    La voiture, c’est fini ?

    Sur fond de transition énergétique, un autre combat fait rage, celui de la place de la voiture au sein des grandes agglomérations. De nombreux élus ont pris position pour réduire la place dévolue à l’automobile dans leur cité. À Paris, la maire a décidé, avec son équipe municipale, de diminuer le nombre des places de stationnement et la vitesse. Elle a également limité les voies de circulation ouvertes aux voitures. Cette politique n’est pas spécifique à Paris.

    Réduire les embouteillages et la pollution

    À Londres, à Milan ou à Berlin, les élus prennent des dispositions semblables ou ayant les mêmes effets. Même aux États-Unis, la voiture particulière est de plus en plus contestée. À Madison, la capitale du Wisconsin, le maire met en avant un nombre croissant d’habitants sans voiture qui recourent aux transports en commun ou au vélo pour se déplacer, rejoignant ainsi Paris où moins d’un habitant sur deux possède une voiture. À Cleveland, le maire prévoit de transformer les voies de circulation routière en voies cyclables protégées. Des villes comme Buffalo ou Minneapolis abandonnent les règles de « stationnement minimum », qui obligent les promoteurs immobiliers à réaliser des parkings dans les nouveaux bâtiments. À New York, un péage urbain pourrait être mis en œuvre pour se rendre à Manhattan. Chicago a prévu de construire 160 kilomètres supplémentaires de pistes cyclables séparées dans les trois prochaines années. À Boston, plusieurs lignes de transports publics pourraient devenir gratuites prochainement.

    L’objectif des élus est de réduire les embouteillages et la pollution. Les habitants des grandes villes sont partagés. Ils sont favorables à une limitation des flux en provenance de l’extérieur mais estiment être également contraints dans leur liberté de déplacement. Les élus souhaitent également privilégier le développement par le tourisme et les loisirs.

    Les habitants des banlieues se sentent ostracisés

    En Europe, Londres a été en pointe dans la lutte contre les voitures en établissant un péage dès 2003. En France, un des symboles de cette politique a été l’interdiction des voitures sur les rives gauche puis droite de la Seine décidée en 2013 et 2017. Cette mesure constitue une réelle rupture par rapport au projet qui avait abouti, rive droite, à la réalisation de la voie express Georges Pompidou. Inaugurée en 1967, elle visait à permettre l’arrivée de la voiture au cœur de la capitale grâce à une autoroute. À Lyon, la reconquête des quais a été effectuée en supprimant l’autoroute urbaine des années 1960/1970. À Marseille, l’arrivée de l’autoroute A7 au cœur de la ville a été reculée afin d’aménager les quartiers de la Joliette. À Paris, le nombre de cyclistes aurait, selon la mairie, progressé depuis le 1er confinement de plus de 60 % grâce à la réalisation de plus de 50 kilomètres de voies cyclables. À Londres, les élus ont interdit dans plusieurs quartiers toute circulation routière.

    Dans tous les pays, ces politiques de restriction de la circulation routière génèrent des oppositions. Les habitants des banlieues se sentent ostracisés que ce soit par les péages urbains que par l’impossibilité d’utiliser des véhicules ne répondant pas aux normes environnementales en vigueur ou par la diminution du nombre de places de stationnement. À Londres, l’instauration de quartiers sans voiture et d’une redevance prélevée sur les voitures anciennes polluantes ont entraîné des manifestations et des heurts avec les forces de l’ordre.

    La voiture redevient un produit de luxe

    Si jusque dans les années 2000, le coût d’usage d’une voiture avait tendance à diminuer, depuis une dizaine d’années, une inversion s’est produite. Le prix des voitures augmente du fait notamment du durcissement des normes environnementales. La voiture redevient un produit de luxe. En dix ans, le prix à l’achat des voitures neuves a augmenté (+35 % en France selon le journal l’Argus) de telle façon qu’un nombre croissant de ménages n’y a plus accès. L’âge moyen d’achat d’un véhicule neuf est en hausse constante. En France, en moyenne, une voiture neuve coûte 26 000 euros, ce qui correspondait, en 2004 au prix d’entrée dans le haut de gamme chez Renault. Le taux de ménages ayant acquis une voiture neuve dans l’année est tombé à 2,3 % contre 7 % au milieu des années 1990. La proportion de particuliers dans les immatriculations n’atteint pas plus de 45 % des ventes, contre 50 % il y a cinq ans et 72 % il y a vingt-cinq ans.

    Les constructeurs estiment que les normes et l’électrification des voitures conduisent à une augmentation des prix. Cette dernière est également la conséquence d’une montée en gamme assumée par de nombreuses firmes automobiles. Les pouvoirs publics, en imposant la possession de pneus neige dans de nombreux départements, contribuent à la hausse du prix d’utilisation des voitures.

    Evening traffic jam on embankment of the Moskva River near the Moscow Kremlin

    Crispations populaires sur le prix de l’essence

    Cette augmentation touche, en premier lieu, les ménages le plus modestes. Ainsi, aux États-Unis, le budget « transports » absorbe 30 % du budget pour le ménages appartenant au premier vingtile dans la distribution des revenus quand ce taux est de 10 % pour les ménages appartenant au dernier décile. Le prix du carburant est dans tous les pays occidentaux un sujet de tension. Le gouvernement britannique a ainsi reporté les augmentations prévues des taxes sur l’essence depuis dix ans. La taxe sur l’essence du gouvernement fédéral aux États-Unis a été relevée pour la dernière fois en 1993. Le 23 novembre dernier, face au mécontentement des conducteurs, Joe Biden a décidé de puiser dans les stocks stratégiques de pétrole afin d’en faire baisser les prix, ces derniers ayant augmenté en un an de 55 %.

    En France, en 2018, avec les manifestations des Gilets jaunes, le gouvernement a abandonné son plan de hausse du prix des taxes sur le gazole. En Allemagne, le quotidien Bild, fustige une culture « contre la voiture ». Au Royaume-Uni, le Daily Mail a mené une longue campagne contre les quartiers sans voiture et les pistes cyclables, arguant qu’elles provoquent des embouteillages et augmentent la pollution.

    Par choix ou manque de moyens, les jeunes conduisent moins

    Les partisans des voitures sont surreprésentés chez les périurbains, les ruraux et les plus de 50 ans. Les jeunes ont une propension à conduire beaucoup plus faible que leurs aînés. Aux États-Unis, en 1983, 92 % des 20-24 ans avaient un permis de conduire. En 2017, ce chiffre était tombé à 79 %. Les jeunes sont plus susceptibles de vivre en ville, et préfèrent les transports en commun. Ce choix est également contraint. Le prix des logements ayant également fortement augmenté, leur pouvoir d’achat ne leur permet plus de faire face aux dépenses associées à la possession d’un véhicule.

    En France, alors que 90 % des moins de 25 ans détenaient leur permis en 1980, ils n’étaient, en 2018, plus que 80 %, selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur. En Allemagne, l’âge médian d’un acheteur de voiture neuve est de 53 ans, en France de plus de 55 ans quand en 2010, il était inférieur à 50 ans. En Allemagne, entre 1998 et 2013, les taux de possession d’une voiture ont baissé pour tous les moins de 40 ans, mais continuent d’augmenter chez les plus de 65 ans.

    La crise sanitaire pourrait modifier à la marge les tendances en cours. Par crainte du virus, des usagers habituels des transports en commun préfèrent utiliser désormais leur véhicule. Par ailleurs, l’engouement pour les villes de taille plus petite et pour les maisons avec jardin impose la possession d’une voiture qui était devenue inutile au sein des grandes agglomérations bien desservies en transports publics.

    L’augmentation de l’âge moyen des voitures, 10,8 ans en France en 2021, contre 8 ans en 2014 n’est pas sans limite. Plus de 40 % du parc automobile français, est susceptible d’être bloqué en cas de pic de pollution, ce qui pourrait inciter, à plus ou moins long terme, les ménages d’opter pour des voitures moins polluantes.

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