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  • Deuxième choc économique

    Deuxième choc économique

    Après le tremblement de terre sanitaire et économique du printemps, l’Europe doit faire face à un deuxième choc en ce début d’automne. Après la rentrée scolaire et les premiers frimas, le virus s’est réactivé dans toute l’Union européenne avec comme caractéristique une large diffusion. Face aux risques d’engorgement des hôpitaux, les pouvoirs publics sont contraints de mettre en œuvre de nouvelles mesures de confinement. Le calendrier n’est guère favorable tant sur le plan sanitaire qu’économique. L’hiver étant propice aux contagions par virus, la deuxième vague risque d’être plus dure à briser que la première.

    D’une vague à l’autre 

    Pour l’Occident, la fin de l’année est une période capitale sur le terrain économique avec les fêtes de fin d’année qui étaient censées compenser le manque à gagner du printemps. Les autorités seront sans doute plus vigilantes au moment du déconfinement pour de nouvelles répliques. 

    La Chine semble avoir mieux réussi la sortie du confinement au prix d’une surveillance sociale très importante. A nouveau en capacité de produire et d’exporter, ce pays enregistre actuellement une forte croissance. L’Occident compte sur ses vaccins pour enrayer l’épidémie. Compte tenu des protocoles, ceux-ci ne pourront réellement être déployés au mieux qu’à partir de l’été 2021. Ce déploiement exigera la mise en place de plan de production, de distribution et de vaccination draconiens. Au regard des problèmes rencontrés en France pour effectuer la vaccination de la grippe, le défi à relever sera à la hauteur de la crise.

    Un régime de douche écossaise 

    D’ici l’été prochain, les pays européens et plus généralement occidentaux seront soumis à un régime de douche écossaise ou de stop and go. La résilience des entreprises et de l’ensemble des actifs sera mise à rude épreuve. Cette deuxième vague brise le rebond de l’été qui s’étiolait depuis le mois de septembre en raison de l’accumulation des incertitudes.

    Cette crise sanitaire et économique est aussi psychologique. Pour la première fois depuis de nombreuses décennies, des millions de personnes sont confrontées à des problèmes majeurs sur lesquels ils n’ont que peu de prise si ce n’est de respecter les règles d’hygiène publique. 

    La réduction des libertés publiques dans les pays démocratiques n’avait pas été vécue par la quasi-totalité des populations. Seules les personnes nées avant 1940 peuvent avoir un réel souvenir des privations liées à la Seconde Guerre mondiale et des appels sous le drapeau pour la guerre d’Algérie. Les confinements, le télétravail, la restriction des liens sociaux ont des effets sur la productivité au travail ainsi que sur la consommation de biens et de services. 

    La seconde vague qui pour le moment est centrée sur l’Europe aura un coût économique en l’état difficilement évaluable. Avant même l’annonce d’un reconfinement, le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait admis le 23 octobre que le PIB pourrait diminuer à nouveau au cours du quatrième trimestre. Le Ministre soulignait que l’économie française devait faire face à de nombreuses incertitudes, dont les prochaines élections américaines et le Brexit. Il espérait alors que le niveau de 2019 serait atteint d’ici 2022.

    Différence Europe/Etats-Unis 

    Avec le reconfinement décidé le 28 octobre, la perte attendue de PIB se situerait entre 2 à 5 points en fonction de la durée et de l’ampleur du confinement d’ici fin décembre. Les dépenses publiques devraient augmenter de plus de 10 milliards d’euros quand les recettes publiques se contracteraient d’autant. 

    L’Europe et les Etats-Unis devraient avoir des bilans différents à la fin de l’année. Sur le plan sanitaire, la situation n’est d’ailleurs pas identique. L’Europe a été touchée par l’épidémie dès mars quand les Etats-Unis l’ont été plus tardivement. La courbe du nombre de cas diffère entre les deux zones. Après une forte croissance entre avril et mai, le nombre de nouveaux cas aux Etats-Unis s’est stabilisé à 40 000 par jour entre la mi-mai et le mois de juin avant de progresser rapidement pour atteindre 80 000 mi-juillet. Une légère décrue est alors intervenue jusqu’en septembre, mois à partir duquel une nouvelle hausse est constatée. Fin octobre, le nombre de cas atteint 70 000 par jour. En Europe, après le pic de mars/avril autour de 40 000 nouveaux par jour, une forte baisse a été constatée entre mai et août avec un nombre de cas inférieur à 10 000. En revanche, la remontée depuis le début du mois de septembre est massive avec plus de 200 000 cas quotidien en octobre. 

    Le taux de mortalité lié à la maladie y est plus élevé que la moyenne mondiale et de celle de l’Europe. Il est en revanche proche de celui du Royaume-Uni (685 décès par million d’habitants contre 672 au Royaume-Uni et 515 en France). Sur ce sujet, avec l’absence de mesures de confinement, la Suède (517 décès par million d’habitants) se situe au même niveau que la France. 

    Aux Etats-Unis, la tendance a été au maintien de l’activité avec des confinements localisés, essentiellement dans les grandes villes, sachant que la politique sanitaire dépend des Etats fédérés. Si le taux de chômage est passé en quelques semaines de 3,5 à 14,7 % aux Etats-Unis quand celui de l’Europe n’est qu’en légère hausse, les créations d’emploi y sont bien plus nombreuses depuis le mois de juin. Le taux de chômage américain est rapidement redescendu à 7,9 % en septembre. 

    Sur le plan économique, l’Europe est fortement touchée par la chute du tourisme et de l’activité aérienne. Le nombre de passagers/jour est passé de 380 à moins de 100 millions par jour de décembre 2019 à août 2020. Les nouvelles mesures de confinement devraient aboutir à une nouvelle baisse du nombre de passagers pour l’Europe. Cela aura des conséquences sur les recettes touristiques qui compensent, pour la France, une part non négligeable du déficit commercial. Le tourisme représente 9% du PIB français. Aux dépenses de transports, d’hébergement, de loisirs ou de restauration, il faut ajouter celles liées aux achats (luxe, alimentaire, cadeaux, etc.). Le manque à gagner sera important pour la France, l’Italie et l’Espagne.

    Record pour le commerce en ligne 

    La deuxième vague de l’épidémie touchera évidemment les fêtes de fin d’année et devrait avoir un effet négatif non négligeable sur la restauration et l’hôtellerie. Le commerce en ligne devrait battre tous ses records pour la fin de l’année. La progression de son chiffre d’affaires pourrait dépasser 40 % cette année. Avec l’aéronautique, l’industrie automobile devrait replonger avec la deuxième vague. 

    Au sein de l’OCDE, la production industrielle de matériel de transports s’était contractée de 70 % au cœur de la première vague avant de revenir à 10 % de son niveau d’avant crise. Ce secteur au-delà de l’épidémie est confronté au problème de la transition énergétique. Dans le cadre des plans de relance, de nombreux gouvernements ont souhaité l’accélérer au risque de fragiliser un secteur majeur de l’économie de leur pays. 

    Avec la deuxième vague, la capacité de résistance des entreprises sera mise à dure épreuve rendant plus que délicat le maintien de mesures contraignantes sur le plan environnemental. La poche d’épargne de précaution devrait continuer à s’accroître. Depuis huit mois, les ménages, conservent des montants de plus en plus élevés de liquidités. Le taux d’épargne qui était de 15 % au mois de décembre 2019 a atteint 27 % du revenu disponible brut à la fin du deuxième trimestre. Il a dû reculer à 20% au cours du troisième. Il devrait automatiquement remonter durant le dernier trimestre. Un taux de 24% serait assez logique.

    Délices des déficits

     La deuxième vague devrait conduire à un nouvel accroissement du déficit public. Au niveau de l’OCDE, il était passé de -2 à -14 % de décembre 2019 à juillet 2020. La dette publique des Etats membres dépasse désormais 120 % du PIB. Un nouveau dérapage de 1 à 3 points de PIB est probable. Cette dérive ne pourra qu’amener les banques centrales a augmenter une nouvelle fois la base monétaire sous couvert de rachats d’obligations. La base monétaire est passée de 12 000 à plus de 20 000 milliards de dollars pour l’OCDE de 2019 à juillet 2020.

    Inflation ou déflation ? 

    Dans ce contexte d’épargne et d’augmentation des dettes, la masse monétaire atteint près de 50 000 milliards de dollars en juillet 2020 contre 15 000 milliards de dollars en 2002. L’amplification de ce processus aura des conséquences à terme en fonction des choix réalisés par les agents économiques. Compte tenu de la faible appétence à la consommation, les acteurs économiques pourraient privilégier les actifs immobiliers et financiers conduisant à leur hausse. Il y aurait bien une inflation mais limitée à certains actifs. 

    Ce raisonnement suppose la reproduction du schéma des dernières années. Il est imaginable qu’une défiance généralisée aboutisse à une déflation généralisée avec la conservation d’un montant croissant de liquidités. Une trappe à liquidités pourrait ainsi se produire en cas de persistance de l’épidémie et du fait d’une longue récession. Les Gouvernements pourraient être alors tentés de taxer les dépôts à vue afin de forcer les ménages à dépenser ou à investir. 

    Où est la sortie ?

    Cette deuxième vague devrait conduire les banques centrales à retarder, une nouvelle fois, l’arrêt de leurs rachats d’obligations et donc de la monétisation des déficits publics. Un tel arrêt aurait aujourd’hui un coût insupportable pour les Etats et les acteurs économiques à travers une hausse rapide des taux d’intérêt. La sortie des politiques monétaires expansives devra s’accompagner d’une réduction des déficits publics. Or celle-ci par son caractère récessif est également peu admissible en l’état actuel de la situation. 

    Le problème de la sortie du tout endettement qui se posait après la première vague, est évidemment encore plus d’actualité avec la seconde. La monétisation semble être pour le moment la seule porte de sortie.

  • Étudier à l’étranger : comment apprendre la langue locale rapidement ?

    Étudier à l’étranger : comment apprendre la langue locale rapidement ?

    Vous désirez vous enrichir culturellement, personnellement et acquérir des compétences linguistiques solides rapidement afin de faire la différence dans votre future carrière professionnelle ? Partir étudier à l’étranger en immersion totale s’avérera être une opportunité à saisir

    Étudier l’étranger : faire face à la barrière de la langue

    Votre décision de partir étudier à l’étranger est prise mais la barrière de la langue est votre première préoccupation car oui, vous serez heurté à des difficultés. Tout d’abord, un départ dans un pays étranger est justement dans le but de vous familiariser avec une nouvelle langue et que le fait d’avoir à faire avec la barrière linguistique vous permettra justement de progresser. Il est normal de ne pas avoir dès votre arrivée tout le vocabulaire nécessaire pour une immersion en totale autonomie, et c’est bien cela que représente ce fabuleux challenge.

    Afin de vous rassurer et vous préparer, n’oubliez pas qu’il existe des moyens vous permettant d’acquérir des bases linguistiques pour une intégration réussie.

    Comment se préparer avant le départ ?

    Pour étudier à l’étranger, une préparation avant le départ peut être une bonne initiative afin de partir plus serein et confiant et de vous permettre une adaptation réussie. Pour cela, il existe de nos jours de nombreux moyens pour se familiariser à une langue étrangère. Focus sur principales possibilités :

    Les cours de langue en école

    Il est tout à fait possible d’ajouter dans votre cursus d’enseignement supérieur une langue étrangère, dont celle du pays où vous souhaitez partir. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre établissement. Des écoles de langue ou des professeurs particuliers (parfois même natifs) proposent également des leçons linguistiques de très bonne qualité.

    Les applications pour apprendre

    Autre option possible : les cours en ligne via des applications spécialisées. Il s’agit là d’une méthode qui devient de plus en plus courante et reconnue comme fiable. Ces dernières offrent un éventail de thématiques variées et vous permettront de progresser à n’importe quel moment de la journée. Une application telle que Babbel par exemple vous permettra d’améliorer votre prononciation grâce à sa reconnaissance vocale et de moduler votre apprentissage lors de leçons brèves pendant votre temps libre. Actuellement, elle permet même, par le biais d’un parrainage réservé aux étudiants, de profiter d’un mois d’essai gratuit afin de déterminer si cette méthode vous correspond en participant à un très beau projet.

    Passer par la culture

    Parce qu’il ne faut pas manquer une occasion de s’enrichir, pourquoi ne pas visionner vos séries ou films préférés en version originale du pays dans lequel vous séjournerez très bientôt ? Cela exercera votre oreille, tout comme la musique, aux sonorités et expressions de cette nouvelle langue afin d’améliorer votre prononciation. De plus si ce film ou série est originaire de votre destination, il est possible que vous y trouviez des éléments culturels que vous ne connaissiez pas. Alors ouvrez grand vos yeux et vos oreilles !

    Comment apprendre sur place

    Tout comme vous l’aurez peut-être fait avant votre départ, inscrivez-vous à des cours de langues dans votre établissement d’accueil. Cette option est souvent proposée dans les programmes d’échanges universitaires à l’étranger. Renseignez-vous lors de votre arrivée sur cette possibilité.

    Pour faciliter votre intégration rapidement, il est plutôt recommandé de trouver un logement chez les locaux, pourquoi ne pas trouver une famille d’accueil ou une collocation ? Une immersion au quotidien assurée.

    Bien que cela soit rassurant et parfois même reposant lorsque l’on étudie à l’étranger, évitez de ne rester qu’avec des francophones, car ralentira votre apprentissage, alors n’hésitez pas à faire connaissance avec des locaux dans votre établissement et participer à des événements et soirées pour vous mélanger à la culture de votre pays d’accueil. 

    Enfin, avoir sous le coude une application de traduction instantanée peut être très utile lors d’échanges pendant lesquels il est difficile de se comprendre l’un et l’autre. Dictez-lui le mot ou expression recherchés en français et elle vous répondra dans la langue souhaitée. Cela est un bon moyen d’assimiler les subtilités d’une langue en étant mis en situation réelle.

  • Le vote électronique pris en charge par Paragon

    Le vote électronique pris en charge par Paragon

    Les élections consulaires, prévues en mars 2020 et reportées en Mai 2021, doivent proposer le vote électronique aux citoyens résidents hors de France, en plus du traditionnel vote à l’urne ou par procuration.

    C’est un enjeu important pour dynamiser la vie démocratique des expatriés. En effet, l’Assemblée des Français de l’étranger cherche des explications au faible taux de participation constaté lors des différentes élections tenues à l’étranger. Le faible nombre de bureaux et leur éloignement furent rapidement identifiés comme responsables.

    La solution ? Le vote électronique !

    L’administration avait préféré reculer, en 2017 pour les élections présidentielles. Les risques de piratage et donc d’ingérence étaient trop importants (à l’époque une action russe était redoutée).

    Depuis, la société Scytl (basée à Barcelone) avait été mandatée pour inventer un système sécurisé et facile d’accès afin de faciliter la participation des électeurs expatriés. Un test avait été effectué en juillet 2019. De l’avis général c’était un succès. Tout était donc en ordre pour une utilisation en mars 2020.

    Une faillite qui a fait planer le doute

    Sauf que ce printemps, la société espagnole s’est déclarée en faillite. En sus, la crise sanitaire ajoute le risque de voir les autorités des pays d’accueil interdire l’organisation de bureaux de vote. Comment imaginer alors que les regroupements sont bannis qu’on puisse réunir, sereinement, des centaines voir des milliers de Français dans un lieu clos pour voter ? Sans système de vote électronique, la perspective de tenir les élections, reportées en mai 2021, s’éloignait.

    La Suisse, via son opérateur postal, a repris directement la main sur le logiciel qu’elle utilisait pour ses propres élections. Tandis que l’administration des Français de l’étranger a préféré s’en remettre au liquidateur nommé par le tribunal barcelonais.

    Jusqu’à ces derniers jours, il n’y avait, donc, aucune assurance qu’un éventuel repreneur s’intéresse au petit contrat des expatriés français. Heureusement, le groupe européen Paragon, l’heureux repreneur, a décidé de reprendre l’ensemble des actifs de la défunte Scytl.

    C’est dans un courrier en date du 26 octobre que le ministère a appris la bonne nouvelle.

    Cette intégration comprend la quasi-totalité de nos actifs et, en particulier, nos solutions et logiciels, nos contrats, nos brevets et marques, nos filiales ainsi que la totalité de l’équipe.

    Silvia Caparrós, Directrice Générale de Scytl Election
    Technologies SL (nouveau nom de la société)

    Paragon, un géant aux pieds d’argile ?

    Le vote électronique est, donc, sauvé. Les élections consulaires de 2021 aussi ? Rien n’est moins sur. Les rumeurs les plus folles courent sur un report de celles-ci en 2022. Privés de l’argument d’une impossibilité d’organiser le vote électronique, les promoteurs de cette solution auront-ils d’autres cartouches?

    La plus évidente, c’est la fragilité du groupe Paragon. Le champion européen des solutions d’identification dédiées aux marchés de l’Identité numérique, du Transport & Smart Cities, de la Traçabilité & Protection des marques et du Paiement, est fortement touché par la pandémie.

    Aux Etats-Unis, la filiale américaine de Paragon ID a du demander, un financement de 500 000 USD dans le cadre du Paycheck Protection Program (PPP), plan de soutien aux PME pour faire face aux aléas de la crise. Ce prêt est consenti pour une durée maximale de 2 ans. Il pourrait se transformer en subvention si l’entreprise s’engage à maintenir l’emploi.

    En France, Olivier Doye, Directeur financier de Paragon ID a signé un accord avec ses partenaires bancaires pour l’octroi d’un prêt direct d’un montant de 15 M€. l’Etat français a apporté sa caution à hauteur de 90%.

    Ce besoin de financement démontre que le géant n’a pas encore trouvé une vitesse de croisière équilibrée entre développement et rentabilité. Espérons, donc, qu’aucune mauvaise surprise ne viendra mettre, à nouveau, en péril la représentativité des Français de l’Etranger.

    Rassurer les électeurs

    Car si les élections se tiennent bien en mai 2021, il faudra accompagner les électeurs lors de la prise en main de ce nouveau outil.

    Si on pense évidemment aux personnes âgées qui pourront avoir des problèmes pour l’utiliser. Il y a aussi la peur liée au vote électronique en lui-même. Comment être sur que son vote sera bien pris en compte ? Comment garantir que le vote ne sera pas modifié ou piraté ?

    L’administration dirigée par Laurence Haguenauer devra donc faire preuve de pédagogie et de communication ! Deux compétences qui ont fait cruellement défauts lors de la mise en place des mesures sanitaires aux frontières nationales ou pour le déploiement du fonds de soutient d’urgence aux expatriés.

  • Sentiments anti-français dans le monde musulman

    Sentiments anti-français dans le monde musulman

    Des effigies d’Emmanuel Macron brûlées, des appels au boycott des produits français et des violences. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ces derniers jours dans le monde musulman pour protester contre la France, après les déclarations du président de la République défendant les caricatures de Mahomet.

    People chant slogans as they set fire to France’s flag during a protest against the cartoon publications of Prophet Mohammad in France and comments by the French President Emmanuel Macron, in Karachi, Pakistan October 31, 2020. REUTERS/Akhtar Soomro

    Cependant, il faut donner à ces manifestations une importance très faible. On fonctionne sur un effet loupe. Tous les acteurs sont en train de survaloriser un phénomène qui existe et qui avait existé lors de la publication des caricatures par Charlie Hebdo

    Des manifestations organisées par des islamistes et peu nombreuses

    Vendredi, les principales manifestations ont eu lieu au Bangladesh et au Pakistan. D’autres moins importantes se sont déroulées en Inde, au Moyen-Orient, au Maghreb et au Mali.

    Le monde musulman est composé de 57 États, là on parle de manifestations dans cinq-six pays qui sont parmi les plus petits comme le Qatar. Il y a plus d’un milliard 300 millions de musulmans dans le monde. Les manifestations existent, oui, mais elles ont été extrêmement limitées en nombre au final.

    Manifestation anti-française au Pakistan / REUTERS/Akhtar Soomro

    Une instrumentalisation par les pouvoirs politiques locaux

    Une bonne majorité des gouvernements dans les États musulmans ont échoué gravement sur le plan social et économique. Il est intéressant pour ces régimes politiques de pointer le doigt ou de laisser pointer le doigt sur l’ennemi extérieur. C’est très commode et très pratique, notamment sur la figure d’Emmanuel Macron, pour faire oublier à leur opinion publique que la gestion de leur pays est calamiteuse.

    On a un double effet de méconnaissance instrumentalisée dans la rue ou dans la mosquée, et à la tête de l’État une instrumentalisation cynique à des fins politiques. Outre Erdogan, le président indonésien Joko Widodo et le Premier ministre pakistanais, à la tête de deux des pays les plus peuplés du monde musulman, ont également vivement critiqué les propos d’Emmanuel Macron. Face à cette colère, le président français a joué l’apaisement dans une interview à Al-Jazeera, assurant comprendre que des musulmans puissent être « choqués » par les caricatures de Mahomet mais qu’elles ne justifiaient pas la violence.

    Regardez l’interview d’Emmanuel Macron

    Une vidéo de la chaîne Al-Jazeera

  • L’appel de Le Drian aux expatriés : « La menace est partout »

    L’appel de Le Drian aux expatriés : « La menace est partout »

    Au lendemain de l’attaque à Nice, qui a fait 3 morts, le chef de la diplomatie a adressé un message de mise en garde aux Français vivant à l’étranger, face au risque terroriste.

    Le ministre français des Affaires étrangères a appelé les ressortissants français vivant à l’étranger à la prudence au lendemain de l’attentat de Nice, estimant que la menace contre les intérêts français était « partout ».

    « Le message d’urgence attentat a été envoyé hier soir à l’ensemble de nos ressortissants à l’étranger, quels que soient les lieux, puisque la menace est partout »

    Jean-Yves Le Drian à l’issue d’un Conseil de défense.

    Des consignes aux ambassadeurs

    « On passe vite de la haine virtuelle à la violence réelle, et nous avons décidé de prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité de nos intérêts, de nos ressortissants »

    Jean-Yves Le Drian à l’issue d’un Conseil de défense.

    Des instruction ont été données aux ambassadeurs afin qu’ils renforcent les dispositifs de sécurité autour des présences françaises dans le monde (ambassades, consulats mais aussi Alliances françaises ou établissements scolaires).

    Inquiétude pour les écoles

    Quelques semaines après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression, le chef de la diplomatie française a évoqué une vigilance toute particulière autour des écoles.

    « Nous avons aussi pris la décision de n’autoriser les ouvertures d’établissements scolaires qu’à partir du moment où la vigilance aura été accrue et une attention aura été portée à l’égard à la fois des parents, des enseignants et des élèves »

    Jean-Yves Le Drian à l’issue d’un Conseil de défense.

    Jean-Yves Le Drian a relevé que ces mesures étaient prises « en relation avec les autorités locales qui, d’une manière générale, nous apportent leur concours ».

    Des manifestations anti-françaises et des appels au boycott des produits français se sont multipliés depuis le week-end dernier dans le monde musulman pour dénoncer le soutien apporté par le président Emmanuel Macron à la liberté de caricaturer.

  • Productivité en déclin,  précaution en hausse

    Productivité en déclin, précaution en hausse

    Au temps de Fulgence Bienvenüe à la fin du XIXe siècle, le père du métropolitain, la réalisation des lignes, à Paris, passait par l’ouverture de tranchées au niveau des rues. Pour traverser la Seine, les ingénieurs immergeaient des caissons après avoir excavé la vase et le lit du fleuve et en recourant à des techniques de congélation des sols. Ces techniques ont permis de réaliser en une quinzaine d’années la quasi-totalité des lignes de métro intramuros que nous connaissons actuellement. L’inauguration de la ligne 1 qui reliait alors la Porte de Vincennes à la Porte Maillot intervint le 19 juillet 1900 après un an et demi de travaux. Le premier passage de la Seine est réalisé avec la ligne 4 (Porte d’Orléans, Porte de Clignancourt) dont les travaux commencent en 1905 pour s’achever en 1908. L’actuelle ligne 12 reliant la Porte de Versailles à Montmartre est ouverte en 1910. 

    En 1900, une ligne de métro construite en en 18 mois

    A défaut de réaliser des tranchées à ciel ouvert, dans le passé, pour percer, les entreprises de travaux publics recouraient aux explosifs et étayaient de manière provisoire avec du bois avant d’utiliser du béton. Le développement des tunneliers et des voussoirs préfabriqués a révolutionné les techniques de construction des tunnels. Le tunnelier à guidage laser creuse, achemine en aval les roches et terres quand, dans le même temps, les voussoirs sur mesure préfabriqués en usine, amenés en continu par rail se déploient afin de constituer la voute du tunnel.

    Rue de Rivoli lors du chantier de la ligne 1 à Paris

    En 2020, la prolongation du métro prendra 11 ans 

    Si les tunneliers sont des machines allemandes ou américaines, les brevets concernant les voussoirs et les modalités d’installation sont principalement français. Cette révolution technique a permis de forer en profondeur et de réaliser des gains de productivité important sur la construction des voutes. Pour autant, les délais de réalisation des lignes de métro s’allongent au sein des pays avancés et tout particulièrement en France. Le quotidien « Le Parisien » soulignait dans un article publié au début du mois d’octobre que la réalisation de la prolongation de la ligne 12 à Aubervilliers nécessitera au minimum 11 ans. 

    Chantier du métro du Grand Paris en 2020

    Les lignes du Grand Paris décidées durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy commenceront à être mises en service au mieux en 2024 pour certaines d’entre elles et plutôt vers 2030. La multiplication des recours contre les travaux mais aussi les problèmes de compétences et de suivi des travaux expliquent cet allongement. Que ce soit pour le prolongement de la ligne E du RER ou de la ligne 12, une partie du retard provient de l’insuffisance des travaux préparatoires concernant l’étude des sols (non-prise en compte d’une canalisation d’eau ou de la nature spongieuse des sols). 

    La perte des compétences

    Les problèmes des compétences ont été également pointés du doigt au niveau de la réalisation de la centrale nucléaire EPR de Flamanville dont la mise en service prévue initialement en 2012 a été reportée à plusieurs reprises. Elle devrait intervenir en 2022 voire en 2024. Le coût de sa construction est passé de 3,4 à 19 milliards d’euros de 2008 à 2020. 

    Ce coût est deux fois plus important que celui des centrales équivalentes fabriquées par les Chinois. Cette dérive du budget ne concerne pas que Flamanville. La facture de l’EPR finlandais construit à la centrale nucléaire d’Olkiluoto par AREVA, qui s’élevait initialement à 3 milliards d’euros, a été réévaluée à 6,6 milliards d’euros en 2011 et pourrait in fine atteindre plus de 15 milliards d’euros. EDF comme Areva ont été confrontés à un manque de spécialistes capables de mener à son bon terme ce chantier. L’arrêt des constructions des centrales nucléaires à la fin du siècle dernier a conduit au démantèlement de la filière sur une génération. De nombreuses failles de qualité, notamment dans la réalisation des cuves ont fortement pesé sur le bon déroulement des chantiers. 

    Les retards et les surcoûts sont également liés à un accroissement des normes de sécurité après l’accident de la centrale de Fukushima intervenu le 11 mars 2011.

    Suradministration 

    L’ensemble du secteur du bâtiment et des travaux publics est concerné par l’allongement sans fin des chantiers. La rénovation de la Tour Montparnasse à Paris est attendue depuis une dizaine d’années mais toujours différée en raison de l’évolution permanente des règles d’urbanisme et des recours en cascade. Le code des marchés publics avec la priorité donnée au moins disant ne contribue pas à des choix toujours rationnels. Ainsi, des sociétés en grande difficulté peuvent être tentées de soumissionner à bas prix pour tenter de survivre. Leur faillite en cours de réalisation du chantier peut entraîner de nombreux retards et des liquidations en chaine chez les sous-traitants. 

    La productivité est aujourd’hui touchée par la suradministration qui génère des surcoûts. Même si évidemment les dispositions prudentielles sont essentielles pour garantir la pérennité de nombreux secteurs dont celui de la finance, elles peuvent provoquer des surcoûts et conduire à la paralysie. 

    Le numérique peut être un frein

    Internet et la multiplication de la circulation des données peuvent également avoir le même effet. Les outils numériques censés fluidifier et accélérer l’information peuvent au contraire ralentir les processus. 

    Le numérique multiplie le nombre des intervenants sur les projets. Par ailleurs, le processus de décision tend à se concentrer. Autrefois, dans les groupes, dans les administrations, les décisions étaient prises au niveau local par incapacité de tout faire remonter au siège. Aujourd’hui, cette remontée est techniquement possible mais elle peut entraîner des goulets d’étranglement. Les entreprises ont ces vingt dernières années regroupé leur présence déconcentrée sur le territoire. Les marges de manœuvre des responsables locaux tendent à diminuer. Au niveau bancaire, les autorisations de crédits pour les entreprises sont décidées souvent à l’échelon national et non au non au niveau local ou régional.

    Produire la complexité, sans la gérer 

    Dans l’histoire des civilisations, l’incapacité à gérer la complexité est un des facteurs clefs de leur déclin. Rome ne parvenait plus à maitriser les relations avec ses provinces éloignées. La chute d’Angkor au XVe siècle est en grande partie imputable à l’incapacité de gérer le réseau très complexe de l’eau. 

    Le système d’information lié au numérique peut constituer le maillon faible de la civilisation moderne. La capacité d’exploitation des données est facilitée par le recours à des algorithmes mais cela ne saurait être une garantie sur la qualité de l’analyse et des décisions qui en résulteront. La baisse du niveau des compétences dans plusieurs pays notamment occidentaux peut accélérer le processus de perte de maîtrise et de transmission de l’information.

    Aversions au risque 

    L’inflation des données se combine à aversion accrue aux risques. Les acteurs économiques s’engagent de plus en plus difficilement sur le long terme malgré la puissance de calculs des ordinateurs. Plus les prévisions s’affinent, moins l’Homme a envie d’investir, de prendre des risques. D’autres facteurs peuvent expliquer ce comportement dont celui du vieillissement. 

    La succession de crises que le digital n’a pas empêché, amène les agents économiques à être de plus en plus prudents. Les taux d’intérêt placés en territoire négatif n’ont pas réellement modifié le comportement des agents privés prouvant que le coût de l’argent n’était pas le seul problème en cause. 

    Que ce soit au niveau public et privé, une simplification des processus de décision s’impose pour éviter l’effacement des gains de productivité liés au progrès technique. Une meilleure répartition de ces gains qui sont captés en partie par certaines entreprises serait également nécessaire. Le système économique est en effet victime d’effets de rente qui sont préjudiciables aux salariés et aux consommateurs.

  • Jean-Hervé Fraslin, élu à Madagascar nous parle mandat, Covid-19, aides sociales etc

    Jean-Hervé Fraslin, élu à Madagascar nous parle mandat, Covid-19, aides sociales etc

    Jean-Hervé Fraslin

    Les Français.press ont échangé avec Jean-Hervé Fraslin, conseiller des Français de l’étranger à Madagascar et conseiller à l’Assemblée des Français pour la zone Afrique centrale, Afrique australe et Afrique orientale et océan indien.

    Le 6 septembre dernier, cet élu de terrain a publié une tribune remarquée concernant les aides sociales spéciales Covid-19 et la complexité de leur obtention au moment le plus crucial.

    Retour sur une épidémie


    Lors de cet entretien, nous revenons sur la première vague de la Covid-19, sur le rôle des élus consulaires (comme ils s’appelaient encore à l’époque) à Madagascar.

    Jean-Hervé Fraslin évalue sans langue de bois l’action de la présence française (notamment ambassade et consulat) durant la crise.

    Nous avons parlé du secours occasionnel de solidarité (SOS) et de sa mise en œuvre complexe. Nous avons abordé la question des aides aux entreprises des Français de l’étranger.

    Une Assemblée des Français de l’Etranger un peu particulière

    Pour finir Jean-Hervé Fraslin a partagé avec nous son bilan de la 33e session de l’Assemblée des Français de l’Etranger. En raison de la pandémie, cette session s’est tenue en format « hybride » avec 30 conseillers présents à Paris et le reste en distanciel.

    Un entretien qui offre une plongée dans l’univers d’un élu de terrain investi.

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    Rencontre avec Jean-Hervé Fraslin
  • Attaque au couteau au consulat de France de Djeddah, en Arabie saoudite

    Attaque au couteau au consulat de France de Djeddah, en Arabie saoudite

    Le consulat général de France à Djeddah a été ciblé par une attaque au couteau visant un vigile, ce jeudi 29 octobre au matin, annonce l’ambassade de France en Arabie saoudite. Cet attentat a eu lieu simultanément à ceux de Nice et Avignon.

    Un pakistanais résident dans le Royaume a été arrêté. Concernant le garde du consulat, « ses jours ne sont pas en danger », assure l’ambassade.

    La fête de Mawlid attise les extrémistes.

    Certains extrémistes pense que commettre ce type d’actes terroristes, un jour saint, est un gage de foi.

    Mawlid est une fête musulmane qui célèbre la naissance du prophète Mahomet. Elle se fête à la date du 12 de Rabia al Awal, troisième mois de l’année musulmane, soit le 29 octobre cette année.

    On retrouve cette célébration chez les Sunnites et les Chiites même si elle ne fait pas vraiment partie des fêtes sacrées. La première trace de célébration de Mawlid date de l’an 362 de l’Hégire, ensuite annulée en 972 ( soit 490 de l’Hégire) elle est rétablie en 1207. Mawlid reste une fête populaire, édifiante, joyeuse et charitable. Certains théologiens pensent que cette célébration est à classer dans les « innovations religieuses » mais d’autres estiment qu’elle est tout à fait légitime.

  • Attaques au couteau à Nice et à Avignon

    Attaques au couteau à Nice et à Avignon

    Une attaque à l’arme blanche a eu lieu ce jeudi 9h, à Nice, dans le secteur Notre-Dame, a annonce le maire de la ville Christian Estrosi. Suivie en fin de matinée par une autre tentative d’attaques contre les policiers à Avignon.

    3 morts, plusieurs blessés

    Cet acte terroriste a eu lieu dans le secteur de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice, aux alentours de 9 heures, jeudi 29 octobre. Au moins trois personnes sont mortes, deux femme et un homme, et plusieurs ont été blessées, selon des sources policières. Les témoins rapportent des faits de tentative de décapitation et d’égorgements.

    Le parquet national antiterroriste s’est saisi des faits commis ce jour à Nice, selon une source du parquet à l’AFP. Une enquête de flagrance à été ouverte pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association  de malfaiteurs terroriste criminelle. L’enquête a été confiée a la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) et a la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI).

    Une tentative à Avignon

    Un homme armé d’un couteau a tenté d’attaquer des policiers en rue ce jeudi vers 11h15 à Avignon, selon Europe 1. L’agresseur aurait crié « Allah Akbar » et menacé les fonctionnaires de police, qui ont riposté en ouvrant le feu. Le suspect est décédé

    Une conséquence de la campagne anti-Charlie actuelle ?

    Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé sur Twitter la tenue d’une « réunion de crise », place Beauvau. Le premier ministre, Jean Castex, a quitté l’Assemblée nationale, où il se trouvait dans le cadre des débats sur les nouvelles mesures sanitaires contre l’épidémie de Covid-19, pour se rendre à la cellule de crise de Beauvau.

    Le Président Emmanuel Macron se déplacera à Nice dans la journée. Il aura la dure tache de préserver l’union nationale alors que les messages de propagande à destination des Français musulmans se multiplient. Les caricatures Charlie et le combat que mène la France pour la laïcité sont au coeur d’un important mouvement de grogne dans les pays musulmans contre notre pays.

  • Les expatriés et le confinement

    Les expatriés et le confinement

    Lesfrancais.press sont allés à la rencontre de Colin Miraglio, administrateur du groupe Facebook Français d’Irlande et de Véronique Lederman qui s’occupe du groupe Les Français de Belgique.

    Deux pays au coeur de la pandémie, l’Irlande qui fut la première à reconfiner et la Belgique, particulièrement frappée, avec le taux de contamination le plus élevé du monde.

    L’Irlande impose son modèle de confinement

    Entré en vigueur mercredi dernier, la mesure a confiné les 5 millions d’Irlandais avec interdiction de sortir, sauf pour faire de l’exercice dans un rayon de 5 km autour de leurs lieux de résidence. Il leur est également impossible de se réunir avec des personnes d’un autre foyer, que ce soit à l’extérieur ou chez eux.

    Les commerces non-essentiels ont tiré le rideau. Les restaurants et les pubs ne peuvent plus faire que de la vente à emporter. Les salles de sport et les associations, ont dû fermer. Les cérémonies religieuses sont obligatoirement virtuelles, à l’exception des mariages qui peuvent rassembler au plus 25 personnes. Ces mesures restrictives seront en vigueur au moins jusqu’au 1er décembre.

    Le gouvernement irlandais espère ainsi freiner l’épidémie afin de pouvoir « célébrer Noël correctement », a déclaré le premier ministre Michael Martin le lundi 19 octobre.

    La Belgique lutte contre la Covid-19

    Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), le pays enregistre désormais un taux d’incidence (le nombre de personnes infectées pour 100 000 habitants sur les quatorze derniers jours) de 1 165.

    Selon d’autres chiffres récents, le pourcentage de tests positifs y avoisine 20 % (34 % à Liège, 28 % à Bruxelles) et les admissions à l’hôpital ont augmenté de 94 % en une semaine.

    Trois semaines seulement après son entrée en fonction, le gouvernement du libéral belge Alexander De Croo est déjà sous le feu de la critique pour la manière dont il gère la crise liée au coronavirus. Le politiste Dave Sinardet parle déjà d’un « désaveu » de l’opinion.Celle-ci témoigne, en tout cas, de son incompréhension face à la réponse des autorités, jugée faible et inadéquate, à une deuxième vague particulièrement violente de l’épidémie.

    Comment les expatriés vivent-ils cette situation ?

    Avec Mathieu Hutin, nous allons essayé de comprendre les implications du confinement à l’irlandaise, avant de nous attarder sur la situation tendue à laquelle est confrontée, en Belgique, une des plus grandes communautés d’expatriés français au monde.

    Ecoutez le podcast audio

    Rencontre avec Colin Miraglio et Véronique Lederman