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  • Covid-19 : 10 000 vols annulés

    Covid-19 : 10 000 vols annulés

    Les turbulences liées à la Covid-19 dans le transport aérien se poursuivent depuis hier lundi et ce mardi avec 8.000 annulations depuis vendredi. La principale cause d’annulation : Omicron qui fait flamber les contaminations autour du monde touchant de nombreux pilotes, hôtesses de l’air, stewards, et autres membres du personnel au sol, obligés de se mettre en quarantaine après avoir été exposés à la Covid. C’est la Chine qui bat tous les records d’annulations, cela à quelques semaines des JO de Pékin. En mer, les vaisseaux de croisière sont également dans le collimateur des autorités sanitaires.

    Quarantaine pour le personnel naviguant

    La principale cause évoquée par les compagnies aériennes pour justifier les annulations c’est le variant Omicron. Touchés par la Covid-19, les pilotes, hôtesses et stewards, ainsi que des personnels au sol, sont obligés de quitter leur poste de travail pour se mettre en quarantaine après avoir été exposés au virus.

    La mise en quarantaine des personnels volants et au sol exposés à la Covid, a ainsi contraint notamment les compagnies comme Lufthansa, Delta, United Airlines, Alaska Airlines, JetBlue ou encore British Airways à annuler de nombreux vols.

    Les Etats-Unis et la Chine, les deux principaux marchés aériens mondiaux avec trafic domestique très important, sont les plus touchés par le phénomène.

    Annulations en cascade

    Ainsi la cascade d’annulations qui affecte le secteur aérien à travers le monde, déjà bien impacté par les dernières restrictions aux frontières, continue. Après 8.000 vols annulés pendant le week-end de Noël (vendredi compris), ce sont encore plus de 2.100 liaisons qui furent supprimées ce lundi selon le dernier bilan du site Flightaware. La barre symbolique des 10.000 annulations est donc franchie en quatre jours et la tendance devrait se poursuivre dans les prochains jours.

    Les prévisions ne sont pour l’instant que de 800 vols supprimés ce mardi, mais elles pourraient rapidement enfler comme ce fut déjà le cas ce week-end. Alors que les premières estimations annoncées samedi faisaient état de 4.500 vols touchés sur deux jours, les annulations ont grimpé en flèche pour atteindre le chiffre de 8.000 (plus précisément 7.900, soit +75% que prévu initialement). De même, alors que les prévisions faisaient état de 800 vols touchés ce lundi, les annulations effectives furent presque trois fois plus importantes.

    Comment se faire rembourser en cas d’annulation ?

    En pleine période de fêtes, les expatriés sont nombreux à avoir besoin de se déplacer par voie aérienne. Ils sont donc particulièrement touchés par ces annulations. Que faire si on est victime d’une annulation de vol par la compagnie aérienne ?

    Que ce soit lié à la Covid-19 ou non, voici les réponses aux principales questions que vous vous posez sur l’annulation de votre billet, qu’il s’agisse d’un vol sec (réservé séparément) ou d’un voyage à forfait (vol + hébergement, généralement réservé via une agence ou un tour-opérateur).

    Annulation d’un billet (vol sec) à l’initiative de la compagnie

    Avec les vagues pandémiques, les annulations à l’initiative des compagnies aériennes sont devenues monnaie courante. L’article 8 du règlement européen n°261/2004 est clair et indique qu’en cas d’annulation d’un vol par la compagnie aérienne, le passager a le droit à un remboursement du billet sous 7 jours. Une règle légèrement modifiée toutefois par la crise sanitaire : depuis le 13 mai 2020, la Commission européenne autorise les transporteurs à proposer un avoir, qu’il est possible de refuser et qui est dans tous les cas remboursable au bout de 12 mois s’il n’a pas été utilisé. Cette règle s’applique uniquement pour les vols annulés depuis le 1er mars 2020 en raison de la Covid. Bon à savoir : l’Institut national de la consommation a rédigé une lettre type de demande de remboursement et d’avoir.

    En cas de voyage à forfait (vol + hébergement) ?

    Dans le cas de la réservation d’un forfait combinant au moins deux types de services différents dans le même voyage (transport, hébergement, location de voiture, visites…), la situation est simple. Si l’agence de voyages (ou le site de réservation) annule votre séjour, elle a l’obligation de vous rembourser l’intégralité des paiements dans les 14 jours. Si vous souhaitez annuler votre voyage de votre plein gré, vous ne paierez pas de frais et serez remboursé sous 14 jours sous deux conditions prévues par le code du tourisme : si des circonstances «exceptionnelles et inévitables» (intempéries, épidémie, attentats…) surviennent sur place ou à proximité de votre lieu de destination, et si celles-ci ont des conséquences sur l’exécution du contrat prévu.

  • France : nouvelles mesures contre Omicron

    France : nouvelles mesures contre Omicron

    Le ministre de la Santé Olivier Véran et le Premier ministre Jean Castex se sont exprimés ce lundi 27 décembre 2021 à 19h, à la sortie du conseil des ministres et du conseil de défense sanitaire, depuis Matignon. Emmanuel Macron avait convoqué ces deux conseils exceptionnels à quelques jours de la fin d’année suite aux mauvais chiffres de la semaine dernière.

    En effet, jamais le pays n’avait connu autant de nouvelles contaminations à la Covid en l’espace d’une journée que ce vendredi 24 décembre 2021 avec 104 611 nouveaux cas.

    Réduction du délai avant le rappel

    Jean Castex a commencé son allocution en indiquant que désormais il ne faudra que 3 mois entre la deuxième dose (ou la première si on a été malade de la Covid) pour être éligible à la troisième dose. Les expatriés ayant reçu deux doses dans leur pays de résidence ou en France il y a plus de 3 mois peuvent prendre rendez-vous pour recevoir leur rappel en France.

    Le passe vaccinal

    A partir du 15 janvier, les personnes qui contrôlent les passes sanitaires vont pouvoir contrôler l’identité de leur porteur. Le passe vaccinal devra être présenté dans les restaurants, bars, séminaires, loisirs et transports inter-régionaux. 

    Contrairement au passe sanitaire, l’obtention du passe vaccinal, comme son nom l’indique, est soumise à l’injection du vaccin contre la Covid-19. Seuls les produits approuvés en France (Moderna, Pfizer, Janssen et AstraZeneca) permettent de mettre la main sur ce passe. Dès le 15 janvier 2022, le passe vaccinal sera conditionné à l’injection d’une dose de rappel si la dernière remonte à plus de sept mois. Il faudra donc un schéma vaccinal complet pour disposer du précieux sésame.

    Une fois le projet de loi adopté par le Parlement, il ne sera plus possible de présenter un test RT-PCR ou antigénique négatif pour obtenir le QR code affiché dans l’application TousAntiCovid ou sur papier. Cependant les personnes qui ont été infectées par le coronavirus, et qui pourront présenter un certificat de rétablissement de plus de 11 jours et de moins de 6 mois, disposeront du passe vaccinal. Après une contamination, les anticorps sont présents dans l’organisme pendant plusieurs semaines et réduisent ainsi l’exposition au virus.

    «Le conseil des ministres a validé le projet de loi faisant passer le passe sanitaire en passe vaccinal, sous réserve d’adoption par le Parlement»

    Jean Castex – Premier ministre de la République française

    Actuellement, la troisième dose est indispensable à tous les plus de 65 ans qui ont été vaccinés il y a plus de sept mois pour conserver le passe sanitaire en France. Mais, même sans troisième dose, leur passe frontière est encore valable pour continuer à voyager dans l’Union européenne, confirme la Direction générale de la Santé, pour quelques mois. En effet, les dirigeants de l’Union européenne ont annoncé vendredi dernier qu’il faudrait désormais un rappel tous les mois pour conserver son passe frontière. La mesure rentrera en application le premier février 2022.

    Encadrement des consommations

    Jean Castex a aussi annoncé que les concerts debout seront désormais interdits, tout comme la consommation de boissons et de nourriture dans les transports collectifs, les restaurants et les cinémas.

    La consommation devra, elle, se faire assise dans les bars et les restaurants. Ainsi, le masque devra être conservé en permanence dans ces lieux.

    Aggravation des sanctions pour les usagers de faux passes sanitaires

    Face aux dizaines de milliers de faux passes sanitaires qui circulent dans le pays, Jean Castex serre la vis. L’amende passe de 135 € à 1000 €.

    Les grands rassemblement soumis à des jauges

    A la différence du modèle des dispositifs allemand ou suisse, le gouvernement renonce à la mise en place d’une nouvelle disposition pour les lieux à forte fréquentation comme les marchés de Noël ou les stades. Les « G » qui figurent après les chiffres font référence à des termes allemands « geimpft, getestet, genesen », qui signifient « vacciné, testé, rétabli ».

    Mais il conserve la stratégie de la jauge. Désormais, les grands rassemblements seront limités à une jauge de 2.000 personnes maximum à l’intérieur, et 5.000 à l’extérieur, a annoncé Jean Castex.

    Nouvelle durée d’isolement pour les cas contacts

    L’exécutif annoncera en fin de semaine la nouvelle durée d’isolement pour les cas contacts. Actuellement elle peut monter jusqu’à 17 jours pour une personne qui est cas contact et qui partage son domicile avec un individu positif à la Covid-19.

  • Pas de cadeau pour les cadeaux.

    Pas de cadeau pour les cadeaux.

    Plaisir d’offrir, joie de recevoir ! Ah ! Quel beau matin que ce matin des étrennes ! L’étonnement des enfants est fascinant. Il a bien fallu inventer le Père Noël pour expliquer ce mystère : d’où viennent les cadeaux ? Du ciel ? Et bien non : les cadeaux ne tombent pas du ciel. Encore que.

    En France, une prime de Noël de 100 euros a été distribuée à tous les salariés gagnant moins de 2000€ net, ce qui représente 36 millions de personnes. Elle succède au chèque-énergie de la rentrée qui lui, n’en concernait que 5.6 millions. Pourquoi ces primes ? Covid providentiel, élections covidentielles ? Parce que les prix montent, justifie le gouvernement : le prix de l’énergie a augmenté de 80%, celui des engrais de 60%, ceux de l’alimentation de 26%. Le cadeau de la Covid, c’est l’inflation. Combattre l’inflation, qui est une abondance de liquidités, par un surplus de liquidités, est une drôle d’idée. Mais personne ne combat l’inflation.

    Mieux que le « passe sanitaire », le « passe budgétaire » pour tous. Presque tous.

    Le gouvernement français n’est pas le seul à avoir distribué sans compter. Trump a arrosé les foyers américains de dollars, avec « l’helicopter money », l’argent tombé du ciel, et Biden engage la construction d’un « Welfare state », un état « social », comme en Europe. Résultat, le pouvoir d’achat s’est maintenu, les économies ont été sauvées, la croissance rebondit. Cadeaux de la Covid. Mieux que le « passe sanitaire », le « passe budgétaire » pour tous. Presque tous. 

    Les cadeaux, c’est plutôt pour les riches. États-Unis, Europe, les pays les plus touchés par l’épidémie sont aussi ceux qui ont le mieux résisté économiquement à la pandémie. Eux ont pu emprunter dans leur monnaie. 

    Comme prévu, les pays pauvres, les pauvres des pays pauvres sont devenus plus pauvres. L’extrême pauvreté a augmenté en 2020 pour la première fois depuis des dizaines d’années : 100 millions  de personnes supplémentaires vivent avec moins de 1,90 dollar par jour. « Le fait que la hausse de l’extrême pauvreté ait coïncidé avec une période de perturbations commerciales ne doit rien au hasard » explique la Banque Mondiale, « Comme l’histoire le montre, il existe un lien étroit entre les échanges et la réduction de la pauvreté : les pays à revenu faible et intermédiaire ont vu leur part dans les exportations quasiment doubler entre 1990 et 2017, alors que l’on observe sur la même période une baisse de l’extrême pauvreté. » La croissance de l’économie mondiale devrait atteindre 5,6 % en 2021. Avec une croissance de 2,9 %, les pays à faible revenu devraient connaître leur plus faible performance depuis 20 ans.

    En Amérique latine, la démocratie joue son rôle de stabilisateur. Les régimes autoritaires, sont les plus fragiles, les plus dangereux.

    Un certain nombre de pays sont au bord de la banqueroute. Beaucoup étaient déjà surendettés. La cause n’en est pas forcément la pandémie, elle révèle les fractures, elle annonce les impasses : « En raison de la fermeture prolongée des écoles et de la médiocrité des acquis scolaires, la proportion d’enfants incapables de lire un texte simple pourrait atteindre 70 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire »

    La Turquie en est l’exemple le plus cru. Derrière les rodomontades d’Erdogan, la faillite. La Livre turque a perdu la moitié de sa valeur. Le pouvoir d’achat est inférieur à ce qu’il était en 2008, l’arrivée d’Erdogan. 

    Idem pour Poutine : masser des troupes à la frontière ukrainienne est plus facile que faire face à l’épidémie (Rosstat compte plus de 800.000 morts, le gouvernement en avoue 300.000). Il nie l’inflation aussi. Les Russes s’appauvrissent. D’où la tentation d’une diversion exotique, militaire.

    En Amérique latine, sur fond de crise, la gauche renait : la victoire spectaculaire de Gabriel Boric au Chili donne de l’espoir à tous ceux qui désespéraient de voir en Ortega et Maduro, deux dictateurs corrompus, les plus fiers représentants de la gauche latino-américaine. Au Mexique AMLO, Lopez Obrador va se faire confirmer son mandat par plébiscite. Au Honduras, Xiomara Castro, la femme du Président Zelaya victime d’un coup d’état en 2009, remporte haut la main les élections. Au Brésil, la crise favorise le retour de Lula. En Amérique latine, la démocratie joue son rôle de stabilisateur avec le recours à des alternances paisibles. Impossible ailleurs, quand les oppositions sont bâillonnées ou enfermées. Les régimes autoritaires, comme d’habitude, sont les plus fragiles, aussi les plus dangereux. 

    Prolonger Noël : les critères de Maastricht sont déjà suspendus.

    Quelles sont les capacités de résistance des vieilles démocraties ? Emmanuel Macron et Mario Draghi demandent d’abandonner les critères de Maastricht. Une  façon d’entamer la présidence française sous le chant des cigales. Prolonger Noël : les critères de Maastricht sont déjà suspendus. La France et l’Italie voudraient qu’ils le soient définitivement. la règle qui voulait que l’on ne dépasse pas un montant de dette supérieur à 60% du PIB n’a pas souvent été respecté et ne le sera pas avant longtemps. La France avait dépassé la barre des 100% du PIB avant la Covid. Quant à la fameuse règle des moins de 3% de déficit budgétaire, la France, qui s’y est rarement tenu, aimerait qu’on cesse de le lui faire remarquer. 

    La France empruntera donc l’an prochain 220 milliards d’euros, restant, de loin, le premier emprunteur d’Europe. Est-ce viable ? Les contribuables et les diamants sont éternels, mais les cadeaux ? Certes, Noël va se prolonger, puisque ce sont les élections présidentielles. Chacun promettra ce qu’il n’a pas à crédit, avec le crédit de ceux qui croient aux cadeaux.

    Tant que la signature de la France, appuyée par l’Allemagne restera solide, les préteurs prêteront. Mais il faudra bien payer.  

    Qui payera, l’Europe ? La Banque centrale européenne tient son cap, celui d’ignorer l’inflation. Si les taux remontent, le poids de la dette deviendra insupportable. Il faudra alors couper brutalement dans les budgets, ce qui entrainera un ralentissement de la croissance, une crise sociale, etc. Tant que la signature de la France, appuyée par l’Allemagne reste solide, les préteurs prêteront. Mais à un moment ou à un autre, il faudra bien payer. Politiquement, économiquement, financièrement. 

    Qui paiera, les riches ? C’est rarement le cas. De même que lors d’une crise mondiale les pays pauvres deviennent plus pauvres, les riches, en cas de crise, s’en sortent généralement mieux. Ils peuvent emprunter, acheter, investir, déménager sous d’autres cieux. Pour les pauvres c’est plus difficile, plus risqué. Il suffit de demander aux immigrés. Comme tout le monde, chacun essaie de faire payer l’autre. Ceux qui paient, ce ne sont pas ceux qui ont le plus de moyens, mais ceux qui n’ont pas les moyens de ne pas payer.

    Aucun cadeau n’est gratuit 

    C’est pourquoi on dit que l’inflation est un impôt pratique, presque invisible, qui frappe d’abord les plus pauvres: les prix augmentent, on vous donne une prime, qui ne vient qu’une fois, tandis que les prix augmentent tous les jours. Pour payer la prime l’Etat emprunte, la dette s’accroit, la quantité de monnaie augmente, gonfle les prix. Chacun se désole, et se retourne vers l’Etat, qui donne une prime, s’endette, vieille rengaine. 

    Inflation ou pas, aucun cadeau n’est gratuit. Noël, vieille fête du soleil nouveau, n’apporte pas des cadeaux, mais le renouveau. Quand l’espoir ne se confond pas avec l’illusion, il est vrai. Joyeux Noël. 

    Laurent Dominati

    a.Ambassadeur de France

    a.Député de Paris

  • Economie 2021 :  entre croissance et craintes

    Economie 2021 : entre croissance et craintes

    Avec Philippe Crevel, économiste français, spécialiste des questions macroéconomiques, fondateur de la société d’études et de stratégies économiques, Lorello Ecodata, la rédaction du site lesfrancais.press vous a proposé tout au long de l’année des articles décryptant les phénomènes économiques dans le monde. Pour conclure cette année, nous vous proposons un petit récapitulatif des faits marquants en 2021. 

    Forte croissance

    L’économie mondiale a progressé au rythme soutenu de près de 6% en 2021. Un chiffre qui contraste avec les -3% de 2020. Cette forte croissance est le fruit du soutien colossal déployé par les autorités monétaires et politiques depuis l’éclatement de la crise sanitaire. Accélérée par le déconfinement, la forte demande en biens de consommation a poussé les chaînes de production et d’approvisionnement au-delà de leurs capacités. La reprise a ainsi subi quelques à-coups durant l’année au gré des goulets d’étranglement, des hausses des prix de l’énergie et, bien sûr, de la pandémie. De la résolution de ces problématiques dépendra la vigueur de la croissance en 2022.

    Retour de l’inflation

    Longtemps qualifiée de temporaire, l’inflation a d’abord été limitée aux États-Unis avant de s’étendre. En octobre, le taux annuel atteignait 6,2% outre-Atlantique et 4,1% dans la zone euro où, un an auparavant, il s’arrêtait à 0,3%. Le réveil brutal de l’activité, les problèmes d’approvisionnement, la hausse des prix de l’énergie et plus globalement des matières premières expliquent ce retour tonitruant d’un phénomène qui avait disparu des radars au 21e siècle. Si le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell a finalement supprimé le terme de temporaire de son discours en novembre, la question demeure de savoir quelle part du renchérissement persistera en 2022.

    Soutiens colossaux

    Les principales économies de la planète n’auraient pu retrouver leur niveau d’activité d’avant-crise en un temps si court, si elles n’avaient pas bénéficié de mesures de soutien exceptionnelles. Les autorités politiques et monétaires ont ainsi dépensé plus d’USD 32 000 milliards entre les printemps 2020 et 2021. À elles seules, les principales banques centrales ont versé durant cette période USD 850 millions par heure dans l’économie mondiale. Si les plans politiques ne sont pas encore tous concrétisés et vont encore produire leurs effets ces prochaines années, les politiques monétaires sont, elles, sur la voie de la normalisation. La dynamique n’est cependant pas la même des deux côtés de l’Atlantique. La Fed a, en effet, une longueur d’avance en raison d’une croissance plus solide et d’une inflation plus forte. Et si la question d’une hausse des taux demeure lointaine en Europe, elle pourrait bien se réaliser en 2022 déjà aux États-Unis.

    Marchés records

    Dans cet environnement, l’évolution des marchés a pris, peu ou prou, des allures de cas d’école. Soutenues par la croissance et les plans de relance, les actions ont fortement progressé – approchant +20% –, avant d’évoluer plus irrégulièrement, comme attendu, en deuxième partie d’année. Mais d’autres classes d’actifs ont également occupé le devant de la scène, à commencer par les matières premières qui ont, elles, bénéficié du rebond de l’activité et des prix à la consommation. A contrario, les tensions sur les taux longs ont nui à la performance des obligations ou encore de l’immobilier coté.  

    Et 2022 ?

    Les bonnes performances économiques devraient se maintenir en 2022, avec une croissance d’environ 4 % tant aux États-Unis que dans la zone euro. Et pourtant, chacun a le sentiment que la période actuelle n’est que le début d’un monde nouveau dans lequel la pandémie a changé la donne. Nous pensons que l’ensemble des économies développées devraient retrouver leurs niveaux de production pré-pandémiques d’ici la fin de l’an prochain, tandis que certains marchés émergents et pays en développement continueront d’enregistrer des pertes de production. En outre, la croissance de l’emploi devrait afficher un temps de retard sur la reprise de la production. En effet, les économistes s’attendent à ce que l’emploi global ne retrouve que les deux tiers de son niveau pré-pandémie, en raison notamment des craintes sanitaires persistantes et de l’adoption accélérée de l’automatisation.

  • Expatriés : une année 2021 sous le signe des urnes

    Expatriés : une année 2021 sous le signe des urnes

    La vie électorale des expatriés a été riche en cette année 2021, avec les élections consulaires, sénatoriales et de l’AFE. Mais elle ne s’est pas résumée qu’à cela. Pour mettre un terme à cette année encore longue à cause de la pandémie, LesFrançais.press vous propose une série d’articles sur les évènements politiques, culturels et sociaux qu’il ne fallait pas manquer cette année. Place aujourd’hui aux évènements marquants de la vie des Français de l’étranger en 2021 !

    Fin des motifs impérieux par le Conseil d’État

    Le vendredi 12 mars, le Conseil d’État est revenu sur les manques aux droits fondamentaux des Français établis à l’étranger. Durant plusieurs mois, ils ont effectivement été dans l’incapacité de rentrer en France, sans la présentation d’un motif impérieux. Or, il en allait d’une atteinte abusive au droit fondamental de pouvoir accéder au territoire national propre à tous les citoyens. C’est grâce à Pierre Ciric, l’un des avocats à l’origine de la procédure, que le décret du premier ministre Jean Castex a été revu et supprimé.

    Dans le même temps, ils ont également décidé de ne plus rendre les tests anti-Covid obligatoires à l’entrée sur le sol français car les laboratoires saturaient à cette période de l’année, et les tests sont souvent très onéreux à l’étranger. Il est donc devenu conseillé mais non obligatoire de se faire tester avant de venir en France.

    Voyager vers la France
    Voyager vers la France

    Les élections consulaires de mai

    Les élections consulaires ont animé la société des Français de l’étranger tout au long de l’année. Initialement prévues en 2020, elles ont été décalées d’un an à cause de la pandémie de coronavirus. C’est finalement le week-end du 29 mai 2021, que la majorité des régions ont voté pour leurs représentants consulaires. Seulement, trois circonscriptions n’ont pas eu cette chance, toujours à cause de la pandémie. L’Inde, le Sri Lanka, le Népal, le Bengladesh et Madagascar ont choisi leurs élus consulaires le 7 novembre, soit cinq mois après tout le monde.

    Les résultats

    Le suffrage a été marqué par un taux particulièrement important d’abstention, gravitant autour des 85%. L’épidémie et les problèmes rencontrés avec le vote en ligne ont été les principaux facteurs d’une telle abstention.

    De manière générale, les résultats ont été assez variés en fonction des continents, même si certaines tendances se sont dégagées. En Europe, le groupe de la majorité présidentielle s’est implanté dans toutes les circonscriptions, mais suivi de près par EELV, quelques fois affilié au PS.

    En Asie et dans les Amériques, les citoyens français ont fait payer à La République En Marche les motifs impérieux. Ainsi, les Républicains et leurs alliés ont remporté le nord, quand la gauche, voire l’extrême gauche s’est déployée sur tout le sud.

    En Asie, si LREM est également absente des radars, excepté à Singapour, le reste du continent se partage entre le PS et les LR.

    Finalement en Afrique, les traditions ont la peau dure car une fois n’est pas coutume, la droite traditionnelle s’est imposée.

    Élections sénatoriales en septembre

    Le 26 septembre ont été nommés les six sénateurs des Français de l’étranger, et le bilan est lourd pour les partis classiques. Le Parti socialiste et Les Républicains ont en effet enregistré de mauvais scores, eux qui ont piloté la vie politique des métropolitains mais aussi des Français de l‘étranger pendant plusieurs décennies. Ils sont tout de même parvenus à garder la face en obtenant chacun un siège.

    Parmi les six anciens sénateurs des Français de l’étranger, ils étaient seulement trois à se représenter et chacun a été d’ailleurs réélu. Christophe-André Frassa, l’un des sénateurs les mieux réélus de France, a perdu au passage sa casquette de chef de la fédération LR. La gauche, elle, est apparue plus divisée que jamais et ils ont été nombreux à perdre leurs plumes dans la course aux sénatoriales, comme Ségolène Royal.

    Finalement, les six sénateurs choisis appartiennent à des familles politiques différentes, montrant un cruel manque d’union des partis.

    France consulaire
    France consulaire

    Lancement de la phase test de France Consulaire

    Octobre 2021 a marqué le lancement du service France Consulaire, et les premiers constats n’ont pas été particulièrement élogieux. Si l’idée d’une assistance téléphonique portant sur les questions administratives et destinée à tous les Français de l’étranger est bonne, nous pouvons noter les nombreux aléas rencontrés. Tout d’abord, les horaires d’ouverture du service sont problématiques car alignés sur les horaires français. Aussi, France Consulaire est pour l’instant seulement disponible dans les pays européens, car toujours en phase de test.

    Par ailleurs, il apparait important de noter l’accès au dispositif à toutes les personnes sourdes et malentendantes.

    Enfin, le service est voué à s’améliorer et à s’étendre. Il faudra donc encore du temps avant d’émettre un avis définitif.

    L’AFE élit une femme à sa tête

    Hélène Degryse

    L’élue consulaire Hélène Degryse a été élue à la tête de l’Assemblée des Français de l’étranger, le 5 décembre dernier. Expatriée aux Pays-Bas depuis de nombreuses années, elle a rejoint une liste du groupe présidentiel afin de pouvoir conserver son siège à l’AFE, et grand bien lui en a pris car elle a ainsi été nommée à la tête des 90 membres.

    En outre, alors que nous nous attendions à un soutien des Républicains envers LREM, c’est la gauche qui est venue appuyer sa candidature.

    Au même titre qu’aux élections consulaires, les partis classiques ont largement reculé à l’AFE, en perdant de nombreux sièges. Les membres LREM élus à l’AFE représentent, eux, le continent européen. Quant aux écologistes, ils ont remplacé les socialistes et sont implantés sur tous les continents.

    Le scrutin des membres de l’AFE est venu clôturer les riches courses électorales de l’année 2021, pour laisser la place à la présidentielle et aux législatives de l’an prochain.

  • L’heure des choix a-t-elle déjà sonné ?

    L’heure des choix a-t-elle déjà sonné ?

    Après avoir connu la plus forte baisse de son PIB depuis la Seconde Guerre mondiale, en 2020, la France devrait enregistrer, cette année, un taux de croissance sans précédent depuis cinquante ans. Ces données statistiques influencées par le contexte sanitaire et les spécificités économiques françaises, ne permettent guère d’extrapoler la suite de l’histoire.

    La France dont l’économie dépend des activités de tourisme et de loisirs, a, comme l’Italie ou l’Espagne, été durement touchée par les confinements et tout particulièrement le premier. La réouverture des frontières, des bars, des restaurants et de tous les lieux ou presque de loisirs a permis le rebond de la croissance d’autant plus que le soutien total de l’État a préservé le pouvoir d’achat des ménages et les entreprises. Faiblement industrialisée, la France souffre, en 2021, moins que l’Allemagne des multiples pénuries de biens intermédiaires. En matière économique et sanitaire, cette crise appelle, encore plus que les autres à la modestie et au relativisme, qui ne sont pas les qualités premières de la société d’hyper-communication émotionnelle dans laquelle nous évoluons. Près de deux ans après le début de la crise, il est très difficile de désigner les gagnants et les perdants. Montrée comme exemple lors de la première vague, l’Allemagne est à la peine depuis la troisième vague tant sur le plan sanitaire qu’économique. L’Italie et la France fortement touchées dès le printemps 2020 bénéficient d’un rebond plus marqué en 2021 grâce à une meilleure résilience face à l’épidémie et à une large diffusion des vaccins. Le centralisme du système institutionnel français a été pointé du doigt à plusieurs reprises, or le fédéralisme allemand a été considéré comme un frein à la mise en œuvre des politiques sanitaires. En cette fin d’année 2021, le nombre de décès dus à la Covid en Allemagne se rapproche de celui de la France. De leur côté, les États-Unis, de structure purement fédérale, se classent malheureusement en tête en la matière. Le bilan des États autoritaires comme la Russie apparaît bien plus sombre que celui des démocraties souvent vilipendées pour leur inaction. Contrairement à quelques idées reçues, la défiance des populations est plus importante dans les premiers que dans les seconds. Les États ayant opté pour la stratégie du zéro covid sont contraints de l’abandonner car elle s’est révélée intenable sur la durée. Les gouvernements comme celui du Brésil ou celui du Royaume-Uni qui ont nié la réalité de l’épidémie ou qui ont parié sur l’immunité collective au début de la crise ont perdu. Ce rapide tour du monde semble faire du pragmatisme le seul et unique gagnant de cette pandémie.

    plan de relance
    « Next generation » le plan de relance européen

    Sur le terrain de l’économie, les acteurs publics expérimentent au fil des vagues, tout en ayant en rémanence les précédentes crises et notamment la grande récession de 2008. La mise en place à l’échelle mondiale du « quoi qu’il en coûte » doublée de l’adoption de gargantuesques plans de relance, a abouti à un rebond de l’inflation qui, en raison de sa disparition depuis une quarantaine d’années, apparaît comme une surprise. Après de longs mois de frustrations économiques, la demande dopée de manière keynésienne s’emballe quand l’offre demeure contrainte. La mise entre parenthèse du principe de rareté de la ressource financière donne lieu à une prodigalité à l’efficience incertaine. Le financement de la réfection des fortifications de Provins ou la remise en état de la Piscine Pontoise à Paris par le Plan européen « Next generation » est-il justifié ? Ces opérations préparent-elles réellement l’avenir ? Le secteur du bâtiment dont les carnets de commandes sont pleins a-t-il besoin d’un appui public ? Les États pris par l’urgence ont tendance à surréagir à tous les signaux sans avoir une réelle vision de moyen et long terme. Les plans de soutien permettent essentiellement aux collectivités publiques de financer des investissements qui étaient en instance de réalisation. Cet effet d’aubaine, une fois comptabilisé, pourrait provoquer, dans un second temps, un réel affadissement de la croissance faute de pouvoir initier un cycle de gains de productivité. L’appréciation réelle de la situation économique interviendra en 2023 quand les politiques exceptionnelles des banques centrales et les plans de relance prendront fin. Les perdants et les gagnants apparaîtront au grand jour. Il sera alors possible de déterminer si l’accroissement de la dette publique aura été ou non productif et s’il sera possible de la rembourser sans mettre en danger l’activité. La transition énergétique et le vieillissement de la population seront, d’ici le milieu de la décennie, deux autres données à prendre en compte pour déterminer l’avenir des différents États. Ces deux facteurs jouant structurellement contre la croissance en augmentant les coûts des structures publiques comme privées. Si depuis le début de la pandémie, l’argent facile joue tout à la fois les rôles d’anesthésiques et de dopants, à compter de la fin de l’année 2022 et surtout en 2023, le retour des pratiques budgétaires et monétaires plus orthodoxes révèlera les véritables gagnants et perdants.

  • Les expatriés ne renoncent pas aux fêtes en France !

    Les expatriés ne renoncent pas aux fêtes en France !

    Du 20 décembre au 24 décembre, nous vous avons proposé de participer à une consultation sur ces vacances de Noël, vous avez été 3689 à répondre complètement au formulaire. Merci à vous ! Nous vous demandions ce que vous faisiez pour ces vacances encore marquées par la Covid, et bingo, la leçon est claire et nette, les expatriés viennent passer les fêtes en France.

    On détaille pour vous cette consultation ci-dessous. Encore bonnes fêtes à tous en France, dans le respect des consignes gouvernementales.

    67% des expatriés sont rentrés en France

    Sur la base des 3689 réponses obtenues lors de notre consultation, on peut déduire que plus de 67% des expatriés ont bravé la Covid pour rejoindre famille et amis. Il faut dire que le gouvernement, cette année, a bien distingué les Français de l’étranger des non nationaux, point de motifs impérieux, facilités pour reconnaitre les vaccinations réalisées hors UE (celles faites au sein de l’espace européen sont d’office reconnues grâce au certificat européen), gratuité des tests PCR réalisés en France, etc.

    37% des personnes ayant répondu sont résidentes dans l’Union européenne, l’accès à la France fut donc aisé. Mais ceux en dehors de l’espace européen sont aussi venus, ils représentent 30% de ceux qui ont déclaré venir en France pour cette période festive. Parmi les 23% qui ne sont pas venus, 10% avaient des projets autres. Ils sont tout de même 13% à ne pas être venus car ils étaient dans l’incapacité de faire un test dans les délais impartis ou de recevoir les doses de vaccination dans leur pays de résidence. Espérons que l’administration consulaire pourra mettre en place des sessions de vaccination dans ces pays rapidement, comme elle l’a fait à Madagascar ou en Inde.

    La famille et encore la famille

    Et si les Français établis hors de France rentrent massivement en France, c’est avant tout pour retrouver la famille. D’ailleurs, ils sont 63% parmi ceux qui se rendent en France a loger dans la famille. Une économie de budget qui permet de gâter la famille ou les amis restés dans le pays de résidence.

    Dans la consultation, 65% des 3689 personnes qui ont répondu déclarent faire des achats en France. Pour ceux hors de l’UE, ils profitent peut-être de la simplification de la détaxe. En tout cas, près de la moitié de ceux qui font des achats en France dépenseront près de 500 euros en France, un quart ont même un budget supérieur à 1000 euros ! De quoi combler de joie avec des produits français ceux qui ne sont pas venus ! Ils ne sont que 24% à déclarer faire très peu d’achats en France.

    Et la vaccination ?

    Le Président de la République l’a dit, les expatriés peuvent se faire vacciner en France, gratuitement et facilement. Mais entre la parole et les actes, il y a souvent un monde. Pour exemple, en plein week-end de Noël, la pharmacie de la Gare de Lyon à Paris refusait de faire les tests PCR gratuitement ou de vacciner les expatriés, sous prétexte de ne pas être informée… Pourtant les décrets existent et les circulaires aussi, mais les procédures sont complexes pour les officines, elles font donc l’impasse. Les expatriés ont bien anticipé ces phénomènes corporatistes, et ils ont choisi de se faire vacciner dès que c’était possible dans leur pays de résidence.

    En effet, ils ne sont que 6% à profiter de leur passage en France pour se faire vacciner et principalement pour la troisième dose (4,67%). Autre chiffre clé, les expatriés qui refusent la vaccination, ils représentent aussi 6% des personnes ayant répondu à notre consultation.

  • Certificat de vaccination limité à 9 mois sans rappel

    Certificat de vaccination limité à 9 mois sans rappel

    La Commission de l’Union européenne désire fixer à neuf mois, après une première vaccination complète, la durée de validité du certificat de vaccination contre la Covid-19 pour les voyages intra-européens.

    Un certificat pour toute l’Union

    L’Union européenne a mis en place l’été dernier un certificat Covid commun attestant d’une vaccination, d’une infection à la Covid-19 de moins de six mois, ou d’un test négatif, pour permettre aux Européens de voyager entre les États membres le plus librement possible, sans se voir imposer de test ou de quarantaine. L’incertitude quant à la durée de validité du passe sanitaire risquait de mettre à mal la libre circulation entre les États membres de l’UE. En France, sa validité était de sept mois tandis qu’au Luxembourg, pour exemple, aucune limite de temps n’avait été adoptée.

    Application dès le 01 février 2022

    la Commission européenne a donc tranché mardi 21 décembre ! Une période d’acceptation contraignante de neuf mois pour les certificats de vaccination européens s’appliquera à partir du 1er février 2022. Ainsi, le certificat de vaccination attestant d’un schéma de vaccination complet est désormais valable durant 270 jours dans l’ensemble de l’UE, que ce soit après une deuxième dose pour les vaccins Pfizer, Moderna ou AstraZeneca ou après une première et unique dose lorsqu’il s’agit de Johnson & Johnson ou du rétablissement d’une personne infectée. Après quoi une dose de rappel sera nécessaire.

    Les États membres ne peuvent pas prévoir une période d’acceptation plus courte ou plus longue, explique la Commission, qui ajoute que la période de validité tient compte des orientations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), selon lesquelles l’administration d’une dose de rappel est recommandée au plus tard six mois après l’achèvement du schéma de primovaccination. Le certificat reste ainsi valable pendant une période de tolérance de trois mois supplémentaires au-delà de ces six mois, «afin que les campagnes nationales de vaccination puissent être adaptées et que les citoyens puissent avoir accès aux doses de rappel».

    Pour rappel, le passe sanitaire sera exigé en France et en Europe au moins jusqu’au 31 juillet 2022.

  • Échange avec la psychologue de LesFrancais.press – Karine Mequelis

    Échange avec la psychologue de LesFrancais.press – Karine Mequelis

    Karine Mequelis est psychologue et clinicienne et écrit des articles sur ces thèmes-là pour LesFrancais.press. Nous nous sommes entretenus avec elle, à propos de la psychologie des expatriés.

    Les mesures restrictives aux frontières

    Motifs impérieux, tests anti-Covid, quarantaines et autres, depuis le début de la pandémie, les mesures restrictives ont été nombreuses aux frontières et ont fortement pesé sur le moral des Français de l’étranger. Si au début, la déprime était le sentiment principalement partagé, il a aujourd’hui laissé place à la lassitude et au découragement, d’après la psychologue.

    Des pathologies propres aux expatriés

    Avant la crise sanitaire, il y avait certaines pathologies qui étaient propres à l’expatriation, comme l’isolement. Mais aujourd’hui, ce sentiment s’est étendu à l’ensemble de la population mondiale, et ce, que l’on soit expatrié ou non.

    De plus, les citoyens ont pour beaucoup, perdu leur confiance en soi et se sentent démunis et déprimés face à de nombreuses situations.

    « Nous sommes plus dans une notion de victimisation que de responsabilisation, ce qui fait qu’on n’a plus à penser, et le bon sens se perd. Et ça fait qu’on fonctionne de manière très automatisée, et donc on se perd ». 

    Karine Mequelis, psychologue et pigiste pour LesFrancais.press
    isolement, dépression

    Des conseils contre la déprime et l’isolement

    Face aux sensations de déprime et d’isolement, la psychologue conseille de redonner du rythme à notre quotidien, en s’autorisant à s’octroyer du temps pour soi, à se faire plaisir.

    Aussi, elle note l’importance de s’ouvrir socialement. En tant qu’expatrié, la communauté française peut être une bonne ouverture sociale, mais ne suffit pas. Effectivement, elle avertit sur les risques de se limiter à une communauté que nous connaissons bien, au détriment de la découverte de nouveaux horizons.

    Besoin de soutien ? Juste curieux ? Contactez Karine Mequelis directement

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    https://seancedepsy.com/
    https://seancedepsy.com/
  • France : une année 2021 entre résignation et espoir

    France : une année 2021 entre résignation et espoir

    L’année 2021 se conclut comme elle avait commencé. Restrictions aux frontières, mesures barrières, passe sanitaire, ponctuent notre vie. Cependant, la vie s’est adaptée. En France, comme ailleurs. Pour conclure l’année, la rédaction du site Lesfrancais.press compile pour vous les évènements qu’il ne fallait pas manquer culturellement, économiquement, mais aussi de la politique des expatriés et nous commençons aujourd’hui sur les faits marquants en France en 2021 !

    Couvre-feu et confinement au printemps 

    Le confinement a pris fin le 15 décembre 2020… et fut remplacé par un couvre-feu national. Sauf exceptions, les déplacements étaient interdits entre 20 heures et 6 heures. Le 2 janvier, il fut même avancé à 18 heures dans 15 départements. Dix jours plus tard, il était étendu dans 10 nouveaux départements. Et enfin, le 16 janvier, c’était toute la France qui était concernée par le couvre-feu dès 18 heures.  Puis le confinement a refait son apparition à partir de fin février, mais via une nouvelle approche, territorialisée, et s’appliquant pendant le week-end. Nice et Dunkerque sont d’abord concernées. A partir du 6 mars, le département du Pas-de-Calais est également confiné le week-end. Et les périodes se sont enchainées ainsi jusqu’à l’été et une réelle libération portée par la campagne de vaccination qui avait commencé en mars via de grands centres avant une généralisation chez le médecin, les pharmacies, etc.

    Reconfinement
    Conférence de presse de Jean Castex du 18 mars 2021, pendant laquelle il annonce un confinement régionalisé

    L’assassinat du père Olivier Maire

    Le lundi 9 août, le corps sans vie du père Olivier Maire a été retrouvé dans la maison qui abrite la communauté des Missionnaires montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée. L’homme impliqué dans l’incendie de la cathédrale de Nantes l’été dernier a avoué le meurtre. À l’exemple de nombre de ses frères, ce prêtre qui était le supérieur provincial de sa congrégation, avait beaucoup voyagé notamment en Afrique et à Rome. C’est finalement au cœur du bocage vendéen que sa vie a pris fin, dans des circonstances tragiques. Un Rwandais, âgé de 40 ans, que le prêtre hébergeait, s’est rendu le jour même à la gendarmerie pour avouer ce meurtre. Il s’agit de l’individu mis en examen et placé sous contrôle judiciaire à la suite de l’incendie de la cathédrale de Nantes, en juillet 2020. Il fut cette fois mis sous les verrous en attendant son procès. Cette affaire a nourri les milieux conservateurs qui ont décidé de chercher un candidat pour préserver leurs valeurs, Eric Zemmour.

    L’ambassade de France à Kaboul

    C’était au cœur de l’été, le 15 août 2021. Alors que les Américains finalisaient leur départ d’Afghanistan, vingt ans après y avoir posé le pied, les talibans balayaient leur séjour comme un éphémère château de cartes et reprenaient possession du pays, s’emparant même de Kaboul.

    Au milieu du chaos, à l’heure où chacun – expatriés, Afghans – cherche à gagner les airs pour quitter l’atmosphère désormais viciée du nouvel « Emirat islamique », l’ambassade de France est la dernière à demeurer ouverte. Le temps d’organiser d’ultimes évacuations. La majorité des réfugiés à l’intérieur de l’ambassade française ont pu, d’ailleurs, être exfiltrés. Les Français et Afghans évacués de l’ambassade sont arrivés sains et saufs à l’aéroport avant de prendre des vols dans des A400M vers une base militaire française aux Émirats arabes unis. L’opération Apagan a permis d’évacuer de Kaboul 2834 personnes, dont 142 Français et 2630 Afghans. Les opérations d’évacuation ont été menées à travers « un double pont aérien » dont 26 vols reliant Kaboul à Abou Dhabi, puis 16 vols entre Abou Dhabi et Paris.

    guerre
    Des soldats américains à l’aéroport de Kaboul lors d’une évacuation, jeudi 19 août 2021 – AFP

    Procès du 13 novembre 2015

    Neuf mois pour juger les pires attaques commises sur le sol français et tenter de comprendre l’horreur : le procès hors-norme des attentats du 13 novembre 2015 s’est ouvert le 8 septembre 2021 à Paris et pourrait s’achever le 25 mai 2022, selon son calendrier prévisionnel. Au moins 145 journées d’audience sont prévues. Quatorze accusés sont présents, dont Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont tué 130 personnes et blessé des centaines d’autres à Saint-Denis et Paris.

    L’ancien Président de la République témoigna le 10 novembre au palais de justice, sous très haute sécurité. Le soir du 13 novembre 2015, François Hollande avait quitté précipitamment le Stade de France où il assistait à la rencontre amicale France-Allemagne, avant de décréter dans la nuit l’état d’urgence. L’ex-chef de l’Etat devrait également être questionné sur la politique étrangère de la France.

    Les débats font, depuis la mi-novembre, une large place aux enquêteurs français et belges, en plusieurs phases. La cour remonta d’abord la piste des commandos projetés par le groupe Etat islamique (EI) depuis la Syrie et qui ont rejoint l’Europe par la route des migrants, et s’intéressa à leur parcours en Belgique.

    Dans un second temps, à partir de février 2022, elle retracera la logistique des attentats et le rôle de chacun des accusés, les ultimes préparatifs de ces attaques et la traque de leurs auteurs après le 13 novembre.

    Au terme de neuf mois d’audience, la cour d’assises spéciale doit rendre son verdict, et en expliquer les principales motivations.

    A ce stade, la lecture du délibéré est prévue les 24 et 25 mai 2022.

    Rassemblement place de la République en novembre 2015, suite aux attentas de Paris et Saint-Denis – Wikimedia

    Lancement de la campagne présidentielle

    Déclarations de candidature, meetings, émissions télés et radios… La rentrée politique a clairement lancé la course à l’Elysée. Jusqu’en avril, les candidats vont s’affronter à travers les médias et mener campagne avant que les urnes ne les départagent. Le calendrier de la campagne se définira donc au gré de l’actualité et des faits et propos des candidats.

    Eric Zemmour

    La surprise de cette première séquence de la campagne, c’est l’émergence d’Éric Zemmour comme candidat de la droite radicale. Devant plus de 10.000 personnes, il a tenu son premier grand meeting de campagne le dimanche 5 décembre. Il a annoncé le lancement de son parti, lors d’un évènement émaillé de tensions à l’extérieur comme à l’intérieur de la salle.

    A gauche ?

    Comment se porte la gauche à quatre mois de la présidentielle ? Mal, mais chaque candidat se rassure à sa façon. Yannick Jadot est heureux d’avoir imposé le thème de la chasse dans le débat public ; Jean-Luc Mélenchon a très bien vendu son livre-programme, l’Avenir en commun ; Anne Hidalgo répète à l’envi que les sondages se sont déjà trompés lors de sa réélection dans la capitale. Un comportement logique. Les chiffres dans les différentes enquêtes d’opinion ne filent pas la banane. La gauche compte une bonne poignée de candidats mais aucun ne parvient à briller. Ils oscillent entre 10% et 2% dans les différents instituts. Pas brillant !

    Et Le Pen ?

    Pour le moment, Marine Le Pen est plutôt satisfaite de son début de campagne. La candidate du Rassemblement national (RN) a fait le point, lundi 13 décembre, devant son bureau national : elle a estimé que ses propositions sur la baisse de la TVA sur les énergies avaient plutôt « bien infusé » lors de ses déplacements de campagne, en revanche son message sur l’augmentation de 10 % des salaires est plus difficile à faire passer. Son équipe de campagne juge qu’elle donne, comme elle le souhaitait, une image d’elle-même « calme et responsable » dans les médias, surtout au regard de son concurrent direct, Eric Zemmour.

    Sans oublier les LR

    Les adhérents du parti à jour de cotisation (139 742 au total) étaient appelés à départager la présidente du conseil régional d’Ile-de-France et le député des Alpes-Maritimes lors d’un second tour de vote électronique, qui avait commencé vendredi à 8 heures et s’est achevé samedi à 14 heures.

    Valérie Pécresse a recueilli 61% des suffrages, Eric Ciotti 39%, a précisé Christian Jacob lors d’une conférence de presse au siège de LR en présence des deux finalistes.

    L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, qui est âgée de 54 ans, était donnée favorite après le ralliement sous sa bannière des trois perdants du premier tour : Michel Barnier, Xavier Bertrand et Philippe Juvin.

    Elle ambitionne de devenir la première femme Présidente de la République en France, avec le redoutable défi de faire oublier la défaite de la droite et du centre au premier tour de la présidentielle de 2017 après le chaos de la campagne de François Fillon.

    Et le Président de la République

    Les audiences de l’émission d’Emmanuel Macron sur TF1 du début de mois de décembre ont été décevantes pour l’exécutif. Entre Valérie Pécresse qui progresse dans les sondages et Eric Zemmour, Emmanuel Macron peine à trouver une stratégie stable. Pourtant pour l’entourage d’Emmanuel Macron, la stratégie est arrêtée : il faut faire une campagne de mobilisation. Autrement dit, convaincre à nouveau les 24% de Français qui lui avaient fait confiance en 2017. Avec pratiquement un quart des voix, le chef de l’Etat est presque certain de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle.

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