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  • Dés demain, transformez le futur, au sommet de l’Unesco

    Dés demain, transformez le futur, au sommet de l’Unesco

    Il y a des institutions vieillottes qui essaient de se réinventer. Et des fous pour les y inviter. L’Unesco est bien cette création des années cinquante qui semble endormie au milieu de Paris, alors que jamais le monde n’a tant semblé correspondre à ses fondations : changer le monde par l’accès à la connaissance, en démontrant une véritable fraternité humaine, celle de la diversité et de l’universalité des savoirs. 

    On aurait aimé que l’Unesco prenne à bras le corps la révolution mondiale en cours, la citoyenneté numérique, le choc des futurs, et, surprise : elle le fait, en partie du moins. On ne peut pas lui reprocher de ne pas réussir  – qui peut réussir dans de tels projets ?- on ne lui en voudra plus de ne pas essayer. 

    Le sommet de l’Unesco sur les futurs, ouvert à tous, commence demain sur le net.

    L’Unesco a donc décidé de réunir quelques fous, du monde entier : des futurologues. Tout ce que la planète peut compter de professeur Nimbus et de Jules Verne en labos. 

    Mieux, elle a inventé  – ou couvé- quelque chose de plus étrange encore que la Futurologie : la Littératie des futurs. Soit, cela n’existe pas. Literacy est un mot anglais, comme l’apprentissage de l’alphabet, qui n’existe pas en français et encore moins au futur. C’est là que l’imagination se débride : maintenant, la littératie du futur existe, et vous pouvez la rencontrer. 

    Dés demain. Parce que, pour ne pas donner la fâcheuse impression de laisser les futurologues parler aux futurologues dans des symposiums de futurologie, le sommet de l’Unesco sur la littératie des futurs est ouvert à toutes et à tous. Evidemment, il est virtuel. C’est à dire que vous pouvez y assister en direct par tout moyen digital et de n’importe quel endroit du monde. 

    La littératie des futurs, un projet fou et curieusement très efficace

    Riel Miller

    Et du monde, vous en verrez. Car le sommet ne vient pas de nulle part. Ce projet a été lancé dés 2012 sous la direction de Riel Miller, grand maître de la cérémonie et inventeur de laboratoires de littératie du futur dans près de trente pays, où il a conjugué théorie et recherche, et aidé les gouvernements et les universités à sortir des sentiers battus dans lesquels les enfermaient projections et planifications. 

    Le but : transformer le futur, ou plutôt l’utiliser. Utiliser les conceptions, les images, les idées préconçues que l’on se fait du futur pour agiter le présent. 

    Pour cela, une méthodologie assez stricte, celle de faire entrer le futur anticipé, les futurs, dans le présent. Curieusement, cela change tout : et l’idée que l’on se fait du futur, et l’image du présent. Cela n’a plus rien à voir avec les simples projections ou anticipations classiques où l’on ne fait que prolonger les courbes ou tester des scénarios. L’apprentissage, la littératie, va beaucoup plus loin. 

    Comment utiliser le futur 

     « Le futur n’existe certes pas dans le présent, alors que l’anticipation, elle, existe bien.

    La  forme  que  le  futur  prend  dans  le  présent  est  l’anticipation.  

    Or  il  est  possible d’intégrer  dans  le  présent  ce  plus-tard-que-maintenant »… 

    Riel Miller

    La suite dés le 8 décembre 2020, avec des universitaires, chercheurs, dirigeants politiques, créateurs, artistes du monde entier qui participent à un deuxième sommet.   

    La Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay a bien compris l’enjeu, notamment pour l’Unesco. « Que nous vivions à une époque d’innovation exceptionnelle ne fait aucun doute.  Dans  de  nombreux  domaines,  l’ingéniosité  humaine  fait  fi  des  vieux obstacles pour inventer de nouveaux remèdes contre la maladie, de nouveaux moyens de communication, de nouvelles façons d’organiser les affaires et la vie. Nous voyons l’innovation se produire lorsque les gens sont placés devant des défis épouvantables et des opportunités enthousiasmantes. Dans un tel contexte, je crois qu’il est d’autant plus important de comprendre pourquoi et comment «utiliser le futur» »

    L’Unesco a donc décidé de réunir quelques fous, du monde entier : des futurologues. Zoom sur ce sommet dedié à Demain !
    Audrey Azoulay

    Utiliser le futur, c’est le pari de l’équipe de l’Unesco et de ses correspondants du monde entier pour le transformer. Plusieurs universités et institutions mondiales présenteront de stands numériques. Pour la France, il s’agit de l’Université de Poitiers, qui accueille une chaire patronnée par l’Unesco sur la littératie des futurs, et celle de Corse, qui aspire à en créer une. 

    Inscriptions

    Pour ceux qui veulent aller plus loin : 

    1. Le livre de Riel Miller, Transformer le futur, l’anticipation au XXIème, publié par l’Unesco, l’ouvrage de référence sur le sujet, (téléchargeable sur le site ou à commander)

    2. L’inscription libre au sommet, sur le site de l’Unesco : https://unes.co/futures-literacy-summit-register

    « L’UNESCO invite le monde à se familiariser avec la littératie des futurs lors d’un sommet virtuel novateur qui se déroulera du 8 décembre au 12 décembre 2020. Cet événement marque le point culminant d’un volet très réussi du travail de l’UNESCO en tant que laboratoire mondial d’idées. En rassemblant des preuves de la puissance et de l’impact de la capacité des individus à « utiliser le futur » plus efficacement, l’UNESCO a ouvert la voie à la promotion d’une nouvelle compétence essentielle pour le XXIe siècle : la littératie des futurs. » 

  • Une conférence pour célébrer le 5ème anniversaire de l’accord de Paris sur le changement climatique

    Une conférence pour célébrer le 5ème anniversaire de l’accord de Paris sur le changement climatique

    Information du Consulat général de France à Hong Kong et Macao

    Notre objectif est de placer le climat et l’environnement au cœur de l’agenda politique local, en rassemblant les acteurs politiques, institutionnels, privés et les ONG

    le Consulat général de France à Hong Kong et Macao. 

    Depuis 2015, la France a pris un rôle primordial dans la lutte contre le changement climatique au niveau international. Parallèlement, en tant que pôle universitaire mondial, HKUST a renforcé sa politique de soutien au développement durable à Hong Kong et au-delà, par la création de l’Institut pour l’Environnement et la mise en œuvre d’initiatives ambitieuses sur son campus.

    HKUST et la France entretiennent une relation de coopération étroite, qui s’est encore épanouie au fil des ans avec la création en 2018 du « France-HKUST Innovation Hub« , destiné à promouvoir la communication et la coopération scientifiques.

    Deux thèmes principaux seront abordés lors de cette conférence

    1.  Relever le défi de la construction verte pour un avenir propre et durable 

    Les bâtiments durables et l’efficacité énergétique sont l’une des questions environnementales les plus importantes, surtout dans une ville mondialisée comme Hong Kong. Cette table ronde réunira des industries et des chercheurs sur ce sujet, avec une étude de cas du campus durable de la HKUST.

    2.  La finance verte : Comment peut-elle contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

    Depuis 2007, lorsque les premières obligations vertes ont été émises pour soutenir le développement de solutions au changement climatique, le marché a connu une croissance exponentielle. Près de 200 pays ont accepté de mobiliser des financements verts en 2015, conformément aux termes de l’accord de Paris. Quel bilan peut-on dresser aujourd’hui ? Quelles sont les dernières tendances du marché de la finance verte ?

    Programme

    2:30 – 3:00 PM | Discours d’ouverture : Célébration du 5ème anniversaire de l’Accord de Paris

    ·      Prof. Wei Shyy, Président of HKUST

    ·      M. Alexandre Giorgini, Consul général, Consulat général de France à Hong Kong et Macau

    ·      M. Thomas Gnocchi, Chef du bureau de l’Union européenne à Hong Kong et Macao

    ·      Le Honorable Wong Kam-sing, GBS, JP, Secrétaire à l’environnement, gouvernement de la RASHK

    3:00 – 4:00 PM | Table ronde 1 – Relever le défi de la construction verte pour un avenir propre et durable

    Modérateur : Prof. King Lun Yeung, Directeur du « France-HKUST Innovation Hub », Directeur associé du programme d’installation centrale environnementale et d’ingénierie environnementale, HKUST

    ·      Le Honorable Wong Kam-sing, GBS, JP, Secrétaire à l’environnement, gouvernement de la RASHK

    ·      M. Pierre-Eric Saint-André, Directeur général de Bouygues et président de la Chambre de commerce et d’industrie française à Hong Kong

    ·      M. Kelvin Li, Directeur du développement commercial, Schneider Electric

    ·      Prof. Hong K. Lo, Directeur du GREAT Smart Cities Institute, HKUST

    ·      Prof. Alexis K.H. Lau, Directeur associé, Institut pour l’environnement, HKUST

    4:15 – 5:15 PM | Table ronde 2 – La finance verte : Comment peut-elle contribuer à la lutte contre le changement climatique ?

    Moderator : Mme. Karine Hirn, Vice-président des conseillers du commerce extérieur français à Hong Kong, co-fondateur d’East Capital

    ·      Mme. Tracy Wong Harris, Secrétaire général adjoint, Hong Kong Green Finance Association

    ·      Dr. Michel Roy, Senior Regional Officer Asie-Pacifique, Crédit Agricole CIB

    ·      M. Hugo Leung, Directeur général de la succursale de Hong Kong, BNP Paribas

    ·      M. Johannes Hack, PDG de la succursale de Hong Kong DZ BANK AG

    ·      Prof. Alicia Garcia Herrero, Professeur adjoint pour l’Institut d’études des marchés émergents, HKUST

    Retrouvez les biographies détaillées des différents intervenants sur le lien que nous laisson également sur la page de cette emission.

    https://ienv.ust.hk/events/5thAnniversaryParisAgreement

    Rappel du lien pour l’inscription en ligne :

    https://hkust.zoom.us/webinar/register/WN_aWUixWNQQ2Oisy9LQ-tpQA

    ECOUTEZ LE PODCAST AUDIO DE LA FRENCH RADIO HONG-KONG

  • Wish devant les juges et en  Bourse.

    Wish devant les juges et en Bourse.

    Ce sera le Père fouettard plutôt que le Père Noël, pour Wish du moins en France. « Les Français-e-s qui utilisent l’application pour y trouver du low-cost doivent savoir qu’ils y trouveront surtout des arnaques » a twitté le Secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O. Qui est visé ? Wish.com, un  site de vente en ligne de produits à bas prix, 90% d’entre eux sont fabriqués en Chine. 

    A l’approche de Noël, La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a enquêté sur la société et ses pratiques commerciales, a transmis au Parquet de Paris un dossier contre la plateforme de vente en ligne. Des pratiques « seraient particulièrement graves car susceptibles d’altérer le comportement des consommateurs et d’induire une concurrence déloyale vis-à-vis des autres commerçants » selon la direction de lutte contre la fraude. 

    Consommateurs induits en erreur

    Après plusieurs mois d’enquête, Bercy a relevé des réductions de prix « particulièrement attractives pour les consommateurs », jusqu’à 90 %, mais « dénuées de toute réalité économique » car calculées sur des bases de prix « trompeurs ». 

    Les enquêteurs ont aussi relevé des mises en avant de produits « de forte notoriété » mais qui ne sont pas disponibles à la vente sur le site internet.

    L’entreprise présente aussi des produits « s’apparentant à ceux de marques déposées notoires », notamment pour des articles de sport ou des parfums, mais qui sont « de nature à induire en erreur les consommateurs ». De la concurrence déloyale et de la contrefaçon, en somme.

    Pour les produits high-tech, ou tout simplement électriques, ce ne sont pas les normes de sécurité et de conformité européennes qui s’appliquent, mais chinoises, ce qui risque de poser quelques problèmes.

    En cas de conflit avec le vendeur, difficile de se faire rembourser : il faut renvoyer le produit en Chine, et le tarif d’expédition retour n’est pas le même qu’à l’aller.

    Difficile de se faire rembourser

    Ces pratiques, « peuvent conduire à une amende pouvant aller jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel de la société ». Ce sera à l’autorité judiciaire de statuer. 

    Wish s’était déjà distinguée pendant le premier confinement en vendant des masques ne respectant pas les normes. 

    Créée en 2010 et basée à San Francisco, la plateforme se concentre sur des produits bon marché principalement fabriqués en Chine. Elle a affirmé le 23 novembre avoir 100 millions d’utilisateurs actifs par mois, et se prépare à une introduction en Bourse aux Etats-Unis. Wish affirme travailler avec plus de 500.000 vendeurs et avoir distribué 640 millions d’objets pendant les douze mois se terminant au 30 septembre dans plus de 100 pays. 43% de ses clients sont en Europe, et 42% aux Etats-Unis. 

    Valorisation record malgré les pertes

    Elle affiche un chiffre d’affaires de 1,7 milliards de dollars, en augmentation de 33% depuis le Covid. Mais dépense 1 milliard en publicité. Aussi n’est-elle toujours pas rentable, puisqu’elle a perdu encore cette année 176 millions de dollars sur les trois premiers trimestres de 2020. 

    Valorisée à 11.2 milliards en 2019, la crise la porterait à viser entre 25 et 30 milliards lors de son introduction à Wall Street. Père Noël à Wall street, Père Fouettard en France.

  • Le Royaume-Uni et la peur du précipice

    Le Royaume-Uni et la peur du précipice

    Depuis le 31 janvier 2020, date de sortie officielle de l’Union européenne, le Royaume-Uni est entré dans une période de transition pendant laquelle le droit européen continue à lui être appliqué. Le pays demeure dans le marché unique et l’union douanière. Il est censé respecter tous les accords internationaux que l’Union. Cette période intermédiaire devrait s’achever le 31 décembre 2020. Conformément à son souhait, le Royaume-Uni quittera alors le marché unique et l’union douanière. En l’absence d’accord de dernière minute, les relations commerciales entre les deux blocs, mais aussi dans les échanges entre le Royaume-Uni et le reste du monde, seront profondément modifiés. 

    Avec sa sortie du marché unique qui assure depuis sa création en 1993 la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, le Royaume-Uni sera soumis au droit commun des échanges tel que prévu par l’Organisation Mondiale du Commerce. 

    Le Royaume-Uni sort d’un large espace commercial 

    Le Royaume-Uni sort de l’espace douanier européen qui est bien plus large que l’Union européenne. En effet, il comprend la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein membre de l’Espagne Economique Européen (EEE). Ces trois pays ne sont pas soumis aux règles issues de la politique agricole commune (PAC) et la politique commune de la pêche (PCP). De ce fait, sur les produits agricoles et les poissons, des droits de douane peuvent s’appliquer. 

    La Suisse, en tant que membre de l’Association Européenne de Libre Echange, bénéficie d’un accès partiel au marché unique grâce à plus d’une centaine d’accords bilatéraux signés avec l’Union européenne qui constitue par ailleurs avec Monaco, une union douanière. L’Union douanière européenne s’étend également à la Turquie, Andorre, et Saint-Marin. 

    Pour la Turquie, seuls les produits industriels et les produits agricoles transformés sont concernés. Ces marchandises peuvent ainsi circuler librement entre les deux parties, c’est-à-dire sans droits de douane ou restrictions quantitatives. Pour les échanges en-dehors de la zone d’union douanière, la Turquie applique le tarif commun de l’Union. Ce pays applique par ailleurs les normes européennes pour les biens industriels. En l’état actuel de la négociation, le Royaume-Uni quitte totalement l’espace douanier car il n’a pas prévu de réintégrer l’AELE dont il était membre jusqu’en 1973, année de son adhésion au Marché commun.

    « Un pays tiers » 

    Dans ce contexte, le 31 décembre 2929 le Royaume-Uni sera un « pays tiers » pour l’Union. A défaut d’intégrer l’AELE ou l’EEE, les autorités pourraient négocier un accord de libre-échange avec des contreparties à accorder aux Européens. 

    Pour le moment, le gouvernement britannique rechigne à accepter les conditions européennes, ces dernières visant à empêcher que le Royaume-Uni puisse se transformer en cheval de Troie de pays extérieurs à l’espace européen. Les autorités européennes souhaiteraient l’adoption d’un tarif douanier commun pour éviter des distorsions de concurrence. En cas d’accord, le Royaume-Uni devrait appliquer des tarifs douaniers sur les importations en provenance de pays avec lesquels l’Union a conclu des traités commerciaux. 

    Un accord de libre-échange n’empêcherait pas l’apparition de nombreuses barrières commerciales non-tarifaires pour leurs échanges de biens et de services. Les échanges entre les deux zones devraient supporter des surcoûts. Des contrôles aux frontières seront nécessaires pour vérifier l’origine des produits, procédures qui n’existent pas au sein de l’Union.

    D’après un sondage de l’organisation patronale Institute of Directors, un quart des dirigeants d’entreprise sondés en septembre disaient ne pas être sûrs que leurs entreprises soient prêtes pour la période transitoire. Selon le Gouvernement, entre 40 et 70 % des camions britanniques pourraient ne pas disposer des autorisations nécessaires pour entrer dans l’Union en 2021. 

    Le risque de longues files d’attente est pris au sérieux avec des passages en douane pouvant atteindre deux jours. 

    Des conséquences économiques importantes 

    Dans un scénario sans accord de sortie ni période de transition, le PIB serait entre 7,75 % et 10,5 % inférieur au niveau qu’il aurait atteint sans Brexit. En cas d’accord commercial, une contraction de 2 à 5 % serait constatée. D’après une étude de UK in a Changing Europe, l’effet sur l’économie britannique d’une sortie sans accord serait dans le long terme deux à trois fois plus important que celui de la crise du Covid-19. 

    Au-delà de la désorganisation des échanges que génèrera le Brexit, l’économie pourrait être durablement touchée. Selon le Centre for Economic Performance et l’OCDE, une chute des investissements directs étrangers (IDE) à destination du Royaume-Uni pourrait atteindre, à un horizon de dix ans, entre 22 et 30 %. 

    Toujours selon l’OCDE, la majoration des droits de douane pourrait réduire le pouvoir d’achat sur le long terme. Les conséquences de la désunion seront variables selon les secteurs d’activités en fonction de leur dépendance au marché européen. Ainsi, la part des exportations britanniques qui se dirigent vers l’Union varie ainsi de moins de 20 % dans le cas des assurances à plus de 70 % dans le cas des communications et de l’agriculture. L’électronique, l’automobile, les produits chimiques sont les secteurs qui exportent la plus grande part de leur production vers l’Union, plus de 20 % en moyenne. 

    Même si un accord de libre-échange était signé, les échanges avec l’Union devraient diminuer dans les prochaines années. Les deux secteurs les plus affectés, avec des manques à gagner de l’ordre de 15 %, seraient celui des véhicules à moteur et pièces détachées, d’une part, et celui du textile et de l’habillement, d’autre part. 

    Dans le scénario où un accord de libre-échange ne serait pas trouvé, tous les secteurs y perdraient, avec des manques à gagner de plus de 40 % dans le cas des véhicules à moteur et de la viande. 

    De faibles économies insuffisantes pour compenser les pertes 

    Les partisans du Brexit ont mis en avant les économies réalisées par le non-versement au budget européen de la contribution britannique. Entre 2014 et 2018, elle s’élevait à 13,4 milliards de livres par an en moyenne, après application d’un rabais moyen de 4,6 milliards de livres. L’Union européenne reversait 5,6 milliards de livres au RoyaumeUni, dans le cadre notamment de la politique agricole commune (PAC) et du fonds européen de développement régional (FEDER). La contribution nette moyenne du Royaume-Uni s’est élevée à 7,8 milliards de livres, soit environ 1 % des dépenses totales du gouvernement. Avec le Brexit, le Royaume-Uni récupérera les droits de douane qui actuellement étaient affectés au budget européen, soit 0,4 % des recettes britanniques. En revanche, le Royaume-Uni devra s’acquitter d’une soulte auprès de l’Union européenne conformément aux engagements que le pays avait pris avant le Brexit qui devraient se chiffrer à 30 milliards de livres. Compte tenu de l’ampleur du déficit de sa balance commerciale, le Royaume-Uni devra continuer à attirer les investissements étrangers. Or ce pays dispose déjà, au sein des pays développés, de la réglementation la plus souple, notamment en ce qui concerne la protection des travailleurs et la promotion de la concurrence sur les marchés de biens et de services.

    Dépréciation de la Livre 

    La Banque d’Angleterre devrait continuer par ailleurs à monétiser la dette au risque de favoriser une dépréciation de la livre sterling et de renchérir le coût des importations. 

    La Banque centrale travaille actuellement à la mise en place d’un taux négatif de 0,1 point pour favoriser l’investissement et faciliter le financement de la dette. Dans le cadre de la crise sanitaire, elle a par ailleurs prévu un programme de rachats de 875 milliards de livres. Elle possède déjà 45 % de l’ensemble des obligations gouvernementales échangeables, soit plus que la Banque centrale européenne. La Banque d’Angleterre a la possibilité de porter ce taux à 70 %. Au vu de la part déjà détenue, des achats supplémentaires auraient un effet pour le moins incertain.

    Le Royaume-Uni pourrait être amené à gérer à partir du 1er janvier 2021 à la fois les conséquences de la crise sanitaire et celles du Brexit. La signature d’un accord avec l’Union européenne réduirait les effets récessifs. Il éviterait la mise en place de tarifs douaniers ou de quotas et de nombreuses barrières non-commerciales. 

    En pleine crise économique, la réorientation des échanges apparaît un défi délicat à réaliser. Par ailleurs, les marges de manœuvre monétaires et budgétaires apparaissent bien faibles pour compenser les manques à gagner que l’absence d’accord pourrait entraîner.

  • Accord post-Brexit : « tout peut basculer » à l’heure des ultimes marchandages

    Accord post-Brexit : « tout peut basculer » à l’heure des ultimes marchandages

    Britanniques et Européens se trouvaient jeudi (3 décembre) dans la phase ultime de leur laborieuse négociation commerciale post-Brexit, où « tout peut basculer » à chaque moment, y compris vers un « no deal » avec ses conséquences économiques désastreuses.

    Les pourparlers, qui se tiennent à Londres depuis le début de la semaine, se sont achevés tard mercredi soir et ont repris pour toute la journée de jeudi. Ils pourraient se prolonger vendredi.

    « Nous sommes à la fin d’un marathon, probablement au-delà du km 40 (sur 42,2km, ndlr). Mais il y a encore du chemin à parcourir« , a affirmé jeudi Stefaan de Rynck, conseiller du négociateur européen Michel Barnier, lors d’un débat organisé par le European Policy Centre (EPC).

    « Je ne peux pas garantir que nous atteindrons la ligne d’arrivée avec un accord« , a-t-il concédé.

    Si les deux parties sont selon lui « engagées à trouver » un compromis, elles peinent toujours à avancer sur les trois même points: l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord.

    La contrainte du calendrier se fait pourtant chaque jour plus pressante: la rupture définitive entre le Royaume-Uni et le continent aura lieu le 31 décembre, date à laquelle les Britanniques, qui ont officiellement quitté l’UE le 31 janvier, cesseront d’appliquer les normes européennes.

    Or, pour qu’un éventuel accord puisse être ratifié dans les temps par les parlements britannique et européen, c’est cette semaine que les discussions doivent se conclure, assurent les Européens.

    « Quelques millimètres »

    « Si les négociations continuent la semaine prochaine, l’accord, s’il est trouvé, ne pourra pas entrer en vigueur » le 1er janvier, a averti une source européenne. « Tout peut basculer« , à chaque moment, a-t-elle insisté.

    « Nous sommes vraiment au bout du parcours, mais il y a encore de réelles disparités« , reconnaît-on côté britannique.

    Une source gouvernementale au Royaume-Uni a d’ailleurs souligné jeudi soir que l’UE avait apporté « de nouveaux éléments » inattendus dans la négociation. « Une percée est encore possible dans les prochains jours, mais cette perspective s’éloigne« , a-t-elle ajouté.

    Selon un haut diplomate européen, l’UE n’a plus grand chose à céder aux Britanniques: elle n’est plus qu’à « quelques millimètres » de ses lignes rouges. « Nous avons besoin d’un mouvement de la part du Royaume-Uni pour parvenir à un accord« , insiste-t-il.

    Michel Barnier pourrait faire un nouveau point vendredi après-midi avec les Etats membres, mais cette rencontre doit encore être confirmée, a indiqué une source européenne.

    Sans accord pour régir leur relation, les deux parties échangeront selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce, synonymes de droits de douane ou de quotas. Au risque d’un nouveau choc économique s’ajoutant à celui de la pandémie.

    Faute de compromis, le Brexit pourrait s’inviter au sommet européen des 10-11 décembre à Bruxelles, et ce au moment où des failles apparaissent dans l’unité des 27.

    « Plan d’accompagnement »

    Selon plusieurs sources européennes, l’Allemagne, qui occupe la présidence tournante de l’UE, et la Commission européenne veulent un accord « à tout prix« .

    Mais certains Etats membres, en particulier les plus concernés par un accord avec le Royaume-Uni sur la pêche (France, Danemark, Pays-Bas ou Belgique), disent préférer un « no deal » à « un mauvais accord« .

    Paris n’est pas prêt à accepter un accord à « n’importe quelles conditions« , « et certainement pas » à voir la pêche « sacrifiée comme une variable d’ajustement« , a averti jeudi le Premier ministre français, Jean Castex, devant des représentants de la filière à Boulogne-sur-Mer (nord), auxquels il promis un « plan d’accompagnement« .

    L’UE a provisionné 5 milliards d’euros dans son budget pour soutenir les secteurs les plus touchés par le Brexit.

    Face au risque de division, le chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, a appelé les Européens à garder leur « sang-froid« , jugeant un accord possible « dans les prochains jours« .

    Dans le cas contraire, le retour la semaine prochaine devant la Chambres des communes du projet de loi remettant en partie en cause le précédent traité conclu entre Londres et Bruxelles, l’Accord de retrait, pourrait encore ajouter à la tension.

    Les clauses controversées de ce texte, dont l’UE avait exigé la suppression, avaient été retirées par la Chambre des lords. Mais « nous les réintroduirons« , a insisté jeudi un porte-parole de Boris Johnson.

    Or, cette loi remet en cause des dispositions destinées à éviter le retour d’une frontière sur l’île d’Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix.

    Un article de notre partenaire

  • Rendez-nous Giscard ?

    Rendez-nous Giscard ?

    « Vous habitez chez vos parents ?». « Non, je vis avec ma femme, j’ai deux enfants, Monsieur le Président. » J’avais 25 ans et j’étais candidat sur sa liste aux élections européennes. Comment peut-on être si intelligent et dire une telle bêtise? Giscard est un cas. Jacques Chirac provoquait l’affection, Mitterrand la méfiance, Giscard la distance.  

    Comme il était, de sa génération et de bien d’autres, le plus intelligent, tous, hier assassins et moqueurs, aujourd’hui font son éloge[1]. Il était temps. Xi Jinping ne s’y est pas trompé, il a salué « un grand homme d’Etat ». La Chine a des archives et vit dans le temps long. 

    Il a été le plus mal aimé des Présidents. Destin d’autant plus cruel qu’il ne demandait que cela: être aimé. Normal, il avait tout : Engagé volontaire, Croix de guerre, polytechnicien, énarque, député à 30 ans, ministre à 32, de l’intelligence à en distribuer, l’appétit de l’avenir, du dynamisme, et même, -qui s’en souvient ?- de l’élégance. Trop c’est trop. Il fut méprisé, trahi, rejeté. 

    Un destin de star déchue

    Trop de fées à son berceau. Alors il traina sa défaite pendant la moitié de sa vie comme un gâchis, espérant un sourire, une marque d’affection, un regret. On déteste toujours les premiers de la classe. Or Giscard prétendait à l’excellence, ce qui était insupportable.

    Si l’on essaie de faire la liste des réformes qu’il a décidées, on est certain d’en oublier. De la création du Parlement européen à la Caisse des Français de l’étranger, du statut de Paris à la saisine du Conseil Constitutionnel, de la majorité à 18 ans à l’éclatement de l’ORTF, du programme nucléaire au système monétaire international, de l’indemnisation du chômage à la loi sur le divorce, du droit à l’avortement à la création du G7, de l’accès aux documents administratifs à la fin de la censure, de l’agence spatiale européenne au Musée d’Orsay, à la cité des sciences, au musée Picasso, à la loi sur le handicap, au CDD, au minimum vieillesse… la liste est très incomplète. Les initiatives giscardiennes portent toutes la marque de la modernité, d’une avancée, voire d’un risque. Pourtant, il eut un mal fou à faire voter ses lois et ses budgets.

    Tous contre 

    Tous contre, mais aucun n’a remis en cause ce qu’il avait fait. Ni Mitterrand, ni Chirac, ses successeurs et meilleurs ennemis, bien plus aimés que lui, n’ont pas laissé un tel héritage, hélas. 

    Giscard avait laissé la France sans dette, avec une croissance de 3%, l’une des plus élevées du monde, et un chômage à 5%. Durant son septennat, malgré deux crises pétrolières, le pouvoir d’achat a continué à croitre. En deux ans, elle était au bord de la banqueroute et Mitterrand, avec Delors, faisait heureusement le choix de l’Europe contre les ultras et Chevènement. Nous avons toujours le record des prélèvements et une dette à 120% du PIB. Avec Giscard, la France se croyait en crise, c’était l’Eldorado. 

    Libéral, social, européen

    A gauche, il incarnait la bourgeoisie, à droite, il apparaissait comme un usurpateur. C’est pourquoi il fut trahi. Pour tous, il était trop libéral, ou trop social, ou trop européen, pour reprendre la formule par laquelle il se définissait.

    Le problème n’était pas sa politique. C’était la meilleure possible. Le problème, c’était lui. Il écrasait tout le monde de son intelligence. Je l’ai vu, à l’Assemblée, capable, en un discours, de renverser l’opinion de ses collègues. Du coup, ils préféraient ne pas l’écouter. De cette aisance, tout le monde lui en voulait. Plus il cherchait à être aimable, plus il paraissait condescendant. A faire « populo », en invitant les éboueurs, il apparaissait comme une marquise jouant à la bergère. Comme il parlait avec affectation, on moquait le bourgeois qui prétendait descendre de Louis XV. Lui qui avait critiqué « l’exercice solitaire du pouvoir » de De Gaulle  paraissait jouer au Roi bourgeois, au Président-citoyen. La simplicité affectée ne marche pas. Pourtant, depuis, la dérive monarchique s’est terriblement accentuée. 

    Une France capable d’affronter les crises 

    Giscard tenta désespérément de revenir. Son parti préféra Barre ou Balladur plutôt que lui. Jamais il n’a pu retrouver ce lien qu’il avait créé avec les Français en 1974, campagne insolite dans laquelle il incarnait la modernité triomphante. Le film de Depardon, qu’il a longtemps bloqué, en rend justice. 

    On n’aime pas les meilleurs

    Il est difficile d’accepter d’être gouverné par les meilleurs. Etre contre ne rend pas plus intelligent mais çà fait plaisir. Ils ont tous été contre, à se payer Giscard. Et pourtant, tous se sont ralliés, tôt ou tard, à ses vues, notamment sur l’Europe. Malheureusement aucun ne l’a suivi sur la politique économique.

    Depuis sont apparus les nouveaux pauvres, les restos du cœur, et, ces dix dernières années le nombre de bénéficiaires des minimas sociaux a augmenté d’un million. 

    Macron, nouveau Giscard ?

    Certains voient en Macron un héritier de Giscard. Dans les mots, la jeunesse, la foi dans le progrès, la recherche d’un corps central, sans doute. Si c’était le cas, ce ne serait pas bon signe pour sa réélection. Pour l’instant, il lui manque ce pour quoi Giscard mérite d’être salué : cette boulimie de réformes qui caractérisa son mandat. On attend encore une seule réforme d’envergure. On peut dire qu’il y a la crise ; avec Giscard il y en eut deux, sans compter la révolution islamique et l’invasion de l’Afghanistan par une URSS oppressante en Europe.  

    la société libérale n’a pas beaucoup avancé

    S’il y avait un Giscard aujourd’hui, la France, Covid ou Gilets jaunes, ne serait pas arrêtée. Innovation, écologie, méditerranée, indépendance de la justice, institutions, pouvoirs locaux, universités, recherche, création culturelle, éducation, droit d’asile, immigration, défense, énergie, fiscalité, déficits, dans tout ces domaines, il y aurait une nouveauté, avec une empreinte européenne, et l’ambition de faire de la France un modèle.

    Il rêvait de faire de la France une société libérale avancée. La France est tout sauf libérale. Rarement le contrôle des citoyens a autant progressé, que ce soit dans la vie économique ou la vie personnelle. 

    Pays-Bas, Suisse, Allemagne, Suède, Finlande, autant de pays plus « giscardiens » que le nôtre. Vont-ils plus mal ? Ce n’est pas dans le passé qu’il faut chercher notre inspiration, mais simplement chez nos voisins. 

    Laurent Dominati

    Laurent Dominati

    Editeur du site Lesfrancais.press. 

    Ancien Ambassadeur de France au Conseil de l’Europe, ancien député de Paris. 


    [1] J’avoue ne pas être objectif : Mon père faisait partie des cinq fondateurs des Républicains indépendants.

  • Loi Sécurité globale  Manifestations en France et aussi chez les expatriés

    Loi Sécurité globale Manifestations en France et aussi chez les expatriés

    Près de 90 rassemblements ont eu lieu ce samedi en France et quelques uns à l’étranger. En tout, c’est plus de 53 000 Français qui ont manifesté contre la loi sécurité globale.

    En France, une vague de violence

    À Paris, la manifestation a rassemblée entre 4000 et 5000 personnes. De nombreux incidents ont émaillé le cortège. 42 interpellations ont eu lieu dans la capitale. Le parquet de Paris a de son côté fait état de 21 personnes placées en garde à vue, dont deux mineurs.

    « Les casseurs cassent la République »

    Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur

    À travers tout le pays, la mobilisation en cours contre la loi « sécurité globale » a convergé ce samedi 5 décembre avec celle prévue contre la précarité, maintenant la pression sur l’exécutif.

    De nombreuses organisations de journalistes avaient rejoint, avec des associations et des syndicats, les rangs de la « coordination #StopLoiSécuritéGlobale » déjà à l’origine samedi dernier de « marches » qui avaient fortement mobilisé dans le pays: entre 133.000 personnes selon le ministère de l’Intérieur et 500.000 selon les organisateurs.

    Malheureusement, des incidents avec les « Black Blocs » ont ponctué les manifestations, en particulier à Paris mais pas seulement, il y eu 21 arrestations à Nantes, une dizaine à Bordeaux, etc.

    Gérald Darmanin à l’issue des manifestations, faisant état de huit blessés parmi les forces de l’ordre.

    Des manifestations en Europe

    Des rassemblements ont donc également eu lieu ailleurs en France, notamment à Toulouse –200 personnes contre la précarité puis un millier selon la préfecture contre la loi sécurité globale–, Marseille (2.600 personnes), Lille (1.500, selon la préfecture, 5.000 selon la CGT) et à Rennes, où ils étaient environ un millier selon la CGT. A Strasbourg, les manifestants étaient environ un millier.

    A Amsterdam, Berlin et surtout à Bruxelles, les expatriés ont, eux aussi, répondu à l’appel d’un Collectif des Forces de Gauche contre la loi Sécurité Globale.

    Cecilia Gondard le 05/12/20

    « Macron, Castex et Darmanin auront au moins réussi aujourd’hui à réunir la gauche, et des citoyens et citoyennes, pour la défense de la démocratie, de l’Etat de droit… »

    Cecilia Gondard, Présidente de la fédération des Français de l’Etranger du Parti Socialiste

    Dans la capitale européenne, les expatriés étaient plus de 200 à se réunir, scandant des slogans contre le Ministre de l’intérieur. L’occasion pour les collectifs féministes présents de dénoncer la nomination de Gérald Darmanin, qu’elles soupçonnent de viols, au poste de Premier Flic de France.

    Manifestation contre la Loi Sécurité Globale à Bruxelles
  • Découverte : ces terres françaises du bout du monde

    Découverte : ces terres françaises du bout du monde

    Entretien avec Bruno Fuligni, auteur du « Tour du Monde des terres françaises oubliées » aux éditions Trésor et Mikaël Hirsch, auteur de « Notre-Dame des vents » aux éditions Intervalles.

    Des confettis de France

    Des centaines de milliers de kilomètres carrés d’eau avec des cailloux au milieu. C’est tout ce qui reste de l’Empire français. Certaines de ces îles sur lesquelles les anciens monarques avaient fondé tant d’espoirs furent si décevantes qu’on les baptisa « îles de la désolation ». Mais la France les a gardées. A quoi ressemblent ces confettis d’Empire ?

    Regardez l’émission de TV5 Monde

  • Littérature : Hervé Le Tellier remporte le Goncourt, Marie-Hélène Lafon le Renaudot

    Littérature : Hervé Le Tellier remporte le Goncourt, Marie-Hélène Lafon le Renaudot

    Ce lundi 30 novembre 2020, Hervé Le Tellier a remporté le prix Goncourt.

    Le prix Renaudot lui, a été remis à Marie-Hélène Lafon. Plus d’infos dans la chronique culture de Nicolas George avec Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre.

    Regardez le podcast vidéo de TV5 monde

  • Bruxelles prête pour un plan de relance à 25, sans la Hongrie et la Pologne

    Bruxelles prête pour un plan de relance à 25, sans la Hongrie et la Pologne

    La Commission européenne et la présidence allemande examinent toutes les options permettant de contourner le veto hongrois et polonais sur le paquet budgétaire, y compris la possibilité de transformer le plan de relance en un accord intergouvernemental à 25. Un article d’Euractiv Italie.

    La Pologne et la Hongrie exclues ?

    Si aucun accord n’est trouvé lors du sommet européen des 10 et 11 décembre, l’hypothèse la plus extrême pourrait être envisagée, celle de mettre en œuvre le budget de l’UE à 25, en excluant la Pologne et la Hongrie. Au moins pour 2021.

    À Bruxelles, l’espoir que la Hongrie et la Pologne finissent par céder et qu’une solution puisse être trouvée d’ici à la semaine prochaine, est encore vivace. « Il n’y a pas de plan B, il n’y a que le plan A. Le prochain Conseil européen doit adopter les mécanismes nécessaires pour que l’UE soit prête le 1er janvier, sinon nous paralyserons toutes les activités, la politique de cohésion et tout le reste », a rappelé Antonio Costa, le Premier ministre portugais, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Parlement européen, David Sassoli.

    Des pays nécessaires mais pas indispensables

    « Il est nécessaire que toutes les parties parviennent à un compromis », a souligné la chancelière allemande Angela Merkel lors d’une vidéoconférence qui a réuni les commissions des affaires européennes des divers parlements nationaux des États membres. « Nous allons devoir travailler jusqu’au dernier jour pour parvenir à un accord ». Si ces démarches aboutissent, la Commission pourra officiellement proposer un deuxième projet de budget pour 2021, afin que le Parlement européen puisse le voter lors de sa session du 14 au 17 décembre.

    Cependant, au Berlaymont, toutes les hypothèses sont passées en revue. Selon certaines sources européennes, l’exécutif de l’UE se prépare à mettre en œuvre « l’exercice budgétaire provisoire », ce qui revient à gérer les dépenses européennes année par année, sur la base du budget septennal actuel. Or il n’y a pas de place pour le plan de relance « Next Generation EU » dans ce scénario, qui permet seulement un refinancement des programmes existants. Avec la mise en œuvre de l’exercice provisoire, les fonds de cohésion seront amputés d’environ 25 à 30 milliards d’euros, car les montants maximums inscrits dans le budget 2014-2020 sont plus bas que ceux qui figurent dans le prochain budget septennal de l’Union.

    Pour tenter d’activer malgré tout le plan de relance, la Commission pourrait présenter en janvier une solution transitoire afin de reproduire les effets du paquet budgétaire initial parmi les 25 États qui veulent aller de l’avant avec la stratégie de reprise. De cette façon, le fonds de relance pourrait tout de même être mis en route en 2021, ce qui permettrait à la Commission d’aller sur les marchés pour émettre des obligations afin de le financer.