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  • Bruxelles autorise le Français Veolia à racheter son rival Suez

    Bruxelles autorise le Français Veolia à racheter son rival Suez

    Bruxelles a autorisé mardi (14 décembre) la fusion des deux géants français de l’eau et des déchets Veolia et Suez, une opération à 13 milliards d’euros scellée au printemps après des mois de bataille entre les deux rivaux historiques.

    Cette décision de la Commission européenne, qui veille sur la concurrence dans l’UE, ouvre la voie à la conclusion d’une OPA de Veolia sur Suez dans les prochaines semaines. Pour obtenir ce feu vert, Veolia, numéro un mondial sur ses métiers, a dû s’engager à céder notamment l’essentiel des activités de Suez en France.

    Margrethe Vestager, la Commissaire européenne à la concurrence

    Vente des activités eau et déchets en France

    Dans le détail, le groupe devra notamment vendre « la quasi-totalité » des activités de Suez dans la gestion des déchets et de l’eau municipale en France, « la quasi-totalité » des activités de Veolia dans les services mobiles de l’eau dans l’Espace économique européen, « la très grande majorité » des activités de Veolia dans la gestion de l’eau industrielle en France et « une partie » des activités des deux entreprises dans le traitement des déchets dangereux, a précisé l’exécutif européen dans un communiqué.

    Le feu vert « est subordonné au respect intégral » de ces engagements qui « éliminent entièrement les problèmes de concurrence relevés », a souligné la Commission.

    L’opération, qui avait été notifiée à Bruxelles le 22 octobre, vise à faire de Veolia « un champion mondial de la transformation écologique », renforcé dans sa capacité d’innovation face à la concurrence chinoise.

    Veolia va donc absorber une large part des activités de Suez à l’international : Etats-Unis, Amérique latine, Espagne, Australie, Royaume-Uni. Il verra ses effectifs passer de 180 000 à 230 000 salariés et son chiffre d’affaires de 26 à 37 milliards d’euros.

    Nouveau groupe Suez amputé de 60%

    Hors du périmètre de la fusion, le nouveau groupe Suez, réduit à 40% du groupe actuel et recentré essentiellement sur l’eau et sur la France, comptera environ 40 000 salariés pour près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Détenu par un consortium composé des fonds français Meridiam et américain GIP aux côtés de la Caisse des dépôts/CNP Assurances, il sera retiré de la Bourse.

    Veolia, qui détient actuellement 29,9% du capital de Suez (acquis en octobre 2020 auprès de l’énergéticien français Engie), avait lancé fin juillet une offre publique d’achat sur les 70,1% restants.

    Suez a longtemps bataillé pour éviter ce rachat initialement hostile. Mais, après huit mois d’un bras de fer financier, politique, judiciaire et médiatique entre les deux groupes rivaux depuis 150 ans, il avait finalement accepté le rachat en avril, au terme d’une médiation.

    Le prix d’acquisition avait été notamment relevé à 20,50 euros par action, valorisant la cible à quelque 13 milliards d’euros.

    Avec le feu vert de Bruxelles, Veolia a déjà obtenu l’aval de 15 autorités de la concurrence sur les 18 saisies du dossier. Le groupe attend encore l’autorisation des autorités du Royaume-Uni, du Chili et de l’Australie, mais seule la décision de la Commission européenne était susceptible de bloquer l’OPA.

    Un article de notre partenaire Euractiv

  • Tensions entre le Royaume-uni et la France autour d’Omicron ! Ce qu’en pensent les expats…

    Tensions entre le Royaume-uni et la France autour d’Omicron ! Ce qu’en pensent les expats…

    Actuellement, le Royaume-Uni fait face à un tsunami de cas liés au variant Omicron, qu’il tente d’endiguer par une campagne de rappel vaccinal sans précédent. C’est pourquoi la France envisage de durcir les restrictions pour les personnes en provenance du Royaume-Uni, selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

    Gabriel Attal a déclaré mardi 14 décembre à France Info Radio qu’il pourrait renforcer les règles actuelles. Dans ce cas-là, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni seraient obligés de présenter un test négatif de moins de 48 h.

    « Nous cherchons toujours des moyens de resserrer le cadre, nous y travaillons actuellement et nous devrions, je pense, parvenir à une conclusion dans les prochains jours. »

    Gabriel Attal
    Gabriel Attal lors d’un point presse en tant que porte-parole du gouvernement

    Cependant les restrictions potentielles n’ont pas été spécifiées par Gabriel Attal, mais les commentaires reflètent les inquiétudes croissantes de la France face à la flambée des cas de Covid-19. Actuellement une cinquième vague de cas Delta déferle sur le pays. En sus, elle est désormais confrontée à l’émergence du variant Omicron, plus récent et plus contagieux. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le variant Omicron se diffuse à un à rythme que nous n’avons jamais vu avec aucun autre variant. C’est pour cela que l’OMS incite à utiliser tous les outils anti-Covid pour éviter que les systèmes de santé ne soient rapidement submergés à l’approche des fêtes de fin d’année.

    Aujourd’hui la France a signalé 133 cas d’Omicron. Et au Royaume-Uni, Omicron s’est déjà propagé à travers tout le pays. Bientôt, ce variant deviendra la souche dominante de cet hiver. Jusqu’à présent, le Royaume-Uni a officiellement signalé 4 713 cas, mais l’Agence britannique de sécurité sanitaire estime que 200 000 personnes par jour sont désormais infectées par Omicron.

    Mais la déclaration de Gabriel Attal fait également suite à la montée des tensions entre la France et le Royaume-Uni. Car au cours des 12 derniers mois, des tensions franco-britanniques sont intervenues sur des désaccords concernant l’efficacité du vaccin Astrazeneca, le protocole nord-irlandais, les droits de pêche, l’accord de défense d’Aukus et la façon de traiter l’arrivée des migrants et des réfugiés traversant la Manche.

    Nous avons voulu interroger les expatriés sur leur ressenti à quelques jours des vacances de Noël et sur leurs inquiétudes. 

    “On ressent les tensions franco-britanniques”

    Pour Aurélien qui habite à Londres, c’est impossible d’avoir un « booster » (dose de rappel) pour l’instant, notre compatriote se retrouve bloqué, ne pouvant faire reconnaitre les doses de vaccin reçues en France.

    “Je ne peux pas faire reconnaître ici mes vaccins faits à l’étranger (plusieurs posts sur les groupe FB parlent de ce sujet). Je trouve que hors Covid, les tensions franco-britanniques se font peu ressentir dans notre quotidien d’expat.”

    Aurélien, Français de Londres

    Par contre pour Holly, qui habite à Londres depuis 2013, et qui est résidente permanente (Settled Status), le ressenti est bien différent.

    “Les tensions sont le résultat de la mésentente entre Emmanuel Macron et Boris Johnson. On dirait qu’ils se servent des mesures Covid comme armes diplomatiques. Ça devient pesant. Après je ne ressens pas de tension au quotidien avec les Britanniques. Je demande moi même la citoyenneté britannique donc rien n’a changé de ce côté-là. La tension n’est évidente qu’au sommet. L’idéal serait qu’ils allègent les mesures des deux côtés, par exemple un test PCR avant le départ et c’est tout. “Pour être honnête, je comprends la réaction de Boris Johnson, car la France fait de la propagande permanente concernant le Brexit. Mes amis me demandent souvent si je trouve à manger ? Alors que rien n’a changé pour moi.”

    Holly, Français détenant la résidence permanente

    “On a peur pour les changements des règles.”

    Olivier Boudard, un expatrié spécialisé dans le traitement des datas pour le monde de la finance, pense que les modifications constantes des mesures lèsent les voyageurs et les expatriés en particulier.

    “J’ai bien peur qu’une fois encore nous ne soyons lésés par les changements constants de règles comme cela a été le cas l’été dernier. Gabriel Attal vient d’annoncer que de nouvelles mesures seraient communiquées dans les prochains jours pour les voyageurs venant du Royaume-Uni.” 

    Olivier Boudard

    “Les gouvernements doivent imposer des règles, mais ça nous gâche la vie”

    Séverine, de Brighton, estime que les gouvernements doivent faire quelque chose face à la Covid sinon ils vont se faire lyncher. 

    “Du coup, ils nous imposent de plus en plus de règles selon les courbes Covid en cours dans le monde entier. Je trouve ça normal ? 

    “Du coup, ils nous imposent de plus en plus de règles selon les courbes Covid en cours dans le monde entier. Je trouve ça normal ? Je suis certaine que toutes ces règles ne s’appliquent pas à certains politiciens. Mais c’est comme ça, ça l’a toujours été, nous ne pouvons pas changer les pratiques politiques ancestrales. Évidemment, nous, ça nous pourrit nos vies. Cependant, par respect pour tous ceux qui sont morts de la Covid, je pense que nous devrions tous nous aligner aux règles et être reconnaissants d’être encore vivants aujourd’hui. Enfin moi, je vois ça comme ça.”

    Séverine, Française installée à Brighton

    Nous saurons dans les prochains jours si la France décide d’imposer de nouvelles restrictions aux voyageurs venant du Royaume-Uni, ce qui risque d’exacerber encore une fois les tensions. 

    Cependant, sur le front médical, de nouvelles prometteuses sont venues du géant pharmaceutique Pfizer. En effet, il a confirmé que sa pilule anti-Covid réduisait de près de 90 % les hospitalisations et décès chez les personnes à risques lorsque la prise se faisait dans les premiers jours après l’apparition des symptômes. Et une étude réalisée en Afrique du Sud a par ailleurs estimé que le vaccin de Pfizer était globalement moins efficace contre le variant Omicron, mais protégeait toujours à 70 % contre les cas graves de la maladie.

    Une lueur d’espoir face au raz-de-marée Omicron !

    Car l’année dernière avec la Covid-19 nous savions que Noël n’allait pas être joyeux, mais cette année c’est la loterie ! Espérons quand même que les expats puissent trouver une solution afin de rentrer en France pour les fêtes de Noël.  À la nouvelle année, les tensions électriques entre les deux pays devraient continuer avec la guerre sur les licences de pêche et bien d’autres sujets qui fâchent. 

  • J’ai épousé Poutine

    J’ai épousé Poutine

    Que l’on parle gaz, migrants, Ukraine, Mali, Libye, cybermonde, station spatiale ou démocratie : que faire avec la Russie ? Elle est partout, explosant ses débris dans l’espace, jetant ses mercenaires, ses hackers, ses chars sur toute faille, toute faiblesse, réelle ou imaginaire. 

    Emmanuel Macron avait dénoncé un « Etat profond », tapi au Quai d’Orsay, qui s’opposerait à un partenariat avec Poutine. Pourtant, le Kremlin cultive des relais puissants dans les medias, les partis, les entreprises : « Profond réseau » ? Rares sont les pays qui entretiennent des liens aussi actifs, discrets ou bruyants. Et les Russes ont des arguments, pas seulement sonnants et trébuchants : une alliance entre la Russie et l’Europe, la France et l’Allemagne au premier rang, serait un événement majeur dans le monde, et bénéfique pour la paix. 

    La France a régulièrement la tentation d’essayer, et la certitude d’échouer. Poutine préfère le conflit à l’entente et considère les Européens comme faibles, peu fiables, liés au Etats-Unis, quoiqu’ils disent. D’autant que les dirigeants européens sont incapables de mener des politiques réalistes, qui consistent à accepter les pays tels qu’ils sont, et non tels qu’ils devraient être.

    Si l’on pouvait se marier avec Poutine, ce serait une chance formidable

    Les relations avec la Russie sont l’exemple type de la contradiction entre l’intérêt des peuples et celui des dirigeants. Toujours la politique étrangère reste soumise aux lois de l’opinion plutôt qu’à celles du réalisme géopolitique, aussi bien du coté de Poutine que des Européens. L’un cultive sa stature martiale et nationaliste, les autres leur posture morale et démocratique. Dommage : Russes et Européens ont tout pour s’entendre, d’autant que les Russes sont européens.  

    C’est vrai, si l’on pouvait se marier avec Poutine, ce serait une chance formidable. La complémentarité économique entre la Russie et l’Europe est évidente, l’une a besoin de technologies et d’investissements, l’autre de marchés et de matières premières. L’intérêt militaire est plus évident encore : un espace de paix de l’Atlantique au Pacifique, de l’Arctique à la Méditerranée, permettrait de concentrer ses forces sur les vraies menaces de la planète. Cette alliance de fait pourrait entrainer, dans le domaine industriel, spatial, digital, un essor extraordinaire, qui éviterait le condominium sino-américain dans la haute technologie. 

    Une telle entente résoudrait mille problèmes, avec la Turquie, la Syrie, le Liban, Israël, l’Algérie, le Sahel, le Mali, la Centrafrique, l’Azerbaïdjan, l’Arménie … Il empêcherait ce face à face manipulateur que se livrent, chacun dans son intérêt en y embringuant ses alliés, la Chine et les Etats-Unis. « Détente, entente, coopération »  et plus encore si affinités. 

    Et pourtant. Est-ce l’idéologie, qui conduit Poutine à penser que « les  démocraties libérales sont mortes », que l’Occident est vraiment décadent (si c’est vrai, que dire du déclin de la Russie…), que le soleil se lève à l’est et que la Russie est asiatique ? 

    Est-ce la paranoïa qui laisse à penser que les Occidentaux l’ont trompé, l’encerclent, amènent l’OTAN à ses frontières, lui prennent l’Ukraine, la mer noire, demain le Kazakhstan ?

    Poutine n’a jamais montré qu’il avait envie de se marier

    Est-ce la jouissance solitaire du pouvoir, qui l’enferme en sa forteresse, l’associe aux tyranneaux qui partagent les mêmes soucis: rester au pouvoir, contrôler, éliminer faibles et forts qui pourraient gêner ? Est-ce le sentiment de rester le plus beau dans le miroir déformant des autocrates, d’Erdogan à Xi Jinping, de Maduro à Khameneï, d’Ortega à Bachar, collier d’alliances hétéroclites ? 

    Est-ce la tradition, qui veut que l’on n’existe que « contre » les Etats-Unis, ce qui revient à soutenir tous ceux qui s’y opposent, et à considérer les Européens comme des suiveurs? 

    Est-ce le style, qui ne voit la politique que dans le rapport de force, B-A-BA simpliste, qui conduit à menacer, par les chars, les missiles, les mercenaires, les cyberattaques, le gaz, les lobbies, des interlocuteurs forcément naïfs, faibles et changeants ? 

    Quelles que soient les raisons, jamais Poutine n’a montré qu’il avait envie de se marier.

    Ce serait pourtant facile. L’Europe a une belle dot. C’est l’intérêt de la Russie. Soit, la Russie serait sans doute plus forte, mais Poutine moins. Non qu’il serait obligé de devenir un démocrate (de toute façon, ceux qui pourraient emporter une élection en Russie ne sont pas plus démocrates que lui), ni un défenseur des droits de l’Homme. 

    Prendre la Russie comme elle est, avec le gouvernement qu’elle a, Poutine tel qu’il est.

    Les Européens pourraient, dans une politique réaliste, prendre la Russie comme elle est avec le gouvernement qu’elle a, Poutine tel qu’il est. Ce qu’elle fait dans de nombreux cas. Mais Poutine devrait renoncer au Donbass. Plus qu’au Donbass : à sa figure, à son image de mâle alpha auprès du peuple russe. 

    Il a déjà perdu l’Ukraine, passée dans le camp européen, et ne s’y résout pas. Il est persuadé que les conflits gelés sont une arme, sans voir que cela renforce l’OTAN et les Etats-Unis, seuls bénéficiaires des tensions. Si le « Format Normandie » avec la France et l’Allemagne n’obtient rien, vers qui se tourner pour les pays voisins de Poutine ?

    Il faut d’autres approches pour préparer un mariage. Partout, des solutions sont possibles : au Moyen-Orient, en Afrique, en Méditerranée, et même en Ukraine. La Russie tsariste, la France républicaine et l’Empire britannique firent alliance, alors que leurs rivalités et leurs idéologies s’opposaient plus fortement qu’aujourd’hui. Comme si la diplomatie avait disparu de l’univers mental des dirigeants ! 

    On n’est pas obligé de s’aimer pour se marier. On se marie pour la paix et pour l’avenir. Il y a mille ans, l’évêque Liutprand était ambassadeur à Byzance, capitale orthodoxe. Il y négocia deux mariages. L’un fut une réussite, l’autre un échec humiliant. Une alliance durable entre l’Orient et l’Occident de l’Europe aurait évité à Byzance de devenir Istanbul. L’avenir de la Russie, c’est l’Europe. La paix de l’Europe, c’est la Russie.

    Opposer des sanctions économiques aux chars relève de la de la confusion. Soit on arme, soit on calme.

    Beaucoup, ici, ont déjà épousé Poutine, et vont jusqu’à expliquer que Poutine serait le vrai démocrate et Bruxelles une  dictature. Du coup, leur crédibilité s’étiole. Tout cela manque de sincérité. D’autant que c’est en Russie qu’il faut convaincre.

    Non pas en soutenant les ONG « étrangères », ni les « démocrates », laissons cela aux Evangélistes, qu’ils montrent l’exemple en Arabie saoudite, mais en renforçant ce que la Russie tient d’européen en elle. Pour épouser la Russie, il faut se faire plus beau, plus belle : investir dans la jeunesse, le savoir, l’université, la culture, la science, serait la meilleure façon de faire l’amour, pas la guerre. 

    Investir et investir encore, suppose d’abandonner une politique de sanctions inefficaces et humiliantes. Croit-on vraiment que des sanctions empêchent Poutine de jouer de la force ? A-t-il seulement fait semblant de chercher une solution en Crimée? Les Iraniens ruinés ne continuent-ils pas à enrichir l’uranium ? Quand les sanctions ont-elles contraint un pays à changer de politique ? Une bataille se mène avec des armes, pas avec des douanes. Opposer des sanctions économiques aux chars relève de la gesticulation ou de la confusion. Soit on arme, soit on calme.

    Si le conflit s’amplifie en Ukraine, si le cycle des menaces, sanctions, interventions, n’est pas interrompu, la Russie s’enfoncera dans le déclin qu’elle masquera par des provocations – car elle n’a pas les ressources de son rêve de puissance- et l’Europe dans la crainte et la dépendance. Preuve que leurs destins sont en partie liés.

  • Guide pour rentrer en France serein – étape 2

    Guide pour rentrer en France serein – étape 2

    Le retour en France peut s’avérer être complexe à cause des multiples facteurs à prendre en compte : famille, maison, aides sociales, douane, déménagement et bien d’autres. Face à cette montagne de démarches, il est normal que vous vous perdiez dans les méandres sombres de l’administration. Pour vous aider, nous vous proposons un guide s’apparentant aux douze travaux d’Hercule. 

    Nous vous proposons ici, la deuxième partie de notre guide « le retour en France » après notre première publication du 14 décembre 2021

    A votre retour en France, de nombreuses démarches administratives vous attendent (encore). Pour y voir plus clair, nous vous proposons de vous les donner dans un ordre de priorité en termes de temps. 

    Compte FranceConnect 

    La première démarche à faire est sûrement de créer votre compte FranceConnect, si vous n’en avez pas. Aujourd’hui quasiment toutes les démarches administratives se font via ce site internet et non plus en mairie et préfecture. Grâce à ce compte nous pouvons oublier les cinquante identifiants et mots de passes différents. Ici, via un seul et même compte vous pouvez vous connecter à une majorité des services publics en ligne comme l’assurance maladie, les impôts, la Poste, ANTS et autres. Sur la plateforme, il est également possible d’enregistrer un certain nombre de documents, une astuce pouvant s’avérer utile en temps de déménagement. 

    Pour créer votre compte, rendez-vous sur le site de FranceConnect

    Aussi, pour faciliter les accès nous vous conseillons d’utiliser l’Identité numérique de la poste française, en scannant votre pièce d’identité ou votre passeport, et en suivant une petite procédure de reconnaissance faciale, vous obtiendrez un accès illimité à tous les services de l’Etat avec l’app du groupe La Poste.

    Immatriculation de votre véhicule et permis de conduire

    Si vous avez un véhicule en votre possession lors de votre retour en France, vous avez pour obligation de faire changer son immatriculation dans un délai d’un mois maximum suivant votre retour. Pour toute demande de changement d’immatriculation, rendez-vous sur le site ANTS

    Depuis ce site, vous pouvez également faire la demande de vos papiers d’identité, à savoir carte d’identité, passeport et permis de conduire. 

    La sécurité sociale 

    Numéro de sécurité sociale

    Dans le cas où vous n’auriez pas de numéro de sécurité sociale, vous pouvez en obtenir un facilement si vous êtes né en France, en vous rendant dans un point d’accueil de l’organisme, muni d’une pièce d’identité. Si vous n’êtes pas né en France, il vous faudra récupérer votre acte de naissance auprès des services de l’Etat civil des Français nés hors de France basé à Nantes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette page du ministère des Affaires étrangères

    Assurance maladie

    Plusieurs cas de figure existent quant à la couverture sociale. 

    Commençons par le plus simple. Si à votre retour en France vous retrouvez un emploi directement, alors vous serez automatiquement couvert par l’assurance maladie, il n’y aura aucune démarche à faire. 

    Cependant, si vous n’occupez pas un poste à votre retour alors vous pourrez ouvrir vos droits sous plusieurs conditions. 

    • Vous avez cotisé à la CFE pendant votre expatriation et donc vos droits sont maintenus pendant les trois mois à compter du premier jour de votre résidence. Une fois le délai terminé, vous pourrez prétendre à toucher la couverture maladie universelle de base (CMU). 
    • Vous avez cotisé au Pôle emploi services pendant au moins dix-huit mois et pouvez donc toucher le chômage dès votre arrivée en France, ouvrant ainsi vos droits à l’assurance maladie. 
    • Avoir travaillé dans un pays lié par une convention de sécurité vous ouvre les droits à l’assurance maladie. 

    Si vous ne vous reconnaissez dans aucun de ces points, vous pouvez faire la demande d’une couverture sociale auprès de la CPAM, via le site de l’assurance maladie Ameli. Cette démarche peut prendre du temps, donc faites-la le plus tôt possible. 

    Si vous avez cotisé avec le Pôle emploi services, référez-vous au paragraphe sur l’assurance maladie. 

    Aides sociales

    La Caf

    Il existe de nombreuses aides sociales en France : allocations familiales, revenu de solidarité active, prime d’activité, aides au logement et bien d’autres. Toutes celles citées précédemment sont regroupées sur le site de la CAF. Vous pouvez faire la simulation de vos droits et monter un dossier quand vous le souhaitez. Les démarches ne sont pas différentes entre un résident français de longue date et une personne (re)venant de l’étranger. Il y a une période de carence de 3 mois commençant à la date où vous avez passé la frontière française.

    Pôle emploi 

    A votre arrivée, si vous êtes en recherche d’emploi vous pouvez vous inscrire au Pôle emploi. Pour cela, vous devez constituer votre dossier sur Internet et prendre un premier rendez-vous avec un conseiller pôle emploi. Faites bien attention à ne pas manquer ce rendez-vous car il est difficile d’en obtenir un deuxième derrière. 

    En fonction de votre statut, vous pourrez peut-être toucher des allocations chômage. Sachez que si vous touchiez le chômage avant de partir de France, vos droits sont conservés pendant trois ans, vous pouvez donc peut-être rouvrir vos droits au chômage. 

    Si vous avez des droits chômage dans un pays de l’Union européenne, vous pouvez les rapatrier -attention la période de couverture sera réduite. Il faudra faire remplir des documents par la caisse de chômage qui couvre au sein de l’Union européenne. Retrouvez tous les détails en cliquant ICI.

    Déclaration fiscale 

    Lorsque vous rentrez en France, vous avez pour mission chaque année de déclarer votre retour à votre centre des impôts et remplir votre déclaration fiscale annuelle, dans les délais impartis. Si votre logement est doté d’une connexion Internet, la déclaration doit se faire obligatoirement en ligne. 

    Retraités

    En tant que retraité de l’étranger, vos droits et démarches varient en fonction de la catégorie à laquelle vous appartenez. 

    Pour tous les retraités fonctionnaire de la France, vous avez juste à signaler votre retour en France auprès de votre caisse de retraite. 

    Dans le cas où vous seriez retraité du privé mais ayant également cotisé volontairement à la retraite française via la CFE, vous devez suivre les mêmes démarches que pour les retraités d’une assurance privée contractée à l’étranger (voir ci-dessous). Vous pouvez également vous renseigner sur le site de la CFE. 

    Dans le cas où vous seriez retraité d’une assurance privée contractée à l’étranger, vous devez déclarer votre domicile hors du pays où elle est souscrite et chaque année, vous avez à envoyer un certificat vie à la compagnie auprès de laquelle vous avez souscrit votre assurance. 

    Si vous êtes retraité d’un dispositif d’État, la démarche à suivre est de contacter les services de l’État pour savoir si vous pouvez toucher votre retraite en partant du pays où vous l’a touchée. Certains pays effectivement ne permettent pas de résider ailleurs que le pays où la retraite est perçue. Il faudra donc sûrement envoyer autant de certificats de vie qu’il vous en sera demandé par les caisses de retraite de l’État. 

    En tant que retraité fonctionnaire, votre pension sera versée par l’État. Vous devez donc vous renseigner sur le droit de quitter ou non le territoire, comme pour les retraités d’un dispositif d’État. 

    Ces articles sont non exhaustifs, bien que très denses en informations. Sachez qu’il existe encore d’autres aides, disponibles sur le site du service public. 

  • L’Iran veut-il interdire la possession d’animaux de compagnie ?

    L’Iran veut-il interdire la possession d’animaux de compagnie ?

    Les propriétaires de chats et de chiens sont indignés. Des députés ont proposé d’interdire la possession d’animaux domestiques dans le pays. L’inverse de l’état d’esprit français, l’Assemblée nationale venant de voter une loi pour les protéger.

    75 députés

    Selon les médias, 75 députés – un quart des parlementaires- ont signé récemment un texte intitulé « Soutien aux droits de la population face aux animaux nuisibles et dangereux » dans lequel ils arguent que vivre avec des animaux domestiques représente un « problème social destructeur ».

    Ce phénomène, mettent-ils en garde, pourrait « changer progressivement le mode de vie iranien et islamique » en « remplaçant des relations humaines et familiales par des relations émotionnelles avec les animaux ».

    Opposition de la population

    Ils sont nombreux à partager des photos de leur “animal dangereux”, pour protester contre ce projet de loi dont ils craignent l’adoption, le parlement étant composé à majorité écrasante d’ultra conservateurs, favorables au durcissement de la législation sur la détention d’animaux. Une pétition a été adressée au président du parlement Baqer Qalibaf pour lui demander de retirer la proposition. 

    Chiens et crocodiles

    La proposition de loi assimile ainsi chats et chiens aux crocodiles et autres serpents, et prévoit une amende de de 80 million de tomans [2666€], soit 30 fois le salaire minimum en Iran, pour les contrevenants.

    Pour ses opposants, ce projet ne fera qu’empirer la situation du droit des animaux dans le pays, déjà pas reluisante. Et il a déjà des conséquences, plusieurs abris déplorant une augmentation du nombre d’animaux abandonnés ces dernières semaines. 

    Regardez le reportage de TV5MONDE

  • Face au vieillissement, les retraites sous pression en Europe

    Face au vieillissement, les retraites sous pression en Europe

    Pour l’OCDE, la crise sanitaire pourrait avoir des effets non négligeables sur le niveau des pensions dans les prochaines années après avoir créé un décalage de deux ans dans le processus de création de richesses et ralenti la progression de la masse salariale. En revanche, l’organisation souligne que les retraités n’ont pas, sauf rares exceptions, été financièrement touchés par la crise. Elle indique que le nombre de retraités a néanmoins diminué de 0,8%, ceux-ci étant les principales victimes de l’épidémie en cours.

    L’OCDE plaide pour des mécanismes d’ajustement automatique des retraite

    Sur le long terme, cette dernière a peu d’incidence sur la progression du nombre de retraités. Malgré la réduction de l’espérance de vie engendrée par la covid-19, au sein de l’OCDE, le vieillissement des pays occidentaux se poursuit, en effet, à vive allure. D’ici 2035, sans réforme, les dépenses de retraite augmenteront de 3,5 % du PIB au sein des États membres. Dans les pays d’Europe du Sud, d’Europe orientale ainsi qu’au Japon et en Corée, les populations d’âge actif se contracteront d’au moins 25 %. 

    Dans son rapport annuel sur les pensions, l’OCDE souligne que depuis plusieurs années, peu de pays ont adopté des mesures d’âge en raison d’une crispation de la population sur ce sujet. Les Pays-Bas et l’Irlande ont décidé de reporter ou d’abandonner le report de l’âge initialement prévu. La Suède a prévu néanmoins de relever l’âge minimum de la retraite pour les pensions publiques contributives et prévoir de l’indexer sur l’espérance de vie. Le Danemark, l’Italie ou la Lituanie ont élargi les mécanismes de retraite anticipée. Plusieurs États dont l’Allemagne ont amélioré le niveau des petites pensions.

    L’âge normal de la retraite continue de reculer en moyenne de deux ans

    Compte tenu des mesures prises dans le passé, l’âge normal de la retraite devrait continuer de reculer, en moyenne de deux ans au sein de l’OCDE, d’ici 2060. Cet âge sera de 69 ans au Danemark, en Estonie, en Italie et aux Pays-Bas. 

    Deux tiers des États de l’OCDE ont mis en place des mécanismes d’ajustement automatique afin de limiter le recours à des réformes anxiogènes. En fonction de l’évolution d’indicateurs financiers, économiques ou démographiques, des dispositifs de compensation s’appliquent automatiquement. Le recul de l’âge de la retraite, l’allongement de la durée de cotisation, les modalités d’indexation, les taux de cotisations, etc., figurent parmi les facteurs pouvant être ajustés pour rétablir l’équilibre financier. 

    Parmi les États ayant mis en œuvre de tels mécanismes : 

    – 6 se sont dotés de régimes notionnels (prise en compte de l’espérance de vie pour calculer le montant des pensions) ; 

    – 6 ont opté pour des systèmes dans lesquels l’âge de liquidation des droits varie en fonction de l’espérance de vie ; 

    – pour 7 autres, c’est le montant des prestations qui peut varier. 

    La Suède conjugue un mécanisme qui prend en compte l’espérance de vie et un système de rééquilibrage des comptes financiers. La Finlande a adopté un ajustement automatique qui repose à la fois sur l’âge de liquidation et sur le montant des pensions.

    La France n’a pris aucune mesure significative sur les retraites lors de ces deux dernières années 

    Dans son rapport, l’OCDE a indiqué que la France n’a pris aucune mesure significative sur les retraites lors de ces deux dernières années. L’organisation indique que l’absence de dispositif de correction automatique des déséquilibres financiers constitue une faiblesse pour le système de retraites français. L’adoption d’un tel dispositif passe, pour l’organisation internationale, par une plus grande convergence des 42 régimes existants. Cette dernière estime que le mode de calcul des pensions sur la base des six derniers mois pour les régimes de la fonction publique ou sur les vingt-cinq meilleures années pour le régime général n’est pas tenable. Au sein de l’OCDE, seuls sept pays ont maintenu de telles règles. 

    Manifestation contre la réforme de la retraite en France en 2019

    L’Organisation indique que les dépenses de retraite hexagonales se sont accrues de 2,2 points de PIB depuis 2000, contre 1,5 point en moyenne chez les pays membres, malgré plusieurs réformes engagées depuis 1993. Après 2035, date à laquelle l’augmentation de la durée de cotisation à 43 ans sera achevée, plus aucun mécanisme ne fera monter l’âge moyen de départ. Les économistes de l’OCDE estiment qu’ « un âge minimum qui serait maintenu à 62 ans (60 ans pour le dispositif carrières longues) paraît très bas ». À partir du milieu de l’actuelle décennie, les générations les plus importantes des années 1960 commenceront à partir à la retraite quand, au même moment, les premières générations du baby-boom arriveront dans la période à risques pour la dépendance. L’accumulation de ces deux facteurs mettra sous pression les finances publiques. 

    Les années défilant inexorablement, le mur des contraintes se rapproche désormais à grande vitesse. Les pouvoirs publics devront gérer les problèmes d’organisation du système de santé, l’accueil des personnes dépendantes et les dépenses de retraite. Ce défi impose sans nul doute une modernisation des systèmes de pilotage des régimes sociaux avec une clarification des prises en charge.

  • LREM remporte la présidence de l’AFE

    LREM remporte la présidence de l’AFE

    L’Assemblée des Français de l’étranger a ouvert sa 35ème session ce lundi 13 décembre. Dans la foulée des élections indirectes du 05 décembre, les Conseillers AFE se sont réunis, pour certains à Paris, et pour la grande majorité via un dispositif de téléconférence. Ils ont choisi la personne qui occupera la présidence de l’AFE pour 5 ans, ce 14 décembre 2021.

    Première étape : les groupes

    Comme dans toute assemblée, les élus peuvent choisir de se réunir pour former un groupe. Cette formation doit comporter au moins 10 élus. En étant membre d’un groupe, le conseiller consulaire devenu conseiller AFE peut participer pleinement à la vie de l’Assemblée des Français de l’étranger en posant des questions en session plénière, en interagissant avec les commissions, etc.

    Ce fut donc la première tâche des nouveaux élus, rejoindre un groupe. La gauche s’est réunie dans un groupe commun réunissant les conseillers EELV, LFI et PS. Un groupe dont les premières heures d’existence annoncent une mandature difficile. EELV, nouvelle force motrice de la gauche chez les expatriés, semble vouloir imposer ses choix à un PS fortement diminué. Pour certains, c’est même une « violence inédite » qui est déployée contre les sociaux-démocrates.

    A droite, deux groupes se sont constitués. Naturellement, celui réunissant les élus Les Républicains et un deuxième issu de l’association du sénateur Jean-Pierre Bansard, l’Alliance solidaire. Alors que le leader du mouvement a rejoint le groupe Les Républicains au Sénat, les conseillers AFE élus sur une liste Alliance solidaire, forts de leur score inattendu, ont décidé de créer leur propre groupe. C’est donc une droite divisée qui commence cette nouvelle mandature.

    Enfin LREM a aussi constitué un groupe, ratissant large, au delà de leurs 15 élus officiels, ils se sont enrichis d’indépendants élus sur leurs listes ou non. C’est dans ce vivier qu’ils ont pioché pour choisir leur candidate à la présidence de l’AFE, Hélène Degryse.

    Hélène Degryse, élue par LREM, la gauche… et l’ASFE !

    Hélène Degryse est une Française expatriée aux Pays-Bas depuis de nombreuses années. Installée à Amsterdam, elle est traductrice agrée par l’Etat batave et aussi journaliste pour le guide du Petit Futé (dont elle vient de remettre à jour son édition sur la ville au « quartier rouge »), et pour des médias dédiés aux expatriés comme Lesfrancais.press.

    Indépendante, elle s’est forgée au fil des années une solide expérience des problématiques liées aux expatriés. Engagée et sérieuse, elle a su porter assistance à nos compatriotes pour les problèmes du quotidien comme lors des pires heures de la pandémie. Son engagement fut récompensé en mai 2021 où elle fut réélue largement à son poste de conseillère consulaire.

    Pour conserver son siège à l’AFE pour le Benelux, elle fit cette fois le choix de rejoindre une liste LREM comme numéro 2 derrière Thierry Masson, élu de la majorité présidentielle à Bruxelles. Et c’est donc elle que le groupe de La République en Marche a décidé de proposer au scrutin pour la présidence de la vénérable institution.

    De gauche à droite Thierry Masson (LREM), Hélène Degryse, Frederic Schauli (LREM/Modem)

    Alors que tous s’attendaient à une alliance avec les LR (de nombreux élus LREM sont issus des rangs de la droite), c’est la gauche qui vient soutenir cette candidature. Et ce malgré que la présidente de la fédération PS, Cécilia Gondard, avait obtenu le soutien de principe de la droite pour devenir présidente de l’AFE. Mais les membres EELV et LFI de son groupe à l’AFE ont préféré choisir une alliance avec LREM, une vraie surprise pour les sociaux-démocrates. Autre surprise, les membres de l’Alliance solidaire des Français de l’Etranger ont reçu la consigne de soutenir « LREM ».

    C’est donc une alliance hétéroclite, composée de LREM, de l’ASFE, d’EELV et de LFI, qui a porté une femme, pour la première fois de l’histoire, indépendante à la présidence de l’Assemblée des Français de l’Etranger, Hélène Degryse. Félicitations et bon mandat !

    Résultat du vote de l’AFE ce 14 décembre 2021
  • Liste noire des compagnies en 2022

    Liste noire des compagnies en 2022

    En tant qu’expatrié(e), on est souvent dans les airs soit pour le travail soit pour le loisir, à destination de la France ou de son pays de résidence. Logiquement, plus on vole, plus on est susceptible d’être du mauvais coté des statistiques. En effet, si l’avion est le mode de transport le plus sûr, plus on l’utilise, plus on risque d’être confronté à un « pépin ». Pour les éviter, il y a la chance, mais aussi le choix de l’opérateur de transport, c’est pour cela qu’on vous communique la liste noire des compagnies en 2022 établie par l’Union européenne.

    Choisir sa compagnie ?

    L’une des questions que l’on se pose toujours est « quelle compagnie aérienne vais-je prendre ? ». La sécurité fait partie des critères déterminants dans le choix. Mais certaines compagnies aériennes ne respectent tellement pas les critères de sécurité qu’elles sont placées sur la liste noire de l’Union européenne.

    Cette liste est établie tous les six mois. La Commission européenne vient d’identifier 97 opérateurs « ne répondant pas aux normes de sécurité internationales », contre 103 en juillet. Ces compagnies sont interdites d’exploitation en Europe. Et naturellement, il est fortement déconseillé de les utiliser en dehors du ciel européen.

    15 pays dans le collimateur

    15 pays voient toutes leurs compagnies interdites dans le ciel de l’Union européenne. Cela représente un total de 90 compagnies, à cause « d’une surveillance inadéquate de la sécurité par les autorités de l’aviation de ces États ».

    Voici les pays concernés :

    • Afghanistan,
    • Angola,
    • Arménie,
    • Congo,
    • République démocratique du Congo,
    • Djibouti,
    • Guinée équatoriale,
    • Érythrée,
    • Kirghizistan,
    • Libéria,
    • Libye,
    • Népal,
    • São Tomé et Príncipe,
    • Sierra Leone et Soudan

    Sept autres compagnies aériennes sont bannies en raison de « graves manquements à la sécurité ». Il s’agit de :

    • Avior Airlines (Venezuela),
    • Blue Wing Airlines (Suriname),
    • Iran Aseman Airlines (Iran),
    • Iraqi Airways (Irak),
    • Med-View Airlines (Nigeria),
    • Skol Airline LLC (Russie)
    • Air Zimbabwe (Zimbabwe).

    Enfin, deux compagnies font l’objet de restrictions d’exploitation. Elles ne peuvent effectuer de vols à destination de l’Union Européenne que si elles utilisent des types d’avions particuliers :

    • Iran Air (Iran)
    • Air Koryo (Corée du Nord).

    6 compagnie de nouveau autorisées en Europe

    Si l’on regarde un peu plus dans le détail, six compagnies sont sorties de la liste noire. Parmi elles, trois sont moldaves, « suite aux améliorations apportées à la sécurité aérienne dans le pays » :

    • Air Moldova
    • HiSky
    • FlyOne

    Consulter la liste de l’UE

    Vous pouvez consulter la dernière mise à jour en date de la liste noire des compagnies aériennes de l’UE (25 novembre 2021) ci-dessous. La première partie (Annexe A) concerne les compagnies aériennes interdites d’exploitation dans l’UE, tandis que la seconde (Annexe B) vise des transporteurs faisant l’objet de restrictions en la matière mais pouvant continuer à opérer en Europe sous certaines conditions. 

  • Le Maroc, fermé jusqu’au 31 décembre… a minima

    Le Maroc, fermé jusqu’au 31 décembre… a minima

    Le 29 novembre, le Maroc prenait la décision de fermer pour une durée de deux semaines les arrivées d’avions de ligne en provenance de l’étranger. Cette décision avait entrainé un vent de panique chez les expatriés afin de regagner la France le plus rapidement possible. Jeudi 09 décembre, une rumeur annonçait la réouverture des frontières. Une fake news ! Les autorités marocaines ont, dès le vendredi 10 décembre, mis fin à celle-ci en renforçant leur dispositif. le Maroc maintient la fermeture des liaisons avec l’étranger et ce jusqu’au 31 décembre, au minimum.

    Fermeture de toutes les frontières

    Ainsi deux semaines après la mise en place des mesures restrictives, un Conseil de gouvernement marocain s’est tenu le 9 décembre au soir, et le pays a pris la décision de prolonger la suspension des vols à destination et en provenance du Maroc jusqu’au 31 décembre, selon une note de la Direction générale de l’aviation civile.

    Cette fermeture s’applique aussi aux ferries et aux accès terrestres. Hors dérogation, comme pour le transport d’aliments périssables, il est donc impossible de rejoindre ou de quitter le Maroc.

    Vols de rapatriement

    Voilà pour les mesures officielles, mais dans les faits, les dispositifs d’urgence, inventés lors des premiers confinements, ont été réactivés. En effet, entre le retour des touristes, stimulé par les offres alléchantes de cet automne, la présence d’une grande communauté française présente légalement, pressée de regagner l’hexagone pour les fêtes et tous ceux présents sur le territoire marocain sans être déclarés, les occidentaux voulant quitter le royaume étaient très nombreux.

    Lors du précédent verrouillage des frontières, les tribunaux marocains se sont retrouvés engorgés par une flopée d’Européens bloqués au Maroc et qui n’avaient plus de visas en bonne et due forme.

    En conséquence, la compagnie nationale Royal Air Maroc a indiqué sur les réseaux sociaux que des vols spéciaux soumis à autorisation spéciale sont programmés du 14 au 31 décembre 2021, au départ des aéroports du Maroc et à destination de la France, de la Belgique, du Canada, de l’Espagne, de l’Italie et du Sénégal. La RAM précisait que de nouveaux vols spéciaux sont programmés du 19 au 23 décembre 2021, au départ du Maroc et à destination du Canada, de la Côte d’Ivoire et des États-Unis.

    Air France a aussi proposé au gouvernement de mettre en place des vols spéciaux avec sa filiale Transavia. Jusqu’à hier, le 13 décembre, le programme était connu, comme pour les compagnies espagnoles ou suisses, désormais les autorisations seront délivrées au compte-gouttes. Il est donc préférable de s’appuyer sur la compagnie nationale marocaine la RAM pour regagner la France ou tout autre pays. Les consulats de France au Maroc assurent la publicité de ces vols, n’hésitez pas à les contacter.

    Français en attente d’un vol de rapatriement à l’aéroport de Marrakech le mardi 08 décembre 2021

    Conditions d’entrées en France drastiques

    Dans la panique, concentrés sur les billets d’avions, les expatriés et touristes furent nombreux à oublier les conditions d’accès au territoire national du fait de la Covid-19.

    «Je suis bloqué ici depuis une semaine. Je viens de trouver un vol, que j’ai d’ailleurs raté puisqu’il fallait un test PCR. C’est vraiment pénible. Je suis obligé de revenir ici demain pour repartir directement à Paris. C’est dur»

    Paul, Français bloqué au Maroc, rencontré à l’aéroport de Casablanca ce 13 décembre 2021

    En effet, depuis le samedi 4 décembre, les personnes affichant un schéma vaccinal complet et vaccinés par l’un des sérums reconnus par l’Agence européenne du médicament (AstraZeneca, Janssen, Pfizer et Moderna) sont tout de même tenues de présenter un test (antigénique ou PCR) négatif de moins de 48 heures.

    Pour les non-vaccinés, ou dont le vaccin n’est pas reconnu, comme celui développé par le laboratoire chinois Sinopharm, ils sont soumis au régime des motifs dits « impérieux ». En plus des documents démontrant leurs raisons d’un voyage vers la France, ils doivent présenter un test PCR négatif datant de moins de 24 heures avant le départ (le départ du premier vol est pris en compte en cas de voyage avec correspondance). Cette disposition s’applique même aux nationaux. Le caractère limité et ciblé de cette mesure échappant de fait à la décision du Conseil d’Etat qui avait supprimé les « motifs impérieux » généralisés à tous les nationaux établis hors de France.

    Pour rappel, dans tous les cas, les enfants de moins de douze ans sont dispensés de la présentation d’un test.

  • Guide pour un retour en France serein

    Guide pour un retour en France serein

    Vous avez pour projet de rentrer définitivement en France mais les multiples démarches à faire se mélangent dans votre esprit. Pour vous aider voici un (petit) guide des différentes formalités à faire. En deux articles, nous vous présentons les démarches à effectuer, en premier avant de partir puis en arrivant en France.

    Le retour en France peut s’avérer être complexe à cause des multiples facteurs à prendre en compte : famille, maison, aides sociales, douane, déménagement et bien d’autres. Face à cette montagne de démarches, il est normal que vous vous perdiez dans les méandres sombres de l’administration. Pour vous aider, nous vous proposons un guide s’apparentant aux douze travaux d’Hercule. 

    Avant tout, ayez bien à l’esprit que les démarches administratives prennent du temps et doivent souvent être réalisées plusieurs mois en amont de votre retour. D’autres, a contrario, ne peuvent être entamées avant que vous vous soyez installé en France. Pour y voir plus clair, nous vous proposons dans cet article, les démarches à effectuer avant votre retour en France. Dans un deuxième article, vous sont expliquées celles à faire une fois rentré. 

    Les formalités à ne pas oublier 

    Dans les premières démarches à réaliser avant votre départ, il y en a quatre qui vous seront utiles tout au long de votre déménagement et de votre installation.

    Signaler votre départ auprès de votre consulat pour vous retirer de la liste des Français de l’étranger, est l’un des premiers points. Auprès de lui, assurez-vous également que vos documents d’état civil sont à jour et que les différents évènements familiaux ont bien été pris en compte, comme les mariages, naissances, décès ou autre. Toujours auprès du consulat, vous pouvez demander à être inscrit sur la liste électorale de la ville où vous vous installez. Cette démarche peut être faite à votre retour en France en mairie. 

    Annoncez également votre changement d’adresse auprès des services postaux locaux et éventuellement établir une redirection des courriers vers la France. Enfin, veillez à bien avoir en votre possession tous les documents administratifs qui pourront vous être utiles une fois arrivé en France, car il est souvent difficile d’obtenir des justificatifs une fois rentré. 

    La question des visas pour les membres de la famille

    Si vous êtes marié ou pacsé à une personne et/ou avez des enfants de nationalité européenne ou suisse, ils pourront rentrer en France sans souci. Sinon, vous devrez faire des demandes de visas auprès de votre ambassade ou consulat. Attention, il faut faire toute demande de visa de longue durée au moins trois mois avant votre départ

    La douane en cinq points 

    Pour la douane vous devrez établir un inventaire détaillé de vos biens pour la compagnie de déménagement que vous embauchez. Dans cet inventaire, faites attention à ne pas transférer de marchandises interdites ou réglementées, telles que des substances illicites, des produits de contrefaçon, des armes ou munitions, certains produits alimentaires, végétaux, animaux ou médicaments. Il vous faudra également déclarer tout transfert d’argent supérieur ou égal à 10 000 € ou son équivalent en devises. 

    Pour ce qui est du déménagement, non seulement vous devrez dresser un inventaire de tous vos biens pour les déménageurs engagés, mais vous aurez aussi à remplir une attestation de changement de domicile auprès de votre consulat pour faciliter votre déménagement

    Par ailleurs, si vous revenez d’un pays hors de l’Union européenne, « vous devez vérifier que vous bénéficiez de la franchise douanière pour le transfert de vos biens et les documents à fournir à la douane ». 

    Questions fiscales 

    Si vous avez payé des impôts dans votre pays de résidence, vous aurez à demander un quitus fiscal avant de partir. Il faudra indiquer à la trésorerie de votre lieu de résidence en France votre retour. Si vous mettez des biens en location dans votre ancien pays de résidence, vous serez encore redevable des impôts locaux et de ceux sur les revenus locatifs si ledit pays en a établis.

    Si vous conservez des revenus, autre que locatifs, dans le pays que vous quittez, ils seront désormais imposés en France, sauf si la convention fiscale entre la France et le pays prévoit d’autres dispositions. Il est donc impératif de bien faire le point sur les origines de vos revenus et les conséquences fiscales de votre départ.

    En cas de rapatriement d’épargne, il est important d’obtenir les papiers justifiant de la légalité de ces derniers et des impôts qui ont été payés pour la constituer. Sans ces documents, la banque française recevant ces fonds pourra faire un signalement à Tracfin (c’est une obligation légale en France). Cet organisme pourra enclencher un contrôle s’il n’est pas satisfait des documents fournis. Aussi, certains pays, comme le Maroc, interdisent la sortie de fonds ou la conversion de leur monnaie sans accord préalable de leurs services. Pensez-y !

    Scolarité des enfants 

    Plusieurs cas de figure peuvent se présenter en fonction du niveau d’études de l’enfant, de s’il a déjà été élève en France à l’établissement dans lequel il était inscrit à l’étranger. Nous vous dressons ici une présentation des cas les plus courants, il est préférable d’anticiper ses démarches avant d’arriver en France pour éviter une rupture de scolarisation des plus jeunes.

    Premier et second degré

    La scolarité des enfants est un point primordial. L’inscription d’un enfant est obligatoire dès lors qu’il atteint l’âge de trois ans, et se fait auprès de la mairie et ensuite auprès de l’école, avant le mois de juin précédant la rentrée scolaire. Il est donc important de se renseigner sur les écoles en amont du retour et sur leurs parcours spéciaux (section sportives, sections européennes, etc.), tout en sachant que ces écoles sont particulièrement prisées. 

    Par ailleurs, deux points sont à retenir. D’un côté, si l’enfant a déjà été scolarisé en France, vous n’aurez qu’à vous rendre à la mairie pour déclarer son arrivée. Mais si l’enfant n’a jamais été scolarisé en France, il aura sûrement à passer un test d’aptitudes pour évaluer son niveau. Les résultats définiront dans quelle classe il sera placé. 

    Post BAC 

    Comme pour les élèves scolarisés en France, votre enfant devra se rendre sur le site Parcoursup pour établir ses choix d’orientation pour ses études supérieures. 

    Aides à la scolarité 

    Les aides à la scolarité se font généralement via les documents donnés par les écoles pour les établissements du premier et second degré, au moment de la rentrée. Pour les étudiants en études supérieures, les demandes auprès du Crous doivent être remplies en ligne, vers le mois de mars précédant la rentrée universitaire. 

    Ces articles sont non exhaustifs, bien que très denses en informations. Sachez qu’il existe encore d’autres aides, disponibles sur le site du service public. 

    Et en France

    Dans notre prochain article (publié le 15 décembre 2021), nous aborderons les péripéties qui attendent l’expatrié(e) à son retour en France : sécurité sociale, impôts et banques, chômage et aides sociales, scolarité, etc. Nous en profiterons pour découvrir aussi une association qui soutient les Français établis hors de France à leur retour au pays.

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