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  • Macron réfute l’accusation de stigmatiser les Français musulmans.

    Macron réfute l’accusation de stigmatiser les Français musulmans.

    Le Président a publié une « Lettre à la rédaction » en réponse à un article du Financial Times qui l’accusait « de stigmatiser à des fins électorales, les Français musulmans ; pire, d’entretenir un climat de peur et de suspicion à leur égard ». 

    Très vite, l’article a été retiré du site du quotidien britannique. Mais la réponse du Président français ne s’est pas fait attendre. Après son interview à Al Jazeera la semaine dernière, Emmanuel Macron s’adresse au vaste public international de culture anglo-saxonne. Le quotidien est très influent, notamment dans les milieux d’affaires asiatiques, en Inde, au Pakistan, ainsi que dans les pays arabes. Le Financial Times compte un million d’abonnés dont les deux tiers en dehors du Royaume-Uni. 

    « Je ne laisserai personne affirmer que la France, son État, cultive le racisme vis-à-vis des musulmans ». « La France se bat contre le séparatisme, jamais contre l’Islam »

    le Président de la République Emmanuel Macron

    Lesfrancais.press publie la Lettre ouverte dans son intégralité, elle peut intéresse tous les Français qui vivent à l’étranger et sont interrogés sur la position de la France et de leur Président.

    Lettre du Président Emmanuel Macron à la rédaction du Financial Times.

    Madame, Monsieur,

    Si, depuis plus de 130 ans, le Financial Times constitue partout dans le monde un quotidien de référence, c’est parce qu’il se distingue par la publication d’articles fondés sur des faits robustes, des analyses nourries. Pour tous ses lecteurs – et j’en suis, s’informer avec le FT, c’est avoir la certitude d’accéder à des données fiables, sans que l’on ait besoin d’en vérifier la véracité. Personne ne peut donc imaginer que, dans ces pages, des propos tenus publiquement par le chef d’un Etat membre de l’ONU, du G7 puissent être déformés.

    C’est pourtant ce qui s’est passé dans un article paru dans votre édition d’hier. Sur la base de fausses citations [confondant « séparatisme islamique » – un terme que je n’ai jamais employé, et « séparatisme islamiste » – qui se trouve être une réalité dans mon pays,] j’ai ainsi été accusé de stigmatiser, à des fins électorales, les Français musulmans ; pire, d’entretenir un climat de peur et de suspicion à leur égard.

    Je n’évoquerai pas la rigueur discutable d’un article où le discours d’un chef d’Etat est placé sur le même plan que les propos rapportés d’un commentateur anonyme, ni même les sous-bassements idéologiques qui le fondent. Je veux simplement rappeler à vos lecteurs quelques faits simples, dire la situation de mon pays et quels défis il doit relever.

    Depuis plus de cinq ans et les attentats de Charlie Hebdo, la France fait face à une vague d’attentats perpétrés, au nom d’un Islam qu’ils dévoient, par des terroristes. Plus de 300 femmes et hommes, des policiers, des militaires, des enseignants, des journalistes, des dessinateurs, des Juifs, un prêtre, des jeunes assistant à un concert ou prenant un verre en terrasse, des enfants devant une école, de simples citoyens, ont été lâchement assassinés sur notre sol. Et ces derniers jours, un attentat, qui heureusement n’a pas fait de victime, a à nouveau visé les locaux de Charlie Hebdo ; un professeur d’Histoire-Géographie, Samuel PATY, a été décapité ; à Nice, deux femmes et un homme ont été assassinés dans une église. 

    Face à ce mal qui ronge notre pays, notre Nation fait bloc avec résilience, avec volonté. 

    D’abord en tenant bon sur ses principes. Si la France est attaquée prioritairement par les terroristes islamistes, c’est parce qu’elle incarne la liberté d’expression, le droit de croire ou de ne pas croire, un certain art de vivre aussi. A maintes reprises, le peuple de France s’est levé pour dire qu’il ne cèdera rien de ses valeurs, de son identité, de son imaginaire. Rien de ces droits de l’Homme qu’un jour de 1789, il proclama pour le monde. 

    Notre Nation fait bloc également en traquant les terroristes où qu’ils se trouvent. L’armée française est exemplaire de courage au Sahel et son action contre les groupes terroristes bénéficie à toute l’Europe. Nos services de renseignement, nos services de police, qui ont payé un lourd tribut, sont en première ligne, déjouent chaque année plusieurs dizaines d’attentats. Tout l’appareil d’Etat est mobilisé sur la base de lois discutées et votées au Parlement. Car nous ne renonçons pas non plus à la démocratie et à l’Etat de droit.

    Mais dès 2015 est apparu, et je l’ai dit avant même de devenir Président de la République, que les vocations terroristes prospéraient sur un terreau. Dans certains quartiers autant que sur Internet, des groupes liés à l’Islam radical enseignent aux enfants de France la haine de la République, appellent à ne pas respecter les lois. C’est cela que j’ai appelé dans un discours le « séparatisme ». Vous ne me croyez pas ? Relisez les échanges, les appels à la haine diffusés au nom d’un Islam dévoyé, sur les réseaux sociaux qui ont finalement abouti à la mort du professeur Samuel PATY il y a quelques jours. Allez visiter les quartiers où des petites filles de trois ou quatre ans portent le voile intégral, sont séparées des garçons et, dès le plus jeune âge, sont mises à part du reste de la société, élevées dans un projet de haine des valeurs de la France. Dialoguez avec nos préfets qui sont confrontés sur le terrain à des centaines d’individus radicalisés dont on craint, à tout moment, qu’ils prennent un couteau et aillent tuer des Français. C’est contre cela que la France entend aujourd’hui lutter. Contre des projets de haine et de mort qui menacent ses enfants. Jamais contre l’Islam. Contre l’obscurantisme, le fanatisme, l’extrémisme violent. Jamais contre une religion. Nous disons : « pas chez nous ! ». Et c’est notre droit le plus strict de Nation souveraine. De peuple libre. Face aux terroristes qui veulent nous fracturer, nous restons unis. Nous n’avons pas besoin que des articles de journaux cherchent à nous diviser. 

    Je ne laisserai donc personne affirmer que la France, son Etat, cultive le racisme vis-à-vis des musulmans.

    La France, et nous sommes attaqués pour cela, c’est la laïcité, c’est-à-dire, pour les musulmans comme pour les chrétiens, les juifs, les bouddhistes, tous, la neutralité de l’Etat – qui jamais n’intervient dans les affaires religieuses, et la garantie d’exercer son culte. Et nos forces de l’ordre protègent les mosquées comme elles protègent les églises ou les synagogues. La France est un pays qui sait ce qu’il doit à la civilisation islamique : ses mathématiques, sa science, son architecture en portent et l’emprunte, et j’ai annoncé la création à Paris d’un institut visant à donner à voir cette grande richesse. La France est un pays où les responsables musulmans, prennent la parole à l’unisson lorsque le pire survient, pour appeler à lutter contre l’islamisme radical et défendre la liberté d’expression. 

    On peut feindre de ne pas voir ces réalités le temps d’un article. On ne peut les ignorer durablement. Car comme l’écrivait Averroès « l’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, et la haine conduit à la violence». 

    Ne cultivons donc pas l’ignorance, en déformant les propos d’un chef d’Etat. Nous ne savons que trop là où cela peut nous mener. 
    Préférons toujours la rigueur lucide, le travail rigoureux. Le savoir instruit. »

  • Festival du film français de Hong Kong

    Festival du film français de Hong Kong

    Une sélection de 40 films sera diffusée en ligne et projetée dans les cinémas. 

    En raison de la situation sanitaire, une sélection de 14 films sera diffusée sur la plateforme de visionnage du festival du 29 novembre au 13 décembre 2020. Les amateurs de cinéma français pourront en profiter n’importe où, et n’importe quand !

    Journaliste : une profession à l’honneur

    Le festival met à l’honneur la profession de journaliste avec la diffusion d’un cycle programmé en lien avec l’Agence France Presse (AFP) autour des films Sympathie pour le diable (inspiré de la vie du reporter de guerre Paul Marchand) et Camille (sur le travail de la photo journaliste Camille Lepage). Des séances de questions-réponses autour de ces films seront organisées par Vincent Amalvy et Phillipe Massonnet, de l’AFP.

    Pour plus d’informations, veuillez visiter : https://www.hkfrenchfilmfestival.com/highlight/special-events-with-afp

    L’on peut également signaler la diffusion du documentaire Histoire d’un regard (sur le célèbre photoreporter Gilles Caron).

    Rétrospective – Acteur français de renom Michel Piccoli

    Le Festival rend hommage à l’un des monuments du cinéma français, Michel Piccoli, décédé plus tôt cette année. Une sélection de 6 films dédiés à Michel Piccoli sera projetée dans le cadre du programme Rétrospective. Le personnage légendaire a commencé sa charmante performance à partir des années 1940, puis s’est imposé sur la scène internationale aux côtés de grands noms tels que Luis Buñuel, Alfred Hitchcock et Nanni Moretti.

    https://www.hkfrenchfilmfestival.com/

    Ecoutez le podcast audio de la French Radio à Hong-Kong

  • Retour sur 15 jours de manifestations contre la France !

    Retour sur 15 jours de manifestations contre la France !

    Nous recevons Arnaud Lacheret, Directeur de la French Arabian Business School (ESSEC) de Bahreïn à l’occasion de la sortie de son livre : La femme est l’avenir du Golfe.

    le dernier ouvrage d’Arnaud Lacheret

    Les monarchies du Golfe persique sont réputées pour être des sociétés où les femmes ont peu de place et de droits, où elles semblent soumises et enfermées dans un cadre islamique qui empêcherait toute évolution.

    Arnaud Lacheret a pour la première fois au monde, pour un chercheur occidental, obtenu  des entretiens enregistrés de femmes arabes du Golfe de la classe moyenne. L’occasion pour lui d’évoquer avec des femme,  la rencontre amoureuse, la polygamie, le monde du travail, de la famille ainsi que les traditions et la religion

    Cette étude, première en son genre, montre que le changement des sociétés arabes passe par ces femmes qui, tout en restant musulmanes, ont tendance à séculariser l’islam à bas bruit et à devenir les actrices d’un changement que l’on ne perçoit pas en Occident.

    Nourris de son expérience, précieuse, du monde arabe, nous revenons avec Arnaud Lacheret sur la campagne contre la France. Une vague qui a déferlé sur quelques pays musulmans et qui a pu alimenter la soif d’attentats des groupes terroristes comme Daesh ou Al-Qaïda.

    Lesfrancais.press : La laïcité ? Le blasphème ? le droit à la caricature ? Aujourd’hui, on ne sait plus finalement qu’est-ce qui a pu être reproché à la France ?

    Arnaud Lacheret : Ce qui est reproché à la France est très compliqué à contrer car il s’agir d’un tissu de mensonges savamment distillés par des médias contrôlés par des puissances étrangères et qui font mouche, notamment sur les réseaux sociaux. On nous reproche l’interdiction du voile alors qu’il n’est pas interdit en France dans l’espace public, on nous reproche le fait que notre Président encourage les caricatures de Mahomet alors qu’il n’a pas du tout dit cela, on reproche, toujours à Emmanuel Macron, de faire la guerre aux musulmans, alors qu’il précise à chaque fois qu’il s’agit des extrémistes et des radicaux… Bref, la France fait face à des accusations, mensongères qui sont d’autant plus difficile à contrer. Si on ajoute à cela que la notion de laïcité n’est pas très bien comprise dans le monde arabo-musulman, notamment parce qu’elle est mal expliquée par nos représentants officiels aussi, disons-le, on a tous les ingrédients pour passer pour les boucs émissaires idéaux.

    Caricature d’Emmanuel Macron en Satan dans un journal iranien
    Lesfrancais.press : Au-delà de l’idéologie, est-ce que cette campagne n’a pas servi, finalement, la politique intérieure de certains leaders ? 

    Arnaud Lacheret : Evidemment, un Reycep Tayyib Erdogan aux abois avait tout intérêt à faire marcher la machine propagandiste à plein tubes. J’ai l’impression qu’il existe plus de vidéos de propagande turque en langue arabe que dans toute autre langue, c’est affolant. Les discours d’Emmanuel Macron sont volontairement mal traduits, des extraits de discours de personnalités d’extrême droite sur des chaines d’info passent pour la parole de la France, bref, tous les ingrédients d’une manipulation de masse sont là. A cela s’ajoute l’opportunisme de personnages comme le leader pakistanais qui surfe sur le fanatisme d’une partie de sa population pour se refaire une santé politique et vous l’aurez compris, il y a tout pour voir se déchainer une haine anti France aussi absurde qu’injuste.

    Lesfrancais.press : Il y a eu tout de même des manifestations importantes, comme les 50 000 personnes réunies à Dacca (Bangladesh) ce lundi 02 novembre. Est-ce que la rupture n’est pas aussi consommée avec la population de ces pays ? 

    Arnaud Lacheret : On semble découvrir les pays musulmans d’Asie du Sud à l’occasion de cet épisode. Déjà, ce sont des pays très peuplés, et donc il est plus facile de rassembler 50 000 fanatiques en un même lieu qu’au Qatar par exemple. Ensuite, il s’agit du berceau de l’Islam radical, ne l’oublions pas. Oussama Bin Laden était caché au milieu d’une ville peuplée de militaires pakistanais, on a tendance à l’effacer de nos mémoires un peu vite ! De même, Asia Bibi, cette pauvre paysanne chrétienne, a été condamnée à mort par plusieurs tribunaux pakistanais jusqu’à ce que la cour suprême finisse par l’acquitter. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on apprenne que dans tel village de cette région, un lynchage pour blasphème n’ai lieu… On ignore beaucoup cela en France parce que ces pays sont assez lointains, et surtout parce que peu de leurs ressortissants sont immigrés dans l’hexagone. Il n’y a donc pas plus de rupture avec ces pays qu’auparavant, il faut juste, et c’est un travail de très longue haleine, travailler avec les dirigeants de ces pays qui feront preuve de bonne volonté pour essayer de calmer cette pression des fanatiques qui menace notamment une puissance nucléaire comme le Pakistan… Et c’est loin d’être une mince affaire.

    Karachi, Pakistan October 31, 2020. REUTERS/Akhtar Soomro
    Lesfrancais.press : Vous dirigez un établissement dont les cours sont largement inspirés de la pédagogie française. Comment expliquez-vous cette séquence à vos élèves ? Avez-vous peur d’un impact de cette campagne sur les effectifs de la prochaine rentrée ? 

    Arnaud Lacheret : J’étais avec une promotion de MBA à Paris quand Samuel Paty a été décapité. Autant dire que le lendemain, j’ai dû faire preuve de pédagogie. Il y a eu plusieurs réactions : d’abord celle de mes étudiants les plus âgés, ceux de plus de 40 ans, qui ont vécu le terrorisme dans leur pays et connaissent les ravages de l’extrémisme islamique. Souvent, ils m’ont présenté leurs condoléances et ont eu des mots très dur sur le traitement que la France devrait réserver aux terroristes et aux djihadistes. Les plus jeunes et particulièrement les femmes, ont vite eu un discours de crainte, se demandant s’il était prudent de sortir dans la rue par crainte d’éventuelles représailles contre les musulmans. C’est là que je me suis dit que quelque chose ne fonctionnait pas : on n’a pas cette idée naturellement. Quelques instant plus tard, on a commencé à me montrer les vidéos de chaines turques ou qatariennes qui faisaient passer ces messages de haine vis à vis de la France et rendaient nerveuses mes plus jeunes étudiantes. Il a fallu que je fasse preuve de sang-froid pour pouvoir expliquer notre conception de la laïcité et de la liberté d’expression et surtout pour traduire correctement les vidéos que l’on me montrait qui étaient honteusement truquées.

    Lesfrancais.press : Dans votre livre, vous évoquez les femmes dont la place commencerait à être reconnue dans ces sociétés, vous parlez d’un sécularisme naissant de la société. Pensez-vous qu’un pont peut être encore construit entre nos civilisations ?

    Arnaud Lacheret : Non seulement il peut, mais il doit être construit. Mon livre est à ce titre une première puisqu’il fait parler les principales actrices du changement dans le Golfe : les femmes de la classe moyenne qui acquièrent des postes de plus en plus important au sein du secteur privé, ce qui est une vraie nouveauté, notamment en Arabie Saoudite où des femmes se retrouvent parfois à des postes d’encadrement où elles dirigent des hommes que quelques années auparavant elles n’avaient même pas le droit de côtoyer ! 

    La femme est l'avenir du Golfe
    Compagnie de taxis aux chauffeurs exclusivement féminins

    Ce changement est énorme et, c’est ce que j’ai essayé de démontrer, est ensuite « importé » par ces femmes dans leur milieu d’origine, dans leurs familles, auprès de leurs amies… et c’est CE moment précis qui fait que les mentalités changent. On est désormais fier de la réussite de la fille de la famille et on s’imprègne de ces valeurs nouvelles. Ces femmes sont désormais des micro-modèles pour leur entourage dont certaines vont s’inspirer, pour suivre des études, travailler, changer leur vision du monde. C’est un mécanisme discret, mais passionnant et redoutablement efficace que je mets à jour à travers cette enquête. 

    Lesfrancais.press :  Est-ce que la loi sur le séparatisme islamique en préparation en France ne sera pas une nouvelle occasion d’enflammer les relations ? 
    francais musulmans
    Françaises musulmanes

    Arnaud Lacheret : Oui et non. Vous aurez remarqué que le Royaume du Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, soutiennent plutôt la France dans cette épreuve. Autrement dit, ils essaient de comprendre qui nous sommes et contre quoi nous luttons, et ils savent très bien de quoi il s’agit. On l’oublie souvent, mais une chaine comme Al Jazeera est interdite dans ces pays, les sites internet de type AJ+ sont bloqués, les Frères Musulmans sont considérés comme une entité terroriste… Bref, tant que nous luttons contre l’extrémisme et le terrorisme, ainsi que contre l’islamisme politique, je crois que ces pays arabes qui en connaissent trop les méfaits pourrons nous comprendre. Cela nécessitera de la pédagogie et j’espère que nos diplomates y sont disposés : la propagande est dure et il nous faut contre attaquer en faisant valoir notre voix qui, contrairement à celle de nos adversaires, n’est pas un message vicié et mensonger. Nous avons tout à y gagner et il semble que le Président de la République ait clairement choisi cette voie.

    M. Lacheret nous vous remercions d’avoir accepté de répondre à nos questions. Nous rappelons que votre livre La femme est l’avenir du Golfe sera disponible à la vente dès ce samedi 7 novembre. 

    Rencontre avec Arnaud Lacheret

    Dans ce podcast, Mathieu, le journaliste du site lesfrançais.press, accompagne l’écrivain, Arnaud Lacheret, sur les chemins de la recherche universitaire au coeur d’un pays musulman. Un petit quart d’heure pour comprendre la genèse d’un livre qui abat les préjugés.

    Podcast audio

    Interview d’Arnaud Lacheret qui raconte
    la genèse de son livre La femme est l’avenir du Golfe
  • Le rebond attendu a bien eu lieu

    Le rebond attendu a bien eu lieu

    La France a renoué avec la croissance après trois trimestres de recul de son PIB. Après une contraction historique de 13,7 % au deuxième trimestre, le PIB s’est accru de 18,2 % au troisième. La France enregistre le plus fort taux de croissance au sein de l’Union européenne et précède l’Espagne ainsi que l’Italie. 

    Ce rebond est lié à l’importance du recul des deux trimestres précédents. Les trois pays en tête pour la croissance au troisième trimestre se caractérisent par un poids élevé du secteur touristique au sein de leur PIB. La relative bonne tenue de la saison estivale a facilité la reprise. 

    Avec le deuxième reconfinement qui est entré en vigueur le 30 octobre, le dernier trimestre devrait enregistrer une nouvelle diminution du PIB. Le Ministre de l’Économie estime que pour l’ensemble de l’année 2020, le PIB sera en baisse de -11 points contre -10 prévus initialement au cours de l’été. 5 Cercle de l’Epargne – données INSEE Malgré la forte hausse du troisième trimestre, le PIB demeure en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire. Par rapport au troisième trimestre 2019, la perte atteint 4,3 points. 

    Une reprise de la demande intérieure 

    Toutes les composantes de la demande intérieure ont connu un vif rebond durant l’été. Les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 17,3 % entre juillet à septembre. Elles ont presque retrouvé leur niveau d’avant-crise (-2,1 % en glissement annuel). La consommation des ménages en biens dépasse celle de l’an passé (+1,3 % en glissement annuel), portée notamment par la consommation en biens fabriqués (+38,9 % en évolution trimestrielle, +4,2 % en glissement annuel). À l’inverse, la consommation des ménages en services demeure nettement en dessous du niveau d’avant-crise (-5,0 % en glissement annuel) en raison essentiellement des restrictions pesant sur les activités touristiques et de loisirs (hôtellerie, restauration, spectacles, etc.). La consommation des administrations publiques est légèrement supérieure à son niveau d’avant crise (+0,4 % en glissement annuel). La formation brute de capital fixe (FBCF) demeure fortement en retrait (-5,1 % en glissement annuel), malgré une hausse de 23 % au trimestre. 

    Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue pour +18,9 points à la hausse du PIB ce trimestre. Les exportations ont enregistré une hausse de +23,2 % après -25,7 % au deuxième trimestre. 

    Les importations augmentent également mais dans des proportions moins marquées (+16,0 % après -17,1 %). Au total, le commerce extérieur contribue positivement à la croissance du PIB de +1,2 point, contre -2,4 points au trimestre précédent. 

    La production totale de biens et services rebondit de 17,6 % au deuxième trimestre, après -13,9 %. Elle reste inférieure de 4,8 % au niveau du troisième trimestre 2019. La production de biens est en retrait de 8 points en glissement annuel, notamment dans les branches manufacturières (-9,5 % en glissement annuel). Les services sont relativement plus proches de leur niveau d’avant-crise (-3,8 % en glissement annuel), portés notamment par les services non marchands (administration publique, santé humaine dont la production dépasse légèrement les niveaux de l’an passé (+0,8 % en glissement annuel). Les services marchands demeurent plus en retrait (-4,9 % en glissement annuel), notamment dans les transports et l’hébergement-restauration. 

    Pour la zone euro, le PIB a augmenté de 12,7 % au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, et de 12,1 % dans l’Union Européenne, selon l’estimation publiée par Eurostat. Au deuxième trimestre, le PIB avait reculé de respectivement 11,8 % et 11,4 %. 

    En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB a cependant enregistré une baisse de 4,3 % dans la zone euro et de 3,9 % dans l’Union au troisième trimestre. 

    Parmi les États membres pour lesquels les données pour le troisième trimestre 2020 sont disponibles, la France (+18,2 %) a enregistré la hausse la plus importante par rapport au trimestre précédent, suivie par l’Espagne (+16,7 %) et l’Italie (+16,1 %). La Lituanie (+3,7 %), la Tchéquie (+6,2 %) et la Lettonie (+6,6 %) ont enregistré les hausses les plus faibles. 

    Tandis qu’un rebond a été observé par rapport au deuxième trimestre dans tous les pays qui publient leurs données, les taux de croissance par rapport à l’année précédente restent négatifs. 

    L’Allemagne résiste bien 

    L’Allemagne semble avoir également bien négocié son rebond en enregistrant une croissance de 8,2 % par rapport au trimestre précédent. Cette reprise est certes plus faible que celle de la France mais ce résultat s’explique par la moindre contraction subie au deuxième trimestre, -9,8%. Avec la deuxième vague, le gouvernement fédéral a reçu à la baisse ses prévisions pour la fin d’année. Le taux de croissance pour le quatrième  trimestre 2020 serait de 0,4 % contre un pronostic initial de 1,1 %. Sur l’ensemble de l’année, l’économie allemande serait en récession de 5,5 %. Pour 2021, la prévision s’établit à 4,4 % et de 2,5 % en 2022. 

    Etats-Unis, la croissance quoi qu’il en coûte ? 

    Au cours du troisième trimestre, le Produit intérieur brut s’est accru de 33,1 % en rythme annualisé, faisant suite à une contraction de 31,4 % au deuxième trimestre. Le niveau de création de richesses de juillet à septembre est supérieur au précédent record de 16,7% datant du premier trimestre 1950. 

    Les autorités américaines privilégient les taux annualisés quand, en Europe, les taux de croissance sont calculés d’un trimestre sur un autre. En retenant ce mode de calcul, le PIB américain a augmenté au troisième trimestre de 7,4 % après une baisse de 9 % au trimestre précédent. La consommation a été le principal moteur de la croissance américaine avec une hausse annualisée de 40,7 %. Les achats de voitures neuves par les ménages ont par exemple augmenté de 17 %, ceux des équipements de la maison de 12 % et les dépenses pour les soins de santé de 18 %. Les dépenses de vêtements ont, par ailleurs, augmenté de +27,2%. Le nouveau plan de soutien étant bloqué au Congrès, de nombreux experts craignent un net ralentissement de la croissance pour le dernier trimestre. Le Fonds monétaire international (FMI) parie, pour l’ensemble de l’année, sur une baisse de 4,3% du PIB par rapport à 2019, quand la FED annonce un recul de 3,7 % du PIB.

  • Covid-19. L’Eurogroupe exclut de nouvelles mesures de soutien à l’échelle européenne

    Covid-19. L’Eurogroupe exclut de nouvelles mesures de soutien à l’échelle européenne

    Les ministres des Finances de la zone euro ont déclaré mardi (3 novembre) que l’Europe « était désormais mieux parée » pour surmonter la crise sanitaire et ont exclu toute mesure commune pour contrer la deuxième vague du virus.

    L’Eurogroupe a dressé un bilan de la pandémie actuelle et de ses conséquences économiques lors d’une réunion avec Andrea Ammon, directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.

    « L’Europe est désormais mieux parée pour faire face aux répercussions économiques » de la crise sanitaire, et ce grâce aux actions coordonnées lancées par les gouvernements à l’échelle nationale et européenne, a déclaré le président de l’Eurogroupe Paschal Donohoe à la suite d’une visioconférence avec les ministres des Finances de la zone euro.

    « Sachant que la reprise économique risque de plus en plus d’être retardée », l’Eurogroupe a publié une déclaration soulignant qu’il était « crucial » pour les États membres de maintenir leurs mesures de soutien jusqu’à l’année prochaine et de « s’adapter à l’évolution de la situation ».

    L’Eurogroupe ne croit pas en une situation dégradée ?

    Toutefois, le groupe n’a pas abordé la prise de nouvelles mesures à l’échelle européenne si la situation venait à s’aggraver.

    « Nous continuerons à nous assurer que nos stratégies soutiennent et complètent les mesures prises dans le domaine de la santé publique dans le but de protéger nos citoyens dans ces temps quelque peu tumultueux », peut-on lire dans le document.

    Jusqu’à présent, les actions approuvées par les nations européennes s’élèvent à 3 500 milliards d’euros et prennent la forme de soutiens fiscaux, aides en matière de liquidité et garanties. De plus, le bloc s’est accordé pour prendre des mesures d’injection de liquidités, à hauteur de 540 milliards d’euros, à l’intention des sociétés (par le biais de la Banque européenne d’investissement), des gouvernements de la zone euro (par le biais du Mécanisme européen de stabilité) et des travailleurs (pour le biais du programme SURE de la Commission européenne).

    Les dirigeants européens se sont aussi entendus sur un fonds inédit de 750 milliards d’euros pour aider l’économie du navire à se relever de la crise, bien que les négociations finales à son sujet soient toujours en cours au sein des États membres et du Parlement européen.

    Une deuxième vague, un deuxième plan ?

    Cependant, la deuxième vague de propagation du nouveau coronavirus et ses retombées économiques soulèvent des inquiétudes de récession à double creux en Europe. Par conséquent, les analystes et syndicats ont appelé l’UE à fournir davantage de soutien.

    Le commissaire à l’économie, Paolo Gentiloni, a noté que « nous [avions] vu la pandémie s’aggraver sérieusement » cet automne.

    Les restrictions adoptées pour contenir la propagation du virus « auront bien entendu un impact » sur l’économie, a-t-il mis en garde, ajoutant tout de même que celui-ci pourrait être moins important qu’au printemps, car les sociétés et travailleurs sont mieux préparés.

    La Commission européenne publiera ses prévisions économiques d’automne le 5 novembre.

    Dans ce contexte, M. Gentiloni a maintenu que les gouvernements nationaux pourraient devoir mettre en place des dispositifs de soutien supplémentaires, car la suspension des règles de l’UE en matière de déficit jusqu’à l’année prochaine permet des dépenses additionnelles.

    Néanmoins, au niveau européen, il a avancé que « l’application [des mesures] était l’objectif principal à l’heure actuelle », invitant les États membres et le Parlement européen à parvenir à un accord sur le plan de relance pour l’Europe.

    Klaus Regling, chef du Mécanisme européen de stabilité (MES) – le fond de sauvetage du bloc –, a mis en exergue auprès de l’Eurogroupe le fait que les États membres pourraient avoir besoin de prendre des mesures supplémentaires pour soutenir leur économie au vu de l’aggravation de la situation. Certains s’y sont d’ailleurs déjà attelés.

    Mais, à l’échelle européenne, « je ne crois pas qu’il soit nécessaire de faire autre chose pour le moment », a-t-il poursuivi.

    En revanche, plusieurs ministres ont conseillé de garder sur la table l’option de « mesures communes supplémentaires ». La ministre espagnole de l’Économie, Nadia Calviño, a ainsi fait valoir que « nous [devions] continuer à agir avec résolution, rapidité et efficacité » à l’échelle nationale et européenne, afin d’endiguer les répercussions du SARS-CoV-2.

    Pour cette raison, elle a ajouté que « il était plus que temps » pour les membres de la zone euro d’évaluer les instruments qu’ils ont approuvés afin de voir s’ils doivent être adaptés ou non.

    Un article de notre partenaire

  • Jo Jorgensen : celle qui fait tomber Trump

    Jo Jorgensen : celle qui fait tomber Trump

    Pourquoi on ne connaît par le résultat le soir de l’élection ? 

    Chaque état, chaque comté a ses règles et ses procédures. Résultat, dans certains états on peut voter par voie postale, par vote anticipé ou le jour de l’élection. Certains états, en prises aux lubies électoralistes des congrès locaux, ont interdit le moindre décompte avant le jour de l’élection.  Dans le contexte de la pandémie, un nombre record ayant choisi cette option, nous voilà devant des montagnes de voix à dépouiller, un travail chronophage qui risque de durer pour quelques jours encore. C’est le cas en Pennsylvanie et le Nevada. 

    Le blues des bleus. 

    Les démocrates, qui ne suivaient pas la feuille de route prévue par l’équipe rapprochée de Biden, ont tablé sur une immense victoire le soir même de l’élection. Rendus ivres par une surconsommation de sondages favorables, ils se voyaient à la tête d’un rouleau compresseur qui passait par la Géorgie, la Caroline du Nord et le Texas. Après avoir déchanté lors de la soirée électorale, il en a fallu de peu pour que certains jettent l’éponge, c’était une réaction plutôt prématurée et d’un défaitisme inspiré par le précédent scrutin présidentiel.  

    Pourtant Trump semblait être sur la bonne voie pour refaire le coup de 2016 ?

    Oui et non. Les experts et commentateurs politiques avaient annoncé qu’on verrait un « mirage rouge » le soir de l’élection, c’est à dire un résultat favorable au camp républicain lors des premiers décomptes. Sachant que les centres urbains concentrent l’immense majorité des réserves de voix démocrates, les premiers résultats provenant des comtés ruraux, moins peuplés et plus conservateurs ont donné naissance au mirage rouge dans le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota. Puis, heure par heure, la tendance fut renversée. 

    La progression des résultats au courant de la nuit d’un camp vers l’autre, phénomène parfaitement normal, est désormais exploitée par Trump qui crie au bourrage d’urnes.  Pour cette raison il a largué des bataillons d’avocats pour demander l’arrêt du décompte dans les états où il avait un avantage préliminaire (Michigan, Wisconsin et Pennsylvanie) et pour demander le contraire dans les états où il est en retard et convaincu qu’il pourrait renverser la donne (Nevada). 

    Et la Floride ? 

    Le camp Biden n’a jamais cru à une victoire en Floride, même si le scénario faisait rêver certains ténors démocrates. Sachant que le corps électoral hispanique, plutôt conséquent dans cet état, n’est pas le même que celui qu’on peut trouver dans le sud-ouest américain, courtiser celui était sans intérêt pour les démocrates. Essentiellement d’origine cubaine, les hispaniques floridiens sont de virulents anticastristes, acquis, de longue date, aux républicains. 

    Trump a-t-il perdu ? Biden a-t-il gagné ? 

    Soyons brefs et soyons clairs : l’avantage électoral a toujours été et reste toujours dans le camp Biden. Certes il n’a pas encore passé, le soir du 4 novembre 2020, la barre des 270 voix au sein du collège électoral présidentiel, mais le chemin pour y parvenir passe par des états qui lui sont favorables. Si Trump bloque le décompte en Pennsylvanie et que l’état reste dans son camp, il arrive à 268 voix. Aucun scénario électoral réaliste ne peut désormais conduire à une nouvelle présidence de Donald J. Trump

    Mais qui est donc Jo Jorgensen ? Quel rapport avec cette élection ? 

    Candidate du parti libertarien, Jo Jorgensen est loin des scores historiques de ce 3e parti politique américain, mais avec 1 à 2 % des voix, elle a contribué à sa manière à la défaite de Trump dans certains états clefs. Son résultat dans le Wisconsin est plus important que l’écart entre Trump et Biden, on est en droit de penser que Jo Jorgensen a permis, du haut de ses 1,2 %, de défaire la présidence de Donald Trump. 

    Et les autres scrutins ? 

    Les mêmes causes ayant les mêmes effets : décomptes incomplets, dépouillement du vote par correspondance, les résultats de certaines élections de parlementaires d’Etat (Michigan, Caroline du Nord) ne seront pas connus de sitôt. Il est encore trop tôt pour déclarer une majorité sénatoriale. En revanche, la chambre des représentants devrait voir une majorité démocrate renforcée.

    Trump quittera-t-il la Maison Blanche en janvier prochain ? 

    Si je le savais, je vous le dirai volontiers. On se donne rendez-vous ?  

    Découvrir le site de Marc-Albert Cormier

    Marc Albert Cormier est élu des Français de Toronto

  • Après le vote, la bataille va commencer

    Après le vote, la bataille va commencer

    Difficile de savoir qui va l’emporter. Chaque partisan passe par l’abattement ou le désespoir, et les observateurs s’interrogent. Avant le scrutin, Trump avait une chance sur dix de l’emporter, selon sondeurs, bookmakers, journalistes, politologues et Wall Street. La quasi-totalité des journaux du pays étaient pour lui, même des revues scientifiques avaient appelé à voter Biden. Moins pour le charme de Papy Joe que pour se débarrasser de Donald. Biden avait  6 à 8 points d’avance en Floride et 10 dans l’Ohio ; le Texas était à sa portée, etc… Résultat : Floride, Ohio et Texas ont voté Trump. 

    Suspens et revirements

    Un moment, comme il avait l’avantage en Pennsylvanie, Caroline du Nord, Géorgie, Michigan et Wisconsin, on crut que les jeux étaient faits. Puis Biden revenait, dans l’Arizona, le Wisconsin, le Michigan. Reste le Nevada. 

    Le Nevada a six grands électeurs, un rien. Pour l’instant, Biden y a 8000 voix d’avance : Presque rien. 588.252 contre 580.605 voix. Il reste 14% des bulletins à compter, ils ne le seront pas avant jeudi matin, le temps de laisser à tous les votes par correspondance d’arriver. Jeudi matin ! Un autre monde pour 8.000 voix, une éternité pour le monde.

    Trump est en avance en Pennsylvanie (+580.000voix), Caroline du Nord (+75.000 vx) et Géorgie (+100.000vx). S’il garde ces avances, ce qui probable, avec l’Alaska il aura 268 grands électeurs. 

    Biden est en avance en Arizona (+93.000), au Wisconsin (+21.000) et au Michigan (+10.000vx). Avec le Maine, cela lui ferait 264 grands électeurs. 

    Il faut 270 grands électeurs pour être Président. 

    Le Nevada et ses six électeurs font la différence. 

    A moins, bien sûr, que d’ici là, Trump ou Biden ne perde un des Etats dans lequel ils sont en avance. En Pennsylvanie, l’écart parait trop important pour Trump. De même qu’en Caroline du nord ou en Géorgie. Même avantage significatif en Arizona en faveur de Biden. Dans le Wisconsin et le Michigan, l’écart est faible, mais il semblerait que le vote par correspondance soit plutôt démocrate. On se demande donc comment Trump pourrait revenir. C’est ce qui fait espérer les partisans de Biden : si le vote par correspondance est plutôt démocrate, pourquoi ne le serait-il pas aussi dans le Nevada ?

    Tout simplement parce qu’une élection, celle-ci le prouve à chaque heure, n’est jamais jouée. 

    D’autant que Trump a déjà expliqué qu’il ne s’avouerait pas vaincu par une défaite due au vote par correspondance. Là sont ses accusations de fraude. Sa thèse est la suivante : 

    « J’avais gagné avec les électeurs qui se sont déplacés. Tout d’un coup on sort de nouveaux bulletins venus de la poste et je perds le Wisconsin puis le Michigan et la Présidence.« 

    Donald Trump le 04 novembre 2020 sur twitter

    Il se tournera vers la Cour suprême, un petit millier d’avocats démocrates et républicains vont redemander des comptages, faire annuler des bulletins, contester les procès verbaux, faire appel dans chaque état puis auprès de la Cour suprême. 

    Et si Trump remporte le Collège, il y a fort à parier que Biden fera pareil.

    La bataille ne fait que commencer. Dans l’état de tension actuel, cela n’est pas forcément rassurant. Trump est Président jusqu’au 20 janvier. Il est capable de faire beaucoup de choses d’ici là.

    L’Amérique est divisée.  Le vote global, comme pour les sept élections passées sur huit, est démocrate. Joe Biden a 2% d’avance, plus de deux millions de voix. Seulement 8.000 dans le Nevada.

  • Quels pays maintiennent leurs frontières fermées ?

    Quels pays maintiennent leurs frontières fermées ?

    Qu’on soit au départ de France ou d’un autre pays, certains Etats conservent leurs frontières hermétiquement fermées.

    Les restrictions sur les voyages introduites en réponse à la pandémie de COVID-19 continuent de frapper durement le tourisme mondial, les dernières données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) faisant état d’une baisse de 70 % des arrivées detouristes internationaux au cours des huit premiers mois de 2020.

    Selon le tout dernier Baromètre du tourisme mondial de l’OMT, les arrivées de touristes internationaux ont diminué de 81 % en juillet et de 79 % en août, les deux mois qui sont traditionnellement les plus chargés de l’année et le pic de la saison estivale dans l’hémisphère nord. 

    Toutes les régions du monde ont enregistré une forte baisse des arrivées de touristes durant les huit premiers mois de l’année. L’Asie et le Pacifique, la première région à souffrir de l’impact de la COVID-19, a connu une baisse de 79 % des arrivées, suivie de l’Afrique et du Moyen-Orient (baisse de 69 % pour les deux régions), de l’Europe (-68 %) et des Amériques (-65 %). 

    En Europe, après la réouverture progressive des frontières internationales, des baisses relativement moins importantes ont été enregistrées en juillet et en août (-72 % et -69 %, respectivement). La reprise a toutefois été de courte durée, des restrictions de voyage et des mises en garde ayant été réintroduites au regard de l’augmentation du nombre de contaminations.

    Lesfrancais.press font un état des lieux des possibilités de voyager dans le monde.

    En Afrique

    • L’immense majorité des pays africains gardent leurs frontières fermées pour le moment. La Tunisie est le seul pays ayant annoncé la réouverture de ses frontières maritimes, terrestres et aériennes depuis le 27 juin. Le Maroc a annoncé la réouverture de ses frontières aériennes et maritimes pour le 14 juillet à minuit, mais uniquement pour les citoyens et résidents étrangers souhaitant revenir dans le Royaume ou le quitter. Aucune date n’a encore été donnée pour le tourisme. Le chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebbboune a ainsi annoncé que « Les frontières terrestres, maritimes et aériennes de l’Algérie sont fermées et elles vont le rester jusqu’à la fin de la pandémie de Covid-19 ».
    • En Egypte, « nous préparons le terrain pour que les touristes du monde entier trouvent une destination […] dans des conditions sanitaires exemplaires », assure le ministre du Tourisme Khaled El-Enani, lors d’un entretien avec l’AFP.
    • Le président Cyril Ramaphosa a décidé dimanche de réimposer un couvre-feu en Afrique du Sud en raison de la remontée des cas quotidiens de contamination. A partir du 13 juillet, le couvre-feu sera de nouveau en vigueur en Afrique du Sud de 21h00 à 04h00 heure locale, et les visites familiales seront interdites.

    Aux Amériques !

    • Les Etats-Unis et le Canada ont décidé de prolonger la fermeture de leur frontière commune pour tous les déplacements non essentiels. Il en va de même pour la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique.
    • Les frontières demeurent fermées à Cuba, au Brésil, en Argentine, en Colombie au Paraguay, au Costa Rica, au Guatemala, au Honduras, au Panama. La Boliviel’Équateur, et le Pérou ne sont plus desservi par avion depuis l’Europe.
    • Il est déconseillé de se rendre au Mexique.

    En Asie

    • Depuis le 4 septembre 2020, tous les voyageurs de nationalité autre que chinoise désirant se rendre en Chine par avion depuis ou via la France doivent présenter un résultat négatif au test virologique (RT-PCR) avant l’embarquement.
    • Les voyageurs français ne peuvent actuellement se rendre au Japon sans visa. Seuls les déplacements pour motif professionnel peuvent donner lieu à une demande de visa, auprès de l’ambassade du Japon en France. Les déplacements touristiques sont actuellement interdits.
    • Depuis le 18 mars, les frontières extérieures de la Russie sont fermées, et aucun ressortissant étranger n’est autorisé à pénétrer en Russie, y compris les étrangers munis d’un titre de séjour temporaire.
    • Les Maldives rouvriront leurs frontières pour le voyage à l’étranger et le gouvernement autorise les hôtels à recevoir des visiteurs depuis le 15 juillet.

    En Europe

    Gérée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), une carte unique de zones rouges, vertes, oranges et grises permet aux voyageurs de mieux s’y retrouver (disponible ICI) et mise à jour le 29 octobre 2020). 

    Carte de la Covid-19 en Europe

    Au total, une dizaine de pays de l’UE, dont l’Espagne, la Belgique, le Portugal, les Pays-Bas ou encore l’Italie et l’Irlande apparaissent en rouge en raison de leur situation sanitaire. Seule la Finlande est majoritairement en vert, tandis que trois pays (Norvège, Lettonie et Grèce) sont principalement en orange.

    Cinq pays (France, Royaume-Uni, Autriche, Slovaquie et Estonie) ne font toutefois pas l’objet de code couleur du fait d’un « manque de données sur les tests », pour une raison non précisée. 

    En Océanie

    Les Australiens peuvent se rendre en Nouvelle-Zélande et vers d’autres pays du Pacifique depuis le 1er juillet dernier.

    En revanche, l’Australie ne prévoit pas pour le moment d’ouvrir ses frontières avec d’autres pays comme les États-Unis ou la France. Les liaisons touristiques vers les autres pays devraient reprendre au mois de décembre.

  • Biden peut gagner, Trump peut l’empêcher

    Biden peut gagner, Trump peut l’empêcher

    À 16 heures, heure de Paris, les résultats de sept des cinquante États ne sont pas encore connus, et certains d’entre eux sont cruciauxUne tendance est cependant en train de se dessiner en faveur de Joe Biden

    Pour l’instant, Joe Biden est crédité de 238 grands électeurs contre 213 pour le président républicain sortant Donald Trump. Un candidat a besoin de 270 grands électeurs au minimum pour remporter l’élection.

    Les résultats des trois États sont particulièrement attendus : la Pennsylvanie, le Wisconsin ainsi que le Michigan. Ces états sont des swingstates : d’une élection à l’autre, le résultat des votes peut balancer tant du côté républicain que démocrate.

    La Pennsylvanie et ses 20 grands électeurs semblent pour l’instant se diriger vers Donald Trump, avec 76% des bulletins de vote dépouillés.

    Dans le Michigan (16 grands électeurs), Joe Biden est en tête avec 49,3% des voix contre 49,1% pour Donald Trump, après dépouillement de 90% des bulletins. Selon le New York Times, on s’attend à ce que les urnes restantes penchent en faveur du démocrate Joe Biden.

    Dans le Wisconsin (10 grands électeurs), après dépouillement de 97% des bulletins, Joe Biden est repassé devant Donald Trump avec 49,4% des voix contre 48,8%, toujours CNN.

    Votes par correspondance contestés

    Ce sont les résultats dans ces trois États qui devraient faire basculer l’élection d’un côté ou de l’autre. Mais leur proclamation définitive pourrait s’y faire attendre : le comptage des votes par correspondance ralentit notamment le processus. Une douzaine d’États autorisent le vote par correspondance pendant encore une semaine, pour autant que le cachet de la poste date au plus tard du jour de l’élection.

    Le Président Donald Trump refuse le comptage de ces bulletins évoquant des fraudes massives. Pourtant elles ne sont corroborées par personne, les Etats continuent de dépouiller.

    « Hier soir j’avais une bonne avance, dans de nombreux Etats-clés » …« Puis, un par un, ils ont commencé à disparaître magiquement avec l’apparition et le comptage de bulletins surprise ».

    Donald Trump sur Twitter ce mercredi 04 novembre 2020

    Le président américain a déjà annoncé qu’il contestera les résultats si il perd. Sur de lui, avec 3 juges à la cour suprême nommés par ses soins, qui complète un premier trio. 6 juges sur 9 sont républicains. Cependant, ils sont nommés à vie et sont indépendants. Ils devront, surement, trancher sur l’élection en interprétant la constitution, comme en 2000.

    Des résultats qui s’affinent… au profit de Biden

    En attendant, les scrutateurs sont à l’oeuvre et comptabilisent avec attention tous les bulletins par correspondance qui sont en attente.

    Dépouillement des votes par correspondance à Atlanta (AFP)

    Ainsi, par rapport, à ce matin, les résultats semblent plus certains en Géorgie (16 grands électeurs) et la Caroline du Nord (15), où selon le New York Times, plus de 90% des bulletins ont été dépouillés. Donald Trump semble en avance dans les deux États mais CNN met en avant qu’en Géorgie, les plus grandes circonscriptions ont opté pour Joe Biden et c’est dans celles-ci que le dépouillement est le moins avancé.

    Joe Biden mène avec un écart de de 0,6% au Nevada (six grands électeurs). Un peu moins de 15% des bulletins doivent encore être épluchés, mais les opérations de dépouillement y sont suspendues jusqu’à jeudi neuf heures, heure locale.

    Reste l’Alaska, où seul un tiers des bulletins a été dépouillé. Avec ses trois grands électeurs, L’État n’est généralement pas considéré comme décisif. Les premiers résultats sont largement en faveur de Donald Trump.

    Le nom du nouveau président américain pourrait ne pas être connu avant quelques jours.

  • Les Institut Français cherchent des artistes pour 2021

    Les Institut Français cherchent des artistes pour 2021

    Vous êtes un artiste dans l’âme ? Les Instituts Français cherchent de nouveaux talents pour leurs expositions éphémères et permanentes dans leurs murs ou ceux des Alliances Françaises un peu partout dans le monde.

    Invitez vous dans la Collection 2021 du patrimoine vivant français !

    La collection, une procédure souple pour exposer

    La Collection est un dispositif de l’Institut français, dont l’objectif est de mettre en adéquation une offre culturelle française de grande qualité et des attentes / besoins du réseau pour nourrir sa programmation, tout en garantissant sa « légèreté » de mise en oeuvre pour faciliter sa diffusion. 

    Cette offre est exclusivement destinée à une présentation dans les établissements du réseau culturel extérieur – Alliances françaises, Instituts français, Centre culturels binationaux – Services culturels des Ambassades ou dans des lieux tiers partenaires, pour des événements pilotés directement par lui.

    « La Collection 2021 » puise dans l’actualité de la création contemporaine et réunit des offres clés en main, légères en diffusion et modulables, dans les domaines des Arts Visuels / Architecture, urbanisme et paysage / Arts Numériques / Danse / Design / Cirque, Rue, Marionnettes / Théâtre / Musique.

    L’Institut français s’est rapproché de 59 institutions partenaires pour identifier et sélectionner 135 propositions qui composent la Collection 2021.

    La Collection 2021 est présentée sous la forme de 2 catalogues

    • Le catalogue Hiver/Printemps regroupe une sélection de 70 propositions soutenues par 40 institutions. Les projets retenus et soutenus par l’IF se dérouleront au cours du 1er semestre 2021. L’appel à projets est ouvert du 15 octobre 2020 au 20 novembre 2020
    • Le catalogue Eté / Automne regroupe une sélection de 114 propositions soutenues par 53 institutions. Les projets retenus et soutenus par l’IF se dérouleront entre juin et décembre 2021. L’appel à projets sera ouvert en mars 2021

    Les nouveautés de la Collection 2021

    • une belle représentativité des territoires ultramarins français 
    • un nouveau secteur artistique fait son apparition : les arts numériques 
    • les thématiques ont été révisées
    • des pictogrammes qualifient les propositions « Tout public », « Emergence », « Espace Public » et « Digitale ». 

    La Collection 2021 bénéficie du soutien de la Fondation Robert Loeb sous l’égide de la Fondation de France.